Il futuro era ieri | Leo & Giorgio

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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Nebula (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2973 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Il futuro era ieri | Leo & Giorgio   Ven 31 Mar - 19:00


❝Il futuro era ieri❞
Leo & Giorgio
Le vent caressa le visage du trentenaire, tandis qu'il enfonçait ses mains dans les poches de son pantalon. Il vaguait depuis de longues minutes sans un but précis, perdu dans ses pensées. Le soleil brillait encore dans le ciel, mais la journée approchait clairement de sa fin. Cela n'empêchait cependant pas qu'il y ait encore pas mal de touristes, venus des quatre coins du monde, circulant sans arrêt dans les rues qui composaient le cœur de la capitale italienne, avides de nouvelles découvertes. Malgré ces cinq années passées en prison, certaines choses n'avaient pas changé, effectivement.

Giorgio, lui, avait changé. Forcément. Comment ne pas changer lorsqu'on vivait tout ce qu'il avait vécu en prison ? Pendant toutes ces années, il y avait vécu l'enfer. La peur, la violence les abus. L'absence d'espoir. Pendant une bonne partie de sa peine, il s'était senti particulièrement seul, sans aucun allié, puis il avait réussi à s'en trouver quelques-uns, rares, parfois impuissants face à la puissance des grands méchants loups qui imposaient leur loi, mais qui essayaient tout de même de le protéger. Le blond n'était pas un criminel comme les autres, il n'avait pas leur agressivité, leur cruauté. Il ne venait pas du même monde qu'eux. Le trentenaire avait tué des gens, oui, mais il était sous l'effet d'une drogue incroyablement puissante : le sang de vampire. Jamais il ne s'était douté que c'était réellement du sang de vampire, croyant simplement qu'il s'agissait d'une nouvelle drogue au nom original, mais la vérité était que ce n'était pas une drogue comme les autres.

Ces dernières semaines, Rome avait été secouée par un véritable déferlement médiatique. Ce qui s'était passé à la Villa Borghèse, cette histoire de vampires qui s'étaient attaqués aux humains en plein centre-ville lors du Carnaval, tout cela avait soulevé énormément de questions. Certains affirmaient qu'ils avaient vu des vampires, des créatures qui volaient, qui venaient boire le sang des gens. Des menteurs, des fous à lier ? Giorgio n'avait jamais cru aux vampires, mais là, il ne savait plus quoi penser. Le gouvernement parlait d'une histoire de drones, ces nouvelles menaces volantes, encore mal contrôlées et qui pouvaient faire d'énormes dégâts. Le Pape appelait à la prière, cherchant à rassurer les gens en ces temps où la guerre pouvait éclater d'un moment à l'autre. Peu à peu, les gens semblaient se convaincre que cela n'avait rien à voir avec des vampires. Mais est-ce que l'incendie à la Villa Borghèse avait vraiment été accidentel ? Est-ce qu'il s'agissait réellement de drones ?

Alors qu'il réfléchissait à la situation tendue en ville pendant qu'il se marchait dans une rue qui s'éloignait du centre historique pour se diriger vers la rive du Tibre, l'ancien aristocrate heurta quelqu'un de plein fouet, sortant ainsi brusquement de ses pensées. Bon retour sur Terre, Gio'.

« Oh ! Pardon ! Vous allez bien ? »

L'Italien regarda le jeune homme, espérant qu'il ne l'avait pas blessé ou qui ne lui avait pas fait laisser tomber quelque chose de fragile involontairement, comme son téléphone. S'il ne s'était pas perdu ainsi dans ses pensées, peut-être qu'il aurait pu s'arrêter à temps... Giorgio poussa un léger soupir. Il y avait trop de monde dans cette ville, décidément. Quand les yeux clairs du Tyrolien se posèrent sur le jeune homme qu'il avait heurté, l'observant plus attentivement cette fois-ci, l'ancien prof reconnut ce visage. Le blondinet avait grandi, sans doute, mais Giorgio se souvenait parfaitement de lui.

« Leo ? »

Oui, c'était bien lui ! Ce gamin avait été son élève, il en était sûr et certain. C'était il y a quoi... huit ou neuf ans, non ? Giorgio était à l'époque un jeune professeur d'Histoire de l'Art - matière toujours très valorisée en Italie de par le passé glorieux de l'art transalpin - dans un lycée de la ville éternelle. Un simple prof débutant, mais assez motivé et talentueux, décomplexé et proche de ses élèves, capable d'attirer également la sympathie et l'admiration de ses collègues. L'ancien prisonnier gardait de très beaux souvenirs de cette période de sa vie. Il avait des rêves, des projets... Jusqu'à ce qu'il dérape avec cette élève en 2011, et qu'il se fasse virer. Le rêve n'avait duré que trois ans, finalement. Le scandale avait été évité de peu, l'histoire étouffée, mais il fallait avouer que cela l'avait détruit moralement, le poussant à s'enfoncer dans la drogue, notamment le sang de vampire... Et puis même au meurtre et à la prison. Il espérait que Leo n'était pas au courant de tout ça, en fait.

« Tu te souviens de moi ? Giorgio Reppucci, j'ai été ton prof d'Histoire de l'Art au lycée, il y a quelques années ? Ah, mais cela fait longtemps, dis donc ! Comment vas-tu, Leo, qu'est-ce que tu es devenu depuis le temps ? Ça fait plaisir de te revoir ! »

Dit-il, chaleureux, tout en posant une main amicale sur l'épaule de son ancien élève.

« J'allais boire un café dans ce petit bar situé sur le quai, au bord du Tibre... Je peux t'en offrir un aussi ? »


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Tu, tu sai comprendere questo silenzio che determina il confine fra i miei dubbi e la realtà. Da qui all'eternità, tu non ti arrendere. Portami via dai momenti, da questi anni violenti. Da ogni angolo di tempo dove io non trovo più energia, amore mio, portami via. - (c) Astra


Dernière édition par Giorgio A. Reppucci le Mer 16 Aoû - 1:13, édité 1 fois
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Leo Granti
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 25 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Libraire [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcier [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Pouvoir élémentaire, maitrise principale du vent [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 163 [titre de mon champ]: PACTE: : 13/02/2017



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Sujet: Re: Il futuro era ieri | Leo & Giorgio   Sam 1 Avr - 0:02
Disposés en cercle sur les dalles de la Piazza Cavour, des adolescents s’envoyaient un ballon de basket. Le but du jeu était d’aller de plus en plus vite et d’éliminer celui qui manquerait le ballon faute de bons réflexes. Assis sur un banc de la place, face à eux, Leo Granti les observait. Il y avait des filles et des garçons d’origines diverses. Ils jouaient et riaient ensemble, loin des préjugés indéracinables de la société. Cette image le fit sourire et, l’espace d’un instant, le réconcilia avec la nature humaine. Si seulement le monde était aussi simple.

Il leva la tête et contempla jusqu’au vertige les monuments qui entouraient la place, semblant toucher le soleil. Quelques années auparavant, ses parents l’avaient amené ici pour y manger une glace. C’était, d’après sa mère, les meilleures glaces de Rome. Il y avait fait du roller pour la première fois, sur ces dalles bien plates. Et ce fut la première et dernière fois qu’il exerça son talent de skateur, après s’être vautré la tête la première contre la pierre de marbre de l’imposante statue de la place.
La douleur fut vive et encore bien encrée dans sa chair. Dès qu’il passait sa main sur le front, il pouvait en sentir les vestiges par l’illustration d’une légère cicatrice à la racine de ses cheveux.

Leo chassa de son esprit ce mauvais souvenir et prit son Smartphone planqué dans la poche de sa veste. Il fit défiler le fil d’actualité du bout de son pouce. Hormis l’incendie de la Villa Borghèse et de ces fameuses attaques de « drones », rien ne semblait attirer son attention. Cette affaire éveillait les soupçons des médias. On pouvait lire dans la presse et sur internet tout un tas de théories fumeuses. Certains parlaient d’une attaque de vampires. En tant que sorcier, Leo savait que cette partie du monde occulte existait. Après tout, il avait bien fait la rencontre de Titus et connaissait de grands sorciers comme sa mère ou Gildi. Il n’avait jamais vu de vampires de sa vie. Mais voyant les dégâts de l’incendie et considérant les nombreux articles que l’on pouvait lire à propos de cette attaque, son image des vampires s’était passablement ternie.

En ce début de printemps, le soleil rendait à Rome des airs de vacances et de liberté. Les touristes venant des quatre coins du globe avaient comme décidé de prendre leurs billets d’avion tous au même moment. A croire que dès que le soleil pointait le bout de son nez, tout le monde avait la même idée. Bon, il était clair que profiter de la chaleur et du beau temps n’était pas quelque chose à brimer. Mais Leo n’avait pas l’habitude des bains de foule. Il faut dire que la solitude l’avait gagné ces dernières années. En dehors de la voix acariâtre du Maitre Pallcini, il n’entendait pas grand-chose d’autre.

Le nez plongé sur son Smartphone, Leo ne regardait pas devant lui. Chose insupportable, surtout quand on traverse une place bondé de monde. Et l’inévitable arriva. Il fonça droit dans quelqu’un, son téléphone lui échappant des mains. Heureusement, d’un geste souple et rapide, il créa un souffle d’air assez fort pour lui ramener le Smartphone avant qu’il ne percute le sol. Et tout ça, dans la plus grande des discrétions.

Leo leva les yeux vers l’homme dans lequel il avait foncé tête baissée. Son cœur ne fit qu’un bond lorsqu’il reconnut son ancien professeur d’Art appliqué du lycée. Le professeur Reppucci. Qui lui aussi l’avait reconnu malgré les années qui s’étaient écoulées. Bon en même temps, Leo n’avait pas beaucoup changé au niveau du visage. Il avait prit en carrure, faisait plus homme, était plus imposant qu’à l’époque, mais les traits de son visage restaient juvéniles. Leo se contenta de sourire bêtement, un peu gêné par la situation. C’était curieux et en même temps agréable de revoir un ancien prof du lycée.

« Monsieur Reppucci ! Oui ça fait un bail ! Je … bah, je suis vendeur dans une librairie dans le vieux quartier de Rome. C’est un job plutôt sympa. » dit-il faussement, d’un air peu convaincu tout en gardant un large sourire.

De ce qu’il avait appris de son père, toujours montrer à ses professeurs qu’on a réussi ou que l’on se plait dans ses choix. Sauf que Leo était bien loin de ses premières volontés. Après le lycée, il n’avait pas eu d’autres choix que de suivre son père en Toscane et de vivre coupé de toute civilisation pendant trois ans. Finalement sa mère l’avait retrouvé et vendu à Pallcini pour combler ses dettes. En gros, Leo n’avait jamais pu entreprendre ses études d’architecte. Le temps était passé, égrainant petit à petit ses envies de jeunesse. Mais être libraire ce n’était certainement pas la vocation qu’il s’était donné.
Son ancien professeur lui proposait d’aller boire un verre en terrasse. D’une nature avenante, Leo ne refusa pas la proposition. Les deux hommes se dirigèrent vers un bar dont la terrasse donnait sur une place agréable et baignée de soleil. Ils déballèrent ces longues litanies de grands-mères sur la pluie et le beau temps, avant d’entamer une réelle conversation, juste au moment où la serveuse prit leur commande.

« Vous enseignez toujours au lycée Torquato Tasso ? Y’a toujours ces bons vieux mêmes profs ? Mme Bosselli … elle doit avoir au moins 90 ans maintenant ! Elle ne pouvait pas me saquer. De toute façon, moi et la Chimie ça faisait deux ! En tout cas, vous avez bonne mine, les élèves ne doivent pas trop vous épuiser en ce moment » dit-il d’un ton légèrement taquin.

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Imprisoned into the dark shadow • But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness.
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Giorgio A. Reppucci
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[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Nebula (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2973 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Il futuro era ieri | Leo & Giorgio   Dim 2 Avr - 18:06


❝Il futuro era ieri❞
Leo & Giorgio
Giorgio sourit, alors qu'il regardait le jeune homme. C'était la première fois depuis des années qu'il retrouvait l'un de ses anciens élèves, et cela lui faisait un peu bizarre, il fallait l'avouer. Leo avait un peu changé, il avait grandi, preuve que les années s'étaient écoulées, que la vie avait continué d'avancer, inexorablement. Mine de rien, cela lui faisait un sacré coup de vieux, tiens ! Il n'était plus un tout jeune prof prometteur, rêvant de devenir enseignant dans une bonne université, de construire une carrière brillante. Est-ce que c'était trop tard pour lui ? Ou est-ce qu'il avait encore une chance de réaliser ses rêves d'antan ? Le Tyrolien avait recommencé à goûter à l'optimisme et à l'espoir depuis quelques semaines, grâce à Calliope, mais la vérité était qu'il avait du mal à se défaire de son éternel pessimisme. Mais peut-être qu'il devrait le faire, oui. Se battre pour retrouver la voie du succès. Ce ne serait sans doute pas facile, mais... Il fallait essayer quand même.

Déjà qu'il ne s'attendait pas à ce que quelqu'un - en l'occurrence une ancienne élève - le recommande à une riche jeune fille désireuse d'avoir des cours privés...  S'il avait marqué certains de ses anciens élèves, c'était sûrement parce qu'il était un bon prof, et s'en rendre compte lui faisait réellement plaisir. Cette proposition alléchante l'avait fait hésiter au départ, vu ce qui s'était passé avec Vanessa quelques années auparavant, mais Giorgio l'avait finalement acceptée, pour son plus grand plaisir. Et cela se passait très bien pour le moment. Il se replongeait dans l'Art, dans l'Histoire, et partageait ses connaissances et sa passion, qui était restée étonnamment intacte malgré tout ce qu'il avait pu subir pendant ces derniers cinq ans. Comme quoi, il y avait encore des raisons pour garder espoir, non ?

« C'est bien, Leo ! Toute expérience est bonne à prendre. »

Les temps actuels n'étaient pas forcément faciles pour les jeunes, et cela ne datait pas d'aujourd'hui, d'ailleurs... Le plus important, au final, c'était de ne pas baisser les bras. Giorgio invita Leo à le suivre, histoire qu'ils puissent continuer leur conversation dans ce bar vers lequel l'ancien aristocrate se dirigeait au départ, avant de heurter brusquement le jeune italien. Son ancien élève accepta et ainsi, quelques minutes plus tard, les deux hommes s'étaient déjà installés à une table en terrasse, baignée de soleil. C'était vraiment une belle fin de journée comme il les aimait. Alors que les yeux clairs de l'ancien professeur se dirigeaient vers le Tibre, quelques mètres plus loin, une serveuse vint leur apporter leur commande. Le Haut-Adigeois la remercia, puis regarda Leo, qui lança la conversation. Un sourire amusé se dessina sur les lèvres du Reppucci lorsqu'il évoqua Mme Bosselli. Giorgio se souvenait très bien de cette prof, la plus vieille et l'une des plus acariâtres qu'il avait connues dans ce lycée.

« Rassure-toi, tu n'étais pas le seul qu'elle ne pouvait pas saquer ! C'était peut-être parce que je n'aimais pas trop la Chimie moi non plus ? » Un léger rire s'échappa de la bouche du trentenaire. « Alors, pour tout te dire, je ne saurais te dire si elle a déjà 90 ans maintenant, ou même si elle est toujours vivante. J'ai quitté le lycée depuis quelques années maintenant. En fait, j'ai passé cinq ans à l'étranger, alors je n'ai vraiment aucune idée... »

L'étranger. Il préférait mentir plutôt que de lui raconter la vérité. Que ces cinq dernières années, il les avait passés en prison. Comment pourrait-il le regarder en face s'il le lui disait ? Impossible.

« Donc voilà, je suppose que c'est pour ça que j'ai bonne mine. Ça fait du bien, les années sabbatiques... »

Répondit-il avec un sourire taquin, balayant le sujet sensible d'un revers de la main comme si de rien n'était, avant de porter ses lèvres à son latte macchiato. L'ancien prof changea alors de sujet.

« Alors et cette fille avec qui tu parlais tout le temps pendant mes cours ? Parce que oui, les profs voient tout, mon garçon ! Clarissa... Vous êtes restées en contact ? Qu'est-ce qu'elle est devenue ? »

Giorgio se souvenait parfaitement de cette jeune fille. Leo et elle était visiblement inséparables, au point que certains ne se demandent s'il n'y avait pas quelque chose de plus fort entre eux qu'une simple amitié. Alors peut-être que son ancien élève savait ce qu'était devenue Clarissa ?


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Leo Granti
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Sujet: Re: Il futuro era ieri | Leo & Giorgio   Mar 4 Avr - 18:01
Il considéra Giorgio pendant un instant, tout en l’écoutant lui parler. Cinq ans à l’étranger. Ca devait être bien, d’être libre comme l’air. Il en avait de la chance d’avoir vu du pays, d’avoir vu de nouvelles cultures, entendu de nouvelles langues, gouté à de nouvelles saveurs. Leo, lui, ne connaissait que les quatre murs de sa librairie. A croire que le seul goût qu’il connaissait, c’était celui de la poussière de ses livres. Il en avait gros sur la patate. Les propos de son ancien professeur lui faisaient prendre conscience de sa misérable vie. Bien sûr, il n’était pas à plaindre. Il avait un toit, de quoi se chauffer l’hiver, de quoi se nourrir et bénéficiait de quelques heures de sorties. Mais vivre sous le commandement d’une personne aussi vile et cruelle que Pallcini était quelque chose d’épouvantable. Et le fait d’avoir été vendu par sa mère l’avait tellement blessé, qu’il n’arrivait pas à se faire à l’idée qu’il n’avait plus de famille. Son père était bien vivant, quelque part, mais comment lui rendre visite avec autant de restrictions ? Comment son père pourrait l’aider, en tant que simple mortel, dans une pareille situation ?

Une fois les boissons posées sur la table, Leo s’empressa de siroter son soda, mais failli s’étouffer lorsque Giorgio lui posa la question ultime. Calrissa … qui diable était Clarissa ? Il avait beau fouiller dans sa mémoire, il ne s’en souvenait pas. Peut-être qu’avec le temps la mémoire de Giorgio s’était détériorée et qu’il confondait avec un autre élève. C’était fort probable. Mais l’ancien professeur de dessin n’était pas non plus au bord de la crise d’Alzheimer … Curieusement, à cette énonciation, le visage de sa mère lui vint à l’esprit. Pourquoi ? Pourquoi sa mère lui viendrait à l’esprit plutôt que le visage de cette Clarissa ? Le jeune homme plissa les yeux et fronça les sourcils devant l’incompréhension qui s’affichait dans sa tête.

« Heu pardon ? Clarissa ? Mais de qui me parlez vous ? Je n’ai jamais connu de Clarissa dans ma vie … j’étais quelqu’un de très seul à l’école. Je n’avais pratiquement pas d’amis … y’avait peut-être Lucas et Tonio, mais hormis eux, personne. Vous devez peut-être confondre avec un autre élève. »

Se rassurant sur ces propos, Leo paraissait soulagé. Il avait beau chercher dans sa mémoire, rien ne lui venait. Ses années de lycées étaient parsemées de doutes, de vides, d’incohérences, mais plus il creusait, plus il se sentait frustré par les non réponses. Puis, en y repensant un peu, c’est vrai qu’il n’avait aucune photo de ses années de lycée. Pas une seule. Sa mère lui avait simplement dit qu’il avait été malade et trop rejeté, d’où le manque cruel de photos de ces années là. Leo avait eu du mal à avaler la pilule. Mais il avait fini par l’accepter, plus ou moins. Au fond, il sentait que quelque chose n’était pas réglée. Qu’un vide serait toujours présent. Mais il ne savait pas quoi.

« Vous me dites qu’on parlait tout le temps dans vos cours ? Mais j’ai été dans votre classe qu’en seconde … et je crois avoir abandonné assez rapidement votre matière non ? »

Ses souvenirs avaient été effacés à partir du moment où il avait commencé à se lier d’amitié avec Clarissa. C’est à dire au milieu de sa première année de lycée. Tous les souvenirs en lien avec la jeune défunte furent irrémédiablement effacés de sa mémoire. Mais ça, Leo n’en savait rien.
Cette recherche incessante dans sa mémoire commençait à lui faire mal à la tête.

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Giorgio A. Reppucci
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Sujet: Re: Il futuro era ieri | Leo & Giorgio   Dim 9 Avr - 1:47


❝Il futuro era ieri❞
Leo & Giorgio
Les sourcils de Leo se froncèrent. Peut-être qu'il avait touché un sujet sensible sans le vouloir ? Giorgio observa son ancien élève, un peu intrigué par sa réaction. Le blond cherchait juste à savoir comment allait Clarissa, qui avait été elle aussi son élève et qui était à l'époque une amie proche du jeune Granti, rien de plus. Mais peut-être que cela avait mal fini entre les deux et que le fait d'y repenser ne plaisait pas à Leo... En tout cas, si le jeune homme ne voulait pas parler d'elle, le Tyrolien ne le forcerait pas à le faire, bien entendu. Sauf que, finalement, la réponse de l'Italien le surprit. Il ne s'y attendait vraiment pas. Cette fois-ci, ce fut au tour du Reppucci de froncer les sourcils, alors qu'il regardait le blondinet sans rien y comprendre.

« Euh... Oui, Clarissa, une brunette aux yeux clairs... Elle était toujours avec toi, non ? T'es sûr que tu ne te souviens pas d'elle ? »

Soit c'était lui qui avait de faux souvenirs dans sa tête, soit c'était Leo qui avait perdu les siens. Ça n'avait aucun sens, en fait. Il était sûr et certain que cette jeune fille s'appelait Clarissa. Mais enfin, là, il n'y avait pas que ça : Leo ne semblait même pas se souvenir d'elle, qu'elle s'appelle Clarissa ou pas. Comme si elle n'avait jamais existé, tout simplement. C'était vraiment étrange... Peut-être que c'était juste sa façon de balayer le sujet sans être malpoli, allez savoir.  Si effectivement cela lui rappelait des souvenirs douloureux, Giorgio pouvait parfaitement comprendre qu'il n'ait pas envie de parler de Clarissa. Mais n'empêche que la réaction de Leo était tout de même inattendue. Ou alors... Ou alors il jouait juste le jeu à fond, histoire de le convaincre qu'il ne se souvenait vraiment pas de la petite brune. Dans ce cas, il méritait vraiment un Oscar, là...

« Je me souviens de Lucas et Tonio, mais il y avait cette fille aussi, je m'en souviens parfaitement. Mais... si tu n'as pas envie de parler de Clarissa, t'es pas obligé, hein. »

Giorgio lui adressa un léger sourire en coin, qui se voulait rassurant. Pensif, le jeune Italien finit par lui répondre et, toujours aussi convaincant, il continuait sur sa lancée. Il semblait fouiller dans ses souvenirs de l'époque, comme s'il n'arrivait vraiment pas à se souvenir de son amie. L'ancien prof s'en sentit presque gêné.

« Euh... Ecoute, si tu veux pas parler de Clarissa, c'est bon, je comprends. Y'a pas de soucis, vraiment. J'étais juste curieux, c'est tout. »

Le trentenaire porta ses lèvres à son latte macchiato pour en boire quelques gorgées. Délicieux. Puis soudain, alors qu'il s'attendait plutôt à ce que ce soit Leo qui reprenne la parole, ce fut une autre voix qui appela son nom, quelques mètres plus loin. L'homme tourna la tête, intrigué. Cette voix lui était familière. Familière, dans le sens négatif du terme. Quand les yeux bleus de l'aristocrate déchu se posèrent sur l'homme qui se dirigeait vers lui, un soupçon de panique l'envahit aussitôt. C'est pas vrai.

« Reppucci ! C'est bien toi ? »

Pas maintenant, bordel ! Pas maintenant devant un ancien élève, putain !

« Je... Je vous connais ? »

L'autre homme, un brun barbu avec un style un peu punk, rigola tout en le désignant du doigt.

« Mais c'est bien toi, Reppucci ! T'es sorti de taule, mec ? J'étais même pas au courant ! »

Giorgio rougit. Sa mâchoire se serra. Il avait honte d'être démasqué ainsi devant l'un de ses anciens élèves, surtout après lui avoir dit qu'il était parti à l'étranger comme si de rien n'était. Son passé douloureux lui revint en tête, tout ce qu'il avait subi en prison. Ce type, l'un de ses anciens dealers, venait de toucher une corde sensible, de réveiller un volcan endormi. Un volcan plus agressif qu'il n'en avait l'air.

« Tu veux pas organiser un fête pour célébrer ça comme il se doit ? Comme au bon vieux temps, quoi ! Tu peux même emmener ton ami, là ! J'ai toujours un bon stock de sang de vampire juste pour toi, hein Reppucci... »

Fou de rage et de honte, l'Italien se leva d'un bond, renversant au passe sa boisson sur la table, avant d'envoyer un poing dans la gueule de cet enfoiré de dealer. Il l'attrapa par le col de son haute, l'assassinant du regard. L'ancien prisonnier avait littéralement envie de le tuer.

« Comment tu oses ?! Comment tu OSES ?! Après tout ce qui m'est arrivé par ta faute ! »

Il avait oublié qu'il n'était pas seul, qu'il y avait du monde autour d'eux qui les regardait en ce moment. Il avait même oublié que Leo était toujours là. Giorgio avait explosé, avait perdu le contrôle, et si personne ne le stoppait maintenant, il risquait vraiment de lui refaire le portrait, à ce foutu dealer.


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Leo Granti
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[titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcier [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Pouvoir élémentaire, maitrise principale du vent [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 163 [titre de mon champ]: PACTE: : 13/02/2017



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Sujet: Re: Il futuro era ieri | Leo & Giorgio   Ven 14 Avr - 13:54
Les rayons du soleil qui réchauffaient les épaules du jeune sorcier étaient agréables. Boire un verre en terrasse, dans le brouhaha ambiant de Rome, n’était pas quelque chose de familier pour Leo. Il avait l’impression d’être en quelque sorte un ovni, un corps céleste venu d’ailleurs et que son corps physique se trouve toujours enfermé entre les quatre murs. Cette sensation était difficile à décrire. Même s’il avait des droits de sorties, Leo n’avait jamais le temps de profiter de son temps libre. Car malheureusement, le temps défilait et l’issue était toujours la même. Retourner dans le lieu maudit, à défaut de se faire torturer. Néanmoins, il appréciait ce soda et la compagnie incongrue de son ancien professeur d’arts. Il ne comprenait pas pourquoi Giorgio insistait sur cette Clarissa, qui visiblement ne lui disait rien. Il avait beau fouiller dans sa mémoire, rien ne lui revenait. Mais quelque chose en lui sonnait d’une curieuse façon. Comme si le prénom de cette jeune fille lui disait vaguement quelque chose, sans pour autant mettre le doigt dessus.

Il ne se rappelait ni de son visage, ni de son caractère. Pour Leo, Clarissa n’avait jamais existé. Effacée de son esprit, de ses souvenirs, il avait par la même occasion dissipé sa douleur et sa colère dans un nuage obscure aux tréfonds de lui même.

Lorgnant d’un air curieux Giorgio, Leo ne souleva pas ce dernier point. Celui d’un souvenir impossible à remonter à la surface. Visiblement, le professeur d’Arts paraissait sûr de lui.

« Je vous jure que je ne connais aucune Clarissa. J’avais très peu d’amis au lycée, j’étais très isolé … vous êtes sûr de ne pas me confondre avec quelqu’un d’autre ? »

Bien sûr, tout ceci était faux. A l’époque, Leo et Clarissa ne se quittaient jamais. Ils étaient comme cul et chemise. Avec sa petite bande, Tonio et Lucas, ils avaient ce qu’on pourrait appeler une certaine cote de popularité. Bien vu, bien aimé par ses camarades et ses professeurs, Leo n’a jamais été seul ou délaissé. Mais ses souvenirs volés ont fait de lui quelqu’un d’introverti, crédule, peu confiant en ses propres capacités. Il esquissa un léger sourire à l’adresse de Giorgio avant de reprendre une gorgée de sa boisson, quand soudain, quelqu’un les interrompit.

Un punk venait de traverser la route pour pointer du doigt Giorgio. C’est bien à lui qu’il parlait. De la prison ? Leo, sceptique dans un premier temps, regarda son ancien professeur froncer les sourcils. Il voyait bien la colère qui montait en lui. De la prison, vraiment ? Son professeur d’Art ? Leo avait beaucoup de mal à le croire. Mais le punk insistait lourdement sur ce fait.

Leo resta interloqué que l’individu fit référence au sang de vampire … il ne comprit pas trop la signification qu’il y avait là derrière et semblait même étonné qu’un homme pareil puisse parler de telles choses aussi fort en place publique. Pour Leo ce genre de choses n’était pas à divulguer devant les mortels. D’ailleurs, tout le monde commençait à les regarder. Leo se sentait mal à l’aise et encore plus quand Giorgio se leva d’un bond sans prévenir, pour flanquer son poing entre les deux yeux de l’opportun.
Leo se leva à son tour, légèrement tremblant et ne sachant pas quoi dire.

« Heu … Calmez vous Giorgio … venez, ne restons pas là. »

Il déposa un billet sur la table, puis attrapa le bras de son professeur pour l’écarter de la scène. Tous les regards étaient braqués sur eux, tandis que le Punk se relevait péniblement, les mains sur sa figure. Il maugréait des immondices à l’adresse de Giorgio, mais Leo n’écoutait pas. Au détour d’une ruelle, Leo s’arrêta et posa ses deux mains sur les épaules de Giorgio pour le calmer.

« Hey, calmez vous. Bon sang, c’était quoi ça ? Ce type … pourquoi l’avoir frapper subitement ? Il ne vous a rien fait. Et pourquoi ne pas m’avoir dit que vous avez fait de la prison plutôt que de me mentir ? Maintenant je vais avoir du mal à vous croire … »

Voyant les phalanges de Giorgio couvertes de sang, Leo sortit un mouchoir de la poche de sa veste.

« Tenez, vous saignez … Qu’est-ce que ce type vous a fait pour mériter une telle droite en pleine figure ? »

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Imprisoned into the dark shadow • But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer of the truth, the master-builder of human happiness.
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Giorgio A. Reppucci
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Nebula (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2973 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Il futuro era ieri | Leo & Giorgio   Lun 17 Avr - 20:29


❝Il futuro era ieri❞
Leo & Giorgio
Giorgio regarda son ancien élève encore une fois. Ce dernier lui jurait qu'il ne connaissait aucune Clarissa. Le jeune homme semblait réellement y croire de toutes ses forces, tellement que cela perturbait le trentenaire. Il n'y comprenait vraiment plus rien, là. Lui se souvenait parfaitement de cette jeune fille, il savait qu'il ne s'agissait pas d'un faux souvenir, d'une hallucination. Mais le Tyrolien avait la sensation que, même s'il continuait de lui assurer qu'il avait bel et bien connu une Clarissa et qu'ils étaient pratiquement toujours ensemble dans ses cours à l'époque, Leo n'y croirait jamais. S'il le confondait avec quelqu'un d'autre ? L'ancien professeur passa une main sur ses lèvres, incrédule. Il laissa quelques secondes s'écouler, puis soupira en haussant légèrement les épaules.

« Je ne pense pas. Mais si ça se trouve, c'est bien le cas. Je me fais vieux peut-être... »

Un léger sourire narquois prit place sur les lèvres du blond. Si ce n'était pas la peine d'insister, il allait arrêter de le faire. L'homme commençait à se sentir un peu ridicule, à vrai dire. Autant changer de sujet. Mais finalement il n'eut pas le temps d'en lancer un, puisqu'une voix l'appela. Une voix qui lui rappelait de mauvais souvenirs. Son ancien dealer se dirigea vers leur table, le démasquant à voix haute devant Leo. Et comme si ce n'était pas suffisant de lui faire savoir qu'il avait passé les cinq dernières années en prison et non pas à l'étranger, il eut également le culot de lui proposer de la drogue. Pire encore, du sang de vampire. La rage que Giorgio retenait difficilement jusque-là finit logiquement par exploser. Son poing s'envola vers le punk, tandis qu'il montrait un visage bien plus sombre qu'à l'accoutumée. Il était fou de rage, tremblant de haine. Il avait complètement perdu le contrôle.

En l'espace de quelques secondes, il ne se trouvait déjà plus dans cette terrasse. Dépassé, Giorgio se laissa entraîner par Leo. La colère le brûlait de l'intérieur, mais en même temps, la honte le torturait. Il n'aurait pas dû craquer comme ça... Non, il n'aurait pas dû. Bordel, qu'est-ce qu'il avait fait. Oh mon Dieu, murmura-t-il, alors qu'il semblait enfin redescendre sur Terre et se rendre compte de ce qu'il venait de faire. Et Leo... Oh bon sang, le jeune homme avait assisté à tout ! Et en plus, c'était lui qui avait dû intervenir pour le calmer, pour l'empêcher de commettre une connerie encore plus grave ! Mais qu'est-ce qu'il venait de faire, bordel ? Finalement, ils s'arrêtèrent au détour d'une ruelle. Haletant, le blond releva ses yeux clairs vers son ancien élève, qui venait de poser ses mains sur ses épaules. Un geste rassurant, mais qui l'avait fait sursauter. Il lança un regard désolé au jeune Granti, passant une main tremblante sur son front. Giorgio voulait lui répondre quelque chose, mais il n'y arrivait pas. Il était mort de honte, choqué par son propre comportement. L'ancien aristocrate regarda sa main. Il avait mal maintenant que l'adrénaline redescendait. L'homme attrapa le mouchoir que le jeune Italien lui tendit.

« Je... »

Il s'adossa à un mur. Le monde semblait tanguer sous ses pieds. Giorgio se sentait terriblement perdu et honteux. Il fallait qu'il reprenne contenance au plus vite.

« Leo... Je suis désolé. Je ne voulais pas que... Que tu assistes à une scène pareille. Et... je suis désolé de t'avoir menti aussi. Mon séjour en prison... Ce n'est pas quelque chose dont je suis fier... Je n'ai pas eu le courage... de te dire la vérité.  »

L'humain baissa son regard. Il posa une main sur ses yeux, essayant de calmer un tant soit peu sa respiration saccadée.

« Ce type est un dealer. C'est à cause des saloperies qu'il me vendait que j'ai dérapé et que j'ai passé cinq ans en plein enfer. Et maintenant que je voulais à tout prix tourner la page, que cette histoire était derrière moi... Il a osé me provoquer comme ça, me la renvoyer en pleine gueule ! Il n'en a pas fini avec moi, il voulait me faire replonger, ce fils de p... »

Il ne saurait dire quel était le sentiment qui brûlait le plus fort au fond de lui. La honte, la colère... La peur. Maintenant qu'il avait Calliope, qu'il avait des projets pour l'avenir, Giorgio ne voulait pas retomber dans ses travers. Rien que l'idée de le faire le terrorisait. Et là, ce dealer venait de toucher une corde particulièrement sensible. L’homme passa une main dans ses cheveux. Il fallait qu’il se calme.

« Je suis désolé. »

Dit-il en poussant un soupir las, avant de s'éloigner définitivement de cet abruti qui était venu le provoquer, marchant aux côtés de son ancien élève.


© Pando

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Sujet: Re: Il futuro era ieri | Leo & Giorgio   Mer 16 Aoû - 1:03
RP TERMINÉ !

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