Equilibrio | Giulia & Giorgio

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Nebula (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2973 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



Message
Sujet: Equilibrio | Giulia & Giorgio   Dim 2 Avr - 23:05


❝Equilibrio❞
Giulia & Giorgio
L'homme porta ses lèvres au verre de whisky que le barman venait de lui servir, buvant une gorgée de la boisson ambrée. Un soupir franchit ses lèvres, alors qu'une grimace prenait momentanément place sur son visage. Les yeux clairs du trentenaire voyagèrent à travers la pièce, observant les nombreuses personnes, surtout des jeunes, présentes dans ce bar animé de la capitale. Un bar dans lequel il venait souvent dans le temps et où il mettait désormais les pieds pour la première fois depuis au moins cinq ans. Ce soir, Giorgio n'avait pas eu envie de rentrer tout de suite. Non pas qu'il ne se sentait pas bien chez Calliope, au contraire. La présence de Calliope lui faisait du bien, elle était une amie extraordinaire. Peut-être que s'il ne l'avait pas eue à ses côtés, il aurait déjà replongé. Avec elle, il se sentait plus fort, il sentait qu'il pouvait réellement avancer.

Avancer. Ce n'était pas facile d'aller de l'avant après cinq longues années derrière les barreaux... Cela faisait déjà à peu près un mois que le blond était sorti de prison, qu'il avait retrouvé sa liberté. Aujourd'hui, le Tyrolien allait mieux, il avait commencé à reconstruire petit à petit sa vie, à goûter de nouveau à l'espoir. Peut-être qu'il pourrait se redresser finalement, que sa vie n'était pas encore foutue pour de bon. Il avait des rêves avant de sombrer dans la drogue, il avait des rêves qu'il aurait pu réaliser s'il avait réussi à garder l'équilibre précaire qu'il avait avant... Désormais, l'ancien professeur était bel et bien déterminé à le faire, à montrer qu'il méritait effectivement cette deuxième chance que la vie lui avait offerte. S'il avait survécu à toutes ces années infernales en prison, ce n'était pas pour retomber dans ses travers maintenant.

Nouvelle gorgée de whisky. Nouveau regard songeur, vaguement observateur. Autour de lui, tout le monde semblait normal. Certains riaient, d'autres parlaient, et d'autres encore semblaient s'engueuler, peut-être même sur le point d'en venir aux mains. Ce bar était bruyant, mais quelque part, cela ne le dérangeait pas. Parfois, il se concentrait le mieux là où il y avait le plus de bruit, curieusement. L'ancien aristocrate ne put s'empêcher de repenser à ces rumeurs qui avaient circulé tout au long de ces dernières semaines en ville. Des vampires auraient attaqué des gens lors du Carnaval, en pleine rue. Des créatures étaient descendues du ciel, terrifiantes, avides de sang, semant la panique sur leur passage. Des drones, selon la version du gouvernement. Des monstres, selon la version de plusieurs personnes présentes sur place. Certains avaient essayé de filmer avec leurs téléphones, mais il faisait nuit et c'était impossible de prouver que c'étaient réellement des monstres que l'on voyait, et non pas des drones. Giorgio ne savait pas quoi en penser, franchement. Il savait juste qu'il avait de moins en moins de certitudes.

Soudain, quelqu'un s'approcha de lui. Un peu méfiant, le Reppucci tourna la tête vers une jeune femme qui le regardait avec insistance. Est-ce qu'ils se connaissaient ? Il ne le pensait pas. Alors que lui voulait-elle ? A ton avis ? T'es dans un bar, vieux. Ah... Il voyait maintenant.

« Bonsoir ? »

Dit-il, un peu hésitant, avant d'étirer un léger sourire en coin. Bon, il avait toujours été un sacré charmeur, mais il fallait dire qu'après un long séjour en prison ponctué d'agressions et d'abus sexuels, sa confiance en avait pris un sérieux coup... Giorgio était un peu rouillé, voilà tout. Mais là, il se dit que ce n'était peut-être pas une mauvaise idée de rencontrer des gens, de flirter un peu. Même si cela n'allait pas plus loin. En fait, peut-être que c'était ce dont il avait besoin à présent. Prendre des risques, même si c’étaient des petits risques.

« Moi, c'est Giorgio. Enchanté. »


© Pando

_________________
portami via
Tu, tu sai comprendere questo silenzio che determina il confine fra i miei dubbi e la realtà. Da qui all'eternità, tu non ti arrendere. Portami via dai momenti, da questi anni violenti. Da ogni angolo di tempo dove io non trovo più energia, amore mio, portami via. - (c) Astra


Dernière édition par Giorgio A. Reppucci le Lun 12 Juin - 15:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Giulia Fitzgerald
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt-sept ans qu'elle honore la Terre de sa présence. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, elle profite de sa jeunesse avec insouciance dans la Ville éternelle. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Etudiante en art, la fibre artistique est certaine, reste encore à savoir comment elle s'exprimera. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Giulia n'est plus si certaine de l'inexistance des créatures surnaturelles. Mais est-ce pour autant qu'elle veut savoir la vérité ? [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Tout ce qu'il y a de plus humain. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Avatar par Swan [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 74 [titre de mon champ]: PACTE: : 27/02/2017



Message
Sujet: Re: Equilibrio | Giulia & Giorgio   Jeu 6 Avr - 20:36



Equilibrio
Giulia • Giorgio
La vie étudiante est composée d'un certain nombre de coutumes que je peux plus ou moins appréciée. Aller en soirée fait partie de ces choses où mon avis diverge en fonction des circonstances. En fait, beaucoup de choses rentrent en compte : les participants, le nombre de personnes qui parvient à ne pas littéralement tombé sous la quantité d'alcool...

Néanmoins, ce soir, tout est réuni pour passer une bonne soirée ! Avec d'autres personnes de la promo, on a décidé de manière improviste de se poser dans un bar afin de fêter dignement la fin d'un gros projet. Bien sûr, ce n'est pas le dernier projet qu'on ait mais c'est largement agréable de pouvoir souffler un peu.

D'un commun accord, les cours ne sont pas abordés afin de privilégier des sujets plus légers. Comment on en est venu à en parler, ça, j'en sais fichtrement rien. Ce que je sais, c'est que la conversation c'est brusquement porté sur un homme au bar. La trentaine, il semble seul. Enfin, il paraît car il se trouve dans mon dos. Ayant l'ordre express de ne pas bouger pour l'apercevoir, je ne peux que le croire sur parole.

Je manque de hurler de rire quand je vois la tête de mes compagnons de soirées quand le serveur apporte les boissons. Ce n'est pas le fait qu'il apporte les boissons qui me fait hurler de rire. Je ne suis pas encore assez ivre pour en arriver à faire ce genre de trucs. Non, ce qui m'a fait mourir de rire est la tête que les filles ont fait quand le serveur leur a fait comprendre que l'homme dont il est question est à éviter.

Néanmoins, mon hilarité a eu une conséquence que je n'avais surement pas vu venir. En moins de temps qu'il faut pour le dire, je me retrouve affabulée d'un défi à mon sens stupide. Le principe ? Aborder l'homme en question, savoir pourquoi le serveur sous les ordres du proprio nous met en garde contre lui mais aussi à initier un rapprochement plus qu'évident de là où on est.

Sur un coup de tête, j'ai dit oui. Je crois que je n'ai pas remarqué avoir dit oui qu'une grande excitation a pris notre table. Oh misère ! Mes finances ne supporteraient pas que je renonce car je suis tenue de payer les trois prochaines tournées sinon.

Néanmoins, par fierté, je me décide de ne pas me dégonflée. Ce serait trop facile que de faire ça. Normalement si je lui explique, peut-être qu'il jouera le jeu ? Et puis, je pourrais toujours lui payer un coup pour le remercier. Payer une boisson est toujours plus accessible que trois tournées d'une demi-douzaine de personnes.

Convaincue de cette pensée, je me dirige vers le bar. Néanmoins, mon assurance semble fondre comme neige à mesure que j'avance. Autant dire que quand il me salue, tout mon beau plan a disparu.

-Bonsoir.

C'est la réponse que je formule à sa salutation. Bon, le premier mot est dit, plus que les autres pour sauver mon argent.

-Je m'appelle Giulia, enchantée également.

Je peux presque sentir dans mon dos les regards hilares de mes amis à la table que je viens de quitter. C'est sûr qu'ils doivent plus s'amuser que moi en cet instant, tiens !

-Je peux m'assoir ?

Ma demande est accompagnée d'un geste vague envers le siège libre à côté de l'homme. Une fois installée, ma curiosité prend le dessus. Finalement, je souhaite savoir pourquoi l'homme -Giorgio- est si mal perçu pour qu'on nous mette en garde. Mais comment posez la question pour ne pas être ridicule tout en ayant un minimum de tact ? Grosse interrogation.

-Vous avez une boisson pas trop forte à me conseiller ?

Mon interrogation est clairement dirigée vers Giorgio et non le barman. Clairement, le sujet de conversation n'est pas le plus original pour amener vers ce que je veux. Je vais faire avec ça, tant pis ! J'espère en tout cas que le choix ne va pas être trop fort. Manquerait plus que j'ai un énorme mal de crâne demain !

Mais dans quoi je me suis fourrée ?
Fiche codée par NyxBanana

_________________
UC
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Nebula (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2973 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



Message
Sujet: Re: Equilibrio | Giulia & Giorgio   Dim 9 Avr - 16:22


❝Equilibrio❞
Giulia & Giorgio
Le trentenaire observa la jeune femme. Elle était plus jeune que lui, sans doute. Probablement, était-elle venue avec ce groupe de jeunes gens hilares derrière elle, puisqu'ils la regardaient. Les yeux bleus de Giorgio se posèrent à nouveau sur la brunette, alors qu'il étirait un sourire poli. Il était un peu mal à l'aise, c'était difficile de le cacher. Il avait perdu l'habitude de flirter dans les bars comme avant, et puis, si on continuait de les observer comme ça, pas sûr que cela devienne moins gênant. Si ça se trouve, elle était là juste pour ne pas perdre un pari ou quelque chose dans le genre... Mais enfin, pour l'instant, l'Italien ne voyait pas pourquoi l'empêcherait de la laisser s'asseoir et lui tenir compagnie pendant quelques minutes. C'était toujours mieux que d'être seul, non ?

« Euh... Oui, bien sûr. »

Le Tyrolien but une nouvelle gorgée de whisky, tournant littéralement le dos à ce groupe de gamins et gamines joyeux. S'ils les observaient, tant pis, ce n'était pas comme s'il était en train de faire quelque chose de mal, de toute façon. La jeune femme lui posa alors une question, qui lui arracha un petit sourire amusé. S'il avait une boisson pas trop forte à lui conseiller ? Eh bah... Peut-être qu'elle devrait plutôt poser cette question au barman, non ? Mais bon, cela ne le dérangeait pas de lui suggérer une boisson, non. Surtout si cela pouvait lui faire gagner son pari. Eh oui les amis, il n'était pas dupe quand même... Ni dupe, ni aveugle. Mais pour le moment, cela ne lui posait pas de soucis. Il allait continuer d'agir normalement. Dans un premier temps, du moins.

« Une boisson pas trop forte ? Hum... Voyons... La Piña Colada et le Mojito, je pense que ça reste toujours à la mode ? Ou alors un... Litchi Sunrise ? J'avoue que je m'y connais pas trop en cocktails... » Un léger rire s'échappa de la bouche de l'homme. « Sinon il y a toujours l'option bière, évidemment... Vous êtes sûre que vous ne voulez pas poser cette question au barman ? Il s'y connaît sans doute mieux que moi.»

Dit-il, avant de porter ses lèvres à son verre. Derrière eux, ce groupe de jeunes gens restait toujours aussi bruyant. Apparemment, certains étaient surpris de voir que Giulia venait de s'installer à ses côtés.

« Vous avez gagné votre défi ? Ou votre mission n'est pas encore finie ? »

Demanda-t-il d'une voix calme, même si son regard était nettement plus taquin. Il se voulait rassurant, cela ne le dérangeait pas qu'on l'aborde pour boire un verre avec lui. Ne serait-ce que pour ne pas perdre un pari, hein. Il avait déjà été jeune lui aussi, et il était déjà passé par là. Tiens, il venait de prendre un coup de vieux, ouais... Pendant ses années d'étudiant à l'Université Sapienza, Giorgio avait su s'amuser au maximum, tombant souvent dans l'excès. Des mauvaises habitudes dont il n'avait pas su se débarrasser par la suite et qui l'avaient conduit au bord du précipice. Aujourd'hui, il se contentait d'un verre ou deux et de rentrer chez lui. Surtout qu'il avait désormais quelqu'un qui l'aimait et qu'il aimait. Il ne voulait refaire les mêmes conneries, bien au contraire. Son regard croisa celui du barman. Celui-là semblait avoir envie de l'engueuler, mais il se retenait. Giorgio soupira. Peut-être que ce n'était pas vraiment une bonne idée de se pointer dans un bar où certains le connaissaient, lui et son passé.


© Pando

_________________
portami via
Tu, tu sai comprendere questo silenzio che determina il confine fra i miei dubbi e la realtà. Da qui all'eternità, tu non ti arrendere. Portami via dai momenti, da questi anni violenti. Da ogni angolo di tempo dove io non trovo più energia, amore mio, portami via. - (c) Astra
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Giulia Fitzgerald
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt-sept ans qu'elle honore la Terre de sa présence. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, elle profite de sa jeunesse avec insouciance dans la Ville éternelle. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Etudiante en art, la fibre artistique est certaine, reste encore à savoir comment elle s'exprimera. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Giulia n'est plus si certaine de l'inexistance des créatures surnaturelles. Mais est-ce pour autant qu'elle veut savoir la vérité ? [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Tout ce qu'il y a de plus humain. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Avatar par Swan [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 74 [titre de mon champ]: PACTE: : 27/02/2017



Message
Sujet: Re: Equilibrio | Giulia & Giorgio   Dim 16 Avr - 20:42



Equilibrio
Giulia • Giorgio
Intérieurement, j'ai l'impression d'être en train de marcher sur un fil en équilibre instable. Et bien sûr, sur le point de rompre pour ne rien arranger les choses. Je crois que cette sensation illustre assez bien ce que je pense de ma -profonde- stupidité d'avoir parler trop vite. Mais bon, maintenant, je ne peux pas me dégonfler sous peine d'avoir un trou noir dans mon porte-monnaie.

Je suis assez soulagée que Giorgio ait dit oui pour que je puisse m'assoir. J'ai l'impression qu'en étant assise, j'aurais moins l'air gauche. Mais bon, s'il avait dit non, je n'aurais pas eu d'autres choix que de m'exécuter. Moralement, il est déjà l'objet d'un pari au gout douteux, inutile de l'importuner davantage.

Signe de mon mal à l'aise, je l'interroge sur le choix d'une boisson. Définitivement, on a vu difficilement mieux pour toucher le fond en terme de conversation. Néanmoins, à ma grande surprise, il me répond sans se moquer. Ou alors, il a la délicatesse de ne pas le montrer. Quoiqu'il en soit, je me sens reconnaissante envers Giorgio pour ça.

Après avoir écouter l'homme, je déclare avec une relative assurance :

-Pourquoi donc ? Vous venez de me conseiller, pourquoi irais-je redemander la même chose à quelqu'un d'autre ?

Puis j'interpelle le barman :

-Une Piña Colada par ici !

Et puis, l'avantage de demander à Giorgio, c'est que je suis à peu près certaine de ne pas avoir de remarques douteuses face à ce qui se passe à la table que j'ai délaissé. En effet, le barman est bien trop occupé à contenter les autres clients pour m'embêter.

Par contre, je ne cache pas un soupir de fin du monde quand je suis démasquée. Pourquoi chercher à le nier ? La bande d'abruti avec qui je suis venue sont suffisamment peu discret pour que cela ait un sens. Je remercie le barman qui vient d'apporter la boisson avant de répondre :

-Je dois revenir avec l'explication du pourquoi le serveur et le patron du bar semblent persuadés que vous êtes le diable incarné pour nous mettre en garde.

Je bois une gorgée avant d'ajouter prudemment :

-Ça et d'autres trucs de l'imagination débordante de mes camarades de promo' que vous ne voulez pas savoir.

Définitivement, il veut pas connaître les pensées salaces qui ont été dites par des personnes avant que le serveur refroidisse les ardeurs de tout le monde.

Je passe une main dans mes cheveux avant de déclarer légèrement embêtée :

-Si vous voulez pas me le dire, je comprendrais hein ! Vous avez sûrement mieux à faire que de vous retrouvez au centre d'un défi d'étudiants bientôt trop alcoolisé.

Après tout, un mensonge fera aisément l'affaire pour sauver mon porte-monnaie. Enfin, j'espère ! Cependant, je reconnais que je suis aussi curieuse de savoir de quoi il en retourne exactement.

Je sirote ma boisson en attendant la réponse de Giorgio. Quelque part, je suis assez contente qu'il ait percé à jour la véritable raison pour laquelle je l'ai accosté. J'ai infiniment l'impression d'être moins ridicule !
Fiche codée par NyxBanana

_________________
UC
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Nebula (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2973 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



Message
Sujet: Re: Equilibrio | Giulia & Giorgio   Mar 18 Avr - 19:22


❝Equilibrio❞
Giulia & Giorgio
L'ancien prof étira un sourire en coin lorsque Giulia dit que ce n'était pas la peine de poser la même question au barman, puisqu'il venait de la conseiller. Lorsque la jeune femme commanda une Piña Colada, le barman acquiesça de la tête, non sans regarder à nouveau Giorgio, qui fit cependant semblant de l'ignorer. C'était quelque chose que le blond avait appris à faire pendant ses cinq années en prison, un talent qu'il avait eu le temps de perfectionner. Des regards menaçants, des regards sadiques, des regards pervers, des regards désolés, il avait eu droit à tout plein de regards. C'était gênant, et même angoissant parfois. Alors il avait appris à passer outre, à les ignorer ou du moins, à essayer d'en avoir l'air. Comme en cet instant.

Derrière eux, un groupe d'étudiants continuait de s'amuser et de rigoler bruyamment. Giorgio n'était pas dupe, il savait parfaitement qu'ils les observaient, qu'ils commentaient. Et il voyait aussi que Giulia n'était pas tout à fait à l'aise. Le trentenaire se doutait bien qu'il y avait bien un défi ou quelque chose dans ce genre derrière sa présence à ses côtés. Cela ne le dérangeait pas particulièrement, surtout que la brune n'avait rien fait pour cela, du moins pour le moment, mais le Tyrolien ne put s'empêcher de la démasquer gentiment. Ce n'était pas une remarque méchante, mais plutôt un commentaire motivé par sa curiosité. Giulia soupira, visiblement un peu frustrée. Avait-elle vraiment cru qu'il ne remarquerait rien ? Il avait déjà été un jeune étudiant comme elle, ce genre de défis dans des bars lui étaient familiers. Et puis... Eh bah, le petit groupe derrière eux n'était pas des plus discrets. En fait, c'étaient surtout eux qui l'avaient démasquée, à vrai dire...

Giulia attendit que le barman vienne lui apporter sa boisson pour lui répondre enfin. L'aristocrate déchu arqua légèrement un sourcil face aux explications de l'Italienne. Alors comme ça, on le voyait comme le diable incarné et on les avait mis en garde... Au fond de lui, Giorgio s'en sentit vexé, mais la vérité était qu'il pouvait comprendre. Lui-même se voyait comme tel, avant que Calliope ne lui tende la main et qu'elle ne le sauve. Aujourd'hui, il allait beaucoup mieux, sa vie allait de l'avant, il avait des plans pour l'avenir, il était amoureux. Petit à petit, il avait commencé à tourner la page, à se pardonner lui-même, parce qu'il se sentait pardonné par Calliope aussi. Mais il n'oubliait pas ces pensées destructrices qu'il avait longtemps nourries vis-à-vis de lui-même et il pouvait effectivement comprendre que sa réputation ne soit pas flatteuse par ici.

Le Reppucci se contenta de hocher légèrement la tête. Sans même qu'il s'en rende compte, son regard clair était devenu nettement plus froid, son sourire s'était effacé. Il semblait nettement moins sympathique à présent, peut-être plus conforme à ce que l'on avait dit à Giulia sur lui. Néanmoins, cela ne dura pas trop, puisque l'homme poussa un soupir discret, un peu accablé. Il n'y avait aucunement méchanceté dans ses yeux bleus, juste une certaine amertume inévitable. Un faible sourire se dessina sur la bouche de l'Italien né dans les Alpes. Le trentenaire s'apprêtait à reprendre la parole lorsque Giulia lui dit qu'il n'était pas obligé de lui dire pourquoi ils se méfiaient ainsi de lui. Il se contenta de hocher les épaules.

« J'ai commis des erreurs. Beaucoup d'erreurs. Des choses graves... Et j'ai payé pour ça. C'est aussi simple que ça. Ça ne fait pas de moi un monstre, mais juste... Un être humain, je suppose. »

Giorgio vida son verre de whisky, avant de tourner la tête vers la jeune femme pendant quelques secondes. Puis son regard se perdit dans le vague à nouveau. Il aurait pu dire non, mais curieusement il avait accepté de parler de son passé douloureux. Néanmoins, ce n'était pas facile de le faire en la regardant dans les yeux. L'homme avait honte de ce qu'il avait fait.

« J'ai fait des choses que je n'aurais pas dû. J'ai touché à la drogue, j'ai perdu le contrôle... Et j'ai tué des gens à cause de ça. Voilà la vérité. J'étais un prof avant, un prof d'Histoire de l'Art. J'avais des rêves, des projets... Mais j'ai foutu ma vie en l'air et j'en ai payé le prix. C'est derrière moi maintenant, j'ai appris de mes erreurs... Mais je suppose que certains ne me verront jamais autrement. Comme ce barman, par exemple. Ou peut-être même vous. C'est comme ça. »


Le Tyrolien posa à nouveau son regard sur la brune, un sourire triste aux lèvres.

« Vous pouvez leur dire ce que vous voulez. Que je suis un serial killer, ou un terroriste... Leur faire croire que vous avez réussi à charmer un monstre. J'imagine qu'ils en seront impressionnés. »


Dit-il d'une voix calme, avant de commander un nouveau whisky. Le dernier, parce qu'il ne voulait pas abuser non plus.

« Alors et vous, Giulia, qui êtes-vous ? Enfin, vous n'êtes pas obligée de me dire la vérité non plus. C'est juste pour que la conversation dure encore un peu. »


Il sourit à nouveau, puis il lui adressa un clin d'oeil taquin.


© Pando

_________________
portami via
Tu, tu sai comprendere questo silenzio che determina il confine fra i miei dubbi e la realtà. Da qui all'eternità, tu non ti arrendere. Portami via dai momenti, da questi anni violenti. Da ogni angolo di tempo dove io non trovo più energia, amore mio, portami via. - (c) Astra
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Giulia Fitzgerald
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt-sept ans qu'elle honore la Terre de sa présence. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, elle profite de sa jeunesse avec insouciance dans la Ville éternelle. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Etudiante en art, la fibre artistique est certaine, reste encore à savoir comment elle s'exprimera. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Giulia n'est plus si certaine de l'inexistance des créatures surnaturelles. Mais est-ce pour autant qu'elle veut savoir la vérité ? [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Tout ce qu'il y a de plus humain. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Avatar par Swan [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 74 [titre de mon champ]: PACTE: : 27/02/2017



Message
Sujet: Re: Equilibrio | Giulia & Giorgio   Sam 13 Mai - 20:37



Equilibrio
Giulia • Giorgio
Définitivement, je ferais une très mauvaise espionne. Il n'a pas fallu longtemps avant d'être percée à jour par Giorgio. Je ne cherche pas à nier : c'est totalement inutile vu les personnes qui m'accompagnent. Je fais une mauvaise espionne mais eux sont pire !

Je me raidis en voyant le regard qu'il me lance lorsqu'il apprend l'objet du pari. Même si j'ajoute qu'il n'est nullement obligé de répondre, je ne vais surement pas me vexer de recevoir une telle mimique de sa part. Après tout, si les rôles étaient inversés, j'aurais surement envoyé ma main à la rencontre de sa joue. Au mieux.

Néanmoins, quand j'ai une réponse, je reconnais que je suis plus que surprise. Vraiment, je pensais pas qu'il me le dirait. Je ne dis rien alors qu'il m'explique les raisons. Je pense que si j'avais dit quelque chose, cela m'aurait semblé totalement déplacé.

Après que Giorgio m'ait exprimé que les gens ne changent pas d'avis facilement et que je pourrais être aussi dans ce cas-là, j'écarte la remarque d'une main avant de dire :

-Pas de soucis de ce côté. Je ne suis pas ce genre de poule mouillée qui fuit en courant à la première occasion.

La preuve avec le défi que j'ai tout de même relever. Si j'avais vraiment voulu ne pas le faire, j'aurais trouvé le moyen de fuir. Je pousse un soupir après avoir bu une gorgée de ma boisson avant de déclarer :

-Je n'irais pas jusqu'à nier ou diminuer les soucis que vous avez eu par le passé mais... Mais en quoi vous empêcherait-il de faire ce que vous voulez ? Il y aura toujours des gens pour critiquer ce que vous faites mais ne les écoutez pas sinon vous passerez votre temps à pleurer en boule autour de votre oreille sous la couette.

Le barman a du très certainement entendre ce que j'ai dit pour me regarder de cette façon comme s'il me disait : "Nanméoh, mademoiselle ! Je vous fais prévenir, vous savez la vérité et vous partez pas en courant ? Venez pas pleurer s'il vous arrive des bricoles !" Dans un pur esprit de contradiction, je lui adresse un sourire aimable comme si je ne comprenais pas ce qu'il essaye de me dire.

-Ecoutez, il y a quelques années, j'ai choisi de me convertir à l'anglicanisme. Cela a un peu... Déconcerté ? Ahuri ? car je viens d'une famille de catholique.

L'art et la manière pour décrire les charmantes disputes que j'ai eu à l'époque.

-C'est sûr qu'il n'y a pas d'équivalence avec ce que vous avez vécu mais, croyez-moi, je sais de quoi je parle par rapport aux papistes trop étroit d'esprit pour leur bien ! Vous avez pas idée à quel point certains papistes du coin sont stupides quand ils essayent de vouloir convertir une hérétique à la sainte et véritable foi !

Ma remarque est dite sur un ton joyeux à la limite de la provocation. Elle n'est pas destinée en particulier à Giorgio mais à toutes les personnes qui se sentent offensées que je souille la vie de l’Apôtre Pierre avec mon hérésie. Je ne cache pas un sourire lorsqu'il me suggère quelques idées de ce que je pourrais dire à mes camarades.

-Pourquoi ne pas tout simplement leur dire que nous formerions une jolie brochette pour un barbecue public si nous étions quelques siècles plus tôt ? Une hérétique et un meurtrier, je crois que cela leur aurait été sympathique.

Je jette un coup d'oeil derrière moi avant d'ajouter :

-De toutes façons, d'ici quelques minutes, ils vont être totalement cuit. Je n'aurais plus besoin de leur dire.

Néanmoins, quand je dis ces mots, je ne suis pas vraiment certaine de ce que je dis notamment car je n'arrive pas à voir leur taux d'alcoolémie de là où je suis. Je réponds de bonne grâce à sa question me concernant. Ce n'est qu'un retour des choses après que je lui ai demandé quelque chose d'intime, si je peux parler ainsi.

-Je suis, non pas prof, mais étudiante en art ! Je suis à l'université de Rome qui est pas trop loin d'ici. On doit surement avoir des connaissances en commun, le monde de l'art est petit.

Je remets une mèche de cheveux en place avant d'ajouter finalement :

-Et merci de me proposer de rester ici. Si cela ne me dérange pas de boire de l'alcool, je reconnais que j'ai un taux d'alcoolémie encore trop faible pour supporter les bêtises des ivrognes avec qui je suis venue.

Définitivement, même s'il a la réputation d'être un meurtrier, il est pour le moment de bien meilleur compagnie que les personnes que j'ai quitté quelques minutes plus tôt...
Fiche codée par NyxBanana


HRP info:
 

_________________
UC
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Nebula (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2973 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



Message
Sujet: Re: Equilibrio | Giulia & Giorgio   Mer 17 Mai - 17:25


❝Equilibrio❞
Giulia & Giorgio
Giorgio s'était ouvert, s'était confié sur les erreurs qu'il avait pu commettre par le passé. Giulia lui avait pourtant dit qu'il n'était pas obligé de le faire, mais le trentenaire avait tout de même décidé d'en parler. Maintenant, il ne savait pas si la jeune femme allait rester ou si allait prendre plutôt les jambes à son cou. Si elle le faisait, il comprendrait parfaitement. Comme il venait de lui dire, à partir du moment qu'on le voyait comme un assassin, c'était difficile qu'on le voie autrement. C'était tellement facile de juger les gens, après tout... Sauf que cette étudiante balaya aussitôt cette option d'un revers de la main, affirmant qu'elle n'était une petite poule mouillée qui fuyait à la moindre occasion. Le blond hocha la tête, avant de porter ses lèvres à son verre. Puis la brunette reprit la parole, lui demandant en quoi ce qu'il avait pu vivre par le passé l'empêcherait de faire ce qu'il voulait maintenant. Une question plutôt osée, mais qu'elle avait posée sans être pour autant trop... agressive, on va dire. L'ancien détenu voyait parfaitement de quoi elle parlait. Lui-même le savait, il ne pourrait jamais avancer s'il continuait de regarder en arrière et de pleurer sur son sort.

« Je sais. Vous avez tout à fait raison. Mais cela ne veut pas dire que les critiques ne me touchent pas. »

Giorgio haussa les épaules, avant de vider son verre de whisky. Giulia poursuivit alors, lui racontant qu'elle avait choisi de se convertir à l'Anglicanisme quelques années auparavant, ce qui n'avait pas manqué de surprendre sa famille catholique. Alors, certes, il n'y avait pas vraiment d'équivalence avec ce que l'homme avait vécu, mais visiblement, l'Italienne avait visiblement déjà eu affaire à de nombreuses critiques mesquines. Un sourire en coin se peignit sur les lèvres du Tyrolien face aux paroles de Giulia. Qui l'aurait cru qu'on comparerait un jour son séjour en prison avec une conversation à l'Anglicanisme, dîtes donc.

« Une Anglicane, hein ? Je crois que c'est bel et bien la première fois que j'en croise une, du moins dans ces parages... Vous êtes du coin ou vous venez d'ailleurs ? »

Demanda-t-il, curieux. L'Anglicanisme était plutôt rare en dehors du Royaume-Uni, non ? En Italie alors, dans un pays où le Catholicisme était très profondément ancré, ils ne devaient pas être très nombreux. Après la réponse de la brune, Giorgio lui suggéra alors quelques idées de ce qu'elle pourrait raconter à ses potes. Elle pourrait leur raconter qu'il avait commis les pires atrocités, qu'il était un monstre qu'elle avait pourtant réussi à charmer. Franchement, il s'en foutait un peu. Dans ce bar, ceux qui le connaissaient de vue s'étaient déjà construit leurs avis, et ces derniers n'étaient pas près de changer. Alors ce n'était même pas la peine de se tracasser avec cela. Le sourire de l'ancien aristocrate s'agrandit, tandis que Giulia lui rappela qu'ils auraient formé une "jolie brochette pour un barbecue publique" quelques siècles auparavant. Une hérétique et un meurtrier... En effet, le bûcher les aurait attendu joyeusement, cela aurait fait un autodafé mémorable. Giorgio éclata de rire.

« Mais carrément ! Je n'y avais jamais pensé ! »

Répondit-il, d'une voix rieuse, avant de commander un dernier verre de whisky. Un soupir s'échappa alors d'entre ses lèvres, alors que l'Italien se sentait un peu plus léger. La bonne humeur de l'étudiante était en train de lui faire du bien. Les yeux clairs de l'homme se posèrent alors sur les potes de Giulia. En effet, ils étaient bien partis pour une cuite monumentale.

« Oui, ce n'est plus qu'une question de temps... »

Il savait comment c'était, ces soirées de beuverie en groupe. Impossible de ne pas finir bourré. Lui-même était un sacré fêtard il y a quelques années, même si aujourd'hui il n'en avait probablement plus l'air. Cela avait sans doute ouvert la voie pour qu'il se perde dans le monde de la drogue par la suite et qu'il finisse par merder au plus haut point, foutant au passage sa vie en l'air. Finalement, le trentenaire changea de sujet, lui demandant alors qui était-elle, ce qu'elle faisait dans la vie. Il se doutait bien qu'elle était une étudiante, mais après il n'en savait plus rien. La jeune femme lui répondit alors qu'elle était étudiante en art à l'Université de Rome. Peut-être bien qu'ils avaient des connaissances en commun, effectivement.

« C'est possible, bien que je n'enseignais pas à l'Université, mais dans un lycée de la capitale. Certains de mes collègues ont probablement été promus depuis le temps... »

Contrairement à lui, qui avait touché le fond. Y repenser le déprimait un peu, mais heureusement il n'en eut pas vraiment le temps cette fois-ci. Giulia le remercia alors de lui avoir proposé de rester avec lui un peu plus longtemps. Visiblement, le taux d'alcoolémie du petit groupe était déjà trop élevé aux yeux de la brune, qui n'avait pas spécialement envie de supporter leurs bêtises. Le blond but une nouvelle gorgée de la boisson ambrée.

« Vous faîtes bien de ne pas suivre leur exemple. A force de jouer avec le feu, on finit par se brûler... Je ne vous le souhaite pas, ce n'est vraiment pas agréable. Je sais de quoi je parle. »


© Pando

_________________
portami via
Tu, tu sai comprendere questo silenzio che determina il confine fra i miei dubbi e la realtà. Da qui all'eternità, tu non ti arrendere. Portami via dai momenti, da questi anni violenti. Da ogni angolo di tempo dove io non trovo più energia, amore mio, portami via. - (c) Astra
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Giulia Fitzgerald
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt-sept ans qu'elle honore la Terre de sa présence. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, elle profite de sa jeunesse avec insouciance dans la Ville éternelle. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Etudiante en art, la fibre artistique est certaine, reste encore à savoir comment elle s'exprimera. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Giulia n'est plus si certaine de l'inexistance des créatures surnaturelles. Mais est-ce pour autant qu'elle veut savoir la vérité ? [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Tout ce qu'il y a de plus humain. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Avatar par Swan [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 74 [titre de mon champ]: PACTE: : 27/02/2017



Message
Sujet: Re: Equilibrio | Giulia & Giorgio   Jeu 8 Juin - 15:47



Equilibrio
Giulia • Giorgio
La soirée prend un tour étrange. Je devais trouver une information, je me retrouve en coach pour remotiver un quasi inconnu. Je me dis que j'ai de la chance de ne pas être bourrer car j'aurais bien du mal à me croire dans les prochains jours lorsque je me souviendrais de cette soirée.

Je me masse les temps lorsque j'entends Giorgio me dire qu'il est d'accord qu'il ne doit pas prendre en compte les critiques des autres même si c'est difficile. Je reconnais que je discute depuis peu avec cet homme mais il m'a l'air assez défaitiste comme personnage. Il ne devrait pas pourtant ! Il faut toujours penser positif. Toujours.

-J'en conviens. Mais, ne laissez pas vous abattre face à ces personnes en manque de sensation dans leur vie. Je suis persuadée que, si elles s'intéressent autant à votre vie, c'est que la votre est vachement plus intéressante que la leur. Quelque part, c'est flatteur même si c'est un poil malsain sur les bords.

Convaincue, j'évoque ma conversion à l'anglicanisme afin d'appuyer que je sais ce que c'est d'être au centre des critiques. Je pense que je pourrais difficilement oublier cette période où les murs ont tremblé à la maison. Comme c'est prévisible, ce passage de ma vie attise la curiosité de Giorgio. Je ne me fais pas prier pour répondre. Cela me fait toujours rire de voir les gens réagir quand je leur dis pourquoi je me suis convertie.

-En même temps, trouver des anglicans dans la cité du pape, c'est un peu comme trouver une baleine échouée au milieu du Sahara.

Il est vrai que ma comparaison est exagérée. On est loin de l'époque où Rome était interdite ou presque aux personnes non catholiques. Mais c'est vrai qu'on a toujours plus tendance à trouver des catholiques ici.

-Je suis d'Italie mais j'ai des aieuls anglais. Mon nom de famille est Fitzgerald. J'étais catholique comme mes parents mais... j'ai trouvé que certains trucs du catholicisme étaient stupides alors que les principes de l'Eglise d'Angleterre étaient plus logiques et plus en phase avec notre monde. Du coup, pour régler les problèmes de conscience, j'ai fait un voyage en Angleterre où je me suis convertie. Mes parents l'ont su après coup et n'ont pas forcément apprécié que je fasse ça dans leur dos.

Je remets une mèche de cheveux en place avant de conclure :

-Je ne regrette absolument pas d'avoir rejoint l'Eglise d'Angleterre. Cependant, c'est pas pour autant que je forcerai quelqu'un à faire pareil.

La précision ajoutée est importante pour moi. En effet, pour certains, se convertir de soi-même implique forcément du prosélitisme religieux. Ce n'est nullement mon cas, même si je prends un malin plaisir à choquer les mamies papistes. A chacun son plaisir quoi !

Ma remarque sur le bûcher fait rire Giorgio. Je rejoins rapidement son rire communicatif. C'est vrai que la tête que mes amis tiraient vaudraient son pesant de cacahuètes. Ce n'est clairement pas le genre de réponses qu'ils attendraient. Lorsqu'il rejoint mon avis sur leur état général, définitivement que je suis bien mieux au bar que là-bas. Surtout si c'est pour éviter une cuite monstrueuse.

-Aucun risque de promotion pour vos collègues. Enfin, je pense. Certains de mes profs ont l'air d'être à leur poste depuis plusieurs décennies. Vous savez, le genre de vieux croutons qu'on a du mal à déloger sous peine de se prendre des coups de canne ou de déambulateurs. Avec un peu de chances pour vous, il y en aura bien un qui va devenir gâteux et on pourra vous donner le poste ?

Je n'avais strictement aucune idée s'il recherchait du job ou non, ni même ce qu'il en était au niveau de la rotation de mes professeurs. Néanmoins, je reste persuadée qu'il y aura un ou deux départs en retraite d'ici quelques mois ou années.

-Moi, perso, cela ne me dérangerait pas de vous avoir en prof si cela me permet de ne pas risquer de me prendre un dentier en pleine figure.

Je suis sérieuse quand je dis ces mots. Un de mes profs a vraiment failli perdre son dentier en plein cours. Particulièrement dérangeant quand tu dois te concentrer. Un professeur de l'âge de Giorgio éviterait ce risque.

Mon compagnon de soirée approuve mon choix de ne pas finir totalement bourrée. Néanmoins, les mots précis me renvoient à un autre contexte beaucoup plus personnel qui tient en deux mots : Maxwell Fitzgerald. Mon professeur qui incarne à lui seul toutes mes questions. J'aimerais avoir les réponses à mes questions mais est-ce vraiment ce que je veux ? Mystère. Mon visage s'est fait soucieux avant que je secoue la tête comme pour chasser ses pensées.

-Je ne peux que vous croire sur parole.

C'est la seule réponse qui me semble appropriée. Même si le contact est plutôt bien passé, je ne vais surement pas raconter mes doutes. Je ne tiens pas à passer pour une illuminée, merci beaucoup.
Fiche codée par NyxBanana

_________________
UC
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Nebula (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2973 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



Message
Sujet: Re: Equilibrio | Giulia & Giorgio   Lun 12 Juin - 0:02


❝Equilibrio❞
Giulia & Giorgio
Giorgio étira un léger sourire en coin, avant de baisser son regard. L'Italien porta ses lèvres à son verre pour boire une nouvelle gorgée de la boisson ambrée. Sa vie était vachement plus intéressante que celle des gens qui le critiquaient ? Cela dépendrait du point de vue. Franchement, le blond aurait préféré avoir une vie banale plutôt qu'une vie "intéressante" comme celle qu'il avait eue pendant ces dernières années. Dans le fond, le Tyrolien était jaloux des gens qui menaient une vie normale. Une vie qui n'était pas marquée par la mort, la déception, la tristesse, la peur, l'humiliation. Ceux qui s'en plaignaient... ils ignoraient la chance qu'ils avaient, tout simplement.

Le professeur ne répondit rien à ce commentaire, se contentant donc d'étirer un léger sourire. La conversation se poursuivit normalement, prenant néanmoins une tournure tout de même curieuse. Apparemment, Giulia s'était convertie à l'Anglicanisme, ce qui n'avait pas vraiment plu à sa famille. Les critiques s'étaient abattues sur la jeune femme, qui les avait cependant ignorées. Dans le fond, il ne lui donnait pas tort ; si on voulait réellement avancer, l'on ne pouvait pas dépendre des opinions des autres ou se laisser atteindre par des critiques cruelles. Quelque part, le Reppucci avait appris à le faire. Peut-être pas autant qu'il l'aurait aimé, mais suffisamment pour savoir que c'était effectivement le mieux à faire. L'homme ricana suite à la comparaison entre les Anglicans à Rome et une baleine échouée au milieu du Sahara. C'était exagéré, ouais, mais peut-être pas tant que ça finalement. Après tout, la brunette était effectivement la toute première anglicane qu'il croisait dans la ville éternelle.

L'étudiante lui expliqua alors qu'elle avait aïeuls anglais, que son nom de famille était Fitzgerald. Giorgio hocha la tête. Maintenant cela avait un peu plus de sens à ses yeux, plutôt que si elle avait été une Italienne pure souche. L'ancien détenu eut un sourire amusé face aux explications de la jeune femme.

« J'imagine bien ! Mais vous avez raison, c'est votre vie, votre choix. Chacun a droit à ses croyances et puis... on vit dans une démocratie. Mais j'ai la sensation qu'on ne peut pas se reposer là-dessus, il faut se battre pour ses droits. Plus que jamais, il est non seulement important de respecter les opinions et les choix des autres, mais aussi de se faire respecter soi-même et ses choix. »

Le trentenaire haussa les épaules. Le passé fasciste de l'Italien semblait loin derrière eux, la démocratie était bien installée, et pourtant... Les droits accordés aux citoyens par la Loi étaient si souvent bafoués, non ? Sans parler de l'influence des diverses mafias dans ce pays ou encore de la corruption des dirigeants... Ah, la politique ! On pourrait s'attarder là-dessus pendant des heures, pas vrai ? Giorgio n'en avait pas spécialement envie, en tout cas. Heureusement, ils finirent par changer de sujet. Giulia finit par dire qu'ils auraient fait une belle brochette dans un bûcher publique plusieurs siècles auparavant. Le commentaire de la jeune femme arracha un rire amusé au professeur particulier, qui ne s'y attendait pas tellement. Au moins, cela voulait dire qu'il était à présent plus détendu, en partie grâce à cette fille. Puis un nouveau sujet fut abordé, ce qu'elle faisait dans la vie. Une étudiante, comme il s'y attendait, mais une étudiante en Art. Giulia se demandait s'ils n'auraient pas des connaissances en commun. Giorgio n'en était pas vraiment convaincu, mais peut-être que certains de ses collègues avaient su gravir les échelons comme lui rêvait de le faire quelques années auparavant, avant qu'il ne dérape. La réponse de la jeune fille lui arracha un nouveau sourire amusé.

« Oh oui, je connais le genre... J'ai moi-même eu affaire à des dinosaures de ce genre quand j'étais étudiant. En tout cas, on verra bien. En ce moment, je suis en train de me relancer après une période difficile, je donne des cours particuliers. Pour l'avenir, on verra bien. Mais j'aimerais bien enseigner à l'Université un jour, oui. En attendant... Bah, laissons les dinosaures perdre leurs dentiers, hein ! Ils finiront bien par lâcher leurs postes, j'espère ? »

Dit-il avec un léger rire taquin. Puis son regard clair se posa sur ce groupe de jeunes gens un peu plus loin. Ses potes étaient définitivement bien partis pour une belle cuite. Fort heureusement, Giulia semblait avoir la tête sur les épaules. Plus que lui-même quand il avait son âge. C'était bien, il aurait aimé pouvoir remonter le temps et effacer une bonne partie des conneries qu'il avait faites. Ses longues soirées de débauche avec ses potes de l'époque, tous ces excès avaient laissé des traces. Il n'aurait jamais dû défier ainsi ses limites. Peut-être qu'il aurait pu éviter tout ce qu'il avait subi par la suite à cause de ses addictions. Le blond espérait au moins que la brune saurait faire les bons choix et avoir une bonne vie, loin de cet enfer qu'était la prison et de ces pièges qu'étaient l'alcool et les drogues. Giorgio vida son verre, avant de faire un signe de la main au barman et de déposer un billet sur le comptoir. Il regarda alors Giulia.

« Il se fait tard, je dois y aller... En tout cas, ravi de vous avoir rencontrée, Giulia. Tenez, voici mon numéro. Si jamais vous avez besoin d'un prof d'Histoire de l'Art, n'hésitez surtout pas. »

Il jeta un œil au groupe de jeunes éméchés.

« Si j'étais vous, j'appellerais un taxi... Un pour vous et un autre pour eux. Je vous aurais bien proposé volontiers de vous ramener chez vous, mais comme j'habite pas loin d’ici, je suis venu à pied... Vous vous en sortirez ? »

Giorgio haussa les épaules, un petit sourire désolé aux lèvres. L’étudiante semblait être assez débrouillarde pour rentrer chez elle sans problèmes, cela le rassurait un peu.

« Au revoir, Giulia. »


© Pando

_________________
portami via
Tu, tu sai comprendere questo silenzio che determina il confine fra i miei dubbi e la realtà. Da qui all'eternità, tu non ti arrendere. Portami via dai momenti, da questi anni violenti. Da ogni angolo di tempo dove io non trovo più energia, amore mio, portami via. - (c) Astra
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Giulia Fitzgerald
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt-sept ans qu'elle honore la Terre de sa présence. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, elle profite de sa jeunesse avec insouciance dans la Ville éternelle. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Etudiante en art, la fibre artistique est certaine, reste encore à savoir comment elle s'exprimera. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Giulia n'est plus si certaine de l'inexistance des créatures surnaturelles. Mais est-ce pour autant qu'elle veut savoir la vérité ? [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Tout ce qu'il y a de plus humain. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Avatar par Swan [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 74 [titre de mon champ]: PACTE: : 27/02/2017



Message
Sujet: Re: Equilibrio | Giulia & Giorgio   Lun 12 Juin - 10:21



Equilibrio
Giulia • Giorgio
Après avoir raconté la folle aventure qu'a été ma conversion, Giorgio souligne l'importance de devoir se battre pour ce qu'on souhaite. Je ne peux qu'acquiescer. Je n'ose imaginé si je m'étais convertie dans une époque moins tolérante qu'aujourd'hui. Je serais très certainement restée en Angleterre pour toujours, sans aucun contact avec mes parents. Mais est-ce que j'aurais eu le courage de me convertir ? Mystère que je ne veux pas forcément savoir.

La conversation dérive sur mes professeurs à l'université. Alors que je raconte mes déboires avec l'un de mes professeurs, je prends mon plus bel air déçu lorsque j'entends Giorgio me dire ne pas être forcément prêt à déloger dans la minute le dit professeur. Néanmoins, toujours optimiste, je réplique :

-Mais rien n'empêche de les aider à partir non ?

Il ne réagit pas. Cependant, je le prends de manière positive. Après tout, il n'a pas dit non comme il n'a pas dit oui. Tout reste ouvert pour un changement prompt. Pitié, faites que ce soit le cas !

Puis il est l'heure de prendre congé pour Giorgio. Sans même que je demande, il me file son numéro. Je ne suis pas intéressée par lui sur le plan physique mais je serais clairement stupide de ne pas me souvenir de lui si j'ai des difficultés pour un devoir. Il ne faut jamais dire non à ce genre de proposition. Jamais.

-Merci pour la proposition, je ne l'oublierai pas dans quelques mois !

Autrement dit, au moment de passer les épreuves de fin de semestre. Mon sourire est sincère alors que je mets le numéro en poche.

-Je pense que je vais faire ça pour les taxis. J'aurais au moins la conscience tranquille les concernant.

Mon regard se fait désolé lorsque je regarde mes amis. Quelque part, je bénis ce pari stupide pour m'avoir permise de ne pas finir dans cet état.

-Bonne nuit Giorgio. A une prochaine, qui sait ?

Je salue l'homme en laissant ouvert à une possible prochaine rencontre. Après tout, si je ne lui ai rien dit, j'habite également dans ce quartier de Rome. Sans aller jusqu'à faire la stalkeuse ou quelque chose d'autre dans ce genre, les possibilités de se recroiser sont plus grandes. Et puis, ne m'a-t-il pas donné son numéro pour que je le recontacte si jamais j'ai besoin de cours ? Autant dire qu'il y a pleins de possibilités.

Je finis mon fond de verre tout en appelant un taxi pour moi, un autre pour mes amis. Puis, je paye le barman avant de sortir attendre le taxi dehors.
Fiche codée par NyxBanana

_________________
UC
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé



Message
Sujet: Re: Equilibrio | Giulia & Giorgio   
Revenir en haut Aller en bas
 
Equilibrio | Giulia & Giorgio
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» GIULIA → “ L'alcool ne résout rien; l'eau non plus... ”
» Giulia K. Cavaletti ► Magdalena Zalejska
» Retrouvailles (GIULIA)
» GIULIA → on s'kiffe, on s'entube...
» GIULIA M. SCORSESE ► Alba Galocha

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: EST :: → BARS-
Sauter vers: