Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza

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Sujet: Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza   Sam 8 Avr - 14:51

Tell me, who has the deadliest bite ?
Tintement de verres et raclements de chaises sur le sol cassaient les mélodies que crachaient les enceintes du bar. Des classiques du rock des années '70 et '80. Loin de ce que les jeunes de cette époque aimaient écouter pour faire la fête. Il faut dire aussi que la fête n'est pas réellement le mot d'ordre de l'endroit. Depuis sa création, Luke essayait tant bien que mal d'un faire un lieu de détente. Là où il faisait bon d'aller pour trouver un instant d'accalmie dans une vie trop agitée. L'objectif était plus ou moins maintenu, bien que certains débordements et ' accidents ' étaient parfois à déplorés. C'était des choses qui arrivaient lorsque l'on vivait dans une capitale. Pourtant, ce soir, l'ambiance était à la tranquillité. Le bar était quasiment vide, si ce n'était trois ou quatre soûlards, âmes en peine venus noyer leurs existence de désaxés dans l'alcool. Sans oublier, le patron.

L'Animal est là,  maître dans un royaume miteux de quelques mètres carrés, accoudé au comptoir derrière. Torchon sur l'épaule faisant office d'armure, une pinte de bière à moitié vide devant lui, Luke appréciait ces moments de calme, instants de maigres appaisement dans la tempête qui grondait en son sein. Cela faisait parfois du bien. Parfois, parfois seulement, il se prenait à s'imaginer une vie de zénitude, à envier ceux qui, malgré leurs tragédies arrivaient à passer outre et à tourner la page. Alors aussitôt les souvenirs refaisaient surface et le tonnerre se remettait à gronder.

Grognement maussade alors qu'il porte son verre à ses lèvres pour en prendre une grande rasade. La boisson n'a que très peu d'effet sur lui de part sa nature, mais c'était avant tout le goût que le Loup aimait. Amertume qui lui faisait retourner à ses origines. Le cul de la pinte qui vient ensuite claqué sur le zinc. Le torchon est saisi pour mieux venir lustrer le bois déjà propre, habitude du barman qui n'a pas mieux à faire pour le moment.

La porte de l'établissement se fait entendre sans que cela n'attire réellement l'attention de la Bête. Non, ce qui lui fera bouger la tête sera l'odeur. Un parfum étrange qui se dégage de la nouvelle venue. Parfum qu'il connaissait bien. Durant ces années de vagabondages, il en avait croisé plusieurs, ces créatures condamnées à la nuit. Ces vampires. Cadavres ambulants qui ne peuvent se résoudre à lâcher prise et qui s'acharnent à jouer la vie.
Le dos se reprend sa forme initiale, le Loup se redresse de toute sa hauteur, toise la Sangsue d'un œil méfiant. Le bar était calme, les monstres ne l'étaient pas. Alors il se prépare déjà à ce que la soirée parte en vrille et à sortir les griffes. Paranoïaque ? Il l'était peut-être un peu. Appelons ça l'expérience. Quoi qu'il en soit, Luke ne détache pas son regard de la Blonde, attendant qu'elle soit suffisamment proche pour faire entendre sa voix, rauque.
« Je peux t'aider ? »
Quatre mots qui sont prononcés sans amabilité quelconque à l'encontre de la donzelle, sans qu'il ne prenne même la peine de la vouvoyer.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Bien que l’image renvoyée par son miroir révèle l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, Elza en compte exactement 480. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Malgré les années écoulées et ses indénombrables rébellions, Elza est restée pieuse. Qu'est-ce qu'un homme si ce n'est une source de conseils et de réconfort ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sa dévotion envers le clan Gallerini est telle qu'un emploi serait superflu. Son unique aspiration est dédiée aux croyances de son roi qu'elle s'efforce à faire respecter. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 480 printemps plus tard... [titre de mon champ]: ÉCHINE: : I am a vampire, I have lost my fangs ♫ [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Sens accrus, résistance au froid, agilité, force et rapidité. [titre de mon champ]: GANG: : Clan Gallerini : la paix avec les hommes est le but des tous les membres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Mia Wasikowska [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 172 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



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Sujet: Re: Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza   Sam 8 Avr - 21:47
Je n’avais qu’une idée en tête : prendre un peu de bon temps. J’en avais assez d’exécuter les ordres sans rien dire, consacrant mon existence aux principes de mon clan. Bien que j’eusse totalement foi en ces derniers, ma personnalité un brin schizophrénique m’empêchait aujourd’hui de m’y soumettre. Je souhaitais m’amuser, libérer la jeune fille qui sommeillait en moi derrière un comportement pieu et parfois hautain. Cela ne durerait pas. Quel avait été le déclencheur ? Page blanche. Je me contentais de me laisser bercer par mes pulsions capricieuses. À peine levée, je m’étais évadée à toutes jambes de l’église hébergeant mon cercueil et les quelques babioles en ma possession. J’avais uniquement prit le temps de me changer et de me coiffer, arborant un haut rouge métallique mettant mes formes en valeur, ainsi qu’un pantalon en cuir noir.  Mes cheveux ondulés retombaient sur mes épaules en cascade, et mon maquillage, bien que discret, accentuait mon regard pénétrant.

Tandis que je refermais les lourdes portes de mon habitat, j’ignorais les remarques d’un de mes congénères. Je n’avais aucun compte à lui rendre. Parfois, alors que j’errais seule dans les rues de la ville, il m’arrivait de me questionner. Étais-je suivi par des vampires sous les ordres de mon Roi ? Malgré les siècles passés à le servir, son mépris à mon égard n’avait jamais disparu de ma mémoire. Pourquoi me haïssait-il à son point ? Encore une question à laquelle je n’avais aucune réponse à apporter. Pour le moment, mes pensées étaient dédiées à un tout autre débat : où allais-je passer cette énième soirée ? En quelle compagnie ? Malgré mes cinq cent ans, ou presque, je n’avais jamais poussé le vice plus loin que la provocation. Cela m’amusait grandement, du moins lorsque j’adoptais cet état d’esprit. Rendre les hommes dingues pour mieux les abandonner au sommet de leur excitation était plus jouissif que tout ce que je savais des relations intimes. Jusqu’ici, je m’en contentais. Bien entendu, bien que je prisse soin de ne jamais y songer, il se cachait derrière cela un profond malaise.

Tournant au coin d’une rue, j’aperçus une enseigne. : un bar dans lequel je n’avais encore jamais mis les pieds. Après un bref instant d’hésitation, je me glissais à l’intérieur du petit commerce. Une musique vieille de plusieurs décennies me monta aux oreilles alors que mes yeux se posaient sur chaque individu présent. À vrai dire, l’inspection fut vite bouclée. L’endroit était pour ainsi dire vide pour un vendredi soir. Les chiffres devaient être désastreux. Lorsque je vis le barman, mes poils blonds s’hérissèrent. Mes sens en alerte, je compris que celui-ci n’avait rien d’un humain banal. Non, il devait appartenir à la race des loups garous. J’hésitais durant un court laps de temps avant de me diriger vers lui. Le propriétaire se redressa de toute sa hauteur, dans une attitude défensive. Un large sourire s’afficha sur mon visage. Cette race était si primitive ! Alors qu’il s’adressait à moi, je m’asseyais sur le tabouret face à lui. « Relax, puppy. Je ne mords pas. » Je lui adressais un clin d’œil amusé avant d’hésiter. « Hum… Qu’est-ce que tu as à me proposer ? Je suis d’humeur joueuse ce soir. »

Oui, bien que je ne portasse pas les individus de la race de son interlocuteur dans mon cœur, j’étais bien décidé à me laisser aller. Je ne craignais en aucun cas les conséquences. Ce n’était pas comme si je violais une règle de mon clan. Et, même si c’était le cas, s’il y avait quelqu’un parmi nous qui méritais bien un break, c’était moi. Attendant la réponse de l’étranger, je prenais soin de l’examiner en large et en travers. Il possédait une stature impressionnante et des plus viriles. Malgré mon expérience et le fait que je ne craignais que de rares individus, il était évident que me battre contre lui ne faisait pas partie de mes aspirations. Qu’est-ce qu’un animal tel que lui pouvait penser de moi, je n’en avais pas la moindre idée.

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Sujet: Re: Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza   Dim 9 Avr - 14:18

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C'est quoi ce sourire qu'elle affiche ? A croire qu'elle se paie sa tête. Pourtant, Luke ne doutait pas qu'elle avait saisit à quoi elle avait à faire. Le regard glisse sur la silhouette féminine. Le visage, les boucles blondes, le haut rouge, le décolleté et le reste. Le Loup détaille, reluque sans aucune gêne. Vétue de la sorte, on pourrait croire qu'elle faisait partie de celles qui offraient leur corps et un peu de leur temps pour plusieurs billets. L'esthétisme des vampires restait mystérieux pour le Loup. Trop tape-à-l'oeil, vulgaire. Loin de la simplicité et du je-m'en-foutisme qu'affichait l'Animal. Il suffit de voir ses vêtements à lui, une vieille chemise à carreaux usée et un jean élimé. Il est clair que Luke se moque royalement de son image et que le temps passé à se préparer pour la journée n'excède pas les dix minutes.

Contrairement à celle qui pose à présent son séant sur un tabouret, face à lui. « Relax, puppy. Je ne mords pas. » Puppy ? Elle n'a pas froid aux yeux à le surnommer ainsi. Le traiter de chiot n'est pas réellement ce qui va lui attirer la sympathie du Lycan. Du haut de ses quasi deux mètres, la Bête renâcle à l'entente du petit nom donné. « Peut-être pas toi, moustique. Mais d'autre ici, si. » Les lèvres s'étirent en un sourire carnassier, dévoilant une rangée de dents blanches, prêtes à l'emploi. Oh, il ne s'agissait pas d'une réelle menace. Simplement, elle le provoquait et il y répondait, l'avertissait de ce qu'elle risquait si jamais elle dépassait les bornes. Ainsi, elle était prévenue des risques que pouvait amener son petit jeu. « Hum… Qu’est-ce que tu as à me proposer ? Je suis d’humeur joueuse ce soir. » Joueuse ? Allons bon, c'était bien sa veine. Lui qui avait espéré passer une soirée au calme, voilà qu'une macchabée avait décidé de faire de son bar son terrain de jeu. Ca promet. « Voyons voir.. »

Le visage se fait songeur tandis que la dextre sur son menton, triture le pelage qui – si il avait été de jais à une époque – prenait à présent des teintes grises, temoin du temps qui file lentement mais sûrement. Quelques secondes ainsi, à évaluer quel poison conviendrait le mieux à la suceuse de sang pour enfin se décider. Un verre à shot de récupéré de sous le bar, Luke s'empare ensuite d'une bouteille équipée d'un bec verseur. De la téquila, purement et simplement. Les vampires devaient être soumis à la même tolérance à l'alcool que les loups, mais après plusieurs doses, elle pouvait espérer que ça lui bousille quelques neurones. Du moins, suffisamment pour profiter de sa soirée. Le shot de rempli à ras, le Loup le pousse ensuite, du bout de l'index, jusqu'à la Blonde avant de poser la bouteille près d'elle, prête pour une nouvelle recharge. Ceci fait, Luke s'emparait de sa bière qu'il descendait une nouvelle fois avant d'en revenir à l'Immortelle. « Et si jamais tu comptes dîner, j'aimerai que tu fasses ça discrètement. J'ai pas envie de perdre des clients ni de me retrouver avec des indésirables. » A savoir les chasseurs de l'Opus Dei. Non pas qu'il refusait d'en déchiqueter quelques uns, seulement il ne pouvait se permettre d'en voir débarquer toute une troupe ni de mettre sa meute en danger à cause d'une vampire trop gourmande.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Bien que l’image renvoyée par son miroir révèle l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, Elza en compte exactement 480. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Malgré les années écoulées et ses indénombrables rébellions, Elza est restée pieuse. Qu'est-ce qu'un homme si ce n'est une source de conseils et de réconfort ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sa dévotion envers le clan Gallerini est telle qu'un emploi serait superflu. Son unique aspiration est dédiée aux croyances de son roi qu'elle s'efforce à faire respecter. [titre de mon champ]:
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Sujet: Re: Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza   Dim 9 Avr - 15:05
Mon interlocuteur ne démontrait pas la moindre gêne tandis qu’il admirait ma silhouette et mes formes. Je le laissais faire, indifférente à son regard scrutateur. L’homme était chanceux : tous ne s’en sortaient pas indemnes lorsque je devenais l’objet de la perversité masculine. Mais, ce soir, tout était prétexte à s’amuser. Me penchant légèrement en avant pour renforcer l’angle donnant sur mon décolleté, je levais un sourcil feignant la crainte lorsqu’il m’insulta de « moustique ». Belle métaphore. En 500 ans, on ne me l’avait encore jamais faite ! Preuve que l’éternité ne signifiait pas avoir tout vu ni tout entendu. Toujours non départie de mon sourire, je lançais d’une voix légèrement suave : « Tu ne manques pas de répartie. C’est agréable. » Pointant mon index vers ses crocs révélés, j’ajoutais : « Belles dents. Tu devrais les tailler avant de te mordre la queue. » La connotation sexuelle ne m’était guère étrangère malgré mon inexpérience technique. Je laissais échapper un gloussement, mes yeux toujours plongés dans les siens. Certes, c’était de la provocation. Mais, à défaut d’être innocente, elle n’était clairement pas destinée à être interprétée telle une déclaration de guerre. L’envie de passer du bon temps en se décompressant vous vous souvenez ? Si la virilité du propriétaire consistait à faire trembler la gente féminine, il avait encore du boulot avec moi. Je commençais tout juste à m’échauffer. Allait-il se prendre au jeu ? Cela serait toujours plus intéressant que l’ambiance plate qui régnait dans le bar.

Je bouclais une mèche de cheveux à l’aide de mes doigts, attendant que le barman ne se décide quant à la boisson qu’il me proposerait. J’accompagnais ce geste d’un sifflement au rythme de la musique que crachaient les enceintes réparties dans la pièce. J’étais on ne peut plus à l’aise là où je me trouvais, et ce malgré l’omniprésence du genre opposé. N’y avait-il pas une seule femme désespérée ou alcoolique dans le coin ? À moins bien entendu que la réputation du gérant était plus catastrophique que je ne le soupçonnais. Mes prunelles restaient rivées sur ce dernier, dont l’air songeur et les manières me laissaient admirative. Au fil des siècles, nombre d’hommes ne m’avaient laissée quelconque. Pourtant, je n’avais jamais laissé l’attirance physique prendre le dessus sur mes principes. Jouer avec eux était tout aussi divertissant. Je n’avais rien à leur offrir. Ce corps ne leur appartenait pas, et ne leur appartiendrait jamais. M’appartenait-il alors qu’il était censé être réduit en poussière depuis tant de siècles ? Il s’agissait là d’une de mes fameuses questions existentielles.

Sortant mes songeries, j’attrapais le verre à shot glissant dans ma direction. Mes réflexes n’avaient cessé de se développer au fil du temps, ce qui se montrait idéal en diverses occasions. Je bu d’un coup sec le contenu une fois que l’inconnu se remit face, accompagné par sa propre boisson alcoolisée. Me resservant, je laissais échapper un « Amateur. » qui se voulait condescendant. De la bière ! Sérieusement ! Ma tequila à la main, j’écoutais attentivement les dires de l’armoire à glace. Je soupirais tout en levant les yeux au ciel. « Nous ne sommes pas tous des êtres infâmes. Crois-moi ou non, certains d’entre nous ont du respect pour les humains. Qui plus est, même si j’en ai besoin pour survivre, leur sang est infâme. Rien ne vaut l’alcool. » Je trinquais avec lui avant de reboire l’intégralité de mon verre. Je sentais le liquide me réchauffer les entrailles, bien sur son entreprise sur mon esprit était encore loin de démarrer. Bien que cela serait considéré pour beaucoup comme une chance, ce n’était pas de cette manière que je percevais les choses. « Entre nous, la manière dont tu te nourris est bien plus salissante que la mienne. C’est là une des nombreuses raisons qui font que je n’apprécie pas les gens de ton espèce. » Adoptant à nouveau une face rayonnante, je renchéris : « Heureusement pour toi, je suis suffisamment ouverte d’esprit pour faire des exceptions. » Faisant tourner le contenant toujours vide entre mes doigts, je lui demandais : « Tu m’accompagnes ? Je ne vais pas boire seule toute la soirée. Ce ne serait pas bien galant de ta part. »

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Sujet: Re: Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza   Dim 9 Avr - 18:05

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Avec un tel accoutrement, elle ne devait pas s'offusquer que les regards traînent sur sa silhouette. Preuve en était lorsqu'elle se penchait de manière faussement désinvolte, offrant un peu plus la courbe de ses formes au regard du lupin. Forcément qu'il s'y attarde. Mademoiselle se fait aguicheuse et il en profite, ne se fait pas prier pour savourer la vue. Moustique ou non, il n'en reste pas moins amateur de la beauté féminine. « Tu ne manques pas de répartie. C’est agréable. » Si elle appréciait, elle n'allait pas être déçue tant le lupin avait la fâcheuse tendance à utiliser le sarcasme et les piques. Encore plus lorsqu'en face, on jouait le même jeu. « Belles dents. Tu devrais les tailler avant de te mordre la queue. » Le sourcil qui s'arque suivit de l'avancement du museau vers la vampire. Elle se donne de l'importance et lui se détend, s'amuse de leur joute verbale. Conflit d'égo réglé à coups de punchlines. « Et tu devrais tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant qu'on ne te l'arrache. Hormis pour la parlote, ce serait dommage de se priver de toutes ses.. possibilités. » Ce dernier mot n'est prononcé qu'après un léger suspens, choix de parole qui ne laisse pourtant pas d'erreur sur les possibilités mentionnées. Le sourire de défiance s'étire un peu plus avant que le Loup ne fasse claquer ses mâchoires, morsure dans le vide non loin de la bouille de la blonde. Le dos se redresse ensuite, le Loup rompant la proximité pour reprendre sa place préalable et s'occuper de la boisson demandée.

L'alcool descendu cul-sec, elle avait au moins le mérite de savoir descendre un verre comme il se doit. Mieux, elle se resservait aussitôt, accompagnant la chose d'un « Amateur. » qui venait heurter les tympas de Loup, qui fronce vaguement les sourcils, surpris par la provocation. Vraiment ? Piètre provocation. Le croyait-elle si orgueilleux qu'il se sente obligé d'attaquer les alcools forts pour lui montrer qu'il en avait une grosse ? Allons, allons. Elle pouvait faire mieux. D'ailleurs, Luke ne répondait à son attaque qu'en sirotant sa bière, dégustant chaque goutte qui tombait dans son gosier. Soupir de satisfaction lorsque le verre quitte ses lèvres. Suivi d'un rictus moqueur aux propos de celle qui trônait face à lui. Du respect pour les humais. Quelle belle connerie. Il était tombé sur une hippie qui s'intéressait au bien-être de sa nourriture. Les verres s'entrechoquent et chacun finit d'une traite sa boisson. Ce n'est qu'une fois ceci fait, que le Loup refait entendre sa voix. «  Et c'est votre fascination pour les humains qui me dérangent chez les tiens. Tu fais preuve de compassion là où il n'y a pas lieu d'être. C'est la chaîne alimentaire. Regarde dans la nature, un lion, un requin ou n'importe quel prédateur ne se soucie pas des émotions de sa proie. Pire pour nous, nos proies nous chassent. Et crois-tu qu'ils nous respectent ? Non. » Les iris se font incandescentes l'espace d'une seconde, réaction à une haine ancrée dans chaque cellule du loup. Haine qui sera tue, mise en sourdine avec la prise de parole de la blonde qui demande sa compagnie de beuverie. Le visage qui s'incline, accepte la proposition avant qu'il n'attrape un autre shot. « Si ce n'est pas galant, alors.. Je m'en voudrais de mécontenter une cliente. » La bouteille de saisie, Luke remplit les deux shots, s'emparant ensuite du sien qu'il levait à l'attention de la vampire avant de l'avaler d'une gorgée.

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Sujet: Re: Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza   Dim 9 Avr - 22:09
Je me retenais de rire à chacune de nos répliques cassantes. C’était un jeu agréable et auquel j’adorais me prêter. Plus encore, j’étais ravie de constater que mon interlocuteur avait un réel sens de l’humour, et n’hésitait pas à me renvoyer la balle droit dans la figure. Il ne se prenait pas au sérieux de manière exaspérante comme beaucoup d’individus de son espèce, et utilisait sa virilité à bon escient, sans en faire de trop. Vu de l’extérieur, sûrement pourrait-on penser que notre relation était vouée à un approfondissement futur. Cependant, les barrières qui séparaient nos deux natures distinctes ne résisteraient probablement pas à un retour à la réalité lorsque j’en aurai fini de mes amusements. Le futur était une notion des plus vague pour moi désormais. Seul le moment présent comptait. À quoi bon se demander de quoi demain serait fait ? Une chose était sûre : il ferait à nouveau nuit lorsque je remettrais les pieds dehors. Toujours cette éternelle rengaine. Qui pouvait me reprocher d’oublier mon dégoût des loups-garou l’espace d’une soirée ?

Je testais l’homme de mes diverses provocations, certaines au caractère sexuel à peine dissimulé. Vu le charisme que le barman dégageait, il était certainement moins innocent que moi. Mais que cela pouvait-il bien me faire ? Je ne comptais pas me rajouter à son tableau de chasse. Bien au contraire. Tandis qu’il se penchait vers moi, je restais plantée là, telle une statue. Je ne comptais pas reculer ne serait-ce que d’un millimètre. Je ne le craignais pas. Malgré son animosité intérieure, je ne l’imaginais plus souhaiter m’attaquer. Une lueur dans son regard m’indiquait que je lui plaisais bien trop pour cela. Que ce soit de par mon physique ou ma personnalité, je n’en avais cure. Sa réplique me fit me mordre la lèvre inférieure, tel un geste provocateur sur un visage de poupée en porcelaine. Sentant son souffle se fracasser contre moi dû à notre proximité soudaine, un bref frisson parcouru ma colonne vertébrale. L’échange était électrique. Je ne lui répondis pas, lui accordant la victoire pour cette manche.

L’inconnu me narguait, sirotant sa boisson peu alcoolisée. Il s’agissait là de son unique réponse à ma provocation de bas-étage. La suite ne lui ôta pas son sourire moqueur, bien au contraire, il se mettait à attaquer ma perception de l’Humanité et de ses droits. Je n’acceptais que très peu la critique quant à ce sujet. Aussi, je dû ravaler mes instincts pour ne pas me mettre en colère. Que m’importait l’avis d’un être tel que lui sur la question ? Je n’avais pas de comptes à lui rendre. Je décidais d’entrechoquer nos verres pour raviver ma bonne humeur, toujours aussi butée à m’amuser le temps que cela pouvait durer. Attentive, je me noyais dans ses paroles autant que dans l’alcool. Son opinion ne m’étonnait guère. Je ne pouvais pas le lui reprocher. Il ne descendait pas d’une race que je considérais comme évoluée. D’une voix posée, je répondais : « Mais très peu s’amusent avec leur proie avant de s’en nourrir si ce n’est le chat et la souris. Ils tuent pour leur survie, tout comme je suis obligée de m’exécuter. Ils n’ont pas de conscience comme nous, ce qui nous rend encore plus abjectes à torturer notre nourriture avant de passer à table. » J’haussais les épaules. « Mais j’imagine qu’il s’agit d’un point de vue bien trop difficile à saisir pour un loup-garou. » Je relevais un sourcil pour souligner ma taquinerie. Pourquoi me jugeait-on à chaque fois que j’abordais mes principes ? Personne ne daignait vouloir m’écouter et m’accorder le bénéfice du doute en dehors de mon clan ! Mon intégration au monde n’en était clairement pas facilitée. Bien que je n’osais me l’avouer, l’étroitesse d’esprit de mon interlocuteur venait de me décevoir.

Un instant plus tard, je l’invitais à me rejoindre dans ma tentative d’ivresse. Parler politique fantastique n’était pas le meilleur terrain d’entente, en particulier si les deux parties ne pouvaient accepter le point de vue de l’autre. Mon large sourire réapparut tandis qu’il me servait à nouveau après s’être pris un shot. Je l’imitais, vidant d’un trait mon alcool qui m’embua brièvement les yeux. Le moment était venu d’aborder l’évidence. « C’est drôlement vide pour une soirée telle que celle-ci. Tes ébats avec l’intégralité de la clientèle féminine aurait-elle eu raison de ta réputation ? » Je rigolais bien que je n’en pensais pas moins. Comment justifier une telle absence de clients sinon ? « Finalement, tu dois être heureux que je te fasse l’honneur de ma présence. Je suis plutôt géniale comme fille non ? » demandais-je d’un air faussement hautain, me redressant et prenant de grands airs. Le garçon aurait le droit à tous mes caprices. D'ailleurs, j'ignorais tout de son identité.

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Sujet: Re: Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza   Lun 10 Avr - 22:51

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Elle le distrayait. L'espace de quelques instants, elle permettait à Luke d'oublier, de s'échapper des pensées foireuses qui lui vrillaient l'esprit. Et ce n'était pas désagréable. Leur petit affrontement le divertissait. Mais pensait-elle réellement qu'il suffisait de quelques allusions osées et d'un peu de minaudage pour séduire le Loup ? Allons bon, elle risquait d'être déçue. L'animal ne se laisse pas avoir aussi facilement. Quand bien même d'un regard externe, le courant semblait passer entre les deux. D'ailleurs, l'un comme l'autre se doutait que la soirée n'allait pas aller plus loin que le petit matin. En aucun cas, elle ne changerait les idées qu'avait le Loup en ce qui concernait la race de son interlocutrice ou sa manière de considérer les humains. « .. Ils n’ont pas de conscience comme nous, ce qui nous rend encore plus abjectes à torturer notre nourriture avant de passer à table. » Une conscience ? Il y a bien longtemps qu'il avait mis sa conscience de côté en ce qui concerne les hommes. Sa nature et ses expériences passées avec eux le lui interdisaient. Mais Luke n'en dira rien, ne souhaitant pas se lancer dans une de ses discussions stériles où les deux parties campent sur leurs positions. A la place, il préfère nettement garder l'ambiance au beau fixe.

Un maigre rictus en réaction aux propos de la vampire concernant les loups et leur capacité à réfléchir, et le voilà qui hoche la tête, faux aveux accordés à la blonde. « Vos principes sont bien trop élaborés pour nous autres, simples animaux. » Il se moque ouvertement. Les idées qu'avait adopté la vampire lui était ridicules et Luke ne s'en cachait pas. Nouveau shot alors qu'elle évoque la foule absente de l'établissement. Les iris quittent le minois de l’immortelle pour se tourner vers les quelques poivrots plongés dans leur verre et leur ivresse. C'est vrai que vu comme ça, le bar du Loup ne donnait pas vraiment de quoi rêver. « Les gens n'ont peut-être pas de soucis à oublier ce soir. Hormis ces pauvres types.. A moins que ça ne se remplisse plus tard. » Ce qu'il espérait tout de même. Si la nourriture n'était pas matière à s’inquiéter, Luke était tout de même sujet à d'autres factures. Et à moins de rester loup et de vivre dans les bois, l'argent était une nécessité.

« Tes ébats avec l’intégralité de la clientèle féminine aurait-elle eu raison de ta réputation ? » A nouveau, il laisse s'échapper un rictus, amusé par la façon plutôt directe qu'avait son interlocutrice à le questionner. Le barman s'accoude sur le zinc, ancre le regard dans celui de la blonde avant d'hausser une épaule. «  Pourtant, je n'ai encore reçu aucune plainte. Et j'ose espérer qu'elles ne vont pas toutes radiner avec un bâtard dans les bras. » Quelle horreur. L'éventualité seule de se retrouver père a de quoi lui faire tourner de l’œil. Encore un cul-sec avant de recharger les verres et d'arquer un sourcil devant les manières de princesse. La Bête se redresse avant de contourner le comptoir. Nouvelle analyse de la vampire. Les yeux traînent, s'attardent ça et là tandis que la moue se fait songeuse. Il observe celle qui se donne tant d'importance dans les moindres détails. Avant de faire entendre un grognement et de poser son fessier sur un tabouret à côté d'elle. « Navré mon cœur, mais force est de constater que j'ai déjà vu mieux. Mais pour une morte, tu es marrante, c'est déjà ça. » Le buste qui bascule un tantinet en avant, Luke s'empare à présent du menton de la vampire, l'attrapant entre l'index et le menton avant de reprendre.  « Ne t'en fais pas, je suis sûr qu'il doit y avoir des créatures à qui tu ferais de l'effet. » Le menton est relâché et les lippes s'étirent alors qu'un immense sourire vient balafrer la trogne de l'Animal, tout content qu'il était de saper l'auto-complimentation de la vampire.
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Sujet: Re: Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza   Jeu 13 Avr - 12:11
Mon visage s’illuminait alors qu’il lançait, dans une fausse confession, que sa race était effectivement suffisamment dénuée d’intelligence pour saisir ma manière de voir les choses. Certains de ses camarades l’auraient probablement lapidé s’ils l’avaient surpris à tenir de tels propos, en particulier à une créature de la nuit. Depuis une poignée de minutes, nous étions en train de détruire bon nombre de codes qui régissaient notre comportement envers les uns et les autres. Je me surpris alors à me demander quelles étaient ses relations avec ses semblables. Était-il un fidèle servant de leur cause ? Ou bien ce la jouait-il en solitaire, ne se pliant à d’autres règles que les siennes ? À vrai dire, le loup-garou était bien complexe à cerner. Il me fallait garder mes interrogations en tête. J’étais bien décidée à en connaître les réponses. Je n’étais pas du genre à aller chaparder toutes les informations à mes supérieurs, mais cela pourrait se révéler utile à l’occasion. Toujours peu décidée à le caresser dans le sens du poil, je lui faisais remarquer l’absence étonnante de client dans son bar. Ce que l’homme lui répondit ne contenait en soi rien de bien croustillant. Il m’arrivait parfois d’oublier que les humains avaient besoin d‘alcool pour gagner de l’emprise sur leurs émotions. Je rajoutais à ce propos : « Les vivants sont faibles. Incapables de gérer ce qu’ils ressentent sans une aide, quitte à ne même plus se souvenir de ce qu’ils ont fait la veille. Pathétique. » Assortie à mes propos, ma mine blasée et renfrognée ne laissait aucunement paraître mon souci pour les individus « standard ». Après une telle remarque, le barman risquait d’être encore plus perplexe face à ma manière de les considérer. Oui, j’étais un paradoxe. Et je m’en réjouissais. « Bien que je n’apprécie pas de m’en nourrir, je ne suis pas certaine de pouvoir tenir en leur compagnie bien longtemps. J’ignore comment tu fais pour tenir un tel endroit sans dévorer la moitié de tes clients… » Je fronçais les sourcils avant de me retourner un instant vers la salle vide. « Remarque… Ça expliquerait cette désertion. » Lui lançant un regard faussement soupçonneux, je riais avant de reprendre une gorgée de boisson.

Marquant une pause, je réagis enfin à ses dires concernant la gente féminine. Mon interlocuteur ne semblait en aucun cas dérangé par mon franc-parler que l’on m’avait si souvent reprocher, en particulier lorsque mon cœur battait encore et les deux-trois siècles suivants. Pourquoi prendre des pincettes pour exprimer nos pensées ? Pourquoi passer par quatre chemins ? Encore une habitude humaine. Ne jamais rien dire qui pourrait choquer ou blesser quelqu’un. Foutaises. Comme si les humains ne se crachaient pas dans le dos ! Je remarquai l’attitude un tantinet provocante et sensuelle qu’arborait le brun suite à ma énième provocation. Amusée, je répliquai : « Elles ne veulent sûrement pas heurter ton égo. Certaines femmes connaissent les bonnes manières. Même si je n’en fais pas partie. » Ou du moins, avais-je décidé de ne pas les appliquer. À l’idée d’un nouveau nid de loup-garous, je réprimais une grimace. Ce genre d’événement suffisait parfois à déclencher des guerres inutiles. Chaque race s’assurait que les autres ne prennent trop d’importance et de suprématie. Ne souhaitant pas me lancer dans un tel débat intérieur, je me contentais de répondre : « Si cette idée te déplaît, je me ferai un plaisir de te rendre stérile. Ce n’est pas si compliqué que ça. En particulier chez un mec. » Je ponctuais la fin de phrase par un regard descendant, un rictus aux lèvres. Cela rendrait service à tout le monde s’il ne comptait pas procréer de toute manière !

Je le remarquais en train de me dévisager de la tête aux pieds, tandis qu’il se rapprochais de moi pour s’asseoir à mes côtés, sur le tabouret voisin. C’est alors que le propriétaire des lieux s’amusa à me descendre à l’aide de multiples répliques assassines. « Marrante » était l’unique adjectif qui me qualifiait à ses yeux. Cela ne me touchait guère, je n’avais pas besoin de l’affection d’un être tel que lui. Et puis, il ne faisait que de me provoquer. Peut-être en pensait-il davantage, mais il ne serait jamais en capacité de l’avouer. Je ne réagis nullement lorsqu’il me saisit le menton, bien que je me préparais à réagir en conséquence s’il ne s’arrêtait pas là. Une trahison n’était pas du domaine de l’impensable. Lorsqu’il relâcha son emprise, je restais immobile avant de m’exclamer, n’hésitant pas à me montrer légèrement vulgaire : « Je te cracherai bien à la gueule. Mais heureusement pour toi, tu possèdes un atout qui joue en ta faveur. » Je me saisissais alors de mon verre que j’ingurgitais cul sec. Si je me le mettais à dos, adieu douce boisson. Aussi infâme était-elle.

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Sujet: Re: Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza   Lun 17 Avr - 2:09

Tell me, who has the deadliest bite ?
Le visage de la Blonde qui irradie de joie face à l'aveu bidon du Loup, celui-ci en grogne, ramenant la vampire sur Terre, lui faisant comprendre que ce n'était là qu'une simple blague. Même s'il était vraiment que son espèce était plus simple dans la conception des choses et moins enclin à la philosophie que les suceurs de sang, Luke ne souhaite pas pour autant que la demoiselle ne s'emballe et se considère supérieure à lui. La rivalité entre les deux races revenait bien vite dans la caboche de l'Animal, lui qui s'était déjà permis une familiarité peu habituelle. L'immortelle pouvait s'en sentir flattée. Quand bien même il était difficile de suivre son point de vue sur le bétail. Elle les plaint puis les méprise. Il faudrait qu'elle songe à se fixer. Autant il était d'accord sur la faiblesse des humains, autant il pouvait concevoir le besoin d'une aide, alcoolique, chimique ou autre pour ne pas se laisser engloutir. Il l'avait vécu. « Il y parfois un certain réconfort à oublier. » En plus d'un siècle de vie, il avait accumulés plus de regrets et de mauvais souvenirs que de bons. L'idée de pouvoir effacer une partie du fiel qui lui rongeait les neurones et le cœur était parfois alléchante.

Mine mélancolique vite remplacée par un sourire amusé alors qu'elle évoque sa patience et sa capacité à cotoyer les hommes. « C'est simple: sans clients, pas d'argent. Il suffit de prendre sur soi et de se défouler quand le rideau est fermé. » Ca n'empêchait pas les dérapages de temps en temps. Quand l'envie est trop forte ou que l'occasion est trop belle, Luke refuse rarement de céder à ses pulsions de mort. « Si je devais me nourrir que d'eux, imbibés comme ils sont, j'aurai sûrement réussi à attraper une cirrhose. » Le sourire s'étire devant sa propre absurdité. Qu'un Loup puisse être ivre en dévorant un poivrot était semblable à ce qu'un humain finisse ivre en mangeant des chocolats à la liqueur. Il en fallait un paquet.. Les iris quittent un instant la Blonde, s'assurent qu'aucun client ne demande un verre ou ne se soit endormi. Rien à signaler.

Si ce n'est une nouvelle réflexion concernant sa vie sentimentale. Nouvelle supposition qui se voulait vexante. Luke ne le prenait pas mal, pour l'instant. Elle lui a annoncé qu'elle avait envie de s'amuser ce soir et il ne s'offusque pas de la franchise avec laquelle la sangsue s'adressait à lui. Il préfère même. Les non-dits, lire entre les lignes, devoir deviner les pensées derrière chaque mot devient vite fatiguant, sans compter du temps perdu inutilement. Si l'on a rien à cacher, autant dire ce qui nous passent par la tête, encore plus lorsque l'on se fiche de ce que peut bien penser la personne en face. « Cela te paraît si invraisemblable qu'elles aient pu apprécier? A moins que ce ne soit une proposition déguisée ? Seulement mon cœur, je me moque bien de ton avis. » Une moue navrée d'offerte au Moustique avant qu'il ne vide pour la énième fois son verre. Secondes de silence pendant lesquelles il dévisage son interlocutrice, tentative pour la mettre mal-à-l'aise, lui faire perdre ses moyens.

Avant que l'option de la castration ne soit mise sur le tapis. La réaction est immédiate : les sourcils se froncent. La douleur imaginée et le fait d'être privé de sa masculinité n'ont rien de plaisant. Loin de là. Il ne tenait pas à avoir de moutards mais ce n'était pas pour autant qu'il fallait envisager de telles mesures. « En arriver là sans même la partie agréable de la chose, c'est à déprimer. » Presque. Elle ne moufte pas alors qu'il capture le menton, pourtant il la sentait quelque peu tendue, à croire qu'elle s'attendait à ce qu'il l'attaque d'un coup, lui brise le bas du visage sur un coup de folie. Allons, allons.. Il sait qu'en même un minimum se maîtriser. Contrairement au vocabulaire de la vampire. Le regard la défie, se fait provocateur un instant avant qu'il ne renâcle. Elle n'oserait pas, par peur de perdre l'alcool visiblement. « A propos, j'espère que tu es consciente que la maison n'offre pas. » Petite précision, le regard dur, au cas où elle s'attendait à repartir d'ici sans régler sa note. Et gare à elle si elle n'a pas de quoi payer.
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Sujet: Re: Tell me, who has the deadliest bite ? ft. Elza   Sam 22 Avr - 12:36
Le grognement animal qu’il émit lorsqu’il me vit jubiler face à sa fausse confession ne fit que m’amuser davantage. Il avait beau m’apparaître sous sa forme humaine, le Loup n’était jamais bien loin. Il attendait, prisonnier d’une coquille à l’aspect banal, prêt à jaillir au moment voulu pour déchiqueter ses victimes. J’étais fière de moi tandis que je notais le contrôle que j’exerçais sur mon interlocuteur sans même m’en donner la peine. Une goutte de condescendance suffisait à faire déborder le vase. N’était-ce pas là le signe de l’inexpérience ? Même s’il me paraissait plus jeune que moi, son aura dégageait une odeur relativement ancienne. Je m’interrogeais alors quant à son parcours, son histoire. D’où venait-il ? Quel âge avait-il réellement ? Avait-il eu de la famille ? Non. Je devais chasser ces questions de mon esprit. Il était hors de question de lui accorder tant d’importance. Il n’était qu’un pur divertissement, rien d’autre. Je ne pouvais me lier avec une créature de son espèce. Même si je le souhaitais et en était capable, cela ne serait réciproque de toute manière. Engloutissant un nouveau verre, j’aperçus du coin de l’œil un client sortir du bar après avoir réglé l’addition. Et un de moins ! Ce n’était franchement pas la fortune qui s’annonçait ce soir. Lorsque l’homme me fit partager les soi-disant bienfaits de l’alcool, j’arquais un sourcil, intriguée. Ma curiosité finissait toujours par me jouer des tours, ce qui constituait mon principal défaut. « Tu sembles parler d’expérience. Aurais-tu été un méchant Loup ayant besoin de faire pardonner ses piètres pêchés ? »

Suite à cela, il me fit partager sa technique pour mieux cohabiter avec les vivants. L’intérêt. Pour lui les humains ne représentaient que deux choses : de l’argent et de la viande fraîche. Bien qu’écœurée par cette conclusion, je ne laissais transparaître mes sentiments sur mon visage. N’avait-il donc le moindre attachement pour eux en dehors de ce qu’ils pouvaient lui apporter ? En fréquenter de par son travail ne lui fichait donc pas de ressentiment lorsqu’il leur déchirait la gorge ? Une lueur bestiale brillait dans son regard, à moins qu’il s’agissait uniquement de mon imagination. Une fois encore : la Bête n’était pas loin sous la surface. Malgré cela, je ne le craignais pas. À maintes reprises, je m’étais retrouvé à combattre des représentants de cette espèce. La mort définitive m’avait parfois frôlée, mais j’étais toujours parvenue à m’en sortir. Pourquoi l’issue serait-elle différente si nous lutions l’un contre l’autre ? En réaction à sa blague, je répliquais : « Je me demande quel goût peut avoir un Loup cuisiné au rhum. » Un sourire s’étira sur mon visage. La provocation avait toujours été ma plus fidèle alliée. Nous ne parviendrions jamais à être sur la même longueur d’onde en ce qui concerne notre nourriture, c’était certain. Est-ce qu’il réviserait son jugement si un d’eux dévorait l’un de ses proches ? Finirait-il par les craindre, par avoir du respect pour eux ? Non, irréfléchis comme ces « toutous » l’étaient, ils répondraient par une vague de massacres.

Abordant un sujet plus décontracté, je pouffais ouvertement lorsque le barman se mit à déformer mes propos. Il était si imbu de sa personne, je n’en croyais pas mes oreilles ! « J'ignore pour qui tu te prends mais, désolée de te l’apprendre, tu n’es franchement pas mon genre. La bestialité peut aboutir à des situations cocasses, mais un peu de tendresse ne fait pas de mal. Chose inconnue pour un Animal tel que toi. » Suite à cela, je me mis à le décrire de long en large avant d’ajouter : « Et puis… Vu la taille de tes muscles, tu dois sûrement compenser un sérieux complexe. » Je lui tapotais le genou pour illustrer ma compassion à son égard, refoulant un fou rire qui manquait de m’étouffer. Je ne m’étais pas amusé ainsi depuis bien trop longtemps ! À y réfléchir, jouer avec le feu à ce point n’était pas forcément une bonne idée. Je risquais de m’y brûler. Mais, après tout, mon interlocuteur prenait tout autant plaisir que moi à nos rixes verbales. Il avait beau me fixer par envie de me provoquer, cela ne me m’était clairement pas mal à l’aise. Au contraire, l’idée de le castrer n’en était que plus attirante.

La boisson cascadant dans ma gorge pour la énième fois, le gérant des lieux prit la peine de préciser que mes consommations n’étaient pas offertes. Je levais les yeux au ciel. « Quelle galanterie ! Tu es un grand séducteur sachant parler aux femmes. Et puis, si tu devais fermer boutique ce ne serait clairement pas de ma faute vu ton taux de fréquentation. » Je glissais la main dans ma poche de pantalon et en ressorti une liasse de billets que je jetais en direction de la caisse. « Satisfait ? Et rien ne sert d’afficher cette mine renfrognée. Ce que tu peux être capricieux mon Dieu… » Je soupirais d’une exaspération simulée lorsque la chanson Highway To Hell résonna dans les enceintes. Je fis des yeux ronds avant de bondir de mon tabouret et de tirer mon interlocuteur par la main. Mon invitation à danser était plus qu’évidente, et je me fichais éperdument des quelques péquenauds toujours présents dans la salle. Je ressentais le besoin de me défouler, et un classique tel que celui-ci représentait l’occasion idéale.

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