Won't you cure my tragedy ? (valko droski)

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DINE ON YOUR HEART

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Trentaine tout juste atteinte, innocence létale. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Marâtre castratrice, idiome sacrifié par convenances. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Directrice de l'orphelinat, terrible nom que celui de Caliari dont tous craignent les réprimandes barbares. Tapie dans l'ombre, la monstruosité guette les rires des enfants avec exaltation, euphorie morbide à peine retenue. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : and she would fall, so young, so lost and oh, so beautiful. [titre de mon champ]: ÉCORCE: : Centaine à peine consommée, la carcasse se délite sous les poids des astres et de la fatalité. famine qui ronge, usurpatrice, révèle les maux. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Cannibale portant couronne avec dignité, veuve noire insatiable. [titre de mon champ]: GANG: : Enamourée d'une solitude imparfaite, l'ignominie hante Rome sans l'ombre d'un partenaire. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : karma. (ava), lazare (sign) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 433 [titre de mon champ]: PACTE: : 12/03/2017



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Sujet: Won't you cure my tragedy ? (valko droski)   Jeu 13 Avr 2017 - 23:15
Won't you cure my tragedy ?
VALKO ft. ELECTRE


Monstruosité battant le pavé, projection fantomatique de la silhouette gracile de celle qu'on penserait biche effarouchée. Prédation vorace, elle emboîte le pas de l'inconnu dont l'errance nocturne se meut en fatalité tragique à mesure que les minutes s'égrènent, poursuivant l’itinéraire emprunté par son affriolante pitance. Misérable psychose que celle provoquée par sa condition de barbare, la famine rongeant les entrailles se propage à l'esprit, manquant d'aliéner définitivement la brune dont la constitution des plus rachitiques ne dupe que plus aisément ceux qui la penserait inoffensive. Le fumet exhale l'obscur désir, la cannibale manquant d'entamer sa propre chair en imputant à ses lippes la morsure de ses propres canines, avant qu'elle n’aperçoive sa proie disparaître dans les méandres d'une ruelle, derrière une porte métallique dont le grincement l'irrite soudainement, supplantant sur une même lancée le déplaisir provoqué par la fuite de l'autre. Lâche, qu'elle gronde avec un mouvement significatif du menton, s'engouffrant sans d'autres considérations dans l'étroit couloir, envisageant sans mal de le poursuivre jusqu'à enfin être à même de déchiqueter ses chairs. Étroite bâtisse, plafonds relativement bas, une ambiance tamisée, un établissement d'apparence ordinaire mais il y avait autre chose. Bientôt captivée par l'atmosphère sans parvenir à en déterminer les raisons, quelques instants lui furent nécessaires pour reprendre ses esprits et glisser subrepticement une pogne dans le dos de son jouet. Une risette, quelques mots suavement abandonnés au creux de l'oreille de celui-ci, c'est sans hésitation que l'homme lui emboîte le pas en direction d'un lieu d'autre discrétion : lieux d'aisance griffonnés sur le papier, boucherie mortifère en devenir, c'est les babines sanguinolentes qu'elle pousse d'une main le battant en bois pour s'extirper des communs, laissant là le charnier, lasse. L'estomac ne gronderait plus famine, au moins quelques heures, apaisant l'âme de manière suffisante.

Égarement au sous-sol, l'ombre d'un corps se dessine sur le mur, au bon vouloir d'une lueur grésillante. Paluches qui saisissent sans délicatesse la féline, le dos de celle-ci heurtant le mur en lui arrachant un hoquet de surprise. Morsure brutale apposée sur la main de l’agresseur, barbarie primaire, instinctive, c'est la fuite qu'elle saisit au vol. Dédale infernal, porte qu'elle découvre en tâtonnant sur les murs rêches, la pensant simple entrée vers un placard d'entretien supplémentaire. Gueule lupine qu'elle détaille d'un effleurement de l'index, glissant avec curiosité la main dans l'ouverture avant de retenir une plainte : pincement inattendu, c'est le battant qui pivote, lui offrant là la vision d'une toute nouvelle assemblée sous une voûte ô combien plus vaste. Foule suintante, concentration d'hormones masculines, musc et adrénaline, les yeux se braquent sur la fragile ondine aux joues rosies pleinement souillée de pourpre. Tâches qui s'épanouissent sur le tissu de ses frusques sans doute trop légères pour la saison, le surplus ôté lors de la fièvre chasseresse, les lippes couvertes de sang s'étirent avec gêne et elle essuie du revers du poignet son visage, quelques peu bousculée par ces montagnes de muscles. Trop petite, trop insignifiante, oiseau qui ne pépie guère lorsque les corps s'entrechoquent mais dont le regard suffit à exprimer toute la froideur. Qu'ils ne s'avisent pas d'effleurer l'épiderme cuivré, au risque de se faire arracher un doigt par la sauvageonne dont la tignasse emmêlée, humide, lui colle à la nuque. Il fait chaud, au sein de cette foule compacte. Trop chaud. L'odeur ferrugineuse excite, ajoutée à celle des combats qui faisaient rage au sein de la vaste cave et les chocs se rapprochent, tandis qu'elle tente de faire demi-tour, petit bout de femme parmi ces mâles. Ce n'était décidément pas la sortie.
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