Opium [Terminé]

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 36 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Officier de police [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Clairvoyance. Varri peut voir les souvenirs des autres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Charlize Theron, swan, alas [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2236 [titre de mon champ]: PACTE: : 04/01/2017



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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Dim 2 Juil - 9:12


Opium
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Explosion dans son être. L’eurythmie des cœurs cogne dans une symphonie déroutante. Varri soutient le regard trouble du colosse qui parait sur l’instant vulnérable. Il réfléchit. Encore. Ne comprend pas tout à fait ce qu’il se passe. Entre eux. Chez elle. Revirement brutal de la harpie qui s’arrime à ses lèvres pour autre chose que mordre. Tu es folle. Qu’elle se dit. Soupire de frustration lorsqu’il lui saisit le poignet, écartant la dextre de la ceinture mais prend un malin plaisir à constater qu’il capitule au baiser. Qu’il aime ça – elle le voit sans qu’il ait besoin de le dire. La chimie des corps n’est pas une putain de blague. Varri aimerait bien.
Le truand pourrait s’enfuir, ramasser les quelques bribes de son plan foutu en l’air par l’ardeur féminine et mettre fin à leur tourment. Il s’écarte, elle l’observe, carrure alanguie contre son mur, caressant d’un regard fiévreux les parties de peau qu’il révèle. La veste chute. Le débardeur vole. Et les muscles se dévoilent. Ne regarde pas. Elle ferme les paupières, rattrapée par l’inconstance, tiquant aux mots du Kvène. Il dit qu’il partira. Elle sait pertinemment que c’est faux. Les pognes l’attrapent par les hanches, font sauter les boutons du jean. Elle sursaute, respire contre le charnu des lèvres – sourit tristement à l’évocation de l’inévitable auquel il ne faut pas penser. La fin. Eternel dénouement. Sempiternelle appréhension de la caboche humaine. La mort, la baise, la vie.
L’échine tressaille aux mains qui dégringolent au bas de ses reins et entreprennent de la déshabiller. Elle se tortille, le pantalon tombe à ses pieds et la blonde donne une impulsion quand il la soulève, ondée frissonnante lui parcourant l’intérieur des cuisses. Elle noue ses jambes autour de lui, renverse la tête en arrière et mordille sauvagement sa lèvre inférieure, incapable d’endiguer le halètement se mêlant aux soupirs. Rien ne va plus. Les crocs la goûtent, ses ongles griffent – le corps se tend. Il se presse contre elle et elle gémit à son oreille. Tout ça l’ébranle. Elle se sent bien et ça lui fait mal. Parce que la descente aux enfers n’a jamais eu si bon goût. L’étreinte est sensuelle, la chaleur enivrante – fugace moment d’une lenteur exacerbée avant que Lars ne la plaque rudement contre le mur pour lui murmurer son désir. Ce n’était pas prévu. Pour elle non plus. Esprit malade dans une carcasse fiévreuse. Il l’embrasse et les doigts de la belle se perdent dans la crinière brune, prenant un court instant pour darder ses yeux dans les siens. S’abreuver de cette lueur de déraison. De cet instinct primaire et viscéral. Se retrouver dans un claquement des chairs jouissif. Douce panacée. Envie furieuse dans ses calots.
Le portrait du mâle s’ébrèche d’un doute. Encore un. Il craint le piège – elle, s’amuse à l’idée que ça aurait pu en être un. Diablement tentant. De jouir d’un calvaire. Il la regarde à distance, cherche la véracité calomnieuse sur son visage. Blondie s’humecte les lèvres lascivement, serrant l’étau de ses cuisses autour de lui – pressant son bassin contre le sien. « Non ne t’arrête pas. » Jamais. Qu’il la possède. Qu’il l’enchaîne. Promiscuité affriolante. Affolement des sens. « J’ai envie de toi. » Articule-t-elle dans un murmure profond. Coup sec du bassin pour se dégager de l’emprise, mettant pieds à terre pour mieux le confronter. Son visage est à quelques centimètres du sien, plus en contrebas. Les orbes roulent sur la pulpe des lippes masculines – invitation canaille à les dévorer. « J’ai envie de toi. » Elle s’avance, féline, l’incitant à reculer, lui interdit ses lèvres le temps de goûter à sa peau. D’effleurer la musculature saillante. De faire frissonner le derme dans une satisfaction tenace. Les mains visitent, sillonnent, s’attardent jusqu’au bouton du pantalon. Mâle trop à l’étroit. Elle arque un sourcil, provocatrice – avance encore d’un pas, déboutonne, tire sur le tissu. Le presse contre elle puis le repousse, encore. Valse des sentiments. Envie de conquête. Blondie enlève son tee-shirt, dégrafe son soutien-gorge. Et tant pis s’il voit tout. Tout de ses blessures. Tout de son passé. Elle ignore si c’est le froid ou l’excitation mais le bout de ses seins se tendent à la lumière de l’appartement miteux. Elle s’immobilise tranquillement, une main sur la hanche, son regard détaillant le mâle de la tête aux pieds. « Mets-toi tout nu si t’es un homme. » Elle veut le voir s’effeuiller pour elle. Elle veut le faire prisonnier de l’étau de ses cuisses et le faire gémir sous le rythme effréné de la cambrure de ses reins qui ondoie. « Achève-moi. » Susurre-t-elle. De plaisir. Au concert de nos gémissements.


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 37 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibâtard-HomicidoPresqueInvolontairement-Veuf - (Re)marié aux vins et spiritueux de la supérette discount du coin [titre de mon champ]: BESOGNE: : Fabricant et dealer d'une drogue dure commercialisée par la Nostra Regno - ah, ces sponsors du crime [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcier pur, suprême déchu mordu par la fourbe lupine [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Je crève dans mon dedans actuellement, j'ai les pouvoirs d'un gosse de 15 ans et les capacités irrégulières de ces gens en proie à une dualité interne. Mais j'ai un Beretta 92 FS et je sais viser. [titre de mon champ]: GANG: : Je collabore avec la NR pour qu'elle assure ma protection - et quand je dis collabore, je veux dire que je travaille pour eux - mais je ne suis membre d'aucun coven, d'aucune meute et je n'ai prêté allégeance à personne - faut pas déconner non plus [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Jason Momoa © Sign code by 2981 12289 0 © Gifs by Varri <3 [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2373 [titre de mon champ]: PACTE: : 06/06/2017



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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Dim 2 Juil - 15:08
OPIUM
Varri & Irénée
Un manque de confiance certain. J’hésite, même lorsqu’elle m’assure qu’elle a envie de moi, à la croire. Nous sommes des ennemis naturels. Tout ça me paraît impossible. Sauf si je suis en train de le rêver. Ou de le cauchemarder. Oui. Ca doit être ça. Un cauchemar au goût de paradis.

Je la laisse filer entre mes doigts lorsqu’elle me l’intime en reculant d’un pas. Elle m’enjoint à en faire d’autres. Voluptueuse. Sensuelle. Ses hanches se balancent plus qu’elles ne le devraient. Je trouve ça douloureusement érotique. Je veux la toucher. Mais elle le fait avant. Son contact m’électrise, m’arrache une protestation sourde. Je ferme les yeux, les rouvre de suite. Je veux te voir. Je ne veux pas te perdre de vue. Même pas une seconde. C’est au tour du bouton de mon pantalon de céder. Je soupire. Tente de murmurer un truc mais je ne sais déjà plus quoi. Mon esprit s’embrouille, encore plus lorsqu’elle se plaque contre moi… Lorsqu’elle s’échappe dans une ultime provocation. Elle jubile. Je fulmine. Pas d’énervement pour une fois. De quelque chose de bien plus primaire et animal. Elle se débarrasse de ses fringues. Me fait me sentir à l’étroit dans mon propre corps, plus seulement dans mon jean. Sa poitrine est parfaite. Sa peau est parfaite. Ses cicatrices sont parfaites. Je me déteste.  Je déteste le regard avide que je lui porte. La convoitise qui anime mes reins. Le feu qui remplace mon sang. La chaleur étouffante de cette pièce. Je déteste l’idée d’avoir autant envie d’elle. De ne pas pouvoir la planter seule dans son salon. Humiliée. Prostrée. Je me déteste de lui donner exactement ce qu’elle veut sans même qu’elle ait lutté longtemps pour l’obtenir. Et je me déteste encore plus lorsque j’envoie valser mes chaussures et que je me libère de mon pantalon et de mon boxer… Peut-être un peu moins élégamment qu’elle. Seulement parce qu’elle m’en donne l’ordre. Je suis tendu. Fièrement dressé. Son regard s’égare. Je tue la distance qui nous sépare, crache une injure en kvène devant le dernier bout de tissu qui nous limite – sa culotte, son string, son tanga, peu importe – l’enroule autour de mes phalanges et tire d’un coup sec pour que la dentelle se déchire. Je serais le dernier à t’avoir retiré ce sous-vêtement. Je refuse qu’un autre profite de cette vision sans que tu te souviennes que moi aussi. Que j’ai été là avant lui.

Bestial, un peu brutal, je lui vole un baiser passionné. La fais reculer à mon tour dans une danse frénétique. L’une de mes mains descend le long de sa poitrine – galbée - et de ses hanches. Je hoquette, extatique. Alors je descends encore. Jusqu’à son aine… J’évite son entrejambe pour venir caresser l’intérieur de sa cuisse. Varri bute contre quelque chose. Stoppe notre course. La table. Mes lèvres se détachent des siennes. – Est-ce que tu es prête ? Question rhétorique. Je remonte jusqu’à son intimité. M’enivre de sa chaleur. De son humidité. – Tu es prête, roucoulé-je, tremblant. Je la soulève, pressé. Pas plus tôt ses fesses posées sur la table de son salon, sur quelques feuilles gribouillées que je ne prends même la peine de repousser, je la pénètre d’un mouvement ample et profond. Je la pénètre entièrement. Je la sens se vouter. Ma main, plaquée sur ses reins, en épouse la cambrure. Durant un instant, je ne bouge pas, la forçant à en faire de même. Je savoure ce calme ; ce moment de plénitude absolu où elle m’accueille en elle. Ce moment improbable où je la sens, vraiment, autour de moi. Physiquement. Intimement.Bouge pour moi, grogné-je en relâchant la pression. Je lèche sa clavicule quand elle m’obéit – elle goûte les fruits et le sel - gigotant pour trouver la meilleure position. Ses mains s’agrippent au rebord de la table, à mes épaules. Elle jette sa tête en avant. En arrière. Elle soupire contre ma peau réceptive. Fait gonfler mon plaisir avant que je ne lui pince les hanches, qu’elle scelle plus fortement ses jambes autour de moi et que j’aille et vienne en elle. D’abord lentement – trop – jusqu’à ce que je l’entende feuler de privation ; rapidement ensuite. La sensation me chamboule. Pas juste parce que c’est incroyablement bon, mais parce que c’est Varri. Peut-être qu’une partie de moi a toujours voulu franchir cette barrière. La renverser. La plier. La briser. Faire comme si elle n’avait jamais était là. Peut-être que j’ai toujours eu envie d’elle. Peut-être que c’est pour ça que je la déteste tellement.

Je frissonne. Râle. Mon torse bute contre sa poitrine pour qu’elle se penche à arrière. J’aimerais monter sur la table, avec elle ; sur elle. Pour la dominer plus encore, asseoir une autorité sexuelle factice dont elle ne se souviendra même pas. Mais je me contiens, parce que je ne suis pas sûr que son mobilier puisse supporter mon poids et un assaut plus bestial que celui que nous partageons actuellement. Je me contente d’accentuer les à-coups de mes reins, flirtant, probablement, entre le désagréable et le trop intense. De mon côté le plaisir enfle comme une bulle tiède, comme si l’orgasme était quelque chose de distinct ; de plus en plus difficile à canaliser. Le claquement de nos chairs, la moiteur de nos peaux, l’odeur de notre union, fait vibrer chacun de mes muscles, circuler mon sang plus vite, fait remonter mon cœur dans ma gorge et emballe ma respiration – tant et si bien que je ne sais même plus si je respire. Il suffit d’un gémissement – celui de Varri – et de la contraction de son corps autour du mien pour me faire jouir. En elle. Je n’ai pas mis de préservatif, est une évidence qui ne me percute que maintenant, très furtivement. Mes doigts gauches se referment dans le dos de la blonde. Les autres froissent des papiers sur la table. Mon visage s’enfouit dans son cou. Je grogne ma satisfaction saccadée. Me réjouit du palpitant voisin qui n’est pas en meilleure forme que le mien. Encore une fois je dois me faire violence pour ne pas m’écrouler sur elle, mes jambes tremblants sous la passion de notre ébat, ma vision troublée d’un voile blanchâtre.

Il me faut une bonne minute pour trouver le courage de me reculer et, par conséquent, de me séparer d’elle. Je titube légèrement, un sourire badin étirant la commissure de mes lèvres. Je me sens bien. Poisseux, mais bien. Beaucoup moins misérable que ce que j’aurais pu l’imaginer. – Tu as un goût de reviens-y Varri, soupiré-je avec une voix encore rauque. C’est sans me soucier de ma nudité, sans même essayer de récupérer mes fringues, que je me dandine jusque dans la cuisine. J’ai soif. Je bois directement au robinet, comme si je n’avais pas bu depuis des jours. A m’en faire mal à la gorge de vouloir boire trop vite. – Ca va mieux ?, demandé-je mielleux en m’accoudant au bar. Je lui jette un coup d’œil coulant teinté d’une fausse innocence. – Si ça ne va pas mieux dans 10 minutes et une clope on peut toujours retenter l’expérience. On m’a toujours dit qu’il fallait persévérer dans la vie. Et tu avais l’air vraiment désespéré. On n’est jamais trop prudent tu sais. Elle se déplace. Je ne saurais dire si elle est gênée par ce qui vient de se passer ou particulièrement satisfaite de m’avoir baisé. Ou de s’être faite bai… Enfin, tu vois le principe.Reste nue, murmuré-je subitement. Tu es belle quand tu es nue. Pas plus vulnérable juste… Je hausse les épaules. Puis tu t’en fous tu ne t’en souviendras pas.Ca me fait oublier pourquoi on est censé se battre.




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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Dim 2 Juil - 22:02


Opium
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
La flic déraille quand la femme glapit. Folie furieuse. Cette attraction est aussi insensée qu’immuable. La lapone ne peut la refréner même si l’encéphale tend à reprendre le pouvoir à violents coups de lucidité. Il est peut-être coupable. Ou pas. Le loup. Elle n’oublie pas les marques sur les corps, se rappelle très bien de ce qu’elle a vu avant qu’on ne la croit givrée. Il y a ce truc bizarre qui grandit en elle – cette clairvoyance psychédélique qui lui fait voir un tas de choses qui l’effraie. Elle veut comprendre. Ça oui. Mais là, elle veut surtout se faire tringler.
Varri est comme ça. Elle déteste les ronds de jambe et encore plus les relations mièvres qui ne mènent qu’à la contrition. Sa vie c’est son boulot et l’un dans l’autre, elle ne fait jamais dans les sentiments. Jamais. Mais encore faut-il qu’elle reconnaisse que parfois ça déraille. Encore faut-il qu’elle assume, que ses pulsions irrépressibles la guident parfois vers un lot d’emmerdes considérables. Parfois ? Non. Toujours, en fait.
Blondie regarde, se bâfre de la vision du mâle dans son plus simple apparat. C’est une vraie sculpture – l’effigie parfaite de la virilité bestiale, à l’état brut. L’image excitante du bad-boy qu’elle tenterait de dresser. Le cliché en est risible mais pas moins vrai. Elle l’admire un instant, satisfaite de voir qu’il la désire – car oui, y a des choses que l’on ne peut pas cacher. Et qu’il rayonne, le colosse, d’un savant mélange de colère et d’ivresse charnelle - ce quelque chose d’excitant qui fait frémir de la tête aux pieds. Qui lancine entre ses omoplates et calcine le bas ventre. Elle ne contrôle rien des altercations entre sa psyché et son corps. Elle crache sur sa raison. Les paupières se ferment et les lèvres envient.
Il fond sur elle, coince sa culotte entre ses doigts épais et tire. Le craquement du tissu arrache un frisson irrépressible à la fine musculature. Varri se contracte, trop excitée. Une plainte s’éclipse de ses lèvres entrouvertes et il la fait taire d’un baiser langoureux, l’entraînant vers l’arrière avec empressement. La paluche se fait inquisitrice, sillonnant ses monts avant de se promener sur son ventre, déviant jusqu’à la chair tendre et érogène de l’intérieur de son flanc. Elle se liquéfie. Que la torture cesse. C’est qu’elle pourrait supplier. Les pas s’entremêlent, les carcasses se touchent jusqu’à ce que la table arrête la course folle. Regard enfiévré qu’elle lui concède. Il demande avant de venir s’inquiéter lui-même de la moiteur de son entrecuisse, doigts qu’elle accueille dans un soupir d’abandon. Pas besoin de formule ou de dessin. Varri laboure les épaules massives de ses ongles, le presse de son bassin pour qu’ils s’unissent sans plus attendre. Elle le veut en elle, maintenant. Assez pour ponctuer l’étreinte de quelques gémissements impatients. Et il exauce. Dans un geste prompt, il la bascule sur la table et glisse entre ses cuisses, la pénétrant si profondément qu’elle se redresse et se fige. Le souffle haletant galope contre la peau hâlée, le cœur chavire mais le temps se suspend. Elle comble un vide en le serrant tout contre elle, se maudit de n’être que lave en fusion sous ses doigts. Même les plus intègres ont des bas instincts.
Le galbe de son buste s’accentue et elle laisse échapper un nouveau soupir entre dents serrées. Elle voudrait retourner la tendance – sabouler le mâle pour lui grimper dessus. Mais sa carrure ne fait pas le poids contre le dominant. Il lui demande de se mouvoir et elle ondule contre lui. Au plus près, accentuant ainsi son propre plaisir, museau furetant contre l’épaule – mordillant le derme cuivré. Elle veut y laisser des traces, comme lui a laissé des bleus sur ses bras. Qu’elle ne soit pas la seule à trinquer.
Mais dans le fond, elle aime ça. Leurs bagarres, les défis qu’ils se lancent en silence et le délice de leur promiscuité qu’elle risque ensuite de regretter. Elle resserre fermement les cuisses, l’invite à aller venir en elle dans un souffle saccadé, les doigts remontant ses bras tatoués pour venir griffer les pectoraux saillants. Il bande les muscles à chacune de leur rencontre et elle soupire contre sa peau – les sens excités par la fragrance de leur sueur lubrique. « Plus vite. » Qu’elle lui susurre à l’oreille dans un râle furibond. A chacun de ses assauts, la table menace de rompre sous leur poids – l’appartement tout entier semble trembler. Elle se soulève au plus près, se colle au poitrail et serre l’émail quand il renchérit avec plus de violence. Ça fait du bien là où ça fait mal. La douceur est un luxe qu’elle ne se paie pas souvent – et la blondine aime de toute manière que le stupre se fasse à l’instinct. Le plaisir grimpe et elle gémit, se contracte autour de sa queue, l’amenant ainsi au bout de son extase. Une vague de turbulences la secoue subrepticement et ses muscles finissent par se relâcher en écho avec le râle guttural du mâle repus. La passion dévorante s’étiole petit à petit et le calme revient finalement.
N’oublie pas de prendre ta foutue pilule. Qu’elle se dit. Une fois pas deux.

Il s’arrache à elle et se rend jusqu’à la cuisine tandis qu’elle biaise un regard indolent sur la paire de fesses qui se trémoussent. Ok. Elle sait ce qu’elle lui trouve, ne supporte pas ses pensées d’ado frivole. Un goût de reviens-y. La blonde grimace et se redresse sur ses coudes. « J’suis pas sûre du compliment là. » Elle hésite à l’envoyer chier, mais se dit que c’est trop frais après avoir joui l’un pour l’autre. Il semble particulièrement taquin – presque enthousiaste. Elle, est sceptique.
Qu’est ce que t’as foutu ? Elle se lève, cherche du regard ses affaires éparpillées et passe une main dans ses cheveux en pagaille. Une bonne partie de jambes en l’air avant de friser l’amnésie. Curieusement, elle se sent soulagée, rassérénée de la tension inextricable qui l’accablait. « Quoi... Tu penses déjà à remettre ça ? Tu crois avoir l’endurance ? » Elle le charrie, se demande vraiment s’il ne se fout pas de sa gueule. L’air désespéré. ça la pique à l’intérieur – révolte son ego. Elle ramasse ses frusques mais la demande spontanée du mâle coupe court à la gestuelle. Elle l’observe en silence, plissant les yeux comme si elle avait exhumé quelque chose de rare chez son interlocuteur. « C’est que tu deviendrais presque sentimental. » En ça, il a raison. Ainsi, il n’y a qu’eux. Dans une simplicité affriolante. Dénués de toute bataille.
Elle s’approche du comptoir, s’empare de la pogne du Kvène pour inspecter la blessure faite par la lame du ciseau. La paume est meurtrie mais le sang a séché. « Evite de saigner sur le parquet. » Elle croise son regard, se dérobe pour aller à la salle de bain et ramène la trousse de premiers secours. « Montre. » Elle suggère mais n’attend pas qu’il se fasse docile. Elle exhibe la plaie pour la nettoyer sous le néon de la cuisine à l’aide d’un coton imbibé d’alcool. Le silence s’égrène au tic-tac de l’horloge. « Comment ça va se passer ? » Lui demande-t-elle finalement, l’inflexion de ses sourcils traduisant une certaine appréhension. « Qu’est ce que tu vas faire pour que j’oublie ? » Elle lève les yeux vers lui, examine le faciès encadré par le crin sombre, désirant en comprendre la plus subtile des expressions. Le doute l’étrangle. « Tu ne vas partir n’est-ce pas ? » Elle s’humecte les lèvres, contrariété tapie dans le fond de ses calots. « Et tout ça, ça ne servira à rien. » Je te reverrai. J’en suis sûre. Ils parlent d’un dénouement qui n’existe pas. Et finalement, la blondine n’est pas certaine de vouloir ça.
Varri étire le sparadrap contre la paume, rend sa main à son propriétaire puis se détourne vers la table basse où gît le paquet de clopes. Elle en attrape une qu’elle glisse entre ses lèvres. Le briquet craque, le papier s’embrase et elle inspire profondément. Une bonne dose de nicotine, histoire de défrayer le palpitant. Elle envoie le paquet au mâle, escomptant qu’il le rattrape au vol. « Je me rappelle de la fille Blix. » Elle s’avance vers la fenêtre ouverte, se contrefiche bien que l’on y voit ses seins. « En fait, je me souviens surtout de ses frères. » Réminiscence lointaine. Elle ne sait pas vraiment pourquoi elle parle de ça. « D’ailleurs, en y réfléchissant, l’aîné te ressemblait beaucoup. » Pas physiquement mais de caractère. Il était du genre buté, à jamais ne se remettre en question – à préférer mordre plutôt que parler.    
       
   


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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Lun 3 Juil - 1:44
OPIUM
Varri & Irénée
C’est bien, les putes. Tu ne leur dois rien, aux putes. Sauf de la thune. Même que parfois elles ne sont pas très chères, les putes. Ca dépend ce que tu prends. Mais tu sais à quoi t’en tenir, avec les putes. Il n’y a jamais de mauvaise surprise, avec les putes. C’est toujours bon, rapide et efficace. Elles ne te jugent pas, les putes, ne pensent jamais à mal ; elles ne te regardent pas, après, en se disant qu’elles ont fait une erreur, qu’elles n’auraient pas du, que c’était bon et que du coup c’est gênant. Elles te font même des compliments, les putes, si tu leur souris… C’est pas vrai mais, au moins, tout le monde est au courant. Puis elles te disent merci. Elles ne se sentent pas obligées de parler pour combler le silence, les putes. De te faire la conversation pour te faire plaisir. Pour éviter de faire le point. Tu ne peux pas entendre quelque chose de déplaisant avec les putes. Avec un peu de chance tu peux même tomber sur une pute qui ne parle pas un mot d’italien. Elles sont toujours d’accord avec toi celles là. Elles ne sont jamais désobligeantes. Jamais blessantes. De toute façon se faire blesser dans son égo par quelqu’un qu’on ne connait pas c’est plutôt improbable. A moins d’avoir une susceptibilité de gonzesse, mais là... Puis tu restes pas avec une pute après l’avoir baisé. Tu te barres. Ou elle se barre. Y a pas d’après avec une pute. Y a que l’instant présent. Le meilleur.

Je connais Varri.
Ce n’est pas une pute.
Je ne la paie pas.
C’est déjà plus complexe de jongler correctement avec ça.
Et puis elle est chiante. Même après le cul.
Elle me rappelle pourquoi depuis Eija je me suis contenté de sortir le porte-monnaie pour une partie de jambes en l’air.

Je soupire en me redressant. Pas par plaisir mais par pure lassitude. Une vague de fatigue me submerge. Putain, même à poil il faut se battre. Je détourne le regard de Varri pour le poser sur une fêlure sur le comptoir – un genre d’étoile avec des détails superbes. – J’ai aucun doute sur mon endurance mais alors sur mon envie de remettre ça, finalement… vociféré-je dans ma barbe. Peut-être trop bas pour qu’elle l’entende. Peut-être pas. En tout cas elle ne renchérie pas. Je pianote sur le bar, me demande pourquoi je suis encore là, me rappelle que c’est pour elle et qu’il ne faudrait qu’un peu de bryone pour m’éviter de m’éterniser. J’esquisse le geste de me sortir de là. Elle referme ses doigts sur mon poignet pour vérifier l’intérieur de ma paluche. Je suis son regard. Je ne saigne plus. Ca cicatrice. Pourquoi tu voudrais que je tache ta merde de parquet ? Qui, à bien y regarder, n’est plus à ça près, soit dit en passant. Elle s’éloigne avec la grâce d’un chat qui sort de la sieste, un peu groggy, un peu irrité, et revient avec sa trousse à pharmacie. T’es pas sérieuse, là ? Je jette une œillade entendu au dessus de mes épaules, où les quelques griffures rougeâtres qu’elle m’a assénées sont assurément plus urgentes à désinfecter. – Non, refusé-je par simple esprit de contradiction lorsqu’elle me demande de lui remontrer. Mais elle ne m’écoute pas, me plaque un coton imbibé d’alcool dans le creux de la main pendant que le cliquetis incessant de sa connasse d’horloge murale me rend dingue. Ca fait mal mais, tout l’monde s’en fout. J’essaie de me dérober… Qu’un instant. Parce qu’elle me parle et que ses babillages me clouent sur place.

Au moins elle semble avoir accepté son sort avec vachement de maturité. Elle est calme. Elle veut juste avoir les détails. Et je comprends, à sa seconde tirade, que ce n’est pas juste de chez elle qu’elle veut que je parte, ni même de Rome, mais visiblement du pays. Tu ne veux pas non plus que je change de planète ? Manière que ça soit sûr-sûr-certain qu’on se recroise pas ? Elle me vexe, sans que je ne sache véritablement pourquoi… Enfin, si, un peu. On vient de coucher ensemble. Qu’elle veuille si rapidement que je sorte de son sillage ne fait franchement pas du bien à mon ego de mâle. Je n’espérais pas qu’un lien indéfectible se crée entre nous ou, pire, qu’on se demande en mariage dans la soirée… Mais, je ne sais pas, enterrer la hache de guerre durant 20 minutes ça ne me semblait pas complètement déraisonnable, comme idée. J’ai toujours été enthousiaste après le sexe. Le genre de truc qui part plutôt vite… Mais c’est comme ma clope le matin avec le café, j’aime savourer ce sentiment avec lequel je ne suis pas familier. Et, comme j’aime pas qu’on me cause avant ma clope et mon café, j’ai tendance à pas kiffer qu’on pisse sur mes pauvres instants de détente.

Je me mords la langue. Ferme ma gueule parce que je sais que je serais forcément désobligeant. Elle me met un pansement. Va récupérer un paquet de clopes, s’en prend une, me lance le reste. Je le rattrape au vol en me disant qu’il faut vraiment que je me barre avant de la faire passer par la fenêtre et là… Blix. Je me tourne vivement vers elle, la cigarette en suspect entre mes lèvres, le ciel et la terre ; pincée entre mon pouce et mon index. C'est à moi de chercher le compliment. S'il y en a un lorsqu'on dit à quelqu'un qu'il a un goût de reviens-y - ça veut dire que t'es bonne, va pas te plaindre - je n'en trouve aucun dans une ressemblance frappante avec quelqu'un que l'on méprise. Tu le fais exprès ? Ou y a vraiment que ça qui te vient comme sujet de conversation ? Que la façon dont je vais te faire oublier, mon départ et les Blix ? Je crois qu’on vient d’atteindre le summum de la soirée naze. J’veux dire, le seul truc pire qui pourrait arriver, là, maintenant, c’est une boule de destruction qui traverserait l’appartement. Et encore, ça serait tellement salvateur que je ne suis pas sûr que ça pourrait vraiment sur-gâcher l’ambiance.

Je hoquette. Un espèce de hoquet qui ressemble à un rire moqueur, surpris et effaré mais en beaucoup moins démonstratif. – Je crois bien que ça y est là, non ? Pour te faire oublier j’entends. Pas besoin de GHB normalement… Regarde, maintenant qu’on a couché ensemble et que t’en es pas fière tu vas forcément faire comme si tu ne me voyais pas, si tu me croises. Je hausse les épaules d’un air entendu. Allez, mens pas. Tu te cacherais pas entre deux rayons au supermarché du coin ou tu ne prendrais pas une rue que tu ne connais pas juste pour ne pas avoir à me causer ? Ca ne fait pas ça d’avoir succombé à ses plus bas instincts avec un type qu’on déteste ? En plus de se sentir sale et obligé d’engager la conversation sur des sujets qui le foutront forcément en rogne j’entends. Ca j’imagine que c’est gratos, genre pour édulcorer un peu le malaise.  Puis, attends, attends, je fais un geste ample pour la prier d’attendre, faussement emballé par l’histoire que je raconte. Comme si elle pouvait franchement me faire rire. T’imagine si tu venais à parler de moi à tes patrons ? S’ils apprenaient qu’on avait couché ensemble ? Que tu fricotais avec un suspect… Alors là ! Ah ! Ils penseraient que tu veux m’envoyer en taule juste pour te venger… Parce que je t’ai trompé ou parce que je ne te fais plus jouir. J’ouvre de grands yeux stupéfaits. Ou pour une sordide histoire de chaussettes sales que je ne mets jamais dans la panière de linge. Et je redeviens brusquement très sérieux. Froid et insondable. - Y a pas plus efficace que ce que nous venons de faire pour redevenir des inconnus l’un pour l’autre, Bjurman, craché-je en allumant enfin ma cigarette. Ca pourrait même nous faire oublier nos racines communes à Kiruna.

Je me dégage de derrière le bar pour me foutre au milieu du salon. Là où y a des fringues partout. Il me faut ma veste.Et cache ta joie, surtout, de me voir rester. Parce qu’effectivement, je vais partir de ton appartement et de ta vie, mais certainement pas de Rome. Pas pour tes beaux yeux. Faut pas déconner. Je t’assure cependant qu’on ne se recroisera pas de sitôt. Putain… Certainement pas. Je la vois. Entre le fauteuil et le mur. J’écrase la distance qui me sépare du bout de tissu. Récupère mon jean en passant. Je le renfile sans mon boxer. Soulève ma veste pour fouiller dans une de ses poches. - Je sais où tu habites, où tu travailles, les bouges que tu fréquentes… Je saurais faire attention. J’ai vécu 10 ans dans le Norrland sans que personne ne me mette la main dessus. Rome est plus peuplé. Ca devrait être plus facile de disparaître. Tu n’as même pas la moitié de mon nom italien. Au pire, je sais parfaitement comment te rendre amnésique. Victorieux, j’exhibe un sachet de bryone. – Quant aux Blix. Une grimace de déplaisir. Je me pince l’arrête du nez. Ah bah oui je ressemble au grand frère Same, l’arien de base avec ses beaux cheveux blonds pétasse de princesse et son QI d’huitre. Je suis ravi d’apprendre que j’ai plein de similitudes avec le mec que je déteste depuis des années. Et qui me le rend bien. Et qui est à Rome pour me buter. J’suis sûr que ça nous fera un beau sujet de conversation pour nos retrouvailles. Ou pour mon épitaphe. "Ci-gît celui qui nous faisait tous penser à l’aîné Blix."Pourquoi on parle des Blix ? Parce que je me tapais la sœur ? Me voir nu t’inspire un peu trop, je trouve. A nouveau devant le comptoir j’y claque deux gélules. – Prends ça, que je puisse me barrer, craché-je en italien, pour le côté plus impersonnel.




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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Lun 3 Juil - 22:36


Opium
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Il grommelle. Il ronchonne. Ne se montre pas franchement coopératif mais elle s’en fout. Elle nettoie sa plaie parce que c’est une manière pour elle de se rapprocher de lui et de montrer patte blanche. Autant dire que ça pourrait peut-être marcher si elle n’avait pas tendance à l’ouvrir pour jouer la provoc. Varri n’a jamais été douée pour les relations humaines. Elle est parfois maladroite, brutale et manque terriblement de tact. Trouver les mots n’a jamais été son dada – encore moins lorsqu’il s’agit d’en mettre sur ce qu’elle pense ou ressent. Plus elle cause et plus la gueule du mâle se décompose. Elle l’a vexé. L’odieuse. Elle l’entend s’indigner, se retourne vers lui tout en s’appuyant contre le garde-corps, roulant sa cigarette entre deux doigts, observant vaguement la fumée qui s’en échappe. Le geste est mécanique. Permet de l’arrimer au ponton de la réalité. Elle l’écoute, fronce les sourcils avant de rouler des yeux, agacée par les raccourcis qu’il lui crache. « T’es pas dans ma tête, Lars. Tu peux pas dire ça. » Non. Parce qu’il ne sait rien. Au contraire d’elle qui voit des trucs à travers ses yeux, lui, il est aveugle. Est-ce qu’elle a honte ? D’elle, un peu probablement. Mais pas de lui car il s’est montré vrai. Le plus vrai d’entre eux deux. « Je ne te déteste pas. » Qu’elle intervient d’un ton calme tandis qu’il continue son laïus réprobateur. Il l’irrite. Il lui lâche ses présomptions blessantes et elle se masse la tempe, résistant à l’envie de lui rire au nez. Ses supérieurs ? Ils la croient déjà folle. A-t-elle vraiment quelque chose à perdre ? A-t-elle encore quelque chose à risquer ? Cette pensée la trouble. Elle fixe le sol avant de secouer la cendre par la fenêtre, profitant de la brise nocturne pour garder son sang froid. Quelle riche putain d’idée.
Qu’ils redeviennent des inconnus alors.
Après tout, ce n’est pas comme si tout ça avait commencé par une brutale empoignade, l’ingestion forcée de drogue et la menace de lui briser quelques membres. Clôturant le tout par une partie de baise, aussi plaisante fut-elle.
Est-ce qu’elle n’est pas en train de rêver ? Ca ne peut pas être vrai. Tout ça. Qui lui saute à la gueule. Ses sentiments jouent aux montagnes russes.
Lars bouge, Varri le fixe. Elle redoute qu’il la rejoigne pour finir ce qu’il a commencé. La tuer. Ca pourrait être si simple même si son ADN est partout sur elle. En elle. Nouveau froissement sur le minois qui suit les faits et gestes du Kvène ramassant ses frusques. Il enfile son jean – ce qui résonne en elle comme un avertissement cinglant. Comme si à poil, il ne pouvait pas passer à l’acte. Comme s’il fallait être habillé pour pouvoir buter quelqu’un.
Il s’emporte et lui dit que son vœu va être exaucé. Qu’il va disparaître de son appartement et de sa vie mais pas de Rome. Qu’aurait-elle du dire ? Devrait-elle le retenir ? Se mettre à ses pieds pour l’implorer de lui pardonner ? Elle le regarde s’agiter, circonspecte. Tu me fais quoi là ? Le deal a toujours été qu’elle l’oublie même si elle n’est plus bien sûre de ce qu’elle veut. « Le Norrland n’a rien à envier à la jungle urbaine de Rome. » Qu’elle lâche. Quand elle y songe, elle peine à croire que Lars a quitté tout ça pour se noyer dans les bas fonds rances de la corruption ritale. L’autarcie dans la sylve lapone ne l’a en rien sauvé. Et cette admiration muette qu’elle avait pour lui – elle vient de la perdre en sachant ça. Le mâle articule haut et fort l’ébauche de ses plans et Blondie ne peut s’empêcher de soupirer longuement. « T’essaies de te convaincre que ça va marcher, c’est ça ? » Parce que dans le fond, peut-être qu’il doute – il doute férocement que toute cette mascarade puisse tenir la route. La comparaison à l’aîné Blix semble l’achever. Lueur de la guerre intestine qu’ils se sont toujours livrés. Où est ce qu’elle est maintenant ? La sœur Blix. Varri se dit qu’elle devra se renseigner. Tout se mélange dans sa tête. D’une pichenette, Blondie envoie voler le mégot de sa cigarette par la fenêtre. Elle s’arrache au garde-corps, revient à son tour vers le centre de la pièce pour lorgner les deux pilules qu’il vient de poser dans un geste brusque sur le comptoir.

« Pourquoi t’es en colère ? »

Non. Ce n’est pas ça qu’elle avait en tête de lui dire. Et pourtant c’est sorti, comme si elle se réveillait d’un long songe abstrait.

« Vraiment. » Le ton est calme. Implacable. « Tu m’en veux parce que je veux t’oublier, c’est ça ? » Elle hausse sèchement des épaules, reprenant sur un ton plus incisif. « Je te rappelle que c’est toi qui m’a drogué. Que c’est toi qui veux te débarrasser de moi. » Les doigts s’emmêlent dans le crin doré. Elle remue légèrement, irritée. « Je suis là pour l’enquête. Cette putain d’enquête. » Enfin. Maintenant, elle est confrontée à un autre problème. « Sans queue ni tête, bordel. » Le timbre s’éraille. Elle s’appuie contre la table, tête renversée vers l’avant – ramasse les miettes de son égarement. Rassemble les pièces du puzzle de la vraisemblance. Elle remarque le ciseau au sol dont la lame est tâchée du sang de l’animal. Elle s’en empare, le plaque vivement contre le comptoir aux côtés des deux pilules tout en dardant ses prunelles dans celles de son interlocuteur. « Tu devrais nettoyer ça ou je vais me poser des questions à mon réveil. » Elle passe la langue sur ses lèvres, se perd dans une réflexion avant de parler. « Laisse-moi cinq minutes. » Au moins ça. « Cinq minutes pour prendre une douche. » Elle n’attend pas l’approbation dans les calots du bourru, le dépasse pour se diriger vers la salle de bain.

Sursis.
L’eau est gelée mais lui fait un bien fou. Paumes plaquées contre le carrelage, rideau de cheveux collé à son visage, Blondie se bat contre la violence de ses affects. Sa poitrine lui fait mal, son cœur se serre, s’échappe, tiraille. Les larmes s’évadent dans le siphon de la douche avec l’eau torrentielle qui pulse sur son corps. Elle se sent faible. Faible à en crever.
Elle se dégoûte. Dégénérescence en son sein. La raison galope aux frontières d’un marais puant. Les miasmes putrides de l’aliénation. Le loup. Elle l’a peut-être rêvé. Tout comme elle a vu ces visages hideux. Ces monstres tapis dans les ombres. Tourbillon d’incohérences qui s’affrontent derrière les paupières closes. La vanne se ferme, l’eau se tait. Elle s’observe longuement dans le miroir, serviette serrée autour de son corps marqué. Le visage se penche, les lèvres s’entrouvrent et l’haleine fait apparaître un voile de brume sur la paroi. Elle lève un index, inscrit LARS sur la buée avant de sentir un vertige la faire chanceler.
Non.
Non. Qu’elle se dit. Phalanges repliées dans le creux de sa main, elle efface du charnu l’inscription qui commençait à disparaître à l’air ambiant.
Elle préfère tenter sa chance avec l’oubli. Finalement.

Varri revient dans le salon, cheveux humides encadrant son visage fatigué, un tee-shirt ample sur le dos. Une nouvelle culotte sur le cul. Blanche. Virginale. Foutaises.
Elle s’arrête au comptoir, fixe les gélules avec amertume. Elle remplit un verre d’eau, s’empare de la drogue et biaise un regard froid sur le colosse. « Un aller simple pour le mensonge, hein ? » Et qu’il disparaisse, son goût de lui.
 
     
 


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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Mar 4 Juil - 23:34
OPIUM
Varri & Irénée
Je secoue la tête dans une négation assurée. Je suis sûr que ça va marcher. Impossible que ça en soit autrement avec deux doses de bryone. Je suis sûr qu’elle ne se souviendra pas de moi où, au pire, qu’elle pensera que je n’étais qu’un cauchemar vaporeux, très loin. Il ne lui restera que des bribes oniriques. Des impressions. Des sensations. Comme après un mauvais rêve. Le genre qui ne dure pas longtemps et sur lequel on ne se penche pas. Le genre classique et insipide. Si c’est la seule chose qui t’inquiète.

Je la regarde se décoller de la fenêtre. Toujours nue, elle. Elle ne cherche même pas à récupérer quelque chose pour se couvrir pour qu’on soit à égalité. Elle s’intéresse vaguement aux cachets. Et si ça ne marchait pas ?... Si elle avait raison, en fait. S’il fallait que je trouve une solution de repli… Non. Non impossible. Je déglutis, difficilement, analysant les quelques situations possibles qui se présentent dans mon esprit ; est-ce qu’il faut que je commence à me faire du soucis ? Comment Diable pourrait-elle se rappeler de tout ? Aucune idée mais il parait que, dans la vie, rien n’est vraiment impossible. Je ferme les yeux. Fort. Peut-être que deux gélules ça ne sera pas assez. Peut-être que trois ça sera trop. Peut-être qu’elle va faire semblant de les avaler. Peut-être qu’elle se fera vomir pas plus tôt j’aurais passé le palier de la porte ou même peut-être qu’elle fera une overdose parce que j’ai mal évalué ce qu’il lui fallait. Peut-être que cette solution serait la plus simple parce que je n’aurais qu’à appeler les nettoyeurs de la Nostra pour effacer les preuves. Ou peut être qu’elle a véritablement un don et qu’il va l’aider à passer au-delà de ce qu’elle va ingurgiter. Peut être qu’elle ne se réveillera demain qu’avec un mal de crâne carabiné, que son amnésie ne durera que 5 minutes et qu’elle retrouvera mon adresse en 1h à peine… Juste le temps de recoller les morceaux, de remonter les liens métaphysiques de ma psyché et de deviner mon nom. Peut-être qu’il faudrait que je pense à utiliser mon pauvre ersatz de pouvoir sur elle. Celui qui sommeille encore en moi et qui maintien le loup à distance de la surface. Celui qui me bouffe… Et, justement, si ça laisse sortir le loup ? Si ça fait tomber les grilles de la cage ? Si ça laisse empiéter encore un peu plus cette chose sur mon âme ?Pourquoi t’es en colère ? Je sursaute. Un frisson désagréable secouant mes épaules d’un spasme visible. J’ai chaud. Tellement chaud.Parce que tu es chiante, soufflé-je d’un timbre qui se veut agressif. Mais il ne l’est pas vraiment. Il cache à peine le trouble interne qui me remue.

J’essuie mon front moite d’un revers de main. J’aimerais ne pas avoir à la regarder alors… Je ne la regarde pas. Ca me donne l’air très – trop – touché par cette conversation mais tu fais chier à insinuer des doutes dans ma tronche juste pour le plaisir. - Non, non.. Je me racle la gorge. Me redresse. Tente de reprendre contenance. Ca va bien se passer. Je suis toujours aussi sûr de moi. Du dénouement. De la finalité. De tout. Mais au fond, demain quand elle se réveillera je ne serais pas là pour le vérifier, ce fameux Tout.  

- Le problème ce n’est pas que tu veuilles m’oublier, parce que cette partie de l’histoire est inévitable. Le problème c’est les raisons qui te poussent à vouloir m’oublier. Je claque ma langue sur mon palais. Je ne suis pas satisfait de l’explication parce qu’elle n’est pas exacte. Parce que j’aurais préféré te faire oublier un moment agréable, plutôt qu’un moment presque-désagréable. Parce que j’aime voir les autres souffrir de l’empreinte amère que je leur laisse quand je déteste leur faire entrevoir une part de moi plus conciliante. Et dans notre cas : l’oublie est acte conciliant.Et je te rappelle, par la même occasion, que c’est toi qui m’a frappé ; toi qui voudrais que je sois enfermé dans une cage. Toi qui veux rester pour ta putain d’enquête pourrie. Enfin, je me retourne, les bras croisés sur le torse, peu enclin à partir sur ce genre de pente où on se reprocherait chacun notre tour les choses qui nous on conduit à l’instant T. J’imagine que nous avons chacun nos tords. J’imagine qu’aucun de nous n’est prêt à les assumer. J’imagine qu’on s’en fout. J’imagine que ça ne change rien.

A son envie d’aller prendre une bonne douche, j’ai envie de lui répondre que je n’ai pas le temps. D’aller se faire foutre… comme on dit par chez moi. Cependant mes cordes vocales ne font que vibrer de l’insulte et ne la prononce pas. Oui, c’est bien le problème Lars, elle est allée se faire foutre… Par toi. Si elle se réveille comme ça, elle va forcément se poser autant de questions qu’en voyant son ciseau ruisselant de sang séché. Je la laisse disparaître, seule - aussi stupidement que possible - et me perd dans l’étude de l’objet chirurgical posé sur le comptoir. Le temps passe. Le calme. Seulement le bruit de l’eau derrière la porte. Le vent qui s’engouffre par la fenêtre encore ouverte. Une voiture. Une poubelle qui claque. Des rires… Est-ce qu’il faut que je le jette ou que je le lave ? est la seule interrogation, la seule lueur d’activité cérébrale, qui anime mon intellect. Et elle tourne, cette putain de requête. Encore. Et encore. Comme une ritournelle. Sans que je ne sois foutu de me décider sur le sors de ce foutu accessoire.  Lorsque Varri revient, cachée sous un grand tee-shirt blanc, rien n’a bougé. Même pas moi.

Elle empoigne le verre, les pilules, lève le tout comme pour trinquer et… Aux mensonges ! Je lui enserre le bras qui tient le verre. Glisse mes doigts dans ses cheveux mouillés. M’affale à moitié sur le comptoir. La tire brutalement par les cheveux. J’intercepte à peine sa grimace et sa surprise. Je l’embrasse. Elle fleure bon le gel douche. Son odeur de mûre a presque disparue. Je me recule d’un ou deux centimètres. Sans la lâcher. – J’aurais tellement aimé que tu me prennes dans ta bouche, Varri, dis-je d’une voix presque douloureuse alors que j’essaie de capter son regard. Mais je la maintiens trop près. Elle est floue. – Mais… Tant pis… Laisses-moi juste vérifier quelque chose, avant que le rideau ne se ferme.

Sans préambule mon pouvoir explose. Comme de la musique s’écoulant de baffles poussées à pleine puissance. Des baffles immenses. Titanesques. Ca fait grésiller ma cage thoracique. Ca m’empêche presque de respirer. Et ça reflue vers le sol à en faire trembler chaque latte de son parquet. Et ça remonte autour de moi pour faire danser mes cheveux au rythme d’une faible brise imaginaire. C’est grisant. Ca fait des mois qu’il se meurt. Des mois que je ne l’utilise pas. Un sourire laisse son emprunte sur mon visage. – Tu sens ? soufflé-je exalté. Pas encore. Il continue de se déverser. La musique allégorique pulsante se transforme en oiseaux. En une nuée d’oiseaux battant frénétiquement des ailes. Piaillant qu’on les a enfermés dehors, dans le noir. Dans le froid. Insupportables. Or mon exaltation s’étiole à l’instant où je comprends que ce ne sont pas des oiseaux qui se plaignent. Que ce ne sont pas leurs ailes qui s’agitent au-dessus de ma tête, ni eux qui fondent sur moi. C’est mon loup. Et il hurle à qui veut l’entendre que je l’ai abandonné à son sort quand il me suffirait de m’ouvrir… De lui ouvrir la porte pour le laisser accéder à ma lumière. A ma chaleur.

Malgré moi mes doigts pincent Varri plus fort. Cette simple mouvance me rattache assez à la réalité pour que je puisse pousser mon pouvoir à l’intérieur de son corps. Il s’y engouffre… Bravant une barrière métaphysique qui n’a rien d’humanoïde. Tu es des nôtres, Varri. Il la traverse de part en part. Sort de l’autre côté. Plus efficace que n’importe quelle boisson, que n’importe quel fix, je me noie dans son odeur de mûre ; dans les volutes inqualifiables de son aura. C’est comme faire parti d’un immense circuit. Je me sens relié à tout ce qu’elle a vécu. Des images et des sensations me percutèrent de plein fouet. Varri debout au sommet d’une colline. L’odeur de la végétation luxuriante, de la pluie et des rennes. L’appel nocturne d’une chouette, le cri d’un lynx. Du sang qui s’écoule d’une plaie. Et dans les ténèbres sereines de son passif qui m’enveloppent, au loin, deux étoiles scintillent. Deux yeux. Tout se mélange. Des flashs de ma propre vie s’incrustent dans le tableau idyllique de Kiruna. Je hoquette. Frôle ses lèvres. Ma langue l’explore. Mes dents la mordillent. Ma bouche se presse contre la sienne. Ma bête tente de bondir hors de ma gorge en sentant une agitation surnaturelle de l’autre côté de mon corps. Un jaillissement d’énergie claque entre nous. Mon dos s’arque une seconde avant que je la lâche, titubant en arrière. Le souffle court. J’ai la tête qui me tourne. La gerbe. Je suis à plat. Un hurlement bloqué dans le fond de mon bide. Entre plaisir et douleur. – Ca va te tuer, lâché-je comme une plainte en me retenant à la table pour ne pas m’écrouler. – De retenir ce que t’as, en toi. Ca te tuera. C’est un miracle que tu sois encore en vie, Varri.




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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Mer 5 Juil - 21:42


Opium
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Musique

La fin. Elle est palpable. A deux pas. Il faut un sacré courage à Varri pour assumer ça – le fait d’y plonger sans la moindre appréhension. Se dire que, tant pis pour les quelques notes de vérité et les pistes dévoilées en cette soirée tordue. Au diable cette promiscuité entêtante, cette saveur de chez elle – son espoir d’obtenir ce qu’elle est venue chercher. Des mots. Une explication. Une information à se mettre sous la dent. Bonjour désespoir, ami de longue date. Ta présence insidieuse m’a presque manquée. Elle s’apprête à avaler les cachetons, à fermer les paupières et à laisser ses méninges l’embarquer dans un tout autre voyage. Dans la jungle souveraine de la déraison. L’asphyxie d’un cauchemar. L’euphorie d’un rêve. Qu’importe.
Tout va trop vite et la blonde maudit à retardement son absence de réflexe. Ses yeux s’écarquillent sur la solide paluche du Kvène qui se referme sur son poignet, l’empêchant de finir le mouvement. Happée par la surprise, elle lâche les cachets, le verre, se trouve incapable d’opposer résistance. Tout valdingue – elle aussi. Une brutale indignation traverse ses calots tandis qu’il l’entraîne par les cheveux pour la ramener à lui. Une vaine combativité pulse dans ses veines avant que les lèvres masculines ne s’emparent des siennes dans un sursaut d’érotisme qui la fait vibrer. Non. Pas encore. Pas maintenant. Varri suit le mouvement quand il détache ses lippes des siennes pour lui confier qu’il aurait aimé qu’elle le fasse jouir autrement. Avec sa bouche. La dextre de la blonde s’empare de la mâchoire, venant lui susurrer au plus près. « Tais-toi. » Parce que c’est fini. Aussi vite que ça a commencé. Qu’elle n’aime pas les adieux, encore moins quand ça invite aux prolongations. Vaine continuité qui enferme l’encéphale dans un cheminement sans fin. Qui pourrait ébranler les certitudes pour n’y laisser que néant et perdition.
Et qu’il n’y a une chose pour laquelle ils sont taillés. Ils font la guerre. Pas l’amour.

Il lui demande quelques secondes, froissant le minois de perplexité. Varri sent cette chaleur qu’il dégage. Bien plus vorace que lors de leurs ébats. Plus inquisitrice. Elle l’irradie. Le mâle tend vivement le museau, ébranlé par une secousse qui n’a rien de musculaire. Varri sent son estomac se retourner. Elle ne saurait dire pourquoi – elle ne saurait dire comment - mais y a un truc qui cloche. C’est électrique. Lars semble ailleurs, transporté dans quelques visions oniriques auxquelles elle n’a pas accès. Il sourit et elle le scrute, une vague inquiétude palpitant dans ses prunelles sibyllines. Est-ce qu’elle sent ? Oui. Elle sent que quelque chose est en train de se passer comme lorsqu’elle est balancée hors de son propre corps. Lorsque son esprit lui joue des tours, la transporte à la frontière d’un ailleurs. Trouble et incertain. Varri pose une main contre le poitrail puis sent comme une vague d’oppression la terrasser. L’homme la serre entre ses paluches et elle ferme brusquement les paupières, percutée par un vacarme tonitruant. Ce n’est pas dans l’appartement, pas dans cette réalité là mais ça la projette dans un tourbillon d’émoi. Fracas de l’eau qui cascade, fraîcheur boisée et hurlements de loups. La peau frissonne, la tête lui tourne comme lors de ses premiers décollages en hélicoptère. Elle voudrait se dégager de l’emprise du Kvène, par crainte, mais le magnétisme est plus fort alors elle s’arrime à lui et une étrange sérénité s’installe. Le palpitant réduit la cadence, la respiration sillonne en chœur avec le vent soufflant dans la cime des arbres vertigineux. Sapmi. Terres ancestrales. Beauté sauvage prise dans les glaces. Il y a cette colline sur laquelle s’ébauche le contour d’une cabane, perdue dans la brume. Varri se souvient de ce jour là, comme de l’odeur prégnante du feu matinal. Au loin, un renne se redresse, sa toison fauve jurant avec le manteau blanc du paysage. Ce moment intime de sa vie de gosse vrombit en elle dans l’attente de la suite. Le chant de sa mère. L’aspect rugueux de sa manchette en cuir que Varri aimait serrer dans sa main. Mais cela ne va pas jusque là. Sa mère demeure absente.
Varri. Murmure qui s’égrène à ses côtés dans un soupir.
Un sanglot fait cloquer son inspiration voulue profonde et contrôlée. Une silhouette fauve et hirsute se dessine à travers la végétation, deux yeux luisant comme des rubis dans l’encre nocturne. La menace gronde sourdement. Le loup. Canines qui déchire les flancs humains, lapant l’ichor vermeil. Et que ça se pourlèche les babines d’un rictus sauvage. Varri sent sa colonne vertébrale vriller. C’est l’étreinte de Lars qui calme sa panacée. Ses lèvres la cherchent à nouveau, émail se faisant taquin contre le charnu. Elle se soulève, l’enlace mais semble lutter contre la puissance indicible qui les tenaille. Comme des aimants qui s’attirent et se repoussent, le balancement irrégulier d’une vague tirant le sable et fracassant la côte. Jusqu’à l’explosion.
Le loup claque de la mâchoire. Les corps se séparent dans une brutale insoumission et les respirations halètent dans le calme plat de l’appartement.
« Qu’est ce que... » Soupire Varri, hébétée. Les yeux peinent à s’ouvrir. Se posent sur la carrure qui vacille. Varri cligne des yeux, balancée entre le malaise qui la strangule et cette sensation déroutante de puissance infinie. Les paroles du Kvène l’assomment. Elle recule de quelques pas avant de rencontrer le mur, imperturbable. « Ca va me tuer. » Qu’elle répète, laconique. Les phalanges griffent la cage thoracique, comme pour en extraire l’horrible poison. « Tu l’as vu, toi aussi. Tu étais avec moi là bas. Tu… » Elle cogite. Si lui aussi, alors elle n’est pas folle. Il y a vraiment quelque chose qui se passe. Ici, entre eux. Dehors avec ces gens. Ces monstres. « Qu’est ce que j’ai ? » La question se perd dans la cacophonie de ses pensées. Elle longe le mur, les yeux rivés vers le Kvène comme si elle devait s’en méfier. « Qu’est ce que tu es ? » La carapace s’ébranle. Sursaut de l’âme cherchant un sauf conduit. « Le loup. Je l’ai vu en toi. » Comme Giacomo. « Je t’ai vu auprès de leurs corps. » Les Samis. Elle est comme un papillon attiré par la lumière, captivée par la puissance. Elle voudrait s’y brûler. Encore. Y goûter.
Quel prix elle a, sa lucidité ?
La fine silhouette craintive se redresse, se déleste de son voile d’inquiétude pour n’y laisser qu’une sombre détermination. Qu’une rêverie lointaine.
« ça palpite en moi. » Qu’elle murmure, fermant les paupières durant quelques secondes seulement. Son cœur bat la chamade, elle le sent cogner dans ses tempes. « J’ai toujours eu la tête farcie de rêves étranges. » Elle se gondole d’un rire sec. « Sans savoir que tout ça voulait dire quelque chose. » Blondie se tient droite, mains serrées contre ses flancs. Et le chef bascule vers l’arrière tandis que les barrières psychiques s’éventrent et que ça dégueule d’images dans sa caboche. Un flot incessant, de sensations, de bruits successifs, d’émotions l’accapare. Senteur d’humus, sens éveillés. La chasse. Un rire. Des pleurs. La colère, puissante, nouant les entrailles. L’égarement lorsqu’une femme à la chevelure flavescente devient louve. Plonge ses crocs.
Elle voit tout, le met à nu.
Et ça va la tuer.


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 37 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibâtard-HomicidoPresqueInvolontairement-Veuf - (Re)marié aux vins et spiritueux de la supérette discount du coin [titre de mon champ]: BESOGNE: : Fabricant et dealer d'une drogue dure commercialisée par la Nostra Regno - ah, ces sponsors du crime [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcier pur, suprême déchu mordu par la fourbe lupine [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Je crève dans mon dedans actuellement, j'ai les pouvoirs d'un gosse de 15 ans et les capacités irrégulières de ces gens en proie à une dualité interne. Mais j'ai un Beretta 92 FS et je sais viser. [titre de mon champ]: GANG: : Je collabore avec la NR pour qu'elle assure ma protection - et quand je dis collabore, je veux dire que je travaille pour eux - mais je ne suis membre d'aucun coven, d'aucune meute et je n'ai prêté allégeance à personne - faut pas déconner non plus [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Jason Momoa © Sign code by 2981 12289 0 © Gifs by Varri <3 [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2373 [titre de mon champ]: PACTE: : 06/06/2017



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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Jeu 6 Juil - 19:52
OPIUM
Varri & Irénée
Une phrase. Un soupir. Sa voix danse sur ma peau. Me fait frissonner de telle sorte que mes mains se crispent dans ses papiers… Et sur autre chose. Je tâtonne maladroitement pour reconnaître les angles de son ordinateur portable. La seule chose qui m’empêche de refermer ma poigne dessus, c’est la surprise de l’entendre ventiler. Je viens de l’allumer… Ou de l’éteindre. Je n’en sais fichtrement rien. Je rejette légèrement la tête en arrière. Sens mes cheveux danser dans mon dos. Je pourrais t’écouter me parler pendant des heures, Clochette. Et pas parce que ce que t’as à me dire est intéressant. Juste pour le vibrato de ton timbre et cette odeur que tu dégages. Elle me rend complètement dingue.

Lorsque je reprends un peu conscience de l’espace - disons, quand je n’ai plus l’impression de voir le monde à travers un filtre où une licorne aurait vomie - je l’aperçois, dos au mur. Elle a bougé et je ne l’ai même pas capté. Alors que je me sens relié à elle comme à personne d’autre sur cette terre. Pulpe sur sa poitrine, une lueur désemparée au fond des rétines ; paumée, dépassée. Je me redresse prudemment, des décharges électriques faisant vibrer chacun de mes muscles. C’est nerveux. Je crois. Toujours est-il que ces contractions incontrôlées ne sont pas forcément agréables à supporter, même si elles doivent être invisibles à l’œil nu. Ou c’est la bête, en moi, qui essaie de se faire la malle. Je fous cette idée saugrenue dans un coin de mon crâne. Tente d’écouter les bégaiements de Varri sans me formaliser de ces espèces de ficelles imaginaires qui me retiennent à elle. J’ai la sensation que tu parles à l’intérieur de mon corps ; que chaque syllabe, chaque mot, chaque virgule me touchent à des endroits inaccessibles.Je t’en prie, murmuré-je encore vacillant. Je t’en prie. Ferme là. Apprécie sans disserter. Elle se déplace, sans quitter son mur comme si, si elle s’en écartait, elle s’écroulerait au sol. Comme s’il était un pilier solide, celui qui la retient à la réalité – la sienne, la cartésienne. Mais elle s’agite. J’entends son cœur. Dans ma tête. Il bat fort. Depuis combien de temps j’ai pas mangé ? Depuis combien de temps je n’ai pas pris ma super potion ? Est-ce que tu as le goût de ton odeur, Varri ? Un goût de mure ? Ou est-ce que tu as le même goût que les autres gens ? Celui du sang ?

J’ai envie d’abattre la distance qui me sépare d’elle. J’ai envie de la toucher. Parce que j’ai faim. Une faim à mi chemin entre quelque chose de bestial, charnel, sale et gustatif. Et je sens le mal qui me ronge escalader l’arrière de mon dos. Mes muscles roulent sous ma peau. Toute ma nuque me picote. C’est dans le dernier éclat de voix de Varri qu’une flagrance vient m’éclater dans le nez. De forêt, d’arbre humide, de fourrure de loup. – Arrête. Je lâche la table, me plaque une main sur l’une de mes tempes. Du sang. Beaucoup de sang. Des dents qui lacèrent la chair. Incontrôlable. La mienne. La leur. La sienne. Je ne sais plus. Tout est confus.Varri. Bloque les vannes de ton foutu pouvoir.Varri. Je m’avance. Chancelle un peu. Le bar est mon meilleur allier dans cette escale périlleuse jusqu’à la blonde. Je braverais un océan déchainé à contre courant que ça me ferait le même effet. Entre elle et ce que je maintiens… Ca m’apprendra à vouloir encore jouer avec un pouvoir qui se disloque. La solitude. L’indifférence. Sont les derniers sentiments que je ressent, reliques d’une adolescence miteuse avant de la rejoindre. A moins que ça ne soit pas les siens.

A défaut de toucher sa peau, je m’applique à lui agripper les épaules, sur son tee-shirt trop immaculé. Un nouvel afflux de pouvoir crépite entre mes paluches. Le dernier, avant que je ne sorte me hurle une voix carnassière. Un instant je vois la veine dans le cou de Varri. Celle qui palpite la vie. Je tressaille. L’enserre plus fort. Ferme les yeux… Ferme les vannes brisées de ma magie. Je romps le lien. Romps notre échange dans un effort ultime. Une bouffée de chaleur m’inonde, un grognement fait vriller mes tympans. La bête ondule sous mon derme comme pour s’en extraire. Mord dans mes flancs. Moi aussi, j’aimerais hurler. La douleur est horrible. Insoutenable. Ingérable. Elle me retourne l’estomac, le cœur, la gorge… L’âme. J’implose, dévoré de l’intérieur… Et je n’ai aucun moyen d’endiguer ça. Enfin si… Un seul. Qui implique la mort d’un des deux protagonistes. Et mon petit doigt me dit que ça ne serait pas moi qui serais le plus en danger. – S’il te plait, s’il te plait, s’il te plait, répété-je vite, comme une prière. – Arrête. Je rouvre les yeux à la sensation d’un liquide épais et chaud qui coule sur mon visage. Je saigne du nez.

Je vais lui tâcher son tee-shirt-trop-blanc est l’une des pensées qui fait que je la lâche. Et c’est à mon tour de me foutre contre le mur, le poing qui presse mon pif. Or je ne le longe pas, je me laisse glisser contre lui. Sa fraîcheur a le mérite de faire doucement descendre ma température corporelle. – Tu ne vas pas mourir, dis-je, nasillard. J’ai le palpitant qui tape mon torse. La respiration un peu folle. – Reste calme. Res-te cal-me. Ne m’énerve surtout pas.Tu n’es pas malade Varri. Tu es juste… Je hausse les épaules et ce simple geste m’arrache une grimace. J’ai des courbatures et je ne sais même pas d’où elles sortent. – Tu es juste exceptionnelle. T’as un don. Si tu l’ignore… C’est… Je grogne en mettant ma tête en arrière. Une mini-vague de sang me fait vite regretter mon ingénieux réflex. Je crache une injure… Même si j’aurais préféré littéralement cracher sur le sol.

C’est dangereux si tu l’ignore. Il va te rendre folle. Mais qu’importe ce que je te raconte aujourd'hui, tu ne t’en souviendras pas demain. Si on s’était retrouvé un peu moins en enfer…Quant à moi, ce que je suis, ça ne te regarde pas. Je lève une main, en prévision d’une quelconque protestation. – Tu n’as pas envie de le savoir, je t’assure. Parce que tu t’en fous, parce que c’est compliqué, parce que ça va finir par t’énerver. - Cesse de me poser des questions dont les réponses pourraient te contrarier. Je ne suis pas vraiment en état de supporter une nouvelle bataille. Je… Je ne suis pas au meilleur de ma forme, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. Je tends le bras pour essayer de la toucher. – Mais c’était bon, non ? minaudé-je. – Je n’aurais pas complètement gâché ta soirée… Et maintenant tu peux prendre les pilules ? Je ne t’interromprai plus. Promis. Même que je ne bougerais pas de ce mur. Et je peux même redire "s'il te plait" si tu veux.




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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 36 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Officier de police [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Clairvoyance. Varri peut voir les souvenirs des autres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Charlize Theron, swan, alas [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2236 [titre de mon champ]: PACTE: : 04/01/2017



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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Jeu 6 Juil - 23:37


Opium
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
On l’implore. C’est lointain. Vaseux à travers le sillage des flashs rapides qui brutalisent sa conscience. Qui est-elle ? Tout se mélange et elle n’a aucun repère. Les paysages se succèdent et des émotions paradoxales lui sautent au visage. Prédatrice. Victime. Témoin. Est-ce qu’elle chasse ? Blondie s’humecte les lèvres, a l’impression qu’elles goûtent l’hémoglobine – en ressent une sauvage exaltation, une puissance incommensurable. C’est elle la bête. Elle qui dévore le paquet de chairs flasques, grattant le sol de ses pattes griffues.
Une telle violence l’écartèle. Le derme frémit d’une exhalaison primale. Varri pense aux ours. A l’anneau sami que les femmes glissent à l’annulaire pour se protéger de la violence que les hommes gardent en eux après avoir chassé la bête. Elle est comme eux. La fureur, elle la sent palpiter en elle. L’enlacer dans une étreinte farouche. Vorace. Succulente.    
Varri !
Un cri résonne dans le froid polaire. La vision primitive se perd, se contorsionne pour revenir à l’ébauche nébuleuse des chutes d’Abisko. Elle est accroupie, la main à flanc d’un rocher colossal, Sieidi que la mère bénit de son incantation tandis que le Goavddis résonne. Blondine aveuglée par la lumière froide, phalanges qu’elle tend pour saisir l’étoffe colorée qui suit la mouvance de la silhouette allongée qui passe à ses côtés. « Maman. » Souffle Varri en langue same avant que la réalité ne revienne à elle comme on lui mettrait un coup de poing dans l’estomac.
Elle inspire bruyamment, poitrail ondulant sous l’effort tandis que ses yeux écarquillés ne cherchent à s’accrocher à quelque chose de tangible. Trouve le Kvène face à elle, l’étreignant avec férocité comme s’il allait la bouffer. Il semble colossal. Bien plus qu’à l’ordinaire. Et tout en lui semble se soulever dans une lutte intestine envers lui-même.
Il la supplie d’arrêter.
Blondie cesse de respirer durant un temps qui lui semble être une éternité. La détresse du mâle est palpable, à tel point qu’elle se sent submergée. Elle l’observe en silence, tandis qu’il s’ébranle d’un remous – porte sa main à son nez pour endiguer le sang qui s’écoule. Elle ne saurait dire pourquoi. Pourquoi. Mais elle a envie de l’accompagner dans sa perte d’équilibre – de le soutenir jusqu’au mur pour choir avec lui jusqu’au sol. Dans un soutien indéfectible. Mais elle ne bouge pas lorsque la carcasse musculeuse s’anime. Il lui implore de rester calme et la blondine se perd dans l’observation mutique des alentours.
Il lui faut quelques secondes pour réaliser où elle se trouve. Rome. La putain ritale de tous les corrompus. Les billes azurées dégringolent jusqu’à ses mains qu’elle redécouvre avec douleur. Pas de griffe, pas de croc, pas d’exaltation fiévreuse à la vue du sang. Elle devrait être soulagée mais ça lui file la nausée. Varri sent comme une vague de frustration la submerger. La voilà qui redevient impuissante. A nouveau.
Le regard trouble s’aiguille vers le mâle qui parle – lui assure qu’elle ne va pas mourir et lui demande de rester calme. Le velouté de ses calots reste suspendu au suspense de ses paroles. « Je suis quoi ? » L’homme grimace, semble souffrir physiquement et Varri essuie sa douleur d’un revers d’animosité. Dualité qui la dévore pernicieusement, confrontant la complicité étrange et cette féroce envie de conquête. De savoir.
Elle est exceptionnelle. Elle a un don. La détermination s’ébrèche, le râble flanche. Varri se retient à nouveau contre le mur, sa respiration s’emballant plus que de mesure. Les mots restent bloqués dans sa gorge tandis que le Kvène peine à articuler les siens. Nouvelle complainte qu’il s’arrache, crâne renversé vers l’arrière avant de continuer. Le don. Il va la rendre folle, qu’il lui dit, surtout si elle ignore tout de lui. Peu importe, elle oubliera tout.
« Non. » Murmure inaudible pour l’ostrogoth qui flanche contre le mur. Varri serre les poings, phalanges exsangues. Il ne veut pas lui dire qu’est ce qu’il est. Ne veut rien lui dire sur ce qu’il vient de se passer. La menace gronde à contrecœur dans le timbre guttural du mâle qui atteste qu’il ne pourrait essuyer une autre bravade. Il attire son attention sur son état. Varri bat lourdement des paupières comme si elle sortait d’un nouveau songe. Il l’effleure, lui demande si c’était bon – cherche du positif à cette soirée qui a fait gravir l’encéphale dans les turpitudes de l’aliénation. Varri se raidit lorsqu’il lui demande de prendre les pilules d’un ton contrit et conciliant.

Par quoi commencer ?

« J’peux pas. » Lâche-t-elle, abrupte. « Tu me dis que l’ignorance va me tuer et tu m’y complais dedans. » Grimace amère, chef qu’elle secoue avec négation. Elle fait quelques pas, s’éloigne du colosse, faisant des nœuds à son tee-shirt – portée par l’angoisse de la difficulté à remettre les choses dans l’ordre dans sa tête. « J’ai un pouvoir... » Répète-t-elle pour elle-même. Les orbes glissent jusqu’à lui. L’amertume s’embrase d’une certaine tendresse. « Toi aussi. » Un pouvoir d’une puissance infernale. Ecrasante. En y repensant, ça lui chatouille le ventre. Elle ferme les paupières, se balance légèrement sur ses pieds. « J’étais un loup. Ce loup. » Mélange de douleur et de plaisir sur son visage. « Il y avait tout ce sang. Ces morts. Et je crois que j’ai aimé ça. » La confidence fait soubresauter le cœur. Fend d’une risette folle le visage de la blondine. Elle brille d’un éclat farouche avant que l’égarement psychologique ne s’efface. Elle s’approche du mâle, vient s’agenouiller face à lui pour lui prendre sa main libre et la porter à son visage, la faisant cueillir sa joue ronde. Subtile caresse. Elle effleure la paume de ses lèvres, s’imprègne de l’odeur musquée du Kvène. Soupire contre sa peau. « J’veux que tu me dises. Je sais plus qui je suis. Je sais plus ce que je veux. » Il lui faut faire un effort surhumain pour se rappeler du passé, des promesses, de la détermination à brandir l’insigne pour braver les difficultés. La flic s’est perdue au fond de sa carcasse, ensevelie sous le poids d’une sombre incompréhension. « Si tu m’enlèves ces vérités là, alors je ne serai plus rien. » Parce qu’elle n’a plus d’autorité, que son inflexibilité chancelle dans les couloirs de son psy.

« Et ça va me tuer. » Elle plonge ses yeux dans les siens, y cherche un semblant d’écho lénifiant. Une lueur de sincère affliction. « Un loup-garou. » Qu’elle articule difficilement. « J’en ai vu un. » Elle inspire profondément, empreinte du soulagement que cette idée galvanise en elle. Elle n’est pas folle.
Mais la mine s’assombrit alors que le regard de la donzelle papillonne vers ailleurs. De ses visions, une chose lui revient – un mouvement perdu dans l’effervescence des images. Une paluche puissante serrant la gorge d’une belle Same, indifférente à ses supplications.

La guerre. C’est de là que tout a commencé.
En Sami, ce mot là n’existe pas. Guerre.

Varri a la gorge sèche. Elle relâche doucement la main de Lars, essayant de faire taire la lucidité inquiète qui s’invite dans ses prunelles. « Je ne peux pas oublier, Lars. »  
   


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Dernière édition par Varri Bjurman le Lun 10 Juil - 12:35, édité 1 fois
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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Ven 7 Juil - 21:45
OPIUM
Varri & Irénée
Pour quelqu’un qui voulait mourir y a même pas 2 heures, je te trouve vachement troublée par le fait que ça pourrait vraiment arriver. Elle s’éloigne, l’esprit visiblement en ébullition… Son tee-shirt lui sert à passer ses nerfs. Elle danse d’un pied à l’autre, me faisant dodeliner de la tête à un rythme de métronome. Le monde est un peu cotonneux. Affreusement moelleux. Je suis persuadé qu’elle va partir en vrille. Qu’elle va gueuler, taper des pieds et, comme elle refuse de prendre ces foutues pilules, qu’elle va me menacer d’un truc, n’importe quoi, pourvu qu’elle puisse partir de là sans que je ne la suive. Oh, pensé-je en calant ma tête contre le mur, d’ailleurs, j’ai encore les clés de ton appartement. Je ne sais pas pourquoi, parce que ce n’est pas drôle, mais ce simple constat me donne envie de sourire… Sans que je n’y arrive. Tous mes muscles sont morts, de toute façon. Surtout ceux que je n’utilisent quasiment jamais. Toujours est-il que, Varri, bien qu’un peu nerveuse, reste d’un calme que je ne lui aurais pas soupçonné en de telles circonstances. Je vois dans ses prunelles s’allumer quelques feux d’amertumes, or aucun ne m’explose au visage. Et lorsqu’elle se met à me parler du loup, celui-là même qui est férocement mien, j’ai envie de fermer les yeux pour me complaire dans ce qui semble tant lui plaire. Cette sensation de puissance. De liberté. Ce monde où il n’y a plus aucune loi, plus aucun code ; où tout se règle à coup de crocs, à l’instinct. Là où la dominance et l’animalité font leur grand œuvre. Là où se nourrir devient l’acte le plus grisant au monde… Tu me ferais presque regretter de refuser cette partie de moi, Clochette. Mais je garde les yeux ouverts, parce que je sais que cette condition n’est pas enviable. Qu’elle est maladive et qu’on ne contrôle rien quand elle nous prend aux tripes. Qu’elle est douloureuse. Vraiment douloureuse quand cette autre chair prend la place de la notre. Que c’est plus qu’un simple instinct où une condition ; que ce n’est pas comme avoir une puissance magique incommensurable… C’est juste comme être en pilote automatique. C’est juste comme vouloir anéantir tout ce qui nous entoure et tant pis si on avait un peu d’amour pour ces choses. C’est juste vouloir détruire et manger et baiser. C’est juste comme être encore plus démoniaque que ce que la nature humaine ne nous l’accorde.

Je pouvais être libre n’importe où lorsque j’étais un Suprême…
Je ne peux être libre qu’en revêtant ma peau de loup maintenant que je suis une bête.

Elle revient vers moi. Un frisson secoue mes épaules lorsqu’elle se baisse, un râle incontrôlable s’échappe de mes lèvres lorsqu’elle plaque ma main sur son visage. Je caresse sa peau laiteuse d’un geste tendre – je me sens toujours très proche d’elle malgré la fermeture précipitée des vannes de mon pouvoir, même si ça me crève un peu de l’admettre. Ses lèvres me poussent à me redresser quand je comprends parfaitement, mais trop tard – et avec certainement trop d’empathie – ce que je viens de lui faire subir ; ce que je vais lui reprendre. J’avais juste envie qu’elle regrette quelque chose dans l’oublie, le dénouement malencontreux de cette soirée. Sauf que l’impact que ça a eu fut plus important et coriace que ce que je ne l’avais prédis. Je voulais que tu souffres. Comme je souffre, depuis toujours. Je voulais qu’on soit sur un pied d’égalité. Un pied d’égalité émotionnel. Et te voir souffrir me rend moins heureux que ce que je l’avais espéré. C’est toujours pareil. Et je reproduis chaque fois la même erreur. Pour être sûr. Tout ça pour en déduire que, dans tous les cas, c’est moi qui trinque.

Puis elle me lâche. Je me sens vaguement abandonné. Je soupire dans une négation muette, dans une crispation à peine visible de mon corps. – Mais tu ne peux pas non plus t’en souvenir, Varri… Mes yeux roulent dans leurs orbites. Je tente de remettre mon corps en mouvement – ce qui s’avère plus périlleux que ça n’en a l’air. J’ai l’impression de ne pas avoir bougé depuis des lustres et d’être complètement mâché. De l’intérieur. Ca me tire à l’intérieur de chacun de mes organes. Mon palpitant émet un sifflement entêtant quand un mal de tronche renfle au sommet de mon crâne. Je dois m’aider du mur pour me foutre sur mes jambes, et prendre quelques secondes supplémentaire pour déplier mon dos. – Attends, soufflé-je à l’intention de Varri pour ne pas qu’elle commence à gambader partout. Une seule personne se dandine à la fois. Une seule fait trembler ton plancher… Une seule. Le monde tangue déjà assez sans qu’on y mette des effets de styles. Je fais quelques pas peu assurés avant que ça ne redevienne un tantinet plus naturel. Alors je vais relâcher la pression sur mon nez au dessus de son évier. Un filet de sang s’en échappe. Coule. Puis goutte. Je me rince le visage à l’eau. Me sèche moitié sur mes avants bras, moitié sur un torchon que je trouve là, m’assure que je ne saigne plus mais prend un essuie-tout au cas où… Ainsi qu’un verre d’eau et les deux cachets de bryone que je retrouve par terre - l’un sous la fenêtre, l’autre à un centimètre du l’angle de son bar… Ce qui s’avère le plus difficile, c’est de me baisser, en fait. L’effort supplémentaire est mal accueilli par mon encéphale pantelant.

C’est bien pour ça que je ne me fais pas prier pour reprendre ma place en me laissant une nouvelle fois glisser contre le mur tiède. Je grimace, pose le verre et les cachets sur ma gauche, tend le bras vers Varri pour la tirer à moi. Entre mes jambes. Son dos contre mon torse. L’un de mes bras lui enlace le ventre, l’autre repousse l’une de ses mèches de cheveux pour que je puisse avoir vue sur sa nuque. Je la regarde, un instant, perdu dans une douceur imagée ; dans ce besoin irrépressible de la sentir contre moi tout en me battant contre cette pulsion de rouvrir le flux de mon pouvoir pour gouter au sien. Ca nous serait fatal.Tu es Varri Bjurman, soufflé-je contre sa peau. Une suédoise née à Kiruna, en terre lapone. Tu es une demi-samie. Fille de noaidi. Tu n’as jamais oublié d’où tu venais même si, j’en suis sûr, nous t’en avons tous voulu d’être plus blanche que Same. Nous t’avons tous envié de te faire sortir de là par ton père, moi le premier. Moi que mon père n’a jamais regardé.Tu es Varri Bjurman. Officier. Militante. Juste. Persévérante. Je suis certain que tu fais bien ton travail. Que tu es appliquée, tenace, implacable… Et carrément chiante. Mais tu es surtout quelqu’un pour d’autres quelqu’un… Mes lèvres la frôlent sans véritablement la toucher. Ce que tu es, Varri, ne sera jamais remis en cause par ce que tu viens d’apprendre. On ne se forge pas sur un don, on se forge sur un vécu, des expériences, des rencontres. Et ça n’a rien à voir avec ça. Ca c’est un bonus qui peut expliquer tes rêves et qui te révèle une autre perception de la réalité mais… Je la presse plus fort contre moi. – Ca ne change pas ce que tu veux. Et ce que tu veux, Varri, c’est m’arrêter. C’est pour ça, que tu es à Rome. Mon front effleure sa tempe, mes doigts pincent son menton quand je lui intime de se tourner légèrement vers moi. Ma bouche s’écrase contre la sienne ; comme si elle était la meilleure chose que je n’avais jamais goutée.

Est-ce que tu peux croire la promesse d’un kvène qui te déteste, Varri ?, dis-je dans un sourire, d’un timbre chaud. Ma main s’égare sur l’intérieur de sa cuisse. - Si je te promettais que ton pouvoir ne te tuera pas, que j’y veillerais, de loin, personnellement ; que je te transmettais le numéro de quelqu’un qui peut d’aider… Est-ce que tu prendrais les cachets ? Parce que… Varri… Est-ce que tu comprends que je ne peux pas te laisser m’arrêter ? Maintenant que tu as vu maintenant que… Un frisson secoue mes épaules. – Maintenant que tu as plus que des doutes. Maintenant qu’il ne te reste que des preuves à trouver ; maintenant que ce n’est plus un jeu et que tu ne pourras plus me laisser sortir… Parce que ça serait vraiment mal. Et je ne te dis pas ça seulement parce que je n’ai pas envie de finir mes jours derrières des barreaux. Non… Tu me connais, à Rome, comme ailleurs, je ne fréquente pas les bonnes personnes. Et ces "pas bonnes personnes" ne me laisseront jamais aller en prison. Je ne suis pas vraiment important mais je suis vraiment rentable. Si tu ne prends pas ces cachets, ton pouvoir n’aura jamais le temps de te tuer. Rome se chargera de ça à sa place. Court silence.Pour la dernière fois Varri : Rentre à Kiruna. Abandonne tout espoir.





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