Opium [Terminé]

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WICKED GAME

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 36 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Officier de police [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Elle a des doutes, surtout depuis qu'elle a perdu le bébé difforme qui grandissait en son sein. Celui qui a bien failli la rendre folle [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Tout porte à croire qu'elle est la chair faible. Une humaine. Et pourtant, ses rêves ont toujours été peuplés de visions indéchiffrables à la symbolique poignante. Maintenant qu'elle est à Rome, elle rêve éveillée - sur le passé des gens. Elle est sorcière mais ignore encore tout de la vraisemblance de cette situation. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Clairvoyance. Varri peut voir les souvenirs des autres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Charlize Theron, lux aeterna, alas [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1979 [titre de mon champ]: PACTE: : 04/01/2017



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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Sam 8 Juil - 9:54


Opium
Irénée N. Carissi & Varri Bjurman
Varri ressent la lassitude qui pèse lourdement sur la carrure du Kvène maintenant que le pouvoir s’est étiolé entre eux. C’est douloureux pour lui, physiquement. C’est éreintant pour elle, psychologiquement. La sensation est encore là, spectre à la dérive dans son conscient malmené. Blondie aimerait le supplier de le refaire à nouveau. D’ébranler leurs faiblesses pour explorer les sentiers de ce nouveau monde. De voir à l’unisson. De chercher à comprendre. De se montrer plus proches sans être vraiment certains de là où ça mène. La certitude claudique dans la caboche, soulevant avec elle son lot de paradoxes. Tu l’as tué. Eija. Et ils sont tous venus pour lui faire payer. Mais c’est sans compter la puissance de la bête. Celle qu’il réprime. Celle qu’il semble découvrir en même temps qu’elle. Curieusement. Comme si tout ça était nouveau pour lui. Tout n’est pas clair et elle se pose la question. Devrait-elle s’insurger ? La logique le voudrait mais l’acrimonie s’est tue dans les marasmes de son dépit. Dans un sens, elle a l’impression de le comprendre. Et ça, ça l’effraie terriblement. Les menottes reviennent à leur place sur les cuisses tandis que le mâle s’entête. Déclare qu’elle ne peut pas se souvenir de ça. Il remue, se redresse péniblement en s’appuyant contre le mur, lui demande d’attendre là. Et Blondie fixe, l’imperfection qui lézarde le plancher – crevasse abstraite qui s’ébauche dans un contour hypnotique. La brèche au travers de son âme. Grincement. Goutte-à-goutte au dessus de l’évier. Bruit de l’eau qui s’écoule et lave l’hémoglobine. Bjurman fronce les sourcils, dédaigne la perception qui se fait pâteuse. Ça lui picote le bout des doigts dans une sensation désagréable – chose qui la fait grimacer avant de repérer du coin de l’œil le Kvène s’animant pour récupérer les cachets. Sursaut de rébellion qui agite ses épaules. Le regard coule à droite puis à gauche. Cherche une solution. Elle voudrait graver dans le bois la marque d’un indice. Mais Lars revient déjà, venant s’échouer à nouveau face à elle, muni du fameux verre d’eau et des deux gélules. Maudit poison. Elle voudrait s’éloigner mais Lars l’attrape par le bras pour la mener contre lui, dans le cocon réconfortant de ses bras. Il la cueille contre son poitrail et Blondie frémit en sentant son souffle chaud contre sa nuque tandis qu’il parle. Elle replie ses jambes contre elle, tente vainement de se redresser comme si exécuter son bon vouloir signifierait pour elle la fin de toute résistance. Mais plus il parle et plus la tension s’évince. Ces mots, ils roulent sur sa peau, vibrent à ses tympans et lénifient ses affres. Il parle d’elle dans une sincérité touchante – ou du moins, c’est ce qu’il essaie de faire croire. Plus de souci d’humiliation dans la bouche amère du Kvène qui la hait. Seulement une sorte d’admiration, feutrée. Pudique. Une reconnaissance qui malmène l’esprit de Blondie dans un doute permanent. Elle doit rêver, ça ne peut pas en être autrement. C’est ce qu’elle se dit avant de sentir le bras de Lars se resserrer autour de sa taille comme pour démentir les pensées frivoles qui s’installent. Non. Il est là et il la touche. Il lui parle. La tête chavire un peu sous le poids de la chaleur du huis clos. Je suis Varri Bjurman, flic à Kiruna. Pas ce don, pas cette clairvoyance qui la rend malade. Mais elle doit apprendre à voir. A regarder. Ce que son esprit veut lui montrer. A se laisser guider par lui. Aveuglément. J’ai toujours lutté pour le droit des peuples minoritaires de Laponie. Lars vient chercher son menton, lui incline le chef pour l’embrasser avec une certaine tendresse. Elle se perd un instant dans ce contact, dans cette proximité affriolante. Eternel duel entre corps et encéphale. Et je veux t’arrêter, Lars Hjelm. Parce que tu es coupable. L’échine frissonne. Il lui sourit - elle l’entend. Se complait dans son timbre suave qui fait mouvoir ses épaules entre plaisir et malaise. Est-ce qu’elle peut le croire ? La question n’est que rhétorique mais elle la fait réfléchir. Sérieusement. Tout les oppose. Pourquoi devrait-elle le croire ? Parce qu’ils ont partagé quelque chose de vrai et que la gestuelle trahit une certaine attention ? La paluche du mâle dérive et Varri y referme les cuisses entre soupir et négation. Le buste s’ébranle d’une secousse, les mains agrippent l’avant bras inquisiteur mais ne l’en retire pas pour autant. « Pourquoi tu ferais ça ? » Qu’elle lui demande, modulant sa voix pour ne pas que le trouble la fragmente. « M’aider ? » Après tout, ce serait si simple pour lui de s’épargner les complications. Qu’elle crève et Varri Bjurman ne sera plus un problème pour ses affaires. Dans le cas contraire, elle sera là. Encore. Jusqu’à ce que l’un d’eux abdique. Jusqu’à ce que l’un d’eux crève, probablement. Il s’assied sur les doutes, appuie la vérité. Coupable. Une risette sauvage dévoile l’émail de la donzelle. Il ne fréquente pas les bonnes personnes. Ne les a jamais fréquenté aussi loin qu’elle se souvienne du jeune Kvène s’illustrant contre le gouvernement. Ces gens là vont la tuer. S’ils savent qu’elle le talonne dans l’enquête, cherche à le faire choir de son trône mirage. « Ils ont misé sur le bon cheval. » Raille-t-elle avant que le mâle ne la fasse gémir. Elle se mord la lèvre, s’indigne d’un regard incendiaire. L’ordre tombe une fois de plus, ne laisse pas beaucoup de manœuvre de négociation. Qu’elle rentre à Kiruna. Qu’elle sauve sa peau tant qu’il est encore temps. Varri lui dérobe son bassin, se détache de son emprise – profitant de sa faiblesse physique pour lui imposer sa posture. Les genoux pivotent, elle lui colle le râble contre le mur, le surplombant de quelques centimètres – dextre juchée contre la mâchoire carrée. Elle se presse contre lui, le respire avec ferveur mais ne l’embrasse pas. Les longues phalanges flirtent jusqu’à sa gorge – esquisse d’une légère pression contre la pomme d’adam pour incommoder la déglutition. « Tu l’as tué. Elle. Pourquoi ? » Est-ce qu’elle veut vraiment le savoir ? Pour avoir la frustration d’oublier ensuite. « Tu me laisseras pas savoir, hein ? Qu’importe ce que je dis, tu vas me les faire bouffer, ces foutues pilules. » Elle n’est pas une menace pour lui, juste une poussière qui ternit la mécanique chromée de ses plans. La main le relâche, rejoint l’autre contre le mur. Varri oblique le chef, effleure sa joue contre la sienne, vient murmurer tout contre ses maxillaires, paupières mi-closes. « A quoi bon me convaincre de rentrer ? Je suis persévérante. Et je serai amnésique. » La suite est inévitable. « Chaque vie que tu prends a un coût. » Et la folie de l’arracher sans respect est une offense faite à leurs croyances. Blondie fixe les lèvres tentatrices, remontent jusqu’à ses yeux aux nuances cristallines. Admire la beauté des lacs profonds qu’elle y retrouve. Elle s’y plonge, se presse plus encore, inspire profondément avant de cueillir les pilules dans sa paume et d’attraper le verre d’eau du bout des doigts. Une angoisse la prend, lui retourne les tripes. Elle la rejette en bloc mais articule difficilement. « Reste avec moi. » Jusqu’à la fin. Le museau se tend, leur soupir se mêle puis elle s’arrache, avale les cachetons sans plus d’ambages. Boit. Renverse la tête en arrière et fixe le plafond au dessus d’elle, s’apprêtant à le voir valser à tout moment. Deux. Deux cachets de drogue.
Qu’est ce que ça va être lorsque ça va la foutre en l’air ? Peut-être bien qu’elle va crever. Se perdre aux confins de ses terreurs. Les pupilles se dilatent, la lumière l’éblouit. Elle vacille, a l’impression de tomber vers l’arrière mais on la maintient. Fermement.

Le joik s'élève un peu plus loin. A ses oreilles, ou dans sa tête. Peu importe. Empreinte d'un souvenir, recrudescence du passé.

Codage par Emi Burton


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As the world fell, each of us in our own way was broken. It was hard to know who was more crazy...©lazare.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 37 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibâtard-HomicidoPresqueInvolontairement-Veuf - (Re)marié aux vins et spiritueux de la supérette discount du coin [titre de mon champ]: BESOGNE: : Fabricant et dealer d'une drogue dure commercialisée par la Nostra Regno - ah, ces sponsors du crime [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcier pur, suprême déchu mordu par la fourbe lupine [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Je crève dans mon dedans actuellement, j'ai les pouvoirs d'un gosse de 15 ans et les capacités irrégulières de ces gens en proie à une dualité interne. Mais j'ai un Beretta 92 FS et je sais viser. [titre de mon champ]: GANG: : Je collabore avec la NR pour qu'elle assure ma protection - et quand je dis collabore, je veux dire que je travaille pour eux - mais je ne suis membre d'aucun coven, d'aucune meute et je n'ai prêté allégeance à personne - faut pas déconner non plus [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Jason Momoa © Sign code by 2981 12289 0 © Gifs by Varri <3 [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2153 [titre de mon champ]: PACTE: : 06/06/2017



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Sujet: Re: Opium [Terminé]   Sam 8 Juil - 23:02
OPIUM
Varri & Irénée
Pourquoi je t’aide ? Pour des tas de raisons j’imagine. Des vrais. Des fausses. Des pour se donner un genre. Des pour te faire du mal. Des pour te paraître plus aimable…

Parce que c’est fatiguant de vivre dans la haine. De tout détester. Tout le temps. Tous les jours. Parce qu’on peut détester dans le respect. Parce qu’il faut que tu prennes ces cachets… Parce que j’espère que tu sais qu’un kvène n’a qu’une promesse. Parce qu’il paraît que, lorsque tu rends service aux autres sans rien attendre en retour, tu te fais du bien à toi-même – je sens que celle là, je la regretterais un jour. Parce que c’est la vie, c’est comme ça. Parce que je peux être sympa, parfois. Parce que ça ne m’apporterait rien de te gaver comme une oie. Parce que je me sens encore lié à toi, d’une façon étrange, et que cette sensation ne partira que demain… Ou après demain. Parce que tu as de la chance. Parce que je sais que tu ne t’en souviendras pas. Parce que tu es neutre. Parce que tu es la seule personne qu’il me reste. Je suis la honte des kvènes, le Némésis des sames, le paria des suédois. Parce que je suis incroyablement seul dans la foule. Parce que je n’ai pas envie de renverser la donne, pas plus que je n’ai envie de la détruire ou de la changer. Parce que tu me comprends et que je te comprends, et qu’on se comprend. Là. A cet instant précis. A l’instant T. Parce que même si tu sais tu ne me juges pas. Pour une fois. Parce que j’aime le risque. Le goût de mûre que tu lui offres. Parce que si ma simple intention était que tu oublies, je t’aurais tué. Parce que je sais comment on fait. Parce que c’est facile. Parce que je ne connais pas ce genre de culpabilité. Parce que le meurtre s’explique mieux que la salvation. Parce que, tu vois, je ne suis pas toujours celui que l’on croit. Parce que, quelque fois, j’en ai assez d’être celui que tout le monde attend que je sois. Parce que, tout ça, ça n’a pas d’importance… Ou ça n’en a que pour celui qui gardera cette soirée en mémoire. Parce qu’il faudrait que tu arrêtes de penser.

Ouais. Et toutes ces raisons ne sont plus vraiment claires dans le fourbi qu’est ma tête. Je suis juste sûr que… Je ne me serais pas emmerder à te suivre jusque chez toi. Je n’aurais pas eu envie de toi. Je ne te tiendrais pas là, contre moi, si je n’avais pas dans l’intention de te tendre sincèrement la main.


Mais je n’ai pas le temps de lui dire tout ça. Elle m’échappe. Me glisse d’entre les mains pour pivoter, plaquer sa poitrine sur mon torse. Elle m’arrache un soupir quand je tente de me redresse pour lui voler les centimètres qui l’avantage. Sa bouche me nargue, sa respiration si proche m’enivre. Je ferme les yeux pour venir pincer l’arrière de ses cuisses dans un spasme fiévreux. Ecarte les jambes. Écarte-les. Reste dessus, je m’en cogne. J’ai pas la force de lutter. Cependant elle ne me laisse pas faire, s’indignant de tout un propos en appuyant sa paume sur ma gorge. Cette fois, je grogne. D’un grognement qui fait vibrer tout mon corps et qui n’a presque rien d’humain. Je lui jette un regard noir, bien que je suive le mouvement qu’elle m’intime, laissant tomber mes bras de part et d’autre de mes côtes. Tant pis. L’interrogation me frappe. Me ramène dans une situation dérangeante et me rappelle que je ne suis que le coupable. Pourquoi Eija ?La trahison, aussi, a un prix. Un souffle. Guttural et dangereusement animal. – Nous paieront tous notre dette, Varri, sous les racines de l’Arbre du Monde. Certains y vont naturellement et d’autres y sont poussés, mais le résultat reste le même. Ses prunelles m’épient. M’inspectent. – On t’y attendra, rajouté-je, plus tempéré. – Pour parler honneur. Pour parler morale. Tu es une militante avec un permis de tuer… Il n’y a rien de pur là dedans ; dans ce droit que s’octroie les hommes par contrat avec l’état.

Avant de s’éloigner de moi. De mon visage. De mon souffle. Elle récupère ce dont elle a besoin pour oublier. Une faible hésitation. Peut-être un doute ;  une supplique muette que je ne comprends que lorsqu’elle la formule. Elle veut que je reste. Jusqu’à la fin. Je m’adoucis, subitement, dans la surprise de ce qu’elle me demande. Je hoche la tête. Acquiescement silencieux. La bryone est jetée au fond de sa gorge. Elle est bue. Expédiée. Elle fixe le plafond comme si elle attendait d’y voir descendre quelque chose, ou quelqu’un. Une réponse. La rédemption… Le choc de la drogue. Elle vacille. Je referme mes bras autour d’elle avant qu’elle ne bascule en arrière, la comprimant contre mon torse. Une main sur sa joue, le menton sur sa tête. Elle me parle. Vaguement. La dose étant tout de même plus colossale que celle que je lui ai refilée dans le club. De toute façon, je ne l’écoute pas, je ne lui réponds pas. Je ne suis pas là. Tout est confus, mêlé d’accusations fumeuses et de questionnement obscurs sur ma véritablement présence ; la vraisemblance de toute cette soirée. Je la lâche quand elle me l’ordonne. Elle vogue sur son plancher comme sur une mer déchainée. Danse désarticulé tandis que je la suis comme son ombre. Elle s’étonne trois fois de me voir dans son champ de vision, au moins cinq des images ultra-lucides qui lui pètent derrière les paupières et elle s’écroule, en peu de temps finalement, sur son canapé en se plaignant de la tête. Tu m’étonnes, Clochette. Je récupère le ciseau, le reste de mes affaires et la fameuse culotte déchirée ; bourre tout ça dans les poches de ma veste. – Je vais y aller, Varri, soufflé-je en me penchant au dessus du canapé. Elle me regarde. Sans me voir j’en suis presque certain. Elle lève une main flasque, ouvre la bouche dans une exclamation muette, bat des cils… Je lui passe une main sur le front. Elle est tiède. Pose deux doigts dans son cou pour constater de son rythme cardiaque. Affolé mais pas affolant. Ce n’est pas ce soir que tu feras une overdose. Alors je lui dépose un baiser sur la tempe avant de disparaître, laissant les clés volées dans la serrure de sa porte.




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