« Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Cent-quatre-vingt-six années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Mad Hattress) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1114 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Ven 21 Avr - 19:22

« Pari Hasardeux »

Flou. Ambiguïté vaporeuse qui s'envole, s'échappe, commence à se dissiper dans un délicieux nuage. Le corps semble si léger, à des années lumière de la lourdeur accablante de la terre, de cet élément loin d'être agréable, si sec, réalité brumeuse et lointaine s'installant, se glisse sensuellement entre le drapé alors que le jour s'est levé depuis de longues heures déjà, lumière aveuglante atténuée par les lourds rideaux de la chambre d'hôtel. Puis la migraine tombe, tourmente l'esprit, le ramène à son enveloppe charnelle dans une nausée abominable, les entrailles bouillonnent, ne savent plus dans quel sens fonctionner, membres retrouvant leur poids, souffrant à nouveau de la gravité environnante.

Corps étranger et perceptible, peau effleurée de quelques doigts, savourant un instant l'éveil en y ajoutant une once de douceur et sensualité, plus que probablement en charmante et délicieuse compagnie. Les faits habituels malgré le manque de repères, rien de bien alarmant, alors que la mémoire peine à se remémorer le déroulement des faits, à retrouver le fil conducteur, apporter des images et des sensations. Juste quelques mots soufflés à l'oreille d'un vampire, un énième verre d'alcool entre les doigts. Doux pari immature qui s'était glissé dans un murmure provocateur, traque d'une donzelle aux jambes interminables qui se déhanchait de façon féline en faisant raisonner ses talons sur le pavé alors que ses mèches sombres ondulaient dans une danse envoûtante.

Visiblement l'heureux gagnant du duel, bien que la suite des évènements reste abysse inconnu. Qu'importe, avantage d'une sirène et de ses talents innés pour ce genre de choses, pour s’immiscer dans les esprits et les vider de tout contenu, dérober les sentiments pour devenir centre d'un monde le temps d'un murmure, capturer dans les nageoires l'innocence, filets dangereux dissimulé par un sourire qui se referment si facilement. Le maigre rictus s'installe, fier comme un paon, orgueil caressé dans le sens des écailles, satisfait, pourtant frustré de ne pas avoir souvenir de la tête de cette sangsue lorsque la proie fut dument gagnée. Les autres sensations arrivent peu à peu, la peau qui se ternit en manque d'ondine cristalline, la gorge est sèche, commence sa brûlure, quémande peu à peu d'être apaisée, nourrie, crocs ne rêvant plus que de se planter pour dérober, gober, absorber goulument une vie avant de plonger dans la première baignoire venue. Pas la peine d'aller bien loin, déjeuné mérité visiblement servi sur un plateau de satin, joliment déposé sur un oreiller tel un joyaux. Il n'y avait plus qu'à ouvrir les yeux et plonger dessus.

Mouvement de recul immédiat, malaise s'emparant des traits qui n'y comprennent plus rien avant d'y apposer une grimace de dégoût. « C'est une plaisanterie ? » Question rhétorique bien évidement, peinant à comprendre la logique de cette présence enlacée il y a encore quelques fractions de secondes. La créature est poussée d'un pied, me rendant alors compte de la tenue plus que douteuse dans laquelle nous nous trouvions. « Debout la belle au bois dormant. » Parvenir à faire un sarcasme dans un sifflement désagréable, égo retombant dans les bas-fonds. Pas de mots qui viennent tellement la chose est surréaliste, me contentant de remonter la couverture comme je le peux pour en dissimuler les flancs, geste appris par réflexe, bien qu'inutile en la présence d'une autre créature, visant à dissimuler les branchies qui n'ont rien d'humanoïde. Le regard cherche désespérément une quelconque trace féminine, espérer que la journée ne commence pas si mal, qu'elle était à l'origine piégée entre nos corps, maigre espoir qui s'envole rapidement. Nous sommes seuls. Dans un lit. Nus. Affamé. Le dos retombe lourdement sur le matelas pour s'y enfoncer, dubitatif, sensation amère et désagréable que de ne pas parvenir à recoller les morceaux, peinant à réfléchir, imaginant des films d'horreurs atroces qui nous ont amenés à nous retrouver dans cette situation. Que diable s'était-il passé ?   
 


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Dernière édition par Marius L. Vitale le Lun 19 Juin - 21:16, édité 1 fois
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 29 ans, une trentaine jamais atteinte, vieillesse pour toujours inconnue [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, l'amour m'a déjà tout repris, ma confiance en lui crève un peu plus à chaque rencontre [titre de mon champ]: BESOGNE: : Tatoueur, ancien stratège militaire repenti pour actes de cruauté gratuits et ultraviolence avérée [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Synyster Gates. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 214 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Ven 21 Avr - 22:59
Banana Brain ✝ Vas-y, Roméo.

Oublies ta Juliette avec des flirts d'un soir, fais taire ton petit coeur en adoration pour elle, fais comme si tu aimais cette Rosalie d'une nuit. Mon rôle de ce soir est si loin de ma prétention princière. Montaigu raté, incapable de mentir plus longtemps mais jamais comblé sans un long fleuve rougeâtre. La nuque pâle, la peau frêle au moindre toucher. Une caresse suffit à la faire trembler. Je me sais capable de l'avoir, de la posséder, mais c'est un pari qui m'a poussé à tout tenter.
Ebauche furtive, beauté vaporeuse, je me souviens d'elle, et pourtant je peine à me rappeler de son visage. J'émerge difficilement, douloureusement. Je crois presque avoir rêvé ce minois sournois de demoiselle effrontée. je n'ai pas la saveur de son sang contre le palais, seulement un goût acide de manque et de nausée. Folle envie de jugulaire, en somme.
Grimace souffrante, râle grommelé, et cette saloperie de chute forcée. Je me redresse aussitôt, entièrement nu dans ce réveil grotesque. Je relève mes cheveux, aussi emmêlé que mon esprit encore flou. Le difficile retour à la réalité se lit dans mon faciès entre rage et incompréhension. Je tourne mon regard et ma tête vers cette voix à peine compréhensible qui vomit déjà des ordres comme si j'étais son chien de guerre.

"... Mais ferme ta gueule sinon."

Pas du matin. L'insomnie a fait de moi une vraie plaie. Je rebaisse les yeux devant moi, saisissant l'un des oreillers pour feindre une censure que j'estime nécessaire. Ma main libre vient masser ma tempe douloureuse alors que je ferme les yeux. J'essaye de retrouver un semblant de logique, même une piste, sans considérer immédiatement le danger qui gronde sournoisement.
Je me redresse aussitôt, un frisson venant mordre ma colonne vertébrale. La frayeur me saisit immédiatement à la simple pensée que l'heure me soit défavorable. Je sens mon coeur accélérer alors que la panique le gagne aussi. Je cherche une horloge, n'importe quelle pendule siégeant dans la pièce mais rien. Une chance inouïe, je ne vois pas non plus de fenêtre ouverte, seulement d'épais stores bloquant la vue.

"Merda! C'est quelle heure?! Bordel!"

Portable. Devant moi. La coque imprimée d'un dessin noir ne trompe personne, c'est le mien. Je le saisis sans hésitation aucune, constatant avec un lourd soupire qu'il est dépourvu de batterie. Et là mes épaules encrées se rebaissent à nouveau, accompagnées d'une expiration dépitée. Froid, presque hautain, je reporte mon attention sur l'individu allongé dans les draps.

"... Putain non. On n'a pas... Et l'autre gourde... Pourquoi t'es là et pas elle?!" sont les seuls mots que j'articule en gesticulant la main comme l'italien que je suis

Je suis hétérosexuel.

Roméo se veut hétéro. C'est fini cette curiosité stupide. Je sais ce que je fais, ce que je veux. Vouloir n'est pas réussir cependant. Mon regard s'échappe une seconde sur la silhouette de l'inconnu. Je refuse de croire que j'ai pu me laisser entrainer dans ses draps, dans ses bras. Il est bien loin de ce après quoi je cours tant. Bien différent d'une Capulet.
Mais oublies la cette idylle ridicule! Je ne suis visiblement bon qu'à finir dans des réveils toujours plus troublants. Spirale stupide, la répétition macabre de cette débauche sans visage. Pourquoi refaire sans cesse les mêmes erreurs? Masochisme latent. Amour de la torture. Ou simple ivresse causée par la douleur infligée. Je me perds à divaguer sur mes affections, mes addictions.

J'ai deux amours.


HJ:
 

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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Mar 25 Avr - 20:43

« Pari Hasardeux »

Haussement de sourcil désintéressé, alors que l'autre, statue de marbre blafarde, image trouble du vampire de la veille, compétiteur d'un soir, se relève de manière ridicule, sifflant comme une vipère sa mauvaise humeur matinale. Admettre un instant que le réveil n'était pas des plus délicats, loin d'être agréable et rassurant. Pas besoin de le questionner pour comprendre à son expression que les choses venaient de prendre un tournant délicat, que nous étions perdus au beau milieu de je ne sais où et dans la même et unique galère. L'observer faire son rituel, chercher je ne sais quoi, silencieux, méditant, tâchant de recoller les miettes, les rassembler, reconstituer un fil qui reste définitivement trouble, océan brouillé par une marée noire de la veille.  

Grimace alors que la pensée redoutée est évoquée à voix haute, ne trouvant aucune logique à ce que l'élément centrale de la chose soit invisible, volatilisé, disparut alors que nous étions là, dans une situation quelque peu ambiguë pour ne pas dire évocatrice. « Même pas en rêve. » Réplique sèche, probablement rassurante pour ce complice forcé. Mâles étant loin d'être le genre de prédilection, plutôt collectionneur de regards de biches et de lèvres pulpeuses. Emporter le drap, toge improvisée le temps de chercher un semblant de vêtements qui restent introuvables. Les pieds maladroits heurtent le sol glacial, premiers pas troublés, geste déjà trop étranger à l'origine, loin d'être naturel et inné, mais agrémenté d'un réveil catastrophique n'aidait pas, pseudo humain maladroit, poisson hors de l'eau qui tente de ne pas faillir loin de son élément.  

« Tout ce que je sais, c'est que je ne l'ai pas goûtée, j'ai les crocs. » Certainement pas un euphémisme, gencive me démangeant de plus en plus. L'incendie ne pouvait que signifier qu'elle avait bel et bien filée, laissant cette faim amère prendre le pas sans avoir été repus. « Aucune idée de comment ça a bien pu se terminer ? » Autant s'en remettre à une seconde mémoire, peut-être que nos brides respectives parviendraient à reconstituer un parfait puzzle, voir même peut-être déterminer un heureux vainqueur, gagnant du jeu puéril et parfaitement immature d'un soir.

Ouvrir la porte de la salle de bain avec appréhension, laisser échapper un soupir de soulagement en tombant sur la baignoire, second besoin primaire devant être assouvit au plus vite, fils de l'eau incapable d'en rester éloigné trop longtemps, alors que la peau réclame la douce caresse de l'ondine. A chacun ses plaies, ses contraintes, supposant que la lumière ne pourrait entrer pour éclairer d'avantage les lieux. A choisir, je préfère mon fardeau, avoir évité tout lien avec cette sombre humanité insaisissable. L'eau ruissèlerait après, pour faire disparaître le carmin.

« Je suppose qu'on appelle le service d'étage pour un petit déjeuner ? » Porter l'attention sur l'individu l'espace d'une seconde, sous entendant que le plateau repas ne serait qu'un accessoire superflus. Maigre consolation pour combler la disparition du troisième élément. Vérifier que le placard est assez profond pour dissimuler les restes, préventif, calculer. L'habitude des chasses millimétrées, discrètes, le minimum requit dans les règles de l'art pour ne pas attirer l'attention. Saisir ce maudit téléphone, hésitant une seconde, certain d'y arriver dans un élan d'orgueil. Maudite technologie que je peine à saisir, à en comprendre les ficelles, finissant par avoir la réception au bout du troisième essai infructueux, m'assurant qu'ils seraient au moins deux à monter histoire de ne pas avoir à se partager les restes. Il n'y avait plus qu'à attendre sagement la livraison, langue passant doucement sur les crocs impatients alors que la peau continue de se faner.     
 


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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Mer 26 Avr - 12:41
Banana Brain ✝ Soulagé.

Je repose mon visage dans mes mains, rassuré par cette cinglante réplique qui conforte ma sexualité ambigüe redevenue classique. Mes doigts glissent lentement jusqu'à mes cheveux pour relever quelques mèches noires hors de mon regard. Je me sens encore engourdi de la veille. Reminiscence de bribes de phrases, de gestes, des musiques sans paroles qui tournent en boucle au creux de mon crâne entre les trous noirs qui composent le reste de cette soirée.
L'inconnu traverse la pièce, évoquant son appétit grandissant. C'est vrai, une sirène. Quelques éléments commencent seulement à me revenir, morceau par morceau. Je n'ai pas non plus le souvenir d'avoir mordu sa chair, le parfum du sang me serait resté en bouche. je passe la langue à l'arrière de mes dents, d'une canine à l'autre, seulement le retour d'alcool qui semble engourdir ma mâchoire toute entière. Nous étions deux à ne pas connaître la fin de cette histoire.

Je ne voulais pas de mon nom au générique.

Seule envie: fuir. L'inconnu trouve son bonheur dans la salle de bain, poiscaille hors de l'eau j'imagine. Je connaissais suffisamment de sirènes pour savoir qu'elles trouvaient leur bonheur dans la flotte autant que moi dans la nuit. Je me lève enfin, attrapant caleçon et pantalon au passage. La ceinture bouclée, mon t-shirt noir dans les mains, je l'enfile aussi en me dirigeant vers les rideaux. Un dernier regard vers mon portable déchargé avant de le ranger dans ma poche arrière. Prudent, je tire à peine le tissu, dégageant un maigre filet de lumière qui longe la pièce. Ma prise lâche, le rideau retombe.

Il fait encore jour.

Sans doute plus pour très longtemps, mais assez pour me confiner ici comme un rat en cage. Cazzo. J'enrage intérieurement, soupirant sur une mèche retombée. Un regard vers la porte entrouverte de la salle de bain minable de cet hôtel, je me sens presque en meilleure posture. Je préfère étrangement fuir le Soleil plutôt que courir après l'océan. Je n'avais besoin que de sang depuis des siècles, ça me suffisait amplement, peu importe le prix apposé sur cette immortalité offerte. J'avais encore quelques millénaires devant moi avant de faiblir et de m'éteindre. Je me demanderais presque si je reverrais le Soleil un jour.
Service d'étage, en voilà une idée. J'aquiesce d'un signe de tête avant de me rasseoir dans le fauteuil au coin de la pièce. ma veste traîne encore là, mes clopes aussi. J'en allume une qui se coince sous une canine affamée, cendre contre le palais. Une première fumée soufflée sous mes lèvres en jaugeant les aptitudes du brun à utiliser un téléphone. D'abord surpris, puis amusé, je m'arrache un rire retenu par ma cigarette quand il parvient finalement à se servir de la maudite machine. Je ne devrais pas jouer de moquerie face à une telle scène, je n'étais moi-même pas né entouré de l'électricité. Mais j'étais parvenu à évoluer avec les années. Visiblement certains poissons étaient restés loin de la terre plus longtemps que prévu. Pauvre Darwin.

Patience.

Pas ma meilleure qualité, mais j'avais encore la tête lourde de la veille pour m'empêcher de voir passer les minutes. Vivement la nuit, vivement le retour de la Lune.
On frappe à la porte, je jette un regard au triton détrempé avant de servir de portier pour les demoiselles, mon mégot au fond du cendrier. Elle est blonde, mais elle a surtout des fesses d'Enfer qui servent d'aimants à mes pupilles. Clairement, j'ai déjà fait mon choix, à peine la porte refermée derrière moi.
Aller, prenons ça à la rigolade. politesses de mise, un sourire charmeur à l'une d'elles, un autre complice au brun marin. Ma langue frôle à nouveau mes canines mourant de soif tandis que mes doigts remontent le dos de la demoiselle, retenant doucement sa nuque frêle. Les battements incertains de son myocarde crispent déjà ma prise.

Le dernier rictus. Le pire.

Crocs dans sa chair, alors qu'on croirait une étreinte entre nous. Elle ne crie pas, elle n'en a pas le temps. Lent naufrage dans les abysses, elle s'éteint alors que la vie quitte ses veines. Shining revisité dans cette chambre d'hôtel.
Mon palais s'enivre d'une autre fragrance que celle de la cendre. plus âpres, plus métallique, mais ô combien plus tendre à déguster. La peau qui plie, faiblit, pâlit. Vide, elle est bientôt vide sa jugulaire visée. Dommage, elle était si belle la midinette, avec sa courbe de taille détaillée par mes doigts amoureux. L'heure n'est pas à faire durer ce petit jeu.
Poids mort entre mes bras, je la retiens à peine, la gueule en sang, trachée coupable sous un filet rougeâtre. Ma main saisit son poignet, lit l'heure à sa montre, et la laisse glisser dans le néant tandis qu'elle s'échoue sur les draps défaits.

Adieu, Blondie, c'était un vrai plaisir.

"Au fait, t'as du me le dire hier soir, mais c'est quoi ton nom déjà?" curiosité de mise vu le banquet partagé, alors que le dos de ma main vient écarter la preuve d'homicide de mes lèvres entachées

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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Mer 26 Avr - 15:28

« Pari Hasardeux »

Attendre, deux fauves en cage affamés, alimentés par un même besoin commun malgré les divergences, réunis dans cette sensation d’assèchement, de combustion, de brasier. Compter les secondes, longues, répétitives, impression malsaine qu’une musique d’ascenseur ridicule serait presque le bienvenue pour combler le silence, l’esprit bien trop focalisé sur le fait de devoir aspirer une vie que pour chercher à approfondir les recherches par rapport à la veille. Les pupilles se dilatent, s’assombrissent, se perdent tel deux onyx abyssales. Beauté factice qui se ternit à chaque seconde, se creuse, illusion maintenue uniquement lorsque la faim n’est plus. Puis vint la frappe salvatrice tant attendue, comme accompagnée d’un halo lumineux et de quelques sons angéliques, sourire s’élargissant de lui-même alors que mon acolyte improvisé ouvre la porte qui nous sépare des douces employées. Ne pas faire le difficile, ne pas avoir l’envie de se battre, oublier la sangsues qui vaque à ses occupations, le laissant gérer son amuse-bouche comme bon lui semble.

Murmure suave, fredonnement qui se perd au creux d’une oreille alors que des doigts effleurent une joue, enregistrent leur velouté exquis, capturent avec délice et appétit. Elle se perd en quelques secondes, à des kilomètres de ce qu’elle était, hypnose qui l’emporte sur son être qui resterait muet face au danger, à l’attaque, sentant ses doigts se glisser doucement dans mes mèches sombres, avides, désirant silencieusement ma carcasse, devenu son univers entier, sa seule pensée, désir. Nettement plus agréable que de l’entendre chouiner alors que les muscles se crispent, s’offrant d’elle même. Quelques boutons de son chemisier sont ouverts, embrassant son épaule tout en l’enlaçant, profitant quelques secondes avant de laisser les crocs pénétrer, traits retrouvant leur vitalité alors qu’elle fléchit, que ses gestes tendres et avides se perdent, membres finissant par tomber lourdement dans mes bras, désormais pantin à la vie dévorée. Capture forcée et hors de l’eau, peu agréable, sensation de me rapprocher un brin trop de ces vampires terrestres. Poupée désincarnée glissée relâchée, revers de main qui fait écho à celle de l’acolyte avant de glisser l’autre, le corps sans vie, jusqu’au placard. Méthode comme une autre, bien que les disparitions mèneraient inévitablement à cette chambre.

« Marius. »  Ramasser les quelques vêtements qui sont retrouvés sur une chaise, drapé toujours sur le dos, relever un instant la tête vers l’autre alors que la réponse est donnée, cherchant dans mon esprit les quelques brides d’un prénom qu’il aurait pu à son tour me prononcer, certain que ça avait quelque chose à voir avec un ouvrage connu et lu. « J’ai du l’oublier aussi, elle nous a bien assommé la saleté. »

Laisser la porte de la salle de bain ouverte après l’avoir investie, ouvrir la valve à fond, tirer sur le filet d’eau, augmenter la pression et ainsi la vitesse de coulée, pressé comme un mioche de plonger dans l’étroite baignoire. Pourquoi diable n’avions-nous pas pris l’option suite avec jaccuzzi ? « Je parie qu’elle a pris la poudre d’escampette ce matin comme une voleuse sans demander son reste. En admettant qu’elle se soit retrouvée ici. » La phrase est lancée en l’air alors que le drapée tombe, jambes fragiles se glissant dans l’ondine, oubliant tout concept de pudeur. La mâchoire se crispe un bref instant alors que la chair bouillonne, se sangle douloureusement, laisse perler les écailles nocturnes, soupir d’aise qui s’échappe enfin, image probablement ridicule d’un semi-poisson trop grand pour sa baignoire à la queue qui déborde, n’assumant qu’à moitié l’image renvoyée, me contentant de faire vrombir le liquide cristallin sous mes doigts. « Je suppose que t’es coincé là jusqu’au crépuscule. » Hausser un sourcil alors qu’un maigre filet de lumière s’échappe d’entre les rideaux. Ça laisserait probablement le temps de reprendre nos esprits, en admettant que j'aie la patience de lui tenir compagnie, l'animal n'avait pas l'air facile à vivre vu les premières minutes. « Je me demande si l'un de nous a su l'appâter. »   
 


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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Lun 15 Mai - 20:16
Banana Brain ✝ Le souffle encore court, le sang qui court.

Soudain je le sens se faufiler dans mes chairs et remplacer ma soif par de la culpabilité bien vite étouffée. Elle avait de la famille, cette femme. Elle avait des amis. Des parents. Un petit-ami sûrement. S'ils avaient qu'elle avait déjà succombé, certains verraient leur vie soudainement ruinée. Ils allaient pleurer, s'en vouloir, haïr le meurtrier. Ils chercheraient à comprendre, en vain. L'absence de réponse les rongera doucement. Folie et deuil, voilà tout ce qui les attend. Les plus chanceux s'en remettront, n'exagérons rien.

J'adore ça.

Briser des existences. Tenir les rênes dans le choix divin de la vie ou de la mort. Sans cette chance faiblarde, je ne suis plus vraiment moi. Comprenez par là que je vis pour ce semblant de contrôle. Plus encore que le sang, j'en suis réduis à des tourments exécrables si je reste à leur niveau. Population misérable. Je veux valoir mieux qu'eux et pour ça, rien de mieux que de prétendre être un dieu.

"Dante."

Je ne crache pas mon nom, seul un prénom trop bien porté. Plus les années passent, moins j'apprécie de prononcer les sonorités de mon héritage. Je n'osais pas en changer, mais je le refoulais de plus en plus. Un nom un seul et c'est l'ombre de toute une famille qui reste près de vous à jamais.
Je pose une main contre mon coeur alors que je le sens s'affoler subitement. Je relève les yeux vers la salle de bain en entendant mon compagnon d'un soir y aller de sa petite hypothèse. Je souris en coin, amusé. La jolie blonde courrait encore, c'était certain. Ben suonato, chérie. T'as mis la misère à deux Casa Nova ridicules. Je donnerais cher pour la retrouver et la féliciter comme il se doit. Mais Elle n'est sans doute pas assez conne pour tomber deux fois sur un vampire en mal de morsure. Si le contraire est vrai, elle est suicidaire.
Une nouvelle cigarette, seule occupation qui me fait oublier l'enfermement, se ramène entre mes lèvres maculées. Mes yeux détaillent un instant le sang laissé sur le papier blanc, un réflexe me pousse à me lécher les lèvres pour retrouver ce goût métallique, caractéristique du précieux fluide vital. Je fais claquer mon zippo pour le refermer avant de prendre le fil de la discussion.

"Elle est douée, il faut lui reconnaître ça. Foutre la honte à un mec c'est déjà pas mal mais deux, elle m'impressionne presque."

Bourrés. Mais je ne peux que relever la prouesse malgré les circonstances. Je commençais à boire de plus en plus, chercher le black out toujours plus vite. Triste mélancolie qui me guette. Mais je refuse de me l'avouer, craignant que l'acceptation du problème soit le début des véritables emmerdes.
L'évocation du crépuscule, malgré les sons d'eau qui coule, me glace le sang. Enfermé là, prisonnier maladroit. Une stupide erreur et je retrouve cette immonde situation qui me bloque à un seul endroit. Mes yeux glissent vers le rideau fermé, devinant le jour par un maigre filet de lumière entre deux pans de tissu épais. La lame d'une guillotine me semblerait plus avenante que ce mince trait blanchâtre.

"Sincèrement, si elle s'est débrouillée pour rester en vie entre une poiscaille et une chauve-souris, elle a aussi du se démerder pour se tirer avant d'entrer dans cet hôtel. J'espère qu'il fera bientôt nuit au moins..."

Je soupire ma fumée en reprenant place sur le fauteuil au coin de la pièce, les yeux distraits par la lumière fine. J'oublies en levant la tête vers le plafond, prince sur son trône maudit.

"La salope..." un rire accompagne tout de même ce juron de connard "Moi je me demande surtout si toi et moi on a fait quelque chose cette nuit. Parce que j'ai pas le sentiment d'avoir tiré mon coup mais j'ai pas mal au cul non plus..." un dernier souffle de fumée, plus sérieux soudainement "En plus, je suis pas gay..."

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Cent-quatre-vingt-six années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Mad Hattress) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1114 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Mer 17 Mai - 12:01

« Pari Hasardeux »

Pensée qui s'échappe à voix haute, se perd, alors que la mémoire est une nouvelle fois fouillée, espoir que l'appétit comblé aide à la réflexion maintenant que l'obsession pour l'ondine pourpre a disparue, apaisée, repus, arrière goût métallique encore au creux de la gorge, oubliant déjà les traits de la propriétaire de ce souffle dérobé alors que la langue glisse doucement sur la tranche des crocs. S'enfoncer un peu plus dans l'eau, baignoire inconfortable qui ne fait qu'écraser la nageoire dorsale douloureusement, ravalant la fierté, délicieuse étreinte de l'ondine alors que la nageoire claque de mécontentement contre le bord, extériorisant l'irritabilité qui règne toujours en maître. Claquer des doigts alors que le nom du vampire s'impose, revient avec une vague image terne et vaporeuse. Finir par délaisser la cristalline, regagner un semblant de crédibilité définitivement entachée, la laissant filer alors que la déchirure se fait, fend la carne, esquisse à nouveau les jambes, doigts se crispant sur le bord, retenant une plainte qui se change en souffle.

Retrouver le sol maladroitement, couvrir la chaire dénudée en regagnant les vêtements de la veille, délaissés dans des circonstances plus que floues, ambiguïté qui ne me sied pas vraiment, tout comme à l'autre d'ailleurs. Ne pourtant pas chercher à savoir ce détail, occulter intentionnellement, pourtant pas la première fois qu'un mâle se retrouve dans les draps, trop rares expériences toujours finies par un vol de vie, non assumées, lorsque les donzelles se font trop résistantes et que la faim tiraille. Soupçon d’indifférence qui trame sur l'égo entaché, sirène jusqu'au bout des ongles guidé par sa nature, contrairement à l'autre qui semblerait presque en état de choc.

« T'as finis de geindre ? T'as l'air bien préoccupé par ce qui s'est passé ou non dans cette piaule entre nous et franchement, je préfère pas savoir, elle nous as déjà bien assez foutu dans la panade comme ça en enterrant notre crédibilité. » En revenir à la chambre, scrutant, cherchant le moindre objet qui aurait pu être oublié par une présence féminine presque suppliée. « Tout ce qui s'est passé entre hier soir et jusqu'au moment où on foutra le camp restera ici, qu'on soit clair. » Préférer mettre le doigt sur la chose, doutant fort que mon complice forcé soit contre cette option et de garder le dossier profondément enfuit.  

« Tu te souviens pas du nom de cette conne ? J'ai bien envie de la dépecer. » Frustration que de savoir qu'elle s'en est probablement tirée à bon compte, envolée déjà loin d'ici, ne rêver un instant qu'à une douce et délicieuse vengeance, rancunier jusqu'au bout des ongles, vouloir extraire la moindre goûte d'eau de son organisme insipide, la contempler s'assécher en l'affublant d'un sourire carnassier et d'un œil hautain. Devoir se contenter du lamentable échec et de l'arrière goût amer de la farce, partager la complainte avec l'autre pigeon. « Oublie, à tout les coups c'est le genre à balancer un faux nom de toute façon. A croire qu'il s'agissait d'une sorcière. » N'y voir là qu'une intervention un tant soi peu surnaturelle, peiner à se remémorer ses traits, la courbe de son échine, sa démarche féline qui claquait sur le pavé de la ville éternelle.

Réflexe de commencer à fouiller les poches, maigre espoir de dégoter un indice, n'y trouver que quelques tickets de consommation d'alcool et mes effets, papiers d'identités factices aux dates définitivement faussées et erronées. Saisir une pomme sur le plateau livré, y enfoncer les crocs, combler l'autre pseudo sensation de faim qui se creuse, entre autre une manière d'occuper les doigts. « Tu veux pas qu'on se la joue comme dans le films, à te planquer dans un chariot à linge ? C'est pas que j'aime pas poireauter, mais on risque de vite remarquer qu'il manque deux employées à l'appel. » Désigner les corps désarticulés, être pour la discrétion, déjà bien assez dans les embrouilles du Vatican que pour ajouter une prise en flagrant délit et devoir augmenter le nombre de victimes au tableau de chasses pour supprimer les yeux et oreilles qui en verraient trop.    


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 29 ans, une trentaine jamais atteinte, vieillesse pour toujours inconnue [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, l'amour m'a déjà tout repris, ma confiance en lui crève un peu plus à chaque rencontre [titre de mon champ]: BESOGNE: : Tatoueur, ancien stratège militaire repenti pour actes de cruauté gratuits et ultraviolence avérée [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Synyster Gates. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 214 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Jeu 18 Mai - 14:42
Banana Brain ✝ Les jolies filles, les belles femmes...

Je reporte une attention coupable sur les charognes dans les draps, cigarette entre les doigts, la mâchoire serrée. C'est étrange comme les mêmes histoires finissent toujours par se répéter. les belles femmes font mal, écrasent, fuient dans la nuit. Elles ne laissent ni nom ni visage, elles troublent un soir et se font oublier dès le lendemain. Mais on les garde pourtant en mémoire, comme un ersatz d'idylle. Elles troublent, elles blessent. Et nous, les garçons, on s'en veut et on commence à poursuivre les mêmes figures, celles qui lui ressemblent, qui se font semblables à la Venus à jamais perdue.
Mais nous, les mecs, on blesse les jolies filles. On se venge, on prend, on jette. Elle est mignonne le temps d'une nuit, mais au matin elle ne plaît déjà plus. Ca continue, ça dure, et puis ça casse. Une envie de trop, l'infidélité commence et pèse de plus en plus. Arrivés aux aveux, elle souffre, il s'en fout. Il la quittera pour une autre à qui il offrira les mêmes peines après un amour mensonger. Elle ploiera sous ses avances, rougira de ses compliments. Mais après un temps, il ira en voir une autre, le coeur intact, tandis que celui de sa douce pleure sous les bleus et les coups.

Et l'histoire recommencera.

Le regard vide, la clope qui fume seule, je m'y perds. Les belles femmes, les jolies filles, et les garçons au milieu. Parce qu'on cherche à les oublier, ces faciès de poupées. On veut voir autre chose, mais la hantise persiste même sous les épaules anguleuses d'un David épris de son amant. Ca dégoute, ça questionne. Est-ce que je suis vraiment un homme? Animal aux yeux de Dieu, femme aux yeux de ses pairs, moins que rien pour sa lignée. Rien ne me poussera jamais à avouer une curiosité malsaine pour mon propre genre. Dégueulasse, je me hais pour ces penchants malades.

Alors oui, je suis préoccupé.

Je le laisse parler, blasé, je m'en fous autant que de lui du nom de la sorcière. Je veux juste quitter les lieux et ne jamais y revenir. Pour lui, peut-être que tout ça restera ici, mais pour moi ce sera un dégoût de plus ravivant ma crainte de la différence. Hermès me donnait suffisamment de conflits avec ma nature, je n'avais clairement pas besoin d'un doute de plus pour troubler mes certitudes mais je me rends à l'évidence: je vais mal.
Je m'appuie à nouveau dans le fond du fauteuil, la proie de l'interrogation. La cendre obnubile ma langue mais ne parvient pas à lui faire oublier la saveur du sang. Et une toute autre, bien distincte, gravée sur mes papilles depuis un incident ayant frôlé de peu une tuerie regrettable. Ce sont les garçons qui me troublent, mais les filles qui me hantent. Préférence ou peur, aucune idée.

"Les draps je les pourris, je me planque pas dedans. T'es gentil mais si tu veux sortir d'ici, ce sera pas en me foutant dans le linge sale des autres."

Acerbe, amer, je lui offre un regard blasé pour seule preuve de mon sérieux. J'ai une bien meilleure idée que la sienne.
Le sang encore aux lèvres, la clope par dessus, je me lève et cherche mon briquet d'une main avant de monter sur le lit, poussant du pied les silhouettes féminines gisant sur le matelas.

"Si t'étais moins con, on aurait demandé des oreillers supplémentaires, on aurait eu des putes et personne aurait fait chier si elles revenaient pas à la réception. Tu devrais t'en souvenir si ça t'arrive encore."

J'allume mon briquet sous le système anti-incendie qui se déclenche aussitôt. La douche glacée tente de laver les preuves du meurtre, en vain. Mais les sons de portes qui claquent confirment que cette sécurité contre les flammes est reliée à tout l'hôtel, du moins tout l'étage. Un regard vers le pâle filet de lumière entre les rideaux, le soir ne doit plus être très loin. J'ai une chance de m'en sortir vivant.
Capuche en place, mégot dans le cendrier. Il suffisait d'attendre une brève minute et l'hôtel serait déserté par la clientèle effrayée et le personnel paniqué. Les pompiers? Ils mettraient, comme toujours, un temps précieux à venir jusqu'ici. Et sans feu à éteindre, les pauvres chercheraient pour rien. Alors quand les courses effrénées dans le couloir cessent de se faire entendre, je rouvre la porte de la chambre pour constater que le sol moquetté est déjà imbibé d'eau. Je souris, merdeux, en jetant un regard à Marius.

"Mais c'est vrai, t'es une sirène. Ca fait quoi la flotte déjà? Des écailles? Une nageoire? Je crois qu'on est deux à être dans la merde finalement..."

Je l'ai fait exprès? Voyons, c'est pas mon genre...

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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Ven 19 Mai - 11:52

« Pari Hasardeux »

Regard qui se perd, se lève au ciel, alors que l'autre fait la fine bouche, n'y met pas un peu plus de volonté. L'envie de le laisser planter là, laissé à son propre sort, usant de mes avantages, monte, s'installe de plus en plus. Qu'il se démerde, mes pieds auraient tout le loisir de se glisser dehors avec un sourire carnassier et très certainement provocateur contrairement à lui, ne risquant qu'un léger assèchement d'épiderme si l'exposition se prolongeait. Mordre une énième fois dans le fruit avant de le laisser tomber alors qu'il s'agite dangereusement en une danse que je peine à saisir, finissant par comprendre qu'il tente de jouer littéralement avec le feu. Mais qu'est-ce qu'il fou ?  

Déchanter alors que l'eau tombe, ruisselle, pluie glacée qui se glisse sur la chaire par surprise, s'infiltre sous le tissus humide sans qu'elle ne sois évitée, caresse de l'ondine dont je me serai franchement passé. Grondement qui roule le long de la gorge, s'élève, corps encore dans le flou de la veille peinant à retenir l'illusion, l'humain factice, suivant malgré moi l'appel des perles cristalline, apophyses épineuses des vertèbres dorsales et lombaires s'étirant dans un frisson désagréable qui remonte l'échine, nageoire dorsale perçant la chaire et le tissus. Le schéma catastrophe suit le même court sur les avant bras, peau claire durcissant en partie, laisse perler quelques écailles nocturnes autour d'une maigre nageoire qui s'étire jusqu'aux coudes. « Putain ! » Garder les jambes, priorité absolue, ne pas se retrouver définitivement coincé avec l'autre mufle, laissé planté là sur une moquette douteuse, retrouver la maîtrise de soi-même.

Le drame est tout de même évité de justesse, parvenant à faire cesser l'ébullition du squelette qui ne demande qu'un retour à son origine, écartant les goûtes qui continuent de chuter, devenant imperméable à cette pluie artificielle qui s'écarte dans un léger effort, hydrokinésie avantageuse et alliée. « T'es vraiment qu'un petit con. » Ôter la chemise détrempée, déchirée, d'un geste sec, agacé, limiter le contact humide, dévoilant un peu plus le contre nature, les artifices traitres, branchies striant les flancs aussi à l'air, se mêlant au reste bien qu'incapables de disparaître et ce, peu importe la forme employée. Semblant de poisson à nu.

« C'est à se demander si tu veux pas que je te tiennes la main pour sortir. T'as peur que j'te laisse tout seul ? T'as besoin de compagnie c'est ça ? » Sarcasme qui s'échappe de lui-même alors que la mâchoire se crispe avec cette envie désagréable de lui en coller une. En oublier l'agitation dans le couloir, les claquements de portes qui s'enchainent. Renouer avec la réalité extérieure, imaginer que les pompiers ne tarderaient pas à venir vérifier la bâtisse. Les bras se croisent sur le torse, haussant un sourcil, agacement perceptible, il avait réussit son coup. « Maintenant que t'as foutu le bordel, c'est quoi la suite du plan Sherlock ? Parce que faire dégager tout le monde et vouloir m'emmerder c'est bien beau, mais ça résout pas ton problème de luminosité extérieure. Tout ce que t'as réussi à faire, c'est ajouter un chrono au dessus de nos tête. »

Investir le couloir, prudence tout de même de mise, ne pas vraiment vouloir être surpris dans un tel état, le temps que le tout ne rentre de lui-même, que le semblant de ce qui est qualifié de monstruosité par les humains ne s'évapore. Continuer de repousser au mieux l'eau, surtout celle encombrant la moquette détrempé qui dégageait une odeur désagréable de chien mouillé, y voir là une occasion puérile de contrer ses conneries, eau alliée qui s'empare des pieds de la sangsue pour le faire trébucher la tête la première avant de retomber dans les fibres, preuves disparaissant d'elles-mêmes. « Bah alors tu sais plus tenir sur tes jambes ? » Ricanement qui s'échappe, ne l'aidant certainement pas à se relever.


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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Lun 22 Mai - 12:26
Baby One More Time ✝ Un petit con, t'imagine même pas...

"Mais ça va, c'est seulement des écailles par ci par là. Tu vas pas en crever."

Je ne peux pas me rassurer par les mêmes mots. Un seul rayon de ce Soleil tombant et je ne serais plus que cendres. Poussière, tu es poussière, et tu redeviendras poussière.
Pour l'heure, ni l'eau ni les UV ne m'inquiètent encore. Les couloirs de l'hôtel se trouvaient presque dépourvus de fenêtres, ce n'était qu'un bête enchaînement de portes fermées le long des murs. Ce ne serait sans doute pas difficile de passer le temps parmi ces couloirs éteints jusqu'au soir.
Je m'apprêtais à répondre aux doutes du poisson quand il se décida à mettre en scène sa ridicule petite vengeance. Poiscaille de son état, il joue avec l'eau et s'en sert pour s'emparer de mes chevilles et me laisser frapper le sol dans une chute. L'eau imbibant la moquette me trempe à mon tour, je soupire en me relevant sur les genoux, relevant mes cheveux en arrière en constatant que ma veste comme mon t-shirt sont imbibés par l'eau du système incendie. Je ravale ma colère une seconde et j'abandonne déjà ce calme ridicule.

"TA MERE LA PUTE!" je crache ça en me relevant, faisant face au poisson encore moitié humain "Clairement c'est pas moi qui nous ai trainé dans un hôtel DE MERDE! C'est ta connerie! Si t'avais pas été là j'aurais bouffé CETTE SALOPE et je serais rentré chez moi AU LIEU D'ENCULER UN TROU D'BALLE AU FOND D'UNE CHAMBRE MERDIQUE!"

Est-ce vraiment après lui que tu en as? Ou est-ce après ce piquant attrait pour la gente masculine que tu t'acharne?

Il est loin mon statut presque princier. Les affres de la noblesses florentines, un port de tête peu fier et c'est toute l'assemblée qui murmure votre nom pendant des mois. Si on avait su que moi, non que le jeune Baldi, seul héritier d'une lignée comme la mienne, plaisantait autant dans les draps de ses courtisanes que de ses courtisans, on aurait ri de moi jusqu'à ma mort.
Ma rage, ma haine, mon refus, je leur laisse les rênes. Ce fameux regard noir, celui de décennies emprisonné par l'uniforme de lieutenant, il est là de nouveau. Il fixe Marius alors que mes doigts encrés se bloquent sur son cou. Le monstre, le fauve, le mordu, il fait encore de moi ce qu'il veut, se servant de ma faiblesse face à la colère pour abuser de mon calme.

"CAZZO DI MERDA! SANS TOI ON EN SERAIT PAS LA, STRONZO DI PUTANA!"

Ma voix portante, les échos des couloirs, tout ramène mes injures sans précédent aux oreilles curieuses d'un nouveau personnage. Ma prise serrant fermement le cou de Marius, prêt à démarrer une bagarre digne de mes pires soirées de bar, je tourne la tête vers la silhouette au bout du couloir.

"... Et merda."

Féminine, mais armée. La belle a trouvé ses bêtes au milieu de ce vacarme sans fin.
Ma prise lâche aussitôt la sirène, un goût de sang me revient en bouche. C'est pas la première fois, pas la dernière, mais putain ça fait chier. Poussant Marius dans la direction opposée à la chasseuse, je commence à réaliser pleinement l'envergure de la situation. Deux contre une, certes, mais à la moindre fenêtre, ce n'est plus qu'un tête à tête sans moi.

"Cours! COURS! COURS!"

Si je croyais encore en Dieu, je me mettrais à prier, mais je préfère attraper le poignet de Marius pour fuir d'ici et tourner à gauche au bout du couloir. C'est en tournant la tête vers l'impact de balle figé dans le mur tout près que mon coeur se met à frapper contre mon torse. Saccadé, comme cette course effrénée. Je lâche Marius, espérant pour lui que ses jambes ne vireront pas en nageoire à cause de mes plans foireux. C'est que je commence à m'attacher à lui presque. Mais je suis plus attaché à ma survie pour l'instant.

Pourvu que la nuit tombe.

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