« Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Cent-quatre-vingt-six années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Mad Hattress) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1082 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Lun 22 Mai - 20:48

« Pari Hasardeux »

Amas de mots qui s'élèvent, un nouveau ricanement est retenu, maigre rictus s'échappant tout de même, parfaitement puéril, égo satisfait, fier comme un paon, de la chute ô combien spectaculaire et dans cette tenue sanguinolente presque trop parfaite pour apporter la touche de ridicule souhaitée, sangsue vautrée sur le sol, monstre décrédibilisé et lamentable dans une image délectable. Le voir s'agiter à hurler comme un dégénéré ne faisait que renforcer la chose, duo de gamins qui dégénère, perdus dans un lieu qui était en train d'être saccagé par leur incapacité d'attendre le moment opportun, par une soudaine rivalité d'adolescents.

Ne certainement pas apprécier le contact, la poigne qui s'enserre autour de la gorge, le regard lancé, renvoyé à la seconde même, échos entrant en confrontation sur le même ton. « T'es surtout qu'un petit merdeux incapable d'assumer ses conneries, t'es aussi coupable que moi dans ce bordel. » Sifflement venimeux, alors que les mots roulent, s'extirpent en une grimace, crocs dehors, pointant d'eux-même, monstre aqueux, maître des eaux perceptible, exposé au grand jour, ne courbant certainement pas l'échine face au vampire. L'ondine bouillonne, vibre dans les fibres de la moquette, raisonne dans les canalisations, prête à l'emprisonner, alliée mortifère qui n'attend que le signal, méfiance de l'eau dormante, devenue presque le prolongement du corps, miroir des émotions. S'il croyait m'impressionner. Le feulement s'échappe, qu'il essaie seulement de mordre.

Voilà que l'affrontement, l'explosion imminente qui vibre dans nos carnes, s'envole, étincelle éteinte par l'élément perturbateur apportant un tout autre rebondissement. Monstres exposés, parfaits trophées de chasse, preuves indéniables de la nature surnaturelle courant encore sur ma carne, sans parler de l'autre aux vêtements encore imprégnés d'ondine pourpre. Amertume que d'être coupé en vol, ravalant le tout alors que les balles commencent à fuser, se logeant dans les murs et autres meubles, manquées à chaque fois de peu. « Fais chier ! » Ne pas pouvoir réagir, l'autre anticipe, course forcée qui commence, sol humide et glissant alors que les pieds peinent à rester, à enchainer les pas.

Le labyrinthe s'offre à nous, désert, désormais terrain de chasse, alors que les prédateurs se font proies, remettant en doute le terme de monstre. Réfléchir, deux contre un, avantage du nombre, peut-être même de nos capacités, il suffisait de contrer les armes. Entre-ouvrir quelques portes, tenter de dénicher une planque, une sortie, un refuge, sans lumière, piégé comme un rat à cause de la sangsue que je n'abandonne pourtant pas, de toute manière trop exposé à l'extérieur si je m'extirpait maintenant, probablement pointé du doigts par une foule de curieux qui s'accumule probablement devant l'établissement, ne ferait qu'attirer plus de chasseurs. « Toi et tes conneries foireuses, j'te retiens. » Murmure à peine audible, quêter la chasseresse, sens en alerte, saisir la manche humide de mon compagnon de galère pour l'embarquer dans une suite déserte aux volets clos et au sol détrempé.

« Va nous falloir un plan, je peux tenter de l'immobiliser. » Ne certainement pas oublier qu'un corps humain n'est qu'un sac d'eau rempli à soixante-cinq pour cent, que l'ondine a envahit la moindre parcelle de l'hôtel, pouvoir s'en servir comme tombeau. « Sauf si tu veux tenter le coup avec ton charme. » Oser remettre ça sur le tapis dans une telle situation ? Parfaitement ridicule, idiot, puéril et immature, sans parler qu'en tant que tueuse armée jusqu'aux dents, elle y serait très certainement insensible. D'un autre côté le jeu en devenait alléchant, goût du risque depuis longtemps dans les veines, jouant constamment sur le fil du rasoir. Petit con, crétin, voilà tout.  


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 29 ans, une trentaine jamais atteinte, vieillesse pour toujours inconnue [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, l'amour m'a déjà tout repris, ma confiance en lui crève un peu plus à chaque rencontre [titre de mon champ]: BESOGNE: : Tatoueur, ancien stratège militaire repenti pour actes de cruauté gratuits et ultraviolence avérée [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Synyster Gates. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 212 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Jeu 25 Mai - 12:38
Baby One More Time ✝ MES conneries?!

Je ravale ma fierté, pas pour lui, seulement pour nos vies qui sont mises en danger autant grâce à moi qu'à cause de lui. Je me hais d'avoir fait de telles erreurs. Les coucheries, les black out, les femmes, j'avais arrêté de planquer ma vie derrière ces paradis artificiels. Je voulais changer, je voulais retrouver un semblant de celui que j'aurais pu être, de ce qu'on m'avait pris.
J'enrage en passant les deux mains dans mes cheveux, soupirant lourdement avant de laisser un coup de pied violenter la valise abandonné d'une cliente fuyarde. Je ne rêve plus que de quitter cet endroit et le rideau de la suite, dévoilant très peu de lumière, commence enfin à me sembler amical. Ma Lune, ma chère Lune, si tu savais comme tu me manque dans pareille situation. Il m'arrive de penser que je ne mérite même pas ce semblant de lumière au bout du tunnel. Il a raison, je ne suis qu'un con, un merdeux, un salaud de mes deux.
Mes yeux s'attardent sur la sirène alors qu'il parle de plan et plus explicitement de charme. Blasé. Hypnotiser, jamais ça n'a été dans mes ambitions. La manipulation m'avait pour artiste, j'en usais depuis mes premiers amours, mes premiers mots adressés à des femmes. Mordu, je n'avais que rarement ressenti le besoin de faire usage de cette tricherie. Dieu sait combien j'aime faire jouer les choses en ma faveur, mes supérieurs avaient quelque fois perdu la raison en fixant mes iris noirs, mais sur les femmes, étrangement, ça me semblait... trop simple?

Faiblesse du genre.

"Même si je voulais, elle est armée. Je me ferais descendre avant qu'elle ne pense à regarder mes yeux." le geste suit mes mots, mimant d'une main un revolver tirant sur ma tempe

Ironie cruelle, le bruit d'arme à feu, ce n'est pas moi qui l'ai provoqué. Mais c'est bien sur ma carcasse qu'une balle s'est ancrée.
Un lointain souvenir, perfide qu'il est, s'acharne à m'étreindre de nouveau. La première balle prise, la première mortelle, la plus destinée. Trois tirs que j'avais vécu, chacun avec un impact délirant sur la suite de mes jours presque éternels. Il en avait d'une pour me coucher à tout jamais. Mais des canines avaient eu la folie de me ramener. Je crois que j'attire les balles. Ou les emmerdes.
Grimaçant, je serre les dents pour retenir rage et douleur. Si je n'avais qu'un précepte à retenir de mes heures volées par l'armée, c'était de ne jamais céder aux plaintes, pas même lorsque la vive douleur d'une balle traversante vous détruit la chair.
Mais la chance m'apprécie, la chasseuse n'aura eu que mon épaule droite. Qu'il fait bon être gaucher. Je retiens la douleur vive sous mes doigts déjà maculés de rouge, mon sang, ou plutôt celui que j'ai volé à la pauvre femme restée morte dans la chambre. Fierté, défi, habitude, je lâche prise, feignant que tout va bien, que je ne faiblis pas sous la peine dévorante. Mais je sors du champ de la porte déjà défoncée par plusieurs impacts de balles en tirant Marius avec moi. Je pourrais le laisser servir d'appât. Je pourrais.

Etrangement, je ne le ferais pas.

"Voilà pourquoi c'est une mauvaise idée..." réflexe, je repose une main sur mon épaule, serrant un peu plus les dents

La furie entreprend de défoncer la porte, parfait, nous voilà acculés par le temps qui court. Mes yeux détaillent la pièce, sortir par la fenêtre m'assurerait des brûlures quoiqu'il arrive et la chute depuis un tel étage ne laisserait pas la sirène épargné. Je regrette d'avoir remisé si longtemps le stratège hors pair que j'étais.
Mes yeux s'arrêtent sur la télévision. Du bruit. Au hasard, je l'allume. La blonde se déhanchant à l'écran dans un top dix de ses meilleurs mélodies ne couvre pas les coups contre le bois de la porte cédant peu à peu. Mais je n'ai pas mieux, et l'essentiel se tient à de la mise en scène. Près du mur, loin de la lumière que pourrait porter la vitre, je l'ouvre avec une vitesse sans nom mais qui n'est pas sans m'arracher un râle étouffé entre mes dents. Ca va être dur au boulot demain...
Mes doigts saisissent le poisson, l'attirent dans la salle de bain dont la porte est repoussée mais pas claquée. L'entrée de la suite ne va pas tarder à céder, une affaire de secondes, à peine.

"Elle va penser qu'on s'est tirés, avec Britney à la télé elle n'a clairement pas pu entendre qu'on n'a pas sauté. Dès qu'elle arrive vers la fenêtre, tu la charme et si ça marche pas... On la poussera en évitant les balles."

C'est là, sans nul doute, le pire plan qu'il m'ait été donné de concevoir. Je peux compter les failles par dizaines. Mais a-t-on vraiment le choix, au milieu d'un champ de bataille pareil?

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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Sam 27 Mai - 23:31

« Pari Hasardeux »

Prendre le sarcasme et la provocation au sérieux, ne pas savoir si l'idée même de commencer à jouer sur le fil du rasoir est plaisante ou non, certainement suicidaire et terriblement inconsciente. Sursaut alors que le jeu de mime devient un brin trop réaliste, comparse forcé recevant une balle dans la carcasse, serrant les dents un instant pour lui. Il s'en remettrait, chance dans le malheur, la blessure aurait pu être pire. La furie s'acharne, visualisant probablement déjà les trophées de chasse, crâne vampirique et statue de sel au beau milieu d'un salon. Filer, se retrouver confronter au parfait cul de sac, bêtes prises au piège. Réfléchir.  

Observer la sangsue faire, ne saisissant pas au premier abord pourquoi tant de remue-ménage avant d'en avoir l'explication entrainé, une nouvelle fois de force, dans la salle de bain. Pièce nettement plus intéressante que le reste, bien que très certainement une question de point de vue. La peau séchée par la course finit par laisser disparaître les quelques traces qui seraient qualifiées de surnaturelles, nageoire dorsale se fanant en une grimace alors qu'elle rentre dans la carne, les quelques écailles glissant le long d'un derme lisse, quasi humanité retrouvée alors que l'autre déblatère son plan bancal qui ne laissait rien présager de bon, courant droit vers un suicide certain. Encore fallait-il trouver le temps de l'avoir dans les filets, qu'elle se laisse embarquer dans la danse, vidée de toute pensée. « Je vais plutôt prendre mes précautions. » Le regard se porte sur la baignoire, robinet s'ouvrant en un filet manipulé dans l'optique de rester silencieux. Certainement plus judicieux d'avoir un plan B et une alternative, moins risqué.

Mais avant, l'épaule blessée du vampire est maintenue fermement, imaginant que nos régénérations faisaient écho, certainement réparatrice une fois l'engin du délit ôté, tâchant de libérer son bras au mieux si les choses se gâtaient définitivement. « Bouge pas, ça va piquer un peu. » Enfoncer les doigts dans la plaie, cherchant à en extraire l'argent qui y a trouvé refuge, ne cachant pas un certain plaisir malsain à le faire. La balle est ôtée, terminant dans l'évier en un cliquetis couvert par l'abominable blonde qui hurle à plein poumons ses affreuses sérénades. A l'autre bout, la porte commence à céder.  

Attendre l'instant parfait, secondes qui s'allongent et s'étirent, insoutenables. Le début des hostilités finit par être lancé, lianes aqueuses emprisonnant ses membres, l'immobilisant, précaution pour ne pas être devancé, préférant éviter les balles. Sourire carnassier, l'espace d'une fraction de seconde, avant d'approcher de son minois, capturant ses iris. Fredonnement qui s'élève, remonte le long de la gorge, s'échappe dans l'air, caressant les oreilles. Hypnose. Chant de sirène qui la piège, tente de la vider de toute pensé abstraite, la faire devenir pantin amouraché, s'imposer comme son centre du monde. Elle résiste, lutte, se bat, faibli. L'éteinte de l'ondine qui l'immobilise se fais lâche, libérant peu à peu sa silhouette qui courbe peu à peu. Des doigts se glissent sur sa joue, geste tendre pour tenter de mieux faire entrer la tricherie, loin de l'appât naturel d'habitude favorisé, ne certainement pas faire la fine bouche, il y a urgence. Ne rien avoir trouvé de mieux que d'imiter l'affreuse blonde démodée sur un tube qui faisait un carton une quinzaine d'années plus tôt, faisant écho à la mélodie de fond, la couvrant, ne doutant pas que le spectacle devait très certainement plaire à la sangsue qui ne manquait probablement pas d'étouffer un ricanement.  

Elle se perd, point de rupture définitif, l'esprit troublé, mais certainement pas pour longtemps, chasseresse qui ne se laisserait pas abuser par un monstre si facilement. « Prends-en de la graine. » Rictus qui se glisse en direction de Dante, ne pouvant pas m'en empêcher, fier comme un paon. Les armes sont ôtées d'un geste vif, les glissant sur les bras de mon acolyte de galère, lui vidant également ses poches, la rendant inoffensive, chasseuse réduite à l'état d'humaine banale, tout sourire, niaise, en ma direction. Sait-on jamais qu'elle retrouve un peu trop vite sa pleine conscience. « J'te la laisse, t'en fais ce que tu veux. A mon avis on a pas toute la soirée, c'est le genre de bestiole qui risque de revenir à elle d'une seconde à l'autre si on la titille un peu trop. »


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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Sam 17 Juin - 23:59
Toxic ✝ "Piquer? Pourquoi ça piqu..."

Je tourne la tête au pire instant pour le voir planter ses phalanges dans ma chair dégueulant de sang et fragments de muscle. Je serre les dents, les poings, les yeux. Ma fierté militaire ne laisse pas le moindre cri de douleur s'échapper mais étouffe péniblement un râle d'agonie. C'était loin d'être la première balle que j'avais pris, ce n'était pas non plus la première que je me faisais arracher à vif. Mais putain, ça fait toujours un mal de chien quand ça touche un nerf.
Le passé criblé de balles revient à la surface, lacère un peu plus ma mémoire salement endolorie. La scène me rappelle ces jours passés sur un lit d'infirmerie, assis, incapable de rester en place plus d'une minute. La mort qui enfume l'endroit et le sang qui torture mon odorat. C'était la plus pénible des convalescences, nécessaire repos pourtant. J'en perds la raison presque. Les événements sont risibles. Marius arrache le métal de mon bras, Britney chante dans le salon, la chasseuse tambourine la porte. Je commence à croire que je ne me suis pas encore réveillé de ce coma éthylique d'après soirée.
Le plomb balancé dans l'évier ricoche sur la porcelaine avec un vacarme qui m'empêcherait presque de sombrer à nouveau. Si je rêvais vraiment, je ne serais pas si proche de perdre connaissance. Voilà la preuve qu'il me fallait. Je pisse le sang, ma main revient presser la plaie béante, mes doigts sentent doucement le liquide écarlate se faufiler entre mes phalanges. Je déglutis péniblement, le regard noir adressé à Marius. Un merci serait de trop, je roule des yeux pour lui épargner d'autres insultes, d'autres rages de ma part. ce sera là son seul remerciement pour m'avoir débarrassé de 50 grammes d'argent pur. Je ne faiblis pas, mais la douleur reste bien là.

Elle n'est juste pas dans mon bras.

Le poumon qui lance, la mémoire qui mord doucement. C'est le souvenir lancinant d'un trou dans la respiration, ce picotement sans égal, pas suffisant pour me faire agoniser, assez pour me rendre fou. Sans cette balle, sans cet erreur... Peu importe.
Je regarde Marius sortir de la pièce, commencer à tâter le terrain pour s'occuper de la chasseuse. J'arque un sourcil en observant le spectacle toujours plus étrange qui se dévoile soudain. Je roule des épaules en tâchant d'expirer lentement mais un rire mutin s'évade un instant. Ma lèvre inférieure mordue dans une tentative de retenir ce fou rire saisissant, sans doute dû à la fatigue latente et à la scène encore jamais vue auparavant.
Marius se trémousse, hypnotise, fait de son mieux. Sans doute a-t-il du talent pour ça, je suis là bien incapable d'en juger convenablement. Mais le fond sonore si peu adapté, sa voix faisant écho à la blonde si populaire, j'en attrape l'évier pour m'empêcher de m'écrouler de rire sur le sol trempé par l'inondation volontaire. J'en viens à remercier le Ciel de m'avoir fait mordu plutôt que poisson. je n'aurais jamais trouvé de talent pour ces façons navrantes de manipuler l'esprit humain.

"En prendre de... de la graine?..."

J'éclate de rire, un tonitruant amusement qui résonne jusqu'au couloir dehors. La douleur retentit dans mon bras mais ne parvient pas à couvrir le moins du monde la folie qui s'empare de moi. Je me tords de délire sans même parvenir à regarder Marius en face après cette terrifiante scénette que je ne parviendrait jamais à évacuer de ma mémoire. Pour toujours il resterait ce triton étrange ayant réussit l'exploit de m'arracher une minute non-stop de fou-rire impossible à ravaler.

"Pardon... Vraiment je..." je me racle la gorge avant de remettre mes yeux sur ceux de Marius; un seul échange de regard provoque un autre rire étouffé de justesse sous une lèvre mordue vivement "C'était très bien, je t'assure."

Je fais de mon mieux pour empêcher ma moquerie de s'étendre davantage. J'écoute presque sagement la sirène me proposer avec dédain de faire ce que bon me semblera de la chasseuse inerte. Je décline poliment en secouant la tête avant d'aller rejoindre la fenêtre encore ouverte.
Observation de l'extérieur: un escalier métallique. Nul doute qu'il s'agit là d'une sortie de secours non utilisée depuis les années 40, mais j'osais espérer que les normes de sécurité avaient eu raison de leur aspect vieillit. J'ouvre pleinement la fenêtre avec de m'asseoir sur le rebord poussièreux de son cadre.

"En vrai, je paries que tu t'es carrément fait plaisir là avec Britney. Ca a l'air d'être ton truc la pop musique."

Mon rire de gamin m'échappe, encore, se moque de Marius bien qu'il nous ait sauvé la mise en suivant mes plans foireux. Je passe les jambes de l'autre côté de la fenêtre, tape le sol métallique grinçant et bancal à coup de baskets. Ce n'est pas la meilleure des fuites mais c'était la garantie d'échapper aux chasseurs potentiels à l'avant du bâtiment et surtout l'occasion pour moi de revoir la nuit, à nouveau.
Je jette un regard à Marius en descendant les escaliers. Mon bras vomissant toujours du sang ne doit bien sûr pas aider ma raison à revenir. Je m'amuse de plus belle, heureux d'avoir échappé à la mort mais au seuil de la perte de connaissance, manquant une marche, frôlant de tomber, me redressant avant que cela n'arrive pour entonner joyeusement un refrain bien connu. Ma guitare me manquerait presque.

"With a taste of your lips I’m on a ride. You're toxic I'm slipping under. With a taste of a poison paradise. I’m addicted to you. Don’t you know that you’re toxic..."

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Sujet: Re: « Pari Hasardeux » TERMINE ❧ Ft. Dante   Lun 19 Juin - 11:11

« Pari Hasardeux »

Rire qui raisonne, voilà que l'autre, le vampire, semblait soudainement être déréglé, visiblement brisé par la vision rocambolesque qui venait de s'offrir à lui. Au fond, il y avait de quoi ne plus parvenir à respirer, ne pouvant d'un côté pas le blâmer pour un fou-rire que j'aurai moi-même eu en pareilles circonstances. Le goût de la réussite n'en devenait qu'amer. L'ondine s'élève à nouveau, vague s'abattant sur Dante pour le détremper une nouvelle fois. Déjà mouillé, certes, mais le geste avait don d'être apaisant, probablement de quoi le refroidir dans la foulée. « Ramène-là encore une fois et j'te fais bouffer le contenu de son chargeur. » Sourcil qui se hausse, doigts qui s'enfoncent dans les poches, tout à fait sérieux, tentant de racheter la crédibilité et l'égo entaché par les dernières minutes. Il était le coupable qui avait mis l'odieuse blonde après tout.

« Au moins tu t'es régalé les mirettes. » Syllabes marmonnées qui s'extirpent alors qu'il entame notre sortie de scène tant attendue, posant les iris sur la chasseresse toujours dans son flou vaporeux. Elle serait bien capable de nous reconnaître et nous traquer jusqu'à épuisement, sans parler des abominations dont elle avait été témoin. « Navré Honey. » La précaution est prise, laissant l'eau courir dans ses voies respiratoire, obstruant ses poumons pour la noyer alors que les doigts ouvrent la première armoire venue, presque désintéressé de l'homicide qui opère de lui même, minois perdant son souffle et devenant poupée gorgée d'ondine. Le graal est déniché sous la forme d'une chemise restée sèche et immaculée, boutonnée à la hâte, de quoi pourvoir se fondre dans la masse une fois dehors et éviter d'attirer les regards sur les branchies qui sonnaient comme un panneau de signalisation, marque au fer rouge qui soufflaient que quelque chose de surnaturel se dissimulait sous la carne et l'humanité factice. Les péripéties avaient été bien assez catastrophique que pour attirer d'avantage de chasseurs à la détente facile.   

Rejoindre l'autre qui fredonne, s'en donnant visiblement à cœur joie. « Arrête de faire le con tu vas finir par l'arracher ton bras. » Regard qui se lève vers la voûte nocturne avant de lui emboiter le pas, descendant à grandes enjambées non sans un certain sentiment de satisfaction d'être enfin sorti de là, coincé depuis le début de ces péripéties à cause du vampire. Journée de merde et douteuse qui se terminait enfin, ne quémandant qu'un retour au domicile et à l'eau saline d'un bassin protecteur. « Ta version n'est pas mal non plus soit dit en passant. On formerai un joli duo. » Maigre rictus en coin, regagnant définitivement le plancher des vaches. Imaginer la scène une seconde, parvenir à presque en rire tellement elle l'image fut surréaliste. « Bon c'est pas tout, mais il est temps que j'me débarrasse de toi avant que l'envie de te péter les crocs ne me reprenne. » Doigts qui disparaissent à nouveau dans les poches, maigre signe de tête en guise de salutation, avant de disparaître, silhouette se mêlant aux ombres nocturnes. C'était idiot, mais il faudrait très certainement songer à remettre ça, glisser un autre pari sur la table, tirer le fin mot de cette histoire qui n'avait ni queue ni tête. C'est que ça me faisait presque de la peine de l'abandonner à son sort et dans cet état.


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