carrousel (electre)

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : quarante et un. clocher de la décadence. [titre de mon champ]: CONTRAT: : amours rares. femmes à son bras, parures pour la présentation. quelques putes masculines pour qui il ploie genoux, cancelle aussitôt le foutre expulsé. ignominie de l'acte. son corps qu'il scalpe sous la douche. [titre de mon champ]: BESOGNE: : psychiatre. s'organise la nef des fous sous la coupole du vatican. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : gamin qu'on jette à la fournaise de la vérité, pas le temps de découvrir la crasse, on lui recouvre les yeux, le corps. pas le temps d'imaginer, l'idée est ancrée au crâne. bestiaux à museler de leurs névroses. [titre de mon champ]: GANG: : astragale vaticane. l'ordre de dépiauter les esprits. mettre les serres au cortex et remanier la pensée. faire éclore l'humanité sous l'échine monstrueuse. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : SCHOENAERTS, LΛZΛRE [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 123 [titre de mon champ]: PACTE: : 22/03/2017



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Sujet: carrousel (electre)   Ven 28 Avr - 9:55
They didn’t cry until I left them. Présence humanoïde. Petit juché sur ses deux jambes. Un caprice. L’enfant n’est là que pour combler le besoin d’observation, la curiosité malsaine qu’il porte aux vies infimes. Enfance. Cancrelats à la cervelle encore pauvre d’informations, avides de tout. De l’épouse, il se souvient qu’elle avait un marmot. Misérable créature qu’il n’osait approcher, de peur de la fractionner, de laisser glisser ses doigts à la chair virginale. Façonner. Encourager. Massacrer. Des femmes passées à ses draps, de quelques relations qui auraient pu témoigner une envie de larve, il n’a pas su combler la demande. Foutre mort ont dit les médecins. Rien qui ne pourra donner la vie. Depuis la solitude, l’envie toque à nouveau. Une présence. Des connaissances ont suggéré un chien, un chat, et d’autres bestioles à poils. Infamie de l’idée. Des animaux, il les a toujours dépiauté, curieux du mécanisme, avide d’un dernier souffle, d’une oeillade suppliante. Annibale leur a dit non.

Michelangelo. Enfant qui s’est retrouvé entre ses griffes, au palais torture de ses idées. Adopté. Ils ne pouvaient pas refuser. Dossier examiné. Vierge de faits. Exemplarité du monstre. Amusement des premières semaines. Six ans. Créature à dresser, dompter, bercer de fantaisies macabres. Des monstres qu’il supposait imaginaire, Annibale lui a susurré la vérité. Croquemitaines dévorant les enfants. Terreurs nocturnes qu’il a développé au coeur du petit. Le pire fut la suite. Partie de cache-cache entre les murs de la maison. Idiot ayant choisi la cave. Porte sans clenche du côté du gagnant. Annibale s’est lassé, a oublié. Et la mort s’est éprise de l’enfant. Corps reposant encore à la voûte caverneuse. Petit qu’il pense en fuite, mauvais joueur.

Jouet brisé.
Envie d’en obtenir un second.
Facture différente, plus résistant.
Cinq mois écoulés depuis l’adoption première.

Orphelinat. La tête se lève, les globes accrochent à la pancarte refaite à neuf. De quoi tromper le monde, croire que les petits vendus sont en bon état. A son avis, ils sont bons pour l’abattoir. C’est la seconde fois qu’il se rend à l’étalage des petites vies. Rosario ne l’accompagne pas, il le laisse voguer à ses occupations, lui ordonne de revenir au premier appel. Molosse quittant la ruelle de sa berline noire. Heure de récréation certainement, car les petits s’esclaffent, jouent dans la cour bordée de hautes murailles. L’un d’eux s’approche, museau entre le fer. “Vous venez pour un enfant ?” Interroge le garçon. Annibale ne peut s’empêcher le sourire, la grande émotion, le clinquant sur un visage terne. “Je dois discuter avec Madame Caliari. Pourrais-tu lui dire que je suis là ? Annibale Scarpa. Elle sait qui je suis, elle sait que je prends toujours soin des enfants, vraiment… j’adore les enfants. Peut-être que je devrais t’adopter ? Mais je voulais une fille, pour cette fois-ci...” Le petit cavale à l’intérieur, part chercher maitresse entre les murs lapidés de sang.

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Trentaine tout juste atteinte, innocence létale. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Marâtre castratrice, idiome sacrifié par convenances. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Directrice de l'orphelinat, terrible nom que celui de Caliari dont tous craignent les réprimandes barbares. Tapie dans l'ombre, la monstruosité guette les rires des enfants avec exaltation, euphorie morbide à peine retenue. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : and she would fall, so young, so lost and oh, so beautiful. [titre de mon champ]: ÉCORCE: : Centaine à peine consommée, la carcasse se délite sous les poids des astres et de la fatalité. famine qui ronge, usurpatrice, révèle les maux. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Cannibale portant couronne avec dignité, veuve noire insatiable. [titre de mon champ]: GANG: : Enamourée d'une solitude imparfaite, l'ignominie hante Rome sans l'ombre d'un partenaire. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : karma. (ava), lazare (sign) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 433 [titre de mon champ]: PACTE: : 12/03/2017



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Sujet: Re: carrousel (electre)   Mer 3 Mai - 12:32
They didn't cry, until I left them.
ELECTRE ft. ANNIBALE



Dossier net, propret d'apparence, intouchable. Figure anesthésiée, semblant incapable de réelles émotions et pourtant, l'adoption lui vient comme un songe. Désir de se faire père à défaut de se faire homme, c'est là le spectacle qu'elle dresse à la rencontre première. Psychiatre, murmurent les mots dansants sur le papier, envoûtante constatation qui résonne, tempêtant sous le crâne fendillé de ramures avant qu'elle ne referme la chemise cartonnée avec violence. Incapacité à refuser, l'homme paraît aimable, l'enfant semble heureux bien que légèrement résistant à donner la main, comme saisi d'un pressentiment funeste. Elle l'a laissé s'en aller, ne pouvant s'empêcher de soupirer à regret en effleurant une dernière fois son crâne alors qu'il ramasse ses rares apparats, caressant ses boucles avec inattention. Il aurait un meilleur avenir que ceux qu'elle dévorait, se convainc-elle. Il vivra. Mensonge. Leurre. Abomination qui se cache sous les sourire polis. L'homme est avenant, légèrement claudiquant mais elle tend à ignorer les pensées parasites et la soudaine cavalcade du myocarde dans sa cage thoracique, inexpliquée. Il s'en est allé.

Le retour, déjà, en un laps de temps trop raccourci. Cinq mois. Froncements de sourcil à la vue du gamin qui tente de s'exprimer, elle ne comprend pas. Veut-il rendre Michelangelo, pense-t'il faire une quelconque farce ou se pense-t'il comme d'autres dans une boutique de vieux jouets usagés ? Déstabilisée, elle renvoie l'enfant et attend, perclus dans le clair obscur tamisé du bureau ovale, observant l'ascension de l'homme derrière ses rideaux, jusqu'à ce qu'il ne pénètre dans l'antre du monstre, introduit par une assistante lambinant mollement chez le seul véritable croque mitaine de la capitale. Pas les enfants, murmurent ses pairs. Ils ignorent la tendresse des soies, le baiser du cruor encore jeune. Ils ne comprendront jamais.

« Monsieur Scarpa. Prenez donc place. »

Guindée, comme toujours. Elle note l'absence de l'enfant, se laisse choisir sur son assise sans piper mot et arque un sourcil, attendant de connaître les raisons de sa venue jusqu'ici. Un ange passe, le silence n'est pas sitôt interrompu par la voix de l'ignominie qui s'enquiert avec une certaine fébrilité de l'état des choses.

« Comment va-t'il ? Est ce qu'il va bien ?  »

Elle ne quémande guère, elle insiste avec précipitation, tapotant des doigts sur la surface boisée du meuble entre eux. Dantesque. Réponses qu'elle veut toucher des doigts, la psyché incapable de se résoudre à l'idée qu'il puisse venir sans le môme. Elle l'aimait bien, chouette gamin parmi les gueux, toujours à quémander une histoire. Elle aurait tant voulu en croquer un morceau, rien qu'un petit bout. Geignement intérieur, plainte étrange qu'elle étouffe, tandis que le rationalisme reprend le pas sur ses fantasmagories. Il ne faut pas. Elle se ressaisit, se redresse avec fierté, cachant mal sous un chemisier immaculé, neuf, délicat, le rachitisme maladif de sa dépouille à la couleur légèrement cuivrée, nature morte sous un dôme crevé d'étoiles, aussi vivante que ces fleurs en décomposition à l'entêtante senteur. Craquement de l'allumette, archaïsme secondaire, tige à l'extrêmité rougeoyante qu'elle porte à ses lèvres avec une nervosité palpable, d'une sensation inexpliquable et inexpliquée, en lui en proposant une par politesse forcée.

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Sujet: Re: carrousel (electre)   Sam 13 Mai - 14:31
They didn’t cry until I left them. Couloirs interminables. Ascension jusqu’au bureau. C’est le pandemonium qu’il rejoint, la strate suprême de son dernier acte. Tête qu’il incline doucement vers l’assistante molasse de paroles. Politesses inculquées à coups de bâton par le père. Vieille frayeur de ne pas respecter l’ordre. La canne s’acharne sur le sol, fait mugir le parquet d’une présence qu’il souhaite être remarquée. Ovale d’un bureau. Seconde fois qu’il s’avance entre les murs moqueurs. Impression d’être minuscule. Insecte entre les parois intestinales d’une arachnée avide. A son nom prononcé, il hoche la tête, ébauche un sourire, une rature. Incapacité de tirer les ficelles de son visage, d’animer le masque plâtré depuis des années. “Madame Caliari.. ou mademoiselle ? Je me posais la question dernièrement. Qu’importe. La réponse ne serait utile que pour celui qui convoiterait une quelconque place.” Un fou. Il ne peut avoir d’autres qualificatifs. Celui-là est perfection. Gravure qu’on devrait lui inciser à la chair. Au front. Paroles débitées sans lien, sans gene. Le filtre de pensées déversé, dégueulé sans la crainte des émotions d’un autre.

Assis. Enfin. La canne est posée contre le bureau. Audace d’imposer sa présence. Essayer. Rat. Raison de la présence. Les mains tricotent de curieuses formations, s'emmêlent, se décroisent, les os gigotent de craquements grinçants. L’allure d’un enfant pris la main à ses méfaits. “Je crains de devoir rapporter un objet défectueux... ou plutôt, j’ai le déplaisir de penser que le petit garçon a disparu. Vous auriez dû me dire qu’il est nécessaire de les attacher le soir.” Paroles éructées d’une voix perchant aux aigus tons de l’outrage. L’enfant n’est plus. Michelangelo aux limbes de ses bêtises. Il ne sait toujours pas Annibale, n’imagine pas la carcasse reposant à la cave. Chairs décomposées. Nourriture festin pour les rats vagabonds. Enfant qu’il croit à d’autres contrées, évadé, mauvais joueur d’une partie de cache-cache dégénérée. “J’oublie que les enfants sont des animaux qu’il faut éduquer à la voix, à la reconnaissance d’un maître.” Main sous le menton. Moment de réflexion qu’il s’octroie. Des mots troublés, de sa façon d’entrevoir les enfants, il ne songe pas à la monstruosité de sa vision. “Peut-être.. avez-vous oublié de me donner le manuel ?” Croire que le monde s’apprend, que toute chose trouve source à des ouvrages. Plus aisé pour lui. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il a suivi psychiatrie comme chemin. Décortiquer des cervelles, saisir le fonctionnement. “J’ai la capacité de comprendre les adultes, de savoir comment s’organise le capharnaüm de vos pensées et faits divers, mais les enfants… j’aurais dû les étudier.” Soupir d’une étude qui lui a échappé, de ces années à refuser l'apprentissage du fonctionnement des larves. “Vous avez une myriade d’enfants… je me demande comment vous faites pour subvenir aux besoins de chacun, ou pour les surveiller… pourquoi autant d’enfants ? Pardonnez, je m’égare. Je souhaite acquérir un autre petit, une femelle cette fois-ci.”

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Sujet: Re: carrousel (electre)   Lun 5 Juin - 12:18
They didn't cry, until I left them.
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Frayeur silencieuse, embarras qui se fraie chemin au sein des côtes flottantes, remontant en un insidieux reptile jusqu'au myocarde qui, étreint avec tant de force, tressaute. L'air manque, les ongles raclent bruyamment sur la surface boisée, entamant le bois encore tendre, tandis que l'ire prend possession de la caboche où les mots résonnent, encore. Fumée emplissant les poumons, elle soupire, exhalaison ethérée. Agressions succinctes que les mots de l'autre dont elle pressent tout le narcissisme, la capacité à froisser ses pairs de quelques savantes tournures de phrases, mais elle se fige, ne laissant nul masque tomber, nulle encoche fissurer la porcelaine hâlée de son faciès. Qu'a-t'il fait de l'enfant, elle l'ignore. Elle redoute d'ors et déjà le pire alors que les palabres solitaires continuent d'interrompre le silence qu'elle redoute peut-être davantage, les paroles d'un fou. Une femelle, réclame-t'il, misogynie ou froideur poussées à l'extrême, arrachant à l'ondine le vague souvenirs des enclos. Parcage brutal au détriment d'une jeunesse spoliée, des amours arrachées, c'est les animaux qu'on malmène, sans plus d'humanité pour ceux qui se meurent. Qui s'entretuent, au bon plaisir de l'homme, ne pouvant soutenir la faim qui leur broie les entrailles, primaire. Échine parcourue d'un frisson, elle relève soudain le regard pour affronter celui qui invective, qui prétend deviner jusqu'aux moindres pensées de ses pairs, lorsqu'il n'était qu'abberation. Elle ne confierait pas davantage de vie à celui qui avait « égaré » le dernier.

« Madame. » interrompt-elle, glaciale en avisant la canne avec horreur, remémorant inconsciemment la dureté du bois sur les carnes, la sensation des os fracassés, puis le trou noir. Plus rien, l'abandon de la bête, l'incapacité à supporter, le déni. Elle s'agite quelque peu sur son fauteuil en passant la main dans la délicatesse des mèches brunes, avant d'inspirer, une énième fois. « Qu'avez vous fait de lui ? Un enfant ne s'enfuit pas s'il est convenablement traité, si l'adoptant se fait aimant, s'il n'a pas de craintes dans son nouveau foyer. Ce n'est pas un animal, monsieur Scarpa, il me semblait pourtant que vous étiez au fait des convenances, de connaissances. Un homme de votre éducation ne devrait pas être ignare de ces choses-ci. »

Jugement qu'elle porte, sagace. Les syllabes s’entrechoquent, la maladresse est oubliée. Pas les enfants. Paradoxe cannibale, culpabilité du Croque-Mitaine, elle ne l'accepte pas. Lentement, elle tire le dossier à elle, mimant vaguement l'intérêt pour celui-ci, en tournant les feuillets avant d'asséner la sentence, irrévocable, se voulant impartiale.

« Vous n'aurez pas d'autre enfant, monsieur Scarpa. Pas tant que nous ne saurons pas où est Michelangelo. »

Patronyme qui résonne, restant en suspens, lorsque les ogres s'affrontent. Ironie de la chose, martyr et bourreau remis au face à face, dans l'inconscience la plus complète, lorsque dans la psyché, le déni s'accapare les souvenirs.

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Sujet: Re: carrousel (electre)   Lun 26 Juin - 14:54
They didn’t cry until I left them. De votre éducation. Ca glaviote d’un rire retenu, d’une farandole sonore qu’il ne sait exprimer autrement qu’à la grimace d’un visage déformé. Education. Belles séances de psychanalyse en perspective, le bonheur du compte en banque. Education. Elevé à la fange, entre les boyaux frais et les carcasses puants à la chaleur moribonde. Mioche de paysans n’ayant jamais su s’élever à la strate de l’humanité. Parents porcins. Mais le père a su montrer le chemin. Bâtons et ceintures ont dressé le gamin, l’ont enveloppé dans une politesse écoeurante, un dialecte étrange, empli de longueurs, de détournements. “Je vous promets que je ne l’ai pas dévoré, vraiment… mes voisins me soupçonnent de manger les enfants, ainsi que les chats qui disparaissent du quartier... “ Mine songeuse d’accusations chuchotées à sa présence, derrière les rideaux. Oeillades raclant faits et gestes à la recherche d’une perversité à clamer.

Enfant égaré. Petit se joignant à la myriade des égarés, de ces photos couvrant les murs du commissariat. Négligence. Inapte à l’éducation d’un enfant. D’autres ne lui auraient même pas confié l'élevage d’un poisson rouge. “Peut-être… j’imagine qu’il est parti s’acheter une glace et n’ayant pas d’argent, il aurait volé ? Ce qui pourrait me laisser supposer que Michelangelo se trouve au commissariat ?” Connaissance nullité des enfants, de ces petits êtres crapahutant à la surface plane. Guiboles trop petites, cervelle en expansion d’informations, manières non ancrées au cortex habité d’idées multiples.

Changement de ton. S’avance le corps, buste légèrement penché, de celui contant ses confidences. “Je ne veux plus de cet enfant, il est ingrat, ne sait pas se tenir à table, il descend les escaliers en glissant sur la rampe, il laisse de l’eau sur le carrelage après un bain. C’est invivable.” Soupir de celui qui connaitrait l'enfer. Exagération du moindre geste. De la liste évoquée, elle s’allongeait à chaque heure, chaque jour. Détails qu’il n’a pas su supporter. Vie régie, réglementée, maîtrisée d’une peur des débordements. L’enfant a retourné les habitudes. Frissons à l’idée d’une habitation noyée sous les cavales enfantines.

Pas d’autre enfant. Les poings se serrent, se crispent, s’enroulent aux accoudoirs d’un siège malmené d’une émotion soudaine : la haine. “Pourquoi ?” Discours succinct. Parole qui n’est jamais solitaire. Main qu’il voudrait abattre au bureau, déloger les babioles narguant le fauve dépiauté de ses ambitions.Négation lui étant insupportable, rappel du paternel exerçant l’autorité, menant les agneaux branlants à l'abattoir. Il n’est pas de ceux là, les égarés, les pouilleux, de ceux qu’on renvoie d’une commande et d’un geste morne de la main. “Tous les enfants de cet établissement sont à vendre, vous ne pouvez pas me refuser un autre petit. Je vous l’assure. Si vous me dite non, Lui me dira oui. Ils m’accordent toujours ce que je souhaite.” Lui. Ils. Eux. Pronom des invisibles. Vatican cédant aux caprices d’Annibale. Imbécile n’ayant pas saisi que la dette s’allonge, que chaque demande apporte un maillon de plus à la chaîne s’enroulant aux chevilles, bientôt à la gorge.

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