(-18) i was meant for you, and you for me. — eliana zaborowski

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Electre Caliari
WENDIGOWAK - TEAR YOU APART
OSSATURE: : Trentaine tout juste atteinte, innocence létale. CONTRAT: : Marâtre castratrice, idiome sacrifié par convenances. BESOGNE: : Directrice de l'orphelinat, terrible nom que celui de Caliari dont tous craignent les réprimandes barbares. Tapie dans l'ombre, la monstruosité guette les rires des enfants avec exaltation, euphorie morbide à peine retenue.
FABLE: : and she would fall, so young, so lost and oh, so beautiful. ÉCORCE: : Centaine à peine consommée, la carcasse se délite sous les poids des astres et de la fatalité. famine qui ronge, usurpatrice, révèle les maux. ÉCHINE: : Cannibale portant couronne avec dignité, veuve noire insatiable. GANG: : Enamourée d'une solitude imparfaite, l'ignominie hante Rome sans l'ombre d'un partenaire. @EFFIGIE: : alicia vikander. BAFOUILLES: : 514 PACTE: : 12/03/2017



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Mer 3 Mai - 12:21
i was meant for you, and you for me.
Electre & Eliana

« You didn't have the nerve to tell me back then, but I need you to say it now. You got scared. That's why you left me.
– I needed something in my life, someone who loved me. You did that, and I loved you back. But not in a way that either of us deserved. 
»

Appel passé aux heures obscures de la sorgue, plaintes au bout du fil, tremblements inaudibles dans le timbre. Besoin de te voir, soupire l'autre avec une affriolante lassitude. Invitation sous-entendue de la directrice qui a quitté l'enceinte froide et morne de l'orphelinat où somnolent les chérubins pour se réfugier dans son manoir aux confins de la capitale, juchée dans sa thébaïde sur les hauteurs du Palatin. L'époux est encore absent, voguant sans doute sur quelques territoires ritales lointains, tant et si bien qu'ils semblent vivoter sans la moindre synergie en un jeu de passe, colocation mutique à défaut d'une réelle union. Naïf amant qui ne perçoit pas le jeu auquel elle s'adonne en sa compagnie, ne profitant que des bienfaits de sa position. S'imposent les meurtrissures dont elle l'a éclaboussé, les gémellaires qu'elle a étranglé, les secrets qu'elle soustrait à sa pensée. Il ne sait, il ne peut comprendre, mais il s'accroche. Elle n'a pas besoin de lui, se convainct-elle dans la solitude de sa couche, à peine couverte d'un long déshabillé sombre. Peignoir de soie qu'elle attache distraitement, descendant pieds nus les imposants escaliers de marbre pour se rendre elle-même à la porte et accueillir sa réelle âme sœur, au sens le plus littéral. Compréhension réciproque, murmures crépitants sur les cœurs jumeaux, attaches sans failles. Electre ne peut se passer de sa compagnie, sans besoin de feindre, de s'adonner à cette permanente comédie tragique sur laquelle elle fonde son entière existence. Liberté étreinte, sincérité du rictus qui fait tressaillir le coin de ses lèvres lorsqu'elle aperçoit sur le perron la silhouette gracile de sa plus ancienne compagne d'éternité.

« Entre, ne reste pas dehors, la nuit est glaciale. »

Effleurement de la peau au passage de l'ondine, chaleur recherchée, au souvenir fugace des corps lovés l'un contre l'autre dans la froideur des contrées du nord de l'Europe, en des époques mille fois plus ravagées que l'actuelle. Elle n'était qu'une poupée de chiffon mille fois malmenées, victime du syndrome du bébé secoué, épouse d'un pathétique veuvage imposé par la violence, mère orpheline d'une déesse aux boucles brunes et aux yeux océans, céruléen incommensurable. Eliana a connu l'éplorée qui se laissait mourir, tout juste capable de soutenir l'insupportable spectacle des ramures dont elles se faisaient les détentrices, cabalistiques reines cannibales. Valse des âmes, valse des corps, refuge de l'esprit et des cœurs atrophiés, gueules béantes et faciès détrempés de perles salées. Canal lacrymal asséché, rictus figé, l'insensibilité ayant pris le dessus sur la sensibilité réelle, elle se force à ne pas faillir, n'étant même plus à même de faire le compte des années déroulées, mauvais film qu'on se repasse, encore et encore, jusqu'à ce que l'esprit crie grâce, implorant la pitié d'un seigneur miséricordieux qui ne guérirait jamais sa tragédie. Impossibilité d'exprimer, hurlements bestiaux dans la nuit et culbutage des meubles dont elle renverse les surfaces, piétinant les boiseries et arrachant les chandeliers. Il n'y a qu'elle, qui a su calmer la rage frénétique, qui a su consoler les sanglots intarissables, les geignements primaires, apaiser les tourments et les crises meurtrières. Animal elles sont devenues, amantes, piliers. Plaisir de la chair non prédestinés, naturel découlé des étreintes, refus mutique. Elle n'est pas de ce bord là, elles le savent toutes deux, mais elle cède. Encore.

Contact visuel qu'elle recherche, tentant de soutirer à sa compagne les mots, les raisons, les déraisons. Parle moi, suggère l'inflexion de son regard, mélopée tendre. Dis moi ce qui ne va pas, murmure-t'elle en saisissant de ses paumes fraîches le faciès poupin dont elle baise les lèvres sans arrières-pensées, cherchant là le rassurant contact de l'aimée en exposant sa propre présence. Elle ne l'abandonnera pas, elles se le sont jurés.

It was good with you. And real. Too real.


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Dernière édition par Electre Caliari le Dim 1 Oct - 23:30, édité 1 fois
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Eliana Zaborowski
WENDIGOWAK - TEAR YOU APART
OSSATURE: : épiderme satiné figé dans la fleur de l'âge. CONTRAT: : complaisance dans l'âpre solitude, danseuse charnelle aux compagnons ou compagnes éphémères. BESOGNE: : maîtresse du vice, propriétaire d'un lieu de débauche où les valses charnelles s'enchaînent en échange de quelques billets.
ÉCHINE: : l'épiderme devient lambeau lorsque la faim tiraille les entrailles, d'imposantes ramures déborde du crâne à vif, le monstre se repaît de la chair des frères et des sœurs. GANG: : infamie clandestine dissimulée au cœur de la cuore nero, prêtant allégeance à une souveraine qui n'est pas sienne. @EFFIGIE: : margot robbie ©DΛNDELION BAFOUILLES: : 214 PACTE: : 06/02/2017



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Mer 12 Juil - 3:19
i was meant for you, and you for me.
Electre & Eliana

Troubles, angoisse. Les griffes ébranlées effleurent l’encolure abîmée, torturée. Epiderme laiteux parsemé d’hématomes, stigmates fraîches d’une altercation déroutante. Le souvenir amer dégouline de l’esprit secoué, enveloppe la sibylline dans un voile d’amertume. Maquerelle déroutée, blessée, en pleine errance psychique. Les os craquent, déforment par endroit la silhouette enchanteresse. Douleur accablante, mais éphémère. Carcasse recroquevillée dans des débris de bois, morceaux d’une commode affectionnée. Le silence retombe, violemment, dans un dernier fracas de porte ; signe que le monstre enragé s’en est allé. Enfin. Désespoir soudain, immense. Bête en perdition. Chute vertigineuse dans les méandres des sentiments, labyrinthe funèbre, terrifiant. Etincelle succincte, espoir qui se dessine peu à peu, prend la forme de cette comparse, cette compagne qui fait battre le palpitant en une seule et unique pensée. Appel à l’aide, besoin vital de ce tête à tête, cette proximité rassurante, attrayante. Seul et unique repère dans cette capitale saturée d’abominations. Battement de cil, la couche endommagée disparaît, laisse place à un imposant portail d’acier, rempart face à la dure réalité. Cocon tissé entre les murs d’une bâtisse démesurée. Repère de l'amante.

Marche silencieuse jusqu’au porche marbré, martèlement lasse des talons, appréhension face à ces retrouvailles précipitées. Attente qui semble interminable pour la goule bouleversée. Les iris céruléens se posent enfin sur ce visage tant de fois caressé, embrassé. Le palpitant se déleste un bref instant, la caboche aussitôt remplit des souvenirs partagés, de ces déambulations hasardeuses du siècle dernier, de ces valses passionnées entre deux créatures en perdition. Effet des songes sitôt visible, les lippes s’étirent, laisse un léger sourire se dessiner sur le faciès fatigué, endommagé. — Pardonne-moi de te déranger à une heure aussi tardive … Le regard se détourne, cherche un point d’encrage autre que l’ondine envoûtante. Honte soudaine devant la raison de cette intrusion. Les plantes foulent le marbre, les billes azurées vagabonde à travers la pièce. Premiers pas dans cette demeure, sensation d’occuper le rôle de l’intruse renforcée. Une vie contrastant avec celle de la maquerelle, gardienne d’une maison obscène bercée par les désirs lubriques des débauchés, loin de l’image du parfait foyer que reflète ce manoir luxueux. Attention happée par le délicieux contact des lèvres de la naïade. Retour à la réalité brutal. Des perles salées roulent, souillent les joues rosies. — Je suis perdue … aide moi … Murmure, plainte soufflé dans le creux de l’oreille, recherche désespérée d’aide, de soutient. Nul besoin d’un nom, d’une explication, aucuns secrets n’est préservé de l’âme sœur.

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Electre Caliari
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OSSATURE: : Trentaine tout juste atteinte, innocence létale. CONTRAT: : Marâtre castratrice, idiome sacrifié par convenances. BESOGNE: : Directrice de l'orphelinat, terrible nom que celui de Caliari dont tous craignent les réprimandes barbares. Tapie dans l'ombre, la monstruosité guette les rires des enfants avec exaltation, euphorie morbide à peine retenue.
FABLE: : and she would fall, so young, so lost and oh, so beautiful. ÉCORCE: : Centaine à peine consommée, la carcasse se délite sous les poids des astres et de la fatalité. famine qui ronge, usurpatrice, révèle les maux. ÉCHINE: : Cannibale portant couronne avec dignité, veuve noire insatiable. GANG: : Enamourée d'une solitude imparfaite, l'ignominie hante Rome sans l'ombre d'un partenaire. @EFFIGIE: : alicia vikander. BAFOUILLES: : 514 PACTE: : 12/03/2017



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Lun 2 Oct - 0:05
i was meant for you, and you for me.
Electre & Eliana

Suppliques déraisonnées de sa semblable qu'elle veut étouffer de la force de ses étreintes, réitérant les bécots qu'elle soupire sur les lippes de l'aimée, pressant leurs carcasses l'une contre l'autre d'une poigne insoupçonnée à la carrure famélique qu'elle arbore. Petit animal chétif subsisté, malgré les efforts vains pour parvenir à quelques changements de carrure ; poupée malingre, gracile et maladive aux joues creusées dont la beauté suinte les carnages pour qui sait reconnaître la fragrance caractéristique du carmin. Charnier dont elle se nourrit, reine déshonorée qui ne renaîtra de nulles cendres, accouchée par quelques expérimentations manquées. Monstre qu'elle sait présent en ces collines ritales, présence qu'elle sait ressentir jusqu'au sein des murs feutrés de son cloître de fortune. Eliana n'est nullement étrangère à ces angoisses qui étreignent le cœur de la biche effarouchée qui semble à son contact, revivre ces crises passagères qui jadis la détruisait. Myocarde dont elle s'est lâchement amouraché qu'on semble avoir brisé, elle devine les coups sur le derme, en redessine les quelques aspérités alors que l'ire prend le pas sur la raison. Qui a osé ? S'étrangle-t'elle en observant avec effroi les escarres qui déjà s'ébauchent à la surface, témoignages suffisamment flagrants des violences commises à son égard pour qu'elle n'ait pas à questionner. Des nuances qu'elle n'a que trop connu, sous le joug de pères et époux traumatisants. La nouveauté est improbable, ironie des Kérès. Il aime de trop, elle ne s'en accommode pas. Comment le dire, lorsqu'on sait que l'autre ne connaît rien de cela. Jalousie informulée entre elle, farouchement possessives, si l'attention est accordée à celui dont elle arbore l'anneau symbolique, les pognes n'hésitent nullement avant de se frayer passage sous les nippes claires souillées par une averse saisonnière. Carcasse qu'elle devine frigorifiée, elle entraîne l'ondine jusqu'en la chambre conjugale où d'une armoire, elle extirpe quelques frusques délicatement repassées par une bonne terrifiée. Les on-dit sur la Caliari sont multiples, les rumeurs sur le manoir et ses habitants certainement risibles, mais on ne sait comment piquer l'ego. On n'effleure que la surface insulaire, laissant aux abîmes cachotteries honteuses et complots cabalistiques, on ne peut que rendre compte de l'altruisme ardent, de l'aide procurée aux bambins. D'aucun ne juge, capable de rendre compte de ses réalités noirâtres. Eliana l’absout de ses obscurs pêchés de caresses torturées, lorsqu'elle cède à son appel. Pulsations irrégulières en sa cage thoracique, étouffement qu'elle endigue à grand mal, la frénésie animal résonne dans le crâne alors que son nom, elle murmure, confessant au Dieu qui les condamne les mille et une perversions dont elle sont capables ; corps entremêlés qui s'échouent au creux des draps, pognes malhabiles à délester l'autre de ses ultimes garde-fou, les ronronnements bestiaux brisent le silence alors qu'au sein du même lit où le devoir conjugal l'appelle, elle en aime une autre, commettant à nouveau le terrible blasphème auparavant déjà executé en se laissant aimer d'elle.

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