Portami via | Calliope & Giorgio

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Portami via | Calliope & Giorgio   Jeu 25 Mai - 21:41


❝Portami via❞
Calliope & Giorgio
Le Tyrolien eut un sourire en coin, avant de caresser l'épaule de Calliope. Oui, les huit mois à venir allaient probablement le mettre à l'épreuve... Et cela ne s'arrêterait pas là. L'arrivée de ce bébé changerait toute sa vie, ses priorités. C'était ce qui arrivait quand on devenait père pour la première fois, apparemment. Vu son envie de bien faire, d'être à la hauteur, c'était fort possible que ce soit son cas aussi. Il voulait être un bon père. Faire enfin quelque chose de bien dans sa vie. Ce bébé était inattendu, il arrivait alors qu'il n'était pas réellement prêt... mais c'était son fils ou fille. Il avait le devoir de faire de son mieux pour l'aimer, le guider, le soutenir tout au long de sa vie. Ne pas commettre les mêmes erreurs que son père.

Pensif, mais souriant également, Giorgio se redressa en entendant des bruits de pas. Son père les rejoignit, avec un thé pour Calliope et un café au lait assez particulier pour lui, qui lui rappelait des souvenirs. Il lui montrait qu'il n'avait pas oublié. Qu'il le connaissait, parce qu'il l'avait élevé et peut-être aimé, avant que tout ne bascule avec la mort de sa mère. Un accident. Un accident pour lequel son géniteur l'avait blâmé, cruellement, oubliant que son fils était en deuil lui aussi. L'Italien ne pourrait jamais oublier certaines choses, même s'il le voulait. Marqué à vie, l'ancien prisonnier ne pourrait jamais effacer certains souvenirs, certains propos de son père envers lui. Les cicatrices resteraient toujours là, et ce n'était pas un simple café au lait avec une petite touche de cannelle par-dessus qui pourrait changer cela. Néanmoins, ni Mario Reppucci ni son fils n'osèrent dire quoi que ce soit là-dessus, la tension planant toujours entre les deux.

Son père reprit finalement la parole, s'adressant plutôt à Calliope, lui demandant quand et comment elle avait rencontré Giorgio. Le blond regarda sa petite amie, hochant la tête lorsque la brune dit que cela faisait sept ans environ. A vrai dire, lui aussi avait arrêté de compter, surtout depuis son séjour en prison. Le professeur étire un léger sourire en coin. Ils étaient amis, plutôt proches. Jamais il n'y avait eu d'ambiguïté entre eux avant. Jamais il n'avait pensé à coucher avec Calliope, même si sa beauté ne lui était jamais passée inaperçue, évidemment. Et pourtant, tout avait changé depuis sa sortie de prison. Ils s'étaient rapprochés encore plus, étaient tombés amoureux l'un de l'autre... Ils allaient même avoir un enfant. Les choses s'étaient enchaînées à une vitesse époustouflante, presque incontrôlablement. Sa main toujours dans celle de l'assistante vétérinaire, Giorgio se pinça les lèvres quand son père leur proposa de passer la nuit au manoir familial, ou alors de s'installer dans un petit chalet qu'un ami à lui tenait. Calliope le regarda, mais sans lui mettre forcément la question cette fois-ci. Cependant, le regard du blond montrait bien qu'il n'avait pas réellement envie de dormir ici, entouré par toutes sortes de souvenirs.

« Oui, voilà... Mais merci. »

Le trentenaire but une gorgée de la boisson que lui avait apporté Mario, avant de pousser un soupir discret. Il était encore mal à l'aise ici. La présence de son père le perturbait, limite s'il pouvait le regarder pendant plus de trois secondes. Des inconnus qui se connaissaient trop bien. Pas évident de gérer ses pensées et ses sentiments en ce moment. Le vieux Reppucci hocha la tête, un brin déçu, mais il reprit rapidement son sourire amical.

« Très bien. Je l'appellerai tout à l'heure. C'est vraiment très confortable là-bas, je peux vous l'assurer. Et les paysages autour sont tout bonnement magnifiques... »

Giorgio hocha à son tour la tête, n'en doutant pas une seule seconde. Les paysages alpins étaient magnifiques, effectivement. La Nature à l'état pur : l'air frais de la montagne, le vert champêtre, le bleu intense du ciel, le blanc de la neige dans montagnes... Cela lui conviendrait donc très bien. En fait, même si ce n'était pas très confortable ni très beau, il était fort possible que le professeur préfère toujours cette option plutôt que de dormir ici. Calliope se leva alors, caressant doucement sa main. Il ne savait pas au juste si c'étaient les nausées ou si elle était juste en train de leur donnait une chance de parler sans elle dans les parages. Dans tous les cas, il était toujours mal à l'aise. Ils avaient tellement de choses à se dire, et pourtant... Il y avait ces barrières invisibles entre eux.

« Dix-sept ans, Giorgio... Dix-sept ans. »

Le trentenaire regarda son père, sans rien dire. Puis il finit par prendre la parole, l'air pensif, voire contrarié.

« Tu parles de quoi au juste ? Du fait que cela représente la moitié de ma vie ou bien de l'âge que j'avais quand j'ai, comme toi, perdu ma mère ? »

« Giorgio... »

Il leva les deux mains en signe de reddition.

« Ouais bon. Je m'arrête là. Je n'ai pas envie de me disputer avec toi. Pas aujourd'hui, pas maintenant. »

Par respect vis-à-vis de Calliope, notamment. Elle y était pour beaucoup s'il était là aujourd'hui... Or, la jeune femme était dans la salle de bain, certes, mais il savait pertinemment que s'il déclenchait une dispute, celle-ci ne serait toujours pas finie lorsque la brune reviendrait dans le salon, et ça, il préférait éviter. Il porta la bouche à sa tasse pour en boire une nouvelle gorgée.

« Il faudrait que cette guerre entre nous se termine un jour, Giorgio. Ça n'a que trop duré... »

Giorgio détourna son regard clair, tandis qu'un soupir s'échappait d'entre ses lèvres. Il n'était pas venu pour se disputer avec son père. Non, il était venu pour se rapprocher de ce dernier, pour mettre fin à toutes ces années d'éloignement, pour tuer sa rancune tenace. Hélas, cette dernière revenait maintenant en force, comme une vieille habitude dont on ne pouvait se débarrasser. Une guerre... Dans le fond, on pouvait l'appeler comme ça, oui. Ils étaient devenus ennemis, l'un cherchant toujours à blesser l'autre, jusqu'à ce qu'ils ne deviennent finalement plus que des simples inconnus l'un pour l'autre. Du moins, c'était ainsi que le blond voyait les choses. Le professeur but une nouvelle gorgée de son café au lait, avant de reprendre.

« C'est bien pour ça que je suis venu. Ce n'est pas facile, pourtant. »

Son père se pencha légèrement en avant, son regard posé sur le blond.

« Bien sûr que ça ne l'est pas... Si c'était facile, tu n'aurais pas mis aussi longtemps à revenir enfin chez ton père, pas vrai ? Mais je suis content que tu l'aies fait. »

Le Tyrolien hocha lentement la tête.

« Tu peux remercier Calliope surtout. C'est grâce à elle que j'ai eu le courage de venir. Depuis que nous sommes ensemble, elle me fait beaucoup de bien... après tout ce qui s'est passé. Je suppose que tu sais de quoi je parle, que t'es au courant de tout ça... Vu que t'as trouvé son numéro pour m'appeler il y a quelques semaines. Tu me surveilles de loin, avoue ? »

« Eh bien... Je voulais juste... être sûr que tu allais bien. Je ne voulais pas forcément interférer. Tu ne me voulais pas dans ta vie, donc je ne t'ai pas forcé à supporter ma présence. Mais ce n'est pas pour autant que je tenais pas à toi, Giorgio. »

L'ancien prisonnier se gratta le menton, mal à l'aise. Son père poursuivit alors, changeant de sujet.

« Mais t'as raison, cette fille te fait du bien. Elle t'aime. Ça se voit dans ses yeux, comment elle te regarde. Je suis heureux de te voir aussi amoureux… Dis-moi, que deviens-tu ? Que fais-tu maintenant ? »

« Je suis heureux aussi. J'ai beaucoup de chance d'avoir Calliope à mes côtés. Quant à ce que je fais, tu le sais déjà, pas besoin que je t'en parle. »

« Mais je veux que tu me le racontes. Je veux... qu'on parle. Toi et moi. »

« On aura le temps de le faire. Laisse-moi respirer. »

Ils venaient tout juste de renouer le contact après tout ce temps. Et son géniteur était au courant pour la prison, pour sa sortie de prison... Alors, ça attendrait. Heureusement, Calliope revint dans le salon au bon moment. Giorgio posa son bras autour du cou de la brune lorsqu'elle s'assit à ses côtés, l'attirant contre lui. Elle, elle lui permettait de respirer, elle le rendait plus fort quand il avait l'impression qu'il allait s'écrouler. Au moins, lui et et son père était d'accord sur quelque chose : elle était spéciale.
 

© Pando

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PICCOLA ANIMA
Piccola anima, che fuggi come se fossi un passero spaventato a morte. Qualcuno è qui per te. Se guardi bene, ce l'hai di fronte. Fugge anche lui per non dover scappare. Se guardi bene, ti sto di fronte. Se parli piano, ti sento forte. Quello che voglio io da te, non sarà facile spiegare. Non so nemmeno dove e perché hai perso le parole. Ma se tu vai via, porti i miei occhi con te. Piccola anima, tu non sei per niente piccola. ~ Beerus (c)
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Vingt-sept années [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ [titre de mon champ]: BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©ClassWhoreStuff [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1913 [titre de mon champ]: PACTE: : 29/01/2017



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Sujet: Re: Portami via | Calliope & Giorgio   Ven 26 Mai - 14:51
Giorgio & Calliope // Portami Via
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Les nausées… Autant je les déteste la plupart du temps, autant celle-ci est plutôt la bienvenue. Elle va me permettre de m’éclipser pour laisser Giorgio et son père rien que tous les deux. Ils en besoin pour parler plus librement je pense. Gertrud me guide jusqu’aux toilettes, et je suis surprise de voir qu’elle est encore là à ma sortie. La vieille femme est bienveillante. Elle m’amène jusqu’à la cuisine où elle me tend un verre d’eau, que j’accepte avec plaisir. Nous échangeons quelques mots sur Giorgio, puis je me décide à aller retrouver les deux hommes dans le salon. La gouvernante me retient par le bras un instant alors que je me dirigeais déjà vers le salon. Je la regarde. Elle me tend alors un petit sachet, et un morceau de papier. Je lui lance un regard interrogateur.

« Qu’est-ce que c’est ? »

« Pour atténuer les nausées. » Dit-elle en me montrant le petit sachet. Je l’ouvre et y découvre un mélange de feuilles. Elle me montre ensuite le petit papier, où y est annoté une adresse. « Une adresse à Rome où en trouver. »

Je la remercie chaleureusement. Je testerai ça dès que possible. J’en viens alors à me demander si Gertrud a des enfants. Est-elle passée elle aussi par tous ces désagréments de la grossesse ? Je me sens plutôt bien avec elle, elle a quelque chose d’apaisant. Mais je dois retrouver Giorgio. Je lui avais promis d’être là pour lui. Je souris à Gertrud avant de sortir de la cuisine, et de me diriger vers le salon. Entendant une discussion, je décide de m’arrêter derrière la porte un instant. Je ne veux pas briser ce semblant de rapprochement. J’entends Monsieur Reppucci parler de moi, puis demander à mon petit ami ce qu’il devient. Il lui répond, sur un ton plutôt froid, mais pas agressif. Je soupire en silence. Je me demande si Giorgio arrivera à pardonner son père, s’ils seront à nouveau proches. Je l’espère, je sais qu’il en a besoin. Encore plus maintenant qu’il sait qu’il va être père à son tour. Il a besoin de cette présence masculine. Pas sûr que Giorgio écoute les conseils d’un père qui l’a battu et renié mais… Ne sait-on jamais… J’entends mon petit-ami dire à son père qu’il a besoin de respirer. Je choisi ce moment pour faire mon retour dans le salon. Je range le petit sachet d’herbes et le petit papier dans mon sac, puis reviens m’asseoir à ma place, prenant la main du professeur dans la mienne. Regard interrogateur sur ce que je venais de ranger. Je ne lui réponds pas. Pas tout de suite en tout cas.

« Désolé pour mon absence… Les joies de la grossesse… »

Je souris, et prends une gorgée de thé à nouveau. Je reporte mon attention sur Giorgio, et lui sourit. Je prends finalement la parole, en regardant Monsieur Reppucci.

« Je suis désolée Monsieur Reppucci… Je crois que prendre l’air me ferait du bien. En général, ça calme les nausées… Gio’, peut-être qu’on pourrait en profiter pour aller visiter un peu ? J’ai hâte de découvrir les paysages du Haut-Adige… Nous reviendrons pour l’heure du dîner, Monsieur Reppucci, je vous le promets. »

En réalité, ça ne calme pas du tout les nausées, mais c’est une bonne excuse pour laisser Giorgio respirer un peu, loin de la demeure familiale, loin de son père…

~ ~ ~

Je descends de la voiture, émerveillée par le paysage. Le lac de Resia… Je regarde ce clocher dépasser de l’eau turquoise. Le soleil nous surplombe, mais un petit vent frais vient nous rafraichir. Je vais à la rencontre de Giorgio, lui prenant la main. Nous marchons un instant au bord du lac.

« Tu as grandi dans une région magnifique. Ce lieu a un côté… Magique, hors du temps. Je comprends pourquoi c’est un de tes endroits préférés. »

Nous décidons finalement de nous poser un instant. Nous asseyons par terre, face au lac. Je m’appuie contre mon petit ami, et regarde le clocher.

« Je suis désolé de t’avoir abandonné tout à l’heure. Comment ça s’est passé ? » Je fais une pause, avant de reprendre, assez vite. « Gertrud m’a donné un mélange d’herbe pour atténuer les nausées, et une adresse, pour en trouver une fois rentrés sur Rome. Elle est adorable. Il faudra que je teste ça dès que possible. Je me demandais… Est-ce qu’elle a des enfants ? »
 
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« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


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[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Portami via | Calliope & Giorgio   Dim 28 Mai - 17:29


❝Portami via❞
Calliope & Giorgio
Giorgio se retint de pousser un soupir de soulagement. Calliope venait de les rejoindre à nouveau dans le salon, lui permettant d'en finir avec cette conversation. C'était trop tôt. Le trentenaire ne se sentait pas encore prêt à vider son sac, à lui dire tout ce qu'il avait à lui dire. Il avait peur de fouiller trop profondément dans sa mémoire, de se laisser emporter par les sentiments négatifs qu'il avait enfouis tant bien que mal depuis des années. Peut-être qu'il pardonnerait son père un jour, qu'il se réconcilierait avec lui, mais il était encore tôt pour cela. Il lui faudrait du temps et de la patience. En ce moment, le professeur avait juste envie de faire demi-tour, de sortir du manoir, de s'éloigner physiquement de son père. Il avait déjà réussi à adresser la parole à son géniteur pour la première fois depuis très longtemps, alors l'étape suivante pouvait attendre un peu.

La brune rangea quelque chose dans son sac, mais ne répondit pas au regard interrogateur de l'Italien. Ce dernier ne s'attarda pas là-dessus, de toute façon. La présence de son père accaparait son attention, malgré lui. Giorgio avait encore du mal à réaliser qu'il était réellement à Glorenza, de retour au manoir où il avait grandi, où il avait passé la moitié de sa vie. Il avait du mal à réaliser qu'il n'était pas en train de rêver. Calliope prit alors la parole, le sortant de ses pensées. La Piémontaise avait envie d'aller prendre l'air pour calmer ses nausées, mais aussi pour visiter un peu la région. Le blond la regarda tendrement, avant de hocher la tête pour soutenir son idée d'aller faire un tour loin du manoir. Bon Dieu, qu'il aimait cette femme. Surtout qu'en ce moment elle était en train de l'aider à sortir d'ici avec une bonne raison, qui ne vexerait pas Mario Reppucci.

« Mais oui, bien sûr ! Allez profiter du reste de la journée, faire un tour, prendre l'air. On aura le temps de parler tranquillement plus tard. »

Le père regarda son fils. Il y avait encore une certaine tension entre eux, une hostilité inévitable. Néanmoins, le premier pas avait été fait et ça, ce n'était pas rien.


***


Il respirait à nouveau. Un poids semblait s'être envolé de ses épaules, le rendant plus léger, plus détendu. Le jeune Reppucci ne savait pas trop de quoi il s'agissait. Etait-ce parce qu'il avait pu partir loin de son père et de la demeure familiale ou bien parce qu'il avait eu enfin l'opportunité de parler avec lui, de le regarder dans les yeux après tout ce temps ? Peut-être un peu des deux. Son père lui avait semblé moins hostile qu'auparavant, son regard était moins austère, ses propos moins blessants. Et il avait vieilli aussi. La réalité contrastait énormément avec les souvenirs qu'il conservait de son géniteur depuis dix-sept ans, et cela lui faisait terriblement bizarre, impossible de le nier. C'était un peu comme s'il redécouvrait son père sous un nouveau jour, comme s'il le rencontrait pour la première fois. Il y avait un passé qui les unissait, mais aussi des souvenirs douloureux et un long éloignement qui les séparaient ; il allait avoir besoin de temps pour digérer tout cela et apprendre à vivre avec. Apprendre à lui pardonner, à se rapprocher de lui.

Cependant, Giorgio ne pensait déjà plus réellement à son père maintenant. Descendant de la voiture, le Tyrolien observa ce paysage, qui n'avait pas changé depuis la dernière fois qu'il était venu ici. Il avait toujours adoré cet endroit. Le lac de Resia, avec ce clocher qui émergeait de la surface de l'eau, là où un village y existait auparavant, avant d'être été englouti lors de la création d'un barrage en 1950. L'Italien était ravi de retrouver ce paysage après tellement d'années et surtout, d'être là avec Calliope. Marchant lentement au bord de lui, sa main dans celle de l'assistante vétérinaire, le professeur la regardait tendrement.

« Ça a quelque chose de magique, en effet... Il y avait un village ici, tu sais. En 1950, afin de créer un barrage, les deux petits lacs qu'il se trouvaient ici ont été réunis et du coup, le village de Curon Venosta a été submergé. Bien entendu, les habitants avaient été prévenus et avaient pu emporter leurs choses ailleurs avant que cela n'arrive. Et le dernier jour avant que ce lac n'ait été créé, les cloches ont sonné une dernière fois, comme pour faire ses adieux, puis on les a retirés. Mais selon la légende, même s'il n'y a plus de cloches désormais, parfois on les entend encore... Mais je ne les ai jamais entendues, hein ! »


Dit-il avec un sourire amusé aux lèvres. Finalement, les deux jeunes gens décidèrent de s'asseoir tranquillement par terre, face au lac. Alors que Calliope s'appuyait contre lui, Giorgio déposa un baiser sur sa tempe. La jeune femme s'excusa alors pour l'avoir abandonné tout à l'heure. Il posa sa main sur l'épaule de l'Italienne, la caressant doucement.

« T'as pas à t'excuser, amore mio. Et puis... Ça nous a permis de parler un peu. Mais pas beaucoup, en fait. C'était... compliqué de lui faire face après tout ce temps. De le regarder dans les yeux. J'avais juste envie de faire demi-tour. » Courte pause, soupir léger. « Il veut enterrer la hache de guerre. Dans le fond, c'est ce que je veux aussi. Mais je vais avoir besoin de temps, les choses ne seront jamais comme avant. Ce n'est pas facile d'oublier ce qu'il m'a fait. Tu sais quoi, il a avoué qu'il me suivait de loin, probablement il a embauché un détective privé, ou que sais-je. Et pourtant, il a permis que... Enfin, qu'est-ce qu'il a fait pour m'aider pendant tout ce temps ? S'il avait été là... »

S'il avait été là, tout aurait pu être différent, il n'aurait peut-être pas plongé dans la drogue comme ça, il n'aurait peut-être pas vécu l'enfer en prison. Mais enfin, avec des 'si' on referait le monde, pas vrai ? Mieux valait ne pas y penser, au final. Giorgio regarda le clocher au loin, tandis que Calliope lui racontait que Gertrud lui avait donné un mélange d'herbes pour atténuer les nausées, mais également une adresse. Le blond tourna la tête vers la brune, curieux. Si Gertrud avait des enfants ?

« Hum... Je crois que oui, mais je ne les connais pas, je ne les ai jamais rencontrés. Si je me souviens bien, ils ne venaient jamais lui rendre visite, ne lui téléphonaient que rarement, voire jamais... Je ne sais pas pourquoi, je n'ai jamais osé lui poser la question. Peut-être que la situation a changé depuis mon départ... Je sais pas. » Giorgio rapprocha son visage de celui de Calliope. Sa main se glissa doucement sur sa joue, alors qu'il plongeait son regard clair dans celui de l'élue de son cœur.

« Je sais juste que je t'aime... Et que je suis très heureux d'être ici avec toi aujourd'hui. »

Puis il l'embrassa, avant de la serrer dans ses bras.


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Sujet: Re: Portami via | Calliope & Giorgio   Jeu 1 Juin - 21:58
Giorgio & Calliope // Portami Via
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Devant moi se tient le lac de Resia. Il a quelque chose de majestueux je trouve, avec ce clocher qui sort de ses eaux. L’endroit est calme. Je ne vois personne autour de nous, tant mieux. Ce petit moment nous permettra de nous poser un peu avant de replonger dans les histoires familiales. Je pense que Giorgio a besoin de ce petit moment. Pour ma part, j’avoue que j’en profite pour souffler aussi un peu. J’appréhendais plutôt la réaction des deux hommes, je retenais mon souffle à chacune de leur parole. La grossesse me fatiguant énormément en ce moment n’arrange rien. Donc oui, une petite pause n’est pas de refus, pour lui comme pour moi.

J’avoue à Giorgio que je trouve l’endroit magnifique et presque magique. Il m’explique l’histoire de ce lieu, en me regardant tendrement. Je l’écoute attentivement, et je souris à sa dernière phrase. Je trouve l’histoire belle mais triste à la fois. Quand je pense à l’architecture qu’il y a maintenant sous l’eau… Je ne suis pas du genre à m’intéresser spécialement à l’architecture des lieux, des bâtiments mais… Dans ce cas là, je trouve cela dommage. Je n’aime pas voir disparaitre les choses en fait certainement. Mais l’histoire des cloches qui sonnent une dernière fois elle belle. Surtout quand on voit ce clocher surplombant encore le paysage. Comme toujours en vie. L’air de dire « rien ne me détruira ». Un peu comme mon amour pour Giorgio. Enfin, j’aime le penser en tout cas. Un amour indestructible, dur comme du diamant.

« Ne sait-on jamais… Peut-être qu’on les entendra aujourd’hui, les cloches ! »

Je lui souris, avant de décider de m’asseoir, l’invitant à faire de même. Nous aurions pu continuer à marcher autour du lac mais la fatigue a raison de mes jambes. Je m’adosse contre son torse, face au clocher. Je lui demande comment s’est passé l’entretien avec son père lorsque je me suis absentée, puis je lui parle des herbes de Gertrud. Je lui demande aussi si elle a des enfants, par curiosité. Giorgio caresse doucement mon épaule. Je ne me lasserai jamais de ses caresses. Chaque contact est exquis avec lui. Je l’écoute me parler de son ressenti de sa rencontre avec son père. Je l’entends me dire que c’était très dur, qu’il voulait faire demi-tour. Je pose ma main sur sa jambe, la caressant doucement en signe de soutien. Je soupire à ses paroles. Je conçois que ça ne soit pas facile pour lui d’accepter tout ça. Surtout l’histoire du détective, alors que lui était au plus bas.

« Il n’a surement pas osé… De peur de ta réaction, peut-être… Je ne sais pas… Je suis désolé, je ne peux pas t’aider sur ce coup, je ne suis malheureusement pas dans la tête de ton père… Mais je conçois que ça soit difficile à accepter pour toi. »

Il répond ensuite à ma question sur Gertrud. Il pense qu’elle a effectivement des enfants, mais n’en est pas sûr. Il ne les a jamais vus. Cette révélation me surprend un peu. La gouvernante et lui avaient l’air plutôt proche, je pensais qu’il connaissait sa vie mieux que ça. Enfin bon, après tout ça ne me regarde pas. Je me demandais juste si elle aussi avait connu les mêmes désagréments que moi. Si elle aussi avait utilisé ces fameuses herbes qu’elle m’a donné. Je souris à Giorgio, sans forcément rétorquer. Il plonge son regard dans le mien, sa main se posant sur ma joue. Je souris tendrement à ses propos. Je n’ai pas le temps de répondre, il m’embrasse avant, puis me serre dans ses bras. Je resterai bien là pendant toute l’éternité si possible. Mais malheureusement ce n’est pas possible. Ce soir, nous devons retourner diner chez son père. Et dans quelques jours nous devrons retourner à Rome. Retourner dans le rythme infernal de la ville. Toujours les bras de mon petit ami, je soupire.

« Je resterai bien là pour l’éternité… Avec toi à mes côtés, j’ai tout ce qu’il faut… Enfin… Toi et lui… Il va falloir apprendre à nous partager maintenant… »

Je rigole doucement, désignant mon ventre. Je pose ma main sur celui-ci. Finalement… Je suis heureuse. J’y tiens à ce nouveau venu. Je ne l’abandonnerai pour rien au monde. J’ai mis du temps à m’y habituer, mais je sens le lien fort se créer de plus en plus. Je le sais qui grandit en moi. Je trouve ça assez magique.

« C’est tellement calme ici, par rapport à Rome… »
 
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Portami via | Calliope & Giorgio   Dim 4 Juin - 1:54


❝Portami via❞
Calliope & Giorgio
Le blond sourit, son regard posé sur le clocher qui s'élevait, toujours aussi imposant, au milieu du lac de Resia.

« Peut-être bien, qui sait ? »

C'était une légende, il n'y croyait pas vraiment. Mais enfin, Giorgio ne savait plus vraiment où est-ce que le surnaturel s'arrêtait désormais. Les Vampires, les Loups-garous, les Sirènes, les Wendigos, et même les Sorciers existaient, alors qu'il n'y avait jamais cru. La magie, ça existait dans la fiction, les créatures étaient juste des mythes qui inspiraient des contes, des séries... Pas la réalité. Et pourtant... Mais l'homme ne s'attarda pas sur ces pensées. Il se sentait bien ici, avec Calliope. Loin de Rome, loin de ses problèmes, il profitait de chaque minute qu'il passait dans sa région natale. Le professeur était heureux d'être de retour, de pouvoir se ressourcer, de réveiller plein de beaux souvenirs qui s'étaient pourtant perdus en chemin tout au long de ces dix-sept dernières années.

Assis par terre, ses bras entourant Calliope, qui restait adossée contre son torse, Giorgio ferma les yeux pendant quelques secondes. Le monde lui semblait parfait à présent. Jamais il n'aurait imaginé pouvoir vivre ça quelques mois à peine auparavant. Ses retrouvailles avec son père, bien que difficiles, représentaient une avancée significative dans sa vie. Un premier pas vers la réconciliation, vers la reconstruction de sa vie. Bien entendu, c'était dur de ravaler sa fierté, d'oublier sa rancune... Le trentenaire ne pourrait le nier. Mais quelque part, il se sentait soulagé. Il raconta alors à Calliope comment s'était déroulé la conversation avec son géniteur, partageant ainsi son ressenti avec sa petite amie. Savoir que son père l'avait surveillé pendant des années sans rien faire pour l'aider, c'était blessant. S'il y pensait rationnellement, il pouvait comprendre. Mais, dans le fond, cela le blessait qu'il n'ait pas osé.

Sans rien répondre à l'assistante vétérinaire, le Tyrolien caressa son épaule, pensif, hochant simplement la tête. C'était effectivement difficile à accepter, mais il s'était promis de ne pas se laisser atteindre par son père. De toute façon, il le savait depuis quelques semaines déjà. Ne l'avait-il pas renié suite à ce qu'il se soit fait renvoyer du lycée où il travaillait il y a quelques années, après tout ? Bon, en réalité, Mario Reppucci l'avait fait pour le pousser à se redresser, à rattraper ses erreurs afin de le convaincre de changer d'avis. Sauf que Giorgio ne le savait pas. La Piémontaise lui parla ensuite de Gertrud, s'intéressant à sa famille, à ses enfants. L'ancien détenu ne les connaissait pas, même s’il avait toujours été proche de la gouvernante, surtout quand il était petit. Ses enfants n'avaient jamais vécu au manoir avec elle, les différences d'âge par rapport à lui les ayant empêchés de se croiser. A moins que d'autres mystères se cachent derrière cet éloignement vis-à-vis de leur mère, mais Gertrud avait toujours été une femme discrète et lui, pas assez audacieux pour lui poser des questions trop personnelles.

Dans les bras de Calliope, Giorgio se sentait comblé et léger. Le poids de ces années douloureuses, des atrocités qu'il avait subies en prison s'envolait, comme par miracle. Lui aussi serait partant pour rester là pour l'éternité. La vie lui semblait parfaite avec Calliope à ses côtés, elle le rendait beaucoup plus fort. Ce n'était pas facile tous les jours, parfois ses doutes revenaient le ronger. Mais avec le soutien et l'amour de la brune, elles finissaient toujours par disparaître, laissant leur place à l'espoir et à l'envie de bien faire, de se redresser enfin. Les choses s'arrangeaient doucement mais sûrement, aussi bien du point de vue personnel que professionnel.

« Je ferais tout pour toi... Je t'aime très fort. Non, je reformule : je vous aime très fort tous les deux. »

Dit-il en posant doucement sa main sur le ventre de la jeune femme, avant de sourire. Quelques secondes plus tard, Giorgio décida de s'allonger sur le sable, invitant Calliope à se blottir contre lui.

« En effet. Ça me manquait, cette tranquillité. Même si l'agitation de Rome ne me déplaît pas totalement, tu sais. Ça me fait du bien, je trouve. Surtout après tout ce qui s'est passé. Mais cette tranquillité alpine, avec ces paysages... c'est magique. Demain, on continuera de découvrir le Haut-Adige, hein ! J'ai encore tout plein de beaux endroits à te faire découvrir... »

Ils avaient encore quelques jours pour découvrir la région, heureusement. Et Giorgio ne doutait pas que quand ils retourneraient à Rome, ils emporteraient avec eux les couleurs et les odeurs tyroliennes, mais aussi des souvenirs heureux, preuve que dans la vie, l'espoir était permis malgré tous les coups durs que l'on pouvait subir.


© Pando

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PICCOLA ANIMA
Piccola anima, che fuggi come se fossi un passero spaventato a morte. Qualcuno è qui per te. Se guardi bene, ce l'hai di fronte. Fugge anche lui per non dover scappare. Se guardi bene, ti sto di fronte. Se parli piano, ti sento forte. Quello che voglio io da te, non sarà facile spiegare. Non so nemmeno dove e perché hai perso le parole. Ma se tu vai via, porti i miei occhi con te. Piccola anima, tu non sei per niente piccola. ~ Beerus (c)
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Vingt-sept années [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ [titre de mon champ]: BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©ClassWhoreStuff [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1913 [titre de mon champ]: PACTE: : 29/01/2017



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Sujet: Re: Portami via | Calliope & Giorgio   Dim 4 Juin - 9:09
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Portami via | Calliope & Giorgio
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