obscuritate (athénaïs).

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Belphegore Fornese
VAMPIRES - CLENCHING THE JAGGED JAWS
[titre de mon champ]: OSSATURE: : l'ivraie sidérée fabule aux orbes obtus la dégaine d'un quinquagénaire. [titre de mon champ]: CONTRAT: : éros démembré. feu l'hérésiarque ne veut plus rien des chairs que leur noir ichor. [titre de mon champ]: BESOGNE: : docteur jekyll plante ses griffes dans la roseraie des folies qu'est son asile. mister hyde, démonologue comateux, visite les possédés que le vatican lui dégueule. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : fin sursise s'éternisant depuis deux millénaires. [titre de mon champ]: GANG: : ogre de clan. un diable de régent pour son sire le roi chrétien, agapito gallerini. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : del toro, carnavage (moodboard). [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 402 [titre de mon champ]: PACTE: : 11/02/2017



Message
Sujet: obscuritate (athénaïs).   Mar 9 Mai - 15:53
les ogres
associés
ci-bas
The wild. I have drunk it, deep and raw, and heard its primal, unforgettable roar. We know it in ourselves, for we are wild to the core. (GRIFFITHS)
La panique des ectoplasmes leur fait fouir la terre meuble de l’hécatombe merdeuse qu’est ce cimetière. Y a comme un zéphyr putrescent leur tréfilant la substance, un arôme de délit leur jouissant à la gueule pour peu que d’un minois ces damnés se fagotent à l’attention de l’Œil Blanc. Lune croquée par inadvertance, cadavre languide rôdaillant sur nuée, la garce sélénite décide par deux fois d'allumer ses feux sur le fumier qu’est l’âme du Vagabond. Les stèles se fêlent un peu plus, croulent un peu mieux, afin que leur pierraille n’ait à souffrir ni d’une présence, ni de l’autre ; corps et ombre du gargantuesque ecclésiaste répugnent cette ruche où la Mort se fait quiète. Le manteau qui affuble l’homme trépide, pareil aux ramées des saules pleureurs que leurs sanglots diluviens agitent. Noir. À l’identique des gants de cuir subtilisant à la vue des relaps ces pognes bien blêmes quoique bien peu immaculées — crasse synthétisée à l’office draconienne du légat régalien et, grattons la politesse, à ses fièvres d’enflure trouvant bon compte chez la souffrance d’autrui. S’il est ici, d’ailleurs, c’est parce que la serinette du devoir lui joue sa mélopée chicanière depuis que Rome et ses pontifes lardent l’actualité d’apocopes erratiques. Un confrère a souffert des flammes de l’iniquité en laissant pour testament la giration des mœurs politiques. La monarchie barjaque, les trônes tremblent, et s’effaçant dans les hadales coursives, le Régent s’instruit aux arcanes de cette nouvelle cabale — et Dieu, qu’il y en a eu, tant et si bien qu’il pourrait faire un rosaire des haines essuyées et prier le Bouc de conchier les ennemis des ces couronnes.

Conviée à la débandade nocturne, la Suprême ne tarde pas. Quelques lettres à la substance prosaïque, griffonnées sur écran très haute définition, ont sonné le cor de ralliement des Anormaux patentés. Leurs réunions absconses, téméraires, insolentes, ont fait de leur hargne institutionnelle une balle logée dans le cortex de la présomptive inimitée. On – coven et clan – les subodore ennemis, dévoreurs l’un de l’autre dans ce tête-à-tête de Némésis. Pourtant, depuis quelques longs cycles, les faciès se distordent en une sympathie hors-la-loi perpétrée sans regrets. Les poncifs peuvent bien aller se faire mettre. Cette Autorité qu’ils représentent a pris goût à l’indépendance dans un monde qui de toute manière chavire. Et en la manière de ce naufrage, Fornese a à redire puisque quelque part au fond du fond, le molosse docile et caricatural continue d’aboyer pour son maître et Père.

« Dis-moi que tu n’y es pour rien. »

À l’approche de la flave madone piétinant erg dans son dos, le poitrail s’est mis à vrombir d’une haine racée. Il bigle une dernière fois sur une date de Trépassé – lui ayant, peut-être, remémoré quelqu’autre vie oubliée dans la remise de ses mémoires – puis détourne ses orbes de la stèle auscultée. Athénaïs se tient là, fidèle à la sorgue que ses nippes honorent pareillement. Deux Noirceurs juchées sur catacombes. Deux cauchemars ambulants se donnant la réplique.

« Marian Vacaresco. »

Sans détours ni ronds de jambes. Émissaire au labre cruel mais probe qui se dérobe aux simagrées des espèces simiennes. Il veut d’elle la vérité, la lui arrachera si besoin est — tout est dans le rictus savamment matraqué par le quant-à-soi subordonné que ses rides crachent. Rien de plus n’est toutefois ajouté. Preuve est que la connivence déraisonnable entre eux n’a rien perdu de son panache. La palabre leur est devenue superflue. Vaine.
CODAGE PAR AMIANTE


_________________

my god is dark
and like a webbing
Perinde ac cadaver


Dernière édition par Belphegore Fornese le Sam 20 Mai - 18:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Athénaïs Mahoney
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
[titre de mon champ]: OSSATURE: : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année. [titre de mon champ]: CONTRAT: : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Cent quatre vingt seize années [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés. [titre de mon champ]: GANG: : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : sarah paulson (kidd) , astra (sign) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1159 [titre de mon champ]: PACTE: : 16/02/2017



Message
Sujet: Re: obscuritate (athénaïs).   Sam 13 Mai - 10:34
les ogres
associés
ci-bas
Fear not old prophecies. We defy them. We make our own heaven and our own hell.
Échec et mat. Aux absolutions, la reine préfère l'odieuse irrévérence. Elle assassine le roi, renverse les cavaliers, saisi les fous en empoignant de ses serres leurs carcasses désarticulées. Diablesse sans maître, ni foi ni loi autre que celle qui lui est propre, elle erre, foulant l'erg avec l'audace souveraine qu'elle étreint en un ultime espoir avorté, n'offrant aux âmes errantes que la seule vision terrifiante de ces orbes changeantes, organes subtilisés sans compassion aucune. Elle déchiquette, elle possède, prétendant à l'emprise sur les êtres comme elle s'est longtemps prétendu élue, et ce avant même d'en saisir l'opportunité. Bourgeoise en mal d'amour érigée en impératrice de la sorgue au sein même du magistère, d'un contraste transcendant vis-à-vis des deux autres covens régnant sur cette rome terrible. Laissés pour compte, crépitements électriques au bout des doigts, bourgeonnements magiques incontrôlables et incontrôlés, c'est l'ambition qu'elle estime, qu'elle revalorise et galvanise de ses concises palabres. Chaque phonation se fait unique, désirée, salutaire, abreuvant là les esprits parfois tendres et malléables de ceux qui ne contrôlent pas leur dons, ou tout au moins pas encore. Gorgone marmoréenne qui impose sa présence au cœur de la plaine jonchée de stèles sur lesquelles les patronymes ne sont plus lisibles, anonymes sans égards, hélée là sans autre forme de procès par le dévot dont la chrysalide tend à s'écailler. Mue involontaire au gré du temps, attisée par les remous encore tus de la cour d'un simulacre de despote tenant davantage de la figure de grès que du Salomon bien vivant apte à aboyer ses revendications. Clan en déshérence face aux tumultes qu'on internalise pour faire taire le scandale. Elle ne sait de cela que de vagues bribes, des médisances proférées au détour des venelles, des rumeurs portées à son attention, des murmures avoués, à elle, la Suprême. Pauvres fous qui se confessent, ignorant qu'ils renforcent malgré eux la position de celle qui les maintient enchaînés de quelques éloquences savamment pérorées.

Caryatide qui s'immobilise à l'approche de l'homme, étreinte par la morsure glaciale d'une brise printanière et qui déjà, pressent la sommation féroce dont il se rend initiateur. Marian Vacaresco, évidemment. Régent lourdement chuté de son piédestal, effrayant parallèle lors du rapprochement simplifiés des situations : l'en pense-t'il donc l'origine ? Rapprochement insidieux de la tenancière du diable qui ébauche un rictus, enjambant avec prudence grès et marbres, comme si de vue elle était encore pleinement dotée. Largesse des sacrifices quelques heures plus tôt encore, iris vairons que malédiction lentement recouvre, elle guette la courbe d'une mâchoire, la sévérité d'un regard, tant qu'elle en est encore capable. Ombrageux charisme dont elle se délecte, frissonnant malgré elle lorsqu'il tonne, elle esquisse une risette cynique en s'adossant à la froideur du sépulcre, distance entre eux ayant perdu en sa sûreté. Dame parée de la sorgue, assortiment insidieux du duo ignominieux.

« Vacaresco ? Un fin tragique, j'en étais navrée, monseigneur. »

Ironie létale, vouvoiement sardonique, vieux cons belligérant au couvert d'une nuit tombée. Ce sont les ogres qui s'affrontent, les monstruosités qui se lient de mille et une manières. Escarmouches immatérielles, verbiage teintés d'arrogance qui exposent l'apostasie latente du régent. Elle sait, les décennies passées aidant. Dissidence des êtres, de quelques pas elle fustige l'interstice avec dédain, et glisse, lentement, les doigts sur un pan sombre des nippes dont il est revêtu. Particule inobservable qu'elle fait mine d'ôter, sagace, savourant l'acuité temporairement recouvrée avant de soupirer. Bravade éhontée, elle retire la dextre audacieuse de la pelisse de l'autre, encore curieusement attirée par ce néant des senteurs au creux de sa gorge où nul pouls ne pulse. Nature morte, charnier infernal.

« Est ce donc pour cela que tu as si vivement quémandé ma présence ? Perte de temps. »

Questionnement qu'elle élude par caprice, navrée de cette confiance amnistiée pour un quelconque Dracul dont elle n'a que faire. Mort et vie conjointes, Eros et Thanatos accouplés, elle observe avec indulgence les cabales dont il la rend maîtresse patentée. Billevesées.
CODAGE PAR AMIANTE


_________________


BITCHES BUILD EMPIRES
How cruel, how profoundly tender ☽ The blood flood is the flood of love, the absolute sacrifice. It means: no more idols but me, me and you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Belphegore Fornese
VAMPIRES - CLENCHING THE JAGGED JAWS
[titre de mon champ]: OSSATURE: : l'ivraie sidérée fabule aux orbes obtus la dégaine d'un quinquagénaire. [titre de mon champ]: CONTRAT: : éros démembré. feu l'hérésiarque ne veut plus rien des chairs que leur noir ichor. [titre de mon champ]: BESOGNE: : docteur jekyll plante ses griffes dans la roseraie des folies qu'est son asile. mister hyde, démonologue comateux, visite les possédés que le vatican lui dégueule. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : fin sursise s'éternisant depuis deux millénaires. [titre de mon champ]: GANG: : ogre de clan. un diable de régent pour son sire le roi chrétien, agapito gallerini. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : del toro, carnavage (moodboard). [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 402 [titre de mon champ]: PACTE: : 11/02/2017



Message
Sujet: Re: obscuritate (athénaïs).   Ven 19 Mai - 15:10
les ogres
associés
ci-bas
The wild. I have drunk it, deep and raw, and heard its primal, unforgettable roar. We know it in ourselves, for we are wild to the core. (GRIFFITHS)
Elle a l'insolence colossale. Nombre, fourrés dans pareilles groles frondeuses, auraient déjà gueuletonné les pissenlits par la racine. Commun aux apophtegmes chrétiens, l'on affirme souvent que tout ecclésiaste se fait exégète de Dieu, et de fait accroissement physique et plein d'orgueil supportant mal — mais alors très mal — les irrévérencieuses facéties du cheptel broutant limon aux pieds de pareils Saints Hérauts. Pour autant que soit dit, voisin à la morgue du monsignore siège tranquillement l'égérie de son calme que l'on nommera vulgairement sagesse. Ce petit quignon de pondération a appris à son écorce d'homme que relativiser devant l'impudence des cafards, navré, des mortels, était essentiel afin que soit sauvegardée la plénitude rectiligne de ses chakras.

... quoi qu'une ou deux tortures, de temps à autres, soit le pêché mignon d'un gourmet du genre.

Mais à ce stade de l'Évolution, Athénaïs Mahoney ne ressemble plus trop à ses congénères d’anthropopithèques. Quelque chose chez cette femme a pris le pas sur les gènes ou la norme et s'est emparé de leurs gosiers pour les mener où bon lui semble. Ce culot, donc, est plutôt pris par Fornese comme une révérence faite au public cannibale qui en ovationne la prestation dans ses orbes pas moins infatués — toute abnégation, de façade, omise. C'est entré dans leur patois, part intégrale de leurs entrevues. Il ne se remémore plus vraiment à quel moment elle s'est permise tel crime de lèse-majesté sans que, légat bien huilé, il ne bronche. Était-ce deux mois auparavant ? Une décade en arrière ? Impossible pour lui de savoir. Les laps sont devenus des ères, les instants des siècles et les secondes des éons. Tout part à vau-l'eau dans sa clepsydre d'Éternel.

Une menotte s'affaire. Le débarrasse d'un crachin de Paradis avec lequel ce Méphistophélès croit bon d’enfariner épaules, office, foi. Le tangible de l'avance ébrèche les rides du romain prosélyte qui voit chez sa Marie-Madelaine l'hospice du tabou. Elle ose. Elle ose. Elle ose ! Dame sans merci. Désire-t-elle donc si fort que ça le berceau de Judas ? Ah ! Quel beau supplice que celui-ci. Suprême féminin au con forci, il lui ferait avouer des myriades de secrets. Évidemment, l'image n'est pas sans narguer les pulsations obscènes du pauvre mâle que sa religion condamne au jeûne des licences. Tanagra pénétrée, suppliques croassées, carne suffoquée ; trique assurée.

Que Dieu lui pardonne.

Revenons-en au droit chemin. Vacaresco. Les trônes qui tremblent.
Il ne devrait porter aucune créance aux assertions de l'Hécate louisianaise, mais, hélas, il n’est plus à la première de ses martingales pour lesquelles il assume, avec une simplicité déconcertante, chaque conséquence. Galvanisée par le timbre mutin de l'Ennuyée, une paluche gantée vient happer le poignet en déroute. Vélocité monstrueuse. L'étreinte est douloureuse.

« Je tenais aussi à t’exprimer combien je n'affectionne pas cette neuve pigmentation avec laquelle tu me mires. Elle ne sied pas au teint de tes caprices. »

La phonation, à contrario de la poigne, est suave — il semble toutefois que la vigueur de la voix ne s'adresse aux tréfonds insolubles et noirauds qu’elle cuve dans sa tripaille. Prunelles prélevées à quelque macchabée. Il en a ausculté chaque irisation et continue, plus intensivement encore, de les passer au crible.

« Je te préfère au naturel. Cette hideur de martyre cloquant les oculi de ta chienne d’âme te donne un certain charme. »

Lippes hispides découvrant l'émail assassin de la bête. Son sourire est moche, à moins qu'il ne soit tendre. L'inquisiteur reprend, tout à fait grave.

« As-tu un nom à me donner ? »

Celui qui conviendra à son Associée.
Une becquée pitoyable à jeter au roi famélique, dont il se fout bien de la nature et véracité.
CODAGE PAR AMIANTE


_________________

my god is dark
and like a webbing
Perinde ac cadaver


Dernière édition par Belphegore Fornese le Sam 20 Mai - 18:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Athénaïs Mahoney
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
[titre de mon champ]: OSSATURE: : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année. [titre de mon champ]: CONTRAT: : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Cent quatre vingt seize années [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés. [titre de mon champ]: GANG: : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : sarah paulson (kidd) , astra (sign) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1159 [titre de mon champ]: PACTE: : 16/02/2017



Message
Sujet: Re: obscuritate (athénaïs).   Ven 19 Mai - 23:29
les ogres
associés
ci-bas
Fear not old prophecies. We defy them. We make our own heaven and our own hell.
Violence tendre. Singulière. Canevas tragi-comique qui s'ébauche, s'abreuvant là-même où les charniers s'amassent. Interstices fallacieux, stries vénéneuses. Exhalaisons brûlantes qui suintent, poison qui se love jusqu'aux plis tendres de ses flans, les monstres se bâfrent de songes instigués par les déviances du temps, par les cérébralités dévissées. Nosferatu honorant la rencontre qu'il a lui-même engendrée, pythie qu'il préfère sacrifiée à clairvoyante. Grimace qui déforme la gueule, elle ébauche à son tour un souris, tout au plus une ridule qui la fait à peine ciller, trahissant la réserve qu'elle feint à perpétuité. Lamia qui subodore l'entourloupe et prévient avec cynisme, ne s'offusque pas même de l'insidieuse invective et observe, se délectant de cette gueule de grand méchant loup qu'elle redécouvre chaque fois encore, lorsque le cruor panse les plaies béantes, recouvrant les cicatrices trop ancestrales pour être pleinement rétablies, offrant renaissance. Nuances célestes aux complexités sans pareilles, voie lactée lacérant l'iris. Ombrages pastel, éphélides mordorées que déjà recouvre la maudite injure proférée à l'encontre de la noire bâtarde. Diablesse meurtrie baignée dans le pourpre versé par ses pairs, frères et sœurs d'un chœur qui encore résonne dans l'âme de la Suprême, palinodies permanentes, déprécations ostentatoires. Elle sait faire taire les songes, oppressant les ectoplasmes en simulant ses propres morts, chimères fantasmagoriques devant lesquelles les hommes ploient l'échine. Terreur de la vision absente, différence qui dérange, elle n'en est que plus satisfaite encore. Illusions qu'elle ne décèle que par des sens autres lorsque ce qu'il lui est possible de le faire, elle ne se laisse guère avoir par d'inconstitantes promesses ou quelques fafiots que les gueux s'empressent d'échanger, rendant marchandise jusqu'à leur propre famille pour quelques alliances qu'ils ne sauraient pas même tenir, la faiblesse mortelle ne soutenant pas l'avarice. Bras de fer au sein des cryptes obscures, idiome intelligible, murmures abscons au regard des idoles gravées dans le marbre.

Délicatesse si vite négligée pour faire place à la révolte dans l'un de ses infimes excès. Poignet qu'il enserre, déesse déchue qui se fige sans chercher à se défaire de l'étreinte. Elle savoure, elle soupire, sans s'abandonner réellement. Tumulte bouillonnant arpentant veines et artères, bestialité première à laquelle elle s'attache. Décennies qui s'éternisent, compagnie qui ne failli guère, Eros en émoi qui suppure, inaltéré. Inaltérable, sans doute. Virginité spoliée, innocence compromise devenue félonie envers celui qu'il érige en maître par-delà les autres, Judas voit clair au jeu de l'impie mais elle persiste. L'irrévérence n'est que trop flatteuse, la flagornerie, dantesque. Des manquements ils se font avoués, des ardeurs, indolents. Figure à hauteur de Suprême, charisme qui exacerbe, elle l'érige sans mal en égal. Les altercations savent se faire brusques, il ne craint pas, n'essayant nullement de la ménager lorsque tant d'autres s'y pensent altruistes. Elle les abhorre, d'une véhémence peu commune. Ce sont ceux qu'elle dévore en premier, faucheuse élégante, ceux qu'elle rendrait martyrs par son application à leur faire découvrir la géhenne véritable, non pas celle dont on épate les bambins, ni celle qu'on promet aux infidèles. Tourment immuable qu'elle inflige, bûchers qu'elle érige aux dissidents. Les fonctionnement se recoupent, les psychés s'entrelacent. Bourreaux parmi les leurs, prérogatives dont ils se portent garants, la dureté sait s'assagir, occasionnellement. Pas toujours.

« Une telle délicatesse saura toujours me surprendre. Il est vrai que cet aveuglement m'épargne le désagrément d'une telle vision. »

Blasphématrice. Blancheur de la dentition qui s'offre enfin, rareté. Insolence éveillée, badinage coupable, elle saisit la dextre de l'immortel de sa seconde pogne, extorquant à sa prise un poignet gracile au creux duquel la fragrance se fait suave. Inimaginée. Unicité pleine des parfums, monde dont tous ignorent la complexité, contraste radical au despote, les arômes savent ôter leurs esprits aux plus malléables. Maîtrise d'une humanité par trop d'aspects sensible, elle séduit, non pas par libidineuses errances mais bien par machiavélisme manifeste. Contacts rares, elle ose. Elle prétend à la dureté marmoréenne quand d'autres lorgnent la tiédeur molle, elle aspire à davantage. Misogynie laissée de côté, elle ose, encore. Caprice de femme, suggère-t'il. Impatience réciproque, sait-elle. Transgression. Enfin, elle consent, manipulant distraitement la paume du persécuteur en en redessinant les sillons, destiné détestable.

« Adamo Duccio. Fin stratège évoluant parmi les plus grands de cette cité, marionnettiste dont je ne sais que peu de choses. Ses fanfaronnades ont suffit à faire taire la plupart, un timbre de souffreteux et quelques mensonges susurrés les auront convaincus. C'est à lui que revient la villa Borghese. Tu seras déçu d'apprendre que je n'en sais guère plus sur le quidam. »
CODAGE PAR AMIANTE


_________________


BITCHES BUILD EMPIRES
How cruel, how profoundly tender ☽ The blood flood is the flood of love, the absolute sacrifice. It means: no more idols but me, me and you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Belphegore Fornese
VAMPIRES - CLENCHING THE JAGGED JAWS
[titre de mon champ]: OSSATURE: : l'ivraie sidérée fabule aux orbes obtus la dégaine d'un quinquagénaire. [titre de mon champ]: CONTRAT: : éros démembré. feu l'hérésiarque ne veut plus rien des chairs que leur noir ichor. [titre de mon champ]: BESOGNE: : docteur jekyll plante ses griffes dans la roseraie des folies qu'est son asile. mister hyde, démonologue comateux, visite les possédés que le vatican lui dégueule. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : fin sursise s'éternisant depuis deux millénaires. [titre de mon champ]: GANG: : ogre de clan. un diable de régent pour son sire le roi chrétien, agapito gallerini. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : del toro, carnavage (moodboard). [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 402 [titre de mon champ]: PACTE: : 11/02/2017



Message
Sujet: Re: obscuritate (athénaïs).   Mar 23 Mai - 23:48
les ogres
associés
ci-bas
The wild. I have drunk it, deep and raw, and heard its primal, unforgettable roar. We know it in ourselves, for we are wild to the core. (GRIFFITHS)
Si c’est de sa gueule, dont elle cause, il veut bien lui accorder le blâme. Hors-normes, son faciès exprime l’obsolète usé qui a perdu tout son éclat. À l’instar de ces bustes grecs aujourd’hui élavés, hier submergés de pigments aux diaprures vives et orgueilleuses. Ces rides, au ravage médusé, ont fait chavirer des cœurs devenus poussière et parfois même encre sur papier. Pores ayant savouré le sable de déserts oubliés, de batailles désormais épopées, sa carne transpire l’inusité, chose essoufflée galopant derrière les temps qui courent. Mais voilà que, d’un froissement de labre, il s’autorise une petite consommation d’antidépresseur avec lequel il se pique couramment les artères du myocarde ; relativiser. Avec parcimonie. Sinon quoi, à force, l’agnosticisme prend place et ne le quitte plus. Sa dernière crise a duré plus d’un millénaire. Cette peine qui vous fait errer sans but, il ne veut plus l’incarner. Tout est dans la mesure. Être un type ayant couronné les deux-milles années devient suffisamment banal et convenu lorsqu’on s’accoutume à cet exercice de conscience. Et puis, la morgue pittoresque des mâles cherchant à plaire est chez lui trop molle et trop glandeuse pour ne serait-ce que l’ébrouer une fois l’allusion ingérée. Il la laisse sourire. Se délecte en tapinois de l’efficience qu’elle croit posséder sur lui, se vexe aussi un peu qu’elle puisse le croire semblable aux autres, et puis finalement sourcille, os rachitique donné à grailler pour combler les attentes de la querelleuse dame. La Bête raille cette trop solide confiance que l’Autre détient et suppose définitive. Il se demande si, échine brisée, elle garderait intacte cette roguerie superlative et, de cette patte qu’elle happe, taquine, fouille derechef, un désir brutal naît. Celui de capituler devant telle curiosité morbide. Chatte jouant avec la queue du serpent. Morsure exhortée. Le poignet roule toutefois, jouant les idiots se laissant volontiers mater.

Fascinant.

Gerber autant de salades en soutenant son regard relève du prodige. Décidément la Suprême est une sommité à bien des égards, cheffesse de toutes les insolences qu’on soustrait usuellement, et dare-dare, à son appétence de bourreau. Les agneaux lui sont tellement sages qu’il avait oublié quelle mélopée a l’impertinence. Elle grésille, désagréablement, mais elle le fait avec une certaine virtuosité qui donne le ton. C’est une gloire. Une gloire éphémère, lorsqu’entrant au contact du Régent.

« Adamo Duccio », qu’on réitère doucement.

Si ses bronches pouvaient glavioter des soupirs, le sien présentement aurait emporté dans sa ruée la chétivité de vie ondulant devant lui. Les pognes continuent leur badinerie enfantine comme dissociées de la pesanteur ruisselant pianissimo entre les portraits équarrissant la nuit.

« Ce patronyme ne m’est effectivement pas inconnu. »

Sarcasme pestilentiel. Les crocs ont chatoyé un fébrile moment derrière lippes, jouxtant leur humeur à la phonation liquoreuse du Damné. Faut-il le prendre pour le premier des cons, pour lui léguer avec révérence l’identité du notoire rupin que tous les papelards inoculent, comme un affreux furoncle, sur leur une larmoyante qui se désole de l’incendie survenu.
Alors, non, il n’est pas déçu.

Il est furieux.

« Mahoney, Mahoney… »

Jamais de très bon augure, ses litanies riantes.
Commissures écartelées, paupières affaissées et chef branlant à la négation, il affûte ses lames intercostales pour mieux les lui enfoncer par le timbre qui suit.

« Je t’ai connue plus sagace. »

Un rai sélénite sursaute comme s’arrache à sa bienveillance la senestre laissée pour compte, pelotant ensuite de ses serres la gorge fignolée par les féminines inflexions. Ultraviolence du cureton. Ses phalanges asphyxient sans peine ni hasard, nase venant à la quasi-rencontre de l’autre pour mieux postillonner son dégoût contre la pulpe éhontée. Quels animaux sophistiqués, ces bâtards de la sorgue ; y a comme une trivialité savante dans le geste et la parole du Coléreux. La dextre, quant à elle, se laisse rabrouer dans la paume de la sorcière, toujours aussi lointaine du corps immense à qui pourtant elle appartient. Dysharmonie d’une créature qui se figure identique à un empilage organique de détritus cadavéreux.

« N’insulte pas mon indulgence. Je viens à toi pour te prévenir de la fringale qu’ont mes Hautes-Sphères, je t’offre la possibilité de sacrifier n’importe laquelle de ces cabèches grouillant dans votre très vaste communauté, et c’est ainsi que tu me remercies ? »

Tu tentes le diable, graillonne l’écume érodant syllabes.

« Ne me fais rien regretter Athénaïs. J’ai la repentance facile. »

Facile et atroce.
CODAGE PAR AMIANTE


_________________

my god is dark
and like a webbing
Perinde ac cadaver
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Athénaïs Mahoney
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
[titre de mon champ]: OSSATURE: : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année. [titre de mon champ]: CONTRAT: : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Cent quatre vingt seize années [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés. [titre de mon champ]: GANG: : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : sarah paulson (kidd) , astra (sign) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1159 [titre de mon champ]: PACTE: : 16/02/2017



Message
Sujet: Re: obscuritate (athénaïs).   Ven 16 Juin - 12:41
les ogres
associés
ci-bas
Fear not old prophecies. We defy them. We make our own heaven and our own hell.
Élucubrations résonnant telles infamies, insolence bourgeonnant au labre fallacieux de la diablesse. Aliénation passagère, le cynisme comblant les silences lentement mués en menaces, oraison funèbre devinée qu'il consent pourtant à formuler, d'une cruauté sans égale, mots plus tranchants que tout acte qu'il saurait invectiver contre elle. Délicatesses des phalanges qui se meuvent en serres, ongles dont elle entame le marmoréen de l'Autre, elle lorgne, l’œil s'attachant aux inanités davantage qu'aux conneries qu'il dégueule tandis que sa pogne querelleuse dorlote la fragilité tendre d'une gorge, effleurant du pouce une trachée qu'il saurait collaber avant même qu'elle ne puisse émettre une phonation quelconque. Elle ne craint pas Thanatos, l'Esclavagiste. Qu'il vienne, pourfendeur des âmes, et saisisse cette silhouette délétère par mille fois compromise, entachée jusqu'à l'hypoderme. La carcasse n'est que pourriture, nature morte dont les exhalations ne sont qu'exhalaisons sordides, sous le fard des amabilités faussées et des courbettes empoisonnées. Elle ne craint pas tant qu'il fasse trembler les terres d'un timbre d'ogre dont tant d'hommes auraient été victimes, ne prêtant pas même attention à l'ire éclaboussant les lucarnes tout juste vivantes du Régent. Ainsi la pense-t'il moqueuse, suggérant à sa consœur des débauches qu'elle n'aurait nullement deviné et qui en l'instant, la rende amère. Doucereuse au premier abord, cinglante lorsqu'elle pressent le guêpier, doigts imprimant leur assaut primaire sur la chair malléable. Et pourtant.

« Crois-tu, Régent, que je perdrais ainsi mon temps ? A pointer des évidences sans avoir pris quelques précautions ? Je ne m'amuserais guère à ce jeu-là. C'est mal me connaître. Tu me déçois. »

Qu'elle invective, vipère. Asphyxie latente, Eros en émoi. Insanité au cœur de la sorgue, myocarde ravivé de quelques étincelles pensées éteintes à jamais, violence attisant l'ardent foyer. L'incandescence suppure en ces yeux fauves qui dévorent, sibyllin mordoré, elle le sent enchaîné au pourtour sévère de la retenue. Tantale s'éraflant la couenne. Guindé. Grave. Soupirs qui s'échouent sur le labre, elle ne s'hasarde pas à l'harassante et ô combien absurde libération, optant sans l'ombre d'un doute pour l'affrontement, pour la friction. Obscurité suave, la fille du démon s'y complaît avec béatitude, sans craindre que les chamboulements licencieux de ses hanches au résonnement du sabbat n'attire mauvais œil et infortune. Sécularité nécessaire. Indigence du souffreteux qu'elle malmène au gré de ses caprices. Échauffourées passagères des pontes qui en Sa maison trouvent alcôve clandestine, éludant jusqu'aux controverses de leur indigent duo. Sophisme nécessaire, condition sciemment immémorée, lorsque les orbes s'attachent à trouver jumelles, irisations postiches, elle ne se dérobe guère. Elle affronte, aussi terrible soit-il, l'éréthisme conjoint, et invoque ce drôle à la queue rouge perclus chez l’opiniâtre. Cynisme létal. Beau diable, piédestal branlant sous les éminences célestes, irrévérence calfeutrée. Et pourtant, elle ironise, dévoilant à nouveau la candeur pâle d'une risette que peu lui connaissent, elle n'estime pas l'abandon ou l'asservissement. A ces espiègleries ils perdraient tous deux précieux alliés, oserait-il envisager cette scabreuse fantaisie ? Qu'il abatte sur elle son courroux, ainsi soit-il.

« Souhaiterais-tu ma mort ? Fais donc. Et ne détourne point le regard. »

Le timbre s'enroue, une énième inspiration disparate. Les jonctions sévères compriment musculature et innervation délicate, persécution exquise et suffocation se meut en oubli. Perle purpurine qu'elle découvre sur sa propre lippe entaillée, elle savoure, la ferrugineuse humeur. Le beau qui se meurt. Pogne qui s'évade, ongles accrochant les nippes dénuées de couleur, soustrayant sans autres états de conscience l'un des boutons qu'elle arrache, subrepticement. Démonologue, déraison scandée par le chœur des suppliciés, elle blâme autant qu'elle adore la rudesse féroce. Déclouage secondaire, un pan des soiries se dérobe, exhibant négligemment un simulacre marmoréen dénué de tout, paré de rien. La dextre s'égare, amativité affleurant sur austère granit, panse glaciale, la clairvoyante lacérant de ses ongles un derme statufié. Un soupir. Encore. Fumisterie diabolique que le cœur des hommes.

« Lâche prise. »

Suavité néfaste qu'elle dépeint, noire madone, insensible à de quelconques doléances. Ose.
CODAGE PAR AMIANTE


_________________


BITCHES BUILD EMPIRES
How cruel, how profoundly tender ☽ The blood flood is the flood of love, the absolute sacrifice. It means: no more idols but me, me and you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Belphegore Fornese
VAMPIRES - CLENCHING THE JAGGED JAWS
[titre de mon champ]: OSSATURE: : l'ivraie sidérée fabule aux orbes obtus la dégaine d'un quinquagénaire. [titre de mon champ]: CONTRAT: : éros démembré. feu l'hérésiarque ne veut plus rien des chairs que leur noir ichor. [titre de mon champ]: BESOGNE: : docteur jekyll plante ses griffes dans la roseraie des folies qu'est son asile. mister hyde, démonologue comateux, visite les possédés que le vatican lui dégueule. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : fin sursise s'éternisant depuis deux millénaires. [titre de mon champ]: GANG: : ogre de clan. un diable de régent pour son sire le roi chrétien, agapito gallerini. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : del toro, carnavage (moodboard). [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 402 [titre de mon champ]: PACTE: : 11/02/2017



Message
Sujet: Re: obscuritate (athénaïs).   Mer 28 Juin - 1:19
les ogres
associés
ci-bas
The wild. I have drunk it, deep and raw, and heard its primal, unforgettable roar. We know it in ourselves, for we are wild to the core. (GRIFFITHS)
Repos tranquille de la cabale radotée. Omission est faite de ces diablotins en boîte que l’on range distraitement, pareils à des bibelots de chenapans qui n’inquiètent pas tant, finalement. Prétexte démesuré pour venir se rosser à mains nues ? Après tout, le funeste devenir du clan et des chefs coiffés ne l’affecte qu’avec nonchaloir, qu’avec politesse. La cocarde épinglée sur chair morte joue les chartes ambulantes dont on ne se défait pas si commodément, même si son poids plume finit par ne rimer à rien. Pour preuve, la négligence significative du Régent à l’endroit de son enquête ; des condamnables, il en rafle par nefs entières depuis que Tellus Mater l’a recueilli Ci-Bas. Nérons et Machiavels, en passant par de présomptueux rats, tous ont bourdonné leurs desseins aux tympans de celui qui préfère aujourd’hui rester sourd. Ciel lassé par ces éclats de foudre qui ne font que passer. Quitte à se cogner un vacarme, autant qu’il soit fameux et délicieux, autant qu’il vous allèche en série, drapé de sa cape qu’ont toutes les tentations prosaïques. Ce corps, son corps, maintenu en catatonie profonde que le jeûne des lubricités roidit, expérimente régulièrement l’effort colossal que doivent exercer les mânes de l’esprit sur le matériau anthropomorphe. Bien que sa Soif ne soit plus affaire de pulsions et, qu’avec le temps, sa quiddité ait été affadie, l’expectative brute du plaisir primitif tel que jadis pratiqué le hante par saisons. Ans et siècles peuvent s’écouler sans que la fringale ne le fasse hoqueter –  jusqu’à ce qu'un bond de trop ne le ramène vers le Vide et qu’un vertige orgastique n’émeuve son dolent éros.

Les griffes de la suprême typesse s’y emploient justement, lors même qu’au-dessus plane le garrot carnaire strangulant ses hymnes, de fait, non plus miaulés, mais rauqués. La menace mue. Engendre une sauvagerie nouvelle. Colères raillées par la ventrée de débauches, bacchanales en liseré de manières. Sa mort ? Que non. Elle lui est bien trop précieuse. Judas à mamelles qui vendrait son peuple pour moins d’un denier. De toutes les sorcières, elle est la pire ; renégate sans foi ni loi aspirant à l’hégémonie, folle prétention dont le partenaire se moque, pourvu que choient les mouches sur le parcours de l’Associée. Elle, reine d’Hellebore, égorgeuse au fer fratricide, décimeuse de covens. Théâtre sanguinolent que le Dévotieux chérit, incite, cautionne.

Sa mort ?
Ça le fait bien marrer.

Hilarité spongieuse sentant la chancissure qui s’accroit, tout en démesure, lorsqu’elle adjure. Défroqueuse de mâles. Menotte salace qui écorche l’étoffe. Éconduire pour mieux embéguiner ; barcarolle qu'il connaît sur le bout de la queue, minot de lupanar élevé par des putains. Athénaïs Mahoney le rend brusquement nostalgique, souvenirs spleenétiques de cette meute de ribaudes aux cons pleins ayant bercé enfance et jeunesse sous les cyprès d’une basse-ville. Non seulement l’enflure ne lâche guère prise, mais pogne libérée happe pince et la fait glisser tout-de-go sur futal – serré, c’est évident, peut-être y a t-il là-dedans quelque bonne grosse trique. Au succube d’en juger.

« Toi aussi, mon estimée ? »

Brutus accusé par le cynique César, lovelace sénescent doucement stupéfait. La nuque prise en otage est approchée. Synode secrète de déviationnistes.  

« Humaine, après tout. Mais vas-y, je t’en prie, saisis, suce, ou cloue-la toi profond. Gare aux déblais, je la tenais recluse avant même que ton père ne visite ta mère. »

Gausserie tourbeuse. Monseigneur se bafoue sans l’ombre d’une gloriole. On n’est pas sérieux lorsqu’on est l’aporie de son propre conte. Et puisqu’elle tarde, c’est au croquemitaine de décider, volte-face de la flavescente terreur qu’il écrase contre quelque mausolée, la bobine grattant cette pierre noire et rugueuse de la solennelle masure. Cordes moins rieuses. Est accordée à la Gorgone une gravité postiche laissant au nase du légat le soin d’inhaler toute la fragrance de l’insigne parfumeuse – renifler jusque sous carne, où la sève roule, et d’un geste au contraire très lent, débarrasser quelques boucles pour mieux sillonner le derme marqué.

Céder est un jeu d’enfant.

Et puisqu’à jeu de vilain, jeu de main, la dextre sinue puis s’insinue sous textile et époussette l’entrecuisse que ses doigts mastocs veulent creuser. Pourtant, à la jugulaire, c’est bien les crocs qui flânent. Et qui désirent.
CODAGE PAR AMIANTE


_________________

my god is dark
and like a webbing
Perinde ac cadaver
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Athénaïs Mahoney
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
[titre de mon champ]: OSSATURE: : En quête d'une éternelle jouvence, l'écorce figée dans sa quarante troisième année. [titre de mon champ]: CONTRAT: : L'infidèle a jamais possédé, elle reste parée de l'obscur veuvage sous toutes ses nuances. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Exilée en sa thébaïde, la furie s'est faite parfumeuse, manipulant onguents et arsenic avec élégance. Des empoisonneuses elle s'est faite souveraine. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Cent quatre vingt seize années [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Fille du démon, au sabbat elle s'abandonne, au carmin des vierges et des chérubins. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Acuité visuelle nulle, maudite dépravation, les sens restants démultipliés. [titre de mon champ]: GANG: : Hellebore, terreur sanguinolente dont elle se fait autorité. Suprême terrible à la clairvoyance sans égale. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : sarah paulson (kidd) , astra (sign) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1159 [titre de mon champ]: PACTE: : 16/02/2017



Message
Sujet: Re: obscuritate (athénaïs).   Dim 30 Juil - 13:39
les ogres
associés
ci-bas
Fear not old prophecies. We defy them. We make our own heaven and our own hell.
Noirs desseins dessinés à souhait, alchimie blafarde des ogres au clair de lune. Macchabées que les monstres piétinent, medulla rongées qui s'entassent à leurs pieds lorsque ces épisodiques amants s'enlacent. Sulfureuses étreintes, dérobées caresses qu'elle appose de ses mains sur le râble indolent. Serres graciles muées en griffes, la harpie empoigne sans plus de convenances la carcasse esseulée du poids des civilisations chahutées, mysticités qu'on enterre, accordant au démon l'engeance de son ultime irrévérence. Béguine aurait-il voulu la faire, les doigts s'en serait-il brûlé face à ce Lucifer damné qu'on ne sauverait plus, qui n'attendait nul messie et se contenterait d'un sigisbée adultérin quand bien même elle n'était plus épouse. Comptines anciennes ressassées à perpétuité, galant amour seriné d'une impertinence criarde, myocarde affamé qu'elle cueille de ses paumes de carmin peinturlurées, c'est une convoitable bouche que d'une ridule torve l'on sublime et déforme, les pupilles agitées de lueurs fauves. Ires surréelles lorsque les nippes s'égarent sur l'humus, cannibalisme particulier, la diablesse ne manque d'incliner la tête lorsqu'elle perçoit la découverte de l'homme. Fragrances impétueuses à l'image de l'empoisonneuse, si divines qu'on s'y perdrait cœurs et âmes, si mortelles qu'on en payait le prix fort pour une simple et chatouilleuse goulée qui vous enivrait, brûlant gorge et enflammant synapses. Baffrées coquettes, bécots laissés aux sentimentaux, c'est la rudesse qu'elle réclame, sa bestialité qu'elle clame en attirant de plus près le savant animal. Judas qu'il confesse à l'attentive oreille, des plus obscurs désirs qu'elle subodore lorsque d'une virilité pleine il s'enorgueillit, tressaillement imperceptible, avant que la lionne ne devienne proie à son tour. Alternance des egos, dextre égarée dans la blancheur laiteuse de cuisses tendres, sur les lèvres mi-closes s'échouent quelques soupirs.

Encore, réclame le démon dansant sous la peau, ce sabbat à la cadence infernal qui fait pulser le cruor.
Encore, se pâme-t'elle, lorsque sa vilenie redécouvre monts et vallées en acculant sa carcasse sur quelques mausolées.

Macabre danse des ombres, étreintes réciproques et saisissement conjoint, c'est la caboche qu'elle renverse, cascade dorée dévalant les sillons d'une anguleuse clavicule, d'une gorge offerte, tandis que les crocs du monstre tendent à prendre celle-ci d'assaut. Incoordination toxique, hybris antique, rythmique circadienne d'un palpitant dénué de toute mécanique, existence simulée. Aux ambitions, rien ne se refuse pour ces cauchemars personnifiés. De ses pairs, elle se moque, marchant sur les morts avec la diligence des plus cruels. Elle ne se refuse rien, ni pour lui ni pour nul autre. Voodoo Queen, murmure la brise, lorsque craquent les branchages avec austérité. Apogée funeste dans l'union délétère des corps, possession qu'elle quémande avec force, loin des chattes lascives hantant lupanars. L'Eros en cavale sur les soies offertes, ongles entamant marmoréen, quelques râles sous-jacent lorsqu'advient l'hérésie finale, apogée grimaçante d'une bambochade n'ayant plus rien d'innocent. Inversion des rôles, heureux écarts nocturnes, de ses doigts elle retrace le cheminement hasardeux d'une artère jugulaire, souris à la commissure de lèvres pleines. Fais donc, susurre-t'elle, n'offrant que stupre et infamie à Nosferatu. Sangue du meilleur cru, étincelles magiques viciées, puissance palpable qu'elle absoud le temps d'une nuit, exposant à Judas l'indiscipline jusque-là réprouvée. Chaos des ordres, tremblements à l'aube d'une révolte certaine, joutes licencieuses auxquelles ils s'adonnent, scellant les prophéties des monstres. De la vigueur qu'elle devine, de la force qui empoigne ses hanches insolentes, elle se délecte. D'un rire, elle incline la tête, lucarnes clairvoyantes admirant l'infinitésimal, lorsque ses propres morts dans une ronde divinatoire imperceptible autour d'eux se meuvent. Insouciance faussée de la Suprême, sauvagerie jubilatoire ô combien froide, elle soupire à nouveau, d'un ravissement noirâtre teinté de pourpre. Master, my beloved Lucifer...
CODAGE PAR AMIANTE


_________________


BITCHES BUILD EMPIRES
How cruel, how profoundly tender ☽ The blood flood is the flood of love, the absolute sacrifice. It means: no more idols but me, me and you.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Belphegore Fornese
VAMPIRES - CLENCHING THE JAGGED JAWS
[titre de mon champ]: OSSATURE: : l'ivraie sidérée fabule aux orbes obtus la dégaine d'un quinquagénaire. [titre de mon champ]: CONTRAT: : éros démembré. feu l'hérésiarque ne veut plus rien des chairs que leur noir ichor. [titre de mon champ]: BESOGNE: : docteur jekyll plante ses griffes dans la roseraie des folies qu'est son asile. mister hyde, démonologue comateux, visite les possédés que le vatican lui dégueule. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : fin sursise s'éternisant depuis deux millénaires. [titre de mon champ]: GANG: : ogre de clan. un diable de régent pour son sire le roi chrétien, agapito gallerini. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : del toro, carnavage (moodboard). [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 402 [titre de mon champ]: PACTE: : 11/02/2017



Message
Sujet: Re: obscuritate (athénaïs).   Mer 23 Aoû - 0:39
les ogres
associés
ci-bas
The wild. I have drunk it, deep and raw, and heard its primal, unforgettable roar. We know it in ourselves, for we are wild to the core. (GRIFFITHS)
Le soleil noir de l’extase se couche sur ses doigts. Engloutisseur de mondes, l’astre glorieux rutile à même carne froide, tente d’incendier la chevauchée turpide des phalanges qui labourent l’hérésiarque lopin. Une touffeur moite s’en dégage comme si les enfers s’étaient réunis dans l’entrecuisse outragé – vide des démons qui au contraire giguent dans les torrents vermillon de la nuque trouée. C’est là qu’est l’effectif plaisir du mâle. Non pas en contre-bas, où toutefois la patte pénètre, mais bien au pinacle de la silhouette où la magie de tous les tabous fuit par gerbes bues. De ce sang, il se repait, renouvelant ses vœux de bête affreuse nourrie par le vin des Hommes. Et par ce sang, l’éveil se fait. Un retour aux sources maniaques où plus aucune promesse ne compte, pas plus que la satanée évangile du sevrage que l’on noie dans son verre d’alcoolique. Certes. Passé un certain âge, la nutrition est secondaire et, passé la sénescence, elle se transforme en un vain tic que l’on comble au grès d’anecdotes. Mais en lui suffoque le danger du contentement et malgré la sagesse de ses vieux os perdure le ravissement damnable d’un fin épicurien, d’un boucher hédoniste. Aussi l’autre pogne s’accroche-t-elle davantage aux nippes saisies, secouant le parfait des plis vêtant la Madone, malmenant ses roideurs altières pour mieux l’entendre gémir.

Sans cesser de l’ingurgiter toute entière.
Avalée par goût de la démesure.

Dans la nuit romanesque des ogres paillards un chant coupe brusquement l’érotique logorrhée. Notes criardes, indécentes et contemporaines. Une sonnerie de téléphone qui fait grognarder le poitrail, soulever la tête lourde d’une biture écourtée lorsque la fanfare insiste et réitère. Gueule maculée, barbe imprégnée, les crocs oblongs accusent la disette en se rétractant mollement – seigneuriales mais fâchées. Restées près de la Suprême, pour ne pas dire logées dans le sillage de son halètement, les mains s’ôtent et vont à leur nouveau poste ; l’une harponne l’engin et décroche lors même que l’autre, lambine, se tord dans la noirceur, victime du regard que lui porte son propriétaire, proie d’une lubricité silencieuse appréciant la moirure qu’ont pris l’index, le majeur, l’auriculaire.

« Quoi. »

Le coup de poing verbal asséné au destinataire soulève une mèche flavescente. Si ailleurs l’atrabile gronde, ici-même, l’obscène s’étire et baille entre les corps joints. Un homonyme de l’Église lui caquette un problème d’ordre moral survenu entre une ouaille et une poignée d’humains.

D’ordre moral.

La dextre pleine du cristal égrillard vient offrir son aphrodisiaque à la bouche animale, y mêlant stupre et sève rouge que le Régent savoure. Risette torve échangée avec l’Impie. Fulgurante. Et puis le masque de l’âpreté qui revient se clouer avec une assuétude soignée. La phonation rocailleuse rétorque une banalité sensément consolante et assure un déplacement rapide jusqu’à l’antre du clan. N’est pas attendue la moindre réplique. Raccrochement immédiat. Le faciès pique alors du nez et constate que la ripaille est loin d’avoir été propre. Un juron est négligemment craché.

« Tu es salissante, très chère. »

Et à combien d’égards.
S’essuyant le labre d’un revers de soie qui aurait tout aussi bien pu être sa triviale patoche, il poursuit, sans transition.

« Ce Duccio. Apprends-en davantage. Je n’aime pas son style, » un mépris sincère lui soulève une babine, « s’il est véritablement ce que tu dis, il va être un obstacle à nos affaires. Et un obstacle de taille si j’en crois ses prétentions. »

À la cabèche de se tourner vers les fades constellations, signant la pensée qui surgit de la sapience.

« Dommage. Il aurait pu nous être utile. Mais les chiens fous ne se domptent pas. Ils aboient fort et mordent sans cesse, on n’en tire jamais rien. À propos de dogue… »

Les orbes retrouvent leurs sibyllines comparses. Quelque chose y luit, de terrible et d'honnête. Une fièvre délétère provoquée par la réplétion qui ne passe pas. Il lui faudra quelques autres nuits pour débarrasser l’ichor thaumaturge de son palais béat. Et quelques autres nuits pour oublier l’écart commis.

« Mes amitiés à Iscarioth. »

Leur si vilaine progéniture.
Marmot pris entre les deux mâchoires tutélaires.

CODAGE PAR AMIANTE


_________________

my god is dark
and like a webbing
Perinde ac cadaver
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé



Message
Sujet: Re: obscuritate (athénaïs).   
Revenir en haut Aller en bas
 
obscuritate (athénaïs).
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Et les athéniens s'atteignirent...! ~ Pv Luc
» Mieux comprendre le manga à Athée sur Cher
» athéna perséphone zubrowka ☞ hey baby (uc).
» Traité d'athéisme
» Colisée - L'armée d'Athéna

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: ÉCORCE ITALIENNE-
Sauter vers: