The wolf and the moon - Micaela

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 48 années d’apparence illusoire [titre de mon champ]: CONTRAT: : Divorcé, sa femme a préféré rester sur les terres natales [titre de mon champ]: BESOGNE: : A la tête d'une soupe populaire et d'une association sociale pour personne dans le besoin [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 144 ans [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Loup-garou [titre de mon champ]: GANG: : Alpha de la meute Rublev [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 77 [titre de mon champ]: PACTE: : 17/04/2017



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Sujet: The wolf and the moon - Micaela   Mer 10 Mai - 12:08
« Tu le sens ? »

Un ricanement fut sa seule réponse. Et Klaus se fendit d’un sourire carnassier tandis qu’il inspirait profondément l’odeur viciée de la nuit. Rome la millénaire ne dormait jamais, toujours à l’affut de ses secrets mystérieux, de ses amants passionnés, de ses assassinats politiques et de ses meurtres vengeurs. Fermant les paupières, roulant des épaules afin de se laisser pleinement guider par son instinct animal, Klaus laissa échapper un grognement satisfait.

Au dessus de leurs museaux se dressait Mère Lune, celle qui accompagnait chaque transformation. Celle qui les berçait de ses rayons bienfaiteurs. Mère Lune qui brillait, fière, gracieuse, pleine, comme le sein fertile d’une mère qui nourrissait ses enfants.

Tu le sens ?

Le loup de Klaus poussa un grognement sonore, cognant férocement contre les parois de sa prison de chair. Le loup qui exigeait d’hurler à sa Mère Lune. L’alpha qui ne demandait qu’à guider les siens dans les ruelles sinueuses, qui n’aspirait qu’à planter ses crocs dans ses proies afin de se repaître du sang de ses victimes.

Klaus grinça.

Le gout lui manquait. Atrocement. La chasse lui manquait. Passionnément. Celle ou sa conscience humaine disparaissait complètement pour ne laisser la place qu’à l’animal. L’alpha lança un regard à son second, arquant un sourcil alors que l’attraction de la Mère se faisait déjà sentir dans ses os, dans sa chair, dans son âme.

Seconde inspiration.

Et une nouvelle fois, un frisson parcourut délicieusement son échine. Si l’excitation et l’adrénaline faisaient partie intégrante des soirs de pleine lune, Klaus ressentait une appréhension inhabituelle.

Tu le sens ?

L’odeur était omniprésente. Discrète, entêtante, plus il la respirait, plus il l’aspirait et plus la sensation d’être saoul le saisissait pleinement. La curiosité acheva de prendre le dessus, Giovanni ne semblait pas être affecté. A mesure que les secondes s’écoulaient, il commençait à perdre patience, l’odeur devenait étouffante, plongeant le loup dans une folie furieuse. Il décupla de force et de violence, heurtant les parois de sa conscience humaine avec davantage de force. Klaus grimaça, sentant l’influence de Mère arriver à son paroxysme. Et ce fut dans un groupement de hurlement et de glapissement animal qu’ils se transformèrent se laissant désormais pleinement guider leurs instincts les plus primaires.

Tu le sens ?

Lui hurlait sa raison. En tête de file, Klaus donna l’autorisation et dans une même poussée, la meute s’élança dans les rues de Rome. Pourtant l’alpha ne bougea pas, il fixa la direction ou les siens venaient de disparaitre… Grognant, il lança un regard à Giovanni qui était resté avec lui, le dévisageant avec intérêt.

Klaus savait qu’il devait mener la meute, mais l’odeur était désormais trop décadente pour l’ignorer. D’un coup de mâchoire, il ordonna à son second de prendre la relève avant de tourner les talons et de s’élancer dans la direction opposée. Le museau en l’air, il se laissa guider par le parfum entêtant…

Le loup se figea brusquement, son regard prédateur s’attardant sur la silhouette d’une femme aux longs cheveux noirs. Oh…

Tu LA sens ?

Cette odeur doucereuse et narcotique d’une femelle en devenir. D’une omega. D’une louve. De sa louve. La salive lui monta aux babines, le loup imaginait déjà plonger ses crocs dans son cou gracile, afin de la marquée. De la faire sienne.

Dissimulé dans les ombres du soir, Klaus émit un grognement tonitruant afin d’attirer son attention. L’homme était intrigué, le loup lui était prêt à attaquer.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2937 [titre de mon champ]: PACTE: : 15/02/2017



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Sujet: Re: The wolf and the moon - Micaela   Jeu 11 Mai - 21:15
Penser qu’avec le temps on finit par s’habituer…que cette merde qui semble vous lacérer de l’intérieur va s’atténuer, serait le plus beau mensonge que l’on peut se faire à soi-même. Dans ce cas, je crois que je sais très bien m’enfermer dans ce mensonge et vivre avec ce fardeau. Bien sûr qu’au début, c’est à grand coup de médocs qu’on tenta d’y remédier sans succès, augmentant la posologie ou en testant tout ce qui pouvait exister sur la place. Il est tellement plus facile de se cacher derrière des maux plutôt que d’ouvrir les yeux sur cette évidence qui se répète mois après mois dès qu’elle inonde la nuit de sa lueur.

Insidieusement le venin serpente dans mes veines, les brûlent au point de vouloir m’en arracher la peau quand le bel astre grimpe lentement vers son apogée. Créature tapie dans mes entrailles qui n’a jamais pu se révéler. Tuée dans l’œuf ou simplement hérésie parmi les lupins, je ne sais ce que je suis ou du moins le nie. Fibonacci l’a sentie.

* Foutaise * Ose-je encore me dire pour me convaincre de mon humanité.

Ce soir, elle va danser parmi les étoiles cette lune. Moi, j’irais mener la danse au son de ce venin qui se distille comme de la lave. Oublier ce qui me dévore en traquant les lupins ou peu importe qui croisera ma route. Prendre une vie, sentir le liquide sirupeux couvrir mes mains, devient l’obsession, qui me gouverne.
Les rues de Rome sont comme une immense corne d’abondance, dégueulant tout ce qu’il y a de plus abjectes ou de merveilleux. Créatures, humains se mêlant les uns aux autres. L’innocence côtoie luxure et dépravation. L’ivresse s’empare des esprits plus le temps s’égrène.

Mes sens sont accrus plus que la moyenne. Je le dois probablement à ce cancer lunaire. Pas de Trio magiques ce soir, j’aurais peut-être dû. Je n’ai pris que la lame en argent et le flingue. Désir inconscient de me montrer moins prévoyante ou plaisir de flirter avec une mort possible, allez savoir.

Déhanchement provocateur d’une pute, je marche en titubant feintant l’ivresse pour me faire proie et appâter. J’ai poussé l’imitation jusqu’à tenir dans une main une bouteille d’alcool. Alignant mes pieds l’un devant l’autre sur le bord de trottoir, jouant les funambules maladroits, j’essuie quelques regards outragés dans ma déambulation avant de finir par ne plus croiser personne.
L’ouïe ne se trompe pas, les loups sont réveillés. Je me bercerais presque au son de leur chant. Mélodie qui semble m’appeler et qui me répugne tout autant. J’enlace mon buste de mes bras, titubant toujours telle une aubaine pour un prédateur.  Je le sens. Salive partagée entre envie d’embrasser la mort et celle de me maculer du sang de la bête.

* Viens…approche…*  Implorais-je silencieusement.

La rue est vide de tout bruit à part celui de mes talons qui plaquent. La jupe se fait courte. La veste cache les bras et le dos. Mes bras se tendent vers le ciel couleur encre de chine comme si j’appelais la lune. C’est un grognement qui me répond, provoquant le délice d’une montée d’adrénaline.

* Approche jolie bête…*

Regard en biais, masqué par les mèches éparses, je ne le vois pas encore mais sens son odeur. J’inspire la nuit avec faim, m’enivre de son fumet au point de vouloir faire glisser mes doigts dans sa fourrure. Mon esprit s’égare. J’aurais dû m’abrutir d’alcool ou m’assommer de somnifères plutôt que d’être là à flirter avec le destin.
Les épaules se détendent, je penche la tête pour étirer ma nuque et chasser ces funestes envies.

Mes pas avancent un peu plus rapide. Projeter de tendre une embuscade est une utopie, je ne peux faire disparaitre ma propre odeur à moins de me plonger dans la flotte. Mais ça, ce n’est même pas la peine d’y songer. Je préfère encore l’affrontement directe avec ce lupin plutôt que de me plonger quelque part.

Jouant les naïves, j’interpelle et me retourne :

– Dis-moi mon mignon…tu comptes lâcher ton chien sur moi ?...viens plutôt prendre du bon temps …regarde j’ai à boire…

* Sors jolie bestiole…viens embrasser Mica…

Je lève la bouteille et l’agite dans le vide, recule lentement.

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Sujet: Re: The wolf and the moon - Micaela   Dim 18 Juin - 21:25
La curiosité de Klaus se mua en un profond amusement.

Un amusement qui, s’il avait été sous sa forme humaine, se serait manifesté par un ricanement moqueur et provocateur. Mais l’homme n’existait plus, à peine conscient sous la carcasse animal qui demeura impassible et silencieuse dans les ombres de la nuit. Assis sur ses pattes arrière, le loup pencha légèrement la tête sur le côté, dévisageant désormais pleinement la jeune femme…

Non. De la femelle. La sienne.

Elle le narguait ouvertement. Le défiait sans crainte, faisant vibrer dans le poitrail de la bête un grognement sourd et menaçant. Une femelle ne se devait pas de parcourir seule les ruelles sombres et humides, surtout lorsque Mère Lune les berçait de ses rayons protecteurs. Une femelle se devait de suivre la meute, de rester avec les siens, de ne pas se perdre loin de son mâle et de ses petits. Une femelle se devait de satisfaire les besoins de la meute et d’obéir aux ordres de l’Alpha.

Une femelle devait se soumettre. Pour sa sécurité.

Pour que Klaus puisse la protéger des autres, de l’extérieur, de tout ce qui n’était pas la « meute ». Soudainement le comportement offensant de Micaela brisa ses dernières barrières faussement humaines. L’instinct le submergea au même instant ou il se releva sur ses imposantes pattes, son regard sur cette femme qui était sienne et qui continuait de le provoquer aux yeux de tous.

Inacceptable. Impensable.

Klaus pensa combien elle était inconsciente. Inconsciente de se trouver ici, en territoire garou, alors que la lune brillait ronde et maternelle dans le ciel de Morphée.

Inconsciente et stupide !

Ce fut sa seule pensée avant que ses babines se retroussèrent sur ses dents acérées, sa mâchoire claquant dans le silence de la nuit en une menace mortelle. Son regard s’attarda sur Micaela, juste une seconde, avant que l’alpha ne se précipite dans sa direction, la dépassant pour se jeter gueule ouverte sur le loup qui s’était glissé derrière elle. S’en suivit une cacophonie d’aboiement sourd et violent, des claquements de mâchoire, de grognement et de coups de pattes…

Et un gémissement. Un gémissement aigue.

Le bruit sombre et grinçant des os qui se brisent sombrement. La nuque dans sa gueule ensanglantée, Klaus relâcha le corps d’un loup qu’il venait d’achever… Les yeux brillant d’une excitation retrouvée, les muscles tendus par l’adrénaline et la jouissance d’une mise à mort savamment menée, Klaus hurla à la lune.

D’autres hurlements lui répondirent au loin.

Et l’alpha, la fourrure et les babines rougeâtres, se tourna vers Micaela grognement dans sa direction, lui faisant un léger signe de le suivre. D’autres loups approchaient, attirés par l’odeur enivrante de la femelle… Et Klaus tout chef de meute qu’il était, ne pouvait s’opposer à la chasse d’une femelle en devenir.

Cruelle frustration.

Micaela n’appartenait à personne. Encore. Et les mâles avaient le droit de pouvoir essayer de lui prendre ce qui était à lui.

Klaus secoua sa fourrure, sa mâchoire se refermant un peu brusquement sur la cheville de Micaela pour l’obliger à le suivre.

Maintenant.

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Sujet: Re: The wolf and the moon - Micaela   Lun 19 Juin - 14:36
La silhouette est massive. Pas besoin d’en connaitre les détails pour savoir qu’il en émane du danger, de la puissance. Sanson contre Goliath, c’est tout à fait l’image qui me vient en tête quand je le vois au loin. Sauf que là pour le coup je ne sais pas ce qu’il va advenir de Sanson. Moi. La belle lune, cette putain de lune m’obscurcit l’esprit de pensées morbides. Mon sang appelle le sang, cela depuis bien longtemps maintenant. Chasseur à vie, tueur né, j’en appelle à la faucheuse. Provoque l’ange funeste. Adviendra ce qui pourra, je ne baisse pas les bras même si je flirte toujours un peu plus avec un destin sans retour.

* Approche…je suis prête à tomber mais pas sans me battre *

Le bras est tendu, agite la bouteille volontairement ou pas, feintant toujours l’ivresse d’une proie facile. Tentation d’une mise en bouche pour le lupin à peine tapit dans l’ombre. Je lui joue la commedia dell’arte d’une Colombine peu farouche. La jupe est courte. Indécente. Si le corps titube, la main n’est pas loin du flingue et de la lame.
La menace est audible, sonne le début d’une négociation. Grognements sourds et grisants. Mon sang bouillonne sous ce chant bestial, devient douloureux quand mes yeux se lèvent vers la blondasse lunaire. Un pas en arrière, je le veux mien. Occire le loup pour en jouir. Mes pensées sont aussi sombres que mes pupilles et ce sourire malsain sur mes lèvres rouge putain. Je ne me concentre que sur la silhouette qui s’étire en face de moi. Pourtant mon instinct m’ordonne de protéger mes arrières également, je ne l’entends pas, ne veux voir que la bête en face, bannissant tous les enseignements du chasseur. Stupide connerie. Stupide certitude de croire que je saurais toujours m’en sortir même tombée en plein territoire de chasse.

L’éclat des crocs scintillent, la mâchoire claque. Mes pulsations dépassent la vitesse autorisée. La sueur se fait froide aux creux de reins quand le loup s’élance. Mon cœur semble s’arrêter comme le temps qui passe au ralenti au moment où l’immense masse sombre bondit, passe à côté de moi sans me toucher. Ma main attrape le flingue. La bouteille s’éclate sur le trottoir. Mon dos vient heurter le mur derrière lorsque je suis le lycan en pivotant.

* C’est quoi ce bordel……..* M’interrogeais-je avant de comprendre.

Deux lycans roulent sur le sol en se déchirant. Deux combattants qui se disputent une proie. Je tiens à deux mains le flingue, attendant de voir le résultat. J’aurais pu me barrer, profiter de cette parenthèse et faire le bilan de ma stupidité. Oui j’aurais pu. Mais vous avez déjà tenté d’échapper à ce qui se met de mieux comme limier sur le marché du surnaturel ? Ben moi je sais, alors autant économiser ce qui me reste comme instinct de survie et me préserver. Parfois il suffit d’attendre le bon moment pour qu’une balle fasse l’affaire. Balle en argent bien entendu…quand votre flingue en contient. Le problème c’est que là, le flingue en question n’en est pas chargé.
Difficile de savoir lequel des deux m’est passé à côté. Je m’éloigne de quelques pas, dos collé au mur. Le gémissement de la mort, les os se brisent. La faucheuse s’est bien invitée à la fête. Avec qui va-t-elle danser à présent ?
Le vainqueur, pelage sombre, suintant l’hémoglobine, s’avance pas à pas vers son dessert. Les chant lupins retentissent, faisant écho à son appel. Mélodie si proche, si douce à mes oreilles, que ma peau frisonne.

Je dois délirer, m’imaginant le voir me faire un signe. Ma raison me quitte avec cette maudite lune. Je le braque, menace d’un cran de sécurité qui saute.

-…pourquoi t’attaque pas ? …tu cherches quoi…putain ?

La réponse tombe sous la forme de crocs sur ma cheville. Il ne broie pas. La surprise manque de me faire tomber et de faire partir un coup si mon ouïe n’avait pas attiré mon attention. Le bruit sourd d’une course de plusieurs lycans, attirés ou appelés.
Les crocs sur ma cheville ordonnent de bouger sans qu’il m’arrache le pied.

-…c’est pas ta meute… L’esprit cogite comme il peut. Je finis par ne plus le braquer mais garde le flingue sans cran de sécurité. …montre-moi le chemin…joue au con et je fume avant d’y passer.

Bah il n’est pas censé savoir que je n’ai pas de balles en argent mais juste une lame, qui, elle, pourrait faire des dégâts en plus de quelques perforations de balles classiques.
Courir avec des talons, n’y songez même pas. Je les retire avant de suivre le loup noir. Courir n’est pas un problème mais je ne vois pas comment il compte leur échapper. Je pue le steak pour une meute affamée. Droite, droite. Gauche. Tout droit. Il me fait traverser des rues, des ruelles qui se terminent en venelles, nous obligeant à ne plus courir.
L’éclairage urbain éparse semble me jouer des tours. J’ai l’impression que son poil est humide comme trempé.
La venelle débouche sur un autre quartier connu pour être une cour des miracles, accueillant des sans-abris.  Habituellement fréquenté, ce soir il est étrangement vide.

- …Ho ? Tu comptes amener le dessert à qui comme ça ? … Je secoue la tête, le suivant toujours, restant cette fois, vigilante. …tsss voila que je parle aux loups maintenant….comme si t’allais me répondre….putain mais c’est quoi  ici ? Le secours populaire ?

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