La nuit sombre – Erebe

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Camille Samedi
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 25 ans CONTRAT: : Marié avec les portefeuille de ses daddy/mummy BESOGNE: : Yolo ÉCORCE: : 61 ans ÉCHINE: : Sorcier PRESTIGE: : Élémentaire terre GANG: : Worship Gildi (Coven Datura) BAFOUILLES: : 103 PACTE: : 14/03/2017



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Ven 12 Mai 2017 - 23:55
Le réveil est brusque, au sol. Camille étouffe. Il a l'impression d'avoir un bout de viande coincé dans la gorge. C'est sa langue. Il a failli s'étouffer avec sa propre langue. Maintenant, il s'agit de retrouver sa respiration, essayer de retrouver un semblant de normalité, de je vais bien. Personne ne le prend au sérieux, après tout, alors qu'il porte un masque ou non, tout le monde s'en fout. Personne ne t'aime, tu aurais mieux fait de te faire bouffer par cette louve que lui souffle la voix qui se niche maintenant dans le creux de sin oreille à chaque fois qu'il ferme les yeux. Ta gueule, c'est ce qu'il trouve à grogner. Ta gueule putain, laisse moi tranquille. Il se tourne vers sa table de chevets recherchant de la compagnie en ses ravissantes epiphyllum oxypetalum. Ce sont des fleurs insomniaques, se réveillant dès que le soleil se couche. Narcoleptique serait plus exacte. Très capricieuses, pas très bavardes. Elles méprisent très vite. Ce soir n'est pas un bon soir, elles sont toutes fermées, boudeuses.
Camille est seul.
Assis sur son tapis persan, au pied de son lit, il a juste envie de pleurer. D'ailleurs les voila, ces larmes qui dégoulinent sur ses joues. Il est tout seul, même Blob n'est pas là, servant sûrement de couverture à puff. Personne ne l'aime, même son chien l'abandonne. Putain. Il aimerait sortir, trouver de la chaleur humaine mais hors ses horaires de boulot, il n'ose plus vraiment. Ça va faire deux mois pourtant. Mais il sent encore le souffle putride de l'animal sur sa nuque. Ça le terrifie, Camille est terrifié. Et personne ne le prend au sérieux. Pourtant, vaguement enveloppé dans son plaid péruvien, il sort de sa tente. L'herbe humide lui chatouille les pieds, se voulant sûrement rassurantes. Camille évite la roulotte de Gildì, y entendant pourtant d'épais ronflements en sortir des fenêtres entrouvertes. Pour une raison pas encore déterminée, il le boude. À la place, comme un voleur pas très adroit, Camille se glisse dans celle d'Erebe à deux pas de là. Rapidement, les ombres protègent leur maître, immobilisant le pauvre élémentaire. Hé, tout doux qu'il chuchote, la voix encore humide par les pleurs, j'ai fait un cauchemar. Je peux dormir avec toi ? J'ai emmené ma couverture. Vainement, il tente de se défaire des ombres. Après quelques secondes un poil ridicule, il finit par abandonner, attendant le virdique du second.
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Erebe Maestriani
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 35 ans sous les affres illusoires du regard humain CONTRAT: : Concubinage libertin BESOGNE: : Bras droit du Suprême et homme à tout faire du clan Datura
ÉCORCE: : 120 années écoulées au fil de ses voyages nomades ÉCHINE: : Sorcier PRESTIGE: : Maitre des ombres - manipulation des ombres GANG: : Coven Datura @EFFIGIE: : Riccardo Scamarcio BAFOUILLES: : 72 PACTE: : 26/03/2017



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Sam 26 Aoû 2017 - 22:29
Le noir.

Les mortels s’étaient auto-habilités à en avoir peur ; les nombreuses et diverses histoires des monstres qui se dissimulaient dans le noir. Les parents le racontaient à leurs enfants qui eux même le raconterait aux leurs, une boucle sans fin dans laquelle ils se complaisaient. Pour Erebe, le noir, les ombres, les ténèbres, il n’existait rien de plus réconfortant.

Les ombres avaient été ses premières amies, son ombre avait été son premier confident, celui qui le réconfortait quand ses frères se moquaient ouvertement de l’inutilité de son pouvoir… Avant que le pouvoir ne prenne bien plus d’ampleur. D’importance. De puissance. Il était ridicule d’avoir peur du noir, rien n’était plus doux que les ténèbres, Erebe s’y complaisait complètement.

Les ombres le prévinrent immédiatement quand Camille pénétra dans sa roulotte, s’enroulant autour de lui, tout prêt à le protéger et à tuer l’importun. S’abreuver de son ombre pour l’ajouter aux autres. Mais les ombres reconnurent l’élémentaire et lentement elles se retirèrent, glissant le long des murs, autorisant la lumière de l’extérieur de pénétrer la petite chambre.

« Tu as fait un cauchemar ? »


La voix endormie, Erebe ne prit pas la peine de se retourner, il avait bien trop l’habitude que Camille ne vienne se réfugier chez lui en plein milieu de la nuit. Ca s’était un peu atténué depuis qu’il était devenu adulte, mais il ne comptait plus les fois ou un Camille de 13 ans se faufilait chez lui.

Enfouissant son visage dans son oreille, une ombre vint lui caresser le visage, chassant les larmes sur les joues de Camille d’un geste maternel. Paternel. Erebe ne ferait jamais ce genre de démonstration, mais il existait des exceptions ou il laissait son pouvoir manifester l’affection qu’il ne montrerait jamais en personne.

« Dors, tu sais que tu crains rien ici. »

Un silence.

« Tu veux en parler ? De ton cauchemar ? »

Il esperait que non, mais il se sentait obliger de proposer.

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