Do not take life too seriously أمل Leandro

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 25 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Tu es à la recherche de ton sexe apple ? Contacte vite Jiji-l'amoroso pour obtenir des conseils sur comment foirer ta vie amoureuse (appel surtaxé). [titre de mon champ]: BESOGNE: : stagiaire en journalisme. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : le mensonge est vice, le silence est pire. elle sait. [titre de mon champ]: ÉCORCE: : 25 ans [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcière [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Contrôle du feu, girl on fire, so cliché. [titre de mon champ]: GANG: : gang des licornes, rien que ça. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : jennifer lawrence, vio. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1370 [titre de mon champ]: PACTE: : 05/04/2017



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Sujet: Do not take life too seriously أمل Leandro   Dim 14 Mai 2017 - 16:09


Do not take life too seriously.
 





Le premier verre, fut trinqué au restaurant. Pour une fois, il n'était pas question de se nourrir avec un kebab, un fast-food ou des pizza. Ce soir, était le soir pour fêter la fin des examens – en réalité, il s'agissait de la seule date post-examen qui arrangeait tout le monde même si le dernier examen remontait à cinq jours. Tous, vinrent à faire un effort sur les habits, venant faire l'effort de chercher un restaurant italien en venant fêter une nouvelle année écoulée, à ne se fier qu'à une chose : l'espoir d'avoir achevé une nouvelle fois cette année scolaire sans la foirer violemment. Il fallait admirer ces sourires, ces moments à s'écarter du droit chemin des études, non pour boire et tenter d'oublier la semaine, mais se sentir adulte durant une brève soirée. Adultes, ils en avaient tous la gueule, l'allure et pourtant il suffisait de se pencher sur le petit groupe pour réaliser qu'il n'y avait à la surface, qu'une douce apparence de maturité une fois les souvenirs d'enfance évoqués. Sur ces sombres souvenirs de lycée, amenant naturellement à se remémorer le passé par des photos, remontant à plus d'une demi-décennie. Se souvenir de ces anecdotes, de ces moments surprenants, de ces hontes et de ces joies. De ces relations, parfois brisées par la vie et le temps. Au milieu de ça, se trouvait la seule blonde du lot, qui continuait de rire trop fort, même si le serveur était venu réclamé de baisser d'un décibel, chose dont elle fut incapable de par se rire naturellement étrange. La sorcière, observait ces gens qui côtoyaient son quotidien, mais qui n'étaient jamais tous dans la même pièce, comme une triste ironie du sort. Il y avait son ancienne meilleure-amie, devenue amie au fil du temps après son départ pour l'étranger. Ils étaient sept, tous avaient un parcours différent et pourtant elle revoyait à chaque instant, ces doux moments qui viendraient toujours écraser les mauvais. Le passé, avait toujours cette place dans sa vie et elle ne pouvait le renier. Elle serait toujours, la meilleure de sa promotion avec des photos où elle portait cette tunique absolument ridicule en plus d'une écharpée dorée. Alors, que ce verre était porté et que toutes les mains se réunissaient au centre de la table avec les verres portées vers la lumière, fut prononcée cette phrase sur un ton tantôt humoristique, tantôt romanesque : une nouvelle année à se supporter. Ce fut le premier verre de la soirée, et à aucun moment il ne fut envisagé que cela serait le dernier.

Le groupe fut porté vers le bar le plus proche, dans ce quartier excessivement jeune, débordant de vitalité, de rêve et d'espoir. La blonde enfila quelques verres, des cocktails d'ailleurs, mais elle s'arrêta bien vite au profit de la conversation. Elle fut pourtant la première à applaudir lorsque ses partenaires vinrent à tenter une ligne de shot de vodka. Ridicule ? Sans aucun doute, mais cela avait le mérite de la faire rire. Perchée sur ses talons, avec un décolleté et ses longs cheveux blonds détachés, elle fut pourtant plus charriée sur son abandon du look garçon manqué de ses années lycées. Elle l'était toujours, au fond, mais il était difficile de danser avec un pantalon, et les talons étaient léger pour éviter tout risque de s'écrouler ou tout simplement de finir avec des ampoules – les chaussures étant closes, son cerveau lui conseilla surtout de cacher du coton dedans pour éviter de trop souffrir au cours de la soirée. Le temps passa, et ce fut le fruit d'une invitation à une soirée qui invita le petit groupe à quitter le bar après seulement une heure en son sein. Quittant la table avec un immense sourire aux lèvres, tandis que son regard tombait sur un dos, et une apparence qu'elle savait parfaitement reconnaître. S'arrêtant brusquement alors, en faisant signe à ses amis de l'abandonner pour l'instant et qu'elle viendrait plus tard. Sac et veste à la main, elle vint à s'avancer dans le dos d'un individu qui n'était pas un mirage à son plus grand plaisir : Leandro. Déposant alors le sac à ses pieds ainsi que sa veste, en glissant ses mains sur les yeux de l'homme qu'elle n'avait pas croisé depuis un certain temps. Masquant alors sa vue, sans faire attention de s'il discutait avec quelqu'un.  « Qui suis-je ? Un indice : je ne suis pas rousse. » En réalité, sa voix, son parfum ou tout simplement la stupidité du geste suffisait à la vendre.





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je n'suis pas en guerre contre la maladie, vous vous trompez sur la question, de bien des façons. Pardonnez ces illusions, j'excuse, quand vous prononcez le mot « j'accuse ». Nullement, à plaindre, mon sort est bien au dessus de ceux dont vous méprisez l'identité. je vis, je ne survis pas, je suis vivante et éclatante d'un sourire qui ne saurait mentir. je ne suis pas en guerre contre la maladie: quand je danse, quand je ris, ou quand je pleure: elle n'en est nullement la raison. oubliez vos maux, vivez pour vos envies.
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Lun 15 Mai 2017 - 2:43

Do not take life too seriously
Jiji et Leandro

Trop tôt pour rentrer chez soi, trop tard pour t'occuper encore et encore de cette éternelle paperasse à laquelle il déteste s'attaquer. Les ordinateurs abandonnés laissent encore filtrer la musique de leurs ventilateurs interne, suppliant à quelqu'un de les éteindre pour commencer leur nuit. Leandro s'attaque à la tache, il jurerait pourtant avoir demandé que chacun éteigne son poste de travail avant de sortir... Peu importe. C'était l'occasion de gratter quelques minutes un peu actives avant de retrouver son appartement vide et beaucoup trop silencieux. A trop tourner en rond dans son espace de vie, il se demandait parfois s'il ne devrait pas s'acheter un chien, ou trouver un colocataire, ce qui ne revenait pas du tout à la même chose, mais créerait des dégâts considérables dans son appartement, raison pour laquelle il cessait toujours d'y penser. La contrepartie d'une compagnie durable et constante restait beaucoup trop mince. Quelqu'un lui tape dans le dos, dans la surprise, sa tête frappe violemment le bureau avant qu'il ne s'en dégage avec précipitation pour se retrouver nez à nez avec son père. La question déjà toute prête du « On se fait un verre ? » s'étiola dans son esprit et ne passa pas la barrière de ses lèvres. « Tu fais des heures sup' maintenant ? » La main de Leandro vient rejoindre le sommet de son crane, juste là où la bosse menacerait de faire son nid, comme si la douleur pouvait disparaître au seul toucher de ses doigts. « Que je me ferais payer grassement ! J'éteins les appareils et j'y vais... » Il décroche un rire au vieux Donati qui disparut après lui avoir souhaité de passer une bonne soirée. Lui reste un instant planté, la lumière tamisée de la salle le fait cligner des yeux un instant avant qu'il ne se décide à rejoindre la porte qui mène au couloir de sortie. Une poignée de main au vigile de garde pour une bonne partie de la nuit, pour finir en prenant contact avec la légère fraicheur que laisse tomber la nuit, même dans les parkings sous-terrain. Clés en main, il ouvre la portière de la fiat spider qu'il a sorti pour l'occasion du travail en heures tardives, et remonte à la surface pour découvrir l'affluence encore perceptible des rues romaines. Les feus rouges le font réfléchir, aussi bien que la radio perturbe ses pensées. Une femme qui pleure sur ses problèmes en ménage, une gamine qui ne sait pas comment séduire son camarade de cours, des conneries en veux tu en voilà à la pelle, qui le mènent finalement à se décider de tourner à gauche, au lieu de prendre le chemin de son chez lui. Ce qu'il pouvait faire seul, il pouvait aussi le faire accompagné d'une certaine manière. Une bière assis dans son canapé prendrait plus de sens s'il la buvait plutôt en compagnie de la population sans doute jeune voire touristique.
Leandro se gare quelques pas plus loin, vérifie la fermeture des portes, et abandonne sa voiture dans la presque humidité nocturne. Le monde, comme une bouffée d'oxygène face à l'angoisse d'une nuit blanche en perspective. « Une bière » commande-t-il en prenant place sur l'un des tabourets face au barman. Il se retourne un instant sur des applaudissements qui surgissent d'un coin du bar. Son regard se pose sur un groupe de jeunes. Parmi, des cheveux blonds détaché autour de ce visage qu'il reconnaît immédiatement. L'hésitation de se pointer pour la saluer s'efface aussitôt qu'il se rend compte qu'il n'a pas à la déranger alors qu'elle est avec ses amis. Des amis dont elle semble proche, avec qui elle semble très bien. Il refait déjà face au comptoir dansant mentalement sur deux pieds pour se demander ce qu'il devait faire. Mieux valait fixer la mousse qui flottait harmonieusement sur le liquide doré pétillant de façon légère. Elle était jeune, avec l'élégance fringante d'une femme. La beauté mise en valeur par de simples tissus. Lui portait une veste ordinaire par dessus un polo gris, pas de quoi faire retourner les têtes. Pichet de bière vidé de moitié, il ne s'aperçoit pas du mouvement de la troupe vers la sortie, alors que deux mains fraiches viennent se poser sur ses yeux. « Qui suis-je ? Un indice : je ne suis pas rousse. » Même sans l'avoir remarquée de loin, il pouvait mettre un nom sur sa voix. Dans une fausse réflexion, il attrape les doigts fin de la jeune femme dans ses mains. « Pas rousse... C'est dommage » commence-t-il pour plaisanterie. « Je sais pas... ce ne serait pas Jiji par hasard ? » fait-il se retournant comme pour vérifier que c'était bien elle. « J'ai faillis ne pas deviner ! Tu es magnifique... Tu fêtes quelques chose ? Sans m'inviter ! Ou peut-être est-ce un rendez-vous ! » Parce qu'il y a le sérieux et l'humour qui n'en était presque pas si l'on considère qu'il se teintait d'une once de jalousie encore peu perceptible. Plus près de lui tu es, plus jaloux se montre-t-il. Ca le perd toujours, mais il recommence, n'en  prenant jamais de leçon. « Je t'offre un verre ? »
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Mar 16 Mai 2017 - 15:41


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La définition même d'un ami, était aléatoire. Nombreux, étaient ceux qui voyaient les individus comme des instants marqués dans le temps, mais destinés à s'effacer au fil du temps. La blonde, voyait chaque rencontre comme une pierre angulaire de sa vie, de son quotidien et de ses pensées. Un être, pouvait bouleverser le temps, l'espace et venir simplement jouer de la vie et des certitudes. Dans le cas de Jillian, il n'était pas difficile de venir bouleverser son quotidien. Sociable, trop peut-être, il était rare de ne pas croiser un visage connu lorsqu'elle sortait en plein coeur du centre ville romain. Jamais toute seule, cette fille-là, toujours en train de papillonner à droite et à gauche. Insupportable, tellement elle était sociable de par cette capacité à toujours vouloir faire plaisir à tout le monde. Elles étaient rares, ces journées où le son de sa voix ne connaissait pas de réponse. Même, lorsqu'elle était à l’hôpital, elle trouvait toujours un moyen pour discuter avec les infirmières, les autres patients. Elle ne comptait plus les fois, où pour le plaisir d'entendre une voix lui répondre, elle s'était glissée dans une file d'attente pour tuer le temps. Cela semblait idiot, mais le silence l'ennuyait. Ironiquement, elle vivait pourtant seule, mais vivre seule ne signifiait pas que sa maison ne restait pas un carrefour pour ses proches. Il y avait ceux, qui voulaient vivre sans personne sur qui s'appuyer, comme si ce besoin maladif d'indépendance nécessitait nécessairement d'avoir la chaleur d'un frigo. La solitude, semblait synonyme de fierté pour ceux qui aimaient s'en vanter, quand pour Jillian, cela sonnait comme de la peur. Le monde était parfois cruel et la solitude, n'était qu'une forme de protection que la sorcière voulait détruire pour laisser place à une harmonie sociale. Parfois, ce besoin de solitude se justifiait, mais mourir seul n'était en rien souhaitable pour qui que ce soit. Voilà, ce qui expliquait la passion de Jiji pour les autres : laisser tomber une personne, serait insupportable et contraire à ses valeurs. Lorsque l'image de Leandro se dessina, ce fut naturellement qu'elle vint à prendre sa direction avec son humour nul. Par chance, il ne vint pas à lui faire une clé de bras et ne se montra pas agressif. Sentant ses mains sur les siennes, tandis qu'il paraissait plutôt serein. Le commentaire sur les rousses lui fit rouler des yeux avec un air moqueur tandis qu'il vint finalement à émettre une hypothèse qui était presque trop évidente. Levant les bras en l'air avec un immense sourire lorsqu'il vint à se retourner - plutôt fière de sa connerie, elle l'était. Les compliments furent adorables, même si comme d'habitude cela ne semblait pas réellement l'atteindre en prenant toujours ces derniers avec un second degré assez prononcé. « Exactement, j'étais en plein rendez-vous à 7, la polygamie c'est ma vie. J'aurais dû penser à toi, un chiffre pair ça aurait été parfait ! Un homme avec de l'expérience, tu ferais des heureuses. » Il fallait bien avouer, que non la polygamie ne serait pas son truc, mais cela avait le mérite d'être plutôt drôle à imaginer.

Il fut prévenant, l'invitant à boire un verre. La demoiselle détourna rapidement la tête en voyant ses amis partir sans elle à sa demande. Cela pouvait sembler surprenant, mais cela était presque trop habituel et il y avait une chance sur deux qu'elle décide de rentrer dormir plutôt que d'aller à la soirée. Cela était quotidien avec Jillian, les changements de plan, pour le meilleur en règle générale.  Affichant donc un grand sourire à Leandro. « Avec plaisir pour le verre. » La demoiselle vint alors à déplacer sa veste et son sac au pied de son tabouret pour se poser sur ce dernier en déposant en croisant ses jambes autant qu'elle le pouvait en frôlant un léger déséquilibre. « Donc, en dehors de ma nouvelle polygamie, je fêtais surtout la fin des examens avec mes anciens camarades de lycée. » Prenant un air faussement sérieux qui vint à se perdre rapidement en faisant un geste qui descendait de son visage jusqu'à ses hanches. « Ce qui explique que je sois en mode sexy girl, et pas avec un plaid pilou pilou et des chaussons, chose regrettable car les chaussons c'est carrément mieux. » La sorcière parlait pour ne rien dire et elle ne cachait pas qu'elle n'était pas douée avec les événements sérieux et qu'elle avait toujours du mal à prendre du recul par rapport à la « nécessité d'être présentable ». La sorcière afficha un sourire tandis que le serveur faisait déjà son apparition pour prendre sa commande, venant à simplement demander un cosmopolitan et observer le serveur repartir comme il était venu. Malheureusement, cette gamine n'avait pas l'allure d'un pilier de bar. Se détournant alors pour observer Leandro. « Bon et toi ? Fallait m'inviter aussi, plutôt que de boire tout seul, c'est toujours mieux à deux monsieur  en pull. Ou alors tu attends quelqu'un, enfin faut pas te forcer à me supporter si c'est le cas. » Laissant échapper un léger rire. Jillian aimait se qualifier elle-même d'insupportable plutôt que de prétendre qu'elle était facile à vivre : cela serait mentir. Néanmoins, il était préférable de la supporter elle, plutôt qu'une conne sans humour.





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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Jeu 18 Mai 2017 - 0:34

Do not take life too seriously
Jiji et Leandro

En venant dans ce bar, il ne pensait pas y croiser une connaissance, il ne pensait pas trouver Jiji qu'il n'avait encore jamais vu ici, et dans le fond, il était heureux qu'elle soit venu la trouver, heureux de ne plus être seul et d'être tombé sur elle, en particulier. Elle qui est si joyeuse de vivre, qui donne envie de sourire à chaque mot prononcé... Alors que lui l'avait justement évité, il avait prit ses distances, comme il pouvait le faire parfois, lorsqu'il n'était pas sûr de comment la regarder. Bon, il se rendait compte maintenant que l'idée d'un rendez vous était un peu stupide, peut-être pas tant lorsque les imprévus tombaient comme ils pouvaient le faire. Lui-même avait déjà eu l'occasion d'avoir de ces amis qui s'incrustent à un tête à tête, sans même s'apercevoir qu'il était de trop. Mais jamais sept. « La polygamie c'est ma vie. » Si ironique qu'il n'avait pu réprimer un rire étouffé dans le bruit des voix aux mots incompréhensibles, qui se mêlait à la musique ambiante. « Tu aurais dû. » fit-il en commentaire au moment où elle évoquait le fait qu'elle aurait dû penser à lui pour donner un chiffre pair. Rien de sérieux, il n'était pas pour le partage dans ce domaine, et d'aucune manière possible, les expériences à plusieurs n'avaient jamais été envisagées.
Il ferait des heureuses ? « C'est ce que tu penses ? » Pour ne pas demander si elle parlait pour elle aussi. Un air malicieux, il la regarde. Toujours trop expressif lorsque ses iris croisaient ceux d'une autre personne, lorsqu'il n'était pas occupé à jouer les troubles sur ce qu'il pense vraiment. Il n'était pas habitué à ce qu'on lui lance des phrases du genre, aussi franches, aussi directes, sauf, bien entendu lorsqu'il était avec elle. Rafraichissante façon de penser lorsqu'on voyait tout ces gens trop enfermés sur eux même, comme le pouvait être aussi Leandro, lorsqu'il se butait à faire depuis qu'il était de nouveau célibataire. Elle disait ce qui lui passait par la tête, avec son humour un peu spécial.
Elle accepta son invitation. Lui leva la main pour appeler le barman afin qu'il prenne la commande. Suivant le regard de Jiji, il s'en voulu un peu de l'arracher à ses amis, mais la culpabilité disparut bien vite aussitôt qu'elle s'installa, qu'il laissa glisser ses yeux sur sa tenue, sur ses jambes, son regard se détournant brusquement pour observer fixement son verre. Elle n'était plus la jeune femme qui lui avait été donné de croiser plusieurs fois il y a quelques années. La voix de Jillian l'arrache de ces pensées qui commençaient à dériver loin de la transparence de la bière qu'il regarde sans voir. Il revint à poser ses iris sur le visage de la jeune femme.
Les examens, il n'y pensait plus du tout. Lorsqu'on est loin des bancs du lycée, c'est quelque chose qu'on prend soin d'oublier. Il souleva un sourcil quand elle fit signe vers sa tenue. Il avait déjà bien vu à quel point elle était en mode sexy girl et les chaussons et le plaid n'enlevaient rien à cette image. « Maintenant que tu le dis, je rêve de te voir en chaussons et en plaid 'pilou pilou' ! » Lui-même n'aimait pas spécialement se blottir sous un plaid ou prendre la peine de mettre des chaussons quand il était chez lui. C'était bien trop souvent short, pieds nus ou chaussettes, sans rien de plus qu'un tee-shirt avec une grosse inscription pour parfaire le tout.
« Qu'est ce que tu reproches à mon polo ! » C'est d'un air faussement révolté qu'il se laisse glisser sur son tabouret, un coude sur le comptoir du bar, plutôt que de continuer à tourner sa tête pour finir la soirée avec un torticolis. « C'est vrai que je suis beaucoup moins sexy que toi. » finit-il en ouvrant légèrement sa veste des deux mains. Plus sérieusement, le coup de tête l'avait mené ici, et il attendait rarement quelqu'un. Se forcer à la supporter, si elle savait, lui même pensait la chose à l'envers. « J'ai du mal tu sais, mais je pense que le temps d'une soirée j'y arriverais. » A humour douteux, il estimait qu'elle pouvait comprendre que lui aussi était assez doué. « J'avais pas envie de rentrer tout seul, chez moi, et tu es apparue... » Il se passe la main dans les cheveux, la bosse qui pointe le bout de son nez, vraiment il ne s'est pas raté, même si pour lui ce n'était rien. « … alors je t'ai volé à ton groupes d'amis pour te garder, c'est comme si je t'avais invité, c'est même pire ! Tu n'vas pas leur manquer ? » Non, la culpabilité n'y était toujours pas, et il se félicitait qu'elle le privilégie lui plutôt que la fin de sa soirée entre potes. Il était juste heureux d'être tombé sur elle, parce qu'il était impossible d'en être autrement lorsqu'on la voyait, qu'il s'agisse d'un hasard ou non.
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Jeu 18 Mai 2017 - 17:06


Do not take life too seriously.





La joie, était une émotion difficile à combattre. Certains disaient, qu'une mauvaise nouvelle suffisait à briser la bonne humeur, mais la blonde s'y refusait et ne s'en cachait pas.  Les gens, étaient terrassés sans raison, comme si cela était « normal ». La blonde ne comprenait pas cet amour non avoué pour la négativité. Il fallait rire, sourire et parvenir à faire de nouvelles rencontres pour ne pas s'enfermer dans une tour d'ivoire. Le monde aimait la solitude ? Pourtant il adorait ce plaindre, aux autres, et donc ne pouvait pas vivre dans sa solitude totale. La sorcière avait une philosophie de vie non pas étrange, mais simplement logique. La logique de la blonde, était particulière, mais celle de son partenaire semblait l'être tout autant. Il était vrai que l'humour ne lui semblait pas étranger, et qu'il semblait plutôt avoir un second degré quand il était avec elle. En effet,  l'idée d'une polygamie à huit était par nature étrange, alors inviter quelqu'un qui était présent de manière aléatoire semblait fort peu probable comme invitation. Elle se contenta donc de rigoler en approuvant de la tête avec un air faussement désolé : la prochaine fois, elle y pensera et lui enverra un message. La seconde remarque, en effet, elle ne s'y attendait pas. Le fixant avec un regard presque évident, ses sourcils vinrent à se lever tandis qu'elle dressait une main pour caresser le vide dans la longueur de Leandro.  « Oui, je le pense, promis je ne veux pas faire gonfler ton égo. Une fois je t'inviterai à une soirée, tu auras juste à sourire et à te mettre en t-shirt et tu auras autant de fan que Barack Obama. Tu retires le t-shirt, tu auras autant de fan Beyonce, mecs comme filles d'ailleurs j'ai un entourage sexuellement divers. » Oui parce qu'il fallait bien avouer que ce n'était clairement pas le cas avec un pull, qui laissait supposer sans réellement réaliser. Jiji le connaissait depuis plusieurs années, et avait assisté à l'installation d'un système de sécurité chez elle des petites mains de Leandro. Donc autant, elle était différente et cela se voyait, mais il n'était pas le seul à pouvoir se vanter d'être apte à remarquer les évolutions de l'autre.

La blonde adorait finir en pyjama, porter un t-shirt moche et un short doux pour pouvoir se balader dans sa maison sans devoir rendre des comptes. Se moquer de sa coiffure ou même de son allure. Pour elle, rien ne valait ce plaisir unique de profiter de sa maison durant quelques heures sans jamais se soucier du reste. Par nature, le regard de l'autre était toujours autrui, même si Jillian parvenait à écarter de manière assez royale les jugements de ses pensées. Il était néanmoins vrai, que cela était toujours un plaisir de pouvoir se promener sans soutif chez elle, alors qu'une fois dehors cela semblait être un scandale.  « Promis, tu auras une photo un jour. » Il était vrai qu'il était difficile d'avoir une preuve que cette tenue existait, autrement que par la photo. Passer à l'improviste chez elle était une option, mais cela arrivait assez fréquemment avec ses amis, mais Leandro n'avait jamais tenté l'expérience donc difficile d'affirmer si cela pourrait arriver un jour. Il fallait bien avouer que Jiji avait la tendance fâcheuse d'acheter des chaussons, défoncer des derniers en 12 jours pour finalement finir pieds nus durant trois mois. Cela était simple à expliquer : une ancienne danseuse, avait cette habitude de défoncer des chaussures trop rapidement en faisant des pointes même en talons. Une habitude perdue au fil du temps, mais qui restait fortement ancrée dans la personnalité de la sorcière. Personnalité, qui pouvait se refléter dans un style vestimentaire, mais qui était plutôt difficile à saisir dans l'immédiat. Il s'offusquait pour son pull, tandis qu'elle vint à se pincer les lèvres en retenant toute forme de douce moquerie.  « Rien, voyons, il est… il est, et c'est déjà super d'être. » Laissant échapper un rire tandis que la blonde voyait son verre arriver et qu'elle pouvait donc se cacher en buvant une gorgée. Gorgée avec laquelle, elle manqua presque de s'étouffer de rire lorsqu'il vint à la qualifier de sexy. Éloignant le verre de ses lèvres en retenant un fou rire tandis qu'elle déposait son regard sur lui en prenant un accent anglais bourgeois.  « C'est la magie du maquillage, et du décolleté, on croit que je suis super sexy alors qu'en réalité je ressemble à Attila dans ses bons jours. » Laissant échapper un rire en lui tapant légèrement l'épaule.  « T'es sexy aussi, juste, pas avec ce pull. » Elle y revenait à ce polo, encore.


Elle approuva son humour sur le fait qu'il supportait cela pour ce soir. Néanmoins, la suite de la conversation sembla plus sérieuse, annonçant qu'il ne voulait pas rentrer chez lui. Il ne s'en cachait pas et cela était tout à son honneur. La demoiselle afficha un léger rictus, y voyant autant du vrai que de l'humour, mais préféra se concentrer sur la suite pour ne pas le mettre mal à l'aise. Elle connaissait son vécu, et n'allait pas lui faire la leçon sur le fait de continuer sa vie. Laissant échapper un pouffement, qui n'avait rien de sensuel face à sa dernière question. Détournant le regard vers l'ancienne table désormais vide pour se détourner à nouveau vers son interlocuteur.  « Non, ils ont l'habitude. Ils savent que j'aime bien parler à tout le monde, et je peux t'assurer qu'après le resto et le bar j'ai déjà mal aux pieds avec des talons, donc enchaîner sur une soirée aurait été cruel pour mes pieds. » La sorcière savait qu'elle ne manquerait pas, elle n'était jamais indispensable, même son absence était toujours remarquée de par l'absence de son rire.  « Et tu m'as invité, enfin tu me payes un verre c'est la même chose. Puis tu ne voulais pas passer une soirée tout seul, donc autant faire plaisir à tout monde puisque ça me fait plaisir de te revoir. La prochaine fois tu devrais m'appeler, plutôt que de t'enterrer dans un bar tu pourras venir boire un chocolat chaud chez moi si j'y suis.  » La confiance presque aveugle se justifiait parce que son père et sa mère furent confiants envers Leandro, donc cela était naturel pour elle. Après l'agression il fut celui qui rassura les parents avec un système de sécurité, en retour, elle fut celle qui n'était jamais loin à l’hôpital.






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Dernière édition par Jillian Gioconda le Ven 19 Mai 2017 - 11:38, édité 1 fois
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Ven 19 Mai 2017 - 3:44

Do not take life too seriously
Jiji et Leandro

La question piège qui le faisait naturellement sourire à la légère réaction qu'elle n'afficha qu'une seconde. Ce genre là même de question qu'il aimait poser sans que la situation ne se retourne contre lui. Mais on ne piège pas Jillian très longtemps, il devrait le savoir. Elle ne voulait pas flatter son égo, c'était peut-être un peu tard pour le préciser. Par chance, il recevait ce que l'on peut appeler un compliment, avec assez de légèreté pour ne pas tout de suite prendre la grosse tête. Un peu plus sérieuse et elle réussissait à lui faire détourner un peu le regard qu'il soutenait d'un sourire amusé. C'était la première fois qu'on le mettait en compétition avec la popularité de Barack Obama ou Beyoncé... Cette fille était dingue. Mais un peu de folie ne lui faisait pas de mal, c'était une évidence ! Ses mots pensèrent plus vite que sa matière grise. « Je n'enlève rien sans garantie en échange ! » Parce qu'il n'y avait rien sans rien, ou surtout parce que c'était le bon moyen d'exprimer l'image qu'il réprimait dans sa tête sans que cela ne paraisse trop réel. Il n'était pas le plus grand pudique du monde, mais il ne s'imaginait pas non plus s'exhiber torse nu devant le même petit groupe qu'il avait vu prendre la sortie un instant plus tôt. Avec un verre dans le nez, plus jeune, il prenait ce côté de la vie moins au sérieux qu'il ne le faisait maintenant, emprunt d'une certaine culpabilité à l'égard de sa fiancée, pour il ne savait quelle raison, parce qu'elle le hantait encore un peu sans qu'il ne s'en rende vraiment compte. Il ne pensait pourtant pas à elle ce soir, à cet instant même où il échangeait avec Jillian, mots et regards, plaisanteries et vérités cachées. « D'ailleurs est-ce que le sourire est vraiment utile une fois que j'ai retiré le tee-shirt ? » finit-il d'un second trait. Et combien de fans une fois qu'il retirait le jean ? S'il n'avait aucun mal à être regardé par les femmes comme le faisaient quelques fois des clientes trop audacieuses, avoir des fans de sexe masculin n'était pas la même histoire, et l'idée ne l'enchantait pas plus que ça dans la réalité.

Au dehors, il y avait ces façades que les gens montrent. Lorsque l'on empiète dans la vie d'une personne, on voit directement que ce que l'on a pu voir n'est pas forcément la même chose. Il y a ceux qui l'avouaient, et les autres qui n'en disaient rien pour rester dans leur perfection. Leandro suivait ses envies du jour, et pour le peu qu'il restait chez lui, il se permettait de faire n'importe quoi. Au travail, il faisait un effort, tout comme lors de ses sorties, bien qu'il ne se mettait pas forcément sur son 31 à moins qu'une occasion ne se présente. Il ne cherchait pas forcément à plaire aux autres, mais plutôt à se sentir lui quoi qu'il arrive, ce qu'en pensent les autres suivait pour lui laisser dire que l'habit ne fait pas le moine. « Un jour c'est vague, mais une promesse est une promesse, je m'en souviendrais... » Sa mémoire fonctionnait assez bien pour les choses inutiles qui le marquaient. C'était une chose qu'il se permettrait de lui rappeler, aussi bien qu'il fouillait dans ses souvenirs pour vérifier s'il n'avait pas déjà été témoin d'une de ces manifestations de femme ermite emmitouflée dans un plaid. Il fallait dire que ce soir, ils jouaient à la belle et la bête, Jillian apprêtée comme si elle revenait d'une soirée – ce qui était le cas – et Leandro enfermé dans son pull qui titillait les yeux de la jolie blonde. Ils n'étaient pas assortis... leur humour l'était assez pour eux pourtant. Personne ne semblait s'occuper de ces deux là. Son polo en prenait pour son grade et plus il le fixait, ses yeux baissés sur le tissus gris qui parcourait le haut de son corps, plus il se disait qu'il finirait dans un coin de son armoire, avec le reste de vêtements en boule qu'il n'a pas prit le temps de laver. Et au delà de ça, le rire était contagieux. Pourtant il était bien sérieux, et ce n'était pas la première fois qu'il aurait pu la qualifier de sexy. Il ne voulait pourtant pas en rajouter en le soulignant. Un peu c'était bien, trop c'était devenir lourd. La magie du décolleté en question attira son regard par de simples mots, comme si l'autorisation donnée, il libérait son regard qu'il voulait plus innocent qu'il ne l'était. « Tu es trop indulgente, j'aurais plutôt dis dans ses mauvais jours ! » Ses yeux s'agrandissent d'eux même. L'antiphrase qui voulait bien dire qu'elle était déjà loin d'être comparable à un homme, et encore moins au chef des huns. « Mais je confirme, le décolleté y fait beaucoup. » De toute façon, impossible de nier le mouvement flagrant de ses yeux.
« Mon pull te dit que tu lui fais beaucoup de peine. » Il acquiesçait avec la possible moue déçue que pourrait adopter son pull s'il avait un visage.

Avec Jiji, c'était compliqué de rester sérieux très longtemps. Il était envieux de cette joie constante qui la portait magnifiquement, comme si elle ne faiblissait jamais, comme si tout ce qui l'avait atteinte un jour ne le pouvait plus. A jeune femme spéciale un rire spécial. Elle lui explique alors pour ses amis. « Et c'est là que tu regrettes tes chaussons ! » Les femmes semblaient reconnaître le mal au pied comme une douleur nécessaire à leur style. Il ne pouvait pas nier qu'il aimait les femmes bien habillées, les talons étaient un plus incontestable, mais ne faisait pas tout.
C'était plaisant d'entendre que ça lui faisait plaisir de le revoir, d'autant plus lorsqu'il prenait ses distances sans raison véritablement valable. La réciprocité y était de façon évidente. « On peut pas dire que tu y gagnes au change ! » se rit-il en réponse du fait qu'en restant cela faisait plaisir à tout le monde.
Le mot enterrer fit sursauter son cœur. Il y avait ces mots sensibles comme au premier jour, et d'autres oubliés. Il ne pouvait pas lui gacher la soirée après l'avoir kidnappée ainsi, juste pour un mot. Il attrapa son verre de bière pour s'en enfiler une gorgée. « Marché conclu. Et pour ma prochaine invitation, surtout je la ferais en bonne et due forme pour me faire pardonner ! » Seule sa jalousie excessive pour la moindre chose l'empêchait se sentir égoïste à lui offrir sa présence peut-être moins festive que celle de ses amis. « Tu ne préfèrerais pas qu'on s'installe à une table ? Tu pourrais enlever tes chaussures au moins »
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Ven 19 Mai 2017 - 13:02


Do not take life too seriously.





Leandro était-il quelqu'un de casanier ou de festif ? Il ne semblait pas forcément apprécier la solitude, préférant vraisemblablement la compagnie en surface d'un bar. L'âge jouait sans aucun doute un facteur, il n'avait certainement pas 40 ans, elle supposait qu'il avait 10 ans de plus qu'elle et qu'il n'était donc pas « vieux ». Son visage faisait doux et enfantin sans perdre en virilité ou en charisme, mais son âge était difficile à définir puisqu'une fois passée la trentaine, nombreux étaient les hommes à perdre en carrure. Leandro travaillant dans la surveillance, la blonde supposait que cela demandait une certaine forme de capacité physique. Néanmoins, elle avait du mal à l'imaginer à une soirée en boîte en train de boire. L'âge justifiait cela, mais il dégageait une certaine jeunesse. Jillian n'était pas objective, croyant toujours que l'âge n'était qu'un mensonge pour enfermer les gens dans une idée montée de toute pièce. Il fallait parfois dépasser les mentalités, se moquer du regard des autres. Il n'était pas question de prétendre conserver sa jeunesse, mais simplement de savoir briser des barrières qui n'étaient là que pour empêcher les gens de profiter d'une vie dont ils se pensaient rejetés. Jillian était jeune, forcément, cela était évident à ses yeux et elle était par définition un très mauvais exemple. Néanmoins, Leandro se prêtait aux jeux de façon assez naturelle, exigeant un « retour » d'une certaine façon. La demoiselle ne voyait rien de mal dans le fait de demander une contrepartie, et cela semblait presque naturel. « Monsieur à des exigences ? J'pense que tu n'as même pas besoin de demander, tu aurais des groupies en chaleur. Dans mon cas, disons que j'vais pas détourner la tête j'suis pas folle. » Jillian était naturellement tactile avec tout le monde, que la personne soit déguisée en Iron-Man, avec un t-shirt ou sans t-shirt. La question d'un retour sur investissement était donc presque banale pour elle puisque de toute façon elle n'était pas aveugle, mais son comportement était de toute manière sexué dans de nombreux cas aux yeux des autres. La seconde question laissait sous entendre qu'il n'était pas nécessaire de sourire une fois le t-shirt retiré. Cela démontrait une certaine confiance en lui, et il avait certainement raison. « Il faut vivre l'expérience pour répondre à cette question, rien n'est plus trompeur qu'un sourire après tout. » Elle citait une série comme pour dédramatiser la scène qui sonnait faussement importante, alors qu'il ne s'agissait que d'une banale conversation, ou presque.

Elle n'avait qu'une parole, cette fille. Lorsqu'elle venait à faire une promesse, elle tenait toujours cette dernière. Les paroles en l'air, ce n'était pas pour la blonde. Hors de question de venir promettre pour ensuite briser sa parole au nom d'une peur ou d'une fourberie pathétique. Elle en connaissait, des gens qui venaient promettre dans le vide, dans l'espoir de conserver la confiance de l'autre malgré tout. Il était hors de question pour elle, de devenir comme ces gens-là qui n'avaient pour eux que la lâcheté propre aux vices de l'humanité.  « Si un jour tu passes à la maison je sortirais le plaid et les chaussons rien que pour toi. Une promesse est une promesse, je vais la tenir. » Parce qu'elle n'allait pas mentir et que cela était habituel de la croiser avec des chaussons moches et un plaid sur les épaules. Cela n'avait rien de très sensuel et de très sexy, mais elle avait le mérite de ne pas prétendre être une princesse durant ses moments d'isolement. Elle ne vivait pas dans un château et ne se mettait pas à chanter avec des souris, avant de s'endormir pour 100 ans pour se faire emballer par le premier connard venu. Ce connard ne serait pas Leandro, qui ne la jugeait pas et partageait son humour. Cela faisait toujours chaud au coeur, d'observer les autres rires et sourires. La blonde voyait cela comme un plaisir inexplicable. Le plaisir simple et audacieux du rire des autres, elle adorait ça. Il venait à se moquer ouvertement d'elle, avec Attila, n'hésitant pas à l'enfoncer d'ailleurs. Elle mima la réflexion pour finalement lui concéder d'un geste de la tête qu'il n'avait pas tout à fait tort et qu'elle le reconnaissait avec bonne humeur en laissant échapper un sourire. Jouant de fausse compassion en imaginant le pull blessé dans son estime. La demoiselle vint à néanmoins prendre une voix douce et sensuelle, juste pour le plaisir de la réponse. « Mon décolleté, en revanche, te remercie du compliment. » Elle pouvait donc reprendre son air naturel après cette brève tentative de sensualité.


Approuvant alors en écarquillant les yeux comme une évidence en tapotant sur le bar avec son doigt à plusieurs reprises.  « Exactement, les chaussons ça ne fait pas mal aux pieds. J'devrais essayer le style chausson dans un bar. » Elle se ferait virer, parce qu'il y avait des questions à propos de l'hygiène sans aucun doute. Jillian était un paradoxe : celle qui pouvait porter un pull beaucoup trop grand, avec les cheveux gras et un pot de nutella dans la main, mais aussi s'habiller de façon travaillée. Cela s'expliquait par son statut social qui lui offrait la possibilité de toujours renouveler ses vêtements si elle le désirait. Elle était chanceuse la gamine et elle le savait, le comptant pas du tout prétendre le contraire. Gamine doublement chanceuse puisqu'elle parvint à équilibrer sa vie sociale et ses différentes relations. Leandro avait une maturité différente, sa vie s'était construite et défaite au fil du temps, il avait donc des choses à dire que ses amis de son âge ne pouvaient pas raconter.  « Exactement ! Toi tu y perds, car si une fille voulait venir te taper la discute, c'est foutu pour toi.  » Le simple fait qu'un homme soit accompagné d'une jeune femme, venait à faire partir les autres. Jillian culpabilisait presque, parce qu'elle ne savait rien de sa vie sentimentale et peut-être qu'il aimait venir dans les bars pour jouer les séducteurs, après tout. Qu'importait, il vint à lui promettre une véritable invitation la prochaine fois, dans les formes. Il existait donc une forme d'invitation convenable ? Difficile à dire. La proposition suivante vint à la faire soupirer de joie tandis qu'elle approuvait de la tête en descendant du bar en venant saisir son sac, sa veste ainsi que son verre. « C'est super gentil de proposer, mes pieds acceptent pour moi. » Prenant la direction d'une table avec le sourire. « Donc, j'exige une prochaine invitation avec une colombe qui me porterait un petit mot pour me proposer un café… ou un sms, c'est bien aussi les sms.  » Laissait échapper un rire moqueur face à cette idée qui lui restait en tête de « dans les formes ». la sorcière vint à s'installer à une table, déposant ses affaires ainsi que son verre pour retirer rapidement ses chaussures et apprécier sans le cacher ce moment. « J'vais rentrer chez moi pieds nus, ces chaussures vont finir dans une obscure boîte sous mes chaussons.  » Laissant échapper un sourire avant de se tourner à nouveau vers Leandro. « C'était quoi le programme de ta soirée après cette bière ? Avant mon intrusion, évidemment. »






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je n'suis pas en guerre contre la maladie, vous vous trompez sur la question, de bien des façons. Pardonnez ces illusions, j'excuse, quand vous prononcez le mot « j'accuse ». Nullement, à plaindre, mon sort est bien au dessus de ceux dont vous méprisez l'identité. je vis, je ne survis pas, je suis vivante et éclatante d'un sourire qui ne saurait mentir. je ne suis pas en guerre contre la maladie: quand je danse, quand je ris, ou quand je pleure: elle n'en est nullement la raison. oubliez vos maux, vivez pour vos envies.
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Ven 19 Mai 2017 - 22:49

Do not take life too seriously
Jiji et Leandro

Son rire aurait pu se répercuter sur les murs du bar si ce dernier n'était pas le lieu d'accueil de nouveaux buveurs pour la soirée. Il se fondait dans les conversations tout aussi banales les unes que les autres, qui se mêlaient pour donner un tout qui laissait un semblant d'intimité à chacun. Les minutes entamant le début du prochain jour devraient bientôt retentir. Leandro avait perdu la notion du temps, il la perdait toujours lorsqu'il était en bonne compagnie, quand on réussissait à le faire penser à d'autres horizons.
Si lui ne se cachait pas les yeux et ne se donnait que très peu, la peine d'éviter que son regard la parcours dans sa tenue qui laissait ressortir ses courbes féminines, il n'allait pas l'empêcher de regarder s'il devait arriver qu'il enlève son tee-shirt dans dans l'éventualité d'une soirée où il ne se rendrait pourtant pas. Avoir des groupies en chaleur par contre, ce n'était pas son rêve. Dans sa période post adolescence, il avait eu son quota de filles attirées par la stature qu'imposait son nouveau corps, comme si tout ce qui comptait était le physique. Il en avait profité, un peu, parce que ça ne le désintéressait pas à l'époque. Les années rendaient plus sage, bien que la sagesse ne pouvait pas définir Leandro à proprement parler. « Tu n'crois pas si bien dire ! Les groupies ne m'intéressent pas. » L'exigence comprenait l'absence de groupies en tout premier. Ses mots sonnaient de manière sérieuse, presque communicatifs. « Rien n'est plus trompeur qu'un sourire. » Il attribuait cette phrase non pas à une série que lui-même ne connaissait pas, mais plutôt à celle qui la prononçait. Était-ce un message pour signifier quelque chose qui n'était plus dans le prolongement d'une plaisanterie ? Il ne s'était encore jamais demandé si le bonheur affiché par la jeune femme était complètement sincère ou s'il comportait tout de même un zeste de tristesse cachée. Elle n'avait pas tort, un sourire pouvait cacher des choses. Lui-même se permettait de sourire même lorsqu'il n'en avait pas envie, surtout pour la clientèle, pour les amis, ne pas avoir à se confier et ne pas imposer ses états d'âme à autrui. « Trompeur en quel sens à ton avis ? » Leandro n'avait pas peur de toucher aux sujets qui pouvaient prendre plus de sérieux. La vie était faite de choses sérieuses et d'autres moins.

Ils avaient la même conception d'une promesse. Quand on en fait une, on la tient. Il aimait ceux qui les tenaient tout autant qu'il aimait tenir les siennes lorsqu'il en faisait. Il se permettait pourtant peu d'en faire. Jamais complètement certain de pouvoir réussir ce qu'il avançait. « J'apprécie l'attention. C'est bien mieux qu'une photo ! » Il était sincère. Voir quelqu'un dans un moment où la personne est seule avec elle-même était un bon moyen d'apprendre à connaître cette personne. Leandro aimait en apprendre toujours plus sur les gens à qui il trouvait un intérêt, petit à petit, de manière naturelle, sans précipiter les choses. Il les appréciait plus, ou moins au fil du temps. Personne ne pouvait prétendre être toujours sur son trente et un et ne pas avoir un faible pour un moment de détente avec soi-même. Qui n'a jamais trainé les pieds dans son appartement !
Il avait parlé pour son pull, elle parlait pour son décolleté. Elle semblait avoir entendu le compliment cette fois, elle en jouait de sa voix sensuelle et Leandro ne pouvait qu'être réceptif à celle-ci, avalant grossièrement sa salive. Il avait du mal à rester insensible à la jeune femme, avec sa force de caractère, avec sa beauté qu'elle ne semblait pas remarquer à sa juste valeur, à sa fougue presque insolente qui la caractérisait comme un feu qui brûlait sans en avoir de cesse. Il n'avait pas les mots pour répondre au quart de tour comme il le faisait si facilement d'habitude et s'était contenté de la regarder de ses iris gris verts ternis par l'aspect sombre du bar.

Les chaussons prenaient leur place dans la conversation. Il en venait à se demander le genre de pantoufles elle pouvait porter, bien qu'il le verrait lorsqu'elle tiendrait sa promesse. Il l'imaginait avec ces chaussons moelleux dont l'arrière est ouvert, de la fausse fourrure sur le dessus avec un fourrage qui tenait chaud à l'intérieur. « Je suis sûr qu'avec ta robe, ils auraient fait sensation ! » De presque tout le temps où elle était venu lui parler, Leandro garder ce sourire en coin, sans s'en apercevoir. Il n'estimait pas perdre grand chose quand bien même une créature magnifique viendrait lui adresser la parole. Il ne venait jamais pour draguer, c'était le genre de chose qui lui tombait dessus lorsque la femme en question semblait un tant soit peu assez captivante autrement que de par son physique. « C'est vrai, j'aurais du y penser. » Il prit furtivement un air dépité qui disparut aussitôt. « Heureusement, une fille me tape déjà la discute comme tu peux voir ! » Il lui lève son verre de bière pour bien appuyer sur le fait que c'était elle, ses sourcils se levant dans le même temps. Il préférait sa présence à celle d'une femme qui cherchait un flirt pour disparaître aussitôt une fois sa recherche satisfaite. On parlait bien trop souvent des hommes alors que le sexe opposé en faisait de même. Être abordé était flatteur, il ne pouvait pas le nier, pourtant il ne cherchait pas cela en venant dans un bar, pas au premier abord en tout cas.

Il n'avait pas fallu qu'il lui propose deux fois de changer de place. Trop rapide pour qu'il l'aide à porter son verre. Une table était plus confortable lorsqu'on prenait le temps de discuter. Il avait choisit le comptoir parce qu'il n'était pas certain de rester très longtemps. Alors il la suit avec son propre verre déjà pauvre en liquide. Elle se moquait de sa perspective d'invitation comme il l'avait dit « en bonne et due forme ». Il surenchérit dans un rire léger alors qu'il prend place face à Jillian. « Oooh tu exiges ! Je préfère les colombes, elle te portera une petite carte en rimes. Et comme je n'suis pas un grand poète, je t'enverrais un sms juste après qui traduira l'endroit et l'heure ! » Il ne pouvait pas se vanter d'avoir des talents d'écriture d'aucune sorte. Il lisait assez peu à son plus grand regret, et lorsqu'il en aurait le temps, il n'en avait pas l'envie. Le soulagement de ne plus porter ses chaussures était visible. « La question est :'Combien de chaussures ont fini dans une telle boite !' »
Elle parlait d'intrusion, il appellerait ça autrement, plutôt une heureuse apparition. « J'avoue que je n'y ais pas trop réfléchi, je serais surement parti pour rouler un peu en ville et finir devant ma télévision. Je me serais endormi devant une émission et réveillé avec un horrible mal aux cervicales ! Je sens que tu es jalouse ! » se rit-il avec un sourire moqueur envers lui-même. Il prend une nouvelle gorgée de bière. « Des projets de ton côté ? » Il restait vague, pour la soirée, pour les jours qui se profilaient puisque les études étaient à présent terminées.
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Ven 19 Mai 2017 - 23:58


Do not take life too seriously.





On s'était souvent retourné sur elle, dire le contraire serait mentir. Des copains ? Oui. Des expériences ? Oui. Des déceptions ? Un peu. La demoiselle ne fut jamais amoureuse au sens premier du terme, connaissait des histoires brèves, jusqu'à se faire lâcher par son copain après son accident. 6 ans, cela remontait à loin désormais ces conneries. Le problème fut toujours le même : la limite entre la relation et ambiguë était difficile à déceler avec cette demoiselle, comme si elle même se refusait à admettre que quelqu'un pouvait s'intéresser à elle. Cela était déjà arrivé, pour son corps, sa façon anormale de ne jamais venir saouler les autres. Elle avait laissé tomber, l'idée qu'un jour quelqu'un réussirait à savoir de lui-même si elle était amicalement ou sentimentalement attirée par autrui. Dans le fond, elle n'en savait foutre rien de si elle serait capable de elle-même venir différencier de l'attirance physique, que l'amour ou que de l'amitié. Nombreuses furent les nuits où elle vint à dormir avec ses amis proches, alors qu'ils ne portaient qu'un boxer et elle pas grand-chose. Ces nuits, pourtant, furent toujours paisibles et l'attrait physique était inexistant sans pour autant nier la beauté de l'autre. Un comportement nuancé, qu'elle ne parviendrait jamais à véritablement expliquer. Les gens, pouvaient penser qu'elle avait peur de s'attacher, qu'elle fuyait une relation sérieuse, mais cela sonnait faux. Chaque relation avec une autre âme, comptait à ses yeux et avait de la valeur. La sorcière n'était donc pas incapable de s'investir dans une relation, c'était simplement les autres qui voulaient justifier sa façon de penser. Une façon de penser, qui n'était donc vicieuse ni mauvaise. Elle n'entrait donc pas dans la catégorie des « groupies », et la remarque de Leandro fit instinctivement réagir la demoiselle, ouvrant la bouche sans cacher sa surprise.  « Je rêve, où tu as déjà dû supporter des groupies ? » Laissant échapper un large rire en imaginant la scène. Un rire qui n'était pas méchant, mais sa réplique présageait un vécu. Cela n'était pas impossible, mais il fallait bien avouer que l'image était à mourir de rire. Un homme qui semblait plutôt réservé, assez intimiste et qui avait déjà fait face à des groupies… sombre passé étudiant ? Trop de curiosité à cet instant. Curiosité qui s'évapora néanmoins au profit d'une conversation qui se voulait un peu plus sérieuse. Les apparences, les faux semblants, rien de nouveau sous le soleil il fallait bien l'avouer. La sorcière se contenta donc de hausser les sourcils en se mordillant la langue une brève seconde en cherchant des exemples. Claquant les doigts d'une main en trouvant finalement un exemple.  « Par exemple, le sourire du prof qui pense que tu es stupide, et se croit au dessus. Sinon deuxième exemple, un individu qui serait sexuellement attiré par toi, et qui viendrait sourire alors qu'il materait ton torse ou ta poitrine, ça c'est le sourire colgate de merde totalement hypocrite. » Il fallait toujours rester dans une pointe d'humour et cela restait véridique pour Jillian : nombreux furent les professeurs à la penser stupide puisque blonde, et nombreux furent ceux à sourire en louchant sur son décolleté. Cela n'avait rien de dramatique, cela devenait banal et finalement au point qu'elle en rigolait depuis plusieurs années.

Elle fit un signe approbateur en levant un pouce en l'air : en effet, c'était mieux qu'une photo. Jillian ne savait pas prendre un air sérieux sur les photos. Cela n'était pas lié à la beauté de la demoiselle, mais elle passait son temps à camoufler un rire et cela était assez désastreux. Elle préférait donc se montrer directement plutôt que d'envoyer une photo avec un filtre moche dans le seul but de se rendre encore plus ridicule. La sorcière était plus douée pour le contact direct, même si tout le monde n'appréciait pas son attitude au quotidien. Tout le monde s'accordait à dire qu'elle était incapable de tenir une conversation téléphonique de façon normale ou même une vidéo skype. La demoiselle n'avait rien contre la technologie, mais elle préférait le contact réel, même si cela signifiait faire une heure de route en voiture – cette voiture qu'elle n'utilisait presque jamais préférant la marche.  Son comportement n'était pas fait pour la distance, cela était un fait et elle l'assumait parfaitement. La demoiselle ne voyait d'ailleurs pas de problème dans le fait de faire parler des vêtements, cela semblait tout à fait rationnel, et Leandro ne semblait pas la prendre pour une folle donc cela l'arrangeait bien. De même, parler de ses chaussons ne semblait pas un problème d'autant que Leandro y apportait sa touche, son humour et sa vision de la mode qui semblait presque pire que celle de Jillian. « Une nouvelle mode, faut contacter Dior tout de suite.» Sans doute la seule marque de haute couture que la demoiselle appréciait. Cela semblait surprenant, mais elle adorait la douceur des vêtements. Il suffisait de la croiser chez elle avec un t-shirt extra large pour comprendre qu'elle était totalement dans son élément en mélangeant prix exorbitant et look de plouc.

La demoiselle se reprocha sincèrement durant quelques secondes - en s'installant à la table, - d'être venue le déranger. Il sembla prendre la chose avec humour. Jillian s'imposait, trop. Elle avait du mal à distinguer le besoin maladif des gens de connaître un bref moment d'apaisement au milieu d'une foule et la recherche de séduction. Elle n'allait pas demander cash à Leandro s'il était venu dans l'espoir de repartir avec quelqu'un, cela serait franchement glauque et pas très flatteur. « Je connais cette fille, elle est chiante, heureusement elle est jolie ça aide à la supporter. » L'auto-dérision était la clé pour ne jamais souffrir selon elle, pour toujours se faire une place dans le monde sans jamais prétendre être mieux que tout le monde. Elle n'était pas mannequin, elle le savait, mais Jillian n'était pas une hypocrite qui se disait « moche », simplement pour écouter un compliment. Jillian avait des formes, n'était pas un cadavre et encore moins un clown. La beauté était subjective. La demoiselle s'en moquait et se contenta de lever son verre à la suite de Leandro, profitant d'une gorgée de son cocktail en promenant vaguement son regard sur la foule du bar pour bien vite observer son interlocuteur. Il entra dans son jeu sur les colombes, parce qu'il fallait avouer que cela semblait plutôt un cliché amusant qui n'avait rien d'atroce. « La poésie, ça se perd, j'crois que pour le monde entier Justin Bieber est un grand poète, donc tu peux difficilement faire pire. » Elle aimait la musique, pas nécessairement les artistes. Jillian n'avait rien contre Justin Bieber en particulier, mais il fallait un exemple assez simple à saisir – citer Miley Cyrus n'était pas possible puisqu'elle adorait Wrecking Ball. La demoiselle se pencha légèrement par dessus en fronçant les sourcils en prenant un air faussement mystérieux lorsqu'il posa la question sur les chaussures, ne répondant volontairement pas à la question en déplaçant l'index par dessus ses lèvres comme le ferait n'importe quel personnage dans un film parlant d'un meurtre et voulant traduire l'annonce d'un secret de façon fort peu subtile. La suite fut plus honnête, venant lui demander sa soirée si madame n'était pas venue se glisser derrière lui pour le saluer sans aucune classe. Laissant éclater un rire lorsqu'il évoqua son programme qui n'avait rien de très captivant, il fallait bien l'avouer. Jalouse ? Mimant la surprise, presque offusquée par cette sombre attaque. « J'suis dans ma jalousie, tu es dans ton jacuzzi.  » La demoiselle laissa échapper un rire moqueur, laissant ses deux coudes s'appuyer sur la table en prenant deux minutes de réflexion. « Danser avec Beyonce. » Laissant deux secondes de silence pour continuer à réfléchir à ses « projets ». « Vendre de la drogue, et kidnapper une licorne. » Laissant échapper un pouffement en soupirant. « Je serais partie en soirée, ou bien je serais rentrée chez moi, j'aurais profité du fait de marcher pour admirer Rome la nuit. Parce que les gens prennent plaisir à s'enfermer dans un endroit chaud, mais la ville illuminée en période estivale est bien plus intéressante. Sinon, une fois chez moi, cette robe aurait volée, le maquillage aussi et moi et mon chat serions en train de dormir. Enfin non, mon chat dormirait en me poussant hors du lit, grosse nuance. »






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je n'suis pas en guerre contre la maladie, vous vous trompez sur la question, de bien des façons. Pardonnez ces illusions, j'excuse, quand vous prononcez le mot « j'accuse ». Nullement, à plaindre, mon sort est bien au dessus de ceux dont vous méprisez l'identité. je vis, je ne survis pas, je suis vivante et éclatante d'un sourire qui ne saurait mentir. je ne suis pas en guerre contre la maladie: quand je danse, quand je ris, ou quand je pleure: elle n'en est nullement la raison. oubliez vos maux, vivez pour vos envies.
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Sam 20 Mai 2017 - 3:40

Do not take life too seriously
Jiji et Leandro

Il s'estimait heureux de ne pas être une star, une célébrité que l'on s'afficherait les uns les autres pour le plaisir de regarder encore et encore son physique sans apprendre à le connaître. Il interdisait les gens qu'il cotoyait, de ne s'arrêter qu'à sa musculature, ou à sa gueule « d'ange », en obligeant ceux qui s'arrêtaient à cela, à le connaître plus en profondeur, comme il le méritait certainement autant que toute autre personne, avec subtilité. On l'abandonnait ou on le gardait, sinon lui pouvait aussi décider. Il était heureux de la voire rire à ce point, même s'il était au centre de sa moquerie. Il ne pouvait pas se vexer, il en aurait surement fait autant s'il se faisait l'image d'un de ces potes dans une telle situation. « Des groupies menées par les ficelles de l'alcool... ou de la solitude, il suffit de tomber au bon endroit au mauvais moment... Je ne parierais pas sur le fait que t'aies pu être épargnée ! » Pour ne pas dévoiler le mystère des clientes – ou clients au masculins - qui peuvent faire sonner leur alarme pour qu'un technicien, lui ou non – par chance bien plus souvent non – se déplace et doit ruser de sourires devant une personne qui comble sa solitude en jouant les séductrices.Il n'y avait rien de mal, cela présentait des situations parfois plus comiques qu'autre chose, mais ce n'était pas toujours ce qu'il y avait de plus agréable. Il regardait Jiji suspicieusement. Il pouvait renvoyer la question sur elle parce qu'il était certain que la gente masculine ne devait pas se gêner pour jouer les gros fans trop lourds, ce qui équivalait à sa propre définition du mot « groupie ».
Il y avait la question du sourire. Le sourire trompeur que Jillian avait apparemment vécu pour diverses raisons. On pouvait les démasquer. Leandro  n'était pas très fort à ceux jeux là, il en connaissait les rudiments, mais il était plus apte à en user qu'à les dévoiler. Ce n'était pas une fierté, c'était professionnel, c'est au moins ce qu'il se disait pour se donner bonne conscience. Il n'avait pas besoin de faire semblant ici, pas avec elle. « Deux exemples qui sentent le vécu à plein nez ! » Parce  que le sourire colgate laissait planer un soupçon d'ironie, il n'avait pu ignorer la fin de phrase qui laissait penser qu'un jour au moins, ces deux exemples l'avaient atteints, peut-être pas blessée, mais touchée, sans qu'elle n'en fasse particulièrement part aujourd'hui. Leandro imaginait toujours que les gens qui faisaient beaucoup d'humour cachaient parfois leur humeur maussade, lui le faisait, il riait des choses pour se donner l'air moins triste. Avec Jillian, il n'était certain de rien, même si elle ouvrait facilement sa sympathie aux gens comme elle l'avait fait pour lui lorsqu'ils étaient de simples étrangers, l'une une cliente, et lui le gardien des systèmes de surveillance.

La façon la moins raisonnable de faire connaître cette mode était d'appeler une maison de haute couture. Dior, c'était sans doute celle dont il avait le plus entendu parler. Il n'avait jamais eu un grand sens de la mode, son père déclarait souvent à sa femme que c'était une « lubie de gonzesse » et que les hommes, s'ils devaient avoir le goût du vêtement, l'avaient de façon innée. Il parlait pour lui, au final, Leandro avait prit exemple sur lui pour finalement commencer à en faire son propre jugement. Peu de monde disait qu'il avait mauvais goût. Il n'avait pas de style particulier non plus. L'argent lui aurait permit de faire des folies, il préférait se contenter d'acheter les banales chemises, les tee-shirts et des jeans dans des boutiques de monsieur Tout-le-monde. Les quelques costumes qui occupaient la place dans ses vêtements, servaient aux grandes réunions de travail, et aux rendez-vous que l'on voudrait galants. Les chaussures posaient un dilemme différent cependant. A trop grande pointure, grands magasins. « Ils ne me prendraient pas au sérieux, regarde mon pull ! » Ce pull si cher et oublié venait de refaire surface, par la bouche de son possesseur.

Elle pouvait s'estimer chiante, il le pensait de lui même parfois, dans un sens bien contraire. Elle était vive, il était calme, elle était toujours enjouée, lui se contenait naturellement. Jillian avait alors un sens humain hors norme qui faisait qu'elle ne trouvait pas d'ennui à rester avec lui plutôt que de continuer à faire la fête avec ses amis. Il avait de la chance, il n'était pas certain qu'elle en avait autant. Leandro ne pouvait pas se forcer à chercher trop loin ce qu'il avait devant lui, l'esprit pétillant d'une jeune femme qui avait tout autant de répondant que d'humour. Il y avait l'intérêt désintéressé de chercher plus loin que les rires. Il se demandait un instant si elle ne parlait pas d'être chiante par rapport au fait qu'il s'était fait plus distant, qu'il ne l'avait pas recontactée depuis quelques temps. L'humour pouvait laisser place au rattrapage des erreurs, parce que s'en était bien une. « C'est une choses que je ne penserais jamais. » Il n'en vient pas immédiatement à penser que cela pouvait être attribué au début, comme à la fin de la phrase.
Il s'était laissé happer par l'histoire de colombes et de poésie piètre. Cela avait quelque chose de jolie, mais les mots plus que parlés ne se posaient pas comme étant des éléments qu'il pouvait manier avec finesse. Il l'estimait tout du moins. Leandro n'était plus certain de qui était Justin Bieber en dehors du garçon qui chantait « Baby quelque chose » il y a plusieurs années. Il en entendait parler, mais ne s'y était jamais intéressé. « On verra, tu pourras en juger par toi-même et me faire rejoindre ce Justin Bieber ! » Les musiques et interprètes étaient le moyen par excellence pour dénicher les générations. Chacun y allait de sa musique, et même lorsqu'il y avait de nouvelles radios pour se mettre au goût du jour, il restait la préférence pour certains sons qui rappelaient la jeunesse. Leandro n'était pas si différent de la plupart des gens sur ce point.
Il aurait fallu qu'il comprenne la jalousie et le jacuzzi, il l'avoua aussitôt d'une grimace sur le visage en secouant la tête d'une manière nullement déçue, mais plutôt hilare. Beyoncé revenait dans la conversation, ce n'était pas la première fois qu'il l'entendait prononcer son nom avant ce soir. Elle énuméra des points d'humours, auxquels il répondit par des mouvements de tête se désignant par un dernier échelon qu'il valida d'un acquiescement de tête, les yeux plissés. Elle pu reprendre plus  sérieusement ce qui témoignait de simplicité presque romanesque. « On n'regarde jamais assez Rome une fois qu'on y vit... » On l'aperçoit à peine, et on oublie qu'elle est là, la grande ville touristique où chacun doit gagner sa place. « Je crois que j'adopterais ton programme. Où est-ce que tu comptais trouver la licorne ? » On ne parlait que trop du bizarre, du monde étrange qui entourait la ville, comme si elle ne se comprenait qu'à elle-même. « Je n'te laisserais pas rentrer à pied comme ça. » Parce que ses chaussures la faisaient souffrir, parce que la nuit restait trop sombre et dangereuse.
© WHICH WHICH

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