Do not take life too seriously أمل Leandro

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Jillian Gioconda
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 26 ans, douceur de la peau, qui ne peut que se faner avec lenteur sous les sourires. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Tu es à la recherche de ton sexe apple ? Contacte vite Jiji-l'amoroso pour obtenir des conseils sur comment foirer ta vie amoureuse (appel surtaxé). [titre de mon champ]: BESOGNE: : stagiaire en journalisme. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : le mensonge est vice, le silence est pire. elle sait. [titre de mon champ]: ÉCORCE: : 26 ans (15 août) [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcière [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Contrôle du feu, girl on fire, so cliché. [titre de mon champ]: GANG: : gang des licornes, rien que ça. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : jennifer lawrence, vio. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2159 [titre de mon champ]: PACTE: : 05/04/2017



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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Sam 20 Mai - 12:30


Do not take life too seriously.





Elle apaisa son fou rire une fois l'explication donnée, mais cela fut presque trop fort pour elle d'imaginer cette scène. La demoiselle inspira un grand coup pour tenter de reprendre le fil de la conversation. « j'aime beaucoup cette histoire, très belle anecdote. » Elle ne pouvait pas rebondir face à ce qu'il disait sans prendre le risque de rire à nouveau. Jillian préférait laisser les détails de cette histoire dans l'esprit de Leandro plutôt que de venir jouer de curiosité et lui dérober une soirée – ou des soirées – où il s'était fait sauté dessus sous prétexte d'une surdose d'alcool. Jillian n'avait pas de problèmes de ce côté là. Elle ne souffrait pas des « groupies », en règle générale elle se faisait draguer par un seul à la fois. Cela était surprenant, à quel point une fille pouvait tenter d'écraser une autre pour avoir un mec, alors que les mecs voyaient cela comme des enchères et ils se partageaient la foule. La demoiselle était insensible à ces approches, et cela se terminait généralement par un vide total, une danse un peu sexy qui ne l'était pas aux yeux de la sorcière : un vent, en effet, c'était le mot. Cela pouvait surprendre, mais il fallait vraiment faire un « geste de trop » pour que la demoiselle se braque. Jillian pouvait s'amuser, rire, profiter d'une danse ou même d'un contact physique sans pour autant ressentir l'envie d'aller plus loin, sexuellement parlant. Elle n'embrassait jamais en soirée, elle ne tripotait que ses amis proches et la réciproque était vraie. Néanmoins, elle simula de nombreuses fois être en couple avec une fille pour éviter les connards. Cette tactique était vieille comme le monde, mais elle avait le mérite d'être efficace, même s'il fallait bien reconnaître que les hommes n'étaient pas des adeptes de cette technique. Cela semblait beaucoup moins naturel pour un homme d'en embrasser un autre que pour une fille d'effectuer le même geste… sans doute un honneur en carton qui faisait la prétendue fierté masculine. Cela était du vécu, puisqu'elle avait tenté, en vain, de trouver une explication à se refus de contact entre deux lèvres masculines. La demoiselle trouvait ça mignon de son côté, mais elle ne voulait pas imposer ses idées. Idées qui se basaient sur l'empirisme, bien évidemment. Leandro ne fut pas bête et réalisa cela immédiatement lorsqu'elle balança ses deux exemples sur le sourire trompeur. Elle soupira alors en prenant un visage totalement désespéré face à l'hypocrisie humaine. Il fallait bien avouer que terminer première de son lycée, fut une victoire contre tous ceux qui la pensaient conne comme Barbie. Une façon de répondre face à ses détracteurs.  « C'est exactement ça… c'est d'autant plus vrai quand ce fut mon poing dans le nez d'un mec, en plein dans le nez c'est pas seulement métaphorique. » Une fois, une seule. Jillian était à l'opposée de la fille violente, mais il fallait bien avouée que se faire tripoter avec insistance avait le mérite de recevoir une réponse claire et explicite : non.  


Il était vrai que son pull ferait tâche dans un univers basé uniquement sur les apparences. La sorcière n'allait pas prétendre qu'elle détestait les vêtements de haute couture, mais elle avait tendance à mépriser la taille mannequin et l’extravagance pour le simple plaisir de choquer. Il fallait parfois simplement trouver une pièce agréable de qualité et s'en contenter. La mode occupait étrangement une place importante dans l'imaginaire collectif. La blonde était un électron libre sur ce point, capable de venir en tong à l'université, ou avec des talons. Personne ne pouvait réellement s'enfermer dans un style puisqu'il était condamné à évoluer de façon drastique.  Approuvant donc Leandro d'un signe de la tête. N'ayant nullement envie de se lancer dans une tirade sur la mode, ses forces, ses faiblesses et ses nombreuses conneries. La demoiselle ne savait pas non plus si parler de sa petite personne était un bon sujet. Préférant venir d'elle venir se définir comme une fille parfois chiante, plutôt que se prétendre géniale. Plaire à tout le monde, signifiait ne plaire à personne. Il fallait comprendre le sens de cette phrase pour réaliser que la demoiselle était comme tout le monde, et que donc, elle déplaisait à de nombreux individus dotés d'une ouïe. Leandro vint à dire qu'il ne le penserait jamais. La question, logique, qui vint à l'esprit de la demoiselle fut la suivante : s'il ne la trouvait pas chiante, pourquoi passait-il son temps à jouer entre distance et proximité. Cela restait perturbant, vraiment très perturbant pour une fille qui avait l'habitude de toujours entretenir un lien même dans la distance. Leandro était peut-être trop indépendant, qu'il aimait voyager ou tout simplement changer d'amis de façon assez fréquente. Cela ne regardait pas la blonde et elle ne comptait pas venir réclamer des explications, cela serait de toute façon assez bizarre de le faire.  « Que je suis chiante ou jolie ? J'vais me dire que tu parles du côté chiant. »  Après tout, il pouvait évoquer les sujets adjectifs. Tout comme il avait peut-être des talents en poésie. Jillian était une fille romantique, mais étrangement elle appréciait la poésie comme de la littérature et serait toujours plus sensible à des mots prononcés de vive voix qu'à des mots sur un papier. Nombreuses, étaient celles qui fondaient après une rime pauvre sur une feuille chiffonnée, pas elle. Surprenant, pour une grande romantique, mais encore une fois : elle aimait trop le contact humain. Elle n'était pas totalement insensible, mais cela ne la faisait pas fondre comme une midinette pré-adolescente.  « Je prends ça comme une promesse. » Après tout, elle n'était pas la seule à en faire.



La conversation laissa place à un sujet toujours couvert d'humour, mais profitant d'un fond sincère totalement ancré dans la réalité. Elle hocha la tête lorsqu'il vint à confirmer ses dires sur la ville de Rome. Cela était vrai pour tout, dans le fond. Une fois acquise, une idée devenait tellement banale qu'elle semblait fade. Cela était la cause de nombreuses ruptures, le manque de reconnaissance de l'autre. La blonde ne manquait jamais de se rappeler combien ce qu'elle avait était beau et que sa vie n'avait rien d'un conte de fée, mais que cela avait le mérite d'être une belle vie. Il vint à demander où elle trouverait une licorne, le regardant comme une évidence. « Dans bisounours land. Et si par malheur, ma licorne n'est pas dans bisounours land, je ferais le tour du monde pour la trouver.  » Pour une future journaliste, voyager semblait vital et nécessaire. Pour une mourante, voyager semblait vital et inévitable pour profiter du monde. Il la fit en revanche sourire lorsqu'il se proposa de la raccompagner sans oser le dire de façon concrète. « J'ai l'habitude tu sais, et si quelqu'un essaye de m'agresser je peux lui crever un œil avec mes chaussures et ça c'est super pratique. » La demoiselle secoua légèrement le haut du corps. « Mais comme tu proposes de me ramener, j'vais pas refuser ça serait super ingrat après tout.  » Ingrat, sans doute pas, mais elle n'allait pas venir lui dire non. « Toujours dans la sécurité ? »







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Par amour pour toi, je te dirais que je suis condamnée, et que je ne demande qu'à rêver. Par amour pour moi, tu me répéteras que tu seras là même quand mon âme s'envolera. Par amour pour nôtre histoire, elle s’achèvera avant que tu ne sois obligé de me dire Adieu et non au-revoir. La vie est belle, écoute là quand elle se rebelle, crois-moi, tu ne profiteras jamais assez d'elle. Sourire, c'est refuser de mourir.
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Dim 21 Mai - 17:32

Do not take life too seriously
Jiji et Leandro

Leandro secoua la tête d'un air dubitatif. Elle avait trop ri, elle était légèrement rouge au visage, de ce qu'il percevait à la lueur de la lumière tamisée du bar. « Tu n'es pas obligé de la retenir je te rassure. » Ce n'était pas ce qu'il y avait de plus important à son propos, il préférait qu'on se souvienne des vrais éléments qui faisaient partie de sa vie, le concernant lui dans ses actes et non les autres dans leurs actes vers lui. Il ne parlait que peu de son passé avant sa rencontre avec sa fiancée, non pas qu'il n'aimait pas. On ne lui en demandait jamais rien, parce que le passé bien révolu n'avait rien à faire dans le présent qui lui coulait à chaque seconde. Puis les gens évoluent, ils changent et n'ont plus besoin de regarder en arrière. Certaines choses ne sont pas assez marquantes pour qu'on ne veuille y repenser.
Ses lèvres formèrent presque un « o » alors que Jillian donna suite au jeu de mot qui liait concrètement un coup de poing en plein nez. Il imaginait déjà la force qu'elle avait pu donner à son coup, elle n'avait pas dû rester douce. Cependant, l'étonnement l'avait prit, bien qu'il ne l'avait jamais vu comme une fille qui était du genre à se laisser faire. Elle avait du caractère. Il la voyait forte, comme si son sourire était son essence naturelle qui la poussait vers le haut. « Je saurais qu'il faut que je me méfie si je viens à te mettre en colère ! Je tiens à mon nez ! » Il plaisantait plus qu'il n'était sérieux à ce sujet. Premièrement, il ne s'imaginait pas devoir se méfier de Jillian alors qu'il la connaissait depuis quand même un certain temps, elle n'était pas violente, ou il avait écarté cette facette de sa personnalité lorsqu'il pensait un minimum la connaître, deuxièmement parce qu'il s'attirait rarement les foudres de ses amis ou de n'importe quelle personne qu'il rencontrait. Il n'avait prit que deux gifles données par des femmes dans sa vie. L'une par sa sœur ainée qui n'en pouvait plus de le voir partir en dérive, l'autre par une femme qu'il avait blessé par une sincérité qu'il aurait pour une fois dû mettre dans sa poche. Un homme qui recevait le coup d'une femme l'avait pour souvent mérité. Leandro se doutait donc que le mec en question avait du mettre la dose pour provoquer la violence de la jeune femme qu'il n'avait encore jamais vu sortir de ses gonds.
Jillian pouvait peut-être paraître chiante pour quelqu'un qui se sentait bien seul et qui n'avait pas besoin des autres pour s’épanouir, alors que lui au contraire, se sentait bien au côtés de quelqu'un de vivant. Le Donati était juste difficile à suivre, parce qu'il restait assez instable dans cette relation qu'il sentait plus proche qu'il ne voulait se l'admettre. Il aimait beaucoup cette fille qu'il avait vu encore dans la peau d'une jeune fille alors qu'elle était aujourd'hui une jeune femme, une femme tout simplement. Il n'était pas sûr de la manière par laquelle il la regardait. Elle était une amie. « Tu lis dans mes pensées. N'oublies pas que je t'ai invitée, dans le cas contraire, je t'aurais plutôt évitée ! » Même s'il était difficile d'éviter Jillian lorsqu'elle déboulait dans votre vie. Il n'avait pas choisit de lui proposer un verre juste pour ne pas être seul. Passer du temps avec quelqu'un, c'était facile, mais fallait-il déjà que la personne en vaille le coup. N'importe qui dans ce bar pouvait être tout à fait intéressant, bavard, drôle, mais il préférait la présence de la blonde qui lui était tombée dessus.
Il ne s'attendait pas à ce que Jillian interprète ses paroles comme une promesse. Il réagit au quart de tour à ses mots. « Quoi ? Ah je n'ai rien promis ! Mais d'accord, je le ferais à tes risques et périls. » dit-il avec un certain amusement. Il l'avait presque fait en déclarant qu'elle le verrait par elle-même. Les mots s'étaient échappés de sa bouche. Ça ne le dérangeait pas, parce qu'il savait qu'elle en rirait, de ses vers mal trouvés. Il fallait juste qu'il soit inspiré. Prévoir était dur pour lui, il préférait faire les choses sur le moment, pendant que l'inspiration portée par Jillian faisait effet. Il n'estimait pas qu'être sa muse pour l'heure, était un privilège, bien au contraire. Il fallait déjà être artiste pour commencer. « Attends, je n'vais pas te faire patienter trop longtemps, laisse moi réfléchir... » Leandro fait un temps d'arrêt pour trouver des mots qui s'assemblent sans trop pousser non plus dans cet art qui n'était point le sien, son index et son majeurs réunis dans un battement régulier contre la table. L'idée de départ fait son déclic et il commence aussitôt.
« Un jour prochain,
Peut-être pas demain,
Voudras tu m'accompagner,
Pour boire un café ? »

Il n'y avait pas de colombes, il n'y avait pas de message non plus. Il ressentait une soudaine honte de par la pauvreté de ses vers, si bien que cette fois, c'était à lui de se mettre à rire le premier. « C'était horrible pardon, mais tu l'as voulu. » Il finit sa bière, son verre claquant au contact de la table à son retour. Il aurait pu lui dire de l'appeler Rimbaud, mais il n'était pas certain que ce dernier ne vienne pas ensuite le chercher dans son sommeil.

La licorne tant recherchée avait donc un lieu de vie ! Il se répétait une fois de plus que cette fille était dingue. Il ne comptait plus le nombre de fois qu'il se le disait. Il n'y avait rien de méchant ou de malvenu dans cette pensée. C'était juste qu'avec elle, on pouvait se permettre d'entrer dans des délires qui en ferait halluciner certains de ses employés ou collègues. « Je suis bête, j'avais pas pensé à bisounours land... » fit-il frappant son front de sa paume de main, soulignant la fausse évidence qu'il jouait à la perfection. Il ne resta dans l'air de la réflexion qu'un court laps de temps. « Le tour du monde, c'est un projet ? » Il se demandait pourquoi il n'avait jamais posé ces questions auparavant, pourquoi il se contentait de ne parler que des choses banales qui n'avaient de sens pour personne. Elle était une force de la nature. Le danger que représentent des individus surpassaient la capacité de défense des personnes les moins préparées. Il ne la sous estimait pas, mais un côté protecteur de sa personne faisait qu'il n'était pas complètement convaincu, mais il se prononça ainsi. « Je te le fais pas dire ! Tellement ingrat que j'en serais vexé ! Mais pour le talon, je plains déjà celui qui voudrait essayer ! » Un talon dans l'oeil devait faire de sacré dégâts et défier quiconque à continuer une poursuite dans les rues après ça. Il ne serait pas réellement vexé, il parlait dans l'exagération pour jouer avec celle qu'avait fait Jillian à propos d'être ingrate.
« Encore et toujours jusqu'à ce que je trouve confort dans le travail de bureau ! » Il n'était clairement pas sérieux, il détestait la paperasse, et il désertait son bureau plus que jamais, et supportait mal devoir rester plus de deux heures devant un ordinateur pour mettre à jour le dossier des clients ou la bande de données sur les cibles de ces derniers. Mais plus les années passaient, plus son père le voyait aux commandes de l'entreprise et lui donnait des responsabilités conséquentes. Il le prédestinait déjà à prendre sa suite, dans l'idée fermée qu'un homme était bien mieux à la tête d'une agence de cette activité ci. « Et je t'offre une place quand tu veux pour m'épauler armée de tes talons et de ton poing légendaire ! »
© WHICH WHICH

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Jillian Gioconda
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[titre de mon champ]: FABLE: : le mensonge est vice, le silence est pire. elle sait. [titre de mon champ]: ÉCORCE: : 26 ans (15 août) [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcière [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Contrôle du feu, girl on fire, so cliché. [titre de mon champ]: GANG: : gang des licornes, rien que ça. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : jennifer lawrence, vio. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2159 [titre de mon champ]: PACTE: : 05/04/2017



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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Dim 21 Mai - 19:05


Do not take life too seriously.





Lui dire de l'oublier était la meilleure façon d'aider la demoiselle à ne pas occulter ce détail. Cela était sincèrement trop amusant d'imaginer une image dans cette veine, celle d'un homme qui n'avait rien d'un homme à femme, être l'objet de tous les désirs. La relation de confiance existait pour cela : elle le connaissait avant la mort de sa compagne, et il fut le témoin de son agression après-coup en étant l'homme venant sécuriser sa maison. Elle était à l’hôpital lorsque sa conjointe s'y trouvait également. Jillian était toujours là, la fiancée ne pouvait pas en dire malheureusement pour lui. Jiji ne se radicalisait pas sur la mort, continuant de penser qu'elle était naturelle et qu'il ne fallait pas se laisser bouffer par la mort qui finirait par venir. Pour autant, la mort qui l'attendait ne lui faisait rien, quand la mort des autres, prenait une dimension totalement autre. Persuadée qu'elle partirait la première, cela semblait presque acquis qu'elle ne subirait pas la mort des êtres qu'elle aimait. Relation étrange, mais l'étrange donnait parfois du bon. Sa joie de vivre, pourtant toujours ancré en elle, devint un véritable raz de marée après cet accident. Jillian vantait cet événement comme mineur, tandis que Leandro avait perdu sans aucun doute l'amour d'une vie, la comparaison était impossible et la blonde ne pourrait risquer cette dernière. La vie pouvait parfois, croiser celle d'un autre, le hasard était un vilain joueur, et la demoiselle n'en connaissait que trop bien les risques et les enjeux. Il fallait toujours, apprendre à tirer une leçon des rencontres, et la demoiselle avait tiré cette dernière : toujours fermer sa porte à clé, ne signifiait pas qu'il fallait nécessairement la fermer à ceux qui venaient y frapper. Nul besoin de la laisser ouverte, mais simplement cela nécessitait d'être toujours prêt à l'ouvrir. S'ouvrir était nécessaire, et parfois, il était nécessaire d'ouvrir le nez de quelqu'un en venant le frapper. Une seule fois, cela fut obligatoire, une obligation nécessaire pour se défendre – rien d'obligatoire en réalité, simplement un geste naturel trop impulsif pour se justifier autrement.  « Promis, je tape seulement les cons. Puis, ton nez cassé pourrait faire peur aux groupies... Enfin, pourrait y avoir une infirmière dans le lot. » La moquerie était facile, mais cette image ne parvenait pas à lui échapper. Jiji riait de Leandro, de cette image qu'il avait vendu sans le vouloir. Pourtant, la blonde se souvenait encore du temps où c'était son petit ami du lycée, qui attirait tous les regards et à quel point cela faisait naître de la possessivité chez elle de façon assez délirante. Il ne fallait donc pas croire que cela avait toujours fait rire la blonde, Leandro aurait été son mec à l'époque de cette affaire, elle en rigolerait aujourd'hui simplement avec le recul. Cela pouvait paraître stupide, mais cette demoiselle méprisait bien des défauts, et pourtant, elle ne parvenait pas à venir critiquer la jalousie et la possessivité, puisqu'elle était contaminée par la seconde et que par définition elle ne pouvait que comprendre que cela était parfois impossible à faire taire sans pour autant tomber dans des extrêmes comme la petite amie psychopathe.


Parce que chiante, elle l'était, psychopathe ne serait pas le mot adéquate en revanche pour définir sa personnalité. Leandro vint donc à confirmer une chose qu'elle savait déjà : elle n'était pas moche. Jillian se souvenait encore de l'époque où elle s'habillait comme un garçon, qu'elle ne se maquillait pas et qu'elle s'en foutait royalement de la façon dont elle attirait les gens. Ce ne fut pas au contact d'un homme, qu'elle changea, pas directement. Son premier copain fut rencontré lors de sa première année de lycée, et l'un comme l'autre au fil du temps vinrent à évoluer, sans jamais observer un changement de désir dans la relation. La première à l'université, celle de son agression fut le véritable changement : un sportif et une blonde, un cliché qui vint à se briser après l'incident, quand il la quitta et qu'elle ne trouva même pas la force de venir lui dire d'aller se faire foutre en étant persuadée qu'il avait raison de le faire. Le physique changeait, le corps et l'esprit se dissociaient, mais étaient d'égale importance puisque le corps de Jiji était un facteur mourant, quand son esprit lui était la force qui lui permettait de vivre. En effet, aujourd'hui elle était jolie, blonde avec du maquillage et savait marcher avec des talons. Cela pouvait surprendre, mais la maladie lui donna autant envie d'abandonner les artifices que de poursuivre ces derniers : elle se maquillait car elle aimait ça, et non pas parce que la société l'obligeait à le faire – après tout, on pardonnait tout à une malade. « Je cours vite, impossible de m'éviter. Je cours vite, sans talons, je précise sinon c'est foutu. » Se tordre la cheville en courant avec des talons ? Déjà fait, la demoiselle ne comptait pas répéter cet exploit dans l'immédiat. Là n'était pas la question et la sorcière notait simplement le compliment. Compliment, qui aux yeux de la demoiselle donna une promesse – hyperbole, extrapolation totale de la demoiselle dans le cas présent. Il vint à prétendre que ce n'était pas une promesse, mais elle refusait du démordre en le fixant en secouant négativement de la tête face à Leandro qui réagissait au quart de tour.   « J'adore l'aventure, j'accepte les conditions. »  Cela avait le mérite de la mettre en joie en imaginant Leandro chercher une rime durant trois heures.


Pas besoin de trois heures, finalement, puisqu'il se lança dans une réflexion tandis qu'elle l'observait avec intérêt. Il prononça alors quelques vers, qui avaient le mérite d'être mignon. La demoiselle vint à hocher de la tête positivement en affichant un sourire en buvant une gorgée de son cocktail qui touchait à sa fin. La demoiselle l'écouta avec un sourire en coin, et désapprouva lorsque ce dernier vint à prétendre que cela était raté. Cela ne l'était pas, cela avait le mérite d'être naturel et absolument instinctif. « C'est pas horrible, roh dit pas ça. »  La demoiselle vint à prendre à son tour deux minutes de réflexion, plus habituée aux rimes de par la musique que son partenaire sans doute. « Avec plaisir messire, je ne saurai faire autrement que me réjouir le sourire inondé par un rire. » La blonde haussa les sourcils avec un air faussement sérieux en déposant un doigt sur le recoin de ses lèvres avant de le retirer et de finir à son tour son verre. « Nous sommes à égalité, c'est honnête comme marché. » Jiji aimait avoir une relation équitable, qu'importait la personne cela semblait nécessaire à ses yeux.

 La blonde pensait que l'humour resterait toujours de mise, mais il fut réellement question de ses projets. Le tour du monde ? Un rêve, comme tout le monde de toute évidence cela n'était pas neuf et elle ne comptait pas se vanter d'être avare de nouveautés. « Un rêve devenu projet, je compte bien le réaliser. L'avantage du journalisme, c'est qu'une fois mes études terminées cela sera en accord avec mon travail. J'aimerai visiter, autre chose que les lieux touristiques, j'ai encore du temps, j'dois d'abord aller faire de l'escalade à 1h de route de Rome et c'est cool comme projet aussi. » La demoiselle relativisait toujours sur ses envies et ses rêves, et savait qu'il fallait parfois agir dans l'ordre, du concret au prétendu impossible. Fort heureusement, la suite se porta plus sur l'humour à base de mise à mort d'oeil avec une chaussure qu'elle ne pouvait qu'apprécier lorsqu'il était question d'humour, mais surtout de lui. Parler des autres, était une passion totalement avouée. Il travaillait toujours dans la sécurité et cela avait le mérite d'être une bonne nouvelle. Elle mima alors la joie, digne d'une miss monde, lorsqu'il lui proposa d'intégrer son entreprise. Mimant quelques larmes en faisant la salutation des miss en prenant son verre comme micro.  « Merci, merci public, je savais que l'attaque avec le talon m'offrirait cette opportunité. Je voudrais remercier mon chat, qui fut toujours là dans les moments difficiles, mais aussi mon nouvel employeur... » Se tournant en souriant vers des gens du bar qui la regardaient tandis qu'elle continuait son geste de la main avant de finalement se reprendre et de fixer Leandro en affichant un rictus. « Bon, stop ils vont me prendre pour une folle. Donc la bonne nouvelle, c'est que le jour où j'ai besoin d'aide avec le système, je pourrais venir te faire chier plutôt que d'appeler le service après vente. Ça fait du bien de te revoir. » Les verres étaient terminées, difficile à dire qui viendrait annoncer qu'il était temps de partir ou si la soirée continuait, encore un peu.





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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Lun 22 Mai - 2:50

Do not take life too seriously
Jiji et Leandro

Elle ne le voyait au moins pas dans la catégories des cons, c'était bon à savoir. En fait, il ne savait pas très bien s'il devrait ou non être caractérisé dans cette tranche d'individus. Il avait ses moments cons où il pensait un peu trop à lui, à ses craintes et à ses peines, des moments cons où il lui arrivait d'oublier que les gens pouvaient attendre de ses nouvelles sans se sentir obligé d'en demander le premier, un brin égoïste dans le fond, que d'autres n'interprèteraient pas de cette manière contrairement à lui. Puis il y avait le reste du temps, où il savait que le monde était un tout, une succession d'évènements, une multitude de personnes à rencontrer, à connaître, à protéger ou faire sourire en restant lui-même. Leandro n'était pas le mec parfait dont pouvaient rêver toute les filles qui passaient au dessus de son physique sans s'y arrêter. Il a ses qualités, certaines meilleures que d'autres, mais il a aussi de sacrés bons défauts qui peuvent se révéler être un handicap quand à l'adjectif qu'on devrait lui attribuer. Il n'avait pas encore laissé Jillian devenir proche de lui assez longtemps pour qu'elle ne voit l'une de ses plus grosses faiblesses. Au moins, il avait conscience de ce qu'il était, il ne prétendait pas être mieux qu'il ne l'était véritablement, bien qu'il ne se vante pas à tout va d'être un jaloux possessif à un point presque maladif. « Oh, un badge anti-groupies en plein milieu de la figure ! Je n'sais pas encore ce que je préfère, mais je crois que je choisis que tu m'épargnes. » Il secoua légèrement sa tête, le regard ailleurs. Il jaugeait l'importance de la contrepartie. Il avait eu la chance de ne pas encore prendre de coup de poing en plein nez malgré quelques – rares certes – fâcheuses bagarres, il aurait trouvé dommage de briser sa chance à ce stade. Et les infirmières. Leandro n'avait jamais compris le fantasme généralisé qui les entourait mystiquement. Ce n'était que des femmes comme les autres, armées de cathéters et de seringues, qui ne portaient pas même la mini jupe qui était censé rendre la profession 'sexy'. « Ça va me suivre toute ma vie ça... » Parce qu'elle était moqueuse et qu'il ne pouvait s'empêcher de suivre le mouvement de la moquerie en souriant par excès à sa suite.

Jillian venait confirmer son caractère tenace. Les mots qu'elle prononça vint projeter dans sa tête, l'image de la jolie blonde en train de courir après lui alors qu'il pressait le pas pour l'éviter. C'était le genre de chose qu'il ferait réellement en dernier, continuer de marcher alors qu'il entend ou voit clairement qu'elle cherche à lui parler. L'image avait quelque chose de triste dans la réalité qui pourrait être donnée à la scène. Ce serait le rejet de plusieurs années de côtoiement et d'amitié avec elle, juste par le simple fait de lui tourner le dos ainsi. Éviter est plus facile lorsque les gens ne voient pas. Mais éviter était plus la solution du lâche qui ne veut pas affronter la cause pour laquelle il ne veut pas voir cette personne. Peut-être que si Jillian n'était pas venu poser ses doigts sur le champ de vision de Leandro, ce dernier n'aurait peut-être pas arrêté la jeune femme pour lui parler, parce qu'il ne savait juste pas, et parce qu'il avait lâchement posé entre eux la distance dont il pensait avoir besoin. Il n'était plus sûr maintenant. « Une femme qui me court après, ça peut être plaisant ! Je n'sais plus trop s'il faut t'éviter quand tu as des talons au risque de se le prendre dans l'oeil, ou si c'est mieux quand tu n'en as pas ! » A lui de se moquer.

La promesse était tenue, en temps et en heure, rapide, alors qu'elle acceptait les conditions. Il était beaucoup trop dans le mood pour laisser le temps écraser cet élan qu'il s'était donné. Elle ne trouvait pas horrible, lui n'aimait pas manipuler les mots pour en faire des enchainements poétiques ou autre parce qu'il n'estimait pas que cela relevait de ses compétences, surtout en présence d'une étudiante en journalisme qui jonglait avec les mots dans une facilité déconcertante. De la tête, il la remercia alors qu'elle le suivit pour réponse dans des mots judicieusement choisis. Ses yeux fixés sur Jiji, il approuvait de signes de tête avant de commenter finalement, sans l'ombre d'une rime, et cassant cette chaine, il répondit, les yeux levé le temps d'une courte phrase. « Mmm, félicitation ! Tu es trop bonne pour moi... » Si elle ne trouvait pas d'emploi dans le journalisme, elle pourrait se tourner vers un métier d'artiste poète, qui ne gagnait pas grand chose évidemment, mais l'argent n'était pas normalement une motivation première.

Les projets étaient l'élan même de la jeunesse. Il était attentif. Elle avait des rêves, des envies qu'elle réaliserait un jour, il en était sûr. L'idée, pourtant, de la voir partir à l'autre bout du monde lui pinçait un peu le cœur. A Rome, même lorsqu'ils n'étaient pas en contact, elle restait un élément présent dans sa vie, juste parce qu'il savait qu'elle était là, à quelques kilomètres de lui. C'était la jalousie en sommeil qui se levait de sa sieste pour venir le titiller un instant. Il n'arrivait pas à se réjouir pour ses amis lorsqu'ils prenaient la distance, entre cette mauvaise jalousie et le sentiment d'abandon que cela lui procurait. Mais comme elle le précisait, ce n'était pas pour encore. Il ne lui demanda pas pourquoi elle n'avait pas encore tenté l'expérience de l'escalade puisque ce n'était pas si loin que ça, mais il ne voulait pas en venir à la rendre maussade si elle devait évoquer ou penser à sa santé. Elle n'allait pas toujours aussi bien, il le savait, il l'avait vue plusieurs fois à l'hôpital, et tant qu'elle l'était, il ne voulait pas briser sa joie de passer ce qu'il espérait, une bonne soirée. « Jiji, conquérante du grand monde ! » se permit-il simplement de répondre alors qu'il dénota que ce n'était pas le sujet dont elle avait le plus envie de parler.
Sa proposition pour entrer dans le monde de la sécurité fit sensation sur la jeune femme. Aussitôt qu'elle se lança dans un discours de remerciement, Leandro pouffa littéralement. Des gens s'étaient immédiatement tournés pour lancer leur regard en direction de leur table, ce qui acheva de rendre la scène plus drôle qu'elle ne l'était déjà. S'il avait presque décroché à cause du fou rire qui l'avait prit, il salua de sa place en se pliant légèrement, lorsqu'elle parla de son 'nouvel employeur'. « Je crois que c'est trop tard » Il ne put réprimer un dernier rire avant de se calmer, ses iris rencontrant ceux de Jillian. « Je suis aussi heureux de te revoir. » Il était sérieux. Rire et humour disparus de son visage le temps de cette courte phrase qu'il vint approfondir d'un regard appuyant sa sincérité. Une fois de plus, il s'en voulait d'avoir rompu le contact. Ce n'était pas la première fois, il n'était pas certain que ce soit la dernière. Il n'était pas sûr de lui.
Il avait vu Jiji boire sa dernière goutte de cocktail. C'était le moment d'indécision qu'il appréhendait parfois, lorsqu'il n'avait pas envie de laisser disparaître la présence qu'il appréciait. Le coude sur la table, doigts contre sa mâchoire. « Est-ce que je continues à te saouler, ou est-ce que j'te ramène ? » Il préférait lui laisser le choix entre un nouveau verre ou les retrouvailles avec son chat dont il oubliait toujours le nom. Parce qu'il lui avait proposé de se joindre à lui, plus tôt dans la soirée, mais qu'il voulait la laisser libre quand à ce qu'elle préférait.
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Lun 22 Mai - 10:32


Do not take life too seriously.





Il existait des règles sociales, des lois qui définissaient la manière de commencer une relation dans la prétendue politesse. En effet, le monde reconnaissait les rencontres comme différentes, mais elles devaient suivre un schéma comme si l'individu était trop con pour savoir comment il devait aborder quelqu'un. Cela existait bien évidemment, cette timidité excessive qui détruisait une vie et venait à bouffer de nombreuses personnes. La demoiselle n'était pas indifférente à ces grands timides, qui avaient un grand coeur, mais qui n'osaient pas pour des raisons parfois louables. La blonde pouvait sembler idiote, désireuse de vouloir sauver la veuve et l'orphelin, cela sonnait comme une drôle de fable. Elle n'avait rien d'une héroïne et ne pensait pas qu'un individu était nécessairement faible et donc qu'il devait être sauvé à tout prix. La demoiselle préférait croire que tout le monde avait besoin d'aide à différents niveaux, et qu'il était donc logique qu'un riche héritier n'était pas autant dans le besoin qu'un SDF qui souffrait physiquement et mentalement au fil de l'année. Tout cela pour en revenir au principe de règle sociale, qui était devenue simplement une excuse pour mépriser le SDF et aduler le riche héritier. Le monde marchait, mais cela ne signifiait pas qu'il était juste. De plus, ces règles étaient parfois ridicules et la demoiselle se demandait souvent qui avait décidé d'imposer des codes. La blonde savait que dans l'ordre des choses, elle ne devrait pas parler particulièrement avec Leandro. Il était celui qui avait installé un système de sécurité chez elle, ses parents avaient sans doute proposé un café au jeune homme avec le sourire, pour parler ensuite du contexte dangereux de Rome comme si partager le malheur de leur gamine était nécessaire. De même, nouer avec la fille d'un ancien couple client n'était peut-être pas recommandé, difficile à dire. Pourtant, la relation existait. Elle ne devrait pas pouvoir rire de son passé, des groupies et encore moins profiter d'une conversation de plus de deux minutes avec lui de façon totalement naturelle. « Quand tu seras vieux, tu auras des groupies à la maison de retraite. » Cela avait le mérite de répondre à sa phrase : oui, cela le suivrait sans doute toute sa vie et la demoiselle ne s'en cachait pas. Cela ne signifiait pas pour autant qu'il allait devoir la supporter toute sa vie, mais au moins il savait que jusqu'à ce qu'elle en ait la force, elle viendrait le faire chier avec cette histoire. La demoiselle tentait toujours de préserver toutes ses relations, tandis que Leandro semblait plus volage dans cet aspect. La blonde n'était pas une stalkeuse, mais elle tentait toujours de conserver aux maximum ses amitiés même si cela limitait parfois les retrouvailles. Elle serait hypocrite de dire que cette relation composée de retrouvailles et d'un temps indéfini d'absence n'était pas sa faute, puisqu'une relation amicale marchait à deux tout comme toutes les relations. Il fallait croire que ni l'un ni l'autre n'étaient prêts à relancer assez souvent l'autre. Ni un mal, ni un bien, simplement une relation assez étrange qui avait le mérite d'être unique en son genre.


« Une femme qui court peut-être, une Jiji qui court pas forcément. » Les rares fois où elle courrait, c'était dans le but de faire de sport ou pour sauter dans les bras de quelqu'un, cela n'avait rien de plaisant dans le premier cas et dans le second cela pouvait paraître démesuré comme réaction. Il fallait donc la connaître pour ne pas être choqué et surtout ne pas lui reprocher son attitude, chose qui serait assez simple puisqu'une inconnue qui courrait en direction d'un quasi-inconnu n'avait rien de rassurant selon la sorcière – question d'opinion. Tandis qu'à l'entendre, elle était capable de bien des jeux de mots. La demoiselle n'étudiait pas les langues et les lettres, mais le journalisme qui regroupait les deux filières de façon sans doute légèrement inégale. Affichant un sourire en coin en secouant négativement la tête en roulant des yeux : elle n'était pas bonne, elle avait simplement l'habitude et cela était totalement différent. En tout cas, elle préféra se taire sur ce point de peur de faire des jeux avec les mots qui seraient le reflet d'une pensée légèrement lubrique. Jillian ne voyait pas la femme comme une entité qui ne pouvait pas faire des blagues de cul, mais la situation ne s'y prêtait pas toujours. L'idée de parler de ses projets, portait la conversation vers une autre facette, ouvrant la possibilité de parler de l'avenir et de ce que l'un et l'autre envisageaient pour demain. Jillian se voyait partir, mais toujours revenir. Son hôpital était ici, et les rares voyages furent scolaires ou pour sa santé. Il ne fallait pas croire, cela était déjà une chance immense, mais l'idée de se rendre dans une ville comme Seattle uniquement pour discuter avec des médecins avait le don de légèrement l'ennuyer et elle ne pouvait pas s'en cacher. « Exactement, reine du monde, tout le monde portera des plaids et des chaussons. » Une bien belle idée, une étrange déclaration mais elle avait le mérite de démontrer qu'elle n'avait pas la carrure pour une carrière grandiose. Elle n'était pas une carriériste, elle aimait ce qu'elle faisait sans réellement se soucier de ce qui serait nécessaire pour demain. Leandro avait certainement des opportunités : agrandir l'entreprise, ouvrir sa propre entreprise, racheter une autre entreprise de sécurité. L'avantage de l'indépendance était qu'elle offrait des occasions, sans doute une chance pour une profession libérale.




« Il n'est jamais trop tard. » Prenant un air légèrement sérieux sur cette phrase, qu'elle pensait, la plupart du temps. Le sérieux reprenait place après cette brève introduction de comédie et d'humour qui avait le don de foutre Jillian dans une bulle nommée « connerie ». Un sérieux qui vint totalement à reprendre place, lorsqu'il vint à affirmer en la regardant dans les yeux qu'il était content de la revoir également, ce qui avait le mérite de la rassurer et de lui éviter un vent assez magistral. Un sourire en coin, tandis qu'elle l'observait sans rien répondre, considérant que venir rebondir casserait la sincérité de la scène et qu'il était donc préférable de continuer sur une autre conversation. Cela la touchait et elle ne le cachait pas dans son regard. La suite de la conversation tomba finalement sur la marche à suivre : partir ou rester. Lui proposer un café chez elle serait assez suspect donc elle préféra s'abstenir. « Tu peux me saouler encore un peu, j'ai tout mon temps. J'suis uniquement en stage maintenant, donc ça va, j'bosse pas 35h moi. » C'était lui l'homme actif, elle ne l'était pas totalement puisqu'elle allait passer son temps à faire à faire la stagiaire au journal régional dont le centre était à Rome. La demoiselle attendit qu'un serveur passe pour lui demander un verre d'eau plate, donc par définition gratuite avant de se détourner vers Leandro s'il désirait lui aussi commander un verre pour finalement reprendre la conversation. « Et toi ? Tes rêves et tes projets ? »





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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Mar 23 Mai - 3:25

Do not take life too seriously
Jiji et Leandro

L'avenir était un personnage délicat, imprévisible. Il pouvait donner autant qu'il était capable de reprendre. Reprendre ce qui était déjà acquis, ce qui ne pouvait plus rester. C'est cruel le temps. Il emporte tout sur son passage, pour ne laisser que des souvenirs, heureusement parfois plus heureux que ce que ne réserve l'avenir. Leandro n'était pas sûr de chercher à se projeter vers l'avant.  Pas assez pour voir si dans plusieurs dizaines d'années, il serait encore sur Terre pour mettre le pied dans une maison de retraite. Il avançait, il n'avait pas le choix, et ne pouvait pas rester figé éternellement à l'état actuel. Les signes de l'âge lui déplaisaient plutôt pas mal, et s'il n'angoissait pas à l'idée de prendre un an de plus chaque année, il appréhendait l'arrivée de la quatrième décennie. Ce n'était pas très optimiste, c'est vrai, il ne l'était pas tout le temps. Il n'arrivait pas à ne voir que le bien comme réussissait à le faire Jillian. Il fallait d'abord accepter les difficultés et les pousser hors de sa vue, il n'en était juste pas capable. Pas encore tout à fait. Mais il avait de la chance et il estimait que dans toute vie, il y avait un point noir qui s'interposait à la recherche complète du bonheur. L'idée d'une possible maison de retraite, dans laquelle il n'envisageait pas de s'installer un jour, était assez loin pour qu'il puisse en rire, s'imaginer avec des millions de rides et des femmes du même âge que lui, lui demander d'ôter son tee-shirt pour admirer ses abdos dégonflés. C'était la vision la plus extrême, ironique et effrayante qu'il pouvait avoir. Il feint une mine boudeuse, dos appuyé contre sa chaise et bras croisés contre son torse. Elle n'oublierait pas, c'était certain maintenant. Il ne lui restait plus qu'à trouver lui aussi, au détour de l'une de leurs conversations, de quoi la taquiner autant qu'elle le ferait avec lui. Il trouverait, ce n'était pas un problème, après tout, il savait y faire !
Cela avait une vraie significations, mais il n'était pas sûr de la quelle était la bonne. Courir après quelqu'un n'était pas un sport qui donnait envie d'être pratiqué, cela incluait une part de rejet de la part de l'autre, et c'était en aucun cas, ce que les gens appréciaient. Il doutait qu'elle n'ait à courir au derrière de personne pour qu'on lui parle. Elle était agréable et légère à vivre. Elle ne s'imposait pas autant qu'elle le pensait – ou était-ce son avis personnel – et elle avait de la discussion, de l'humour à revendre et faisait preuve de plus d'intelligence qu'on ne voudrait lui accorder. Leandro pourrait l'éviter comme il s'apprêtait à le faire dans le soucis de ne pas la déranger parce qu'il ne se serait pas senti à l'aise de débouler dans son groupe d'amis du lycée pour venir lui dire bonjour. Cependant, il ne pourrait jamais lui tourner le dos. Elle était entré dans sa vie et comme toute personne qui le faisait, il avait ses responsabilités envers elle.
Lorsqu'il verrait une paire de chausson et un plaid, que ce soit en magasin ou lorsqu'il se trouverait chez un client, sa première pensée viendrait directement à la jolie blonde. « Je pense que c'est une tenue que tout le monde appréciera jusqu'au moment de sortir ! »

« Il n'est jamais trop tard » Il avait toujours trouvé cette phrase magnifique. Il n'y croyait pas à cent pourcents, mais il y avait du vrai. On pouvait toujours faire en sorte de rattraper ce qui était déjà fait. Les éternels optimistes diraient de Leandro qu'il est pessimiste, lui se qualifie plutôt de réaliste, parce que la magie du mot 'jamais' se détournait de son devoir. Cela n'enlevait rien de la beauté de cette phrase. Il l'appréciait sans en aduler le sens.  Il acquiesça pour ne pas tomber dans un débat qui pourrait être similaire à ceux qu'il avait déjà eu avec d'autres personnes. Le tout est que là, qu'il soit trop tard ou non, ce n'était pas bien grave. Laisser dire les gens et les ignorer était les premières choses à faire lorsque les regards sont braqués sur vous. Leurs regards s'étaient capté un moment, dans un silence que les bruits annexes à leur table, venaient masquer.

Ravi qu'elle accepte un autre verre, il leva le bras pour demander au serveur de venir, ce dernier lui faisant un signe de la tête pour lui montrer qu'il l'avait vu. Il ne pouvait pas se réjouir d'avoir tout son temps, mais il n'avait pas envie de terminer si vite des retrouvailles qui n'en avait pas forcément l'air à les voir. A dire vrai, il ne bossait pas seulement trente cinq heures, il faisait en sorte d'avoir  le plus de temps possible occupé, en variant ses activités de telle sorte qu'on ne voit pas qu'il en faisait un peu trop. « J'aurais suffisamment le temps de dormir et de me rattraper sur le matin...» Le serveur se présenta à leur table. Leandro se surprit à froncer les sourcils lorsqu'elle demanda un verre d'eau plate. Il avait hésité un instant à se reprendre une bière, évitant son attrait pour le whisky qui lui faisait de l'oeil. Pas à une heure pareille. Il suivit son exemple, comme s'il s'agissait d'une compétition, le gamin en lui refaisant surface. « Un verre d'eau gazeuse s'il vous plait. » Il se tourna vers Jillian et son choix de boisson, aussitôt le serveur disparu de leurs côtés. « Je n'peux pas dire que tu me coute très cher ! » Même s'il ne parlait pas en soit, de la quantité d'argent en question mais plus du fait qu'elle aurait pu choisir autre chose si cela lui faisait plus plaisir qu'un verre d'eau. L'argent ne comptait pas, il avait la chance de n'avoir pas à regarder combien de pièces dormaient dans son porte-monnaie. Cette eau, il était certain d'autant plus, qu'elle ne serait pas même sortie d'une bouteille mais simplement du robinet. « J'ai déjà comblé pas mal de rêves entre le boulot et... » sa vie personnelle et le fait de se poser avec quelqu'un pour un bout de chemin ensemble. Les mots ne traduisaient pas si facilement cette pensée lorsqu'ils devait les dire à voix haute. « Prendre des vacances pourrait être bien, une ou deux semaines, et un chien, je crois que je devrais nettement adopter un chien ! » Les projets n'allaient pas plus loin que ça pour l'instant, alors qu'il revenait sur l'idée de prendre un chien comme il se l'était dit plus tôt dans la soirée, et d'autre fois auparavant. Dans l'élan de la réflexion, il ajouta dans le même trait. « Te voir en plaid et chaussons, j'ai faillis oublier ! Et ne pas te laisser de côté...» le ton de sa voix venait rejoindre le néant crescendo, la fin devenant presque inaudible. C'était la remarque qu'il se faisait à lui-même pour se dire de ne pas recommencer. « Où est-ce que tu fais ton stage alors ? »
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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Jeu 25 Mai - 15:18



Do not take life too seriously.




Si le monde devait tomber, qu'il retourne à l'âge de pierre pour mieux renaître de ses cendres et émerger sous une nouvelle forme, cela ne se ferait qu'au prix de nombreuses vies. La demoiselle, entendait trop souvent ces mots dans le vent « je veux changer le monde », ou pire encore « je vais, changer le monde ». Cela pouvait sembler stupide, mais cela la faisait rire, trop sans aucun doute. La blonde ne pouvait pas prétendre changer le monde seul, il fallait que le monde accepte de changer pour parvenir à supporter ce qui l'attendait. La demoiselle savait que l'humanité n'était pas un noyau commun, et qu'il était impossible de lier tout le monde, de faire parvenir dans l'esprit qu'il fallait souder tout le monde pour ouvrir l'univers sur du changement. Jillian voyait donc l'avenir comme individuel, soumis à l'avenir imposé par cette société qui se refuserait toujours à changer. Elle en fut, de ces manifestations étudiantes qui avaient pour objectif de changer les choses de façon pacifique. Cela fut un échec, de par les débordements et les intentions contraires entre les différents individus. La future journaliste savait donc que demain, ne pouvait pas s'écrire à l'avance et qu'il devrait se vivre en espérant parvenir à faire grandir l'humanité à petits pas. Mais la question était de comment changer le monde, quand ce monde était né dans cet univers où le monde semblait facile et où la terre semblait éternelle. La blonde n'allait pas faire une longue tirade sur le fait qu'un individu né égoïste ne pourrait pas devenir généreux du jour au lendemain. L'avenir ne pourrait donc jamais s'écrire de façon claire, mais la demoiselle continuait d'espérer le meilleur pour demain, mais cela ne supposait pas qu'elle était bête et qu'elle était assez conne pour croire que tout le monde allait vivre heureux dans son travail, sa sexualité et même avoir une santé de fer. Le monde changeait, tournait et elle se contentait d'imaginer que le monde pouvait devenir joyeux même pour les plus malheureux et pour tous les innocents, brisés au fil des années ou des siècles. Peut-être que le monde changera, lentement. Notamment le style vestimentaire, qui ne cessait d'évoluer depuis de nombreuses années. Les modes, passaient et revenaient et selon un styliste dont Jiji se foutait du nom « le style était éternel », mais que la mode, elle, passait et s'en allait de façon totalement aléatoire rappelant que tout cela n'était que le fruit d'un choix qui pouvait plaire ou déplaire, un effet de masse parfois ridicule. Jillian trouvait qu'un style vestimentaire représentait la personnalité avant tout, et qu'il fallait donc parfois simplement se pencher quelques minutes sur la personne pour saisir ce qu'elle désirait mettre en avant. Cela reflétait bien plus de souffrance que de force, selon elle. Quelqu'un qui se cachait derrière un pull avait bien plus de courage qu'une personne qui affichait un visage botoxé. L'apparence était une menteuse, et la demoiselle ne pouvait pas s'empêcher d'y faire attention parce qu'elle appréciait l'idée de briser cette barrière entre ce qui semblait et ce qui était.

Sans doute qu'il aimait son travail, ou du moins, il ne semblait pas le détester. La demoiselle ne pouvait pas prétendre le connaître assez pour émettre un jugement sincère et véridique sur Leandro, mais il ne devait pas se lever en traînant les pieds tous les matins. Jillian était du matin, elle aimait se lever tôt lorsqu'elle ne sortait pas tard le soir. La demoiselle avait cette habitude de partir courir trois fois par semaines tôt le matin, et le reste de la semaine en fonction de son stage et de ses cours elle s'accordait du temps de sommeil en plus. Le week-end était assez aléatoire, et la demoiselle ne saurait définir si elle passait plus de temps à sortir, à rester sur son canapé ou à traîner dans son lit. Sans doute que l'équation était égale et qu'il était inutile de chercher un chiffre parfait sur ce point. La sorcière imaginait difficilement la vie de Leandro, s'il aimait sortir, recevoir des amis où bien s'il était un adepte de la télévision avec une pizza le vendredi soir. La sorcière avait souvent, trop sans doute, des invités chez elle. Il était rare de ne pas profiter d'un passage amical, et même d'un réveil avec des amis – l'avantage d'avoir récupéré la grande maison lors du déménagement de ses parents était sans aucun doute le nombre de chambres. En tout cas, tandis qu'elle commandait un verre d'eau, monsieur en pull fit le choix d'une eau gazeuse. Jillian n'était pas accro à l'alcool et pouvait s'amuser avec de l'eau plate, donc elle ne comptait pas se forcer à boire plus que nécessaire et cela fit rire Leandro qui n'hésita pas à se moquer sur ce point. En effet, elle ne coûtait pas cher la gamine, et ce n'était pas la première fois qu'on lui disait ça. « La plupart des mecs avec qui je suis sortie disaient la même chose ! C'est le bon côté d'être une fille casse couille, on coûte pas cher on pompe juste beaucoup de temps et d'énergie. » Le restaurant, elle aimait bien ça mais n'allait pas hurler si elle n'allait pas au restaurant tous les mois. Les fleurs, une dépense inutile et elle préférait largement acheter une boîte de chocolat pour deux personnes. Les cadeaux, difficile de trouver un truc qu'elle n'avait pas donc cela se résumait à des week-ends à deux et des conneries du style. Jiji répondait à ses besoins, toujours.


Les rôles furent inversés et la question des rêves fut adressée à Leandro, comme un juste retour des choses puisqu'elle aimait surtout écouter les autres parler même si ironiquement elle parlait beaucoup. Il voyait petit, mais cela avait le mérite d'être des rêves sincères qui avaient la valeur d'un espoir sincère et nullement des rêves vendus dans les journaux et à la télévision. Il voulait même adopter un chien, cela fit sourire Jillian. « Je suis team-chat, mais les chiens c'est cool aussi ! Les animaux c'est super agréable, hormis les poissons rouges, qui ne sont là que pour donner un style avec un joli aquarium. » La demoiselle n'avait rien contre les poissons, mais elle trouvait les poissons rouges d'une rare inutilité. La blonde occulta donc le reste de ses pensées, n'osant pas rebondir sur ce qu'il avait marmonné, lui demander de répéter aurait été étrange et préférant donc continuer la conversation naturellement. De toute façon la question retomba sur elle tandis que le serveur revenait déposer les deux verres. La sorcière le remercia, attendant qu'il s'éloigne pour reprendre le fil de la conversation. « Je suis au journal La Repubblica, parce que je voulais à tout prix un journal qui soit plus en accord avec mes idéaux et c'est difficile de trouver un journal reconnu qui ne soit pas en admiration face au vatican sans jamais nuancer ses propos. » Italie, pays trop catholique, Italie, pays trop proche du Vatican. Vatican, trop chiant. « Donc je jongle, assiste de certains journalistes, assistante de tout le monde, j'assiste à des réunions, j'suis là parfois pour retaper des enregistrements parce que faut bien abuser de la stagiaire. » Laissant échapper un trait d'humour, parce qu'elle ne se sentait pas exploitée, loin de là. « Pour le moment, j'aime bien, un métier doit s'apprendre et j'suis une fille patiente à ce niveau-là. » Elle était patiente au niveau professionnel ou amical, mais sentimentalement cela n'était pas le cas par exemple et avait une facilité d'attachement trop grande.





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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Lun 29 Mai - 2:26

Do not take life too seriously
Jiji et Leandro

Offrir du temps à quelqu'un était une preuve que cette personne comptait. Leandro n'en avait pas à revendre, ou s'il en avait, il faisait en sorte de ne pas pouvoir en disposer, en se donnant un peu plus d'heures dans son emploi du temps. En amitié, comme dans toute relation, il en était convaincu, l'argent ne faisait rien, il ne contribuait pas même au bonheur si ce n'était qu'il facilitait simplement les choses. Les Donati ont toujours eu de l'argent, Leandro et ses demi-soeurs ont toujours été à l'écart de tout besoin, et c'était une chose pour laquelle il n'avait pas à se plaindre. Cependant, l'argent était une monnaie à laquelle, Leandro estimait que l'on y donnait trop de valeur. Si tout avait le privilège d'être libéré d'un cout, on donnerait certainement plus d'importance à la valeur émotionnelle et aux gens qui nous entourent. Mais l'humain était capable de monnayer n'importe quoi. Il ne pouvait pas nier qu'il aimait vivre avec le certain luxe dans lequel il était né. Il ne connait pas l'envers du décor, son père ne l'avait privé d'aucun jouet, d'aucun privilège durant sa jeunesse, personne ne peut espérer mieux de ce côté là. Pourtant, il ne vole pas au dessus du monde en affichant sa facilité. Parce que ça ne l'intéresse pas, parce qu'il ne se réjouit pas de cette valeur monétaire qu'on lui attribuerait si l'on connaissait le solde de son compte épargne. Lui l'a oubliée. Leandro n'estime pas que l'argent est indispensable, les gens le sont. Le mérite ne lui revient pas seulement, ces valeurs sont celles de son père. Il sait donc qu'il n'est pas pas supérieur à une autre personne au niveau de l'argent, il est à sa propre place, comme toute âme qui vaut la peine d'être là, sur Terre. « Mais quand on aime, on ne compte pas ! » Il comptait pourtant à l'instant, qu'il avait laissé peu de place à Gillian dans sa vie ces temps ci, et qu'il pouvait rattraper ce temps en la voyant plus régulièrement, ce qui était permit puisqu'elle n'était plus une simple cliente depuis pas mal de temps. « J'ai plus d'énergie que de temps à t'accorder ! Et tu n'es pas 'casse-couilles'... » Pourquoi se voyait-elle ainsi ? Elle n'avait rien de chiant ou de casse-couilles, il trouvait important de le lui rappeler, même si elle le disait sur le ton de la plaisanterie. Elle était juste vivante et heureuse de l'être, c'est comme ça qu'il pourrait remplacer la définition de cette expression dont elle avait usé.

La conversation avait dérivé sur les rêves qu'il avait pour son avenir. Ils n'étaient pas extravagants, juste le reflet de lui-même, la suite arriverait de manière plus spontanée, avec le temps, au fil des jours, des mois, des années. Il ne voulait pas se projeter, à quoi bon espérer faire de grande choses lorsqu'on est pas sûr qu'un obstacle viendra se mettre en travers de la route si bien tracée.
« Attends, c'est plus que cool. Ces bêtes sont capables de manger la mousse de ton canapé, de baver ou pire dans tes chaussures, et ils peuvent venir manger dans ton assiette dès que tu tournes la tête, je trouve ça juste incroyable ! » Un moyen de se convaincre lui-même qu'un animal était une grosse responsabilité dont il n'était peut-être pas prêt à assumer les pires conséquences. Il n'était pas matérialiste, mais ne pas devoir acheter trois fois le même meuble dans le mois restait intéressant dans un point de vue de non gaspillage. « Team chats, je retiens chère adversaire... » Ses yeux s'étaient plissés lui donnant un faux air de défi trop exagéré, au même temps qu'il fit un léger signe de la tête. Elle préférait les chats, lui n'avait rien contre, mais les trouvait trop fourbes et espiègles pour partager sa vie avec l'un d'eux. Les chiens sont plus dévoués, fidèles, ils n'ont pas le même besoin de liberté qu'un chat, et sont fait pour passer des heures auprès d'une personne, en donnant finalement un amour conditionnel à son maitre. Beaucoup moins manipulateurs à son avis.

Les deux verres d'eau revinrent, Leandro adressant un signe de tête pour remercier le serveur qui disparut aussitôt. Il l'écouta. Il aimait bien cette moue sérieuse qu'elle pouvait avoir lorsqu'elle évoquait le boulot qu'elle allait attaquer, et le journal qui l'employait en tant que stagiaire. Elle devenait tout de suite plus adulte, au delà d'une apparence de femme, elle était une femme dans ses pensées. Elle œuvrerait pour la vérité, comme tout bon journaliste se devait logiquement de faire. Le stagiaire était évidemment le premier sur la liste des besognes, évidemment...  « Moi qui espérais que tu serves aussi le café...Tu penses que tu vas pouvoir proposer quelque chose quand-même ? » finit-il plus sérieusement. Il savait que le journalisme était un domaine demandé et difficile d'accès. Il fallait commencer au bas de l'échelle pour la gravir doucement et finir par se faire un nom, avec de la chance, de l'obstination et du talent.
Jillian parlait de patience, une vertu qui n'était pas donnée à tout le monde. Parce que patience voulait aussi dire attente, et que l'exercice de l'attente était parfois difficile à tenir. « Et à quel niveau tu n'es pas patiente ? » Elle avait précisé, la curiosité difficile à faire émerger chez Leandro, venait de faire surface sur un détail. Sa vie était faite de détails qu'il devait dénicher, chez les uns, chez les autres, qui devenaient finalement, lorsqu'on les assemblait, ou lorsqu'on cherchait leur vraie valeur, des choses plus importantes qu'elles ne le paraissaient.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 26 ans, douceur de la peau, qui ne peut que se faner avec lenteur sous les sourires. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Tu es à la recherche de ton sexe apple ? Contacte vite Jiji-l'amoroso pour obtenir des conseils sur comment foirer ta vie amoureuse (appel surtaxé). [titre de mon champ]: BESOGNE: : stagiaire en journalisme. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : le mensonge est vice, le silence est pire. elle sait. [titre de mon champ]: ÉCORCE: : 26 ans (15 août) [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcière [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Contrôle du feu, girl on fire, so cliché. [titre de mon champ]: GANG: : gang des licornes, rien que ça. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : jennifer lawrence, vio. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2159 [titre de mon champ]: PACTE: : 05/04/2017



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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Mar 30 Mai - 20:42


Do not take life too seriously.




Une gamine, qui vivait dans une grande baraque italienne au sein de la capitale, avec une piscine, un système de sécurité qui avait autant de valeur que qu'une année de salaire chez les smicards, ou encore cette culture dont elle était héritière. Elle ne comptait pas, parce que cela ne fut jamais nécessaire. Loin de l'idéologie bourgeoisie, ses parents étaient des gens qui aimaient la simplicité mais qui travaillaient dans l'immobilier et cela reflétait la vie de la demoiselle : partir de rien, pour monter haut. Jillian n'était pas née, dans la facilité et ô combien aujourd'hui cela semblait impossible à croire, mais cela ne fut pas toujours simple. Sa générosité, ne signifiait pas qu'elle n'avait pas la notion d'argent. La demoiselle, comptait rarement, et la raison était que si elle commençait à compter, alors seulement elle devrait se rappeler que la mort s'approchait, que ses souvenirs seraient limités et qu'elle devrait supporter le poids de l'inévitable. Compter, signifiait abandonner pour elle, alors elle ne comptait pas pour les autres, elle ne comptait que lorsqu'elle devait s'occuper d'elle-même – notamment lorsqu'elle devait payer dans un café. Alors, cela était à se demander pourquoi elle ne comptait pas, les minutes qui restaient avant que la faucheuse ne vienne réclamer son âme, et Leandro vint à fournir la réponse : quand on aimait, on ne comptait pas. Elle aimait, bien plus qu'elle n'avait peur. La force de cette pauvre fille, était l'amour qui semblait l'envahir face à un sourire. Elle ne fut jamais une adepte du trop peu, mais toujours du tout. Donner sa confiance, son amour, son affection, son corps et ses pensées. Cela était arrivé rarement, de découvrir que Jillian Gioconda était en couple, et cela était pour une raison simple : la différence entre son meilleur-ami et son mec, était d'ordre physique et sexuel. Preuve était, que compter, était une idée inventée de toute pièce, parce qu'il était toujours possible de compter des différences, et cela, parce que quand on aime, au fond, on peut toujours compter même si elle refusait de l'admettre. La demoiselle, se moquait, du temps, mais elle savait qu'il donnait bien plus qu'il ne prendrait jamais. Tout n'était que justice. Justice, qui vivait dans son corps, mais qui ne laissait jamais son rire devenir douloureux. La sorcière se retrouva donc à ricaner lorsqu'il vint à dire qu'elle n'était pas casse couilles. Il la sous estimait, vraiment. Jillian était gentille, mais elle pouvait se montrer borné, que cela soit pour parler d'un drame ou pour monter sur une licorne à un supermarché avec des amies. « On manque toujours de temps, c'est le propre du temps : cela passe vite hormis quand tu te fais chier. On court après, faut parfois l'attendre, il viendra plus vite. » Elle en manquerait de temps, et pourtant elle semblait vivre dans une totale inconscience.

Le sujet déboula sur les animaux. Jillian était une adepte des chats, cela n'était pas neuf et ne viendrait sûrement révolutionner le monde : seul les dangereux psychopathes n'aimaient pas les chats. Il existait des menteurs, qui prétendaient ne pas aimer les chats, mais qui fondaient face à un chaton. La demoiselle connaissait ces pauvres mecs, qui pensaient qu'un chat c'était un animal de nana, mais au fond, ils adoraient ces petites bêtes. Leandro préférait les chiens, chose concevable revanche. Jillian ne pouvait pas détester les chiens, mais la diversification des races offrait une véritable différence entre ces dernières, plus discrète avec le chat. La demoiselle afficha un grand sourire.  « Les chats, eux, ils ronronnent, c'est l'argument ultime. La ronron-thérapie c'est génial, tu devrais essayer pour te détendre en rentrant du taff. »  Elle ne rigolait pas totalement, puisqu'elle appréciait sincèrement le fait d'entendre son chat ronronner pour la reposer. Néanmoins, Leandro lança une fausse compétition avec humour. Cela la fit sourire alors qu'elle vint à le fixer avec le plus sérieux du monde, mais ne cachant pas la moquerie de ses propos. « Les chats dominent déjà internet, tu devrais te méfier mon petit. Ils te surveillent déjà, big cats te regarde. »   Cela avait le mérite d'être de l'humour qui faisait preuve de culture générale : une vérité, sur le fait que les chats étaient très populaires sur internet, mais également une référence à 1984, qui était une œuvre littéraire culte et donc démontrait qu'elle n'était pas aussi blonde qu'elle semblait bien vouloir le montrer. La suite de la conversation lui laissa d'ailleurs la chance de démontrer qu'elle n'était pas la stagiaire qui servait le café.  « Si je sers des fois le café, et j'en profite pour m'en prendre un aussi. Disons que j'ai de la chance, et que mon maître de stage est un journaliste sympathique, je vogue un peu avec les différents membres de l'équipe, ce n'est pas toujours riche culturellement.  »  Hochant la tête en buvant une gorgée de son verre en le tenant de la main.  « Proposer oui, aboutir, non. Disons que j'ai le droit de profiter des avantages qu'on me donne, mais jamais ça ne sera écrit sur papier, simplement un entraînement pour plus tard. »  La demoiselle n'allait pas s'étendre sur le fait que généralement, elle s'intéressait à des affaires étranges dont tout le monde semblait se foutre sauf elle. La jeune femme n'était pas dieu, mais elle avait le mérite de chercher, parfois sans jamais trouver. Il fallait s'armer de patience, elle savait qu'un jour elle saurait faire entendre sa voix. Voix, qui couina face à sa question, dans un rire légèrement gêné sans pour autant montrer une autre forme de gêne. La demoiselle vint à porter son verre à ses lèvres, mais fut incapable de le boire avant plusieurs pour finalement tremper ses lèvres et finalement reposer l'objet sur la table.  « J'suis pas patiente… quand un film sort au cinéma. Vraiment, une bande annonce sort, tu me verras en train de hurler partout qu'importe où je me trouve et ça deviendra un compte à rebours. Sexuellement, j'suis pas du genre vierge effarouchée qui doit attendre le 5ème rendez-vous, disons que quand le feeling amoureux est là, j'me fous du reste. Sinon, voilà j'suis pas patiente pour des trucs cons, mais j'ai une patience de fer, de manière assez générale. »  Cela avait le mérite d'être cash. La demoiselle rembraya tout de suite pour s'assurer que cela marcherait dans les deux sens.« Bon et tes défauts à toi ? Ça serait pas drôle sinon »




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Sujet: Re: Do not take life too seriously أمل Leandro   Ven 2 Juin - 2:01

Do not take life too seriously
Jiji et Leandro

Ses yeux vinrent rejoindre le paysage ignoré qu'offrait le plafond fissuré du bar. Elle pouvait rire mais il n'en pensait pas moins. De bien des manières on pouvait l'être, et de son propre jugement, il n'estimait pas qu'elle le soit. Subjectivement.
Elle pouvait avoir un visage bien jeune, ses mots comptaient la maturité qu'auraient parfois besoin certaines personnes emprisonnées dans le corps d'une femme de l'âge de Leandro. Il n'était pas étonné de l'entendre avec des phrases aussi philosophiques et tellement vraies, ce n'était pas la première fois, et il appréciait toujours autant de voir qu'une femme aussi belle puisse comprendre aussi bien la nature de la vie. Le temps, cette grande personnalité capricieuse qui prenait autant qu'elle donnait. Il était passé bien trop vite pour lui, non pas qu'il se résigait, mais il avait cette capacité à regarder en arrière et à rester trop nostalgique du temps perdu. « Il faut dire que celui qui a du temps sait aussi le gaspiller, mieux vaut courir après si c'est pour le perdre. » Leandro le défaitiste qui l'ouvre pour dire ce qu'il pense quand il ne le devrait pas forcément. Il se rattrape avec un large sourire, le verre d'eau remplaçant le verre de bierre à portée de main, pétillant sans un bruit alors qu'il servit à Leandro de mauvaise diversion lorsqu'il en vida la moitié de deux gorgées. Il avait parfois tendance à oublier que le temps lui était plus favorable à lui qu'à la jeune femme qui se tenait face à lui si bien elle pouvait le cacher. Estimait-elle que tout ce temps passé dans un hôpital était du temps perdu ?

Les chats étaient donc les grands favoris du cœur de la jeune femme ? A sa façon, elle était facilement associable au félin indépendant, curieux et social. Elle ventait les bienfait du ronron, il ne se souvenait plus très bien de la dernière fois où il avait eu l'occasion d'en entendre un. Dans sa plus jeune enfance, il jonglait entre les rats de compagnie, les reptiles et le chien de sa belle mère. Les chats n'entraient dans sa vie que de façon passagère, brève, et la seule attention qu'il leur portait était lorsqu'il en croisait un qui soit abandonné dans la rue. Quoi qu'il en soit, il n'était pas certain qu'un bruit puisse détendre aussi, mais il n'était pas contre le fait d'essayer. « Très bien docteur, j'emprunterais le tien pour essayer ! » Bien que le mot 'emprunter' n'était pas complètement à sa place lorsque l'on évoquait un être vivant. Il leva les sourcils, ses yeux grossirent pour feindre une expression entre étonnement et peur, avant de se pencher un peu vers elle au dessus de la table, laissant son regard fureté d'un côté et de l'autre comme pour chercher la présence d'autrui discrètement. « Est-ce que j'devrais avoir peur ? » rejoignant finalement son regard.

Leandro ne pouvait pas avoir la prétention de savoir ce qu'était réellement être stagiaire. Il avait la chance de s'intéresser à l'activité que menait son paternel et n'avait eu par conséquent, qu'à assister et travailler avec son équipe pour parfaire à comprendre les ficelles du métier et devenir plus polyvalent qu'il ne le fallait habituellement dans ce genre de boulot. Gérer un stagiaire lui était plus familier, ils en avait souvent dans l'entreprise, c'est lui-même qui leur laisse la chance de gouter au côté mystérieux d'une agence d'investigation, pour quelques uns plus attrayant à l'arrivée qu'à la sortie, pour d'autres le contraire. Il était donc content pour elle qu'elle soit bien tombée, qu'elle puisse apprendre de ce qu'elle verrait. C'était pour elle l'occasion de se faire de nouvelles connaissances dans le métier, pour peut-être plus tard avoir des mains tendues qui l'aideraient dans sa carrière. Il était évident qu'elle ne serait pas du tout publiée, d'aucune sorte. Il avait pourtant la conviction que dans une telle entreprise, derrière chacun des mots écrits par un journaliste, existait des gens qui avaient à leur manière, permit que ceux-ci soient couchés sur le papier. Tout le monde a son importance, un stagiaire tout autant. « 'Jamais' en tant que stagiaire, mais j'espère pouvoir lire un article à ton nom bientôt ! » Il aurait aimé lire son travail, bien que cela n'était pas de son domaine, parce que le choix des mots avaient toute leur importance, et qu'il aimait bien en savoir plus sur ses amis. Leandro ne savait pas très bien où elle en était au niveau des études, si bien que cela lui paraissait parfois étrange de se dire qu'il avait une amie encore en cours, du moins, l'une de celle sur qui il pouvait compter, qui était là dans sa vie sans attendre quelque chose en retour. Une vraie comme il y en a peu. « Moi je dirais, trinquons pour ce stage qui va t'apporter autant que tu leur apportera, c'est pas tous les jours qu'on a une Jiji dans ses rangs ! » Parce qu'il n'arrivait pas à imaginer une atmosphère maussade ou stressante avec Jillian dans les parages. Même si elle n'avait que le statut de stagiaire, elle n'était pas une fille moindre, ils devaient déjà s'en être aperçu.

Leandro leva son menton qu'il frotta de ses doigts un bref instant face au petit rire de son amie, tout ouïe à l'écouter. Il y avait quelque chose d'adorable dans le fait de s'enthousiasmer avec une telle ardeur juste pour un film, et il ne pouvait s'empêcher de rire à l'imaginer hurler, avec l'exagération de sa propre imagination. Il cessa de rire lorsque Jillian fit l'énumération d'un deuxième sujet auquel elle ne portait pas forcément de patience. Un « heureusement » se dessina dans l'esprit de Leandro, très vite remplacé par la question qu'il se fit à lui-même de la nature du feeling qu'il y avait entre lui et elle. Il ne cherchait pas très loin, elle était une amie. Une amie très désirable et agréable à côtoyer, qu'il fuyait parfois, inconsciemment, il ne savait pas très bien pourquoi. Il était dans le même cas, si ce n'était qu'il n'avait pas encore eu l'occasion de ressentir de vrai feeling amoureux depuis sa fiancée. Quand une femme trouvait son lit, c'était parce qu'il en avait besoin, affectivement, physiquement aussi. Le lien se nouait à la suite, bancal, pour disparaître avec le temps, à sa faute ou à l'impatience de l'autre. Leandro ne dit rien, il ne voulait pas faire d'humour sur la sexualité, il le faisait avec ses potes, il évitait de le faire avec les femmes, pour un soucis de respect. Aussi, il ne pensait pas devoir lui aussi évoquer ses sujets d'impatience. « Ah j'aurais du m'en douter ! » rétorqua-t-il faussement déçu qu'elle lui tourne l'interrogation vers ses défauts. Il s'arrêta quelques courtes secondes, figé, les yeux tournés vers le haut à la recherche de ses défauts. La réflexion ne consistait pas à en débusquer un dans la toute perfection par laquelle il se voyait, loin de là. Elle était plutôt le fruit d'un tri entre l'un et l'autre. De loin dans sa liste, elle prenait la première place. « Je déteste être seul, oui je sais que j'ai l'air d'être un solitaire, mais à quoi bon, on est rien sans les autres, et moi peut-être plus qu'un autre... » Il s'arrêta un instant appuyant son aveux d'un léger acquiescement comme pour approuver ses propres dires. « Et il y a la jalousie, j'devrais jamais l'avouer... Je suis jaloux à en devenir invivable. J'ai du mal à partager les personnes que j'aime, il me faut l'exclusivité... » Il ne pouvait pas dire qu'il se sentait un tantinet jaloux du fait de l'avoir rencontrée avec un groupe d'amis. « Oh, et ceci était un aveux, je t'interdis de l'écrire dans l'un de tes prochains articles ! » Il se replaça sur sa chaise aussitôt, prenant à cœur de faire tourner son verre entre ses mains, sourire aux lèvres adressé à la jolie blonde. « Et le feeling amoureux, tu l'as trouvé ? » Comme le morceau d'une conversation disparue et réapparue au dernier moment, quand lui y réfléchit encore et qu'elle est passée à autre chose. La curiosité, l'envie de savoir avaient outre passé ses lèvres.
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