Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 29 ans, une trentaine jamais atteinte, vieillesse pour toujours inconnue [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, l'amour m'a déjà tout repris, ma confiance en lui crève un peu plus à chaque rencontre [titre de mon champ]: BESOGNE: : Tatoueur, ancien stratège militaire repenti pour actes de cruauté gratuits et ultraviolence avérée [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Synyster Gates. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 224 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



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Sujet: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Lun 15 Mai 2017 - 22:04
No Church In The Wild ✝ Et déjà le début de la nuit.

J'observe la Lune se lever derrière la baie vitrée de l'appartement. Impossible de voir les étoiles sous la pollution citadine, mais la reine de tous les astres nocturnes est bien là, une nouvelle fois. Déprimant.
Mégot dans le cendrier, un parfum de fumée sous la langue. Putain d'allure baudelairienne. Le spleen me va si bien, il paraît.
Assis comme un Roméo déchu au fond de son salon, ressassant inepties et idioties, je peine à trouver l'envie de sortir malgré la nuit toute jeune. Je me rêve ailleurs, de retour en Toscane ou les souvenirs m'appellent, ou sur une terre inconnue pour ne plus jamais retrouver ma vie d'ici. La facilité de la fuite, encore. Je soupire le restant de cendres avant de me lever du fauteuil pour retrouver un semblant de dynamisme en étirant les épaules. Mes doigts replacent mes mèches noires en arrière pour dégager mon regard toujours trop privé de sommeil. Cernes et fatigue, le travail en tête pour oublier tout le reste. Elle est belle ma logique.

Ma solitude aussi.

Pélagie est sortie, laissant les dizaines de mètres carrés noir et chrome vides de toute présence, si ce n'est la mienne.
Une douche rapide, nudité qui s'efface sous jeans et t-shirt noir, le reste habillé par l'encre. Mais la monotonie lancinante erre encore sous ma chair et mord tendrement mes sentiments. L'odeur de l'eau chaud s'évapore, je fais face au miroir. Ce reflet méprisant, je l'abandonne bien vite au profit d'un retour près de la baie vitrée.
Nuit noire, la meilleure variété. L'été ne tarde plus à se dévoiler et je laisse la vitre grande ouverte en allant trouver la rambarde pour regarder le vide et le sol bien loin. Le plus grand des avantages à vivre au dernier étage d'un immeuble, c'est qu'on est certain de mourir en cas de chute. Pas de paraplégie possible, seulement le salut que les suicidaires recherchent tant. Mais je ne suis pas de ceux-là, je ne fais que regarder un instant avant de tourner le dos à ce panorama infâme, me rallumant une cigarette alors que j'appuie mon dos à la rambarde métallique.

Sortir ou ne pas sortir, telle est la question.

Shakespeare se veut drôle et interroge l'envie de quitter ces lieux. Un regard vers l'appartement au salon encore pleinement allumé et je songe au choix à faire: s'enfermer là toute une nuit ou trouver du réconfort dans une sortie accompagnée. Je sourirais presque de pitié pour moi-même mais je retiens ce rictus misérable derrière un souffle de fumée.
La folie soudain s'empare de ma main et c'est sur mon écran de portable que je repose les yeux en cendrant par dessus le balcon. Des numéros qui défilent, des prénoms qui m'ennuient tous. Les derniers SMS échangés sont plus intéressants et ramènent de l'intérêt.
Unna, là je m'arrache un sourire. Et puis le doute s'installe, questionne lui aussi. Mais la spontanéité reprend le dessus et envoie un message pour lui faire ramener ses fesses ici. Peu importe ce qu'on ferait, ce serait moins chiant que de faire le misanthrope ici.

Autant que l'éternelle jeunesse serve à quelque chose.

Les mains sur la rambarde, je me hisse pour prendre place dessus, dos au vide. Ma cigarette ne quitte plus mes lèvres, seule la fumée le fait. Je me demande ce que ça ferait de tomber d'ici. Mais j'ai trop de présence d'esprit pour tenter de le faire. C'est seulement cette étrange curiosité morbide qui nous fait toujours questionner ce qu'il adviendrait si on faisait le mauvais choix. L'envie de se faire mal, de faire du mal.

L'humanité en fait.

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Took over my sense and I lost control. I'll taste your blood tonight. But know it's too late you've wasted all your time. Relax while you're closing your eyes to me. So warm as I'm setting you free, with your arms by your side there's no struggling.


Dernière édition par Dante Salaì Baldi le Mar 16 Mai 2017 - 18:32, édité 1 fois
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt sept ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire, libre et indépendante. [titre de mon champ]: BESOGNE: : tatoueuse et pierceuse au salon nove cerchi le jour et réalisatrice/productrice/actrice de snuff movies la nuit. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : trois cent six interminables années. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : sirène, orc. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : grand pouvoir de séduction. Manipulatrice, elle obtient ce qu'elle veut, de qui elle veut. [titre de mon champ]: GANG: : ni dieu ni maitre. Insoumise, esprit libre. Elle le restera. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 237 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/05/2017



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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Mar 16 Mai 2017 - 0:44

t'arrives pas en enfer en étant surpris d'y être

ON AIME CEUX QUI NOUS FONT DU MAL - DANTE SALAI BALDI  


La musique bât son plein dans le loft, les fenêtres en vibrent. Le son serait à la limite du supportable et je m'en délecte. Hissée sur un tabouret, penchée sur le comptoir de la cuisine, je fais aller un crayon sur une feuille blanche à une vitesse impressionnante. Je trace un trait, puis deux, le troisième ne me plait pas, je rature, soupire, recommence. Le cendrier dégueule. Cela doit faire trois heure que je m'acharne sur ce putain de dessin, il ne veut visiblement pas voir le jour. Je prend la énième feuille raturée, la froisse avec frustration et la jette derrière moi. Ce tatouage enfoui dans un recoin de mon imagination n'a pas l'air décidé à vouloir en sortir. Mon regard est alors attiré par une faible lumière en provenance de la table basse, c'est mon téléphone. Je me dirige vers celui si est le récupère. Un mince sourire se dessine sur mes lèvres. Dante. Désireux que je ramène mes fesses. Je m’apprête à lui demander ce qu'il veut, lui dire que j'ai du boulot mais je me ravise, quoi qu'il en soit, se sera toujours plus sympa que la soirée que j'avais en perspective. Quand ça bloque, faut pas insister.

Je m'autorise alors un tour à la salle de bain où je prend quelques minutes pour me refaire une beauté. Aucun détail n'était laissé au hasard, et cela demandait une certaine rigueur. En quelques secondes je pose quelques retouches à mon maquillage en enfile une tenue un peu plus habillée. Une jupe plutôt courte et collée au corps sur une paire de collant, un ample t-shirt blanc, une paire de talon histoire de rehausser mon mètre cinquante quatre, quelques accessoires. J'analyse un instant l'état de mes cheveux et me décide à les laisser lâchés, tel quels. Me voilà fin prête. J'attrape mon sac à mains et mes clés de bagnoles, top départ. J'arrête la musique et quitte l'appartement.

Quelques secondes plus tard je suis dans la Corvette. Le volume de la musique toujours monté exagérément je file à des vitesses supérieures aux limitations sans trop me soucier des conséquences que cela pourrait engendrer. Les rues sont désertes, la lune monte progressivement dans un ciel qui se voudrait noir et cela ne m'inspire rien de plus qu'allumer une cigarette. La fraîcheur de la nuit me réveille petit à petit de ma torpeur. Passer des heures les yeux rivé sur une feuille blanche, ça assomme quelque peu l'esprit. J'inspire profondément, je m'éveille.

Dix minutes plus tard, je frappe à la porte. Je n'attend aucune permission pour entrer et je traverse l'appartement sans grande discrétion. Je m'arrête à la cuisine et attrape deux verres et une bouteille de whisky. Puis je retourne vers la baie vitrée grande ouverte. J'y trouve Dante, assis sur la rambarde. Mes lèvres s'étire en un semblant de sourire quand je le vois. « ça y est c'est aujourd'hui que tu tente le grand saut? Tu me voulais comme spectatrice? J'suis contente d'assister à ça c'est sympa d'avoir appelé. » Je ris à peine. Ce bonjour plutôt glacial en aurait choqué plus d'un, mais pas Dante. Il savait, il me connaissait. Je rempli les verres et lui en tend un sans rien lui demander. « Elle est pas là? » Pélagie. Il sait très bien de qui je parle et je ne juge pas nécessaire de prononcer son nom. Je la connais à peine, je vois pas le problème. Je suis tout de même soulagée de pas la voir dans les parages. Je n'étais pas d'humeur sociable ce soir. Mon regard ce porte un instant sur l'horizon et la ville qui s'étend et je viens m'appuyer à la rambarde près de lui.

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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Mar 16 Mai 2017 - 12:47
No Church In The Wild ✝ Les hanches qui dansent sur un pas déterminé, la tête haute, les mèches rousses qui ondulent.

Unna.

Je souffle ma fumée vers le haut en la regardant approcher, une moquerie crachée mais pardonnée par un verre servi, ça c'est une amie. Je ne m'étonne plus de la savoir si prompte à faire comme chez elle dès qu'elle vient ici. Curieux qu'on n'est jamais été colocataires, à croire que j'aimais trop ma liberté pour m'enchaîner à qui que ce soit. Très con de ma part.
La sirène m'a toujours semblé avoir cette apparente fierté dans le regard, un trait qui va de pair avec le reste de son allure. Esthétique de Lilith moderne à peine décharnée, clavicule devinées sous la peau claire. Couple bien assorti dans l'Enfer qu'est le nôtre, après tout on n'est pas faits pour le Paradis.
Je reprends ma cigarette entre deux doigts pour laver la cendre d'une gorgée d'alcool brûlant. Trachée et palais prennent le goût du whisky de qualité alors que ses effets viennent directement étreindre mes inhibitions. Deux trois verres comme celui-ci, et la soirée serait glorieuse, comme toujours avec Unna.

"T'en crève d'envie, carina. Mais je crois que j'ai encore un siècle ou deux à tirer ici avant de faire le grand saut."

Deux millénaires, si je retiens mes pulsions d'autodestruction. De quoi profiter encore un peu des bienfaits du tabac et de l'alcool à 40°. Et des humaines à usage unique, poches de sang joliment siliconées. Mes préférées.
Je souris à Unna alors qu'elle s'inquiète déjà de savoir si elle est la seule signora dans les parages. Une chance pour elle, Pélagie vagabonde loin pour la soirée. On ne peut pas dire que je sois souvent sur son dos. Comme si j'étais capable de la tenir enfermée ici...

"Et non, elle traîne sûrement dehors, comme d'hab'. Elle rentrera à l'aube ou demain au plus tard."

Je reprends une gorgée, souriant de ce petit rictus hautain de merdeux italien. Mes yeux dérivent sur Unna et son profil de princesse macabre. Je me penche doucement vers elle, mes pupilles plantées dans les siennes.

"Jalouse? Ou juste peur qu'elle nous dérange?"

Unna c'est un vrai petit jeu dangereux. Le genre de plaisanterie qui commence mal et finira mal. Mais entre deux, c'est seulement de la distraction malsaine, tendresse obscène. Alors on s'habitue, on devient accro. La voilà, ma seule idée suicidaire. Ce n'est pas de passer par dessus le balcon qui me fait fantasmer une fin, c'est fréquenter la sirène qui cisèle mon amour de l'autodestruction.
J'échappe un rire en me redressant pour finir mon verre d'une traite et descendre de la rambarde. La clope de retour entre mes dents, je reprends la discussion avec un parfum de cendres sur la langue.

"Pas de plan pour la soirée alors?"

Inspiration fumeuse, traduite en un souffle grisâtre juste après. Mon regard fuit sur la vue urbaine et ses fenêtres éteintes sur la façade d'un immeuble voisin. Quelques carrés restent allumés, des couche-tard, comme nous, ou simplement des anxieux phobiques du noir. Pitoyable.
Connaissant Unna, je m'attendais à ce qu'elle m'envoie chier au lieu de venir, mais il fallait croire qu'on était deux à s'ennuyer ferme ce soir. Infernale routine découpée entre travail et morosité. Il fallait bien plus qu'un banal verre après le boulot pour occuper des monstres. Du sang, des jeux, fumées et liqueurs pour effacer toute preuve. L'alcool arrache la saveur métallique, la cendre déguise l'odeur du meurtre. Un schéma routinier bien loin de simples artistes tatoueurs en mal de sensations fortes. C'est davantage le poison des assassins que celui des anonymes. Un quotidien qui court après les ruines, tout ça pour ne pas voir la folie qui ronge esprit et sommeil, chair et sang.
Un sourire me revient en tournant mon regard sur Unna. Vice et moquerie me hantent et suivent mes paroles pour leur donner un arrière-goût de provocation amicale. La voix rendue rauque par la cigarette n'enlève rien à mes airs de petit con.

"Et pas d'innocent à bouffer ce soir?..."

Et toi, pas d'humaine dont t'éprendre?

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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Mar 16 Mai 2017 - 14:43

t'arrives pas en enfer en étant surpris d'y être

ON AIME CEUX QUI NOUS FONT DU MAL - DANTE SALAI BALDI  


J'en crève d'envie? S'il savait. Je l'imagine un instant se jeter par dessus cette rambarde et tout de même, mon échine frissonne un instant. Je me garde bien de lui dire que ce serait sûrement une des pires choses qui pourrait arriver. Je le regarde un moment, amusé, je laisse échapper un rire un peu plus modelé cette fois si. Il est si simple de rire de la mort avec autant de détachement, même de la sienne, quand on a devant soit ce qui s'apparente à l'éternité. Je le regarde un instant et secoue la tête. « Et tu peux pas me laisser le salon sur les bras. Tu sais comment ça finira. Sinon je t'aurais proposé mon aide. » Ce cynisme et ce détachement aurait plus en choquer plus d'un. J'imaginai me retrouver seule en ces lieux, j'en aurais fait mon sanctuaire, les tatouages seraient sûrement devenue une activité secondaire, j'en aurai fait le repère de mes petites boucheries, un théâtre macabre... Le Nove cerchi n'allait pas sans lui. C'était Dante le plus responsable d'entre-nous. Je vous laisse imaginer mon niveau. Je n'avais pas de limite, pas de filtre, et j'avais toujours du mal à faire la part des choses entre ce qu'on fait, et ce qui ne se fait pas, ce qu'on dit et ce qu'il vaut mieux garder pour soit, j'en étais bien consciente, lui aussi.

Pélagie était donc de sortie. Voilà qui été une bonne chose. Je n'avais pas prévu de partager Dante ce soir. « Qu'elle prenne son temps. » Le vampire vient alors me demander si la jalousie n'aurait pas raison de ma réaction. La proximité de son visage de laisse sans voix l’espace d'un instant, puis je laisse échapper ce qui pourrait ressembler un un rire. Il n'a pas besoin de demander, il connait la réponse. Jalouse certes, mais orgueilleuse également, alors je me garde bien de donner raison à Dante. Je préfère garder ce détail pour moi. Je n'avais pas trop compris ce qu'impliquait la personne de Pélagie, ni même ce qu'elle faisait sous son toit où l'intérêt qu'il pouvait y trouver, si ce n'est qu'il lui avait offert quelque chose de bien particulier, et ça oui, ça me rendait bouillante de jalousie. Dans un monde idéal ça n'était que lui et moi. Alors je plante mon regard dans le sien, je lui adresse un rictus plutôt explicite, mais je ne répond pas, je n'ai pas envie de lui offrir cette satisfaction et je préfère garder ma fierté.

Je reprend comme si je n'avais rien entendu de la précédente question, préférant développer cette dernière. « J'ai passé trois heure à essayer de dessiner un tatouage. J'étais sur le point de tout foutre en l'air... » Le boulot à la maison n'était définitivement pas fait pour moi. Je porte le verre de whisky à mes lèvres. « Ton message est bien tombé.  » Ma faim était sans doute la raison pour la quelle je n'arrivai pas à me concentrer. Mon dernier repas commençait à se faire lointain. Il n'était pas dans mes habitudes de passer une nuit sans chasser ou m'amuser sur mes petits projets cinématographiques, mais je ne laissais que très rarement la faim me gagner. Le désir de tuer refaisait généralement surface bien avant cette sensation. « A moins que tu n'en ai caché un quelque part.  » ce qui m'aurait enchanté.

Je tend alors les doigts et attrape la cigarette posées aux lèvres du vampire. J'inspire dessus quelques longues bouffées avant de la reposer où je l'avais trouvé, puis je lance sur un ton qui se voudrait presque enjoué, ne vous y méprenez pas ; « T'avais une idée en tête?!  » La soirée était jeune, tout une nuit se présentait devant nous. Maintenant que j'étais là, il n'était pas question de passer la soirée à se tourner les pouces. Je noie le gout du tabac avec une nouvelle gorgée de whisky, une bonne gorgée, je vide le verre. Je me ressert distraitement, curieuse de savoir si Dante allait me proposer quelque chose de particulièrement excitant ou s'il cherchait juste un peu de compagnie. Je pose un regard interrogateur sur sa personne tout en versant un peu de liquide ambré dans son verre.  

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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Mar 16 Mai 2017 - 16:01
City ✝ Perfectionniste, j'adore.

Encore un trait commun entre nous deux. Le même sens du travail bien fait, la passion du parfait. Je souris en l'entendant évoquer sa frustration d'un dessin jamais assez bien. Mes derniers tableaux vivants s'étaient terminés après des nuits blanches et des heures de travail acharné. Est-ce que je m'en plaignais? Ouais, mais j'adorais ça au fond.
Je ris pour seule réponse à ses plaintes, bien que parfaitement compatissant à ses tourments. Je connais ce sentiment, je ne peux que la plaindre, mais ma fierté me pousse vers la moquerie plutôt que l'attention. Unna s'inquiéterait davantage de me voir altruiste plutôt que dédaigneux. Mais je suis toujours ravi de savoir que j'ai pu l'aider à sortir de sa spirale infernale pour qu'elle vienne ici. Je deviens beaucoup trop gentil.
J'allais répondre à ses plaisanteries sur mes otages cachés mais j'ai préféré taire ma répartie tant que je n'avais pas récupéré ma clope. Une bouffée avant qu'elle ne revienne entre mes doigts. Je baisse les yeux vers la braise au bout de ma main en écoutant Unna s'intéresser à mes projets pour la soirée. Je reprends une gorgée de mon verre avant de refaire un pas près de la sirène. Mon sourire s'étire en coin en la regardant, je pose les mains d'une part et d'autre de la rambarde, de chaque côté de la rouquine, en replaçant mes yeux sur les siens, dérivant sur ses lèvres un instant avant de revenir à ses iris blasés.

"Et si je te disais que oui?" mon regard chavire à ma gauche, vers les bâtiments éteints alentours, avant que je ne reprenne le fil de ma tirade "En fait j'ai plutôt un truc en tête que j'ai bien envie d'oublier un moment."

Ah ouais, ton humaine...

Un court instant de silence le temps que ma mémoire ne me torture encore. Sous mon entrain stupide, je cache le songe d'une idylle volée. Un prénom, un visage, un souvenir et je retombe dans mes travers tourmentés. A cette mélancolie, je préfère de loin les excès. Quitte à ne pas posséder ce que je souhaite, autant enchainer les autres conquêtes. Noyer les sentiments dans l'alcool, enfumer les rêves dans la cendre, je veux rester un salaud plutôt qu'un fiancé.
Ma langue se glisse sur l'une de mes canines maudites avant de reporter mon regard sur Unna. Après toutes ces années, je ne m'inquiète plus de la proximité entre nous. Je garde mon visage tout près du sien, assez pour sentir son souffle léger frôler le mien. Ce n'est pas comme si c'était la première fois. Tu ne passe pas trente ans près d'une sirène sans succomber parfois. De rares fois, mais elles sont là. Alors tu te doute bien que la notion d'espace personnel, elle m'est devenue bien inconnue.
Je souris davantage, poursuivant la discussion.

"J'ai entendu parler d'un bar pas loin, le genre de rade où trainent des calices. Tu me connais, j'adore pourrir les principesse de mes copains mordus..."

Depuis le début de nos petits paris, c'était devenu mon jeu préféré. Voler ce qui ne m'appartient pas, ruiner ce que les autres ont que je n'ai pas. Je prends mon pied à leur retourner la tête pour qu'elles se laissent mordre par quelqu'un d'autre que leur cher propriétaire. Rien de trop difficile, elles aiment trop les crocs dans la cuisse pour dire non très longtemps. Quelques belles paroles, un sourire enjôleur, et elles cèdent toutes en oubliant leur grand amour de chauve-souris. Toutes des salopes.

Presque toutes.

"C'est un bar à strip. Pas étonnant que des calices traînent par là-bas. C'est bien leur genre de chercher de l'attention par tous les moyens..."

Je n'irais pas jusqu'à dire qu'elles cherchent les emmerdes, mais elles n'en sont pas loin. Elle se croit bien protégée sous prétexte qu'un vampire se sert d'elle comme poche de sang volontaire mais elle s'étonne de ne trouver personne pour la sauver quand les ennuis commencent. Quelle idée de faire confiance à un mordu...
Je reprends ma cigarette assez longtemps pour expirer un parfum de cendres vers le haut. Mon regard suit la fumée et constate que la nuit est claire, agréable. Une bonne raison de la passer dehors plutôt qu'enfermé comme un mort dans son cercueil.

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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Mar 16 Mai 2017 - 18:16

t'arrives pas en enfer en étant surpris d'y être

ON AIME CEUX QUI NOUS FONT DU MAL - DANTE SALAI BALDI  


Dante vient se planter devant moi. Quand ses main s'appuient de part et d'autre de la rambarde, m'entourant de ses avant bras et qu'il s'approche de moi, je ressens un léger frémissement partir du sommet de mon crâne et courir le long de ma colonne pour s'évanouir dans le sol. Son regard s'accroche alors au mien. Aucun n'autre ne me fascinait à ce point et chaque fois que je sentais ses  yeux me scruter avec tant d'intensité, mon esprit vibrai tout entier. C'était une curieuse sensation qui m'avait toujours ramené vers lui. Je ne détournais pas le regard pour autant. J'hausse un sourcil, loin d'être décontenancé. Ce sentiment n'avait rien de nouveau, et je suis curieuse d'entendre sa réponse. Je ris à ses mots. S'il avait vraiment un otage planqué quelque part chez lui, c'était sans grande surprise. « si tu me répondais oui, je demanderai à voir sans doute. » Ma curiosité morbide n'aurait sans doute pu résister au spectacle.

Oublier? Oublier quoi? Où plutôt qui? Je me tiens bien de lui poser la question, redoutant la réponse. J'adopte cet air indifférent qui traduit un court instant de profonde colère. D'abord Pélagie qui traine toujours dans les parages, et maintenant ça. C'est cette humaine, c'est elle à qui il ne veut pas penser ce soir. Bien pratique la Sirène qui rapplique sans demander son reste pour lui changer les idées. Qu'il en soit ainsi. Le vampire est toujours planté devant moi. Je me mord l'intérieur de la joue. Il joue avec moi aussi habillement que je suis capable de le faire.

Nos souffles se mélange, un bref instant j'ai envie de saisir ses lèvres entre mes dents, sentir le gout ferrugineux de son sang se mêler à celui de la cigarette et de l'alcool dans un baiser violent. Je me ravise et brusquement et mon regard se plante une dernière fois dans le sien alors qu'il poursuit la discussion. Je le repousse, un peu fort et me retourne un instante, face à la ville qui s'étend à nos pieds, j'observe l'horizon un moment.« ah ça, pour te connaitre... » Je lui fait face à nouveau et esquisse un sourire pincé et bois une nouvelle gorgée de whisky. Petit à petit l'alcool éveille mes sens. Je sens une nouvelle vague d'énergie m'envahir comme si ce breuvage était mon essence. J'écoute alors l'idée qu'il m'expose, oubliant rapidement le reste. Ça me semble intéressant, j'acquiesce. « Pourquoi pas.  » Je pense alors au scénario sur le quel je suis en train de bosser. « J'vais peut-être en trouver une pour mon prochain projet... je cherche des physiques...dramatiques. J'ai envie qu'on ressente l'horreur dès le premier regard.  » Un corps décharné, les traits tirés, le visage ravagé d'une junkie qui ne compte plus ses doses. C'était ce qu'il me fallait, un physique qui pue la mort, qui dégoutte. Ce genre d'endroit était le lieu idéal pour de telles trouvailles.

« Tu vas me filer un coup de main.  » Ce n'était pas vraiment une proposition. Je finis par fouiller dans la poste de ma veste et sortir un paquet de cigarette. J'en porte une à mes lèvres et sans gène je fais un pas vers lui, retrouvant notre proximité, je glisse une main aventureuse dans la poche de son jean pour attraper son briquet. J'allume ma clope et expire en expire doucement la fumée avant de remettre le briquet à sa place, je recule d'un pas.  

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[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Synyster Gates. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 224 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Mer 17 Mai 2017 - 0:10
City ✝ Un sourire, à nouveau.

Dans une autre vie, on aurait été pire que Sid et Nancy. Londoniens sans limites, à ravager pour se sentir exister. Rien n'est jamais assez, rien ne comble vraiment. Foutoir continu. Je pouvais sans mal imaginer une autre vie que la mienne avec Unna, mais jamais une existence sans elle autour de moi. Mon seul vestige de famille est une sirène, l'ironie est palpable.
Ma caractérielle petite Ariel se défend de mon étreinte et j'en profite pour vider un peu plus mon verre. L'habitude mes doigts leur permet de relever mes cheveux trop longs une nouvelle fois pour dégager mon regard et le sourire qui se pose avec lui sur Unna. L'idée tout juste émise, elle se voit déjà auditionner des actrices toute la soirée.
Mon mégot fini, je le laisse passer par dessus la rambarde pour aller trouver sa chute. Je n'ai pas le loisir de refuser, je suis déjà au générique.

"Je peux pas te dire non."

Cynisme amer, répliqué aussi vite que la remarque à laquelle il fait écho. Je ne bouge pas, je ne frissonne pas, je ne fais qu'observer Unna prendre ses aises en se servant sur moi. Le cliquetis du zippo me ramène à moi et me redonne sérieux et contenance alors que la sirène s'écarte quelque peu. Je finis mon second verre d'une traite et le pose sur une table non loin.
Un détail me reste à l'esprit: dramatique. Je reconnais là les inspirations funestes de la rouquine, sans pour autant les saisir dans leur intégralité. Mes recherches de muse m'amenait essentiellement à des beautés figées, des poupées mortes à l'intérieur, un corps derrière lequel je pouvais laisser exprimer le sentiment que je souhaitais. Marionnette, mon jouet. Morrigan me servait actuellement de modèle sur qui apposer ce que je souhaitais. Encore une sirène vers qui me réfugier pour tromper mes élans sentimentaux.

"Alors le défi de ce soir ça va être de te trouver une actrice?..."

Je souris. Tu veux jouer, on va jouer. C'était devenu usuel d'avoir des challenges entre nous, un simple jeu qu'il fallait sans cesse pimenter de propositions toujours plus décadentes. L'arsenic de cette relation dérisoire, le poison si addictif qui rendait mon attachement pour elle impossible à défaire. Des siècles, l'ennui. La solution, des paris.

"Je suis."

Mais le jeu ne serait pas intéressant s'il n'y avait pas des défis de chaque côté. Il me fallait un risque de plus, un niveau supérieur. Me contenter de peu? Jamais.

"Et si on visait un calice? Imagine la tête de son mordu s'il apprend qu'elle fait de l'ombre à Hollywood dans une cave?"

Là c'est du défi. Voler la précieuse petite proie d'un monstre pour en faire une vedette. Je ne me rêvais pas acteur, mais j'étais un admirateur inconditionnel du travail de la sirène. Mon goût pour les films d'horreur les plus stupides aidait certainement, mais j'étais tout particulièrement admiratif de la passion qu'insufflait Unna dans chacun de ses longs-métrages. Ce n'était pas seulement un passe-temps mais bien un talent tout particulier pour la mise en scène. Elle savait user de son perfectionnisme dans tous les domaines, sacrée qualité.
Je jette un regard au panorama avant de faire quelques pas jusqu'à la baie vitrée, attendant qu'Unna suive le pas. Je récupère mon perfecto noir sur l'un des tabourets du bar et mes clés tout à côté. Je tiens la porte à la rouquine en sortant, refermant l'appartement derrière moi avant de rejoindre l'ascenseur. Putain d'ascenseur, les souvenirs à la con que j'y associe toujours maintenant. Je déglutis presque douloureusement en appuyant mon épaule contre le vaste miroir au fond de l'ascenseur. Un regard furtif à mon reflet, j'ai connu des jours meilleurs. je repose les yeux sur ma précieuse amie en oubliant rapidement mes cernes de cadavres et mes crocs devinés chaque fois que j'ouvre la bouche. Un rictus et je les dévoile davantage.

"Ca me manquait ces petites sorties." aussi vite pris, aussi vite perdu; je ravale mon sourire puéril et je lève les yeux vers le plafond en soupirant lourdement "J'ai fait le con ces dernières semaines. Trainer avec des humains, ça me réussit pas je crois. J'aurais mieux fait de passer ce temps avec toi plutôt qu'avec... Tu sais." je rebaisse tête et regard au sol en lâchant tout bas une dernière remarque à moitié vraie "C'est limite si l'armée me manque pas parfois..."

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt sept ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire, libre et indépendante. [titre de mon champ]: BESOGNE: : tatoueuse et pierceuse au salon nove cerchi le jour et réalisatrice/productrice/actrice de snuff movies la nuit. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : trois cent six interminables années. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : sirène, orc. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : grand pouvoir de séduction. Manipulatrice, elle obtient ce qu'elle veut, de qui elle veut. [titre de mon champ]: GANG: : ni dieu ni maitre. Insoumise, esprit libre. Elle le restera. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 237 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/05/2017



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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Mer 17 Mai 2017 - 14:00

t'arrives pas en enfer en étant surpris d'y être

ON AIME CEUX QUI NOUS FONT DU MAL - DANTE SALAI BALDI  


Evidemment, Dante ne pouvait pas me dire non, cela faisait partit du jeu. Il me sourit, je le lui rend. Défi accepté. Une pointe d'excitation naît au creux de mon estomac. Avec lui, tout prenait des allures de challenges alléchants, tous aussi tordus et macabres les uns que les autres et cela avait toujours été ainsi. Je m'en délectais. Je porte alors la sèche à mes lèvres une nouvelle fois, j'inspire une bouffée de cette fumée opaque et vins l'écraser distraitement dans le cendrier posé un peu plus loin avant de répondre. « c'est précisément ce que nous allons faire. » J'approuve d'un hochement de tête. Je suis un peu trop emballée par cette idée. Je m'imagine déjà scruter les faciès, discuter avec certaines demoiselles, faire du charme à quelques hommes et user tout mon sens artistique pour dégoter le visage dont j'avais besoin pour donner vie à mon prochain long métrage. Les calices seraient la cible idéale j'en étais certaine. « Et si tu dis qu'ils cherchent de l'attention par tous les moyens, ça ne devrait pas être très compliqué de les convaincre. » Comme une gamine la vieille de Noel je tape un instant dans mes mains pour féliciter l'idée et afin de communiquer mon enthousiasme.

Il était hors de question cependant que les calices soient au courant du scénario de mon petit projet. Cela se faisait en d'autres temps. A trop en dire, on risquait de les effrayer.  Il fallait flatter ces acteurs en herbes, les brosser dans le sens du poil. D'autant plus que cette petite escapade dans l'underground n'était pas sans risque pour nos petits acteurs. Vous croyez quoi, une sirène qui réalise du film gore ça fait pas dans la demi mesure. Le succès à un prix! Ils finissaient tous par le payer de plein gré, mais cela demandait un fin talent de manipulation. Je finis alors à mon tour mon verre d'une traite et nous quittons l'appartement. Je franchis la porte et laisse Dante refermer derrière moi.

Je m'appuie sur une des parois de l’ascenseur. Mon regard en scrute tous les coins, dubitative. J'ai horreur de ces machine, j'ai toujours l'appréhension de reste coincer là dedans entre deux étages... Bon au moins j'étais en plutôt bonne compagnie si cela devait se produire!

Dante avoue alors que ces sorties lui manquait. Je ne m'attendais pas à ça. Face à cette grande déclaration, j'hausse un sourcil, surprise. J'écoute attentivement la suite. « Il est jamais trop tard pour se rattraper va. » Je ris légèrement. Intérieurement, je jubile d'entendre ces mots. J'aimerai qu'il les répète encore. Je tente tout de même de contenir cet élan d’enthousiasme et mettre de côté mon ego plus que flatté. « J'préférerais te savoir à l'armée plutôt qu'en train de traîner avec ces humains. » vrai? Pas tellement, ces fréquentations ne me réjouissais pas particulièrement, mais au moins on se voyait de temps en temps. Tout de même je marque un temps de pose et le regarde gravement. « J'aimerais bien comprendre ce que tu lu..leur trouve. » Mon ton est sec, détaché. Je ne mens pas, tout ça m'échappe. Le commun des mortels me diverti certes, ils sont amusant, manipulables, mais d'un ennui... mortel, c'est le cas de le dire.

L’ascenseur effectue un soubresaut et une sonnerie retenti, je n'attend pas une seconde pour m'extirper de cet endroit bien trop exigu et me glisse entre les portes à peine ouverte.
« On y va comment? » Dante ayant précisé que le bar n'était pas loin, je ne savais pas s'il désirait y aller à pied où en voiture. Je pousse la porte de l'immeuble, la fraîcheur nocturne vient effleurer ma peau, et je savoure un instant cette douce sensation. La soirée s'annonçait palpitante, et j’espérais sincèrement qu'elle me soit profitable pour mon prochain projet. Enfin sans ça, on risquait tout de même de bien s'amuser.
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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Jeu 18 Mai 2017 - 23:57
City ✝ Il n'est jamais trop tard, c'est vrai.

J'écoute Unna avec attention, ses mots résonnant contre moi comme une rengaine longtemps entendue. Elle aussi trouvait le choix d'une carrière à tuer plus logique pour moi que ces poursuites fragiles après mes passions éphémères. Je baisse les yeux à nouveau. Moi aussi j'ignore ce que je peux bien leur trouver, aux humains. Réminiscence de mon ancienne vie peut-être, c'est la faiblesse qui m'attire, la mort proche. C'est comme observer des fleurs se faner, la nature en accéléré. Frêles, on marche dessus et elles plient. Sadique, on préfère les regarder se détruire seules.
Ma curiosité morbide me poussait trop souvent dans l'étreinte des mortels. Plus particulièrement des mortelles. Rares sont les créatures de mon espèce qui m'ont un jour intéressé. Je me complais davantage parmi les sirènes, à embrasser ma nature cruelle plutôt que de l'éteindre derrière un clan, des préceptes, un maître. Grandir, en tant que vampire, sans créateur ne m'avait pas vraiment aidé à percevoir les miens comme des êtres dignes d'intérêt. Ils n'avaient rien à m'apprendre, rien à me donner. Je n'y trouvais que des similarités là où j'aurais voulu en découvrir toujours plus. Je me connais, je connais ma nature, je n'ai besoin de rien ni personne pour me dicter quoi faire de mes crocs.

"Je ne sais pas." la réplique insolente par son manque de réponse, je n'ose pas regarder Unna en face, préférant observer les chiffres qui défilent étage après étage "C'est sûrement leur sang qui me fait cet effet."

Parce qu'il reste cette fatalité. La monstruosité me plaît toujours, me ravit, mais il subsiste ce besoin asservissant. La liquidité vitale aux mortels, celle qui m'obsède nuit et jour. Drogue. Ca semblerait banal en comparaison de cette addiction terrible.
Je quitte l'ascenseur à la suite de la sirène, cherchant aussitôt mon paquet de cigarettes dès la sortie trouvée. l'air frais s'embrume rapidement de la cendre d'une Black Devil fraîchement allumée, tenue sous une canine en rangeant mon zippo. Je relève les yeux vers Unna à sa question, soufflant ma fumée à chaque mot de ma réplique.

"C'est pas loin, et j'ai pas confiance en ta conduite."

Un rire encore en la bousculant doucement d'un coup d'épaule, des gamins plaisantins. On pourrait croire à un duo de jeunes adultes enjoués par la perspective de quelques verres et cigarettes au beau milieu d'un bar. Nuit douce, l'été proche lui donne des airs de tranquillité vacancière. Mais sous le masque générique, les silhouettes sont assassines. La gracieuse innocence disparaît sous les traits d'épouvante. Je me fous bien de cette carcasse coupable de mille vices. L'allure débauchée, je l'entretiens. Encre colorée, tissu noir, j'ai toujours l'air d'un type à éviter. Mais peut-être que j'aime ça.

"C'était quoi ton dernier film au fait? Je crois pas l'avoir vu encore..."

Je passe un bras autour de ses épaules, joueur mais surtout curieux de savoir ce qu'il en est. Unna avait un talent certain pour le cinéma, autant comme réalisatrice perfectionniste que comme actrice du faux. Une polyvalence plus que jalousée, bien que je n'ai jamais été intéressé par les scènes et les caméras. Mais je me devais de reconnaître le travail acharné que fournissait ma sirène sur ses films et j'étais l'un de ses plus fervents fans.
Je soupire ma cendre en lâchant la rouquine, faisant un pas plus rapide pour tomber devant elle en reculant pour ne pas perdre le rythme de marche. J'esquisse un sourire en face de son minois irréel avant de relancer la discussion.

"J'espère au moins que je suis invité au tournage de la suite, pas juste au casting de ce soir."

Plaisanterie, je lâche un énième rire plus gamin cette fois, le genre d'esclaffe qui laisse soupçonner une puérilité étrange. Non, je ne suis pas de ceux dont l'enfance volée a laissé un triste syndrome de Peter Pan. Je sais seulement feindre le jeu immature pour cacher le morbide de mes actes. Une tuerie, c'est un drame. Mais un gosse qui fait semblant de jouer au soldat, c'est mignon.
Je glisse sur un talon en me remettant dans le bon sens de la marche, esquivant de justesse un lampadaire. Deux verres et déjà des fous rires incontrôlés et des stupidités de ce genre. On dirait que j'ai perdu le rythme. Je me relâche beaucoup trop.

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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Ven 19 Mai 2017 - 13:17

t'arrives pas en enfer en étant surpris d'y être

ON AIME CEUX QUI NOUS FONT DU MAL - DANTE SALAI BALDI  


Je laisse échapper un rire amer. Le sang. Je saisis en tout point ce qu'il veut dire, cela n'empêche point. Les humains s'avèrent être des proies fascinantes certes, et leur sérum le plus exquis. Je pense partager certaines de ses attirances morbide pour le commun des mortels. Est-ce une raison pour s'enticher de certains d'entre eux comme Dante est capable de le faire. J'en doute. Du moins j'avais vraiment du mal à saisir, et visiblement il n'avait pas l'air décidé à me donner plus amples explications. Très bien. J'hoche la tête.

Face à sa remarque, je reste de marbre et oscille à peine quand il me bouscule. Je m'arrête une seconde et pose sur Dante un regard faussement méprisant. « Joue pas les misogynes refoulés, je conduis très bien. » Je me souviens de certains moment où il n'a pas rechigné y monter, dans ma voiture. Alors je lui emboîte le pas et je sors également mon paquet de cigarette de ma poche. Je tend la main, attendant qu'il y dépose son zippo, comme s'il m'était dû.

La fumée s'infiltre dans mes poumons et y laisse cette sensation que seule elle peut procurer. J'expire d'une traite. Mon dernier film? Ce petit chef d'oeuvre. Je m'en frotte intérieurement les mains. Dante passe son bras autour de mes épaules, j'attrape sa main tout naturellement. « Je sais pas si t'es vraiment prêt à voir un truc pareil… Je suis sortie des sentiers battus. ça tenait plutôt de la performance artiste que d'un simple film. J'suis plutôt contente du résultat.»  J'affiche un sourire enfantin, loin d'être normal quand on sait que le contenu de mes projets implique 70% d'hémoglobine, le reste ne s'avérant être que de simples détails artistiques. «Pour faire simple, j'ai mit en scène une jeune  artiste de ton espèce mon cher, durant deux longues heures elle à peint de nombreuses toiles avec comme seule peinture, du sang  frais collecté à même sa victime agonisante, en temps réel!» Je jubile presque. S'en serait inquiétant, mais c'est mon quotidien, et je relate cela avec une simplicité effrayante. Le sang, la mort, la douleur, tout cela fait naître en moi une rage de vivre que je ne retrouve nulle part ailleurs. J'ai tout essayé, il n'y a que cette drogue qui m'assouvie pleinement, et le jour où j'avais su la tourner sous forme d'art, j'étais parvenu à rassembler deux vibrantes passions.

Le voilà devant moi, je lui rend son sourire qui se transforme en rire quand je l'imagine s'entraver et s'étaler par terre. « t'es tout le temps le bienvenue. J'espère que tu attends pas une invitation officielle à tous les coups. Passe moins de temps avec tes…» Je manquais franchement de mots pour décrire son entourage, je fais un geste de la main qui encourage à deviner la suite de la phrase comme si c'était une évidence « et ramène tes fesses au studio. Tu connais l'adresse. »

Dante esquive le poteau de justesse. Je pousse un cris de déception, faussement déçu qu'il soit encore sur ses pieds. Je ris avec lui de bon cœur. « Dommage, j'en avais rêvé!» La soirée s'annonçait mouvementée! Je porte ma clope à mes lèvres et pose sur mon ami un regard qui en dit long. L'espace d'un instant je réalise qu'il m'avait manqué. On se voyait tous les jours au travail, certes, mais depuis quelques temps on avait perdu le rythme de nos folles soirées. Je le retrouvais enfin, prêt à me suivre dans mes plus sombres folies. Et tout en expirant la fumée de tabac doucement, je ramène mon attention sur mes pieds qui foulent le sol bétonné à tour de rôle. On chemine à bon rythme dans cette rue presque déserte.
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