Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna

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GOD HATES FANGS

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 29 ans, une trentaine jamais atteinte, vieillesse pour toujours inconnue [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, l'amour m'a déjà tout repris, ma confiance en lui crève un peu plus à chaque rencontre [titre de mon champ]: BESOGNE: : Tatoueur, ancien stratège militaire repenti pour actes de cruauté gratuits et ultraviolence avérée [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Synyster Gates. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 220 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Mar 23 Mai - 21:07
Hate Or Glory ✝ Passion.

Je la dévore des yeux alors qu'elle détaille ses derniers exploits de réalisatrice. Si le talent avait un visage, il aurait le sien. Mon intérêt pour ses discours n'empêche pas un sourire curieux, imaginatif. Je laisse mes pensées dépeindre la scène en suivant les mots de la sirène. Une soirée film allait s'imposer dès que j'aurais un peu de temps.
Voir la rouquine mettre autant d'acharnement pour parvenir au résultat escompté, c'était comme observer mon reflet dans un miroir. Un double, une âme soeur. Je revois mes ambitions militaires et tout ce qu'elles m'avaient poussé à faire. Sans regret, toujours, mais avec ce manque étrange de faire le mal pour me faire du bien. Un sentiment qui persiste et me ronge avidement.
Alors qu'Unna vient de se retenir d'insulter mes fréquentations sous couvert d'un mime plutôt que de mots, je relève un sourcil, perplexe. Réflexe, je glisse les doigts sur ma gorge, comme si je sentais l'étouffement me guetter après ce lampadaire évité. Le fou rire idiot me reprend, me sort de mes réflexions stupides. L'un de mes sourires est adressé à Unna avant de reporter mes yeux sur le bar d'en face.

"Arrête de rêver, cara. On est arrivés."

Je désigne le rade glauque à souhait rapidement avant d'en rejoindre l'entrée. Ca pue la cave à vamps et le sang volé depuis la rue.

"Promis, je viens au studio pour ton prochain tournage. Mais d'abord, les actrices."

Un clin d'oeil de Casa Nova, assorti aux canines dévoilées par mon sourire de salaud. Un pied dans cet endroit et on devine déjà l'atmosphère porno-gore qui en découle. Sous la musique lancinante et la peau dévêtue, je ne retiens qu'une chose: le parfum métallique qui étouffe fumées et liqueurs. Mes inspirations se font plus courtes, plus profondes. Je ne m'étais jamais bridé pour mes besoins. des calices, je n'en avais jamais pris aucun. Je volais seulement ceux des autres, par défi, par envie, par folie.
Sensualité vendue, des caresses factices, je passais trop de temps dans ce genre d'endroits. Le sordide, l'insipide, acheter pour oublier le quotidien. Peu pratiqué par le commun des mortels, j'en conviens. Mais pour les habitués, ça a un goût de drogue dure. La rengaine se rembobine et l'esseulé la rejoue. Quand à sa danseuse choisie, elle se remet à tourner, une vraie ballerine de boîte à musique.
Regarder, reluquer, parangonner, la clientèle observe et choisi sa préférée. Elle est blonde, elle est brune, elle est rousse, mais elle est surtout toute à toi pour la soirée. Entre les tintements de verres et les odeurs d'alcool, je crois distinguer quelques crocs. Je ne suis pas le seul mordu ici. Je tourne mon regard vers Unna après avoir détaillé la scène, le sadisme aux lèvres sous un rictus effronté.

"T'en as plein, là, des physiques dramatiques. T'es servie."

Je reporte mon attention sur les figures qui animent l'endroit. On a beau s'éprendre de l'innocence dans un regard d'humaine, on tourne tous la tête sur la trainée du coin qui se dévêt pour presque rien. Dommage que la constitution légitime dans un pareil endroit pousse les mains baladeuses à rester loin. De quoi faire des rêves anticonstitutionnellement plus intéressants.
Au-delà du charnel intérêt pour le regard, c'est davantage la soif qui tiraille. La tromper par des poisons me semble la meilleure des solutions. Nul doute que je laisserais canines et instinct prendre le dessus d'ici peu mais pour l'heure la nuit est toute jeune, l'amusement ne fait que grimper. J'éteins mon mégot dans le cendrier du bar avant de m'adresser au barman du coin, les yeux vagabonds dans différents recoins de la salle entre chaque parole. Un gamin devant un sapin de Noël, je retrouve à chaque fois mes premières fugues dans les bordels de Firenze.

"Whisky pour moi." je tourne la tête vers Unna en posant d'avance ma carte sur le comptoir comme pour insister sur le mécène de la soirée "Tu prends quoi?"

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt sept ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire, libre et indépendante. [titre de mon champ]: BESOGNE: : tatoueuse et pierceuse au salon nove cerchi le jour et réalisatrice/productrice/actrice de snuff movies la nuit. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : trois cent six interminables années. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : sirène, orc. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : grand pouvoir de séduction. Manipulatrice, elle obtient ce qu'elle veut, de qui elle veut. [titre de mon champ]: GANG: : ni dieu ni maitre. Insoumise, esprit libre. Elle le restera. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 237 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/05/2017



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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Ven 26 Mai - 15:03

t'arrives pas en enfer en étant surpris d'y être

ON AIME CEUX QUI NOUS FONT DU MAL - DANTE SALAI BALDI  


Je laisse tomber ma cigarette par terre et l'écrase distraitement. On entre finalement dans ce bar. De la rue déjà on peut sentir que cet endroit n'a rien de conventionnel. Je souris, cet endroit était exactement ce qu'il nous fallait, Dante ne s'était pas trompée. A peine la porte poussée, cette odeur si familière arrive comme une douce effluve. Elle en aurait rendu plus d'un nauséeux, mais pas moi. Ce fumé ferreux, cet impression d'avoir une pièce de monnaie sous la langue, l'odeur du sang. Mélée à d'autres essences, humaines ou non, l'ambiance olfactive qui régnait ici était délicieusement dégoûtante pour le commun des mortels. Je m'en réjouis.

Mes yeux curieux se posent sur toutes ses femmes et je suis alors persuadée que nous trouverons notre bonheur. L'endroit pullule de corps féminin, je les perçois dans la pénombre, ravagés par la vie, des regards vides suppliant une morsure de plus. J'hoche la tête « Maintenant, trouvons le pire... Je te préviens, hors de question de rentrer bredouille. Faut que ça pue la mort, tu vois ce que je veux dire. »  

Arrivés devant le comptoir, Dante me demande ce que je bois. Je le vois dégainer sa carte et la poser, déjà prêt à payer. Je laisse échapper un petit rire. Qu'il se fasse plaisir. J'hausse les épaules, je ne sais même pas pourquoi il me pose la question. « La même chose. » Je m'appuie sur le bar et détaille chaque geste du serveur. Je pense légèrement la tête et souffle « Si cet enfoiré ose mettre des glaçons là dedans... » Je surveille le barman d'un œil suspicieux. Je me demandai bien qui avait un jour eu l'idée lamentable de mettre de la glace dans un whisky. Rassurée je constate qu'il nous ramène deux verres d'une boisson ambrée, sans parasite. J'attrape alors le mien et le tend en direction de Dante pour trinquer avec lui.

« A cette soirée, qu'elle soit... fructueuse. » Un mince sourire cruel se dessine sur mes lèvres, laissant entrevoir mes canines. Je passe ma langue dessus distraitement, et mon regard se tourne vers l'ensemble de la foule alors que j'avale une première gorgée de whisky. Les deux verres bus chez Dantes me semblent bien lointain. J'avais envie de m'amuser ce soir, ça faisait longtemps que nous n'étions pas sortis tous les deux, il y avait du temps à rattraper. « Bon, passons aux choses sérieuses. » Je reporte alors mon attention sur les clients du bar, et ces calices qui sont loin de se douter qu'elles sont en train de participer à un casting.

Je commence à avancer au milieu de la salle, plutôt spacieuse. L'ambiance lancinante, et la chaleur augmente à mesure que l'on s'approche. Certains clients sont installés autour de tables, d'autres sur des canapés. Au milieu de la pièce, de jeunes femmes se déhanches lentement au rythme d'une musique sensuelle, un nuage de fumée opaque s'étend au dessus de leur tête. Une banquette libre se présente face à nous un peu plus loin, je m'y avance et me glisse dessus. Je pose mon verre et fouille rapidement dans mon sac à main et j'en sors un minuscule sachet transparent au creux de ma main. Je jette un œil autour de moi histoire d'être sûre que personne ne nous observe trop attentivement et  minutieusement, je l'ouvre et glisse mon pouce à l'intérieur, je récupère un infime quantité de poudre sur mon ongle et la porte à ma narine, j'inspire brusquement et me frotte le coin du nez, comme si de rien était. Puis lance un regard à Dante et un « Hum? » qui se veut dire t'en veux?

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[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Synyster Gates. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 220 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   Sam 17 Juin - 23:59
Hate Or Glory ✝ Le meilleur du pire, ça pouvait résumer tant de choses ici.

Les corps qui dansent, décharnés ou au contraire charnus, la peau rendue brûlante par l'effort et la séduction qui s'échappe de chaque geste, de chaque déhanché. La chair est mise à nue mais je n'y vois que des veines, des tracés bleus qui marquent l'épiderme, rendues presque invisibles par la lumière crue, vive, criarde. On croirait que la luxure gouverne l'endroit, mais je n'y vois que l'orgueil. Les jolies filles veulent des canines, les hommes riches veulent du sang. C'est le marché qui veut ça, l'offre et la demande des bas-fonds.
Je reste un homme derrière les canines, et mon regard dévore de loin le spectacle lancinant. Le perfectionnisme d'Unna au sujet des whisky de qualité me laisse sourire et le manque d'erreurs du barman étire mon rictus, comme moqueur envers le manque de confiance de la rouquine. J'aurais sans doute enragé autant qu'elle s'il s'était permis d'y mettre de la glace, mais je ne fréquentais pas assez de bars de merde pour voir souvent ça arriver. Je trinque avec la sirène, en accord avec ses espérances pour la soirée. J'espérais bien trouver un salvateur amusement tout au long de la nuit. Une première gorgée, une seconde, une cigarette allumée. Je la garde entre les dents, inspirant et expirant ma cendre grisâtre au rythme de mes poumons encrassés.
J'ai l'impression d'avoir déjà vécu cette scène, d'avoir déjà été ce requin au milieu des vagues, attendant que le courant ramène une bribe de sang jusqu'à moi. Je cherche cette indication subtile, la victime tragique qui erre sur un territoire m'appartenant soudainement. Je rêve de la voir sombrer dans les abysses, perdre pied dans mes bras.

Je rêve de cette volute écarlate au fond de l'eau.

Le regard perdu sur des courbes, je reviens à moi alors qu'Unna semble proposer délicatement de quoi rendre la sortie meilleure encore. La poudre blanche me tente, le contraire serait surprenant. Un souvenir tragique me ramène aux raisons qui me laissent sans cesse noyer déboires et amerthume sous les paradis artificiels. Je ne réfléchis plus vraiment, j'imite ce qu'on me montre. Un gamin sans réflexion, je veux les effets sans chercher à savoir leurs vices.
J'efface la preuve poudreuse machinalement, un geste de la main trop souvent répété, avant de lâcher un léger sourire satisfait. La traîtrise de l'ivresse mêlée aux effets montant lentement, je me sens bien.

"Pas mal, pas mal... J'avais perdu l'habitude comme ça. J'ai pécho un calice, je lui file et je la mords. Tu devrais essayer."

Ebauche de fou rire, étouffé par une bouffée de cendres estompant les derniers relents d'un goût bien connu. Ma fumée s'évapore de moi sur quelques mots enchaînés.

"Faut juste éviter de les tuer, c'est le plus chiant."

On n'a rien sans rien. J'aimais déjà trop le cocktail détonnant de sang et de dope pour me priver d'une morsure si efficace. Rendre sa condition plus acceptable par des travers, des tricheries. Obligé de manipuler ma réalité pour l'aimer. Le mal qui fait tant de bien, à ce qui paraît.
Je relève les yeux sur la salle, pupilles dilatées déjà, invisibles au milieu de mes iris noirs. Je croise le regard bleuté d'une inconnue à la morsure tout juste effacée dans le creux de son épaule. Un mouvement de tête, cheveux bruns coupant mon attention de la sienne, une dérive sur le reste de sa silhouette. Des hématomes par endroit, un manque de sang flagrant couplé à la violence des mordus, on distingue sa carcasse osseuse sur ses hanches et ses clavicules. Ses joues sont à peine creusées, juste assez pour lui donner une allure fatiguée, pas assez pour la vieillir de sa vingtaine sagement dépassée.
La musique frappe, la possède. On croirait que chaque basse la force à s'agiter davantage mais avec une souplesse et une grâce qu'on ne trouve que sous les projecteurs de la luxure. Je ne sais pas si c'est mon attrait des physiques anorexiques ou le souvenir d'un penchant pour les brunettes qui parle. j'ai envie de rire mais je me retiens. Je crois que je commence à vraiment me sentir bien.
Je tourne à peine la tête vers Unna, les yeux encore rivés sur la taille marquée de la brunette lascivement accrochée à sa barre. Un instant d'attention vers la sirène, un rictus difficile à ravaler derrière des paroles enjouées. Je désigne la proie rêvée d'un mouvement de tête discret.

"La brune décharnée, t'en dis quoi?"

Alors, future Sarah Bernhardt ou pas?



HJ:
 

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Sujet: Re: Mais on aime ceux qui nous font du mal. | PV Unna   
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