Whisky and Blood (+18)

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Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 392 PACTE: : 13/05/2017



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Jeu 18 Mai - 22:38

Whisky and Blood
Feat Colin & Rosa


L’effet de la soif se faire sentir. Mon teint est plus pâle, je me sens un peu plus fatiguée. Je m’enlaidis doucement. Je déteste ça. Je ne supporte pas que la mort puisse me rattraper avec autant d’aisance. Il est déjà l’heure de me nourrir. Je n’ai besoin que de sang, je ne veux rien d’autre. La mort ce soir peut attendre, d’abord du sang puis ensuite on verra. Je dois faire attention, cela devient compliqué, certes Rome est une ville où les gens meurent et disparaissent, comme toutes les capitales mais il est hors de questions que l’on remonte à moi. Ce qui me rassure c’est que je ne suis pas la seule. Je suppose que les policiers doivent tourner en rond, entre meurtres de vampires, de loups, et tous les autres monstres vivants dans cette ville. On ne leur facilite pas vraiment la tâche, j’aimerais la paix et je nourris le meurtre. Allez savoir ce qu’il ne va pas chez moi. Pourquoi j’aime autant me faire passer pour une humaine ? Et pourquoi au contraire j’aime autant me délecter du sang des inconnus que je chasse. Chasser est un mot surprenant quand on y pense, je ne me vois pas comme un prédateur et pourtant j’en suis une. L’une des pires justement, l’innocence se lit sur mon visage, les hommes ne font plus attention au bout du troisième verres. Les saouler pour les tuer ? Quelle horreur et pourtant je suis devenue une pro dans ce domaine. Je me dégoûte parfois, je regrette après. Je prie pour le salut des âmes que j’ai torturé. Je suppose que même en faisant pénitence, on ne m’accordera jamais le paradis, l’enfer à coup sûr. Alors je ne veux pas mourir, je ne veux pas découvrir ce que l’on va m’offrir après la mort, je survie depuis plus cent ans, je peux continuer encore, j’ai peur de ce qui m’attend, une peur folle qui me pousse à mes crimes. Je laisse la soif me porter et me rendre aussi audacieuse. Je suis une droguée au souffle de vie, à ce liquide épais et doux, j’aime le sentir couler dans ma gorge, je le savoure… l’effet qu’il me fait est inexplicable, je n’ai pas encore trouvé de termes assez puissants pour raconter mes sensations. Je ressens tout ce qui se passe autour de moins pendant d’une seconde, je me sens plus que vivante, cette impulsion me pousse à continuer, juste pour la sentir, ne serait-ce que pour un si petit temps. Et ce soir, j’ai besoin de cette sensation.

Je me regarde dans le miroir de l’entrée de mon appartement. Je tire un peu sur mes joues, j’ai l’impression avoir le visage un peu plus terne que d’habitude, pour les humains je reste une femme très attirante, ils ne comprendront jamais pourquoi. Lorsque mon physique décline c’est qu’il faut que je me nourrisse. Mon corps me le demande, il réclame la vie d’autrui, il réclame plus de sang pour faire battre mon cœur éternellement. Je tente d’attacher mes cheveux, puis je repense à mes branchies, pour séduire ce n’est pas l’idéal, je serais contrainte d’hypnotiser et j’avoue que ce n’est pas aussi savourant. Je remets un peu de rouge à lèvres, je vérifie ma petite robe. Elle semble un peu trop moulante mais c’est le seul moyen d’attirer l’œil des hommes. Une jeune femme seule dans cette tenue dans un bar, dans la logique elle ne cherche qu’une chose et à priori ce n’est pas du sang. Ils tombent tous dans le panneau.

J’enfile mes talons. Cet instrument de tortures, et dire qu’à une époque celles de mon espèce se seraient damnées pour en porter, je crois qu’elles n’imaginaient pas à quel point c’est une horreur de marcher plus de deux heures avec ses trucs, le pire ? conduire avec, c’est une galère folle ! Je me souviens quand mon père m’apprenait à conduire les voitures de l’armée pendant la Seconde Guerre Mondiale. On n’avait pas de talons pour soigner les patients, c’était d’ailleurs plutôt peu recommander. J’arrive à marcher plutôt bien dedans, mais j’avoue que je suis ravie de les retirer quand je rentre. Je prends un petit sac spécial soirée, je fourre mes clés dedans, mon portable et de quoi nettoyer le sang sur mon visage si jamais je m’en mets partout, les lingettes c’est très utile.  Je vérifie que j’ai tout et je claque la porte. Je quitte les ruelles historiques pour prendre un taxi, je me dirige vers un quartier ou les bars sont plus nombreux, je passerais plus inaperçue.

Le ciel s’assombrit, le soleil décline, il a fait beau aujourd’hui, Rome est une ville magnifique, comment ne pas l’aimer ? Cette ville est pleine de symboles de toutes les époques, elle retrace l’humanité. Je paye le chauffeur qui me laisse non loin du Colisée, entre la Piazza de Venizia et l’immense arène antique. Les touristes sont partout, toujours est encore, les beaux jours arrivent, la ville va être prise d’assaut. Je marche quelques minutes, mes talons claquent sous les pavés. Je tourne sur la gauche avant le Colisée, il y a plein de petites rues anciennes pleines de restaurants et de bars. Les bonnes odeurs de nourritures de pizzas se font vite sentir. Je file jusqu’au bar que je vise, il est presque 22 heures, les jeunes fêtards commencent tout juste à sortir, les rues se remplissent, les gens semblent tous heureux, suis-je la seule à ne pas sourire ?

J’entre dans le bar que j’avais en tête pour commencer la soirée. Je replace en arrière mes cheveux, je jette un coup d’œil à l’intérieur, il est bien plein pour cette heure-là, certes ce n’est pas le maximum mais c’est tout de même un bon point pour moi. Je tente de faire des repérages. Plusieurs hommes ont tourné le regard sur moi lorsque j’ai franchi la porte. Il y a de la bonne musique en fond, pas trop assourdissant. Je m’installe au bar sur l’une de ses chaises hautes. Je commande quelque chose de fort juste pour l’audace, un whisky avec un peu de glace, le froid adoucie la brûlure de l’alcool lorsqu’elle coule dans la trachée. Je reçois rapidement mon verre, je fais tourner machinalement les glaçons à l’intérieur. Maintenant je dirais qu’il n’y a plus qu’à attendre que l’un de ses hommes présents se pointent pour me payer un nouveau verre.


©️ FRIMELDA


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But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer


Dernière édition par Rosa C. Manzoni le Lun 25 Sep - 15:40, édité 1 fois
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Colin O'Kelly
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 37 CONTRAT: : Éternel célibataire. Soit l'amour me pourrit au nez ou bien mon âme soeur n'existe tout simplement pas. Ça m'empêche pas de goûter le menu. BESOGNE: : Maître brasseur. Je fais dans le whisky et la bière.
FABLE: : ... Si tu veux parler de tous mes plans culs, ils sont tous réels, love. ÉCORCE: : 118 ans. Je suis majeur de mon centenaire! ÉCHINE: : Les O'Kelly sont que des soricers... enfin presque. PRESTIGE: : Maîtrise des états aqueux, de l'atomisation des liquides et des coeurs de ses chéries. GANG: : Je suis la brise fraîche qui passe dans une cave lorsqu'on ouvre la porte. @EFFIGIE: : Chris Pine, © Mad Hattress , bazzart BAFOUILLES: : 345 PACTE: : 18/04/2017



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Jeu 25 Mai - 6:12



Whisky and Blood




Le contact de leur corps exalte Colin. Il plonge sa main derrière la nuque de sa compagne pour attirer sa bouche vers la sienne. De son autre main, il détache la fermeture du soutien-gorge. Après avoir gouté à la moiteur de sa bouche, Colin s’attaque à présent à son cou et continue la descente jusqu’au galbe du sein généreux. C’est à ce moment que son portable décide de se mettre à sonner. Il ignore l’appel. Si c’est important, ils laisseront un message ou bien ils rappelleront. Pour le moment, Colin a des choses plus tangibles à s’occuper. Il défait les boutons du chemisier et chaque bouton dévoile une partie de chair qui se mérite un baiser. Il n’a pas le temps de déboutonner le dernier que son portable sonne frénétiquement à nouveau. Il s’arrête et soupire. Sa compagne haletante le regarde déconcertée. Colin roule des yeux et sourit pour s’excuser.

- C’est la sonnerie du staff, il doit se passer quelque chose en bas.

Il délaisse la belle à la beauté d’ébène pour récupérer son portable dans son veston reposant sur un fauteuil dans le boudoir. Il répond et un de ses deux barmen lui apprend que son collègue est en retard et risque seulement d’arriver vers minuit. Colin prend les choses en main et le renseigne qu’il descend à l’instant pour venir aider derrière le bar.

- Désolé mo álainn. Je ne peux pas le laisser gérer la demande tout seul… Je comprends si tu préfères partir, mais…

Il se rapproche d’elle, pose sa main dans le creux des reins de la belle avec une légère pression pour que leurs bassins s’épousent parfaitement et colle sa joue contre la sienne pour lui chuchoter à l’oreille avant de la lui mordiller.

- Mais je pourrais continuer en revenant plus tard si tu restes…

Il met fin à leur contact, attrape son veston et lance en franchissant la porte :

- Fais comme chez toi ma belle.

Avant de descendre les marches qui le mènent au pub, il prend le temps de replacer ses cheveux, ajuster sa chemise, et vérifie s’il n’a pas une marque de rouge à lèvres que son amie lui aurait laissé à tout hasard. Il descend les marches et traverse du côté du pub. Il regarde sa montre à gousset. 22 heures et le pub est déjà empli au ¾ de sa capacité. Son employé l’a appelé juste à temps. Quelques serveurs commencent à s’impatienter à côté du barman débordé. Cependant, à l’arrivée de Colin, les employés ont retrouvé leur calme, rassurés de voir leur patron. Il s’installe derrière le bar, divise les tâches et s’assure que les verres soient préparés et distribués rapidement. Il distribue finalement le dernier verre, un whisky sur glace. Sans même lever les yeux sur la personne à qui appartient ce verre, il soupçonne une personne qui veut jouer dans la cour des grands, mais qui n’est pas prête à se brûler pour savourer le plaisir de l’alcool pleinement. À noter que l’alcool peut être remplacer par d’autres moyens de jouir de la vie dans l’analyse du sorcier ludique.

Rien qu’un regard lui permet de confirmer ses soupçons, la jeune femme fait rouler les glaçons pour assurer une répartition du froid dans tout le liquide. Ce qui est malheureux avec la glace, c’est qu’elle fond en fusionnant sa température au liquide et du même fait, elle dilue le nectar ambré, épicé, brûlant, mais surtout, savoureux. Colin est curieux de voir une telle personne accoutrée de manière à dévoiler ses atouts alors qu’il l’aurait plus vu habillée dans quelque chose de confortable, pratique et un peu naïf. Sa robe provocante jure avec la beauté innocente qu’elle dégage. Il n’en faut pas plus pour que Colin lâche son dévolu sur elle. Certes, il y a Judith qui l’attend dans sa chambre, mais il aimerait voir jusqu’où la belle brunette est prête à aller pour jouer dans la cour des grands.

Il est sorti de sa rêverie par un jeune homme au bout du bar qui lui fait signe. À première vue, il semble être un autre étudiant qui vient brûler son pauvre budget dans son établissement. Il va à sa rencontre.

- Mec, je te prendrais un cosmopolitain pour la fille cannon là-bas.

Sans même suivre du regard l'endroit où pointe le jeune homme, Colin sait exactement à qui il référait. La belle inconnue surpasse en terme de beauté innée toutes les femmes du bar. Il y a quelque chose de presque hypnotisant qui s’émane d’elle. Colin encaisse l’argent et se met au boulot. Il mixe et verse dans un verre à martini. Le tournillon du citron qu’il s’applique à faire projette une odeur citronnée revigorante dans l’air autour du barman. Il dépose le verre devant la jeune femme. Il lui sourit charmeusement. Ce n’est pas parce que le verre ne vient pas de lui qu’il ne peut pas commencé à faire bonne impression.

- Pour vous, de la part du jeune homme au bout du bar.

Le pauvre garçon lui fait un petit salut timide de la main en attendant une réponse de la part de la belle brunette.
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Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 392 PACTE: : 13/05/2017



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Sam 27 Mai - 17:19

Whisky and Blood
Feat Colin & Rosa




La chasse. C’est devenu d’une banalité pour moi. Toutes les semaines je me contrains à descendre dans les rues sombres de la capitale et de trouver un homme un peu trop éméché qui ne se doutera pas que je vais juste le tuer et non lui donner du plaisir. Enfaite, je ne suis pas le genre de femme qui couche facilement, je pourrais aisément profiter de mes dons, de ma beauté pour faire ce que je veux des hommes avant de les tuer, comme une veuve noire. Non, je me dis que je vaux mieux qu’une pure vie de décadence, j’ai des principes, des croyances auxquelles je me rattache pour ne pas sombrer dans la peur d’un Enfer potentiel. Et puis, qui dit que nous ne sommes pas l’Enfer d’un autre monde ? Que je n’ai pas été créer pour faire souffrir ? Pour répandre le mal ? Le monde est plein de mystères, on parle de paranormal alors que tout est tout à fait normal puisque cela existe, les gens ont simplement banni l’idée d’un monde horrible, la peur les contrôle et pas seulement elle. Le Vatican a fait en sorte de nous montrer dans les monstres que nous ne sommes pas toujours. Nous n’avons pas le choix, quel humain pourrait prétendre qu’il ne ferait pas tout ce qu’il faut pour éviter une morte affreuse ? Je me considère de ce bord-là. Je dois juste survivre. J’aime l’humanité, j’aime les humains quand ils ne sont pas manipulés, mais j’aime aussi les gens comme moi, le paradoxe de la sirène qui aimerait être différente sans pouvoir être sûre qu’elle arriverait à mettre un terme à sa véritable condition. Je suis différente et je cultive la simplicité, les deux ne vont pas ensemble et pourtant je continue de me mentir à moi-même. C’est plus fort que moi, je me rattache à quelque chose, je me rattache à la vie, on ne vit plus quand c’est comme ça, on survit. Les chasseurs sont de plus en plus présents dans les rues de Rome, le Vatican doit avoir peur, les monstres, les créatures que nous sommes sont de plus en plus nombreuses et de plus en plus dangereuses pour la religion. Ils ont peur que l’humanité s’aperçoive que nous éprouvons des sentiments, que nous ne sommes pas des machines à tuer, il y a des failles dans toutes races. L’humanité a commis son lot d’erreurs aussi, après tout, je crois que les Hommes s’autodétruisent très bien tout seuls. On le voit au nombre de guerres que l’Homme a engendré.

Je tue des hommes, seulement des hommes. Je n’ai pas d’affinités avec les femmes, je n’ai jamais osé, plutôt. Leur sang me parle, me chante, je l’entends couler tout autant que celui d’un homme mais comment séduire une femme dans un bar ? Je pourrais jouer sur l’ambiguïté, maintenant j’ai remarqué que l’homosexuelle ou encore même la bisexualité était à la mode, les mœurs sont beaucoup plus ouvertes qu’à l’époque où je suis née. Mon père m’a toujours dit de jouer la sécurité en chasse, une femme qui séduit un homme ou qui se laisse séduire par l’un entre d’eux n’a rien d’anormal, deux femmes, cela attire l’attention. Je ne veux pas attirer l’attention sur moi davantage.

Je n’ai pas envie d’aller trop loin. Je file vers l’ouest pour trouver les ruelles bondées de touristes qui profitent des bars locaux. Je m’engouffre dans le premier bar qui m’inspire, je suis mon intuition, rien à voir avec mon côté sirène, juste l’instinct féminin. Le bar est quelque peu rempli, pas plein mais j’espère que cela sera suffisant. Je vais jouer la carte de la fille à qui on a posé un lapin, mon air de fille innocente dans sa si belle robe devrait bien attendrir l’un des mecs de ce bar. D’ordinaire, on engage la conversation, je flirte, on flirte, le courant passe, pas besoin d’hypnotiser, le charme opère lorsqu’ils entendent ma voix, regardent mes courbes et plongent leur regard dans le mien, je crois que je suis le genre de fille difficile à oublier. L’alcool m’aide beaucoup, je les fais boire. Ce soir, je sais que je vais devoir tuer, il est temps, je repousse cet acte indéfiniment, mais lorsque mon teint devient blafard, comme si la grippe m’empare de moi, je sais qu’il est temps, sinon, ma peau risque de ne pas apprécier le soleil et l’appel de l’eau sera bien trop puissant. Je ne serais plus dans mon état normal, ma beauté fanera, ma peau vieillira. La mort n’est pas nécessaire à chaque fois, mais elle devient indispensable au bout d’un moment.

Je m’installe au bar, je croise élégamment les jambes, je lance un regard perdu dans la salle, comme si je cherchais quelqu’un d’invisible. Je commande sans trop attendre. Un whisky, l’alcool me donne toujours plus de courage, plus d’audace, tant que je n’en abuse pas bien entendu. L’attente ne devrait pas être trop longue, généralement lorsque les hommes comprennent que personne ne viendra sauver une demoiselle en détresse, ils se pressent de jouer les héros. Dans quelques minutes je recevrais un verre d’un homme installé quelque part dans le bar. Je guette ceux qui vont et qui viennent. Le barman me tend mon verre d’alcool sans trop tarder. Je lui offre un léger sourire et je bois une bonne gorgée. La brûlure dans ma gorge me rappelle mon existence, la douleur rappellerait à tout le monde qu’il est vivant. J’écoute la musique en fond, je ne suis pas une grande admirative de la musique d’aujourd’hui, peu original, toujours les mêmes sujets, sans parler des clips qui illustrent les propos, l’image de la femme est pire que dégradante dans certain cas, j’ai du mal à comprendre ce qui plaît dans ses déhanchés vulgaires ? Mais après tout, qui suis-je ? Une sirène centenaire qui ne s’adapte pas vraiment à son monde.

Alors que je suis dans mes pensées, le barman m’approche un nouveau verre. Le mien n’est pas encore terminé, les glaçons du whisky n’ont même pas commencé à fondre. Je lève la tête vers le barman, plutôt mignon, mais si je séduis le barman, je devrais faire la fermeture du bar, c’est risqué et douteux. Pourtant… Le verre ne vient pas de lui, il vient d’un jeune homme assis au bout u comptoir. Je souris, un Cosmopolitan, ce n’est pas ce que je préfère, j’ai appris à ne pas refuser un verre, cela peut servir. Il semble attendre quelqu’un, des amis je suppose, peut-être une fille mais j’en doute, pourquoi m’offrir un verre si une jeune femme doit le retrouver. J’accepte le verre, je lui souris gentiment. Pourtant, je ne suis pas sûre de m’attarder sur cet homme. Je vais prendre mon temps. A tous les coups, il attend des amis. Je reporte mon attention sur le serveur derrière le bar, peut-être même le propriétaire de l’établissement.

« - Dommage pour lui, le Cosmo n’est pas mon fort, mais j’ai appris à être polie. »

Je décide alors de le boire cul sec. Je rends le verre au barman avec un air malicieux, je sais que certains s’étonnent de me voir descendre aussi bien un verre.

« Vous croyez que je vais avoir le droit à un autre verre ? »

Je souris vers l’inconnu qui m’a payé le verre. Il me fait un petit signe de la main. Comme je l’avais prédit, rapidement un groupe d’hommes et de femmes arrivent, des amis à lui. Il s’évanouît avec ses proches pour prendre une table au fond du bar, sera-t-il persévérant ? L’avenir me le dira, peut-être finalement sera-t-il la victime, s’il revient. Je ne sais pas encore, je ne suis pas décidée. J’ai toujours un peu de mal avec les hommes qui semblent réservés… timides ou même honnêtes, j’aime tuer les gros lourds qui avec trop d’alcool dans le sang qui pourraient être un danger pour d’autres femmes, je me donne bonne conscience en pensant cela. C’est sûrement bête, une vie prise n’est rien d’autre qu’un meurtre, peu importante mes suppositions. Surtout que je ne sais rien de mes victimes généralement ou alors trop peu de choses pour me permettre un jugement.

Mes mains retournent autour de mon verre de whisky, je le termine aussi, deux verres ce n’est rien pour moi. Je peux tenir bien plus, la force de l’habitude, je suppose.  

« - Dommage, il aurait pu m’offrir un autre verre »

Je regarde le jeune inconnu m’oublier doucement. Ce n’est pas grave, un autre le remplacera. Je vais jouer la fille qui attend une personne qui ne viendra pas. Jamais.

« - Bon, je crois que l’on m’a posé un lapin ce soir, il va falloir que j’oublie cette humiliation, qu’est-ce que vous avez à me proposer ? Votre meilleur cocktail peut-être ? »

Je m’adresse au barman qui semble accessible, je pense qu’il doit en voir passer du monde, tous les soirs. Je ne suis pas la première fille qui se fait planter, même si techniquement, j’ai choisi cette situation.

« - Je m’appelle Iris… et vous ? Seriez d’accord pour me tenir un peu compagnie, je n’ai pas le cœur à rentrer tout de suite alors que j’ai passé du temps à me préparer, et puis j’ai envie de distraction »

Je sors un petit air innocent et curieux, peut-être que le barman pourra me distraire pour un moment. Et puis qui sait, peut-être que je pourrais attirer son attention comme j’en ai envie. Il est hors de question que je donne mon véritable prénom, Iris c’est un nom de fleurs, c’est un peu un clin d’œil à mon véritable prénom et à mon métier. Je bosse dans les fleurs après tout.

robe de rosa

© FRIMELDA


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Colin O'Kelly
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 37 CONTRAT: : Éternel célibataire. Soit l'amour me pourrit au nez ou bien mon âme soeur n'existe tout simplement pas. Ça m'empêche pas de goûter le menu. BESOGNE: : Maître brasseur. Je fais dans le whisky et la bière.
FABLE: : ... Si tu veux parler de tous mes plans culs, ils sont tous réels, love. ÉCORCE: : 118 ans. Je suis majeur de mon centenaire! ÉCHINE: : Les O'Kelly sont que des soricers... enfin presque. PRESTIGE: : Maîtrise des états aqueux, de l'atomisation des liquides et des coeurs de ses chéries. GANG: : Je suis la brise fraîche qui passe dans une cave lorsqu'on ouvre la porte. @EFFIGIE: : Chris Pine, © Mad Hattress , bazzart BAFOUILLES: : 345 PACTE: : 18/04/2017



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Lun 19 Juin - 8:19



Whisky and Blood




Colin se demande franchement comment le jeune étudiant compte attirer l’attention de la belle s’il n’en profite pas pour l’approcher une fois le contact visuel accompli. Jouer l’air désintéressé fonctionne seulement si la personne est tenté par l’appât. Ces jeunes ne savent même plus draguer. Peut-être que Colin joue les vieux jeux, mais un peu moins de subtilité et un peu plus d’action aurait pu améliorer la main du jeune homme au poker de la passion. Colin devrait-il se lancer dans une carrière de coaching? Non, il préfère s’occuper du bien être des autres en utilisant l’alcool. C’est temporaire, et le monde en redemande. C’est définitivement plus rentable.

Colin s’affaire à nettoyer la surface du bar de l’alcool qui a éclaboussé dessus durant la frénésie des cocktails. Il regarde du coin de l’œil la belle brune descendre le cosmo. Un détail attire son attention, mais il ne peut en être sûr pour le moment. Des doutes subsistent puisqu’il n’étais pas très attentif à ce qui excède le décolleté plongeant que la jeune femme arbore avec magnificence. Il décide de suivre son propre conseil et arrêter la subtilité pour mieux agir.

- Pour quelqu’un qui ne raffole pas de cosmo, vous le finissez rapidement. J’aimerais bien voir comment vous engloutissez quelque chose que vous aimez.

Il ne peut s’empêcher un petit rictus en coin à cette dernière réplique. Puisque le jeune homme est toujours présent, Colin laisse la jeune femme tenter de soutirer des verres gratis au jeune homme. Si ça peut fonctionner, c’est toujours bon pour les affaires non?

Pas de bolle, l’étudiant s’éclipse déjà avec un groupe d’amis au fond du pub. Comment veut-il se ramener une beauté chez lui tonight s’il ne travaille qu’à moitié sur la tâche? Heureusement, ceci donne la voie libre à Colin quoi qu'il n'a pas besoin de cela pour se lancer dans l'aventure. Alors que Colin sert un client, il en profite pour admirer les traits de la jeune femme. Sa tenue naturellement bien droite, mais avec un soupçon de fragilité dans les épaules. Un cou fin avec de douces boucles lâches qui chatouillent son décolleté. Il l’observe descendre maintenant la verre de whisky. Et voilà! Il voit nettement de fines couches de peaux parallèles dans ce cou délicat près de ses oreilles menues. Une excitation emplit le corps de Colin. Il s’en doutait depuis la sensation d’attraction magnétique incontrôlable qu’il sentait dès le moment où ses yeux se sont posés sur cette amante de l’ondine. Le brasseur se sent rarement attiré que par une seule femme. Il devait se trouver une raison logique derrière son changement de comportement, ce qu’il possède à présent.

Maintenant électrisé par la découverte, il désire encore plus la femme devant lui. Contrôlant l’eau depuis tout ce temps, mais être incapable de respirer dans son élément… Il a toujours aimé les sirènes et leurs capacités. La majorité des sirènes qu’il a rencontrée peuvent contrôler l'eau tout comme lui, mais sans pouvoir en changer son état. Il avait au moins cela de plus. C’était sa moindre consolation. Il a entendu dire que d’autres pouvaient lire dans les sentiments. Mais il n’en sait pas plus. Ce qu’il sait par exemple, c’est que son jeu peut devenir risquer. Mais où est le plaisir sans risquer de se mouiller?

Aux paroles de la jeune femme, il sait déjà quelle sorte de cocktail il va commencer à lui préparer. Quelque chose avec un peu de liqueur d’orange sanguine, un peu de brandy, de vermouth et surtout du whisky, le tout avec un tourbillon de zeste d’orange. Sucré par le brandy et acidulé avec un soupçon d'amertume causé par la liqueur d’orange sanguine, rond en bouche par la vermouth et fumé dans la gorge par le whisky, mais essentiellement un cocktail très fort avec une humeur écarlate sur le dessus grâce à l’orange sanguine. Pour un effet sanguin, il faut porter une attention particulière à verser le liqueur d’agrume qu’à la toute fin et lentement pour éviter que la couleur se mélange.

- Le meilleur? Ça dépend pour chacun. Mais j’ai une petite idée pour vous.

Il s’affaire à préparer le cocktail. Il sourit alors qu’il apprend que la jeune femme souhaite avoir de la distraction. Colin a bien envi de répondre à ses désirs. Comme ça, elle s’est fait poser un lapin? Une sirène dans un bar, habillée pour chasser… Colin se doute bien ce qu’elle est venue chercher dans son pub. C’est donc sa façon de se faire approcher? Basique, mais l’efficacité reste. De plus, qui ne céderait pas un rein pour une nuit avec une sirène? Il sourit en mettant la partie sacrificielle de côté. On peut toujours s’arranger…

- Je vous présente le Bloody Sunset.


Il s’apprête à ajouter la touche finale au verre d’Iris alors que le jeune homme de tout à l’heure accroche le verre dû par sa maladresse, mais aussi parce qu’un de ses amis l’a poussé stupidement vers Iris pour l’aider à prendre concrètement contact avec elle. Agilement et rapidement, Colin rattrape le verre et contrôle le liquide pour l’empêcher qu’il ne se renverse. Il rétablie même la tranquillité dans le liquide bouleversé afin de retrouver l’humeur sanguine. Aux yeux des simples mortels, il ressemble seulement à un barman d’expérience qui sait comment attraper des verres et leur liquide, mais pour les yeux avertis, ses facultés sont au-delà du simple mortel. En conservant son charisme naturel, il tend le verre à nouveau à Iris en ignorant la présence importune de l’étudiant.

- C’est Colin pour ma part. Enchanté.

Un peu plus, et on aurait cru un gentleman qui se présente en baisant légèrement la main de sa dulcinée.

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Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 392 PACTE: : 13/05/2017



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Lun 19 Juin - 15:39

   


WHISKY & BLOOD
ft
COLLINS


Je remets ma robe correctement sur mes genoux. Elle est un peu courte mais j’y suis pourtant habituée mais au fond de moi, j’ai toujours un peu de mal avec cette idée de me vendre à un homme. Le terme est sûrement très mal choisi, je ne me vends pas, enfaîte je fais juste en sorte d’attirer le sexe masculin, je les appâte, je suis tel le papier tue-mouche, c’est relativement grossier comme comparaison mais je la trouve très appropriée, les hommes viennent, ils gravitent autour de moi et quand ils sont trop près, je les tue. Je les mors, mes crocs s’agrippent à la chair et je dévore leurs âmes. Je ne crois pas que les mouches soient capable d’en faire autant ni le papier d’ailleurs au passage. Ce soir je vais devoir tuer, c’est inévitable, après j’aurais bien trop attendu et je risque de le regretter, l’expérience c’est déjà produite et je ne souhaite en aucun cas la reproduire. Je zieute le pub, dans le bar il y a un tas d’hommes, je ne sais pas encore lequel je devrais dévorer, je n’ai pas spécialement envie de le faire mais il faut savoir faire la différence entre avoir envie et avoir besoin, le besoin ne se contrôle pas, je risque ma peau si je ne me nourris pas, je suis maudite, je dois dévorer les âmes pur garder ma santé, ma beauté, simplement pour rester en vie. J’ai tenté un tas de choses, les poches de sang, cela suffit pour se nourrir mais la mort d’un être devient nécessaire au bout d’un moment, sinon mes chairs se brûlent, elles fondent et je ne peux plus rien faire à part sentir la douleur permanente. J’ai tenté de tuer des animaux, j’aime les bêtes mais le sacrifice est bien moindre que des êtres humains. Seulement prendre leurs âmes ne semblent pas assez … fortes pour raviver la magie qui sommeille en moi. Je suis coincée dans la peau d’un monstre. Alors je tente d’oublier et d’agir, de faire ce que mon corps me demande de faire, cela devient presque la routine maintenant.

Je descends le verre du type dans le coin du bar. Il semble vouloir me séduire, il pourrait être ma victime mais je le trouve trop jeune, trop … non mais il ne semble pas être un méchant garçon et je sais déjà que je passerais un sale moment après l’avoir vidé, c’est impossible. Et puis finalement ses amis arrivent je pars aux oubliettes, parfait. Alors mon attention va se porter sur un autre spécimen. Il est plus âgé, beaucoup plus mon style je dois avouer. Le barmaid. Son regard azur ferait fondre n’importe quelle femme, bon je ne suis pas n’importe quelle femme mais je ne suis pas insensible. Je peux jouer avec lui, lui ne semble pas extrêmement dangereux, je sais que ce n’est pas un violeur qui chasse lui aussi mais il faut que je me nourrisse et le sort ne semble pas être en ma faveur ce soir. Je trouve pourtant toujours de mauvais garçons à virer de ce monde habituellement, ils ne sont pas en manque dans les rues bondées de Rome, mais ce soir, j’avoue que je ne suis pas d’humeur à chasser, à traquer jusqu’à trouver, j’ai faim, très faim. L’alcool calme la sensation de soif de plus en plus forte mais elle ne pourra pas la retenir indéfiniment.

Une fois mes deux verres terminés, je demande à ce fameux barman de me préparer sa spécialité, de me faire son meilleur cocktail. Je ne suis pas difficile comme fille. A vrai dire les aliments humains ne sont pas aussi délicieux pour moi que pour les humains, je crois que mon palet se fiche pas mal de ce que j’avale, bien entendu, j’ai quelques préférences mais le sang reste la meilleure chose que je peux avaler, que mon corps réclamer sans cesse, on ne peut pas s’en lasser, je crois que je n’ai jamais gouter de sang ayant le même goût car après tout, chaque personne est différence, certains ont le sang salé, ce n’est pas ce que je préfère, mais cela reste un régal, d’autres l’ont sucré et c’est mon péché mignon et puis ceux qui sont ivres ont de l’alcool dans le sang et j’avoue que j’adore ça, cela fluidifie l’ondine dont je me délecte. Je ne sais pas quel type de sang pourrait avoir l’homme en face de moi qui est en train de me préparer son meilleur cocktail. Je lui ai d’ailleurs offert mon meilleur sourire lorsqu’il a accepté le défi, il semble avoir une idée de ce que je pourrais aimer. Il ne se doute pas que tant qu’il y a de l’alcool, ça me va. Je le regarde agiter les bouteilles, mélanger les alcools, les arômes, je sens de l’orange, sanguine vu la note sucrée puis peut-être aussi de l’orange normale. Une chose est sûre il y a du whisky, j’adore. Un héritage des souches écossaises que ma mère m’a légué peut-être.

Avant qu’il ne termine, j’ose lui donner une fausse identité. J’aime l’idée de rester dans le thème des fleurs, je change pour Iris. Je suis sûre qu’il ne se doutera pas que c’est faux, ou alors qu’il s’en fichera, les barmans doivent en voir des mensonges autour du zinc. Je reçois mon verre, la couleur vire presque à la couleur sanguine. Je me mords la lèvre, non je sais que cela ne trompera pas mon corps mais cela n’arrange pas tellement mon envie pressante de sang. Je souris à Colin, il vient de se présenter et je suis ravie de connaître enfin son nom, le vrai j’imagine.

Je ne vais pas avoir le temps de faire quoique ce soit que le type maladroit qui a voulu me payer un verre en début de soirée me bouscule. Je ne crois pas que cela soit vraiment intentionnel, il s’est fait pousser par ses amis qui tentent de faire en sorte qu’il vienne à ma rencontre. C’est à ce moment-là que je détecte quelque chose. Le barman. Sa façon de rattraper mon cocktail avant qu’il se finisse sur ma robe. Un sorcier. Ou une sirène. Les deux sont possibles et si j’ai à faire à un de mes semblables la soirée pourrait s’avérer amusante, une partie de chasse à deux pourrait s’ouvrir et plus si le courant passe. Je ne suis pas une fille facile, les gens pensent à tort que les sirènes séduisent, couchent et tuent. Si je peux éviter le passage intermédiaire, je le fais. J’aime les plaisirs de la chair, mais j’aime aussi choisir mes partenaires, ce mystérieux Colin m’intrigue, je ne sais pas grand-chose de lui mais une chose est sûre, il me fait un drôle d’effet, peut-être l’effet d’une sirène ? Je n’ai jamais vraiment été en contact avec une sirène mâle, peut-être que je suis sensible à ses dons comme il pourrait parfaitement l’être aux miens ? Les choses deviennent très intéressantes !

Je lui lance un regard chargé de sous-entendus, ma lèvres inférieures se coincent sous mes dents.
« -Quelle habilité ! Un peu plus et ma robe était courant de votre cocktail »

Ce fameux cocktail rouge sang enfin presque. Je crois que lui aussi me fait passer un message, relativement clair. Bon, le maladroit tente de s’excuser mais ne fait que m’embêter dans mes démarches. Je me tourne vivement vers lui, mes pupilles s’écarquillent , mon regard plonge dans le sien et il en bégaye. « - Mon mignon, je suis navrée mais je ne suis pas libre, mon rencard est devant moi, je ne peux pas être dérangée, passe une bonne soirée et ne me dérange plus » Le tout en un murmure, le garçon retourne avec ses amis en gardant le sourire, il raconte ce que j’ai dit. Je ne crois pas que Colin ait pu entendre. Je me retourne vers lui et je suis toute à lui, enfin je le lui en donne l’impression. Sans le quitter des yeux, mes pupilles plongées dans les siennes, je commence siroter son breuvage. On sent l’alcool, c’est indéniable. C’est délicieux. J’en bois deux gorgées avant de poser le verre. Une idée me traverse l’esprit. Je me la joue moi aussi maladroite. Je fais mine de chercher quelque chose dans mon sac et en relevant la tête vers Colin, je fais croire à un faux mouvement et cette fois-ci, le verre termine sur ma tenue. J’ai bien entendu quelque chose en tête mais je ne sais pas si cela fonctionnera, il faut tenter pour savoir.
« - Je crois décidément que ce verre était fait pour terminer sur ma robe, je suis trempée, bon sang.. ! »
Je me mords encore la lèvre, provoquante un peu… Je me demande ce que va faire Colin. M’aider où me laisser dans le pétrin ?

« - Vous n’auriez pas un endroit où je pourrais faire sécher ma robe ? Bien qu’elle sentira le bourbon et le whisky pour le reste de la soirée… »

J’ai bien noté les escaliers, cet endroit d’où il est arrivé, je suppose qu’il vit au-dessus où qu’il y a un bureau, un bureau pour mettre les choses aux claires et peut-être démarrer une autre soirée pourrait-être parfait. Je n’ai rien dit sur cette possible nature non humaine, je suis curieuse et une part de moi l’espère sirène, on pourrait s’amuser ce soir, je pourrais me lâcher un peu et profiter de la vie, de cette longue vie qui m’attend, je crois que le plaisir est bien plus amusant lorsqu’il est partagé, je perds en culpabilité, je me dis que si je suis dans ce pétrin avec une autre personne, je risque moins de souffrir ? Je vous l’accorde cela est stupide mais c’est rassurant.
Je ne quitte pas des yeux Colin du regard. Je ne joue pas avec mes dons. Je ne le manipule pas avec mes charmes. Je tente pourtant d’arriver à mes fins. J’ai peur de lui dévoiler quelque chose de trop. Je dois être sûre qu’il fait partie de mon univers. Mon regard suffit, pas besoin de parole, je crois qu’il comprends mon message, reste à savoir s’il est réceptif.


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

_________________

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
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Colin O'Kelly
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 37 CONTRAT: : Éternel célibataire. Soit l'amour me pourrit au nez ou bien mon âme soeur n'existe tout simplement pas. Ça m'empêche pas de goûter le menu. BESOGNE: : Maître brasseur. Je fais dans le whisky et la bière.
FABLE: : ... Si tu veux parler de tous mes plans culs, ils sont tous réels, love. ÉCORCE: : 118 ans. Je suis majeur de mon centenaire! ÉCHINE: : Les O'Kelly sont que des soricers... enfin presque. PRESTIGE: : Maîtrise des états aqueux, de l'atomisation des liquides et des coeurs de ses chéries. GANG: : Je suis la brise fraîche qui passe dans une cave lorsqu'on ouvre la porte. @EFFIGIE: : Chris Pine, © Mad Hattress , bazzart BAFOUILLES: : 345 PACTE: : 18/04/2017



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Sam 22 Juil - 9:15



Whisky and Blood




Après avoir usé un peu de magie pour sauver sa création, Colin observe la belle Iris envoyé paître le jeune timide vers ses amis. Un brin d’envi frétille en lui en la regardant parler sensuellement au gamin. Il garde cependant son excitation pour plus tard lorsqu’il aura réussi à séduire suffisamment la belle jusqu’à son lit. Le petit sourire niais sur les lèvres de l’étudiant le ravise un peu tant qu’à son désir de se faire susurrer à l’oreille par la sirène. Il en a presque oublié le danger auquel il voulait se frotter. Une envie de boire commence à s’éveiller en lui. Un peu d’alcool pour le courage à ce que l’on dit. Évidemment, est-ce que c’est vraiment du courage qu’il aurait de besoin à cet instant ou plutôt une personne sage pour lui dire que son fantasme ne vaut pas la peine de mourir pour? Est-ce que cette personne est présente ce soir? À voir Colin qui se remplit un verre de whisky, 20 ans d’âge, pendant que la sirène complimente son verre, il semble que personne n’est présente pour le dissuader.
« – À votre rendez-vous raté qui nous a permis de faire connaissance!
Il trinque avec elle et engloutit la moitié de son verre rempli au triple en une seule gorgée. La chaleur du liquide sur sa langue, puis dans sa gorge lui donne jusque ce qu’il lui manquait pour continuer son petit plan à trois si possible. Il rêve juste du moment où il pourra verser un mince filet de sa bouteille de whisky sur le corps aux formes délicates de la sirène et en lécher  l’alcool qui y ondule au rythme de ses gémissements. Il prévoit mettre tous ses talents en œuvre pour faire chanter cette créature cette nuit.
Et qu’elle n’est pas sa chance d’être tombé sur une créature marine aussi maladroite que la petite sirène de Disney. Il sourit malicieusement alors qu’il doute un peu des chances qu’il soit devant l’héroïne de sa petite-petite nièce qu’il lui faisait écouter en boucle ce film quand il tentait de passer du temps avec la descendance de son frère lors de passage incognito sur le domaine familial pour ne pas faire bouger les sédiments dans l’eau des meurtres qu’il a commis dans les années 80.
– Effectivement. Comme si le destin forçait les choses pour arroser votre robe d’alcool.
Quel gentleman serait-il s’il ne venait au secours d’une demoiselle en détresse qui sait faire une petite moue aussi croquante? Le regard chargé de sous-entendus d’Iris  lui donne l’impression qu’ils sont sur la même longueur d’onde. Il aimerait bien courir jusqu’à l’étage en la prenant dans ses bras, mais Colin reste un homme qui pense à son pub avant tout. Il regarde rapidement autour pour prendre le pouls de la situation au pub. Il n’était pas descendu juste pour jouer les beaux gosses, mais pour supporter ses employés. Prenant en compte qu’il bosse depuis près d’une heure, il regarde son portable afin de voir s’il n’a pas manqué un message texte. Sa chance. Le barman retardataire lui a envoyé un message voilà quelques minutes pour lui dire qu’il sera là dans quinze. Il ferme son smartphone gaiement et le replace dans sa poche arrière. Il propose donc à Iris de venir nettoyer sa robe dans son appart à l’étage.
– Bien sûr que j’ai un endroit. Je réside en haut. Si ça ne vous dérange pas, je peux vous prêter ma salle de bain pour vous nettoyer un peu… C’est par l’escalier là-bas. Ça vous intéresse?
Dans ce petit jeu de la drague, il aime bien s’assurer deux fois plutôt qu’une avant d’enclencher les événements à venir. Il lui fait un petit signe de la rejoindre au bout du comptoir. Il finit son verre d’un trait et s’empare d’une bouteille au passage. Ensuite, il prend son barman par les épaules et lui tapote l’épaule de sa main qui ne tient pas la bouteille en lui disant que son collègue va arriver d’une minute à l’autre.
- Je vous laisse. Je dois secourir une demoiselle en détresse. T’inquiète, Vitto arrive bientôt. J’ai eu des nouvelles de lui. Bon Ciao!  
Il se rend au bout du bar par grandes enjambées comme si chacun de ses pieds rebondissaient par l’excitation. Une fois devant elle, il reprend son calme et la guide à l’étage en appuyant légèrement sur la taille d’Iris de son bras qui l’entoure. En montant les marches, il tâte le terrain afin de s’assurer qu’il pourra profiter de deux femmes simultanément. Il approche sa bouche de son oreille pour lui demander son avis sur le sujet.
- En passant, j’ai une invité qui m’attend dans ma chambre. Je peux la partager avec vous si vous en avez envi.
Il ouvre finalement la porte de sa chambre et découvre son amie couchée sur son lit avec la chemise entre-ouverte de tout à l’heure en train de regarder passivement son portable. Elle relève son visage pour leur faire face et leur jette un regard surpris.
- Tu nous ramène de la compagnie?
Elle jauge Iris de la tête aux pieds. Un sourire d’elle indique à Colin qu’elle semble accepter cette nouvelle option assez rapidement, puis elle dépose son téléphone pour venir à leur rencontre. Comme une chatte qui se frotte sur les jambes de son maître lorsqu’il revient à la maison, elle s’approche de lui et l’embrasse. Pour la nouvelle venue, elle s’empare de sa main doucement et la dirige vers l’ouverture de sa chemise pour inclure Iris dans leur intimité. Colin observe les réactions d’Iris en espérant qu’elle soit réceptive à Judith.
– Love, veux-tu toujours qu’on s’occupe de cette robe?
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Rosa C. Manzoni
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OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 392 PACTE: : 13/05/2017



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Sam 22 Juil - 12:25

   


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La soirée ne pourra pas mieux se dérouler. Je ne pensais pas. Le bar ne semblait pas encore plein d’homme à succomber aux charmes d’une sirène et j’avais un peu peur d’attendre. Ce n’est pas que j’aime faire ce genre de chose mais ma nature m’y oblige, faire mourir quelqu’un régulièrement pour lui prendre un peu de souffle de vie, pour pouvoir survivre. Une condition affreuse qui ne laisse pas de répit, la moindre odeur de sang quand la sang tenaille devient un véritable supplice. On devient accroc à l’ondine chaude et liquide qui fait battre le cœur des hommes. Comment un dieu a-t-il pu créer une telle injustice ? Une telle infamie ? Nous existons pour faire le mal pour purger la Terre des âmes qui méritent l’Enfer. Comment est-ce possible de faire autant de mal avec des êtres qui semblent si parfait pour le genre humain. Je ne maîtrise pas cette question, j’aimerais, une philosophie de vie décalée par rapport aux autres de mon espèce, la mort ne m’enchante pas. Pire, elle m’angoisse. Je ressens toujours cette boule au ventre à l’idée de tuer, de dévorer une âme. Je les compte pourtant plus, sinon je me rendrais totalement folle, je ne sais pas le nom de toutes mes victimes et heureusement. Je repense à ce Marius que j’ai croisé à la plage, je repense à sa façon de voir les choses, j’aimerais être aussi détachée, ne voir la race des hommes que comme un bout de viande que l’on mange à table comme n’importe qui. Pourtant leur conscience élevée m’empêche d’être cruelle, l’empathie est une erreur de nature chez les sirènes, cela ne doit pas exister et pourtant dans mon cas, elle est de famille. Ma mère n’était pas une sanguinaire, elle était infirmière et se nourrissait sur les patients sur qui elle ne pouvait rien, à l’époque où elle vivait encore, c’est-à-dire il y a 100 ans, personne ne s’inquiétait des morts parfois légèrement suspectes, j’ai reproduit longtemps ce procédé, j’ai été infirmière dans une dizaine d’hôpitaux, j’ai mordu contre de patients pour abréger leur vie et leurs souffrances. Certains me remerciaient, me prenant parfois pour l’ange de la mort. J’ai choisi une vie différente ici, hors des hôpitaux où la tentation est trop grande. Le contrôle doit y être permanent et la pression en devient invivable, sans mon père dans mes nageoires pour me surveiller, je ne peux pas être parfaite. Je suppose qu’il doit être déçue. Je tue alors qu’il cherchait par tous les moyens à m’éviter cette épreuve. Mon père lui aussi n’était pas un sanguinaire, considérer comme un faible par les siens, il a fui pour m’élever. Pour lui la meilleure façon de vivre au milieu des hommes, c’est d’en devenir une. Alors j’en oublie trop souvent que j’ai une queue, des écailles, des branchies et des dons qui dépassent l’entendement de n’importe qui, qui n’est pas au courant du monde réel. Alors n’allez pas penser que ce soir est une partie de plaisir.

Jouer la comédie devient plus facile années après années. On rentre dans la peau d’un personnage, on en ressort une fois qu’on a obtenu ledit trésor rouge. J’ai passé ma vie à changer mon identité pour me cacher, pour éviter d’attirer l’attention, on fuit tous les dix/ quinze ans pour éviter que les humains ne se posent des questions. Pourquoi on ne vieillit pas ? Pourquoi on semble attirer autant l’attention sans le vouloir ? Pourquoi… Pourquoi… Pourquoi ? Infernal. Ce soir, je remets la peau Iris, la charmeuse, la belle et douce Iris qui ne cherche qu’à diner. Pourtant au bar, elle attend un prétendant, peut-être même le prince charmant, les hommes accourent pour elle et elle en est ravie, elle a faim et elle ne peut plus attendre. Pousser sa soif est toujours une bêtise, pourtant elle ne se résout pas à chasser davantage, déjà trop de cadavres sur les bras et sur sa conscience si innocence.

Des jeux de jambes, des boucles auburn parfaites qui tombent en cascade dans son dos, un maquillage léger qui cache la faim insistante, un décolleté, une robe un peu moulante et des talons, les talons sont un supplice mais quand il faut, il faut. Un jeune homme qui n’est pas le bon, elle le renvoie mais il revient pourtant à la charge. Non, elle a trouvé sa victime, peut-être même un allié, elle n’est encore sûre de rien. Pourtant il semble être comme elle, un semblable, le don de manipuler l’eau est propre aux sirènes bien qu’aussi aux sorciers mais l’air charmeur du barman lui laisse penser qu’elle a affaire à l’un de siens. Peut-être qu’une chasse à deux pourrait voir le jour, que la soirée pourrait sans nul doute être facilité. Iris y pense, moi je m’interroge. Je reste dans la peau d’Iris. Légèrement troublée par le regard de l’homme qui se tient en face de moi, un dénommé Colin. Irlandais peut-être bien, son physique frappe, le cœur renaît, pourtant impossible de l’avouer. Il risque de mourir sous les crocs.

L’alcool délie et accélère les choses, j’ai besoin d’être un peu portée par l’ivresse pour jouer ce rôle de composition. J’ai besoin de courage et d’audace, je crois pouvoir trouver cela dans les verres qu’il me serre. Cela fonctionne, ma requête est faîte. Après une brève inspection des lieux, je constate qu’il y a un étage, sûrement privé mais aussi sûrement accessible au staff. Iris se la joue faussement maladroite, un verre sur une robe, les dégâts sont indéniables et l’odeur d’alcool est fort, n’importe quelle fille rêverait de pouvoir laver un peu sa tenue dans de pareilles circonstances. Iris est parfaite, moi je suis nerveuse. J’ai l’impression de me regarder jouer une pièce d’improvisation de mauvais genre, d’être qu’une vulgaire allumeuse, je me déteste, si cela ne tenait qu’à moi, je serais rentrée couverte de cocktail, peu importe la tâche et l’odeur, à cette heure de la nuit, tout le monde sent l’alcool.

Iris réussit, Colin cède à une requête non formulée. L’étage. Le divin. La chance est de mon côté, l’étage ? Son appartement, j’ai donc à affaire au patron. Je me pose cette question, s’il meurt, tout le monde m’aura vue monter. Je me pince délicatement les lèvres, un gout de sang ressort dans ma bouche, la soif presse, je ferais disparaître ma présence si besoin.
« - Je suis très intéressée même, surtout si tu es d’humeur à partager »
Phrase ambiguë ? Oui sûrement, encore une fois une réplique de théâtre, la pièce que je joue ce soir est mortelle. Il n’en faut pas plus à ce barman pour arriver à s’éclipser de son bar, un sourire se dessine sur mes lèvres. Je le suis, dans les escaliers plus sombres que le bar, je sens une main presser ma taille, je frissonne, pas spécialement d’envie, je ne sais toujours pas ce qui m’attend vraiment, l’angoisse monte et Iris s’efface car j’ai besoin de toute ma conscience pour agir. Je tente de ne pas montrer le changement, je ne peux pas me le permettre, il verrait une pauvre gamine perdue tenaillée par le sang et l’envie de tuer, prisonnière d’une forme qui ne lui convient pas. Avant d’entrer dans l’appartement, Colin tient à me préciser une chose. Une invitée ? Mon cœur s’accélère, est-ce moi la victime ? Est-ce moi la proie ? Ou alors a-t-il une magnifique chose à partager avec moi ? A nouveau je suis en proie au doute, je ne peux pas hésiter, il le sentirait. La porte s’ouvre. Nous pénétrons à l’intérieur et j’y découvre une magnifique créature, humaine cette fois, j’en suis sûre, son odeur ne trahit pas, j’ai trop faim pour être difficile. Mon regard s’illumine. Colin est donc partageur de ses proies, je n’ai jamais vraiment rencontré de créatures le faisant mais je crois que j’aime l’idée, cela facilite les choses. La contrepartie viendra après je suppose mais pour le moment je ne veux pas y penser. J’avance vers la créature faible qui ne sait sûrement pas ce va l’attendre, si elle attend c’est que Colin l’a hypnotisé pour la dévorer après son service.

La jeune femme se lève, approche de nous, un baiser se dépose sur les lèvres du barman et j’en ressens presque une forme de jalousie, je ne saurais pas l’expliquer. La jeune qui semble penser à un jeu érotique prend ma main et la cale non loin de sa poitrine, son corps est chaud et je sens battre son cœur. Je déglutis, si je montre mes crocs maintenant, je tuerais le plaisir. Colin me demande si on s’occupe toujours de cette robe. Je crois réussir à lui lancer un regard plein de sous-entendus. Je me place entre eux deux, je relève mes cheveux pour qu’il dégrafe ladite robe et qu’elle tombe au sol.
« - Il ne faudrait pas l’abîmer davantage »
Ce n’est pas mon genre d’accepter des préliminaires osés, je sais déjà que cette femme sera morte avant que tout cela n’aille plus loin. Jouer un rôle s’est se sacrifier parfois. Je tourne autour de ma proie, cette déesse qui n’a conscience de rien, je lui retire la chemise, elle est dans le même état que moi, sous-vêtements. Je retire mes talons aussi, je perds 10 centimètres et je dois me hisser sur la pointe des pieds pour atteindre la nuque de la jeune femme. Mon regard lourd d’ambiguïté ne quitte pas celui de Colin. Ma langue passe d’abord sur la peau brûlante de la jeune femme. Elle a un goût salé agréable, je peux sentir un parfum sucré de vanille mélangée à l’odeur des fruits. Ma gorge brûle, j’ai l’impression d’entendre son sang chanter. J’écarte les cheveux de la pauvre créature, mes lèvres l’embrassent dans le cou. Elle semble y trouver du plaisir, Colin aussi. Je tourne à nouveau autour de ma proie, je rode, je calcule tout ce que je dois faire. Je la prends la main, elle se laisse aller, je lance un regard à Colin pour qu’il nous suive. Je vois le lit et je décide d’y installer la demoiselle. Une fois allongée, je grimpe sur elle, je ressemble plus à un félin qu’à une sirène à ce moment-là, je sens le regard lourd de Colin qui n’en manque pas une miette. Je ne peux plus attendre, alors que j’embrasse son cou, mes crocs sortent et je plante dans sa chair. Je n’ai alors le temps de boire qu’une pauvre gorgée lorsque la fille hurle. Je me raidis, je me redresse au-dessus d’elle, elle crie parce qu’elle a mal, parce qu’elle a peur. Je comprends alors une chose. Elle n’était pas hypnotisée pour être docile. Je me retourne vers mon hôte furieuse de cette erreur.
«  - Elle n’est pas hypnotisée, tu veux rire !? Si elle hurle encore, tout ton bar va entendre ! »
Alors que je suis à califourchon sur l’humaine qui sanglante, je laisse mes crocs sortis et je la fixe dans les yeux, il faut tout faire !
« - Tu ne vas pas crier, pas pleurer et te laisser faire, tu ne sentiras rien, je te le promets »
Je me retourne vers Colin.
« -  Tu savais qu’elle n’était pas hypnotisée et tu m’as laissé faire, qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi ! Elle sait qu’elle ne sortira pas vivante de ta chambre ? »
On sent la colère dans ma voix, je ne supporte pas ça, le jeu semble retomber, mais j’ai toujours faim, terriblement faim, mes lèvres sont écarlates par l’ondine, j’en veux plus. Je me tourne vers la fille qui n’ose plus rien faire sous mes ordres.
« - Détends-toi »
Je me suis toujours dit que la viande était meilleur quand l’animal n’est pas nerveux.
«  - Alors tu viens te servir ? »
Phrase vulgaire mais pourtant c’est pourtant ce qu’il avait en tête qu’on la partage non ?



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Colin O'Kelly
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 37 CONTRAT: : Éternel célibataire. Soit l'amour me pourrit au nez ou bien mon âme soeur n'existe tout simplement pas. Ça m'empêche pas de goûter le menu. BESOGNE: : Maître brasseur. Je fais dans le whisky et la bière.
FABLE: : ... Si tu veux parler de tous mes plans culs, ils sont tous réels, love. ÉCORCE: : 118 ans. Je suis majeur de mon centenaire! ÉCHINE: : Les O'Kelly sont que des soricers... enfin presque. PRESTIGE: : Maîtrise des états aqueux, de l'atomisation des liquides et des coeurs de ses chéries. GANG: : Je suis la brise fraîche qui passe dans une cave lorsqu'on ouvre la porte. @EFFIGIE: : Chris Pine, © Mad Hattress , bazzart BAFOUILLES: : 345 PACTE: : 18/04/2017



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Lun 24 Juil - 11:55



Whisky and Blood


Tout se passe comme Colin l’a anticipé. Iris lui fait du pied et le supplie presque de l’amener à l’étage. Elle continue de le suivre même après qu’il lui ait mentionné la présence de son rendez-vous de ce soir. Judith n’en fait pas un pli et entre dans le jeu dès le début. Il ne s’attendait pas par contre à ce que sa nouvelle amie décide de se mettre en sous-vêtement aussi rapidement.  
 
Il dégrafe la robe d’Iris sans difficulté. Avec les années, la mode féminine simplifie tellement le travail. En passant ses mains sous la robe aux niveaux des épaules, il prend le temps de dévorer des yeux sa peau délicate et blanche qu’il découvre en libérant les épaules du voile de la robe. Il dépose un baiser à la base de son cou et poursuit sa dégustation jusqu’à au bout d’une épaule. La robe glisse enfin au sol et Colin retient son désir de lui détacher son soutien-gorge afin de faire durer le plaisir de la découverte un peu plus longtemps.
 
C’est avec plaisir qu’il observe Iris prendre les devants avec Judith. Le regard d’Iris alors qu’elle embrasse Judith lui donne l’impression que les caresses qu’elle lui profère sont transmises à Colin. Les deux femmes devant lui font un duo d’une dissemblance enivrante. Le mélange parfait entre la crème glacée vanille et chocolat. Il savoure l’excitation qui augmente graduellement en lui. C’est pour ce genre de moments que Colin est heureux d’être un sorcier et qu’il peut étendre son espérance de vie plus qu’un simple mortel. Avant de rejoindre ses compagnes, Colin s’assure que la porte est verrouillée et dépose la bouteille de whisky sur le bureau. Ce ne serait pas le temps d’être surpris pour un employé zélé qui décide de venir le voir au lieu de lui envoyer un message texte.
 
Il n’en attend pas plus que l’invitation de la sirène à les rejoindre. Il en profite pour défaire un bouton de sa chemise à chaque pas qui le rapproche du couple de créatures divines sur son lit. Enfin au pied du lit, il enlève sa chemise et défait la boucle de sa ceinture. Avant d’y grimper, il n’oublie pas de se dénuder les pieds. Des chaussures dans un lit, ce n’est pas trop chic.
 
Au moment où Colin se penche pour passer sa langue le long de la colonne vertébrale dépourvue d’écailles pour le moment, il entend Judith crier de douleur et évite le dos d’Iris qui se relève en plein. Il se retrouve en fait légèrement par dessus Iris et du coup, ses yeux sont au même niveau que l’humaine effrayée. La peur et l’incompréhension se lisent sur son visage tandis que le sang qui s’échappe de son coup explique clairement la situation. La sirène y voyait plus qu’un plan à trois. Et Colin vient de s’en rendre compte. Déjà chanceux de ne pas être à la place de Judith.
 
Il prend un certain temps pour comprendre les paroles d’Iris. En fait, il ne s’inquiète pas pour le bruit. Son appartement en assez bien insonorisé et avec la musique et la soirée bien mouvementée, personne entendra des cris d’horreur aussi bien que de plaisirs. Ce qui le titille, c’est qu’elle insinue qu’il aurait dû l’avoir hypnotisée… Il écarquille les yeux, stupéfait. C’est qu’elle croit que Colin est une sirène lui-même. 

Pendant qu’il prenait le temps d’assimiler l’information, Iris a déjà repris le contrôle de la situation en hypnotisant la pauvre Judith et lui demande s’il veut se servir. Il prend un certain recul et en s’empêchant de rire de la situation.
 
– Love. Je suis désolé. Il y a eu confusion. Le plus fort que je bois, c’est du whisky. Je ne respire pas sous l’eau.
 
 
À vrai dire, il n’est pas horrifié par la vue du sang et il se moque un peu si Judith ne s’en tire pas vivante d’ici à ce que la lune se couche. Il a traîné un peu trop avec les mafioso et d’autres groupes qui sont encore moins des enfants de cœur. Ce genre de situation le laisse un peu indifférent. Il est juste un peu déçu de perdre un bon coup qui ne lui prenait pas la tête parce qu’il ne répondait pas à ses appels.
 
– C’est gentil de l’avoir calmée, mais tu sais c’est bien insonorisé ici. Alors… Mais vas-y, ne te gêne pas pour moi. Continue de te nourrir.  Tu devais avoir la dalle.
 
Il se relève et va chercher la bouteille laissée sur son bureau.
 
– On trinque à quoi maintenant?
 
Il débouche la bouteille et en prend une bonne gorgée. Maintenant que Judith est calme, la scène ne lui déplait pas trop. Un corps sans vie prend de la place inutile dans un lit, mais Colin s’arrangera. Après faudra voir comment il se débarrasse du corps. Mü va surement pouvoir l’aider.
 
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Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 392 PACTE: : 13/05/2017



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Mar 25 Juil - 22:30

   


WHISKY & BLOOD
ft
COLIN


Je crois tenir une situation rêvée. Tout me tombe dans le bec, je n’ai pas à partir en chasse, dans une quête qui ne m’intéresse qu’à moitié. Ce soi je vais pouvoir manger sans avoir rien fait. Je crois que le destin est de mon côté. Je ne pensais pas croiser de confrère dans ce bar, moi qui le trouvait trop vide pour que j’y trouve mon compte, finalement la chance semble enfin me sourire. Je bouscule un peu les codes pour que les choses se passent comme prévu. Tout fonctionne. Il n’en faut pas beaucoup pour que le plan fonctionne. Enfin on va dire qu’il faut seulement un cocktail renversé sur une belle robe. Une proposition un peu indécente et un barman qui semble aimer la compagnie des femmes. J’espère, ne pas me tromper dans mes certitudes mais je crois qu’il y a peu de chance à ce niveau-là. Colin est une sirène et on va pouvoir partager une proie ensemble. Je n’aurais pas à séduire et dire des choses déplaisantes. Bien sûre, j’ai construit un rôle ce soir et je dois m’y tenir, je n’ai pas l’intention de le revoir après cette nuit, c’est une façon de passer une bonne soirée, enfin à mes manières. Et puis la proposition à monter dans son appartement ne tarde vraiment pas à sortir.

Nous montons. Colin emporte de quoi boire, deux bouteilles. Je sens une légère pression sur mes reins lorsque nous montons vers son appartement. Bien sûr, derrière-nous, il ferme la porte d’entrée à clé, je crois qu’il craint le dérangement. J’apprends alors qu’il y a bien un casse-croute qui nous attend et je suis étonnée qu’il soit si généreux, une si belle femme, un mâle sirène ne partage pas ce genre de plan habituellement. Il est vrai que je ne connais que trop peu de codes propres aux sirènes, je n’en côtoie pas assez. Je vais juste profiter, même si je dois passer par des préliminaires qui ne sont pas dans mes habitudes, je veux juste me nourrir, pas question de rentrer à l’appartement le ventre vide.

La jeune femme ne semble pas plus étonnée que ça de ma présence. Elle doit être conditionnée, les pouvoirs des sirènes, le charmes et l’hypnose. Parfait, elle va être facile à mordre, elle ne devrait pas poser vraiment de problèmes. S’en suit un quelque chose de différent, ma robe est sur le parquet, je suis en sous-vêtements, la nudité n’a jamais été un souci pour moi. La femme semble prendre du plaisir à être séduite, baratiner de la sorte, elle ne connait pas l’issue de sa nuit, elle ignore la tragique fin que la mort lui réserve. Je ne culpabilise pas, ce n’est pas moi l’investigateur de cette scène macabre. Colin lui semble y prendre beaucoup de plaisir, voir son dîner flirter comme ça avec moi, alors je continue, je ne voudrais pas le vexer et qu’il me mette à la porte sans rien n’avoir à me mettre sous la dent. Mes instincts reprennent le dessus, je me sens puissante, dominante, l’humaine ne sait rien, je sais que plus tard les remords m’habiteront mais je ne peux pas lutter contre l’appel du sang, je danse pour lui. Un manège se créait, des jeux de regards, de baisers et de caresses, on sent la température monter. Je dirige la femme vers le lit de mon hôte, je la prends par la main, je la guide, l’innocence de mon visage ne l’effraie pas, elle ne se doute pas que ma gorge est en feu et que je ne veux qu’une chose, voir l’ondine rouge glisser dans son cou pour en récupérer chaque parcelle. J’ai faim. Je m’installe sur elle, je sens le regard de Colin dans mon dos, il me brûlerait presque, il n’est pas loin, il observe, prend son plaisir pervers à mater deux femmes. Il n’y a pratiquement rien de sexuel pour moi, je n’aime pas les femmes, elles ne m’attirent pas ou seulement pour les déguster.

Plus je suis proche de ma victime, plus j’ai l’impression de bouillir, je sens son cœur battre dans sa poitrine, je sens qu’elle a chaud et qu’elle s’attend plus à un orgasme qu’à une morsure, qui sait, elle y prendra peut-être du plaisir. Certains aiment que je les morde. Ma langue glisse dans son cou, je sens la jugulaire se tendre sous mes yeux, je sens les mouvements de son sang, tout m’appelle. Mes crocs sortent, mon corps se crispe, la faim m’enivre, je goute à la chair de cette innocente. Pourtant mon plaisir est gâché, interrompu par un hurlement, un cri perçant. Je n’ai pas le temps d’avoir plus d’une gorgée de sang, je me redresse, je sens que je manque de peu Colin installé derrière moi.

Mon château de cartes s’écroule, mes illusions n’étaient en rien réalité. Colin n’a pas hypnotisé cette femme, un piège ou autre chose, je suis furieuse, la fille est paniquée, les deux mains sur son cou, les mains noyées dans son sang, je n’ai pas tranché son artère mais ce n’était sûrement pas loin. Je déglutis, ma mâchoire se serre, j’en veux davantage mais pour le moment j’ai besoin d’explications. Je me tourne vers Colin tout en restant à califourchon sur la demoiselle, histoire qu’elle ne file surtout pas, ce n’est pas le moment de voir une femme paniquée couverte de sang dans le bar.

Avant d’en savoir plus, je plonge mon regard dans celui de la jeune femme, mes mots servent à la calmer, il faut qu’elle soit immobile, qu’elle ne crie pas, surtout qu’elle ne fuit pas. Elle ne passera pas la nuit, ne verra pas le lever du jour et surtout a été trahie. Elle ignore que tous les mythes sont vrais, que toutes les histoires d’horreur que l’on raconte sur les monstres qui vivent dans l’obscurité existent et que j’en fais partie. Colin m’explique alors qu’il y a eu mépris, erreur. Il ne se nourrit en aucun cas de sang, je comprends que lui ne voulait qu’une partie de jambes en l’air et moi juste dévorer son amante, nous n’étions en rien sur la même longueur d’onde, je me sens tellement stupide. Je suis agacée, je ne sais pas quoi faire, en tout cas la situation à lui ne semble pas le déranger. Je le regarde aller se servir à boire. Je crois que j’ai besoin d’un verre, je ne suis plus si ivre, je dois m’enivrer pour ne pas trop penser et juste agir. Je lui tends la main alors qu’il débouche une bouteille non loin.
« - Je ne sais pas à quoi on trinque, je vais tuer une femme dans ton lit et cela ne semble pas du tout t’ennuyer »
J’attends mon verre, une fois que je le reçois je le vide illico et je le tends à Colin. Je réfléchis trop, je me prends trop la tête, tue-là Rosa. Elle en a trop vu et lui aussi, ce Colin pourrait t’attirer des ennuis.
« - Bon sang… tu pensais vraiment que je voulais monter dans ta piaule pour une partie de jambes en l’air à trois ? Tu savais ce que j’étais n’est-ce pas ? Quand tu as décidé de monter, tu savais ce qui se passerait ? Bon sang, tu me mets dans une sale position ! »
Je me pince les lèvres. Judith n’a pas bougé, son visage est figé dans la peur, l’angoisse et l’ignorance. Je regarde à nouveau Colin.
« - Sorcier ? Tu possèdes un don avec l’eau… c’est forcément cela n’est-ce pas ? »
L’odeur du sang me brûle la trachée, j’ai mal, je me tourne vers ma victime, elle ne peut pas survivre, si je merde un truc avec l’hypnose, c’est moi qui en paierait le prix. Je ne laisse pas de survivant et j’ai besoin de sa vie. Maintenant.
« - Et puis merde ! »
Je me jette presque sur son cou, je me nourris, je ne sais pas exactement combien de temps il faut pour que son cœur cesse de battre, j’aspire sa vie, je suis une succube assoiffée, je me redresse, je cambre mon dos de plaisir, ma bouche est pleine de sang, ma poitrine aussi, je doute que maintenant cela intéresse le barman. Le corps de Judith est encore chaud et pourtant bien mort, son cœur a cessé de battre et ma gorge se tient tranquille, la soif est apaisée. Je me lève du lit pour avancer vers Colin, je me resserre un verre sans le quitter des yeux.
« - Tu as conscience que tu as fait monter une sirène dans ton appartement et que tu as dit que personne ne nous entendrait ? N’as-tu pas peur ? »




© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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Colin O'Kelly
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 37 CONTRAT: : Éternel célibataire. Soit l'amour me pourrit au nez ou bien mon âme soeur n'existe tout simplement pas. Ça m'empêche pas de goûter le menu. BESOGNE: : Maître brasseur. Je fais dans le whisky et la bière.
FABLE: : ... Si tu veux parler de tous mes plans culs, ils sont tous réels, love. ÉCORCE: : 118 ans. Je suis majeur de mon centenaire! ÉCHINE: : Les O'Kelly sont que des soricers... enfin presque. PRESTIGE: : Maîtrise des états aqueux, de l'atomisation des liquides et des coeurs de ses chéries. GANG: : Je suis la brise fraîche qui passe dans une cave lorsqu'on ouvre la porte. @EFFIGIE: : Chris Pine, © Mad Hattress , bazzart BAFOUILLES: : 345 PACTE: : 18/04/2017



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Dim 13 Aoû - 7:43



Whisky and Blood


Il ne serait pas un bon barman sans remplir le verre d’une dame lorsqu’elle insiste pour boire. Il partage son verre avec Iris et l’observe finir le verre d’un trait. Cette sirène avait définitivement besoin de se calmer. Colin connaît un bon moyen, mais ce n’est pas ce que sa nouvelle invitée imaginait de sa soirée. Il doit avouer qu’il est un peu contrarié aussi de la confusion. Il vient de perdre son plan original et son nouveau plan semble vouloir lui piquer une crise de nerfs et déchirer son aorte du même coup.

Il se resserre un verre, puis un nouveau pour Iris.

– Je suis certainement ennuyé. Mais la seule solution à présent, c’est de finir ce que tu as commencé.

Il connaît la gravité de la situation et il n’est absolument pas prêt à attirer l’attention sur son pub. Surtout pas avec ce qu’il prévoit faire ici. Il débute à peine à entrer en contact avec son marché cible et des personnes influentes qui peuvent faire avancer son projet. Ce n’est pas une belle d’un soir par semaine qui va venir tout foirer parce qu’elle s’est fait mordre par un petit poisson. D’ailleurs, Colin est intrigué par l’espèce de dédain et honte que la sirène abhorre vis-à-vis les conséquences de son alimentation. Le sorcier a vécu dans un village où chaque habitation avait leur fermette pour subvenir à leurs besoins. Il a égorgé des poules et des cochons à ne plus pouvoir en compter. N’est-ce pas la même chose pour une sirène?

Les accusations d’Iris lui cassent les oreilles.

– Pourquoi pas? Comment je pouvais savoir que tu penserais que j’étais une sirène? Parce que j’ai rattrapé ton verre avant qu’il ne tombe? Ça s’appelle de l’adresse, darling. Et qu’est-ce que ça change que je savais que tu caches des écailles sous ta peau satinée? Tu crois que je discrimine et châtie chaque créature que je rencontre?  

Il respire un coup. Ce n’est pas dans ses habitudes de perdre son sang froid. Il prend une gorgée à son verre. En se faisant, il observe du coin de l’œil la sublime créature en colère sur son lit. Il voit bien que malgré la frustration, le rouge à ses joues, ses pupilles dilatées et sa poitrine qui s’élève et se rabaisse rapidement lui indiquent clairement qu’elle ne désire que retourner s’enivrer du chaud liquide épais qui coule sur le gorge haletante de Judith. Ce désir fascine l’alcoolique en lui. Il titille au mot sorcier.

–D’accord, j’ai peut-être usé un peu plus que d’adresse tout à l’heure… Je connais un ou deux tour de magie. Mais c’était pour te faire comprendre que je n’étais pas qu’un simple humain sans défense. Je voulais m’assurer que si tu me suivais, c’était bel et bien pour une partie de jambes en l’air. Qu’est-ce qu’il y a de mal à ça? On était tous des adultes consentants. Je ne savais juste pas que tu la croquerais sans hypnose.

Colin décide finalement de s’asseoir en attendant que la succube en finisse avec son plan cul des deux derniers mois. Sincèrement, il ne sait pas d’ici combien de temps il réussira à retrouver une femme aussi aventureuse qu’elle. Son dépit s’envole rapidement alors que ses yeux glissent sur la cambrure d’Iris. Il l’observe avec une fascination sensuelle. Ses déglutitions éveillent en lui une chaleur qui se propage de la racine de ses cheveux jusqu’au bas de son ventre. Il se met même à jalouser la position de Judith. Sous elle. Sa bouche contre lui. Ses hanches prises entre ses cuisses. Le liquide incompressible s’échappe des commissures de la bouche d’Iris à chaque gorgée jusqu’à s’étendre dans la vallée de sa poitrine. Cette scène ne lui déplaisait guère, mais pas du tout. Judith ne respire plus. Son cerveau devrait arrêter sous peu. Il fera brûler une chandelle pour elle. Une petite sur sa terrasse pour éloigner les moustiques. C’est l’intention qui compte, n’est-ce pas?

Iris quitte le lit. Elle a retrouvé son calme, son assurance. Dieu qu’elle est sexy. Elle s’avance vers lui et Colin ne la quitte pas des yeux.

–Love, tu crois sincèrement que je vais croire que tu vas me tuer après ta démonstration de culpabilité de tout à l’heure? Pourquoi tu ne te reprends pas un verre, qu’on discute?

Il tend le verre à Iris pour qu’elle le saisisse.  Il se cale dans sa chaise et scrute le regard de la sirène maintenant repue.

–Tu me tues, et puis quoi? Tu vas hypnotiser tous mes employés qui t’ont vu monter avec moi ou tu vas les tuer aussi? Et puis, tu fais quoi de nos corps? Tu les laisses pourrir jusqu’à ce que l’odeur attroupe la police, le Vatican ou encore la bande de fanatiques tueurs de créatures?

Il reprend une autre gorgée de son whisky avant de poursuivre. L’avantage de la situation remet sur pied son assurance et son calme stratégique.

–Écoute, love. Si tu veux toujours faire du bruit, je peux te faire chanter, mais je doute que je quitterai cette pièce les pieds devant.

Il se lève et s’approche d’Iris. Il recueille le sang sur elle au creux de sa main sans même murmurer d’incantation et verse la totalité dans le verre de son invité. Il se penche vers son oreille.

– Tu veux toujours faire du bruit ou tu préfères retourner chez toi et manquer la seconde partie de la soirée?

La chevelure de la sirène lui chatouille les lèvres et une envie folle de mettre une pression sur celles-ci s’empare de lui. Il dépose un baiser sur sa joue avant de la regarder dans les yeux pour déceler si son invitation peut revenir à l’actualité.
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