« Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

DROWN YOUR SOUL

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1446 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



Message
Sujet: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Dim 21 Mai - 13:39

« This one last pull that you mention it's my one last shot at redemption, cause I know to live you must give your life away. »

Lueur vive qui s'impose, inondant les terres, les caressant de cette douce chaleur estivale qui revient peu à peu, voyant fleurir les peaux dégarnies qui se pavanent fièrement dans l'espoir de se colorer. Pourtant un maigre bout d'enfer qui dévale, revient, comme chaque année, chaleur étouffante qui ne manque certainement pas lorsqu'elle est absente, préférence nette et précise pour la fraîcheur rassurante de l'hiver. Puis il y a l'autre fléau, ce lui qui ne tarderait plus, amas de touristes s'entassant, pullulant de partout et, en dehors d'un léger avantage pour la chasse, il n'y avait pas grand chose de plus, comparable à des plantes invasives qui cernent le moindre plan d'eau. Saison merdique.

Trajet semblable à un long périple, aventure difficile, commençant à suffoquer malgré la température qui n'était pourtant pas si excessive. Chair pâle qui se fait plus sèche, gerçures qui se forment, courent doucement, contrainte de l'ondine s'imposant peu à peu, incapable d'en être arraché trop longtemps alors que le zénith se marque. Duos bancals de touristes, ridicules, voilà de quoi nous avions l'air, perdus dans la masse de promeneurs et plaisanciers qui jonchent le sable, tels des cadavres rapportés par la mer, agonisant, étrange pratique terriblement ridicule à les voir. Pourtant ne pas se priver de laisser le regard courir le long de quelques courbes sinueuses qui se dessinent, terrain de chasse naturel, inné, n'oubliant certainement pas la chasseresse qui se tient à côté. Sourire de mioche qui s'esquisse en capturant le son délicieux de la mer qui lèche le sable inlassablement, l'odeur iodé et le vent salé qui s'élève. N'attendre que cet instant délicieux où la carne se glisserait dans l'ondine, bonne humeur palpable, comme un gamin attendrait de pouvoir ouvrir ses cadeaux de Noël. 

Pourtant attendre, s'éloigner des regards, profiter du paysage rocailleux alentours aux plages bondées, grottes discrètes où peu osent s'aventurer, d'ordinaire interdites. Le sable sous les plantes devient pénible, soupir de soulagement alors qu'ils rencontrent la roche humide, rejoignant enfin notre royaume de l'après-midi. Parvenir jusqu'à la maigre caverne, toit parfait et isolé au dessus d'une minuscule plage dans l'ombre, s'ouvrant sur l'étendue océanique infinie à quelques mètres. Le rictus s'élargit, effleurant les maigres vagues qui caressent doucement le sol du bout des orteils. Oublier un instant la rousse, supposant qu'elle devait commencer à avoir l'habitude, en plus de probablement avoir besoin d'une minute d'intimité pour se changer.

Laisser tomber le tissus, abandonné dans un coin pour mieux épouser l'ondine salée bénéfique, loin des eaux douces et désagréables de la ville antique, ne comptant plus les jours loin des côtes, contraste absolu avec la maigre baignoire de la nuit et d'un ridicule sans nom. L’insupportable magie opère presque d'elle-même, écailles ne demandant qu'à perler, effaçant les artifices pour faire renaître la carcasse d'origine, torture se changeant en frisson d'aise, qui remonte délicieusement l'échine. Instant délectable, élément retrouvé avec satisfaction, revigorant la peau qui commençait à se faner, filant dans l'eau claire et transparente, juste le temps de profiter quelques secondes, de jouir de l'étendue retrouvée.

Finir par remonter au bout d'une minute, soupir d'aise tout en approchant du rivage. « Allez amène-toi, je vais te montrer un truc, ça devrait te plaire. » Large sourire confiant, bonne humeur soudaine certainement pas entachée, malgré le fait qu'elle s'imaginerait très certainement que l'heure du casse-croûte était donné, situation presque confuse en un sens, à vouloir l'appâter dans la flotte. La connaissant, elle avait planqué une arme quelque part sur elle, prête à la dégainer, ne pouvant certainement pas s'en empêcher malgré l'interdiction formelle. Incorrigible.


_________________


Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 13 Juil - 16:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

OPUS DEI

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt neuf proies traqués [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire, le coeur et corps libre de toute chaînes [titre de mon champ]: BESOGNE: : chasseresse à l'Opus Dei [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : bercée depuis son plus jeune âge dans les mythes et légendes et formés à tuer ces dieux factices [titre de mon champ]: PRESTIGE: : un flingue dans un main, la détermination dans l'autre, machine humaine, le sang bouillant qui appelle le sang [titre de mon champ]: GANG: : Enchaîné à l'Opus Dei [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : karen gillan (ava) madhattress (signa) alas (gif) tumblr [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 69 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/04/2017



Message
Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Lun 22 Mai - 0:00
C'est débordant de scepticisme qu'elle avait finalement accepter cette drôle d'invitation. S'il y avait bien deux choses avec lesquelles elle n'était pas en harmonie dans ce monde, c'était bien les touristes et la plages. Et elle devait l'admettre, le zénith du printemps avait son poids dans la balance, le retour des rayons solaire avait tendance à faire des dégâts en prime sur sa peau de rousse. Ce qui l'irritait encore plus, en suffoquant dans cette masse grouillante. Tant d'inconscient, tant d'idiot qui ne retrouverons jamais leur patrie, les proies idéal pour de nombreux prédateurs sanguin. Au fond, l’inquiétude se mêlait toujours à l'agacement à l'approche de ces saisons, la chasse était de plus en plus complexe, trouver ses proies dans toute cette foule devenait mission impossible. Tout ces facteurs crée l'angoisse de la foule, ce malaise qui plane au dessus d'elle, ses picotements qui envahissent tout son derme. Dans un effort surhumain, elle se contient de ne pas céder à ses démangeaisons particulièrement irritante. Elle inspire profondément, resserrant fermement son emprise sur son sac d'osier, elle se pince la lèvre inférieur en se faufilant dans la masse, suivant comme son ombre l'homme poisson.

Elle reste muette, elle se laisse guider, s'éloignant de la masse grondante pour son plus grand plaisir. Il est vrai que tout deux connaissent Rome comme leur poche et chaque romain connaissait certains endroits épargner par le tourisme. Sauvegarder des parasites que cette ville héberge pour quelques jours, des sanctuaires de solitudes pour certain dans un monde qu'ils ne comprennent plus, une société bien trop extravagante pour eux. Havre de paix, mais aussi le parfait endroit pour cacher un corps, pour profiter d'un repas matinal sous le ciel azur et face à la mer turquoise. Au final, son âme de chasseresse fini toujours par la rattraper, même dans ses pensées. Tandis qu'elle se change, loin des regards de tous, qu'ils soient humains ou monstrueux. Une tenue adapté qu'elle portait finalement sous son tee-shirt, un short qui ne l'a quitte pas et pumkpin qui tient compagnie à quelques sandwichs, elle tente de se détendre, de profiter de cet ardent soleil, sans oublier l'écran total, liquide visqueux et gluant qui anéanti toute cette harmonie, cet instant si proche de la perfection qu'elle ne pouvait que rêver. Ses pensées se dissipèrent doucement...

Ce n'est que la voix de la sirène qui rompu cet instant idéal, il lui donna le coup de grâce, soupir muet, c'est vrai qu'elle était accompagné de cet énergumène écailleux. Elle se relève, elle qui s'était confortablement installée sur un rocheux, une vieille serviette sous ses fesses. Elle s'approche prudemment du bord, prête à esquiver tout assaut aqueux, au cas où le poisson pané tente quoique ce soit pour la dévorer. Après tout, elle continuait à se méfier. « Tu veux me présenter tes cousins ? Ou c'est déjà l'heure du casse-croûte ? Pour être franche, je suis pas une grande fan des baignade, surtout l'eau de mer, le sel dans les cheveux... C'est pas top, sans parler de l'écran total. Tiens, justement, t'en veux pas ? Sa réhydrate la peau aussi, t'y a jamais penser pour tenir un peu plus longtemps hors de lui sous ce soleil ? Au faite, j'me pose une question. Les poissons, les vrais, les petits, les gentils, c'est de ta famille ? Enfin, j'veux dire, ce sont des cousins éloigné ? Tu vois, comme l'homme et le singe. » Question absurde, tout comme la curiosité qui lui dévorait les lèvres, tout en gardant cette distance de sécurité, évitant les grandes étendues d'eau. Elle n'était pas la meilleure amie de cette élément, elle refuse de l'admettre, mais elle sait à peine nager, maîtrisant bien mieux la nage du petit chien ou le crolle que la brasse. Elle était un paradoxe à part entière cette demoiselle, loin d'être aussi à l'aise dans l'eau qu'elle l'était à terre. Déjà qu'elle n'était pas un exemple d'agilité au quotidien.

_________________
Back to Fire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

DROWN YOUR SOUL

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1446 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



Message
Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Lun 22 Mai - 13:41

« This one last pull that you mention it's my one last shot at redemption, cause I know to live you must give your life away. »

Les doigts glissent sur la roche tiède, devenue royaume de la rousse, marquant la frontière invisible, scission perceptible, méfiance presque palpable au vu de la distance instaurée et de la prudence dans ses pas. Le corps se hisse, croise les bras sur le bord, semi-émersion alors que la nageoire serpente dans l'eau claire, écailles reflétant la lueur diurne, étincellent sous l'ondine. Iris qui se lève, glissant le long de l'échine de la chasseresse, enregistrant l'ondulation de sa carne pâle avant de capturer son regard, sourire carnassier qui se dessine, tout crocs dehors. « Si je voulais vraiment te manger Honey, ce serait fait depuis un moment. J'aurai largement pu en profiter cette nuit où tu t'es effondrée toute seule sur moi comme une grande. Puis je n'ai pas un appétit aussi développé que le tiens et je sais me tenir. » Chasse de la veille, bien que peu ragoûtante au vu du souvenir qui refait surface, qui garderait l'incendie éteint durant de longues heures, voir quelques jours tout au plus, avantage que d'avoir eu longtemps à se contenir, devoir contrôler l'appétit, en devenir maître dans la mesure du possible, savoir tenir jusqu'au point de rupture.

« Ça ne fonctionne pas, c'est de la flotte qu'il me faut. » Ne surtout pas apprécier ce genre de texture grasse et peu ragoûtante de toute manière, encore plus désagréable lorsque le tout se mélange à l'eau dans un mélange hétérogène. Y voir tout de même un ennemi commun contre lequel nous devions être parés, peaux fragiles et respectives qui peinent à supporter la lueur aveuglante du soleil, bien que mortel pour l'un de nous à trop forte dose alors qu'elle ne risquait que ds rougeurs. Pourtant aimer jouer avec le feu, appréciant lézarder sous les rayons, ce qui ne tarderait probablement pas à arriver pour une partie de l'après-midi.

Éclat face aux mots absurdes qui s'envolent, curiosité presque enfantine insoupçonnée chez l'humaine qui se glisse dans la conversation, maigre face aux allures adorables qui s'installent sur ses traits d'abominable machine à tuer et anéantir. « C'est le coup du poisson qui t'as perturbé à ce point ? » Lever les yeux au ciel, faire disparaître l'hilarité soudaine. « Je savais que j'aurai pas du le sortir. » Pensée qui s'évade à voix haute, d'elle-même, sensation d'avoir perdu en crédibilité, aspect de monstre sanguinaire anéantit et piétinés par la nuit, forme frêle et inoffensive d'apparence ne jouant certainement pas en la faveur de l'égo. « Va savoir, je ne me suis jamais penché sur la question, il y a probablement des pseudos-chercheurs qui ont un semblant de réponse au Vatican. » Hausser les épaules, notant de probablement glisser la chose dans une conversation lors du prochain passage à la citée papale, bien que doutant que la réponse soit objective, plutôt axé dans des croyances sorties d'on ne sait-où et y voir là une apparition pire que satanique, démons des eaux, sans âmes, vomis par les bouches de l'Enfer.

« Avoue t'as pas pu t'en empêcher. » Désigner son précieux sac qui trône fièrement à côté de sa serviette, n'y apposant pas plus de mot, doutant qu'ils soient nécessaire, me demandant juste le nombre d'armes qu'elle avait pu emporter entre toute cette nourriture. « Ça t'arrive de... lâcher prise ? » Question sérieuse, suave, malaise presque perceptible alors qu'elle s'échappe, sourcils se fronçant. « Enfin je veux dire, ça ne te manque pas d'être une fille "normale" de temps à autre ? » En profiter pour prendre de l'élan pour mieux hisser la carcasse sur la roche et s'y installer plus confortablement, réchauffant les écailles, nageoire caudale frôlant la surface, y déposant des cercles qui se dissipent. Fermer les yeux une seconde, profiter de la caresse chaleureuse de l'astre solaire.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

OPUS DEI

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt neuf proies traqués [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire, le coeur et corps libre de toute chaînes [titre de mon champ]: BESOGNE: : chasseresse à l'Opus Dei [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : bercée depuis son plus jeune âge dans les mythes et légendes et formés à tuer ces dieux factices [titre de mon champ]: PRESTIGE: : un flingue dans un main, la détermination dans l'autre, machine humaine, le sang bouillant qui appelle le sang [titre de mon champ]: GANG: : Enchaîné à l'Opus Dei [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : karen gillan (ava) madhattress (signa) alas (gif) tumblr [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 69 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/04/2017



Message
Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Mer 24 Mai - 2:33
Le lâcher prise, elle ne connaissait pas. Jamais elle ne l'avait apprit, elle ne connaissait que la méfiance, la prudence, toujours prête à se défendre, à faire couler le sang, qu'importe la situation. Délicat venin qui coule dans ses veines, l'appel morbide de la chasse, imprégnant jusqu'aux plus petite parties de son être. Chasseresse dans l'âme, forgée à devenir l'arme qu'elle est aujourd'hui, triste destin pour la gamine qu'elle fut auparavant, vague souvenir, lointain écho. Cette enfant recroqueviller sur elle-même dans un coin sombre, cette pauvre petite qui pleure toute les larmes de son être. Cette rêveuse brisé par le massacre que subit sa lignée, la colère profitant de cette faiblesse pour s'immiscer dans son cœur, animant le brasier de la femme qu'elle est aujourd'hui. C'est donc fièrement qu'elle pourrait répondre que non, elle ne le connaissait pas, pour la bonne cause, elle ne dépose jamais les armes. Mais pourtant, les mots ne sortirent pas, tellement faux, un sacrilège au très haut, si seulement elle avait la foi. Car celle-ci n'avait pas été écrasé par la folie humaine, et cela depuis fort longtemps. Et s'il existait une force divine, a ses yeux, il ne serait qu'un colosse aux pieds d'argile. Un être bien loin de la perfection que lui attribue les croyants du monde entier, sans doute un idiot bien trop ivre lorsqu'il a créer l'homme. A son image, c'est ce qu'on disait souvent et ben il avait une sale tronche le divin.

Soupire las, incapable de cracher ses mensonges. Incapable d'admettre qu'elle était simplement ainsi, elle n'était qu'arme faite pour détruire, ôter la vie d'autres monstres. Prédateur sur une terre sans la moindre pitié, jamais elle ne relâchait son attention, toujours à l’affût, toujours sur la défensive. Instinct de survie, car elle le savait, elle n'était pas conçu pour cette traque incessante, elle se devait de compenser ses faiblesses. Elle se devait de toujours avoir un coup d'avance sur ces créatures sans pitié, du moins, c'est ce qu'elle avait apprit, ce sont ces mots qui l'ont enchaîné à cette destinée cruelle. Finalement, elle crache dans un souffle. « Pffouah, j'vois pas de quoi tu parles. » Mauvaise foi incarnée, car elle avait bien compris de quoi il parlait, elle avait parfaitement saisi la reproche à peine voilée. Pourtant, elle se contentait de faire l'innocente, et tandis qu'elle allait reprendre la parole, un fin bruit attira son attention. Comme une semelle qui frotte sur un rocher humide. D'instinct, son regard se dirige vers l'origine de ce bruit, sans même attendre de distinguer une forme limpide, elle plonge sur l'homme poisson.

Elle lui enfourne de force la tête sous l'eau, elle tente de l'emporter vers le fond au plus vite. Ses pieds effleurent un bref récif dont elle se sert pour donner une impulsion vers le haut, tout en sortant une fine lame de l'intérieur de son short en jeans. Elle remonte lentement, tentant de discerner l'homme en approche à travers les eaux quelques peu trouble. Tâche difficile, mais elle semble reconnaître un collègue en pleine enquête. Elle sort la tête de l'eau, cachant la fine lame entre doigts. « Oh ! Tiens, qu'est-ce que tu fous par ici ? Toujours a t'acharner sur les sirènes ? » Un main toujours dans l'eau, elle fait signe à son compagnon homme poisson de fuir, rapidement. Elle le connaissait que trop bien, cet acharné, devenu spécialiste dans l'élimination marine sans dire que c'était un très bon nageur, souvent accompagné d'un lance harpon. Et elle connaissait ce regard, aux aguets, a l’affût, c'est à croire qu'il repérait les sirènes à l'odeur. Ou un sixième sens, qui sait ? Bref, elle sort de l'eau, tentant de créer le plus de vague pour troubler sa vue, pour que l'autre abruti puisse s'échapper. Un échec, le chasseur repère la créature, ça aurait été trop facile, évidemment. Réflexe, roulade en avant, réfléchir, vite. La lame, une coupure, au niveau du talon tout en faisant disparaître l'objet entre deux rochers, crier de douleur, simuler, attirer son attention. Timing parfait, lui laisse une fenêtre de quinze secondes, elle espérait que cela suffirait pour qu'il fuit, sans faire de connerie. Surtout pas une connerie, qu'il étouffe un peu son éternel orgueil. Elle prie ce dieu auquel elle ne croit pas, elle prie de toue ses forces pour qu'il fasse le bon choix.

_________________
Back to Fire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

DROWN YOUR SOUL

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1446 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



Message
Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Mer 24 Mai - 12:04

« And I'm feeling like a villain got that hunger inside. Your heart hits like a drum, the chase has just begun. »

Chaleur délicieuse et réconfortante, loin de la sensation de douce torture qu'elle avait laissée avant de retrouver la délicieuse cristalline, lézardant avec plaisir dans de profondes inspirations. Soupirer à ses dires, à l'élude des questions, fatigante, visiblement incapable de prendre du bon temps pour le plaisir de le faire, s'éteindre le temps d'un après-midi. Ne malheureusement pas avoir le temps de répliquer, de la faire sortir de sa coquille, se retrouver à l'eau en une seconde alors qu'un son étranger retentit. Violence que d'être projeté au fond, à deux doigts de lui faire une bonne frayeur en guise de vengeance puérile avant de comprendre que les choses commençaient sérieusement à se gâter. Suivre son conseil restait le plus judicieux, volte face ver l’horizon aquatique qui s’étale, pas plus mal que de regagner l'étendue le temps que la menace ne disparaisse. Visiblement sans compter sur l'idiote qui venait de se couper.

Odeur métallique qui se glisse dans l'eau, caresse les nasaux en douceur, chatouille la muqueuse, irrite la trachée, l'appâte, réaction en chaine qui provoque l'incendie interne, commence à la faire brûler. Sang. Ondine pourpre qui se mêle à la saline, quelques goûtes suffisent, instinct primaire de chasse glissant ses doigts sur la chaire, soif qui prend sa place. L'iris se dilate, onyx noirs cherchant la source, parvenant presque à entendre et sentir les vibrations du palpitant qui laisse échapper son fluide, frénésie, les crocs percent les gencives, babine qui se retrousse, monstre qui domine, s'éveille, à nu, peine à penser au doux conseil, se focaliser sur une fuite, luttant. Savoir se tenir, se maîtriser jusqu'à la rupture et étirer la faim sur plusieurs jours n'incluait évidement pas d'agiter une plaie ouverte et fraîche sous le nez, attraction tout de même difficile à vaincre lorsqu'il est servit sur un plateau, malgré l'instinct de survie qui hurle la fuite, le danger qui rôde. Résister. Fixation qui empêche le mouvement durant de longues secondes, conflit interne qui fige la carcasse, en oublie le chasseur, réelle menace consciente par rapport à la Lupa.

Impact d'une arme qui perce le flanc droit avec violence, déchire la carne, perce des arcs branchiaux sur son passage. Suffocation, partie terriblement fragile, point faible, qui saigne avec abondance, atteinte d'une main de maître par un chasseur qui connaissait ses proies visiblement sur le bout des doigts. Désagréable sensation d'étouffer, douloureuse, eau saline ne faisant qu'augmenter la torture, forcé de remonter d'une impulsion en surface pour respirer, laisser les poumons prendre le relais tant bien que mal. La soif brûle, besoin immédiat de se régénérer, devenant priorité avant que la plaie ne s'aggrave, cellules peinant à la refermer sans aspirer un semblant de vie.

Frontière floue et perméable entre chasseur et proie, feulement de bête qui s'échappe en sa direction, regard noircit qui le prend pour cible, nageoire dorsale qui se dresse, épineuse, animal blessé qui se fait agressif, légitime défense avant qu'il ne tente une nouvelle frappe, un quelconque coup de grâce, humain pathétique et sans morale, petite chose répugnante qui traque pour assouvir une soif stupide et infondée, gagner les honneurs d'un quelconque trophée, statue de sel, d'une sirène qui n'avait rien demandée. En oublier la rouquine et son sang appétissant qui appelle de plus en plus, l'affectif et la conservation prenant le pas, d'abord contrer la menace, la neutraliser. L'ondine qui se teinte d'un rouge sombre, bouillonne, vibre, tempétueuse, menaçante, ne demande qu'à venger son enfant, reflet des émotions, rage sourde, animale, qui monte.

Son corps, sac de chair et d'eau, devient pantin, se fige, fluides de sa carcasse devenus miens, le forçant à relâcher les armes, pliant sa carne à mes exigences alors que mon corps faiblit, effort pénible que de le contenir entre mes doigts alors que je me vide, que la chaire se ternit. Faire vite. Chant suave qui s'élève, s'impose, se glisse entre les rochers, raisonne, hypnose toute aussi fatigante, qu'importe si la rouquine est prise dedans elle aussi, dommage collatéral qui retrouverait sa conscience rapidement de toute manière, peinant pourtant à avoir le chasseur, probablement entrainé à résister, persévérant alors que son corps est ramené d'un geste vif. Ne plus réfléchir, planter les crocs dans son épaule, ne pas avoir le temps d'avaler la moindre gorgée que la brûlure se fait, une plainte s'échappe recrachant à la seconde même. Caulerpa dans le sang. Toute emprise cesse, épuisement prenant le pas, parvenant juste à le lancer contre la roche d'un mouvement d'ondine, percevant un craquement provenant de son squelette, pourtant pas mort, menace juste assommé, restait à savoir pour combien de temps.

Flou vaporeux qui prend le pas, le décors tangue dangereusement, sensation d'assèchement qui parcourt la chaire et remonte l'échine, mâchoire se crispant. Le corps s'effondre dans un vertige, rejeté sur la rive, léché par les vagues devenues carmines, palpitant cognant frénétiquement, tambourine avec violence, sentiment de crainte qui s'installe. Espérer secrètement que la chasseresse apporte son aide, ridicule, instincts probablement tournés vers l'humanité blessé qui s'est effondré un peu plus loin, inconscient, n'être que le monstre qu'on traque, le danger, après tout.   


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

OPUS DEI

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt neuf proies traqués [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire, le coeur et corps libre de toute chaînes [titre de mon champ]: BESOGNE: : chasseresse à l'Opus Dei [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : bercée depuis son plus jeune âge dans les mythes et légendes et formés à tuer ces dieux factices [titre de mon champ]: PRESTIGE: : un flingue dans un main, la détermination dans l'autre, machine humaine, le sang bouillant qui appelle le sang [titre de mon champ]: GANG: : Enchaîné à l'Opus Dei [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : karen gillan (ava) madhattress (signa) alas (gif) tumblr [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 69 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/04/2017



Message
Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Jeu 25 Mai - 21:05
Brutal, tout ce qui se déroule sous ses yeux est trop rapide. Les événements s'enchaînent à une allure ahurissante, incapable de saisir l'ampleur de cette folie. L'incompréhension qui se mêle à la rage quand elle s'aperçoit de la réalité... Abruti ! Elle étouffe un juron en bondissant sur son sac de plage, saisissant immédiatement pumkpin et ses boules quies, accessoire indispensable lorsqu'elle approchait d'un climat marin, on ne savait jamais lorsque les sirènes partaient en chasse, après tout, même la journée les disparition étaient nombreuse. Le sang coule, les grondement animal résonne dans cette crique secrète, bien trop lointaine pour attirer le moindre touriste et fort heureusement pour eux. Le collègue qui s’effondre et le monstre, toujours incapable de se contrôler, soif de sang ardente qui vibre en lui, nourrissant la colère de la chasseresse, acte imprudent. Évidemment qu'un chasseur de sirène à ses précautions pour éviter de se retrouver vider de son sang, une précaution qu'elle n'avait pas, loin d'être aussi prudente que ses collègues expérimenté, loin de maîtriser toute les arcanes du métier et encore loin de tolérer le goût d'iode de l'algue qu'est la caulerpa. Elle se contentait de la verveine qui coulait dans son sang, poison mortelle pour les sangsue nocturne, assurance vie de bien des chasseurs.

Lorsque le calme regagne le sanctuaire taché de sang, le regard vengeur de la rouquine se tourne vers le chasseur, sous l'emprise de l'être marin... Imbécile qui se pense immunisé contre les chants marins. Animé par un colère toujours aussi brûlante envers les monstres marins. Elle s'approche, lui assénant un violent coup de pieds, afin de l'assommer, afin d'être certaine que son secret ne serait pas découvert aujourd'hui. La fine lame, source de toute cette confusion, taché du sang de la jeune femme persiste à se laisser porter par le courant, s'échouant sur un rocher adjacent. Elle récupère l'acier aiguisé. Long soupir. « Abrutis, avec tes leçons de morale à deux balles. Mais t'es incapable de résister à l'odeur du sang... » Sans un mot de plus, elle se rapproche du monstre agonisant, toujours animé par une frustration grandissante, supportant mal ce qui se cache sous le masque. Se demandant encore comment il fait pour vivre, ou du moins, conservé se semblant de sérénité avec cette soif incontrôlable vibrante en lui.

Second soupir tandis qu'elle se met à sa hauteur. Elle devrait donc lui apprendre le contrôle à la manière forte. Elle glisse la lame le long de son poignet, laissant le sang couler avant lui enfourner l'avant bras ensanglanté dans la gueule et son revolver sur la tempe. « Si je me sens défaillir et que tu continue a boire, je te flingue sans la moindre pitié, que ce soit clair. Je te louperais pas cette fois, abruti de sanguinaire. » Son ton est sec, elle étouffe cette rage vibrante en elle. Il ne pouvait plus lui accorder ne serais-ce qu'un instant de répit ? Il n'aurait vraiment pas put se contrôler ? Pourtant, elle en était certaine, plus d'une bête était capable de canaliser cet appétit, pour sa survie. C'était donc un nouvel excès d'orgueil qu'elle constatait chez Marius, un énième défaut qui avait tendance à irriter la chasseresse. Au final, il était vraiment une proie facile, incapable de se fondre pleinement dans la masse, incapable de passer inaperçu si la moindre goutte de sang le rendait fou. Nouveau soupir, son poignet l'a brûle, douleur particulièrement irritante mais pas insurmontable. Son doigt fermement poser sur la gâchette, prête à tirer à tout instant, lorsqu'elle sentirait son corps lâcher, prête à mettre fin à son existence à tout instant.

_________________
Back to Fire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

DROWN YOUR SOUL

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1446 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



Message
Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Ven 26 Mai - 15:37

« And I'm feeling like a villain got that hunger inside. Your heart hits like a drum, the chase has just begun. »

Enfer. Douce torture qui ravage, ronge, dévore. Respiration saccadée, entrecoupée, difficile, le paysage tangue, se courbe, devient trouble, le palpitant cogne, s'acharne, raisonne dans toute la carcasse, tambour insoutenable. Réflexe tout de même de glisser les doigts à l'aveugle dans la plaie, tremblant, plainte qui s'échappe, étouffée tant bien que mal, cherchant le projectile ravageur qui s'y était logé, percevoir tant bien que mal, ne pas perdre pied, corps entier défaillant jonchant le havre qui avait été paradisiaque. Extraire le métal, nouvel élan douloureux, balle dangereuse et coupable de ce foutoir mortifère, laisser tomber.

Entendre brièvement l'autre, la rousse, sensation qu'elle se trouve à des kilomètres de là, alors que son minois apparaît, vaporeuse dans le sillage. Effluves sanguines désirables qui se font plus présentes, ne comprenant son charabia que lorsque l'ondine pourpre s’échappant de sa chair se pose sur les lèvres haletantes, ne m'attendant certainement pas à ça, tout sauf un scénario possible et imaginable de sa part, presque parodique tellement il fut surréaliste. Ne certainement pas broncher, à moitié sonné, crocs se plantant dans l'entaille d'eux mêmes, mordent, laissent perler le fluide bienfaiteur. Geste d'une idiote inconsciente, qui s'offre, se fait mienne, peu importe le canon posé sur la tempe. Élan réparateur, la gorge brûle, mais les plaies se referment, alors que les membres recouvrent peu à peu un semblant de vitalité. Le regard se lève un instant, cherche à capturer le sien, affrontement de quelques secondes, doigts finissant par courir le long de son bras, caresse silencieuse comme pour apaiser son mal. Quelques gorgées bénéfiques, dévorant ce qui est offert avec délice, pourtant rapidement amer, laissant la porte des souvenirs, de son emprunte, ouverte, ne pas la faire taire sous peine d'aspirer son souffle en entier, oublier, se laisser porter par la frénésie, alors que la soif réparatrice domine, détail, irruption dans son intimité la plus profonde, qui ne serait certainement pas mentionné. Cesser est le plus difficile, bien que parvenant à savoir où arrêter pour ne laisser qu'un étourdissement, crocs relâchant sa carne, ramassant une ultime perle du bout des lèvres, alors que les entrailles en redemandent, n'ayant eu que le stricte minimum requit pour réparer le corps. Plus tard.

Langue qui passe sur les crocs, ne pas en perdre une miette, rareté précieuse, gamine exquise malgré tout. Retomber lourdement sur le sol en un profond soupir, engourdit, le pire n'était pas passé loin, réalisant alors que l'autre, l'assaillant, l'humain répugnant, gisait, inconscient, mourant presque d'envie de lui ôter la moindre parcelle d'eau du corps. « Je maitrisais, va dire ça à l'autre con et sa détente facile. » Marmonner, méfiance redevenant le maître mot, peut-être devenu un brin trop confiant depuis la veille envers elle. Soif maitrisée de justesse, il n'aurait fallu qu'une seconde de plus pour mettre les voiles vers le large et disparaître, c'était sans compter sur le coup porté dans l'instant de presque faiblesse. « C'était de la légitime défense plutôt. Fais-toi percer un poumon par un abruti qui déboule de nulle part, on en reparle. J'allais quand même pas le laisser m'abattre par caprice. » Sifflement venimeux qui s'élève, qu'est-ce qu'elle s'imaginait ? Que j'aurai du le laisser faire, s'en tirer à bon compte en courbant l'échine et avec une nouvelle balle assassine ? Devenir statue de sel dans son salon en tant que trophée de chasse ? « Puis te couper pour faire diversion, sérieusement ? Pourquoi ne pas directement venir dans ma gueule aussi ? » M'enfin ça aussi c'était fait.  

Nouveau soupir, laissant tomber. Se redresser, plonger les doigts dans l'ondine, faire disparaître les dernière traces d'affrontement, le carmin qui s'est échappé en abondance. Prendre une profonde inspiration pour un nouvel instant de torture, chaire qui se fend, jambes qui reviennent, supposant que l'ondine salée devrait être abandonnée à regret, le temps de fuir, disparaître pour mieux être fondu dans la masse, semblant d'humain retrouvé. Les pas sont maladroits, faiblards, encore en partie dans le flou, dénichant les vêtements abandonnés, déchirer les manches du pauvre t-shirt emprunté. « Laisse-moi voir. » Elle empeste le sang, peinant à rentrer les quatre crocs qui continuent de pointer sous l'odeur, toujours appâtés. Improviser un bandage pour faire cesser le tout, étouffer, dissimuler, gestes doux envers ce bras meurtri, trahissant une excuse silencieuse, accompagné d'un regard navré, amertume que d'en être arrivé à devoir plonger sur sa carcasse offerte, lui dévorer quelques souvenirs qui hantent encore l'épiderme. « Pourquoi t'as fait ça ? » Question lourde de sens, murmurée, chasseresse qui se laisse en partie dévorée par le monstre, geste inconscient, alors que l'humanité git encore un peu plus loin, choix surréaliste qui m’échappe alors qu'elle semblait si bien le connaître.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

OPUS DEI

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt neuf proies traqués [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire, le coeur et corps libre de toute chaînes [titre de mon champ]: BESOGNE: : chasseresse à l'Opus Dei [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : bercée depuis son plus jeune âge dans les mythes et légendes et formés à tuer ces dieux factices [titre de mon champ]: PRESTIGE: : un flingue dans un main, la détermination dans l'autre, machine humaine, le sang bouillant qui appelle le sang [titre de mon champ]: GANG: : Enchaîné à l'Opus Dei [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : karen gillan (ava) madhattress (signa) alas (gif) tumblr [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 69 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/04/2017



Message
Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Sam 27 Mai - 1:49
« Ferme là un peu. » La crosse du revolver qui s'abat sur le crâne de la créature marine, accompagné d'un long soupir de lassitude. Elle n'était plus une gamine. Elle se relève, fait les poches de son collègue de l'Opus avant de la balancer à la flotte, le laisser dérivés emporter par le courant marin, s'assurer simplement que ses orifices respiratoire soient hors de l'eau dans sa chute. Elle s'en voudrait d'accidentellement achever un collègue, une mort humaine sur la conscience, d'un gars pas si mauvais que ça en plus, juste un peu extrême, quelque peu parano. Elle tient entre ses droits un précieux flacons, contenant un épais liquide d'un magnifique rubis, objet de sa convoitise, outils indispensable lors d'une mission. Du sang de nocturne, produit miracle qui cicatrice en un rien de temps toute les blessures, ou du moins, la majorité. Qui apaise le picotement qui embrase sa chair mutilé. Elle libère la fiole de son capuchon avant de simplement ingurgité le liquide épais. Goût ignoble, amertume particulièrement désagréable, mais elle en ressent déjà les effets. La douleur qui s'efface peu à peu, les plaies qui cicatrice à une vitesse folle. Le saint graal du chasseur, mais aussi sa boite de pandore. Poison vicieux qui mène petit à petit à la folie. A consommer avec énormément de précaution, fort heureusement qu'elle en use rarement, évitant en général les blessures bien trop profonde, exigeant une intervention immédiate.

Et puis son regard, toujours enflammé se retourne vers le monstre, à peine rétablir. Second soupir, plus irrité cette fois-ci. Cet abruti l'a rendait folle... Elle range Pumkpin dans son dos avant de se réinstaller sur sa serviette, saisissant le premier sandwich fait maison dans son sac d'osier. Après tant de sensation forte, elle méritait bien un petit casse-croûte. Elle laisse le temps à la sirène de se rétablir quelques instants avant de reprendre la parole. « Sérieusement, il n'y a pas un bouton ''off'' à ton égaux surdimensionné. Il me semblait que les sirènes apprenaient en premier lieu à contrôler l'appel du sang, à ne plus se laisser troubler par son odeur. Surtout après un repas, même pas vingt quatre heures plus tôt ! Entre cette affaire de portable, que tu ne maîtrise guère et cela... Je me demande comment tu fais pour être encore vivant. C'est la nouvelle mode ? Être tellement flag', tellement détaché du monde dans lequel t'habite que tu passes inaperçu ? Je n'y crois pas une seconde. » Visiblement contrarier par la situation, elle aurait voulu ne jamais avoir recours à un tel acte, s'offrir en parti à un monstre, n'étais-ce pas de la folie ? Sans aucun doute, mais étrangement celle-ci laissait une plus douce sensation, semblait plus gratifiant que la rage qui l'habite en général.

Troisième soupir, il fallait vraiment qu'elle trouve quelque chose pour apaiser ses nerfs. Quelque chose pour la détendre, elle était certaine que quelques mèches blanches étaient apparues dans sa chevelure de braise au fil de ses crises. « J'devrais p'tête essayer le tabac, ou quelque chose de plus fort, peut être ? » Une pensée exprimée à haute voix, une tendance qui ne la lâche lorsque son esprit s'égare. Lorsqu'elle n'est plus vraiment dans ce monde, qu'elle est déjà loin. Quelques secondes d'égarement, elle retrouve son chemin jusqu'à la réalité avant que son attention se retourne une nouvelle fois vers l'espèce de poisson pané. « Tu veux vraiment savoir pourquoi j'ai fais ça ? Parce que les amis ces rares et précieux, parce qu'il ne faut pas la laisser tomber, c'est ce qu'on m'a toujours apprit. Comme quoi, l'éducation à la dure, ça des bons fonds après tout. » Aveu lourd de sens, il était rare qu'elle considère quelqu'un comme un ami et cela, qu'importe sa nature, qu'elle soit humaine ou monstrueuse, très rare étaient les élus a avoir gagné son estime.

_________________
Back to Fire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

DROWN YOUR SOUL

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1446 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



Message
Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Lun 29 Mai - 19:35

« This one last pull that you mention it's my one last shot at redemption, cause I know to live you must give your life away. »

« Mais Aïe ! » Renfrognement, l'espace d'une seconde, les épaules montant dans un soubresaut alors que la crosse de l'engin avec lequel elle avait très certainement failli tirer une détonation mortelle s’abat sur le sommet de mon crâne. Plainte d'agacement plus qu'autre chose, au vu des quelques dernières péripéties qui venaient de s'enchainer, il y avait eu pire. Profond soupire, dénichant le premier rocher venu et à hauteur raisonnable que pour y prendre place, laisser les dernières effluves pénétrer, goût métallique encore dans la gorge, réparateur. La regarder faire et boire ce sang douteux, technique comme une autre pour effacer la plaie. Légère crispation alors que le corps du chasseur est jeté à la mer. En voilà un qui finirait probablement dévoré avant même de s’éveiller, voir peut-être noyé s'il s'en tirait à bon compte. Le plus dur est de résister à la délicieuse envie de laisser l'ondine l'entrainer, le tirer vers le bas et remplacer la moindre parcelle d'air qui gît dans ses poumons par l'eau saline.  

Envie de lui rabattre une bonne fois pour toute son caquet et lui arracher la langue. Mots qui s'envolent et ne font qu'envenimer le tout, laisser monter un peu plus l'irritation pourtant déjà palpable, ne lui donnant d'abord pour réponse qu'un sifflement venimeux qui s'échappe. Voilà qu'elle se contredisait toute seule, échanges de la première soirée revenant en mémoire, soi disant monstres incapables de faire autre chose que de combler leurs appétits et y voir là un tout autre discourt. « Qu'est-ce que tu y connais au juste ? » Remarque cinglante, glaciale, regard noir qui lui lancent un éclair. A croire qu'elle se plaisait à faire tourner l'univers en bourrique et me contredire, à se savoir si maligne, exposer un savoir qu'elle n'avait connu que via des ouvrages vagues et erronés, juste une humaine qui pensait savoir tout d'une nature qui lui échappait.

« Sache, que si ma soif était aussi incontrôlable que tu le prétends, je t'aurai asséchée et dévorée jusqu'à la moelle alors que je t'avais dans les crocs. Faut-il vraiment que j'ajoute qu'après ce genre de mésaventure, pour le moins sanguinolente, ce ne sont pas quelques maigres gorgées qui apaiseront le tout ? Je suis affamé, ça brûle, c'est une plaie, j'ai l'impression de m'assécher et crois-moi, tu n'es pas mauvaise du tout, je me retiens sérieusement de venir quémander mon reste dans une pulsion de te sauter à la gorge. Alors par pitié n'en rajoute pas. »

Bras qui se croisent sèchement, mâchoire qui se crispe. Finir par soupirer, laisser tomber. Tenter de disperser le carmin dans l'ondine, qu'il n'attire pas d’œil ou même de flair avisé, sans parler de l'autre qui flotte, presque semblable à un cadavre, parfait appât de viande fraîche jeté à l'eau, au sang dangereux, capable d’attirer d'autres chasseurs pour lui venir en aide et traquer l'animal dont la marque des crocs était encore encrée sur son épaule. S'il n'y avait que ça. « On ne devrait pas rester là, ça va attirer les requins. » Probablement au sens propre, ne doutant pas que quelques "congénères" soient en pleine chasse alors que la plage est bondée, facilité que de faire disparaître quelques âmes dans la masse, loin de vouloir commencer à feinter, faire croire que la chasseresse n'est que proie, elle serait bien capable de tout faire capoter en moins d'une seconde.

Le corps se redresse, un brin plus apaisé, peut-être de par ses mots, presque satisfaisant, agréables à l'oreille, impression de ne pas avoir entendu quelque chose de tel depuis la première entre-vue, môme orgueilleuse qui se dévoile enfin un peu. « T'en deviendrai presque mignonne. » Les doigts se glissent dans ses mèches rousses, les ébouriffant de force avec un main plaisir l'espace d'une seconde.

La tensions tout de même encore palpable, rôde sous la couche, dans une frustration amère, alors que les plans initiaux anéantis, réduits à néant par un idiot, après-midi paisible définitivement envolée, gâchée. Qu'importe, la saline serait probablement regagnée une fois la nuit tombée, ne lésinant certainement pas sur un bain de minuit mérité, loin de l'abominable balais nocturne de la ville antique, préférant de loin les vagues qui lèchent le sable et l’horizon qui s'étale à perte de vue, demeure regrettée depuis longtemps déjà. « Il semblerait qu'on soit quitte. » Sourire qui s'esquisse, pendules remises à zéro, alors que les pas s'enchainent, jambes fragiles parvenant tout de même à retrouver leur agilité au bout de quelques pas. « Merci. » Mot qui brûle tout autant que la faim, murmure qui se perd dans le silence.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

OPUS DEI

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt neuf proies traqués [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire, le coeur et corps libre de toute chaînes [titre de mon champ]: BESOGNE: : chasseresse à l'Opus Dei [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : bercée depuis son plus jeune âge dans les mythes et légendes et formés à tuer ces dieux factices [titre de mon champ]: PRESTIGE: : un flingue dans un main, la détermination dans l'autre, machine humaine, le sang bouillant qui appelle le sang [titre de mon champ]: GANG: : Enchaîné à l'Opus Dei [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : karen gillan (ava) madhattress (signa) alas (gif) tumblr [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 69 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/04/2017



Message
Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Sam 3 Juin - 1:08
Long soupir. Cette tendance à toujours cherché le dernier mot la fatigue... Orgueil démesuré qui prenait la race humaine pour des abrutis de première. Au fond, loin d'être aussi attachant qu'elle l'aurait cru, tout juste tolérable aux yeux de la rouquine. Une bataille perdue d'avance face à l'inconscient, bien plus fou qu'elle, il semblait aussi bien plus abruti que la chasseresse sur les races qu'ils côtoient tout deux, se limitant au mépris tandis que la peur lui avait enseigner la méfiance, la recherche d'une certaine sagesse. Et la valeur de contrôle de soit semblait être une notion bien plus flou aux yeux du monstre qu'à ceux de la rancune. Il n'y avait pas qu'une étape, mais une infinité à ses yeux. Le fait que quelques gouttes de sang est stopper sa fuite à la survie en était une preuve. Tout comme le fait de se contrôler avec une arme sur la tempe n'était pas un exemple, juste un instinct de survie... Seuls les fous oseraient défier un tel calibre prêt à leur explosé la boite crânienne. Il n'était pas encore fou à ce point là, il avait un minimum de bon sang malgré tout, le minimum pour comprendre lorsque sa vie était réellement en danger. Alors qu'il ne relâche surtout pas son attention.

Elle lui tourne le dos, toujours l'arme entre les mains, les doigts sur la gâchette, la rouquine s'éloigne lentement, démarche féline du démon rugissant en elle. Elle s'accroupit en plongeant les mains dans son sac. Simple chemise en jeans pour cacher sa silhouette presque entièrement dénudé, le revolver qui se cache dans une poche intérieur, un autre de ses « jouets » qui sert de contrepoids de l'autre côté. Elle se retourne, un sandwich entre les lèvres, on pourrait la confondre à l'innocence incarnée. Mais depuis tout à l'heure, elle n'a pas dit un mot, mauvais présage au vu du manque de témoin. Elle ne peut le nier, la pensée lui a traversé l'esprit, achever le calvaire du misérable, lui qui n'a clairement pas sa place hors de océans infini.

Son sac sur une épaule, elle ne regarde, ni attend le monstre marin. Elle n'était plus d'humeur à ces petits jeux, ses petits sarcasmes devenaient irritant à la longue, même si elle le souhaiterait lui faire confiance, l'attitude qu'il adoptait sans cesse l'en empêchait. Quelques pas pour s'éloigner, elle se stoppe net, elle soupire longuement. « Parmi les humains, il n'y a pas que des proies. Ni des chasseurs. Il y a ceux qui vous ont étudier pendant bien des décennies. Des hommes, des femmes dans l'ombre, qui ne sont ni issu du Vatican ou de l'Opus Dei, dont leurs ouvrages ont été ''récupéré''. Beaucoup de savoir à été accumulé sur votre monde, bien plus que tu peux le croire. » Elle s'arrête, le temps qu'il comprenne bien, qu'il assimile les informations. A cet instant, sa voix est neutre, complètement neutre, c'est alors qu'il s'enflamme un peu, une étincelle dans ce désert. « Tu n'imagines pas le nombres de vies sacrifié dans un seul objectif, apprendre à vous abattre. Lui, ce n'est encore rien. Il n'est pas le meilleur, il s'emporte facilement. Mais ton instant d'hésitation dans l'eau, rien qu'une demi-seconde ou plus, il aurait put te coûter la vie face à un autre. Alors un conseil, change d'attitude. » Le calme se réinstalle.

Elle s'éloigne encore, mais vient finalement à s'arrêter quelques pas plus loin. Elle soupire, évidemment, elle s'attend a ce qu'il interprète mal ses mots, comme souvent, le tact n'était pas le grand ami de la chasseresse. Sans compter que cette situation l'avait rendu nerveuse, elle n'était pas à l'aise. Elle s'en voulait, elle lui en voulait d'être aussi insouciant. Ils se ressemblent bien plus qu'elle veut l'admettre. Elle fini par se retourner vers la créature marine. « Grouille toi, j'ai envie d'une glace. Y a un bon glacier pas loin, tu m'offres ? » Il lui devait bien ça, après tout, elle aurait put le laisser agoniser sur les rochers, elle aurait put le laisser se vider de son sang sans se retourner. N'importe qui d'autre l'aurait laissé ainsi, un chasseur aurait peut être mit fin à ses souffrances, mais personne n'aurait agit comme elle l'a fait. Seuls les fous s'offraient à ce genre de monstre, du moins, c'est ce qui se dit dans les couloirs de l'Opus. Mais elle a envie de croire en la bonté elle.

_________________
Back to Fire
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé
conter son règne



Message
Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   
Revenir en haut Aller en bas
 
« Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» [Salle à manger]Petit diner entre amis [TERMINE]
» 02.03/17.C.L'Aquila, Italie - Time to escape
» [THEME] Baiser volé [TERMINE]
» Kickstater Escape issu de l'univers d'Eden
» Les histoires d'amour finissent mal, en géneral...[FB 1753] [TERMINE]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: PÉRIPHÉRIE ROMAINE :: → PLAGE-
Sauter vers: