« Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1467 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Jeu 8 Juin - 1:05

« This one last pull that you mention it's my one last shot at redemption, cause I know to live you must give your life away. »

Les doigts se glissent dans les poches avec agacement, bermuda ridicule en accord avec le paysage, emprunt de tissus qui n'avait pas changé depuis le matin même. C'était reparti pour un tour, l'autre jacasse, conseils douteux vociférés à tord et à travers, ne rêvant que de la voir dans une peau de "monstre" durant une journée. « C'est pas possible, tu ne t'arrêtes donc jamais ! » Elle n'eut pour réponse qu'un sifflement venimeux accompagné d'un regard cerné aux iris assombries, incendie tiraillant alors que le corps a pompé les effluves pour se régénérer, question d'heures avant que le temps ne marque son emprise, ne fane la chaire juvénile. « Je vais vraiment finir par te bouffer si tu continues. » Marmonner, à peine audible, ruminant alors qu'elle s'éloigne en direction de la civilisation. Soupirer alors qu'elle laisse tomber, probablement une bonne chose.

« Tu veux que je t'avoue un truc. » Hésiter une seconde, ton adoucit, probablement ridicule de laisser filer ce genre de confidence qui démange pourtant, aveux peut-être dangereux une fois glissé entre de mauvaises oreilles, confiance peut-être idiote que de laisser filer l'information. Le ton est plus que sérieux, probablement grave d'ailleurs. « Tu vas rire et ça ne va que faire augmenter mon étiquette de suicidaire à tes yeux. Je travaille pour le Vatican. Enfin travailler est un bien grand mot, qu'on soit clair. J'admets, ça parle un peu trop de démons et autres idioties, mais je visualises bien le genre d'infos qui y défilent. »

Hausser les épaules à ses mots et requête, fraîcheur de la friandise probablement méritée, bien qu'elle dévaliserai probablement le commerce au vu de son appétit d'ogresse. « J'te préviens, même avec mes économies astronomiques j'suis pas certain de pouvoir combler ton estomac, il n'est pas humain. » Maigre sourire, sarcasme visant à détendre un peu plus l'atmosphère et oublier les péripéties, changer de sujet, elle avait de la chance que quelques billets s'étaient glissés dans la poche avant d'entamer le trajet.

Les pas s'enchainent dans le sable brûlant, orteils se dirigeant d'eux-même en direction des vagues fraîches et rassurantes sous ce soleil de plomb, les attirant discrètement pour en savourer un peu plus leurs caresses délicieuses. Idée ridiculement immature qui germe, sourire de mioche qui se fend, le regard scrute les alentours, profitant de notre instant de solitude encore loin des foules pour agir, l'ondine s'élève, furtive, s'abat sur la jeune femme pour la tremper. « Oups, j'ai glissé. » Rire de môme venant de commettre fièrement son coup qui s'élève, incapable de résister à ce genre de plaisanterie une seconde de plus, ayant tout de même pris soin d'éviter ses précieux jouets, pas suicidaire non plus. Une balle sur l'après-midi, c'était bien assez. Fuir avant qu'elle ne prenne le temps de se venger, filer à quelques mètres alors que l'objectif est atteint, rire qui raisonne sur la digue alors que quelques passants commencent à fleurir, retour à la civilisation et dans la masse. « Tu l'as plus que méritée. » Le corps se redresse fièrement tout en désignant les parfums givrés qui s'étendent, croisant les bras.   


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : vingt neuf proies traqués [titre de mon champ]: CONTRAT: : célibataire, le coeur et corps libre de toute chaînes [titre de mon champ]: BESOGNE: : chasseresse à l'Opus Dei [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : bercée depuis son plus jeune âge dans les mythes et légendes et formés à tuer ces dieux factices [titre de mon champ]: PRESTIGE: : un flingue dans un main, la détermination dans l'autre, machine humaine, le sang bouillant qui appelle le sang [titre de mon champ]: GANG: : Enchaîné à l'Opus Dei [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : karen gillan (ava) madhattress (signa) alas (gif) tumblr [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 70 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/04/2017



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Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Dim 11 Juin - 22:07

Comme unique réponse, elle lève les yeux aux ciels. Blasphème muet, elle comprenait maintenant comment il s'achetait cette tranquillité factice. Le Vatican, évidemment, la fameuse Sainte Église qui flirtait avec les abominations de ce monde, les savants fous comme elle aime les percevoir. Car à ses yeux, ils ne valent pas plus que ça, ils n'apportent pas grand choses. Elle l'admets, elle n'a que très peu de respect envers eux, elle n'a jamais été une grande croyante et encore moins pratiquantes. Plus réceptive aux anomalies ayant foulé cette terre qu'au discours catholique. Une force supérieure ayant créer ce monde, veillant toujours d'un regard tendre, l'absurdité incarnée. Ces paroles la dépassent. Alors elle reste muette, réaction étonnante de sa part, elle n'était pas accoutumé à ce genre d'attitude. Bien que le feu de la colère crépitait en elle, elle restait calme. Elle comprit comment il s'était acheté sa pseudo tranquillité. Et au fond, est-ce qu'il croyait vraiment à cette paix en échange de quelconque information ? Lui qui flirtait avec le diable, lui qui semblait refuser tout effort. Alors qu'il lui suffirait d'étouffer cet orgueil démesuré, d'apprendre à se servir d'un quelconque mobile, de surfer simplement sur la toile. D'être simplement moins extravagant pour se mêler à la masse. Vivre comme un homme pour être invisible, simplement, mais il ne semblait pas vouloir le comprendre.

Elle continue d'avancer, ignore sa dernière pique avant qu'une immense vague s'abatte sur elle. Effet de surprise, elle se retrouve le cul dans le sable humide. Elle ne comprends pas ce qui vient de se passer, elle se tourne vers le poisson qui éclate, en furie, elle hésite a sortir son arme, vider son barillet mais se ravise aussi rapidement que l'idée à germer en elle. Elle grince des dents, elle se crispe. « De quoi tu causes encore ? C'est comme ça que tu remercie celle qui t'a sauvé la vie... Et ben, bravo, la prochaine fois, je te laisserais crever, sans même abréger tes souffrances. » Long soupir tandis qu'elle essai de dégager le sable collant à l'arrière de son shirt. Elle ne serait pas contre une vengeance, mas elle reste dépourvu de toute magie, elle ne possédait sur elle que des armes mortelles pour les êtres de son espèce. De la poudre de Caulerpa dans la tronche, ce serait excessif. « Et encore, ce serait doux comparez à ce que le Vatican peut t'infliger. Une fois entre leur mur, tu peux te retrouver coincé à tout moment. » Certes, l'Opus Dei excellait dans l'élimination des monstres, mais l'église aussi avait ses armes, les créatures, ce n'était pas les chasseurs qui les ramenait. Leur rôle était simplement d’anéantir les non-humains. Le Vatican les capturaient en premier lui avant de leur infliger mille tourment, c'était un fait connu. Et seul les fous flirtaient avec eux.

Retenant sa vengeance pour plus tard, une fois qu'elle aurait d'autres armes entre les doigts, lorsque les préparations de certains sorciers n'auront plus de secret pour elle, lorsqu'elle saura comment l'entraver sans le tuer, elle s'en donnera à cœur joie... Futilité qui se noie dans un océan sinistre. Elle reprend sa marche, regagne au plus vite la civilisation, ne désirant pas continuer à être la victime des futilités d'un poisson et surtout affamé, réclamant sa dose de sucre après une donation de sang. Elle se faufile dans la masse, s'éloignant de la plage d'une vingtaine de maître, maudissant ce soleil qui lui brûle légèrement la chair avant de s'installer à une terrasse familière. « Et ne fais pas genre que tu es pauvres, c'est facile de racketter les touristes. Sans parler de ton petit business, des perles, c'est ça ? Tu combles tes fins de mois en joignant l'utile à l'agréable, je suppose. Je suis certaine que ça rapporte pas mal. Suffit de voir la baraque. Tu dois en avoir en stock de tes espèces de billes. » La valeurs des bijoux lui échappait, elle savait juste que ça rapportait assez pour vivre confortablement, que des gens débourseraient cher pour quelques pierres précieuses. Mais au fond, ça l'a dépassait. Notion trop vague pour la gamine qui se fiche bien de ce qu'elle a dans ses poches, du nombre de pièces ou de billets, celle qui n'a aucune notion de l'argent, celle qui juge la valeur sur bien d'autres facteurs.

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Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Lun 12 Juin - 22:28

« This one last pull that you mention it's my one last shot at redemption, cause I know to live you must give your life away. »

Bombe humaine qui semble menacer d'exploser pour un rien, plaisanterie immature qui ne donne lieu qu'à un amas de mots qui en deviennent ridicules et infondés, rictus de mioche toujours aux babines alors que le regard se lève en direction du ciel dégagé, le couchant ne tarderait d'ailleurs plus, astre bouillonnant diminuant peu à peu son incandescence. La nuit viendrait avec une baignade nocturne attendue, synonyme d'une chasse furtive et presque comme au bon vieux temps. « C'est juste un peu de flotte, ça va, tu vas pas en crever. » Soupir alors que les doigts disparaissent dans les poches, décontraction incarnée malgré les périples de l'après-midi.

Toujours en revenir aux armes, à son obsession, peu d'humour, potentiel trophée de chasse au milieu de son salon, voilà la triste vérité, elle avait beau dire, elle en crevait d'envie. Incapable de décrocher. « Il faut toujours que t'en reviennes aux menaces, c'est épuisant. Il va vraiment falloir que tu te décoinces et souries un peu. Détends-toi, profites. Après on se demande lequel de nous deux a le comportement le plus étrange. » Dernière phrase marmonnée entre les dents, presque inaudible, pensée à voix haute qui complète le reste. Au final, elle était aussi suspecte, armes constamment sur elle, regard à épier la moindre ombre qui se mout, minois qui traque inlassablement.

Confirmation donnée lorsqu'elle aborde le reste, incapable de donner une estimation d'un quelconque bijoux, pourtant bien le genre de chose qu'une femme lambdas connaissait, ne rêvant souvent que d'un anneau offert dans un murmure suave, petites filles ne rêvant que de bijoux pour se faire princesses. « Pierres précieuses. » Rectification soupirée, pointe d'agacement perceptible alors qu'un billet est sortit de la poche. « Qu'est-ce que tu crois ? Que je suis incapable d'aborder une couverture et me fondre dans la masse ? Puis c'est du détail, me fallait bien une piscine, comme t'as besoin de deux frigos. » Au final l'argent importait peu, bien capable de vivre du minimum requis, de squatter dans le fin fond du Tibre durant la nuit, profession n'étant qu'une occupation qui changeait au fil des décennies, lorsque le temps file et ne marque pas son emprise, de quoi tuer le temps et l'ennui, tenter de se fondre, fausser l'humanité le temps de voir le jour défiler. De la simple paperasse inutile, notion humaine floue et lointaine qui dictait que tout avait un prix, jusqu'à nos carcasses. Qui avait besoin de billets dans l'océan de toute façon ? Il s'accumulaient, alors que le temps filait, minois juvénile au premier abord qui dissimule des décennies.

L'abandonner une seconde, réapparaître une minute plus tard, déposant une coupe garnies d'un nombre de boules givrées presque effrayant, préférant gâter son estomac pour ne pas avoir à faire une nouvelle fois à une quelconque menace sous la faim. « 'Tention c'est froid. » Détourner un instant le regard pour le déposer sur l'unique sphère glacée restée entre les doigts et narguant de son teint rosi. Orange sanguine. Le nom semble presque porter une promesse d’apaisement, bien qu'il n'étendrait pas l'incendie qui continue de ravager les entrailles. La glace n'éteindrait malheureusement pas le feu, qu'importe le dénominatif du parfum employé et le doux rêve qui en découlait. Frisson alors que le gèle effleure les papilles, est porté aux lèvres, fait grincer les dents et presque ressortir les crocs, chaire de poule s'installant sur les bras. Pas si mauvais que ça à vrai dire, en redemandant pour une nouvelle bouchée.  


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Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Mer 14 Juin - 21:10
Ses yeux pétillent face à la splendeur qu'on lui servait. Magnifique boule glacé et sucré, largement suffisant à la rafraîchir, sans aucun doute possible. Elle pourrait être au paradis, si seulement la conversation n'était pas aussi piquante, si le sujet était autre que celui-ci. Mais c'est plus fort qu'elle, les monstres sillonnent les rues de sa ville, ils grondent silencieusement à la recherche de leurs nouvelles proies. Tandis que d'autres pactisaient avec le diable qui se cache entre les quatre murs de la saintetés, sous un masque de vertu vivait des monstres parfois pire que ceux qui dévorent les siens. Une cruauté surpassant celle du surnaturelle. Des hommes et des femmes torturant pour leur simple plaisir, une scène qui l’écœure même elle, la chasseresse impitoyable. Pourtant, elle le sait, l'Opus Dei et l'église travaillent en étroite collaboration depuis longtemps, elle sait qu'elle doit les percevoir comme des alliés dans ce monde gorgé de folie, pourtant, elle en est tout simplement incapable. C'est au-delà de ses forces, elle ne tolère pas les tortures qu'ils peuvent infliger à certaines créatures.

Alors elle soupire, longuement, la lassitude se voit dans ses yeux. Il ne sait pas à quoi il se frotte, il est inconscient à ses yeux, sans doute trop jeune pour les représentant de son espèce. Ou simplement orgueilleux. Elle reste silencieuse quelques instants, portant la cuillère glacé jusqu'à ses lèvres délicatement. Elle prend le temps de savourer, de profiter, elle qui en a si peu l'occasion, elle qui est toujours aux aguets, toujours sur ses gardes, elle relâche un peu la pression avant de rouvrir la bouche. Une seconde bouchée, c'est avec le plus grand des plaisir qu'elle déguste le dessert glacé. Et c'est avec prudence que finalement, elle répond. « Si t'a couverture était aussi solide que ça, tu ne te serais pas dévoilé ce soir là. Tu n'aurais pas réagis, tu aurais laisser le wendigowak me mettre dans une posture particulièrement inconfortable. Pas que je me serais faîte croquer, j'ai plus d'un tour dans mon sac. On est coriace nous, les chasseur. » Sa voir ne dégageait aucune hostilité, ni bienveillance. Neutre, elle ne faisait qu'analysé. « On a pas le choix que de le devenir en soit. On est pas avantagé face à vous, il faut l'admettre. »

Elle marque un temps d'arrêt, le regard qui s'égare dans le vide, une autre bouchée qu'elle déguste avec le plus grand des plaisirs. Gestes fins, fluide, presque sensuel, elle était ainsi, sans en prendre réellement conscience, il lui arrivait de savoir se comporter comme une femme, pas comme la chasseresse qu'elle était, la machine à tuer qu'on a modeler au fil des années. « Tu peux nous considérer comme une vraie gêne, des monstres. Mais sache que le Vatican est bien pire entre ses murs, s'ils découvrent t'a vraie nature, la mort sera plus douce que les tourments qu'ils sont capables d'infliger. Là où l'Opus Dei se contente de tuer, d'apaiser les souffrances de certains, le Vatican fait vivre mille morts aux créatures qu'ils capturent. Et pour être franche, ça a bien l'air de les éclater, à croire qu'il y a que des vrais sadiques chez eux. » Elle crachait son venin sur cette organisation sensé être sœur et mère à l'Opus Dei. Après tout, si on se fit à son historique, l'organisation que sa famille à rejoint était affilié au Vatican durant une longue période, avant d'acquérir son indépendance. Les liens persistent, certes, mais la méfiance est né de cette séparation. Un mauvais présentement à leur propos dont elle est incapable de se débarrasser et cela depuis fort longtemps déjà, depuis son premier passage au cœur de la cité sainte.

Elle achève son délice gelé avant de longuement souffler. La langue presque congelé, mais enfin débarrasser de cette sensation de malaise dut à la chaleur, elle fini sur quelques mots, des regrets voilé sous une couche d'ironie. « Facile de se détendre quand tu sais pas que tu peux te faire bouffer au détour d'une rue. » Elle aurait préféré être ignorante, vivre comme n'importe qui, si elle en avait l'occasion, elle oublierait avec plaisir. Même si la culpabilité lui déchirerait alors les entrailles.

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Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Jeu 15 Juin - 1:32

« This one last pull that you mention it's my one last shot at redemption, cause I know to live you must give your life away. »

Délice givré qui continue de se glisser sur les papilles soudainement devenues enfantines, savourant le sucre procuré, me délectant de la glace devenant ondine rafraîchissante dans la gorge en une presque sensation d’apaisement, bien que le mal perdure et réapparaît la seconde d'après. Enregistrer vaguement les mots qui s’échappent, observant son échine du coin de l’œil, pensif. Elle semblait soudainement plus sereine, comportement à l'opposé de la chasseuse gloutonne et morfale du matin même, savourant le dessert avec une étrange délicatesse qui ne semblait pourtant pas lui appartenir. Déroutant. Maigre sourire qui s'esquisse, se fend, peinant définitivement à la saisir. « Je suis parfois d'humeur généreuse. » Murmure qui sort de lui-même, haussant les épaules. Être capable de ramasser les êtres à la dérives, les crasses dans les ruelles et qui se lamentent, alors que paradoxalement sirène assassine, monstre marin qui ôte les vies innocentes sans la moindre once de remords. Parfait paradoxe aux humeurs changeantes. « Puis, entre nous, est-ce que tu vas vraiment t'en plaindre ? » Parier sur sa réussite de ce soir là serait risqué, doutant qu'elle s'en serait tirée sans la moindre trace de morsure venimeuse, persuadé qu'elle ne soit pas du genre à arborer fièrement les bois perçant la chaire tombante de son crâne tout en se jetant sur la moindre chaire vivante.  

Sujet délicat qui revient sur le tapis, connaître les risques encouru, le contenu des caves mortifères semblables aux légendes sur la terrible zone cinquante-et-un américaine. « Est-ce que je te fais la morale parce que tu risques ta peau tout les soirs en fonçant dans le tas après la moindre créature ? » Réponse par une question, affaire qui me concernaient, éludant la chose aussi rapidement qu'elle avait été mise sur le tapis. Savoir depuis le début qu'elle grincerait probablement des dents si l'information s'ébruitait à ses oreilles. « Puis va savoir, je suis bien là en train de manger une glace tranquillement à côté d'une chasseresse armée jusqu'aux dents, en toute confiance, je dois vraiment aimer le goût du risque. » Nouvel haussement d'épaules alors que les dernières effluves fruitées sont ingurgitées, relevant le regard qui s'arrondit en sa direction. « Tu ne serais pas en train de t'inquiéter pour ma carcasse ? » Rictus amusé, coude se posant sur la table pour y appuyer la tête penchée. Quand bien même, elle serait certainement trop fière pour l'admettre.

« Parle pour toi, tu t'en es mieux sortie que moi aujourd'hui. » Qui ne sortait jamais sans sa maigre bouteille d'eau ridicule dans un maigre élan de paranoïa après tout ? Cette mascarade en devenait ridicule, crainte au fond des entrailles qui provoquait des émules et catastrophes dès que chasseurs et proies, peu importe la désignation des deux termes, venaient à se croiser. « Certes, je t'ai un peu grignoté, mais tu ne m'as pas vraiment laissé le choix. Puis ça ne compte pas vraiment. » Rectification probablement nécessaire, regard se posant sur son bras immaculé, traces des méfaits envolées.

La chaire ternit, se fane peu à peu en une sensation sèche et désagréable, les années commencent maigrement à se marquer sur l'épiderme, pattes d'oies qui se plissent aux coin des yeux, temps fourbe qui rattraperait son emprise peu à peu. Les mains se font rugueuses, comme si elle avaient travaillées durant de trop longues années, minois juvénile, belle gueule appât, faussée qui se perdait dans la faim. Trop de sang écoulé, trop peu récolté dans la gorge, juste le nécessaire pour réparer la carcasse rien de plus, corps faiblard qui réclamait son dût de lui-même. Les doigts se glissent sous la table nerveusement pour se dissimuler, alors que les iris guettent, paranoïaques, échine se renfrognant au possible pour échapper aux potentiels regards, monstre exposé. « Va vraiment falloir que je m'éclipse. » Ne pourtant pas prononcer la phrase qui fâche, exprimer purement et simplement la sauvagerie gloutonne, les mots terribles qui la feraient probablement frissonner, besoin de dérober un souffle, de voler les années d'un être quelconque. Ridicule au vu des péripéties de la veille, de l'offrande glissée jusque dans les crocs affamés, peut-être avait-elle un autre plan similaire. Au pire des cas, elle n'aurait qu'à filer pour rentrer à la ville éternelle, le temps de régler le maigre problème, il n'y aurait plus qu'à remonter le Tibre à la nage.


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Sujet: Re: « Be My Escape » TERMINE ❧ Ft. Vergile   Jeu 13 Juil - 9:37
Léger rictus dans lequel se mêlent amusement avec une point d'ironie. De sarcasme même, une réplique qu'elle fini par étouffer tandis qu'une nouvelle fois la cuillère débordante de crème glacé parvint à ses lèvres. Non, elle ne voulait pas prolonger, ravive une quelconque hostilité aujourd'hui, elle avait eu sa dose de sensation de ce genre pour sa semaine. Et elle s'en était lassé au fond. Elle fini donc par ignorer ces réponses qui surgissent sous la forme de questions, ces histoires de valeurs morale, ce serait pour une autre fois. A cet instant, elle était plutôt en extase face à un met glacé, chose qui avait tendance à rendre la vie plus douce, à faire oublier les rancœurs et les cas de consciences. Un petit retour à l'innocence, le délicat sucre qui fond sur sa langue, une chose qu'elle ne s'accorde plus assez, une délicate sensation de liberté qu'elle avait presque oubliée. L'esprit trop souvent encombré de pensée noire depuis qu'elle a pour la première fois tenue un revolver entre ses fins doigts. Au final, une bonne glace avait des bonnes vertus psychologique face à ses désagrément lorsqu'on en abusait ou qu'on la dévore avec un appétit inconsidéré. L'espace d'un instant, elle envisage même d'inaugurer un temple au banana split, entre deux cuillères, pensée absurde qui balaie tout le reste. Effet secondaire du sucre ? Sûrement pas, uniquement les idées qui a grandit trop vite, à qui son enfance fut arracher de manière impitoyable. Elle y repense un instant, envahit d'une certaine mélancolie, regrettant souvent de connaître ce monde hors du commun derrière ses voiles de soies blanches.

Complètement balayer les pensées noires, une tâche qui n'est guère facile. Car à un moment où à un autre elles finissent par remonter, et souvent, bien trop rapidement. Elle fini par soupirer, longuement, lentement dans un seul et même souffle, amenant une dernière cuillère jusqu'à ses lèvres avant de reprendre la parole. « Peut être bien, ou peut être pas. Et qui te dit que je ne réfléchis pas ? C'est rarement la chance qui assure la survie d'un chasseur. Ça peut t'étonner, mais j'ai quelques années à mon actif désormais et je sais toujours tenir sur mes deux jambes. » Sauf lorsque la fille normale reprend le dessus, sauf lorsque le quotidien la frappe. Aussi étrange que ce soit, elle perd toute cette agilité presque féline qu'elle possède lors de ses chasses dès que son esprit s'égare, dès que celui-ci n'est plus orienté vers ce qu'on lui a toujours enseigner, l'art de la traque, l'extermination des créatures surnaturelle. Elle était un paradoxe à elle toute seule, une drôle d'anomalie, deux êtres dans un même corps et même si cela est une parfaite couverture en apparence, c'est aussi son terrible calvaire pour elle, se perdant parfois dans son propre reflet, ne se reconnaissant plus, comme ce matin.

Un autre soupir file délicatement entre ses lèvres, elle repose le couvert brillant sur la table et appui sa tête sur une de ses mains, regrettant un peu sa longue chevelure passé, une pensée fugace qu'elle exprime à haute voix, comme un murmure. « Pourquoi j'ai fais ça moi... » Puis elle revient à la réalité, en entendant les derniers mots de l'homme poisson, comprenant qu'il s'apprête à partir, elle le dévisage un instant, suspicieuse avant de lancer sa bombe. « Toi, t'a la dalle. Non, non, dis rien, sinon je devrais te faire péter la cervelle et j'en ai pas trop envie, donc tes méfatis, ils restent aux placards et moi j'te dis rien sur les poisson qui on mal fini. » Instauré des règles, imposer des tabous semble être la meilleure idée qui soit pour éviter de continuer a se balancer des piques. Comme sa nature à lui, son passe temps à elle et leur attitude mutuelle en société, mais ça réduirait les sujets de conversations au néant et ce n'était pas réellement ce qu'elle cherchait au fond. Donc elle accepte quand même de prendre le risque de marcher sur ces terrains miné, réduisant malgré tout les confrontations, temps qu'ils faisaient les sourds d'oreilles face à leurs chasses nocturnes, tout devrait bien se passer, à condition que leur chemin se croise pas sous la lueur de la lune. Ce qui serait assez contraignant. « Mais je vais pas te retenir plus longtemps. Mas ça reste dommage, tu loupes une occasion de me ramener chez moi de bonnes humeurs, t'aurais put m’enivrer et abuser de moi » Un clin d'oeil suivit d'un petit rire. Dernier petit sarcasme pour la route, juste pour s'amuser, si elle devait se priver par après, alors autant se délecter de l'instant présent, non ? Elle commençait à retrouver la notion de détente et de plaisir. Les glaces font vraiment des miracles.

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