Inferno | Giacomo & Giorgio

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2652 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Inferno | Giacomo & Giorgio    Dim 21 Mai - 18:28


❝Inferno❞
Giacomo & Giorgio
Vers mi-mai 2017



Il avait quitté l'appartement en début d'après-midi. Comme depuis quelques semaines déjà, le blond s'était dirigé vers la bibliothèque pour trouver quelques ouvrages pouvant l'aider avec ses cours particuliers. Sa passion pour l'Histoire de l'Art, et pour l'Histoire en général, était revenue en force des derniers temps, désormais qu'il avait plusieurs élèves. Les heures s'étaient envolées sans que Giorgio ne s'en rende réellement compte ; il avait complètement oublié le monde extérieur, se concentrant sur plusieurs bouquins qu'il trouvait particulièrement intéressants. Autant les cours qu'il donnait avant à des groupes d'élèves plus nombreux au lycée lui manquaient, autant cela ne lui déplaisait pas du tout de donner des cours particuliers, qu'il préparait à son rythme, soigneusement. En tout cas, le Tyrolien savait qu'il avait de la chance, que la vie était en train de lui sourire à nouveau. Après plusieurs années dans le noir complet, il se redressait, avançait lentement mais sûrement vers la lumière.

Ainsi, c'était le cœur léger et plein de motivation que le trentenaire allait rentrer dans l'appartement que Calliope partageait avec lui depuis plus de deux mois. Néanmoins, les sourcils de l'homme se froncèrent lorsqu'ils remarquèrent un étrange détail : la porte était entrouverte, mais il n'entendait aucun bruit à l'intérieur. Il n'avait pas non plus vu la voiture de Calli' garée en bas. Alors si sa petite amie n'était toujours pas rentrée, était-ce lui qui avait oublié de fermer la porte tout à l'heure ? Giorgio resta immobile devant la porte entrouverte, tentant de se rappeler le moment où il était sorti de l'appartement. Il était sûr et certain qu'il l'avait fermée, cette fichue porte ! Il n'allait pas sortir sans l'avoir fermée avant, quand même ? Cela ne lui était jamais arrivé. Est-ce que cela voulait dire que quelqu'un s'était introduit dans l'appartement en son absence ? Eh merde, c'était bien possible... Surtout depuis son séjour en prison, où il avait des ennemis. Le cœur de l'ancien détenu s'accéléra. Il fallait sérieusement qu'il appelle Calliope, histoire de lui demander si elle était revenue à l'appartement cet après-midi, après qu'il soit parti vers la bibliothèque. Hélas... le téléphone de l'aristocrate renié était mort de faim depuis quelques minutes. Pas le choix : il allait falloir le nourrir avant d'en savoir davantage. Pire encore... il allait devoir rentrer. En espérant que, si quelqu'un s'était réellement infiltré dans l'appartement, cette personne serait déjà partie.

Il n'entendait personne. Juste le silence absolu à l'intérieur, et le bruit de la capitale italienne dehors. L'appartement semblait vide. Pour le moment, il ne savait toujours pas si c'était lui qui avait oublié de fermer la porte, si c'était Calli' qui était revenue entretemps et qui avait oublié de le faire ou alors si c'était quelqu'un d'autre qui était venu voler quelque chose. Si c'était le cas, Giorgio était soulagé d'avoir emmené son ordinateur avec lui, parce que c'était son principal instrument de travail. Pour le reste, il n'y avait rien de particulièrement précieux à ces yeux, hormis ses bouquins, évidemment. Mais normalement, les voleurs ne venaient pas pour des bouquins, pas vrai ? Avançant lentement, s'engouffrant petit à petit dans l'appartement, l'Italien s'arrêta net lorsque ses yeux fixèrent le mur d'en face. Le choc. Immobile, l'humain cligna les yeux. Son cœur battait à tout rompre. Etait-ce du sang ? Ou était-ce simplement de peinture rouge ?

« Non... Oh mon... »

Si c'était une blague, ce n'était pas du tout marrant. Non, loin de là, c'était terriblement effrayant. Des mauvais souvenirs assaillirent son esprit, massacrèrent son cerveau. Une main se posa sur la bouche du Reppucci, le faisant frissonner. Il fut surpris de voir que c'était... la sienne. Bon sang, il était en train de paniquer. Tremblant, haletant, le professeur ne savait pas quoi faire. On était venu pour lui. Si ce n'était pas pour le tuer, c'était pour lui faire peur et... Bah, ils avaient réussi, qui qu'ils soient. A première vue, on n'avait rien volé, on avait juste envoyé valser quelques livres, une lampe, quelques bibelots. Mon Dieu. Calliope. Est-ce qu'elle allait bien ? Giorgio s'empressa d'appeler la clinique vétérinaire pour savoir si elle était toujours là. C'était effectivement le cas ; elle allait bien mais était occupée en ce moment. Sans laisser de message, le Tyrolien raccrocha après avoir remercié la jeune femme. Bordel, il fallait qu'il appelle la police. Qu'il leur dise que quelqu'un s'était introduit chez lui, repeignant les murs avec du sang ou quelque chose y ressemblant fortement. Que quelqu'un lui en voulait, quelqu'un envoyé par des ennemis qu'il avait en prison. Il n'osait même pas s'approcher pour regarder de plus près, il n'osait toucher à rien. Il fallait juste qu'il appelle la police, histoire qu'ils découvrent qui est-ce qui en avait après lui. Quelques minutes interminables plus tard, ils débarquèrent enfin. La porte était toujours ouverte, il s'était contenté de tourner en rond sans toucher à rien.

« Quelqu'un est entré chez moi, quelqu'un a... fait ça ! Quelqu'un veut me tuer, bordel ! »

S'exclama-t-il, angoissé. Les policiers le regardèrent, curieux. Puis il aperçu un visage. Ce visage. Décidément, contrairement à ce qu'il croyait, son passé n'était toujours pas derrière lui. Au contraire, il était en train d'entrer littéralement ici. Et quelque chose lui disait que ce n'était pas bon signe.


© Pando



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PICCOLA ANIMA
Piccola anima, che fuggi come se fossi un passero spaventato a morte. Qualcuno è qui per te. Se guardi bene, ce l'hai di fronte. Fugge anche lui per non dover scappare. Se guardi bene, ti sto di fronte. Se parli piano, ti sento forte. Quello che voglio io da te, non sarà facile spiegare. Non so nemmeno dove e perché hai perso le parole. Ma se tu vai via, porti i miei occhi con te. Piccola anima, tu non sei per niente piccola. ~ Beerus (c)
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 49 s'étiole au faciès marbré de l'ancien. fissures notées au masque pourrissant d'un carnaval passé. [titre de mon champ]: CONTRAT: : divorce notifié. le myocarde cogne de noces nouvelles, l'attrait retrouvé, les bacchanales mortuaires pour un noctule enivrant. [titre de mon champ]: BESOGNE: : inspecteur, police criminelle. le canon logé à la paume, le sang en rigole sur la parure et les lippes. traque de la fourberie humaine. paluches plongées à la fange, aux cercles infernaux. moissonneur de pécheurs. crocs aux cuisseaux. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 147, vie de moitié incisée. tombeau encore éloigné. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : lupus sous l'échine du mensonge. monstre au revers du costume. l'humain est un pyjama, une erreur, le voile d'une stupeur cannibale. [titre de mon champ]: GANG: : nostra regno. paluches à la poudre séquestrée. paquets revendus au contrat malsain des trafiquants. picaille prospère. orbes clos aux transactions. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : MIKKELSEN (faust, crac in time, karma) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 3325 [titre de mon champ]: PACTE: : 14/12/2016



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Sujet: Re: Inferno | Giacomo & Giorgio    Ven 26 Mai - 16:04
Personally speaking
I can't wait to watch life tear you apart



Gouvernail au point néant de l’amusement. Les doigts pianotent au bureau, cherchent occupation contre la paperasse débordant des quatre coins du chêne. Secrétaire malade. Petites mains au repos alors que s’amoncellent les rapports, que débordent les préoccupations et joyeusetés cadavres des jours passés.

S’égrène le temps jusqu’au coup de fil en début d’après-midi. Canaille sifflotant ses méfaits, argumentant d’un sang frais, nouvel agneau décorant les murs d’une chapelle rouge. Mascarade des mots. Giacomo coupe court à la conversation, remercie l’infâme, lui promet la somme complète dès le lendemain. Accueil charmant qu’il a orchestré pour ce pouilleux quittant les murs pisse. Vile chair s’étant adonnée à la consommation de sang de vampire, devenant bête infâme, créature délestée de conscience. Aucune pitié pour lui, aucun soupçon d’excuse qu’il a bien voulu lui accorder. Prison pour plusieurs années, mais voilà que les murs débordent, qu’il faut lâcher les fauves à la nature, leur offrir la liberté conditionnelle, croire qu’ils ne recommenceront pas. Foutaises! Les pouilleux retournent à leur fange, se baignent continuellement à ces venelles crasses. Incapable de s’élever un minimum, toujours à ramper, à retomber aux trafics et petit vie de brigand. Respucci. Il lui a souhaité la torture, le retour aux méthodes anciennes. Pas de cette cage servant de maison, pas de ces murs devenant sécurité.

Il le voulait étripé, boyaux retournés, expulsés. En apprenant la sortie, la haine s’est frayée un chemin, la vengeance s’est tracée un sillon tapageur.  

Porte de son bureau ouverte. Toque un bleu, entre le peureux. “M’sieur. Un homme qui prétend avoir un mur couvert de sang… c’est pour nous ? Ou j’envoie les autres ?” Cavalcade des idées. Le loup se redresse, soudainement intéressé, heureux, les babines retroussées d’idées carnage. Enfin le chien est rentré à sa tanière. “Emporte trois pantins, on va s’dégourdir les guiboles.” Cigarettes, clés, portable qu’il emporte. Minimum vital. Véhicule d’un autre dans lequel il se glisse en passager. Trop fébrile pour conduire. Adresse qu’il feint de ne pas connaître, ronchonne pour la forme. Embardée joyeuse d’un théâtre à consulter sous peu.

Bâtiment devant lequel s’arrête le véhicule. Ils sont trois, Giacomo se présente en dernier, se faufile sournoiserie à l’arrière de la scène. Odeur pestilentielle venant chatouiller les nasaux. Encre purpurine recouvrant les murs. Pas de doute. Les deux autres font leur boulot, récupèrent quelques mots, commencent à inspecter. “Si quelqu’un voulait vot’peau, il l’aurait déjà scalpée.” Remarque jetée de son ton habituel. Aboiement.“J’trouve que ça donne un peu d’gaité aux lieux… mais vous devriez appeler l’artisan, ça goutte d’partout, c’est du boulot bâclé.” Sarcasme aux lippes rieuses. Il se fait chien infernal, dégueulé de quelques strates souterraines. Jubilation du flic. “Vous voulez savoir si c’est l’sang d’votre voisin ou d’son chat ?” S’enfoncer dans l’atroce. Supposer l’humanité exsangue pour quelques délires décoratifs. Fresque de l’horreur. “Pourquoi quelqu’un pourrait vouloir vot’ cadavre ?” Salon dans lequel il ne pénètre pas. Nécessité de ne pas déposer plus d’empreintes.

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it will stop your breath, how cruel I can be. But you understand, don’t you? You are clever enough. I am a demanding creature. I am selfish and cruel and extremely unreasonable. The more you love me, the more I will ruin you.
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2652 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Inferno | Giacomo & Giorgio    Mer 31 Mai - 15:16


❝Inferno❞
Giacomo & Giorgio
Sournoise, la panique l'avait envahi, prenant place au fond de son âme. Ses peurs les plus profondes s'étaient réveillées, de mauvais souvenirs lui revenaient en mémoire. Le passé semblait décidé à le hanter encore et encore, comme si l'idée que Giorgio puisse enfin tourner la page et aller de l'avant lui était tout bonnement inacceptable. Le blond était effrayé, il savait qu'il s'agissait d'un message. Un message pour lui, fort probablement. Cela s'était produit dans l'appartement de Calliope, mais celui ayant des ennemis capables de faire une chose pareille, c'était bien le Reppucci et non pas la brune. C'était certainement lui la cible, et cela l'angoissait au plus haut point. Il s'était cru en sécurité ici, aux côtés de sa petite amie, loin de la prison, sauf que non, ce n'était pas le cas. Il était en danger, et il risquait de la mettre elle aussi en danger. Elle et le bébé qui se formait dans son ventre.

Bouleversé, Giorgio attendait impatiemment l'arrivée de la police, sans toucher à rien. Nerveux, il s'était contenté de marcher en rond et de penser à ce qu'il devrait faire. Déménager d'ici lui semblait la seule option. De toute façon, ça allait être compliqué de rester ici après la naissance du bébé, donc... Mais en tout cas, il faudrait qu'il parle avec Calliope, qu'ils pèsent le pour et le contre. Néanmoins, ces pensées abandonnèrent la tête du Tyrolien lorsque les policiers se pointèrent. Il espérait vivement qu'ils pourraient identifier la personne qui lui avait fait cette mauvaise blague, histoire de savoir au moins à qui il avait affaire. Hélas, lorsque ses yeux croisèrent ceux de cet homme, son sang se glaça. Il ne savait même plus s'il pouvait réellement s'attendre à un quelconque résultat positif. Le regard de l'autre homme lui faisait froid dans le dos, lui rappelait des souvenirs douloureux, insupportables.

Le cœur de Giorgio battait à tout rompre en ce moment, tandis qu'il avait juste envie de sortir d'ici à toute vitesse. C'était horrible, vraiment. Comme s'il était prisonnier dans un cauchemar où il ne pouvait contrôler plus rien du tout, où il était à la merci du prédateur. D'un air distrait, le trentenaire laissa les policiers commencer à faire leur boulot ; c'était ce type qui accaparait toute son attention à présent, pas eux. Impossible de ne pas le regarder, de ne pas repenser à tout ce qu'il lui avait dit. A ce qu'il lui avait suggéré de faire, et qu'il avait effectivement fait. Sans succès, au final, puisqu'un compagnon de cellule insomniaque lui était venu en aide au bon moment. Si cela ne dépendait que de Fibonacci, il serait déjà mort depuis un bail. Le professeur déglutit difficilement, tentant de garder un air impassible, plus ou moins raté. La voix de l'homme le fit frissonner. Giorgio voulut rétorquer quelque chose, mais à peine s'il arrivait ne serait-ce qu'à respirer correctement. Silence pesant, regard effrayé, cœur affolé. Pauvre petit lapin sans défense face au grand méchant loup.

L'inspecteur continua sur sa lancée, sarcastique. Non, ça ne donnait pas un peu de gaité aux lieux, bien au contraire. Cela ne faisait que réveiller de vieux démons, qui le torturaient de l'intérieur. Le regard clair du jeune homme se posa sur le policier. Il voyait toujours en lui un bourreau, il décelait dans son regard et sur ses lèvres une certaine satisfaction de le voir ainsi, apeuré et pitoyable. La colère montait au fond du blond, comme du magma en fusion. Pour le moment, la peur l'empêchait d'exploser et le forçait à être immobile, tel une statue.

« Je veux que vous découvriez qui est l'imbécile qui a fait ça. C'est tout. »

On ignore le sarcasme, on reste calme et poli. Si l'objectif de l'autre homme était de lui faire perdre son calme, de l'obliger à montrer son "vrai visage", Giorgio ne pouvait pas craquer, et il le savait pertinemment. Le professeur particulier détourna son regard pendant quelques secondes, alors que ses prunelles s'attardaient sur ce mur qui semblait couvert de sang. Le sang de ces trois femmes que tu as tuées. Le sang de ta mère, Giorgio. Les lèvres de l'ancien détenu tremblèrent, tandis qu'il passait une main dans ses cheveux blonds. Quelqu'un voulait le punir, jugeant qu'il n'avait pas encore assez payé pour ses crimes. Quelques mois auparavant, peut-être que l'Italien aurait été d'accord pour ça. Il n'avait jamais dit qu'il ne méritait pas de payer. Sauf qu'aujourd'hui, tout avait changé. A partir du mois de juillet, si tout se passait bien, il serait libre pour de bon. Il pourrait se concentrer sur sa carrière, mais surtout sa famille aussi. Il allait être père dans quelques mois, il voulait soutenir Calliope comme elle méritait. Il voulait être présent. Hors de question qu'il retourne en prison.

« Vous savez très bien pourquoi. »

Répondit-il d'une voix froide, rageuse. Toujours immobile, tout comme Fibonacci, qui n'entrait pas dans le salon, Giorgio regarda l'homme d'un air peu amical. Il n'avait pas oublié que ce type souhaitait sa mort, qu'il voulait le voir payer pour tout ce qu'il avait fait. Mais le Tyrolien refusait de lui donner cette joie. Non, il refusait.

« J'ai déjà payé pour ce que j'ai fait. J'ai passé cinq ans en prison, j'ai vécu des choses inimaginables, j'en ai bavé. C'est bon, c'est fini maintenant. Je n'ai pas à supporter... ça désormais. »

Dit-il en observant le mur ensanglanté. Etait-ce réellement du sang qui coulait le long de ce dernier ou bien était-ce une simple peinture rouge représentant le liquide carmin ? Il avait presque envie de demander, mais n'osait toujours pas. Car la réponse risquait de lui déplaire...


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Sujet: Re: Inferno | Giacomo & Giorgio    Lun 26 Juin - 15:02
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“J’ai qu'deux gars pour bosser sur l’affaire. Comprenez que la pisse rouge sur les murs intéresse pas grand monde.” Autres appelés à quelques affaires plus divertissantes. Appartements dévastés, mauvaises surprises, canulars. Autres factions normalement envoyées à la recherche de preuves.

Le loup n’entre pas à la tanière rouge, s’écarte, reste au retrait de ce qui pourrait l’attirer. Oeillades pourtant claires, intéressées. Le mur andrinople semble porter une robe intrigante. “A l’odeur, ça vous dit quoi ? Les tripes de vot’ voisin ou le clébard qui aboie… aboyait toute la journée ?” D’aucun humain capable de faire la différence. Sens atrophiés, muselés à l’intérieur d’une enveloppe trop chétive. A humer correctement, il pourrait peut-être distinguer, s’amuser à compter le nombre d'agneaux étranglés à la tâche. Pas de chat, ni de chien. Juste la vengeance christique. Les déviants rejoindront le néant de la conscience. “J’conviens qu’ça fait beaucoup d’peinture pour un seul corps…” Ironie taclant la langue, marmonnant des horreurs comiques quand la situation se prête à la panique. Au seuil de la porte, à l’embrasure du salon, Giacomo observe les deux débauchés de la scientifique, des bleus fraîchement sortis de l’école. Mignons à débourrer d’enquêtes plus impressionnantes.

“Dalmazzo!” Interception des travaux. Nez levé en l’air, plastique défait de la bouche pour celui à qui on demande la parole. “Combien d’pots pour couvrir une surface comme ça ? J’dirais bien deux.” Le loup continue la moquerie, ne peut s’empêcher la risette mesquine d’un visage tordu. Mur qu’il porte tantôt à la décoration, tantôt au meurtre, parfois à la farce estudiantine. L’interpellé répond, science à la langue.“Deux et demi si on compte la seconde couche.”  S’étire le sourire à la réponse du bleu. Recommence la discussion. “Saluez le job de l’artiste. Vider autant d’monde juste pour vous faire une farce…”  Peinture ou cadavre. Corps exsangue à la recherche de l’oeuvre parfaite. “J’suis pas adepte d’art, mais ça m’rappelle presque un truc que j’ai vu l’année dernière, même crachat de tripes placardés.”

Avoir payé. Être acquitté des meurtres après quelques années au trou. Les orbes du loup glissent à la carcasse de l’éploré, fusillent les mots du geignard pensant que le temps efface l’horreur, que les stries passées s’oublient. La colère s’échauffe à l’échine. Visage qu’il voudrait saisir d’une paluche, broyer la mâchoire, ne plus avoir à entendre son babillage de pêcheur prétendument absous de ses atrocités. “Les hallucinations, j’crois me souvenir que c’était dans le rapport du psy ? On va faire simple. Vous avouez avoir emmerdé la police en plein aprem, pour une connerie d’votre jus et on en reste là ?” Replonger aux hallucinations. Prétendre que le mur repeint n’est rien, une fabulation, une oeuvre de lui-même.



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Sujet: Re: Inferno | Giacomo & Giorgio    Lun 3 Juil - 1:57


❝Inferno❞
Giacomo & Giorgio
Pendant quelques instants, le regard de l'ancien détenu croisa celui de l'inspecteur.  Giorgio voulait feindre une froideur dont il n'était pas vraiment capable en ce moment, une impassibilité qui puisse cacher la peur qui brûlait ses entrailles. Mais ses yeux ne mentaient pas : il était effrayé, se demandait qui est-ce qui avait fait ça, qui est-ce qui lui en voulait au point de s'infiltrer dans l'appartement et de salir ses murs avec ce liquide carmin. A bien y réfléchir, ses ennemis étaient nombreux. Cela pouvait être un proche d'Anna, Miriam ou Isabella, tout comme cela pouvait bien être l'un des caïds qui lui avaient mené la vie dure en prison... ou encore quelqu'un envoyé par la famille de Vanessa, cette étudiante avec qui il avait été pris il y a quelques années, à moitié nu dans une salle de cours, cédant aux avances de la jolie brunette. Bref, il ne savait pas qui était derrière cela, et cela l'angoissait au plus haut point. Surtout que Calliope n'y était pour rien, et que désormais elle aussi pouvait être dans le collimateur. Rien que d'y penser, sa culpabilité le pointait aussitôt du doigt.  

L'inspecteur Fibonacci. Cet homme lui rappelait de mauvais souvenirs, décidément. Et visiblement, cela devait être pareil de l'autre côté. Le policier ne le portait pas dans son cœur, et n'avait donc probablement aucune envie de l'aider. A vrai dire, il devait toujours rêver de le voir mort. Malheureusement pour lui, le blond était toujours là, et il comptait bien aller de l'avant, que cela lui plaise ou pas. Ses phrases teintées d'ironie ne le surprenaient pas. Son air presque moqueur non plus. Le Reppucci les ignorait, tant bien que mal, même s'il avait de plus en plus envie de l'envoyer se faire foutre. Le trentenaire était sur les nerfs, la peur le torturait silencieusement, et ce type n'y faisait rien pour l'aider à se calmer réellement. La mâchoire du Tyrolien se serra, alors que l'autre homme lui demandait s'il arrivait à reconnaître l'odeur de la substance, non sans mentionner son voisin ou son clébard. Parce que, bien évidemment, il les avait tués tous les deux, pour ensuite appeler les flics. Connard. Il ne méritait même pas qu'il réponde à ses provocations. Giorgio se contenta donc de souligner qu'il voulait juste qu'ils découvrent qui était derrière cette blague de mauvais goût, et rien d'autre. A se demander s'ils étaient suffisamment professionnels pour faire leur boulot comme il fallait, hein.

Finalement, Fibonacci posa une question pertinente à l'un des deux flics qui se chargeaient de la partie scientifique. Deux pots et demi, selon le jeune homme. C'était vraiment du grand n'importe quoi... Giorgio passa une main sur sa bouche, puis la laissa glisser sur son menton. L'inspecteur ne put évidemment s'empêcher de recommencer avec son ironie, ce qui arracha un soupir au professeur particulier. Giorgio attendit quelques secondes avant de reprendre la parole. Encore une fois, l'Italien prit sur lui pour ne pas broncher. La meilleure façon d'agacer les provocateurs, c'était de les ignorer comme ils méritaient.

« Selon vous, ce n'est pas du sang. Super, ça me rassure. Mais quand même, sang ou peinture rouge, quelqu'un s'est infiltré chez moi pendant que j'étais absent. C'est une menace à peine voilée, et vous le savez très bien. »

Oui, Fibonacci le savait. Et il savait également que le blond avait déjà payé pour ses crimes. Il refusait d'accepter ça. De vivre dans la peur. Non, c'était fini ; il en avait bavé pendant des années, avait vécu des choses inimaginables, mais désormais, il n'accepterait plus cela comme quelque chose de normal. Pas quand il était en couple avec quelqu'un et qu'il allait avoir un enfant. Pas quand il était à deux mois d'être libre pour de bon aux yeux de la loi, sa peine bientôt purgée. Le regard du policier le fit frissonner. Pour lui, il ne mériterait jamais d'être libre. Non, il voulait le voir mort, ou derrière les barreaux à la merci de ces putains de tarés qu'il avait pu croiser là-bas. Le regard de Giorgio se planta dans celui de l'inspecteur, ne cilla pas. Des hallucinations ? Oui, et puis quoi encore ? L'aristocrate déchu s'avança de quelques pas, s'arrêtant devant à Fibonacci. Soudain, une idée lui avait traversé l'esprit. Cet homme devant lui, ne faisait-il pas de ses nombreux ennemis ? Ne lui avait-il pas clairement suggéré de se tuer ? Il avait tenté effectivement le suicide cette nuit-là. Hélas, on l'avait sauvé à temps, on l'avait soigné. Puis un psy de la prison avait fait son boulot dans les jours qui avaient suivi. Etonnamment très compétent ce type, d'ailleurs. Il l'avait beaucoup aidé.

« Pourquoi ? Vous êtes incapable de faire votre boulot ? Ou vous n'en avez tout simplement pas envie ? » Giorgio plissa les yeux. La peur avait cédé sa place à la colère. Les mots qu'il avait en travers de la gorge sortaient enfin. « Quelque part, je vous comprends. Vous vouliez que je me casse la gueule, vous me l'avez suggéré... Et j'ai même tenté le suicide pour vous faire plaisir, mais... Désolé pour vous, mais on m'a secouru à temps, et on m'a ouvert les yeux. Avouez, vous ne l'avez toujours pas digéré ? »

Regard de défi. S'il s'attendait peut-être à ce qu'il continue de pleurnicher et de lui supplier pour son aide, eh bah, il devait être déçu maintenant. L'ancien détenu était plus fort aujourd'hui, plus sûr de lui. Il n'était plus aussi brisé et perdu qu'avant, il avait repris confiance en lui, en l'avenir qui l'attendait. Les deux jeunes flics, par contre, regardaient Fibonacci. Quoi donc ? Ils ne connaissaient pas son visage sombre ?

« Si vous voulez juste faire demi-tour, libre à vous... Inspecteur. Peut-être que, à vrai dire, vous avez déjà fait ce que vous aviez à faire ici ? »

Dit-il en regardant le fameux mur... comme par hasard.


© Pando

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PICCOLA ANIMA
Piccola anima, che fuggi come se fossi un passero spaventato a morte. Qualcuno è qui per te. Se guardi bene, ce l'hai di fronte. Fugge anche lui per non dover scappare. Se guardi bene, ti sto di fronte. Se parli piano, ti sento forte. Quello che voglio io da te, non sarà facile spiegare. Non so nemmeno dove e perché hai perso le parole. Ma se tu vai via, porti i miei occhi con te. Piccola anima, tu non sei per niente piccola. ~ Beerus (c)
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