Inferno | Giacomo & Giorgio

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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Saturn (c) BAFOUILLES: : 3048 PACTE: : 02/01/2017



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Dim 21 Mai - 18:28


❝Inferno❞
Giacomo & Giorgio
Vers mi-mai 2017



Il avait quitté l'appartement en début d'après-midi. Comme depuis quelques semaines déjà, le blond s'était dirigé vers la bibliothèque pour trouver quelques ouvrages pouvant l'aider avec ses cours particuliers. Sa passion pour l'Histoire de l'Art, et pour l'Histoire en général, était revenue en force des derniers temps, désormais qu'il avait plusieurs élèves. Les heures s'étaient envolées sans que Giorgio ne s'en rende réellement compte ; il avait complètement oublié le monde extérieur, se concentrant sur plusieurs bouquins qu'il trouvait particulièrement intéressants. Autant les cours qu'il donnait avant à des groupes d'élèves plus nombreux au lycée lui manquaient, autant cela ne lui déplaisait pas du tout de donner des cours particuliers, qu'il préparait à son rythme, soigneusement. En tout cas, le Tyrolien savait qu'il avait de la chance, que la vie était en train de lui sourire à nouveau. Après plusieurs années dans le noir complet, il se redressait, avançait lentement mais sûrement vers la lumière.

Ainsi, c'était le cœur léger et plein de motivation que le trentenaire allait rentrer dans l'appartement que Calliope partageait avec lui depuis plus de deux mois. Néanmoins, les sourcils de l'homme se froncèrent lorsqu'ils remarquèrent un étrange détail : la porte était entrouverte, mais il n'entendait aucun bruit à l'intérieur. Il n'avait pas non plus vu la voiture de Calli' garée en bas. Alors si sa petite amie n'était toujours pas rentrée, était-ce lui qui avait oublié de fermer la porte tout à l'heure ? Giorgio resta immobile devant la porte entrouverte, tentant de se rappeler le moment où il était sorti de l'appartement. Il était sûr et certain qu'il l'avait fermée, cette fichue porte ! Il n'allait pas sortir sans l'avoir fermée avant, quand même ? Cela ne lui était jamais arrivé. Est-ce que cela voulait dire que quelqu'un s'était introduit dans l'appartement en son absence ? Eh merde, c'était bien possible... Surtout depuis son séjour en prison, où il avait des ennemis. Le cœur de l'ancien détenu s'accéléra. Il fallait sérieusement qu'il appelle Calliope, histoire de lui demander si elle était revenue à l'appartement cet après-midi, après qu'il soit parti vers la bibliothèque. Hélas... le téléphone de l'aristocrate renié était mort de faim depuis quelques minutes. Pas le choix : il allait falloir le nourrir avant d'en savoir davantage. Pire encore... il allait devoir rentrer. En espérant que, si quelqu'un s'était réellement infiltré dans l'appartement, cette personne serait déjà partie.

Il n'entendait personne. Juste le silence absolu à l'intérieur, et le bruit de la capitale italienne dehors. L'appartement semblait vide. Pour le moment, il ne savait toujours pas si c'était lui qui avait oublié de fermer la porte, si c'était Calli' qui était revenue entretemps et qui avait oublié de le faire ou alors si c'était quelqu'un d'autre qui était venu voler quelque chose. Si c'était le cas, Giorgio était soulagé d'avoir emmené son ordinateur avec lui, parce que c'était son principal instrument de travail. Pour le reste, il n'y avait rien de particulièrement précieux à ces yeux, hormis ses bouquins, évidemment. Mais normalement, les voleurs ne venaient pas pour des bouquins, pas vrai ? Avançant lentement, s'engouffrant petit à petit dans l'appartement, l'Italien s'arrêta net lorsque ses yeux fixèrent le mur d'en face. Le choc. Immobile, l'humain cligna les yeux. Son cœur battait à tout rompre. Etait-ce du sang ? Ou était-ce simplement de peinture rouge ?

« Non... Oh mon... »

Si c'était une blague, ce n'était pas du tout marrant. Non, loin de là, c'était terriblement effrayant. Des mauvais souvenirs assaillirent son esprit, massacrèrent son cerveau. Une main se posa sur la bouche du Reppucci, le faisant frissonner. Il fut surpris de voir que c'était... la sienne. Bon sang, il était en train de paniquer. Tremblant, haletant, le professeur ne savait pas quoi faire. On était venu pour lui. Si ce n'était pas pour le tuer, c'était pour lui faire peur et... Bah, ils avaient réussi, qui qu'ils soient. A première vue, on n'avait rien volé, on avait juste envoyé valser quelques livres, une lampe, quelques bibelots. Mon Dieu. Calliope. Est-ce qu'elle allait bien ? Giorgio s'empressa d'appeler la clinique vétérinaire pour savoir si elle était toujours là. C'était effectivement le cas ; elle allait bien mais était occupée en ce moment. Sans laisser de message, le Tyrolien raccrocha après avoir remercié la jeune femme. Bordel, il fallait qu'il appelle la police. Qu'il leur dise que quelqu'un s'était introduit chez lui, repeignant les murs avec du sang ou quelque chose y ressemblant fortement. Que quelqu'un lui en voulait, quelqu'un envoyé par des ennemis qu'il avait en prison. Il n'osait même pas s'approcher pour regarder de plus près, il n'osait toucher à rien. Il fallait juste qu'il appelle la police, histoire qu'ils découvrent qui est-ce qui en avait après lui. Quelques minutes interminables plus tard, ils débarquèrent enfin. La porte était toujours ouverte, il s'était contenté de tourner en rond sans toucher à rien.

« Quelqu'un est entré chez moi, quelqu'un a... fait ça ! Quelqu'un veut me tuer, bordel ! »

S'exclama-t-il, angoissé. Les policiers le regardèrent, curieux. Puis il aperçu un visage. Ce visage. Décidément, contrairement à ce qu'il croyait, son passé n'était toujours pas derrière lui. Au contraire, il était en train d'entrer littéralement ici. Et quelque chose lui disait que ce n'était pas bon signe.


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portami via
Tu, tu sai comprendere questo silenzio che determina il confine fra i miei dubbi e la realtà. Da qui all'eternità tu non ti arrendere. Portami via dai momenti, da questi anni violenti. Da ogni angolo di tempo dove io non trovo più energia, amore mio, portami via. (c) Astra
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Giacomo Fibonacci
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 49 s'étiole au faciès marbré de l'ancien. fissures notées au masque pourrissant d'un carnaval passé. CONTRAT: : divorce notifié. le myocarde cogne de noces nouvelles, l'attrait retrouvé, les bacchanales mortuaires pour un noctule enivrant. BESOGNE: : inspecteur, police criminelle. le canon logé à la paume, le sang en rigole sur la parure et les lippes. traque de la fourberie humaine. paluches plongées à la fange, aux cercles infernaux. moissonneur de pécheurs. crocs aux cuisseaux.
ÉCORCE: : 147, vie de moitié incisée. tombeau encore éloigné. ÉCHINE: : lupus sous l'échine du mensonge. monstre au revers du costume. l'humain est un pyjama, une erreur, le voile d'une stupeur cannibale. GANG: : nostro regno. paluches à la poudre séquestrée. paquets revendus au contrat malsain des trafiquants. picaille prospère. orbes clos aux transactions. @EFFIGIE: : MIKKELSEN (ΛLDEBΛRΛN, ZIGGY STARDUST) BAFOUILLES: : 4203 PACTE: : 14/12/2016



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Ven 26 Mai - 16:04
Personally speaking
I can't wait to watch life tear you apart



Gouvernail au point néant de l’amusement. Les doigts pianotent au bureau, cherchent occupation contre la paperasse débordant des quatre coins du chêne. Secrétaire malade. Petites mains au repos alors que s’amoncellent les rapports, que débordent les préoccupations et joyeusetés cadavres des jours passés.

S’égrène le temps jusqu’au coup de fil en début d’après-midi. Canaille sifflotant ses méfaits, argumentant d’un sang frais, nouvel agneau décorant les murs d’une chapelle rouge. Mascarade des mots. Giacomo coupe court à la conversation, remercie l’infâme, lui promet la somme complète dès le lendemain. Accueil charmant qu’il a orchestré pour ce pouilleux quittant les murs pisse. Vile chair s’étant adonnée à la consommation de sang de vampire, devenant bête infâme, créature délestée de conscience. Aucune pitié pour lui, aucun soupçon d’excuse qu’il a bien voulu lui accorder. Prison pour plusieurs années, mais voilà que les murs débordent, qu’il faut lâcher les fauves à la nature, leur offrir la liberté conditionnelle, croire qu’ils ne recommenceront pas. Foutaises! Les pouilleux retournent à leur fange, se baignent continuellement à ces venelles crasses. Incapable de s’élever un minimum, toujours à ramper, à retomber aux trafics et petit vie de brigand. Respucci. Il lui a souhaité la torture, le retour aux méthodes anciennes. Pas de cette cage servant de maison, pas de ces murs devenant sécurité.

Il le voulait étripé, boyaux retournés, expulsés. En apprenant la sortie, la haine s’est frayée un chemin, la vengeance s’est tracée un sillon tapageur.  

Porte de son bureau ouverte. Toque un bleu, entre le peureux. “M’sieur. Un homme qui prétend avoir un mur couvert de sang… c’est pour nous ? Ou j’envoie les autres ?” Cavalcade des idées. Le loup se redresse, soudainement intéressé, heureux, les babines retroussées d’idées carnage. Enfin le chien est rentré à sa tanière. “Emporte trois pantins, on va s’dégourdir les guiboles.” Cigarettes, clés, portable qu’il emporte. Minimum vital. Véhicule d’un autre dans lequel il se glisse en passager. Trop fébrile pour conduire. Adresse qu’il feint de ne pas connaître, ronchonne pour la forme. Embardée joyeuse d’un théâtre à consulter sous peu.

Bâtiment devant lequel s’arrête le véhicule. Ils sont trois, Giacomo se présente en dernier, se faufile sournoiserie à l’arrière de la scène. Odeur pestilentielle venant chatouiller les nasaux. Encre purpurine recouvrant les murs. Pas de doute. Les deux autres font leur boulot, récupèrent quelques mots, commencent à inspecter. “Si quelqu’un voulait vot’peau, il l’aurait déjà scalpée.” Remarque jetée de son ton habituel. Aboiement.“J’trouve que ça donne un peu d’gaité aux lieux… mais vous devriez appeler l’artisan, ça goutte d’partout, c’est du boulot bâclé.” Sarcasme aux lippes rieuses. Il se fait chien infernal, dégueulé de quelques strates souterraines. Jubilation du flic. “Vous voulez savoir si c’est l’sang d’votre voisin ou d’son chat ?” S’enfoncer dans l’atroce. Supposer l’humanité exsangue pour quelques délires décoratifs. Fresque de l’horreur. “Pourquoi quelqu’un pourrait vouloir vot’ cadavre ?” Salon dans lequel il ne pénètre pas. Nécessité de ne pas déposer plus d’empreintes.

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REMUER LES MORTS
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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Saturn (c) BAFOUILLES: : 3048 PACTE: : 02/01/2017



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Mer 31 Mai - 15:16


❝Inferno❞
Giacomo & Giorgio
Sournoise, la panique l'avait envahi, prenant place au fond de son âme. Ses peurs les plus profondes s'étaient réveillées, de mauvais souvenirs lui revenaient en mémoire. Le passé semblait décidé à le hanter encore et encore, comme si l'idée que Giorgio puisse enfin tourner la page et aller de l'avant lui était tout bonnement inacceptable. Le blond était effrayé, il savait qu'il s'agissait d'un message. Un message pour lui, fort probablement. Cela s'était produit dans l'appartement de Calliope, mais celui ayant des ennemis capables de faire une chose pareille, c'était bien le Reppucci et non pas la brune. C'était certainement lui la cible, et cela l'angoissait au plus haut point. Il s'était cru en sécurité ici, aux côtés de sa petite amie, loin de la prison, sauf que non, ce n'était pas le cas. Il était en danger, et il risquait de la mettre elle aussi en danger. Elle et le bébé qui se formait dans son ventre.

Bouleversé, Giorgio attendait impatiemment l'arrivée de la police, sans toucher à rien. Nerveux, il s'était contenté de marcher en rond et de penser à ce qu'il devrait faire. Déménager d'ici lui semblait la seule option. De toute façon, ça allait être compliqué de rester ici après la naissance du bébé, donc... Mais en tout cas, il faudrait qu'il parle avec Calliope, qu'ils pèsent le pour et le contre. Néanmoins, ces pensées abandonnèrent la tête du Tyrolien lorsque les policiers se pointèrent. Il espérait vivement qu'ils pourraient identifier la personne qui lui avait fait cette mauvaise blague, histoire de savoir au moins à qui il avait affaire. Hélas, lorsque ses yeux croisèrent ceux de cet homme, son sang se glaça. Il ne savait même plus s'il pouvait réellement s'attendre à un quelconque résultat positif. Le regard de l'autre homme lui faisait froid dans le dos, lui rappelait des souvenirs douloureux, insupportables.

Le cœur de Giorgio battait à tout rompre en ce moment, tandis qu'il avait juste envie de sortir d'ici à toute vitesse. C'était horrible, vraiment. Comme s'il était prisonnier dans un cauchemar où il ne pouvait contrôler plus rien du tout, où il était à la merci du prédateur. D'un air distrait, le trentenaire laissa les policiers commencer à faire leur boulot ; c'était ce type qui accaparait toute son attention à présent, pas eux. Impossible de ne pas le regarder, de ne pas repenser à tout ce qu'il lui avait dit. A ce qu'il lui avait suggéré de faire, et qu'il avait effectivement fait. Sans succès, au final, puisqu'un compagnon de cellule insomniaque lui était venu en aide au bon moment. Si cela ne dépendait que de Fibonacci, il serait déjà mort depuis un bail. Le professeur déglutit difficilement, tentant de garder un air impassible, plus ou moins raté. La voix de l'homme le fit frissonner. Giorgio voulut rétorquer quelque chose, mais à peine s'il arrivait ne serait-ce qu'à respirer correctement. Silence pesant, regard effrayé, cœur affolé. Pauvre petit lapin sans défense face au grand méchant loup.

L'inspecteur continua sur sa lancée, sarcastique. Non, ça ne donnait pas un peu de gaité aux lieux, bien au contraire. Cela ne faisait que réveiller de vieux démons, qui le torturaient de l'intérieur. Le regard clair du jeune homme se posa sur le policier. Il voyait toujours en lui un bourreau, il décelait dans son regard et sur ses lèvres une certaine satisfaction de le voir ainsi, apeuré et pitoyable. La colère montait au fond du blond, comme du magma en fusion. Pour le moment, la peur l'empêchait d'exploser et le forçait à être immobile, tel une statue.

« Je veux que vous découvriez qui est l'imbécile qui a fait ça. C'est tout. »

On ignore le sarcasme, on reste calme et poli. Si l'objectif de l'autre homme était de lui faire perdre son calme, de l'obliger à montrer son "vrai visage", Giorgio ne pouvait pas craquer, et il le savait pertinemment. Le professeur particulier détourna son regard pendant quelques secondes, alors que ses prunelles s'attardaient sur ce mur qui semblait couvert de sang. Le sang de ces trois femmes que tu as tuées. Le sang de ta mère, Giorgio. Les lèvres de l'ancien détenu tremblèrent, tandis qu'il passait une main dans ses cheveux blonds. Quelqu'un voulait le punir, jugeant qu'il n'avait pas encore assez payé pour ses crimes. Quelques mois auparavant, peut-être que l'Italien aurait été d'accord pour ça. Il n'avait jamais dit qu'il ne méritait pas de payer. Sauf qu'aujourd'hui, tout avait changé. A partir du mois de juillet, si tout se passait bien, il serait libre pour de bon. Il pourrait se concentrer sur sa carrière, mais surtout sa famille aussi. Il allait être père dans quelques mois, il voulait soutenir Calliope comme elle méritait. Il voulait être présent. Hors de question qu'il retourne en prison.

« Vous savez très bien pourquoi. »

Répondit-il d'une voix froide, rageuse. Toujours immobile, tout comme Fibonacci, qui n'entrait pas dans le salon, Giorgio regarda l'homme d'un air peu amical. Il n'avait pas oublié que ce type souhaitait sa mort, qu'il voulait le voir payer pour tout ce qu'il avait fait. Mais le Tyrolien refusait de lui donner cette joie. Non, il refusait.

« J'ai déjà payé pour ce que j'ai fait. J'ai passé cinq ans en prison, j'ai vécu des choses inimaginables, j'en ai bavé. C'est bon, c'est fini maintenant. Je n'ai pas à supporter... ça désormais. »

Dit-il en observant le mur ensanglanté. Etait-ce réellement du sang qui coulait le long de ce dernier ou bien était-ce une simple peinture rouge représentant le liquide carmin ? Il avait presque envie de demander, mais n'osait toujours pas. Car la réponse risquait de lui déplaire...


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Giacomo Fibonacci
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ÉCORCE: : 147, vie de moitié incisée. tombeau encore éloigné. ÉCHINE: : lupus sous l'échine du mensonge. monstre au revers du costume. l'humain est un pyjama, une erreur, le voile d'une stupeur cannibale. GANG: : nostro regno. paluches à la poudre séquestrée. paquets revendus au contrat malsain des trafiquants. picaille prospère. orbes clos aux transactions. @EFFIGIE: : MIKKELSEN (ΛLDEBΛRΛN, ZIGGY STARDUST) BAFOUILLES: : 4203 PACTE: : 14/12/2016



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Lun 26 Juin - 15:02
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“J’ai qu'deux gars pour bosser sur l’affaire. Comprenez que la pisse rouge sur les murs intéresse pas grand monde.” Autres appelés à quelques affaires plus divertissantes. Appartements dévastés, mauvaises surprises, canulars. Autres factions normalement envoyées à la recherche de preuves.

Le loup n’entre pas à la tanière rouge, s’écarte, reste au retrait de ce qui pourrait l’attirer. Oeillades pourtant claires, intéressées. Le mur andrinople semble porter une robe intrigante. “A l’odeur, ça vous dit quoi ? Les tripes de vot’ voisin ou le clébard qui aboie… aboyait toute la journée ?” D’aucun humain capable de faire la différence. Sens atrophiés, muselés à l’intérieur d’une enveloppe trop chétive. A humer correctement, il pourrait peut-être distinguer, s’amuser à compter le nombre d'agneaux étranglés à la tâche. Pas de chat, ni de chien. Juste la vengeance christique. Les déviants rejoindront le néant de la conscience. “J’conviens qu’ça fait beaucoup d’peinture pour un seul corps…” Ironie taclant la langue, marmonnant des horreurs comiques quand la situation se prête à la panique. Au seuil de la porte, à l’embrasure du salon, Giacomo observe les deux débauchés de la scientifique, des bleus fraîchement sortis de l’école. Mignons à débourrer d’enquêtes plus impressionnantes.

“Dalmazzo!” Interception des travaux. Nez levé en l’air, plastique défait de la bouche pour celui à qui on demande la parole. “Combien d’pots pour couvrir une surface comme ça ? J’dirais bien deux.” Le loup continue la moquerie, ne peut s’empêcher la risette mesquine d’un visage tordu. Mur qu’il porte tantôt à la décoration, tantôt au meurtre, parfois à la farce estudiantine. L’interpellé répond, science à la langue.“Deux et demi si on compte la seconde couche.”  S’étire le sourire à la réponse du bleu. Recommence la discussion. “Saluez le job de l’artiste. Vider autant d’monde juste pour vous faire une farce…”  Peinture ou cadavre. Corps exsangue à la recherche de l’oeuvre parfaite. “J’suis pas adepte d’art, mais ça m’rappelle presque un truc que j’ai vu l’année dernière, même crachat de tripes placardés.”

Avoir payé. Être acquitté des meurtres après quelques années au trou. Les orbes du loup glissent à la carcasse de l’éploré, fusillent les mots du geignard pensant que le temps efface l’horreur, que les stries passées s’oublient. La colère s’échauffe à l’échine. Visage qu’il voudrait saisir d’une paluche, broyer la mâchoire, ne plus avoir à entendre son babillage de pêcheur prétendument absous de ses atrocités. “Les hallucinations, j’crois me souvenir que c’était dans le rapport du psy ? On va faire simple. Vous avouez avoir emmerdé la police en plein aprem, pour une connerie d’votre jus et on en reste là ?” Replonger aux hallucinations. Prétendre que le mur repeint n’est rien, une fabulation, une oeuvre de lui-même.



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Giorgio A. Reppucci
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Lun 3 Juil - 1:57


❝Inferno❞
Giacomo & Giorgio
Pendant quelques instants, le regard de l'ancien détenu croisa celui de l'inspecteur.  Giorgio voulait feindre une froideur dont il n'était pas vraiment capable en ce moment, une impassibilité qui puisse cacher la peur qui brûlait ses entrailles. Mais ses yeux ne mentaient pas : il était effrayé, se demandait qui est-ce qui avait fait ça, qui est-ce qui lui en voulait au point de s'infiltrer dans l'appartement et de salir ses murs avec ce liquide carmin. A bien y réfléchir, ses ennemis étaient nombreux. Cela pouvait être un proche d'Anna, Miriam ou Isabella, tout comme cela pouvait bien être l'un des caïds qui lui avaient mené la vie dure en prison... ou encore quelqu'un envoyé par la famille de Vanessa, cette étudiante avec qui il avait été pris il y a quelques années, à moitié nu dans une salle de cours, cédant aux avances de la jolie brunette. Bref, il ne savait pas qui était derrière cela, et cela l'angoissait au plus haut point. Surtout que Calliope n'y était pour rien, et que désormais elle aussi pouvait être dans le collimateur. Rien que d'y penser, sa culpabilité le pointait aussitôt du doigt.  

L'inspecteur Fibonacci. Cet homme lui rappelait de mauvais souvenirs, décidément. Et visiblement, cela devait être pareil de l'autre côté. Le policier ne le portait pas dans son cœur, et n'avait donc probablement aucune envie de l'aider. A vrai dire, il devait toujours rêver de le voir mort. Malheureusement pour lui, le blond était toujours là, et il comptait bien aller de l'avant, que cela lui plaise ou pas. Ses phrases teintées d'ironie ne le surprenaient pas. Son air presque moqueur non plus. Le Reppucci les ignorait, tant bien que mal, même s'il avait de plus en plus envie de l'envoyer se faire foutre. Le trentenaire était sur les nerfs, la peur le torturait silencieusement, et ce type n'y faisait rien pour l'aider à se calmer réellement. La mâchoire du Tyrolien se serra, alors que l'autre homme lui demandait s'il arrivait à reconnaître l'odeur de la substance, non sans mentionner son voisin ou son clébard. Parce que, bien évidemment, il les avait tués tous les deux, pour ensuite appeler les flics. Connard. Il ne méritait même pas qu'il réponde à ses provocations. Giorgio se contenta donc de souligner qu'il voulait juste qu'ils découvrent qui était derrière cette blague de mauvais goût, et rien d'autre. A se demander s'ils étaient suffisamment professionnels pour faire leur boulot comme il fallait, hein.

Finalement, Fibonacci posa une question pertinente à l'un des deux flics qui se chargeaient de la partie scientifique. Deux pots et demi, selon le jeune homme. C'était vraiment du grand n'importe quoi... Giorgio passa une main sur sa bouche, puis la laissa glisser sur son menton. L'inspecteur ne put évidemment s'empêcher de recommencer avec son ironie, ce qui arracha un soupir au professeur particulier. Giorgio attendit quelques secondes avant de reprendre la parole. Encore une fois, l'Italien prit sur lui pour ne pas broncher. La meilleure façon d'agacer les provocateurs, c'était de les ignorer comme ils méritaient.

« Selon vous, ce n'est pas du sang. Super, ça me rassure. Mais quand même, sang ou peinture rouge, quelqu'un s'est infiltré chez moi pendant que j'étais absent. C'est une menace à peine voilée, et vous le savez très bien. »

Oui, Fibonacci le savait. Et il savait également que le blond avait déjà payé pour ses crimes. Il refusait d'accepter ça. De vivre dans la peur. Non, c'était fini ; il en avait bavé pendant des années, avait vécu des choses inimaginables, mais désormais, il n'accepterait plus cela comme quelque chose de normal. Pas quand il était en couple avec quelqu'un et qu'il allait avoir un enfant. Pas quand il était à deux mois d'être libre pour de bon aux yeux de la loi, sa peine bientôt purgée. Le regard du policier le fit frissonner. Pour lui, il ne mériterait jamais d'être libre. Non, il voulait le voir mort, ou derrière les barreaux à la merci de ces putains de tarés qu'il avait pu croiser là-bas. Le regard de Giorgio se planta dans celui de l'inspecteur, ne cilla pas. Des hallucinations ? Oui, et puis quoi encore ? L'aristocrate déchu s'avança de quelques pas, s'arrêtant devant à Fibonacci. Soudain, une idée lui avait traversé l'esprit. Cet homme devant lui, ne faisait-il pas de ses nombreux ennemis ? Ne lui avait-il pas clairement suggéré de se tuer ? Il avait tenté effectivement le suicide cette nuit-là. Hélas, on l'avait sauvé à temps, on l'avait soigné. Puis un psy de la prison avait fait son boulot dans les jours qui avaient suivi. Etonnamment très compétent ce type, d'ailleurs. Il l'avait beaucoup aidé.

« Pourquoi ? Vous êtes incapable de faire votre boulot ? Ou vous n'en avez tout simplement pas envie ? » Giorgio plissa les yeux. La peur avait cédé sa place à la colère. Les mots qu'il avait en travers de la gorge sortaient enfin. « Quelque part, je vous comprends. Vous vouliez que je me casse la gueule, vous me l'avez suggéré... Et j'ai même tenté le suicide pour vous faire plaisir, mais... Désolé pour vous, mais on m'a secouru à temps, et on m'a ouvert les yeux. Avouez, vous ne l'avez toujours pas digéré ? »

Regard de défi. S'il s'attendait peut-être à ce qu'il continue de pleurnicher et de lui supplier pour son aide, eh bah, il devait être déçu maintenant. L'ancien détenu était plus fort aujourd'hui, plus sûr de lui. Il n'était plus aussi brisé et perdu qu'avant, il avait repris confiance en lui, en l'avenir qui l'attendait. Les deux jeunes flics, par contre, regardaient Fibonacci. Quoi donc ? Ils ne connaissaient pas son visage sombre ?

« Si vous voulez juste faire demi-tour, libre à vous... Inspecteur. Peut-être que, à vrai dire, vous avez déjà fait ce que vous aviez à faire ici ? »

Dit-il en regardant le fameux mur... comme par hasard.


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Tu, tu sai comprendere questo silenzio che determina il confine fra i miei dubbi e la realtà. Da qui all'eternità tu non ti arrendere. Portami via dai momenti, da questi anni violenti. Da ogni angolo di tempo dove io non trovo più energia, amore mio, portami via. (c) Astra
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Giacomo Fibonacci
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 49 s'étiole au faciès marbré de l'ancien. fissures notées au masque pourrissant d'un carnaval passé. CONTRAT: : divorce notifié. le myocarde cogne de noces nouvelles, l'attrait retrouvé, les bacchanales mortuaires pour un noctule enivrant. BESOGNE: : inspecteur, police criminelle. le canon logé à la paume, le sang en rigole sur la parure et les lippes. traque de la fourberie humaine. paluches plongées à la fange, aux cercles infernaux. moissonneur de pécheurs. crocs aux cuisseaux.
ÉCORCE: : 147, vie de moitié incisée. tombeau encore éloigné. ÉCHINE: : lupus sous l'échine du mensonge. monstre au revers du costume. l'humain est un pyjama, une erreur, le voile d'une stupeur cannibale. GANG: : nostro regno. paluches à la poudre séquestrée. paquets revendus au contrat malsain des trafiquants. picaille prospère. orbes clos aux transactions. @EFFIGIE: : MIKKELSEN (ΛLDEBΛRΛN, ZIGGY STARDUST) BAFOUILLES: : 4203 PACTE: : 14/12/2016



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Dim 23 Juil - 18:08
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I can't wait to watch life tear you apart



“Si vot' porte était ouverte, y’a pas eu infiltration. J’crois pas avoir noté d’effraction, mais si ça peut vous rassurer…” Quelques pas qu’il fait en arrière, retourne au-devant de l’entrée, à cette porte qu’il inspecte d’une main gantée de latex. Fracas absent. Serrure vierge d’outillage barbare venant en déloger le mécanisme des tréfonds. Le sourire grandit, cette risette malheur dont il ne sait se passer. Fibonacci pivote vers l’effrayé, d’un mouvement lent, serpent mesurant la peur rognant aux tripes d’une victime encore vivante. “Pas besoin d’expertise plus compliqué qu’ma parole. Personne n’est entré chez vous… Quelqu’un aurait les clés ? Le voisin ? Une régulière ?” Personne si ce n’est le serrurier, maître des contrefaçons payé d’une somme coquette à la fabrication d’un double. Chaîne du banditisme suivi de celui s’étant faufilé aux lieux, ayant déversé le rouge sublime au mur. Toile du massacre. Giacomo suppose des porteurs de clés, de ces personnes de confiance à qui on offre les secondes. Camarades. Voisins. Cuisses partageant le lit.  “Personne n’est entré, personne n’a dégueulé sur vot’ mur.” L’air pénible bourgeonne aux quatre coins du faciès. Ce qui était amusement devient contrainte. Bureau qu’il n’aurait pas dû quitter. Un autre qu’il aurait dû envoyer. Se repaître simplement des dossiers et enregistrements, ne pas venir à la rencontre du pleurant. Le lupin s'agace, marque les émotions d’un tic nervosité au coin des lippes.  

Animal entrant enfin dans l’arène, arrêtant d’être terrassé aux paroles médiocres de l’inspecteur. Silhouette devenue corps à quelques centimètres de lui. Dualité de celui se prétendant fauve. Il toise. Il moque. Il jubile. Hauteur similaire des deux hommes, d’aucun qui ne peut prétendre à la stature plus imposante pour quelques centimètres. Mais le lupin peut se gausser de sa cuirasse corporelle. Chair molosse qu’il met en avant, semble bomber le torse. “J’crois que : votre histoire m’emmerde est la bonne réponse.” Cylindre qu'il manque de s'allumer. Geste avorté. Les billes se relèvent, incaguent le gringalet. “Pas de cadavres, pas de sang, pas d’quoi se réjouir d’une belle fournée d’crevés.” Bonheur qu’il prétend trouver à la mort qu’on lui présente, à ces dépouilles diversifiées dans leur état de décomposition. Seul le lupin se complait à l’idée, fouine d’odeurs qu’il récolte, prêt à la chasse. “Mon job, c’est de compter les claqués, les désossés, les égarés, pas d’porter soutien aux cinglés ayant barbotés en taule.” Prison qu’il estime être le dernier échelon du vice, l’incarnation d’une perte d’humanité. Retour en arrière impossible. Enchaîné. Leurs crimes qu’on devrait placarder à leur trogne infâme, ne plus les laisser à la liberté de reconstruire une vie. Qu’ils soient piégés, toujours, engloutis à l’enfer qu’ils ont tissé.

Mis en dehors de la prison, sauvé par quelques dialectes. Evidement. Ces raclures espérant la bonté du monde. “Ils s’arrangent pour empêcher les suicides. C’est un bordel d’paperasses pour l’administration.” Véracité du propos. Suicide toujours emmerdant. Dossiers qu'il faut monter, prouver que la responsabilité n'est pas d'autrui. “J’dois supposer qu’un psy a trouvé bon d’vous sortir du trou ?” Connards endimanchés de leur langue foisonnant la palabre fallacieuse. Jamais appréciés. Fouilles-merde.  

Survient l'inattendu. Esbroufe du chiot. “Pardon ? J’dois débusquer l’sous-entendu ?” Buste en avant. Babines appelant la violence. Giacomo ne se détourne pas, continue de lorgner à la trogne d'un courage apparu par enchantement. “Lorenzo. J’espère qu’aujourd’hui t’as tes menottes, j’te répète que c’pas un jouet pour enfermer ta femelle.” L'un des mioches interpellés. “Coffre-moi ce mec." Protestation que voudrait émettre le dénommé Lorenzo. Mots coupés d’œillades furieuses, billes appelant à la soumission humaine. Au bonheur d’abuser d’une posture d’alpha “Quarante-huit heures à nager dans la pisse. On va s'amuser..."  

Direction le commissariat.


blabla:
 

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REMUER LES MORTS
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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Saturn (c) BAFOUILLES: : 3048 PACTE: : 02/01/2017



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Ven 28 Juil - 0:26


❝Inferno❞
Giacomo & Giorgio
L'agacement gagnait le trentenaire. La présence de l'inspecteur l'énervait, le mettait mal à l'aise. Sensation d'avoir un ennemi chez lui, un prédateur plutôt qu'un protecteur. L'homme semblait se moquer de ses inquiétudes, de ses plaintes, comme si ce qui s'était passé était quelque chose de normal, comme si ça ne représentait rien. Giorgio savait pourtant que cette peinture rouge sur son mur n'était pas rien. Non, c'était une menace à peine voilée.  Et il y avait bien eu une effraction, si, le blond en était absolument certain. Les paroles du flic ne convainquaient pas le moins du monde, pas un seul instant. Peut-être que ceux qui s'étaient faufilés ici pendant son absence avaient pensé à tout, qu'ils savaient exactement ce qu'ils allaient faire et comment. Avant, pendant et après leur passage destructeur.

Le Tyrolien regarda le policier. Regard orageux, aucune envie d’entrer dans son jeu, de faire semblant qu’il croyait qu’il n’y avait pas eu d’effraction alors que c’était le cas, de faire semblant que tout ceci était normal. A part lui, il n’y avait que Calliope qui avait les clés, et ce n’était certainement pas sa petite amie qui avait fait cela, quand même... Fibonacci revint à la charge, souligna encore sa conclusion : que personne n’était entré ici, qu’il n’y avait rien de criminel à ses yeux. Visiblement, l’homme n’était pas près de changer d’avis, quoi qu’il dise, quoi qu’il fasse. C’était peine perdue, voilà tout. Et, dans le fond, le professeur se doutait bien pourquoi. En fait, plus y pensait et plus cela semblait logique à ses yeux, et plus cela le dégoûtait aussi. Il ne pouvait donc qu’exploser, sortir les griffes presque malgré lui. Evidemment, cela ne plut guère à l’inspecteur. Les regards se croisèrent à nouveau, s’affrontèrent, les mots se firent plus acerbes, la tension montait indéniablement. Accusation d’incompétence et de négligence à peine masquée. Impossible autrement, c’était aussi simple que ça. L’inspecteur répondit alors que son job était « de compter les claqués, les désossés, les égarés... ». Un sourire narquois se peignit sur les lèvres du trentenaire. Mère Thérésa serait tellement fière de lui, tiens.

Par contre, le cinglé qui avait barboté en prison l’emmerdait. Son regard en était plus que jamais la preuve, d'ailleurs.

Giorgio le confronta alors à propos de sa suggestion de suicide il y a quelques années, quand il était en prison. Parce que oui, Fibonacci avait presque réussi à le noyer dans la culpabilité, à le pousser à une mort prématurée. Presque. Il s’en était fallu de peu, l'Alpin  l’avait échappée belle. Le flic fit cependant comme si cela ne le concernait pas du tout. Comme s’il n’avait rien fait de mal. A l’époque, le jeune homme ne le voyait pas, mais désormais il le savait : ce que le policier avait fait était grave. Parce qu'il ne méritait pas de mourir. Non, il avait droit à une deuxième chance, il y croyait dur comme fer. C’était ce que Calli’ lui avait appris. Qu'il méritait de vivre, de se redresser. D'avoir une chance de montrer qu'il avait appris de ses erreurs, qu'il pouvait devenir un homme meilleur. Le blond serra la mâchoire en regardant l'inspecteur. Sa voix l'insupportait, ses paroles agressaient ses oreilles, son regard lui foutait la chair de poule.  

« Il y a encore des gens capables de bouger au moins le petit doigt pour aider les autres, oui. Parmi les nombreux incompétents dans notre beau pays, il y en a encore quelques-uns qui font preuve d'un minimum d'humanité. »

Cela faisait des années que Giorgio n'avait plus parlé avec ce psy qui l'avait tant aidé, mais il ne pourrait jamais oublier à quel point ce type avait été important dans ce tournant de sa vie. Il avait su trouver les mots, le convaincre de ne pas baisser les bras. De se battre encore, malgré l'adversité. Ce Fibonacci, quant à lui, représentait tout l'inverse. Le flic incompétent qui, plutôt que de vouloir l'aider, avait préféré enfoncer le couteau dans la plaie. Attendre qu'il agonise, qu'il se vide de son sang. Enfin, métaphoriquement parlant, hein. Mais, quelque part, cela ne l'étonnerait pas tellement si l'autre homme le faisait réellement. Il ne l'aimait visiblement pas. Mais le blond le lui rendait bien, à vrai dire. Tellement qu'il ne put s'empêcher de hausser le ton, de laisser sa colère s'échapper, teinter ses paroles. Le flic ne manqua pas de retenir le sous-entendu. Giorgio ne répondit rien, le foudroyant simplement du regard. Hélas, il n'était pas en position de force ici. L'ancien détenu haussa un sourcil. Tu déconnes ?

“Coffre-moi ce mec."

« Quoi ? »

Oui, il avait osé. Il avait osé, et maintenant il n'y pouvait rien. Giorgio se débattit, mais les jeunes flics l'empoignèrent, l'empêchèrent de s'échapper. Menottes autour des poignets, cela lui rappelait des souvenirs. De très mauvais souvenirs.

« Lâchez-moi ! Lâchez-moi, putain ! Fils de pute ! »

Même pas le temps d'appeler Calliope. Heureusement, une voisine de palier passait par là.

« S'il vous plaît ! Dîtes à Calliope que c'est un malentendu ! Et que je vais bien ! »

Bordel de merde. Giorgio soupira, se laissant faire. Montant dans la voiture, surveillé de près par les flics comme s'il était un psychopathe en puissance, le professeur arrêta finalement de se débattre. Il aurait dû se taire. En fait, il n'aurait même pas dû appeler les flics. Le trajet dura quelques minutes, des minutes qui semblaient des heures. L'ancien aristocrate s'adressa à l'inspecteur, comme s'il n'y avait qu'eux dans la voiture.

« Pourquoi vous vous acharnez sur moi ? Ça vous amuse, c'est ça ? Vous vous ennuyez tant que ça dans votre vie ? J'ai purgé ma peine, inspecteur. J'ai perdu tout ce que j'avais. Ma famille. Mon boulot. Ma dignité. Tout ça... parce que j'ai consommé une saloperie appelée sang de vampire. Mais... Non, laissez tomber. Heureusement que vous n'avez jamais commis d'erreur dans votre vie, hein ! »

Giorgio détourna le regard. Ce n'était même pas la peine de parler, de se justifier. Les prochaines heures allaient être longues, il le sentait.


blabla:
 


©️ Pando

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Giacomo Fibonacci
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ÉCORCE: : 147, vie de moitié incisée. tombeau encore éloigné. ÉCHINE: : lupus sous l'échine du mensonge. monstre au revers du costume. l'humain est un pyjama, une erreur, le voile d'une stupeur cannibale. GANG: : nostro regno. paluches à la poudre séquestrée. paquets revendus au contrat malsain des trafiquants. picaille prospère. orbes clos aux transactions. @EFFIGIE: : MIKKELSEN (ΛLDEBΛRΛN, ZIGGY STARDUST) BAFOUILLES: : 4203 PACTE: : 14/12/2016



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Dim 30 Juil - 10:24
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Aider. Offrir une main supposée blanche de méfaits. Croire que l'hospitalité, la bonté, et tout ce fatras au revers des péchés existe. Foutaises. Créations nécessaires à l'espoir que la pourriture ne gagne pas chaque couenne. Gentillesse. Giacomo peine à retenir le fou-rire, la dégringolade d'une situation déjà trop tendue. Ames ayant la bonté d'aider le prochain. Lecture de la Bible à outrance. Former des inaptes à l'ordure qu'est la société. "Croyez pas que la gentillesse soit monnaie courante dans l'coin. Vous aidez quelqu'un, vous espérer l'retour en double." Psychologue. Psychiatre. Même sac de purulence aux serres trop longues, aux paroles acidifiées, le tout enrobé à l'apparence perfection. Rois d'un empire rance qu'il a déjà côtoyé, rencontre encore. Chacals suçotant jusqu'à la dernière parcelle de moelle.  "L'mec a pas eu pitié d'votre cas. C'est juste son job, d'quoi gagner d'la picaille à la fin du mois." Offrir la rédemption aux chiens, donner l'os d'une dernière chance aux molosses pour cause de prisons surchargées. On déblaye, on renvoi les classés faussement dangereux à la société, entre les murs romains, à ces venelles où sont retrouvés les outragés au matin. Incompréhension. Giacomo se refuse aux ordres de l'empyrée, à ces monarques drapés de l'éclat, comptant délivrer la bonne parole en libérant les infâmes. Non. S'emploient des chemins détournés, louvoiements sinistres afin de renvoyer les baveux à leur cage, au mieux au tombeau du Tibre. "Un psychiatre, c'est un fouille-merde. Avec un peu d'chance, il s'montrera moins clément lors d'votre prochain procès." Menace ouverte, chuchotée à l'oreille du supposé mécréant. Giacomo se gausse, semble jouer le rôle du mauvais flic. Ce n'est pas un costume dont il s'est drapé. Vérité placardée. Chaque geste et parole en véracité de ses volontés implacables. Juge de la pestilence humaine.

Enfermement déclamé.  
Menottes.  
Poignets liés d'une commande.

Carcasse tentant l'échappatoire, l'issue que seul lui semble encore espérer. Se doter de droit. Citer quelques articles d'un code qu'aucun ne connait. "J'dois noter obstruction à la justice, insulte aux forces de l'ordre ? Faut croire qu'votre dossier était pas d'déjà assez épais." Empiler les méfaits, monter de nouvelles exactions à présenter lors d'un second procès.  

A la mention de la faute, le visage se crispe, le corps devient boule nerveuse. Vampire. Sang. "Sang d'vampire. Vous avez conscience d'la connerie d'votre jargon ? Ca pourrait vous mener droit chez les toqués. Ca vous f'rait une autre expérience que les coups d'triques sous la douche." Belle gueule qu'il suppose devenue jouet de molosses. "J'prends pas d'excuse pour un mec qui a buté plusieurs nanas." Se prétendre incarnation d'une innocence. Nouveau prophète d'une religion sans fidèle. Intact de sang, de meurtre, de tout pas de travers. Non. Il baigne au vice, à la démesure, à la barbarie de sa race. Bête avant d'être un homme. Pyramide des prédateurs. Pas comme eux. Différent. Au début, il se clamait supérieur, se donnait le droit de les dévorer. Moutons vautrés de pyjamas humains. Et sont venus les regrets, la troupe des fauteurs de trouble. Etincelant, il ne l'est pas, ne l'a jamais été. Dressé à la mort. Dressé à dévorer les villageois, à devenir l'incarnation d'un enfer. Quelque part, il pourrait comprendre. Similitude de la pleine lune, de cette incapacité de contrôle. Drogue lunaire roulant dans le système. Blâme qu'il préfère porter au professeur, enfoncer l'humain plutôt que d'observer le miroir de ses vérités.  

Virage serré qu'il s'amuse à prendre.  
De ces cavales envoyant valser le corps menotté du bagnard.  

Commissariat où s'arrête la troupe. Farouche qu'un des gosses emmène à l'intérieur, préfère baisser la tête aux paroles de l'inspecteur. Plaintes qu'il coulera certainement vers le commissaire. Giacomo prend la relève, grommèle son argot aux gratte-papier chargés de marginer les informations. Scélérat qu'il mène à une pièce meublée du nécessaire, de cette réplique hideuse des polars. Fers qu'il enlève aux poignets meurtris, invite le Dégénéré à prendre place face à lui. "J'peux vous garder quarante-huit heures sous les barreaux. Parait qu'la compagnie est toujours agréable." Babines rieuses. Le dos repose entièrement au dossier. Corps éloigné de la table. A croire qu'il instaure une sécurité pour celui dont la liberté est faussement octroyée. "L'sang... c'était en souvenir des meurtres ? Un jour d'célébration ?"  


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Giorgio A. Reppucci
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OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Saturn (c) BAFOUILLES: : 3048 PACTE: : 02/01/2017



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Mer 16 Aoû - 1:06


❝Inferno❞
Giacomo & Giorgio
Cet homme ne croyait pas à la gentillesse. Ni à rédemption, aux deuxièmes chances. Giorgio l'observait, le flic semblait réellement penser chaque mot qu'il prononçait. Des paroles qui agressaient ses oreilles, qui attisaient sa colère. L'envie de l'envoyer paître se faisait de plus en plus pressante, l'envie de lui envoyer son poing dans la figure également. L'Alpin se tut, laissant son regard orageux parler à sa place. Avec un peu d'chance, il s'montrera moins clément lors d'votre prochain procès. Un frisson parcourut son corps, alors que la menace à peine voilée sortait de la bouche de l'autre homme, caressant sournoisement ses oreilles. La mâchoire de l'aristocrate déchu se serra. Tel un volcan prêt à entrer en éruption, il se sentait presque trembler.

Et l'inévitable arriva.

Accusations prononcées sans qu'il ait d'abord réfléchit aux conséquences de ses paroles. Menottes autour de ses poignets. Arrestation ordonnée, regard qui indifférent face à ses protestations. Giorgio était en train de paniquer désormais, sachant qu'il venait de compliquer sérieusement sa situation. Alors qu'il approchait la fin de sa peine, que sa liberté conditionnelle était sur le point de redevenir totale, il venait de tout gâcher bêtement. Frustration. Regrets douloureux. Finalement, le jeune homme se laissa faire, arrêta de se débattre, ferma sa bouche pour ne pas s'enfoncer encore plus qu'il ne l'avait déjà fait. Sa situation était déjà bien assez compliquée comme ça. Une fois dans la voiture, ils partirent en direction du commissariat. C'était comme s'il revivait ce terrible jour où il s'était réveillé le matin, n'y comprenant rien à ce qui s'était passé, trois femmes gisant mortes dans une mare de sang chez lui. Ce jour où l'on l'avait arrêté, regardé comme un psychopathe dangereux. Un meurtrier.

Le trentenaire ne se souvenait pas du moment exact où il avait tué ces trois jeunes femmes chez lui. D'ailleurs, les souvenirs de cette soir-là étaient particulièrement flous. Comme s'il n'y avait que le noir complet dans son esprit. Clairement, c'était cette putain de drogue, ou du moins la voyait-il comme tel à l'époque, qui l'avait poussé à le faire. Qui lui avait fait perdre le contrôle. Le sang de vampire. Quand il en avait parlé pour justifier ce qu'il avait fait, on lui avait rit au nez. On l'avait pris pour un menteur, ou pour un cinglé. Giorgio avait ainsi décidé de ne pas insister là-dessus, de ne même pas se battre pour sa défense. Accepter sa condamnation, faire sa peine en prison, payer pour ses crimes. Parce que, sang de vampire ou pas, il avait commis un triple meurtre. Sans parler de celui de sa mère, pour lequel il avait été acquitté à l'époque, quand il n'avait que dix-sept ans.

Mais là, la situation changeait complètement : il n'avait rien fait. Il était innocent cette fois-ci. Et il ne comptait pas se laisser faire comme ça. Il avait pris cher en prison, il en avait bavé pendant cinq longues années. C'était fini maintenant, il ne pouvait plus continuer de se comporter en parfait criminel se nourrissant de sa propre culpabilité. Non, il ne pouvait pas. Cependant, l'inspecteur refusait d'admettre qu'il disait la vérité. Que le sang de vampire existait réellement. On pouvait douter que ce soit du véritable sang de vampire, il pourrait éventuellement le comprendre, mais là... quand même, la drogue circulait déjà en ville, non ? Prix exorbitants, effets dévastateurs, mais il n'avait sans doute pas été le seul à la consommer, malheureusement. Mais Fibonacci n'en voulait rien entendre. Pire, il pourrait très bien s'en servir pour l'envoyer dans un hosto psychiatrique. Giorgio se tut, hochant lentement la tête, avouant sa défaite. Il était foutu, voilà, il ne fallait pas chercher plus loin. Le policier n'était pas disposé à montrer de la clémence vis-à-vis d'un homme qui avait brutalement tué trois femmes.

Virage serré, corps menotté qui faillit heurter la vitre latérale de la voiture. Grimace qui signalait son inconfort, yeux rougis qui reflétaient la peur qui l'animait, l'angoisse qui le tourmentait. Silence qui clôturait la conversation. Puis ils arrivèrent enfin à destination. Giorgio se laissa faire, sachant qu'il avait intérêt à ne pas aggraver davantage son cas. Plaintes déposées, flics qui passaient dans le couloir, pressés, stressés. Seul Fibonacci semblait étonnamment calme. C'en était presque effrayant, de ne pas savoir réellement à quoi il passait, ce qu'il lui réservait. Le trentenaire le regarda de ses yeux clairs, alors qu'il lui enlevait ses menottes, passant ensuite une main sur ses poignets meurtries alors qu'il s'asseyait. Le professeur fronça les sourcils sans même s'en rendre compte, la nervosité montant au fond de ses entrailles. Mâchoire serrée, le Reppucci ne répondit rien. Sans doute plus agréable que la vôtre, fut-il tenté de dire. Mais pas sûr que ce soit une bonne idée de le provoquer encore. L'inspecteur, en revanche, n'hésitait pas à le faire.

« Le sang, c'est pas moi qui l'ai jeté sur ces murs. Je vous l'ai déjà répété au moins cent fois. »

Soupir agacé.

« Si vous refusez de prendre en compte ce que je dis - à part les insultes, bien entendu - je n'ai plus rien à dire. »

Regard qui se dirigeait vers le flic, qui mais qui était désormais vide. Perdu dans le vague, comme si l'autre n'était même pas là. Il voulait jouer au jeu du silence ? Bah, très bien. En prison, il était devenu particulièrement doué à ça. A voir qui tiendrait le plus longtemps.


[HJ : Navré du retard >.<]


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Giacomo Fibonacci
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Mer 30 Aoû - 7:18
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Accusations faussées, mêlées de quelques mots brigands. Giacomo resserre l'étau, s'amuse d'une proie se débattant d'une innocence qu'il sait pourtant certaine à ce jour. Sang au mur. Dégueuli à l'appartement. Les fers n'étaient pas nécessaires. Juste une envie. Amusement de passage. L'enfoncer plus bas que ses abysses poisseuses. C'est une salle d'interrogatoire, l'absolu basique, rien qui ne détonne. Menottes arrachées des poignets endoloris d'un cran trop serré, il observe, s'imagine l'apparition de quelques bleus. Décorations fantômes. Reliquats. La vérité, c'est qu'il attend la dégringolade, la poigne, les insultes, le fatras émotionnel dans lequel se vautre l'humanité.  

Pas moi. Les clameurs restent égales. Cette même volonté d'expulser l'innocence, de la faire devenir vérité pour l'inspecteur niant les mots. L'alpha se penche en avant. Coudes sur la table. Posture domination d'un statut dont il jouit à l'outrance. "J'ai pas repéré une trace d'effraction." Porte uniquement vérifiée, observée à la hâte. Salon et chambres qu'il n'a pas fréquentées, resté sur le palier, à l'orée du massacre. "Mais peut-être qu'il est passé par la fenêtre... plusieurs étages, à mains nues, ça s'fait, surtout avec des pots d'peinture." Le sarcasme borde les lippes, s'enroule à la langue claquant l'ironie d'une situation improbable. "Soit c'est vous, soit c'est un petit camarade qui possède le double."  

Silence que souhaite imposer l'accusé. Se complaire à l'idée d'un jeu. L'animal retient le grognement. Fourberie de ceux chicanant les crachats. Imbéciles noyés à leur organe apathique. La cigarette allumée s'effrite entre les dextres du lupin, cendres qui ne semble pas déranger le derme, habitué à d'autres tortures. Le mégot valse en direction de l'opprimé. Tire maladroit qui n'atteint pas le globe visé. "Les insultes, c'est bien, faut continuer, ça étoffe l'dossier." Paluche posée sur le métal, semble mimer un tertre s'empâtant à mesure de chaque mot éructé de la bouche à présent cousue.  

"Pas d'autres paroles ?" Partie en déroute. L'amusement s'étiole. L'inspecteur se lève. Colosse entre les parois d'un naos étroit, décrépit de vulgarités scellées entre les murs. Il prend garde à ne rien toucher, ne pas abimer le prisonnier. Distance de l'écoeurement. Contamination. "Ca s'ra quarante-huit heures dans la pisse." Porte qu'il demande à être ouverte. Grince le cachot. Menottes qu'il n'a pas repassées aux mains de l'innocent. Lui accorde la liberté enjolivée d'espoirs. "Allez, tu connais l'chemin." Le tutoiement reprend bordure entre les mots, revient à la charge d'une connaissance qu'ils ne peuvent nier. Couloirs sinueux. Ribambelle de portes. On s'enfonce à quelques cercles infernaux. Neuf en attente. Descente ouverte d'une cellule déjà occupée de plusieurs crapules de la société...  

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REMUER LES MORTS
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Inferno | Giacomo & Giorgio
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