The crazies make me feel sane || Mia

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Adamo Duccio
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 55 pour le moment CONTRAT: : Libre depuis toujours et jusqu'à la fin. BESOGNE: : Mécène aux yeux de tous, marionnettiste de l'ombre.
ÉCORCE: : 280 ramures ÉCHINE: : Sorcier PRESTIGE: : La magie crépite au bout de ses doigts. De ce qu'il maitrise le mieux, faire de vos cauchemars de doux rêves ou au contraire de vos moments paisibles des visions infernales. En passant par toutes les formes de magie qu'il puisse exister. GANG: : My, Myself and I @EFFIGIE: : Keanu Reeves BAFOUILLES: : 528 PACTE: : 17/05/2017



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Sam 27 Mai - 12:12
The crazies make me feel sane —


   

   

   
— MIA DEL NERO & ADAMO DUCCIO
La douleur…

Elle faisait partie de toute une vie, meilleure amie de l’humanité, ambassadrice d’un monde bercé par la violence, dernier témoin d’une vie fragile. Elle s’accrochait néanmoins à ses victimes jusqu’au bout, tel un chien avec son os, se faisant plus douloureuse alors qu’elle comprenait que son hôte lui échappait doucement. C’était désespéré, c’était pathétique, c’était le paroxysme d’une vie humaine…

La douleur pouvait ne plus avoir d’emprise pour ceux de leur race, du moins n’en avait-elle plus pour ceux qui se donnaient la peine d’oublier ces futilités, mais certains autres semblaient tout de même se complaire dans une vie de remords et de souffrance créés de leurs propres mains. Des sorciers indignes, mais des sorciers tout de même et Adamo retenait toujours sa main avant de l’abattre sur ceux qu’il pourrait appeler frères et sœurs, avant d’inéluctablement l’abattre avec plus de rage encore.

Toutes les pièces de son gigantesque puzzle commençaient enfin à s’emboîter entre elles. Dire qu’il n’était pas mécontent de voir ce bout-ci de l’affaire était un euphémisme. Et cela, bien malgré le fait qu’il était loin d’être au bout de ses peines, mais il avait signé pour une destruction totale dans un temps imparti trop court. C’est le challenge qui l’aidait à avancer, c’est la fierté qui lui permettait de se tenir debout lorsqu’il devrait déjà être six pieds sous terre. Le papier qui reposait à présent sagement sur son bureau aurait pu le faire sourire si seulement il avait quelqu’un a qui il devait démontrer sa toute-puissance. Mais une fois seul, il n’était plus dans l’obligation de faire démonstration à ceux qui l’entouraient et c’est pourquoi, même s’il était profondément satisfait de la nouvelle qui lui apportait la missive, son visage restait éteint et imperméable à toutes expressions.

Il manœuvrait dans des eaux troubles où beaucoup de prédateurs nageaient en toute tranquillité. Autant de poissons qu’il aurait pu écailler avec de la bonne volonté. Une perte de temps aujourd’hui, des insectes qu’il devait repousser sans qu’ils sachent d’où venait le vent. À grand renfort de manipulation, de chantage et autres corruptions en tous genre. Sa vengeance définissait l’essence de son être, c’était son rôle et il le prenait très à cœur, pour ce qu’il en restait, ou avait pu exister. Cela faisait trop longtemps qu’il travaillait pour atteindre son but, pour laisser quoi que ce soit troubler ses plans.

La mort. Donnée en pâture à une foule qu’il avait minutieusement rassemblée. Un était tombé, la multitude suivrait. La haine comme seul moteur au moindre de ces gestes, la détermination comme compagne fidèle. Ce n’était que le début de la vague infernale qu’il répandrait jusqu’à son dernier souffle. Pourtant, c’était aussi le début de la fin, la concrétisation d’une vie bien remplie, le summum de ce qu’il offrirait à ce monde. Avancer ces pièces sur l’échiquier, sans précipitation, s’assurer en permanence qu’il appliquait la bonne stratégie, quitte à la changer sans cesse.

Celle qui tenait le rôle de reine, son bras armé, il devait s’assurer qu’elle ne serait pas mise hors-jeu au prochain tour, elle restait sa pièce maitresse pour le moment. Une pièce qu’il manipulait avec le plus grand soin, s’insinuant dans cet esprit ouvert, y implantant les graines de sa vengeance, ses commandements. Une reine qui commençait déjà son office, rapide et efficace, elle avait éliminé un premier pion sans le moindre problème, entrainant un cavalier dans son sillage.

Mais une reine endommagée ne lui serait d’aucune utilité. Aussi lui fallait-il la réparer. Il se ferait horloger, réajustant minutieusement les rouages de son esprit, virtuose dans l’art de lui dicter de nouvelles pensées. Mais d’abord évaluer les dégâts, l’étendue des dommages qu’il allait devoir effacer. Un loup silencieux, des relations, et il se trouvait déjà dans la pièce qui abritait sa petite marionnette. Teint d’opaline sur des draps d’une blancheur absolue. Il l’observa à distance, son épaule reposant près de la fenêtre, jaugeant l’état de la gamine. Quelques instants qui s’étirèrent confortablement pour lui, la laissant réaliser qu’il était vraiment ici, lui laissant le temps de faire des hypothèses sur la raison de sa présence. Un temps qu’il savoura comme à chaque fois qu’il se savait maître de la situation, supérieur à l’être sur lequel il posait ses yeux. Il observait sans laisser la moindre émotion transparaitre, laissant planer la menace.

Tu sais qui je suis ?

Autant commencer pas une question simple, même s’il connaissant déjà la réponse. Il avait choisi sa proie avec minutie, elle était au centre d’un problème, la clé de sa revanche. Un hochement de tête lui suffirait pour continuer.

Pourquoi es-tu ici ?

Le ton était lourd, sombre, une remontrance à peine audible au fond du timbre profond. Un reproche qu’il lui faisait en réalité, il n’avait pas choisi une faible, il savait parfaitement de quoi elle était capable et sa place n’était pas ici, il allait s’assurer de le lui rappeler.
   
   
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Mia Del Nero
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 25 ans CONTRAT: : Célibataire, puisque la trahison et l'hypocrisie font partie intégrante d'elle.. BESOGNE: : Assistante de Sixte (Vatican) / diplomée en chirurgie
FABLE: : Totale. Son métier est d'étudier ces créatures, ce surnaturel. Elle a aussi accès à des connaissances plus poussées avec les ouvrages et les relations de sa famille. ÉCHINE: : Humaine, issue d'une famille de sorciers, mais la magie qui coule aussi dans les veines, réprimandée par une volonté trop forte. Désormais, celle-ci se réveille, prend son envol. PRESTIGE: : Hémokinésie. La petite est capable de jouer avec votre sang, de le manipuler à sa guise. En quelques minutes, votre vie pourra s'éteindre sous sa volonté. GANG: : Membre de la Mano Rossa / Par sa famille, elle est liée au coven Hellébore. @EFFIGIE: : Emily Browning (c)Swan BAFOUILLES: : 487 PACTE: : 30/12/2016



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Mar 6 Juin - 0:48
The crazies make me feel sane —


   

   

   
— MIA DEL NERO & ADAMO DUCCIO
Silence, cœur bouffé par le dégoût et la honte. Ses nuits étaient agitées, d'autant plus que les tubes reliés à son corps l'empêchaient de trouver une position confortable pour se laisser glisser dans le sommeil. Décision qu'elle regrettait amèrement, cela allait sans dire. Et pourtant, elle s'y était enfoncée un peu plus chaque jour, niant consciemment tous les effets que son geste avait sur son organisme, sur son taux de survie. Sa concentration, ses capacités qui se réduisaient peu à peu à néant. Elle aurait aimé dire qu'elle avait senti tout cela arriver, et de très loin. Force était de constater à quel point elle avait tort. Son regard se heurta au plafond, immaculé, comme tout le reste dans ce foutu hôpital. Fuir. C'était la seule idée qui parvenait clairement à se frayer un chemin dans sa conscience. Fuir de ce lieu qu'elle avait pourtant traversé maintes et maintes fois durant ses stages. Elle le connaissait si bien, tout comme elle avait déjà discuté avec certains infirmiers, médecins. Elle avait senti les regards sur elle, les avait supportés, tant bien que mal. Elle aurait voulu hurler à plein poumons, leur demander de dégager, laisser sa colère et sa rage s'exprimer. Finalement, tout avait été enfermé au fond de son cœur, ce cœur déjà bien malmené, engourdi.

Les visites de Dante et d'Hermès n'avaient fait qu'empirer la sensation de mal-être et la honte de s'être laissé tomber si bas. Le premier parce qu'il pouvait être considéré comme une part de cette déchéance, les sentiments détruisant son esprit si cartésien, si conditionné pour agir d'une seule manière, dans une seule direction. Et son frère... Elle aurait aimé qu'il ne la voit jamais ainsi. Si faible, si pathétique. Si détruite. Evidemment, il n'avait pas manqué de remettre en cause leurs parents. C'en était presque devenu un rituel, dès qu'il y avait un souci, de montrer leur incompétence. Néanmoins, Mia n'était pas en état d'entendre de telles choses. Elle avait un peu pété un câble. Un peu juste, puisque son corps, bien que réparé, ne lui permettait pas de mouvements trop brusques. Bordel, il lui faudrait un certain temps avant de récupérer entièrement sa motricité, sans trembler ou s'écrouler dès que cela devenait trop précis, ou trop violent. Foutu organisme...

Le sommeil avait fini par l'emporter, quelques heures seulement, mais c'était toujours mieux que rien dans son état. Elle émergea peu avant midi, le corps endorlori. Un soupir quitta ses lèvres alors qu'elle se redressait, laissant son regard se promener sur les cicatrices à peine visibles. L'avantage d'avoir des sorciers dans sa famille, encore plus lorsque certains avaient un pouvoir de guérison... Les doigts eflleurèrent la peu, déclenchant un dégoût encore plus prononcé de sa propre condition. Et elle resta ainsi plusieurs minutes. Une petite dizaine ou vingtaine. Jusqu'à ce qu'elle soit attirée par une présence du coup de l'oeil. Depuis quand la silhouette était-elle là ? Le regard perdu fut posé sur l'homme. Pourquoi ne lui apparaissait-il comme totalement inconnu ? Son cerveau se remettait doucement en place, alors que l'autre maintenait le silence. Agaçant oui. Très agaçant, et cela devait se lire dans ses yeux vairons. Si elle savait qui il était ? Un rire nerveux quitta sa gorge. Elle avait fini par le reconnaître. Et elle aurait préféré ne jamais l'avoir reconnu. Le corps se tendit, prêt à se défendre. Puis une nouvelle question qui fit claquer sa langue contre son palais. Il se moquait d'elle ?

« Evidemment que je sais qui vous êtes monsieur Duccio, qui ne vous connaît pas à Rome après le fiasco qu'a été votre réception ? » Langue de vipère, elle ne tentait même pas de masquer l'animosité qu'elle ressentait à l'encontre de ce presque inconnu. « En revanche, je ne vois pas de quel droit vous vous permettez de me tutoyer ou de débarquer ici. »

Ils n'étaient en aucun cas proches l'un de l'autre, et Mia savait que seule la famille pouvait venir la visiter. Avec la position de ses parents, les journalistes pouvaient tenter de s'introduire ici et les règles avaient donc été claires. Si l'homme était arrivé jusqu'ici, cela impliquait qu'il cachait quelque chose.

« Ce que je fais ici ne vous regarde pas. Vous n'êtes pas un membre de ma famille, ni un ami. » Les yeux noirs s'enfonçaient dans ceux de l'homme, empreints de violence et de haine. Bordel, elle n'avait pas envie de lui parler, pas après ce qui s'était passé à la villa. Pas après le meurtre qu'elle avait commis durant la réception. Pas après ce qui plombait sa conscience. « Vous n'avez rien à faire ici alors je vous prierai de dégager maintenant. »

Voix blanche, timbre froid, les doigts se serraient pour former des poings. Qu'il disparaisse juste de sa vue.
   
   
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There was once a girl, she wasn't well known, she fell down a rabbit hole. She tried to get up but she couldn't break free, as she was locked in the chains of Insanity.

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Adamo Duccio
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Sam 17 Juin - 22:09
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— MIA DEL NERO & ADAMO DUCCIO
Une biche incapable du moindre mouvement, coincé dans les lumières des phares, éclairs aveuglants dans la nuit noire qu’était sa vie. Il aurait pu s’en délecter, goûter à chaque goutte de désespoir que ce regard pouvait exprimer, mais cela ne fit qu’augmenter sa colère. Une bûche jetée sur le brasier qui couvait doucement, attendant son heure pour se déchaîner. Il resta imperturbable à l’attaque de la plus jeune, retenant un sourire en coin. Il appréciait les langues de vipère, il aimait sentir la haine couler sur la langue d’autrui, salir un sang pur, malmener le contrôle de ses hôtes. Il la voyait bien, cette rage grondante, dans ses yeux, dans sa voix, dans sa posture, tout lui hurlait qu’elle allait mordre à la moindre occasion. Dommage pour elle, il était un bien plus gros chien, ses morsures étaient bien plus douloureuses. Il pouvait la briser pour mieux la reconstruire, autant de fois qu’il l’estimerait nécessaire. Elle avait été et resterait sa marionnette tant qu’il en aurait besoin, de force, évidemment. Le sorcier quitta l’ombre pour se rapprocher de la patiente, à pas lents, tranquilles, de celui qui savait très bien être le seul maître de la situation. Son regard ne lâchant pas son vis-à-vis meurtrier, son corps s’immobilisa alors que sa main pouvait effleurer les draps immaculés.

J’ai simplement tous les droits te concernant, ton père m’en a assuré.

Un sourire carnassier étira ses lèvres alors qu’il savait toucher un point sensible. Il ne se lasserait pas de ce petit jeu. Briser les espoirs et la confiance avant d’effacer toutes traces de ces mots pour pouvoir recommencer une nouvelle fois. Son buste se pencha doucement au-dessus de sa proie, ses bras l’encerclant dans un étau qui lui serait impossible de briser.

Tu es à moi, tu n’y peux rien, personne ne pourra venir te sauver. Autant, j’aimerais que tu le comprennes et l’acceptes, mais je n’en ai pas besoin.

Une main voyagea en un éclair, attrapant le menton dans une prise acérée, ne laissant aucune possibilité de fuite. Le ton de joueur passa à doucereux alors qu’il laissait le venin glisser sur sa langue, faire son chemin jusqu’à sa victime.

Tu m’obéiras simplement. Je pourrais te briser, mais heureusement pour toi, tu m’es bien plus utile vivante et en bonne santé.


La simple et atroce vérité. Il était hors de question de laisser qui que ce soit mettre en péril tout ce qu’il avait pris le temps de bâtir pour servir ses intérêts, surtout pas ses jouets. La main relâcha le visage prit en otage et refit son chemin vers l’avant-bras de la jeune femme.

Plus jamais tu ne tenteras quoi que ce soit contre toi.


Ses doigts se resserrèrent brutalement autour des chairs malmenées. Bien que pratiquement guéries, il savait celles-ci douloureuses. Ces mots, il les avait imprimés dans cet esprit encore convalescent, de telle sorte que lorsque l’envie la traverserait à nouveau, elle serait incapable de la concrétiser. Elle se saboterait plus elle-même, il ne l’autorisait pas. Ceci fait, il n’avait plus besoin de cette proximité et se retira vers le pied du lit, prenant appui sur celui-ci alors que son regard parcourait encore les traits et expressions de la jeune femme.

Tu devrais être fière de toi. Tu as parfaitement rempli ta mission. Et je suis certain que tu rempliras les prochaines avec autant d’efficacité.

Il ne faisait que provoquer, il voulait instiller une toute autre attitude à sa petite tueuse. Son objectif était simple. En ressortant de cette chambre Mia aurait oublié ce qu’il lui avait dit, qu’il était même passé la voir, mais elle ressentirait une telle haine qu’elle ne pourrait que la diriger vers la cible qu’il lui donnerait. Une nouvelle victime à ajouter à la longue liste qu’il avait préparée pour elle. Des têtes allaient être coupées, des règnes allaient être réduits à néant, le chaos allait emplir toute la communauté et il allait se faire un plaisir d’y mettre le feu.
   
   
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Mia Del Nero
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OSSATURE: : 25 ans CONTRAT: : Célibataire, puisque la trahison et l'hypocrisie font partie intégrante d'elle.. BESOGNE: : Assistante de Sixte (Vatican) / diplomée en chirurgie
FABLE: : Totale. Son métier est d'étudier ces créatures, ce surnaturel. Elle a aussi accès à des connaissances plus poussées avec les ouvrages et les relations de sa famille. ÉCHINE: : Humaine, issue d'une famille de sorciers, mais la magie qui coule aussi dans les veines, réprimandée par une volonté trop forte. Désormais, celle-ci se réveille, prend son envol. PRESTIGE: : Hémokinésie. La petite est capable de jouer avec votre sang, de le manipuler à sa guise. En quelques minutes, votre vie pourra s'éteindre sous sa volonté. GANG: : Membre de la Mano Rossa / Par sa famille, elle est liée au coven Hellébore. @EFFIGIE: : Emily Browning (c)Swan BAFOUILLES: : 487 PACTE: : 30/12/2016



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Mer 19 Juil - 20:08
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— MIA DEL NERO & ADAMO DUCCIO
Il était trop calme, trop imperturbable aux yeux de la jeune femme. Elle n'aimait pas ce genre de comportement, trop dangereux. Ainsi, elle ne pouvait pas prévoir où il mordrait la prochaine fois. Quelle serait son attaque. Et elle ne supportait pas cela, celle qui survivait en déjouant les hypothèses des autres. A la Mano Rossa, cela lui avait permis de se faire une place de choix, en étant pourtant une femme issue de la haute société, clairement pas ce que la mafia recherchait en priorité. Néanmoins, Mia était débrouillarde, capable de brouiller les pistes la concernant, même sans le pouvoir de manipulation de son paternel. Elle avait beaucoup appris de lui de ce point de vue-là. Beaucoup trop se disait-elle parfois. Elle était douée pour retenir les informations, pour apprendre de tout et de rien. Ce devait être ça son don. L'assimilation. Ce serait vraiment un don de merde en fait. Mais cela irait bien avec sa personnalité, sa vie. Et ce putain de karma qui avait l'air de trouver ça cool de l'emmerder jusqu'au bout. Foutue existence.

Chaque pas qu'Adamo faisait dans sa direction lui donnait envie de reculer. Mais reculer où ? Elle atteignait déjà le bord du lit sur lequel elle se trouvait. D'autant plus, elle ne souhaitait pas montrer la peur qui nouait ses entrailles, bien ancrée derrière la rage que son regard véhiculait. Des doigts trop proches de son corps, et elle dut retirer le mouvement arrière qu'elle était sur le point d'effectuer. Il ne fallait pas se montrer vulnérable. Jamais. Encore moins face à cet Adamo.

Tous les droits la concernant ? Mais pour qui se prenait-il ? Elle s'en contrefoutait de ce que son père lui avait offert, elle était la seule capitaine de sa vie. Le regard se fit plus glacial, chanssant définitivement l'effroi de son cœur. La haine et la colère avaient entièrement remplacé le reste. Ce qui... n'était pas une bonne chose. Parce que cela entraînerait un comportement déplacé de sa part, qui ne plairait certainement pas à son interlocuteur. Après tout, il voulait seulement la contrôler. Et donc, elle se devait d'être soumise. Comme si elle l'accepterait... Violence des iris vaironnes qui se heurtaient à celles sans faille de l'homme. Merde... Bloquée par l'étau de son ravisseur, elle se sentait... Impuissante. Incapable de se battre, incapable d'imposer sa propre volonté. Un fétu de paille, une simple poupée. Chaque mot augmentait la rage, tout en la rendant inutilisable. C'était là, mais jamais Mia ne pourrait la faire sortir. Plus utile vivante et en bonne santé.. Très drôle. Le visage fut débloqué, quelques secondes avant que ses bras ne soient faits prisonniers. Une pression sur les chairs meurtries, douleurs fugaces qui se propageaient dans les muscles. L'ordre se faufila dans son esprit, s'y ancra sans qu'elle ne puisse l'en empêcher. Et désormais, elle le suivrait. Sauf qu'elle pouvait contourner en demandant à quelqu'un de la tuer...

Retrait de l'autre alors qu'elle reprenait sa respiration, massait ses bras. Les mains tremblaient, preuve de la souffrance engendrée par le geste d'Adamo. Comme quoi, elle ne pouvait pas tout masquer, même avec toute la volonté du monde. Le regard se détacha de son interlocuteur, détailla sa peau, sans y repérer une ré-ouverture des plaies. Avant de répondre, colérique :

« Fière de moi ? Ne vous foutez pas de moi ! Il n'y a aucune raison d'être fière dans ce que je fais, d'autant plus que je ne vois pas de quoi vous parlez. Il n'y a eu aucune mission, et il n'en aura aucune. »

Il se foutait d'elle, non ? Ou alors il parlait du meurtre qu'elle avait commis à la villa. Ce qui impliquerait qu'elle avait bien été manipulée. Les muscles se tendirent un peu plus, le regard s'enflamma. Elle n'aimait pas être un jouet. Elle ne voulait pas l'être.

« Ce que vous avez vu avec mon père m'importe peu. Il ne contrôle pas ma vie, et les droits qu'il vous accorde n'ont aucune valeur. »

Froideur. Elle tenait à se montrer bien plus forte qu'elle ne l'était, mais elle pensait chacun des mots qu'elle prononçait. Se donner l'impression qu'elle avait le contrôle, c'était bon pour son moral. Pour sa survie aussi. Mais le but n'était pas que l'autre le sache. Il n'avait pas besoin d'en savoir plus sur elle, de cerner ses faiblesses.

« Je n'ai besoin de personne pour me sauver. Et je ne suis pas votre chien, encore faudrait-il que vous le compreniez. »

Elle tentait de contrôler sa voix, rendue tremblante par la colère. Elle ravala la haine, reprit sa tirade :

« Maintenant, je le répète, mais partez d'ici. Partez juste. »
   
   
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Adamo Duccio
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Dim 20 Aoû - 22:25
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La fuite, une réaction qu’il suscitait parfois, une réaction qu’il appréciait qu’en demi-teinte. Il ne comprenait pas vraiment ce réflexe instinctif car profondément inutile. Il était toujours partagé entre le mépris de cette réaction pitoyable et la satisfaction de ressentir le pouvoir qu’il pouvait avoir sur autrui. Pourtant, la force de caractère de la gamine suffisait à lui faire tenir bon. Même si son corps l’avait trahi, il ne s’agissait que d’un frémissement. La lueur de rage avait vacillé, avant de repartir de plus belle. Ne pas montrer de faiblesse, c’était une qualité qu’il respectait, bien qu’en temps normal son jeu préféré soit de la détruire. Provoquer était un plaisir inutile, il en avait conscience, mais cela restait un péché mignon dont il ne se lasserait jamais. Avoir une marionnette était satisfaisant tant que celle-ci remplissait sa tâche, mais il devait avoir un penchant ironique pour celles qui tentaient de se battre contre lui. Alors elle pouvait se rebiffer autant qu’elle le voulait, se convaincre être encore maîtresse de sa propre vie, il n’en avait rien à faire. Son regard de biche se détacha du sien, évaluant sans doute l’impact de sa poigne sur sa peau. Geste impuissant face à l’injonction qu’il avait imprimé au fer rouge dans ce dédale de pensées chaotiques.

Un sourire mesquin étira ses lèvres alors qu’elle pensait posséder une vérité qu’il avait façonnée. Je suis sérieux. Il laissa son affirmation flotter quelques instants avant de se diriger vers la fenêtre, son regard se perdant sur la vue en contrebas. Je ne suis peut-être pas fier comme ton père le serait, je le reconnais. Un haussement d’épaule suffit à reconnaître son mensonge. Mais je suis satisfait de ton travail à la villa.

La rage brûlait au fond des yeux de la jeune femme alors que son ton se voulait froid. Toute son attitude et ses paroles lui donnaient envie de sourire sans en éprouver la moindre joie. Pourquoi était-il là déjà ? S’assurer qu’elle ne commettrait plus d’erreurs, ça, c’était fait. Son regard inexpressif se posa à nouveau sur le corps fragile. Était-elle prête pour une nouvelle mission ? Il n’en avait pas l’impression, une hésitation balaya son plan initial, petit grain de sable dans l’engrenage.

S'il te plaît de le croire. Son regard se fit réprobateur. Jouer la naïve ne te va pas du tout. Tu sais très bien comment notre monde fonctionne. C’est la loi du plus fort qui dirige nos clans. Leur communauté les forçait à ne réfléchir qu’en terme de puissance dès lors qu’ils commençaient à comprendre le concept de leur nature, à se battre pour devenir les meilleurs, à se battre pour obtenir le pouvoir. Même sans pouvoir, Mia avait été élevée par deux sorciers d’envergure, magie ou non, elle n‘ignorait rien de leur monde.

Pourtant, il ne savait que faire d’elle à l’instant. La laisser en paix comme elle le souhaitait, sachant qu’il n’avait que la moitié de ce qu’il escomptait en venant ici ? Ou suivre son plan en prenant le risque de la briser en la poussant trop tôt à recommencer son petit manège ? Aucune de ces deux options ne lui allaient vraiment, alors il en créa une troisième. La provoquer jusqu’à savoir ce qu’elle pouvait encaisser, peut-être que cela l’aiderait à prendre sa décision finale. Il quitta son poste d’observation, allant jusqu’à la porte en silence avant de s’adosser contre celle-ci pour reposer son regard sur Mia.

Puisque tu sembles si sûre de toi et de ton savoir, dis-moi. Tu as bien conscience que je ne te laisserais pas en paix et que tu feras ce que je t’ordonne sans même te souvenir m’avoir rencontré aujourd’hui ou que tes actions découlent de mes désirs… N’est-ce pas ?
   
   
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Mia Del Nero
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Mer 11 Oct - 23:38
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Cette présence devenait pesante, stressante. Mia s’était décidée à tenir, mais elle sentait bien que ce n’était qu’une question de minutes avant qu’elle ne craque. La petite humaine qu’elle était finirait par se briser, se faire broyer. Et ce n’était pas les réflexions que son pseudo-ancêtre faisait qui allaient changer quelque chose. Lui avait cru déceler de la magie en elle, une puissance énorme. C’était faux, et la jeune femme le savait bien. Les années avaient passé, sans le moindre potentiel, et il était impossible qu’elle parvienne à cacher la sorcellerie d’elle-même ou de sa famille trempant dans les voies les plus obscures de celle-ci depuis des générations et des générations. Elle était l’anomalie au sein de son entourage, celle qui aurait dû périr, être sacrifiée, supprimée. Sa survie, elle ne l’avait dû qu’à une mère désirant avoir un deuxième enfant, et une fille. Au vu de son âge, la procréation lui aurait été interdite par les lois de mère nature après la naissance de Mia. Alors, elle avait été considérée comme un cadeau. [Un cadeau empoisonné.  

Les mots continuaient de se poser, mettant un peu plus mal à l’aise l’italienne. Il parlait encore comme s’il la contrôlait, comme s’il contrôlait sa vie, une idée qu’elle ne supportait plus. Néanmoins, chaque parole prononcée faisait son chemin dans son esprit brisé, recollant certains morceaux de cette soirée macabre. Elle avait tué cette cantatrice, totalement innocente. Elle était derrière ce meurtre ignoble. Elle l’avait fait passé pour une attaque d’un vampire aux yeux des surnaturels, de ceux étant au courant. Elle avait tout planifié… Sauf que les souvenirs avaient été brouillés, et qu’elle ne se souvenait plus des gestes exacts, sur le coup du moins. Elle l’avait dit à son frère, qu’elle pensait qu’il s’agissait d’une manipulation mentale. Après tout, leur père était capable de modifier et altérer les souvenirs, leur ancêtre était un marionnettiste.. La magie noire permettait beaucoup de choses, Adamo pouvait très bien tremper là-dedans…

La loi du plus fort, une belle loi de merde. Les dents se serrèrent, la respiration se fit plus hachée. On passait son temps à lui enlever son libre-arbitre, à décider à sa place. On lui implantait des idées dans le crâne, affaiblissant, surpassant sa conscience. On la brisait un peu plus à chaque seconde qui passait, et elle ne pouvait rien faire pour se défendre…

Il se dirigea vers la sortie, lui laissant un infime espoir qu’il s’en irait. Mais c’était trop simple. Il s’adossa simplement à la porte, la dardant de son regard glacial. Mia se taisait, se retenait de lui hurler au visage toute la haine qui lui tordait les entrailles, tout le dégoût que sa gueule lui inspirait. Les paroles suivantes enfoncèrent un peu plus les ressentis, alors qu’un sourire se dessinait sur ses lèvres. Il pouvait jouer, mais il y perdrait bien plus qu’elle. Mia n’était pas seulement fille de sorciers, elle était aussi membre du Vatican et de la Mano Rossa. Ce qui impliquait des contacts plus qu’importants, et surtout une possibilité énorme de nuire aux créatures, même si elle mourrait entre-temps.

« Sans même me souvenir ? Oh, mais vous sous-estimez les êtres humains... » Elle pouvait utiliser de nombreuses techniques pour pallier ce manque de mémoire. Même s’il n’avait pas à le savoir. « Cependant, pour pouvoir me manipuler, vous avez besoin que je sois en vie. Une mort est pourtant si vite arrivée... » La sienne ou celle de l’autre, qu’importait, elle était capable de mettre fin à cette mascarade quand elle le souhaitait. Au détriment des projets du sorcier.

« Si la loi du plus fort est en place, alors je remporterai le bras de fer. » Le corps se déplaça, les pieds se posèrent sur le sol. Elle ne voulait pas rester dans son lit, même si sa tête ne supportait pas le mouvement, le manque de sang dans son organisme se faisant encore sentir. Néanmoins, elle tenait à montrer qu’elle n’était pas si faible face à cet être qui ne faisait vibrer que la haine de son coeur. « C’est bien parce que je sais comment le monde s’articule que vous finirez par tomber. Je ne suis pas naïve, je suis particulièrement réaliste sur ce qui m’entoure... » Il tenait à jouer avec elle, mais rien ne l’empêchait de jouer avec lui. Notamment parce qu’elle savait que sa mère était capable d’apposer un sceau sur elle, et donc de refuser l’accès à son esprit à l’homme. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’elle ne reprenne le dessus, aussi vieux et puissant soit-il.

« Vous pouvez vous garder votre satisfaction et votre fierté. Même si j’ai quand même une question : Que cela fait-il d’avoir tant perdu de sa puissance et de son éclat pour être obligé de manipuler une pauvre humaine au lieu d’une autre créature ? Vous êtes tombé bien bas... »

La chaos dans son esprit la poussait à provoquer, à rentrer dans le jeu, tout en maintenant la douleur sous contrôle. Ou alors était-ce seulement grâce à l’adrénaline qu’elle tenait. Cette même adrénaline qui lui ferait défaut sous peu…
   
   
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There was once a girl, she wasn't well known, she fell down a rabbit hole. She tried to get up but she couldn't break free, as she was locked in the chains of Insanity.

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