Whispers in my soul – Perceval

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

DINE ON YOUR HEART

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 60 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Veuf [titre de mon champ]: BESOGNE: : Beffroi pour le Vatican [titre de mon champ]: ÉCORCE: : 290 ans [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Wendigo [titre de mon champ]: GANG: : Soldat de Dieu [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 57 [titre de mon champ]: PACTE: : 28/04/2017



Message
Sujet: Whispers in my soul – Perceval    Sam 3 Juin 2017 - 20:44
Le sorcier était problématique. Un homme puissant, suprême si on le laissait faire. Une boule d’énergie prête à imploser. Domenico était un pêcheur, ne respectant ni dogme ni loi. Du genre à forniquer dans les églises en pleine office en se protégeant. Le sorcier était problématique, voulant détruire les piliers de notre société. Aujourd'hui, il dort à même le sol dans une des cellules capitonnées de l’aile scientifique du Vatican. Domenico a perdu de sa superbe, sa magie le ronge. Parfois, il a des sursaute d’incontrôles et devient une torche humaine. Tant de potentiel gâché. Les lèvres de Mü se pincent tandis qu’il entre dans la pièce.
« - Il faut manger. »
C'est un faible grognement qui le lui répond. Mü pose un genou à terre pour se mettre à la hauteur, déposant l’assiette devant lui. Un gigot cuit parfaitement, viande humaine. Il répète ces trois mots et l’animal qui avait été superbe porte de ses mains la viande dans sa bouche. Il ne prend même pas la peine de mastiquer. Mü a un sourire satisfait. C'est lui qui a amené Domenico ici, il est sa mission. Le sorcier qui avait été problématique grogne une nouvelle fois, son corps se tordant dans un spasme. Les sens du wendigowak flairent le changement d’air, ses poumons peinent à s’oxygéner. Il est temps de sortir. Une dernière fois, il répète ces trois mots.
Domenico ne se doute de rien, il pense seulement mourir, avaler par sa magie. Un jour, Mü l'espère, des cornes pousseront sur son crâne. En attendant, il ne reste plus qu’à noircir les feuilles de rapport, paperasse, paperasse, paperasse. Ça fait trois jours de suite qu’il a un régime cannibale, la transformation ne devrait tarder. À moins que la magie gagne. Mü se redresse au dessus de son bureau, des pas familiers retentissant dans le couloir. Un puissant parfum synthétique agresse ses narines, confirmant son porteur. Le pas s’accélère devant sa porte, lui arrachant un sourire. Une porte claque, le bambin est dans la salle des archives. Délicatement alors, Muireadheach rebouche son stylo plume et se relève, suivant la piste odorante du nouveau né. Il referme avec application la porte derrière lui, s’y appuyant avec un sourire légèrement supérieur.
« - Ton parfum doit être un calvaire pour tes narines. Les odeurs plus naturelles passent mieux. »
Un brin prédateur, le cerf réduit la distance entre eux deux en quelques pas, observant le dossier entre ses mains. Banal recensement d’une ville en Sicile. Mü scrute le garçon, un faible sourire étirant ses lèvres.
« - Je me suis lassé de faire semblant de ne pas savoir. Explique moi tes arguments pour rester dans l’anonymat. »
Malgré tout, Mü ressent une fierté paternelle envers ce petit, c'est difficile de rester anonyme autant de temps dans l'antre du loup, c'est difficile d’être autant en contrôle les premières années. Ses mains viennent toucher sa peau, glissant sur ses joues mal rasées, s’arrêtant sur son front, ses pousses fourrageant entre ses bouclettes. Juste deux bosses, ça reste discret. Prometteur, le petit, prometteur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

DINE ON YOUR HEART

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : trente-et-un faits divers qui se tassent dans les colonnes des journaux. la jeunesse délaissée, l'enfant est mort, vive le monstre. [titre de mon champ]: CONTRAT: : le cœur s'emballe vite, bat un peu trop fort au creux de la poitrine, les sourires s’agrandissent. mais l'intérêt est éphémère, véritable papillon des sentiments, la curiosité l'a déjà emporté vers d'autres fleurs. [titre de mon champ]: BESOGNE: : traître ambulant, les préceptes du vatican s'estompent dans la chair qu'il dévore. l'arroseur qui finira arrosé, les yeux seront bientôt crevés. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCHINE: : wendigo. monstre dissimulé derrière un masque en lambeaux de chair humaine. [titre de mon champ]: GANG: : les crocs désormais au service de la cuore nero, soldat incapable quémandant ses butins auprès de son ancêtre pour repayer ses dettes sanglantes. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : iwan rheon (c) AMIANTE [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 19 [titre de mon champ]: PACTE: : 05/05/2017



Message
Sujet: Re: Whispers in my soul – Perceval    Ven 7 Juil 2017 - 14:21
MÜ &
PERCEVAL
Just because
you're paranoid doesn't mean they aren't after you.
Chute. Il dégringole du lit, tête la première, le nez dans la poussière. Rejeté de la douce étreinte de Morphée, tombé des oreillers, éjecté des duvets. C’est comme une main qui claque sa joue, un poing qui s’écrase dans son ventre, un pied dans ses côtes et il valse un peu plus loin. Mais Perceval n’a plus envie de se relever, plus envie de riposter, plus envie de subsister. Il peine même à se supporter, confronter ce reflet dans le miroir qui fait monter la nausée. Monstre. L’esprit hurle, mais personne n’est là pour l’entendre. S’il n’était pas aussi lâche, il aurait appuyé sur la gâchette, une balle d’argent pour éclater sa cervelle en peinture macabre sur le mur blanc. Mais le courage n’a jamais été son fort, il a toujours préféré le confort des jupes de Maman aux poings échangés dans la cour de récré. Il se traîne jusqu’au Vatican, le cœur battant, traître malgré lui parmi leurs rangs. L’estomac à l’idée d’être exposé comme la bête qu’il est, capturé, emprisonné, attaché à une table froide dans un autre étage, pour que sa propre mère découvre ses entrailles au scalpel. Alors Perceval se repose sur ses acquis, il se cache, échine courbée, les prunelles au sol, chevelure assez folle pour dissimuler ses ramures, sourire forcé pour cacher sa détresse. Un vague espoir qu’à force de jouer la comédie, le masque finira par adhérer à la peau, l’acteur s’oubliera dans son rôle, l’illusion deviendra réalité.

Sens saturés, l’envie de se terrer dans une cave obscure et silencieuse, loin de la cacophonie assourdissante, de ces maelström colorés qui valsent sous ses pupilles, des relents qui se mélangent et se heurtent contre ses narines. Il rêve de calme au milieu du champs de guerre, mais ne sait qu’ajouter de l’huile sur le feu. Flacon maudit qu’il cache au fond d’un tiroir pour moins la sentir, dents serrées, paupières fermées, main tremblante pour asperger le parfum dans son cou. Hoquet d’horreur, grand haut-le-cœur. Gorge irritée, le corps se convulse dans une violente toux, les larmes menacent les yeux de picotement. Quelques minutes pour se ressaisir, pour cesser de s’étouffer de la pestilence. Tout un manège pour quelques secondes devant sa porte, le myocarde s’affole dans la poitrine, les pas se précipitent dans le couloir, la lippe tremblante et les doigts croisés pour qu’il ne le remarque pas. Lui, le monstre, la bête, le reflet désormais. Il sait. Malgré tous les efforts déployés, tous les détours pour l’éviter, tout le parfum aspergé pour couvrir ses traces. Il doit savoir. Chapelet d’injures dans sa barbe, Perceval ne voulait pas descendre jusqu’ici, ne voulait pas risquer l’équilibre déjà précaire, mais l’ordre est tombé, il a besoin du bon dossier. L’odorat flingué, il ne l’entend que lorsqu’il est déjà trop tard, lorsque la porte s’est refermée et que la créature le toise, armé d’un sourire carnassier, qui donne une furieuse envie de reculer. Pourtant, Perceval reste planté, comme paralysé, crise d'anxiété. L'agneau prêt à se faire dévorer par le loup. Les mots cognent contre la carapace, du simple constat pourtant lourd d'accusations.

L'esprit patauge, les réponses ne viennent pas, la toile de mensonges se défait sous son nez. L'espace vital envahi, les mains de Mü contre sa peau, des joues, son front, vertigineuse montée jusqu'aux bosses maudites qui se dressent désormais sur son crâne. Alors le garçon sursaute et relâche le dossier qui s'éparpille au sol dans un grand bruit sourd. Des allures de biche effarouchée avec son petit bond en arrière, le corps se courbe tant pour ramasser les feuilles que dissimuler quelques couleurs qui ont colonisé ses joues. « Je… j'ai peur de… » Les mots se mélangent contre sa langue, il bafouille plus qu'il ne parle. « Je voulais pas devenir comme ça… » Comme un monstre. La phrase s'étrangle dans sa gorge, l'insinuation ravalée au dernier moment. « Ma mère est astragale à l'étage, je… elle ne doit pas savoir. » Les prunelles se relèvent timidement vers son aîné. « S'il vous plaît… » Je suis encore trop jeune pour mourir.
(c) AMIANTE

_________________

fabas indulcet fames
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Whispers in my soul – Perceval
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Un triste départ ... pour toute la communauté du forum RPG Soul Eater
» Aragorn et Perceval
» Le soul Gardien, le vaisseaux des rebelles démoniaque
» !! ..: Poor Soul :.. !!
» Body & Soul

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: OUEST :: → CITÉ DU VATICAN-
Sauter vers: