I Need You Now [Rosa]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage


avatar

Calliope Tinovia
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : Vingt-sept années CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main.
FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©MadHattress BAFOUILLES: : 1973 PACTE: : 29/01/2017



Message
Lun 5 Juin - 23:06
Rosa & Calliope // I Need You Now
⚜ And I don't know how I can do without I just need you now. ⚜

 
Giorgio plante son regard dans le mien. Moi, tout ce que je vois, c’est lui et cette brune, beaucoup trop proches. Je revois sa main sur sa joue, et son regard plein de tendresse envers elle. Je détourne le regard. Je fuis ses yeux bleus qui, ce soir, me font mal. Je ne voulais pas craquer devant lui, je voulais rester froide. Mais je sens que mes yeux commencent à être humides. Le croire… Je ne demande que ça, mais c’est trop difficile pour le moment. Je n’y arrive pas. Je relève les yeux, et le vois se diriger vers la porte.

« Je… J’ai vraiment besoin d’être seule, pour réfléchir… Je te contacterai… »

Parce que, quoi que je décide, je me dois de lui dire. Rien n’est encore définitivement fini. Je ne veux pas tout laisser sur un coup de tête. Je l’ai entendu, il a dit qu’il n’avait rien fait. Mais je l’ai vu… Je ne sais pas quoi penser, je suis perdue. Je dois prendre le temps… La porte se ferme, je me retrouve seule. Je me laisse alors aller. Finalement. Les larmes coulent. D’un geste de la main j’envoie valser tout ce qui se trouve sur la table. Des livres appartenant à Giorgio. Un vase avec un bouquet qu’il m’a offert en début de semaine. Le vase vient se briser au sol, mais je n’y porte guère attention. J’attrape mon portable, et envoie un message à Rosa. « Besoin de toi. Tu peux venir stp. » J’admets rarement avoir besoin d’aide. Mais avec Rosa, je sais que je peux me laisser aller. Avec elle, je n’ai pas besoin de me montrer toujours forte. Je tourne en rond en l’attendant. Je n’arrive pas à réfléchir. Je le revois avec elle, cette image hante mon esprit. Je couche les cadres photos posés un peu partout dans le salon. Je vais ouvrir le frigo, pour me chercher quelque chose à boire. Je tombe sur les bières de Giorgio… J’en prends une, que je décapsule. Mais je pense au bébé. Je ne peux pas en boire… Fais chier. En fait, j’aurai besoin d’un bon rhum, là, tout de suite. La bière toujours à la main, je me laisse glisser contre les meubles de la cuisine. J’appuie mon front sur mes genoux, et laisse couler les larmes. Aucun des deux chatons ne vient me consoler pour une fois, tous deux planqués sous le lit, mort de peur à la vue de tous les objets volants. J’entends frapper à la porte. Rosa ? J’espère…

« C’est ouvert… »

Je ne bouge pas. La tête dans les genoux, la bouteille de bière encore pleine, à la main. J’espère juste que ce n’est pas Giorgio qui revient… J’espère aussi qu’elle m’a bien entendu…
 
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
Look in my eyes...
« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 392 PACTE: : 13/05/2017



Message
Jeu 8 Juin - 13:06

   


I NEED YOU NOW
ft
CALLIE



Je regarde ma nouvelle amie s’en aller. Je ne pensais pas me lier avec une jeune femme aussi vite. J’ai cette tendance à mettre les femmes mal à l’aise et à ne pas savoir me comporter à côté d’elles. Il faut dire que je n’ai eu aucune femme autour de moi lors de mon enseignement, lors de mon éducation, mon père s’est chargé de tout et a fait attention à tout le monde. Je connais la hiérarchie des sirènes, je sais qu’il y a une reine, que logiquement je devrais être à son service, mon père m’a toujours dit d’être méfiante avec les femmes sirènes, elles sont souvent sous l’emprise de la royauté et quelle royauté quand on y pense ? Il ne reste plus grand-chose, une maison close et des prostituées, voilà à quoi la reine réduit mes semblables, je peux alors comprendre pourquoi mon père n’a jamais voulu que je m’intéresse à tout cela et j’ai bien l’intention de respecter cette volonté.  

Heureusement pour moi Callie est une belle humaine. Il y a un avantage avec elle, elle connait ma condition, elle l’a deviné dès le début, j’ai fait une erreur de débutante, mais j’ai tendance à imaginer que les humains sont ignorants des mythes qui courent les rues romaines. Callie, elle semble belle et bien au courant, j’ai fini par apprendre pourquoi elle est au courant et j’avoue que je ne lui aurais jamais souhaité d’apprendre la vérité de cette manière. Être mordue par un vampire juste parce que celui-ci a faim ? Sérieusement, je ne le trouve pas sympathique ce vampire, une chose est sûre par contre, il l’a laissé en vie et c’est tout de même une bonne chose. Nous sommes des créatures sanguinaires, je le sais, j’aimerais trouver un moyen de ne pas tuer des gens, j’ai essayé de ne me nourrir qu’avec des poches de sang mais j’ai besoin de la vie des autres aussi, j’envoie des âmes en enfer. Le paradis existe, j’en suis sûre mais je tente de choisir les mauvaises personnes pour planter mes crocs. Parfois j’imagine que je fais des erreurs mais mes erreurs les délivreront du mal, cette Terre est pleine de vice et j’ai l’impression que l’Enfer va être relativement surpeuplée, comment fait-on pour inverser les choses ? Je prie pour mon âme, le plus souvent possible, à chaque corps que je brise, je prie pour l’âme qui se déchire, j’ignore si mes pensées les plus profondes servent à quelques choses, je n’ai jamais eu clairement de réponse sur tout cela. Je continue d’y croire, peut-être que je ne suis une créature démoniaque, peut-être que les mythes doivent être revisités, je n’en sais rien, mais au plus profond de moi, j’ai envie d’être meilleure que l’image du monstre que je suis.

Pendant cette petite réflexion, je range un peu le magasin. Je remets les fleurs en plus, les plantes en ordre. J’en profite pour sentir les odeurs. On sent aussi une odeur de plantes chauffées, je lève un moment la tête vers le plafond, Martha cuisine ses potions à tous les coups et prépare des talismans. Parfois les odeurs sont agréables parfois ce n’est pas le cas, c’est suivant ce qu’elle prépare. J’aimerais être capable de pouvoir faire ce qu’elle sait, je crois que cela n’est réservé qu’aux sorcières. Je finis de ranger, j’en profite pour remettre les tasses de thé que nous avons pris avec Callie dans l’arrière-boutique pour les rincer et les ranger. Je finis le montant de la journée, le chiffre d’affaire reste toujours très correct, Martha dit qu’elle a bien plus d’hommes qui viennent depuis que je travaille pour elle, l’effet sirène sans nul doute. On a même des contrats avec de grands restaurants ou de grands hôtels pour mes compositions florales, j’en suis très satisfaite, je laisse ma trace un peu partout. Alors que la boutique ne doit pas fermer avant presque deux heures, je reçois un sms qui m’oblige à revoir mes plans. Je monte en vitesse pour voir Martha. Parfois on a des urgences que l’on ne décide pas. Le sms que je viens de recevoir de Callie me semble être important, je ne veux pas trop la faire attendre. Je lui réponds en montant les marches jusqu’à l’appartement de Martha. « Je ferme la boutique, j’arrive ». Martha est occupée avec ses potions, je lui parle de ce message qui m’inquiète, savoir si je dois fermer ou si elle descend me remplacer. Elle semble ne pas trop s’inquiéter et me dit de fermer, si elle a le temps elle redescendra pour rouvrir sinon ce n’est pas grave. Martha est bien une sorcière qui ne se prend pas la tête. Il fait avouer que la boutique marche très bien et que les ventes de potions sous le manteau payent très bien aussi. J’embrasse ma bienfaitrice sur la joue, j’arrive à percevoir un sourire sur ses lèvres. Je file prendre mon sac dans mon appartement et je quitte mon tablier. Je descends et je repasse par la boutique, je laisse un mot accroché sur la porte vitrée pour excuser mon absence. Avant de partir je prends une petite poignée de pivoine rose poudrée qui sentent délicieusement bon. Je file à travers les rues. Je passe devant un Starbucks, je jette un coup d’œil dans la vitrine, il n’y a pas la queue alors je me faufile à l’intérieur pour prendre un thé pour Callie comme elle les aime et je me prends un café frappé. Je sens qu’elle en aura besoin, mon instinct. J’attrape un bus pour aller plus vite, l’avantage à Rome c’est qu’il y a toujours un tas de bus, peu de métro, beaucoup de bus et le tramway également. Je reste debout, je n’ai que peu d’arrêt, je gagne bien 10 minutes. J’arrive en bas de Callie, j’entre dans la résidence, je monte les escaliers en faisant attention à ne pas faire tomber tout ce que je tiens dans les mains.

Je frappe à sa porte. Rapidement je l’entends me dire que c’est ouvert alors j’entre. Moi qui ne sait pas trop à quoi m’attendre, je suis vite fixée. Je la trouve dans la cuisine, assise par terre. Je fronce les sourcils quand je la vois avec une bouteille de bière à la main. Je pose les fleurs et mon café froid, je récupère sa bouteille de bière et je l’écarte, je lui donne le thé à la place. « Callie, tu es enceinte, pas d’alcool, tu es au courant ! Qu’est-ce qui se passe ? » Elle semble désemparée, je ne comprends pourquoi, il me faut des mots ! « Callie, regarde-moi, qu’est-ce qui se passe ? Tu m’as fait peur avec ce message ! » Je m’accroupie en face d’elle et je lui caresse les cheveux, j’aimerais qu’elle lève la tête, je sens pourtant déjà la peine qui l’entoure, la douleur qui serre son cœur. Bon sang mais que s’est-il passé l’espace d’une demi-heure ?

© Frimelda, sur une proposition de © Blork

_________________

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Calliope Tinovia
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : Vingt-sept années CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main.
FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©MadHattress BAFOUILLES: : 1973 PACTE: : 29/01/2017



Message
Mar 13 Juin - 10:10
Rosa & Calliope // I Need You Now
⚜ And I don't know how I can do without I just need you now. ⚜

 
Je n’arrive pas à arrêter ces larmes qui perlent sur mes joues. Je n’aime pas ça, je n’aime pas être faible. Je ne pleure jamais. Plus depuis plusieurs années en tout cas. Je m’en étais fait la promesse en arrivant sur Rome. J’ai trop pleuré pendant mon enfance, donc je m’étais promis de ne plus le faire. Nouvelle vie, nouveau départ. Et pourtant, me voilà, assise par terre, à me vider de toute l’eau présente dans mon corps. La bouteille de bière reste dans ma main. Je meurs d’envie de la descendre d’un coup, et pourtant la raison est toujours là, me disant que ce n’est pas raisonnable, qu’il faut que je pense au bébé. Je me mets à me demander comment je vais m’en sortir si je deviens mère célibataire. Je me suis faite à cette idée de devenir mère, parce que je savais que Giorgio serait là pour moi. Mais… Et si ce n’était pas le cas ? Je ne suis pas sûre de pouvoir y parvenir seule. Je suis encore dans les délais d’avortement, et pourtant, comme au début, ce n’est même pas une option envisageable pour moi. Surtout que je m’y suis attachée à ce bébé, en un mois, depuis que j’ai appris que j’étais enceinte. Je me suis faite à l’idée, j’ai appris à l’aimer, malgré les nausées, la fatigue, les sautes d’humeur… Je ne peux pas l’abandonner. J’ai besoin de lui… Tout autant que j’ai besoin de Giorgio. Un bruit sourd me sort de mes pensées. Quelqu’un frappe à la porte. J’ose espérer que c’est bien Rosa, à qui j’ai envoyé un sms. Je n’ai pas regardé mon portable, pour savoir si elle m’avait répondu. Je ne sais même plus où je l’ai mis. Il a peut-être valsé en même temps que tout ce qui était sur la table, je ne sais plus. J’indique que la porte est ouverte. Je ne regarde pas qui rentre, gardant ma tête sur mes genoux. Je sais que c’est Rosa lorsque la bière m’échappe des mains, et que je vois un thé à la place. Elle me rappelle que je ne dois pas boire d’alcool. Je chuchote un léger « Je sais… » C’est bien ça le problème. Je ne peux pas boire pour oublier, moi. Rosa me demande ce qu’il se passe. Je ne réponds pas. Je l’aperçois s’accroupir devant moi, et je sens sa main parcourir mes cheveux. Je sens mon cœur se pincer. Je soupire, essayant de me calmer un minimum. C’est plus fort que moi, même devant mon amie, je ne veux pas me montrer comme ça… J’essuie mes yeux, pourtant bien rougis, la tête toujours baissée. Puis je décide de finalement la relever, regardant mon amie.

« J’ai découvert Giorgio avec… Une de ses élèves… Beaucoup trop proches… Il la regardait comme il me regarde moi… »

Je regarde le thé que Rosa m’a apporté. J’adore le thé, je pourrais en boire des litres entiers habituellement. Mais là, il ne me fait pas envie. Certainement pas assez fort pour l’occasion. C’est adorable de sa part mais je ne sais pas si je vais pouvoir le boire. J’ai encore à moitié envie de vomir en plus.

« Je l’ai mis à la porte… Giorgio… Je ne sais pas quoi faire, je ne sais plus quoi penser… Je me sens perdue, Rosa… » J’appuie ma tête contre le meuble derrière moi, fermant les yeux. « Je ne veux pas me retrouver seule pour élever cet enfant… Je ne peux pas. J’ai besoin du soutien de Giorgio… J’ai besoin de lui… Mais… »

Je finis pas ma phrase. Je n’ai pas envie de prononcer les mots qui font mal. Il m’a trompé. C’est ce que j’ai vu. Ce que je crois. Ce regard, cette proximité. Comment en serait-il autrement ? Bien qu’il semble dire le contraire… Il a recommencé. Ce ne serait pas la première fois qu’il tombe sous les charmes d’une élève. Je pensais qu’il en avait fini avec ça. Mais apparemment, pas tout à fait… Je rouvre les yeux, regardant Rosa sans rien dire.
 
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
Look in my eyes...
« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 392 PACTE: : 13/05/2017



Message
Sam 17 Juin - 22:00

   


I NEED YOU NOW
ft
CALLIE
Je n’aurais jamais imaginé être amie avec Calliope. On peut dire que notre première rencontre a été chaotique. En effet, j’ai manqué de prudence avec mon amie et elle a bien cru que j’étais une méchante sirène. Callie s’est faite attaquer par un vampire courant janvier, elle en garde une cicatrice au niveau du cou. Je crois savoir qu’elle a eu la peur de sa vie. Lorsqu’un vampire vous attaque, on ne pense pas survivre, on pense que c’est la fin, qu’il va nous vider de notre propre sang et laisser notre cadavre dans une ruelle sombre, peut-être vous transformer si c’est un bon jour. Cela ne s’est pas passé comme ça pour Calliope, la bête s’est nourrie et l’a laissée par la suite car un chasseur est venu à sa rescousse. Je ne suis pas spécialement amie avec les chasseurs mais je dois avouer que celui-ci, il a ma gratitude. Une part de moi angoisse à l’idée que l’on puisse faire à nouveau du mal à cette nouvelle amie que je me suis faite. La jeune humaine est entrée dans ma vie de manière si spontanée, je ne m’y attendais tellement pas que je reste sur mes gardes. Sans vouloir être grossière ou vexante, les humains sont le dîner de tellement de monstres qui courent dans les rues de la capitale italienne que je ne voudrais pas jouer avec les probabilités, en imaginant qu’elle se fera forcément avoir par un autre au courant de sa vie. Je ne lui souhaite pas et si je peux l’aider alors je serais présente. Je sais que je m’investis peut-être de trop, je vais devoir regarder Callie vieillir, elle va avoir ce bébé dont j’ai tant rêvé et que la vie (ou mon ex-fiancé assassin) m’a enlevée. Je suis heureuse pour elle, ce n’est pas une jalousie malsaine, je l’envie mais je suis contente pour elle, c’est agréable de voir que des gens autour de nous se comportent encore normalement, qu’ils vivent leur vie sans trop se préoccuper du reste. Callie me fait me sentir humaine quand je suis avec elle, on parle parfois de mon côté sirène mais plus rarement que le reste. J’ai l’impression d’être une romaine lambda, sans écailles ni queue de poissons, je suis une fille presque ordinaire quand je sors avec cette amie que la vie m’a offerte.

Ce n’était pas forcément joué d’avance. J’ai été élevée par mon père, une sirène solitaire, ma mère est décédée dans des bombardements de Paris lors de la Première Guerre Mondiale, je ne l’ai vu que sur de vieux clichés en noir et blanc, elle me ressemble beaucoup, mon père me le répétait souvent, je ne trouve pas pour ma part, Callie me fait penser davantage à ma mère. Tout cela pour dire qu’avoir été élevé dans la fuite, la méfiance et surtout par un homme, n’aide pas à se forger une personnalité qui plaît aux femmes, j’ai peu d’amies de mon sexe ou alors elles sont sirènes, les humaines ou sorcières se méfient de moi, peut-être que c’est le charme inexplicable des sirènes qui dérange, je trouve cela dommage. Les gens s’arrêtent aux apparences et ne percent pas la carapace que tout le monde se créait pour se protéger de nos jours. Callie, elle, ne semble pas vraiment se préoccuper de ce que je suis, l’amie passe avant la nature, la race ou même la couleur de peau.

Mon amie semble inquiète alors après son message, je file chez elle. Je m’arrête en route pour prendre du thé pour elle et un café frappé pour moi. Elle raffole du thé, je le sais depuis la première fois que l’on s’est vu, elle a voulu un mélange de plantes en tisane/thé contre ses nausées matinales de femme enceinte. Je me souviens en avoir eu moi aussi… vomir du sang est l’une des pires choses au monde. J’ai pensé à lui prendre de belles fleurs aussi, les fleurs ça fait toujours plaisir.

J’arrive chez elle et je frappe, j’entends sa petite voix me dire d’entrer alors je me permets. Je referme derrière moi. Je trouve alors Callie les fesses par terre, aux pieds du frigidaire totalement désemparée. Pas besoin d’empathie pour voir qu’elle est au plus mal, nerveuse, fatiguée, toute bouleversée. Je me précipite vers elle, je m’empresse de lui prendre la bouteille de bière qu’elle tient dans la main. Pas d’alcool pour une femme enceinte. Je me place à sa hauteur, j’ai besoin d’explications si elle souhaite mon aide. En une première phrase, je comprends ce qui se passe. Je fronce les sourcils, je ne connais pas ce Giorgio, elle n’a pas encore eu l’occasion de me le présenter. Je trouve cela étonnant qu’il profite de ses cours particuliers pour séduire des femmes, mais j’avoue que je ne sais pas quoi en penser, je n’ai pas toutes les pièces du puzzle, je ne peux pas juger sans tout connaître, mon rôle est de refaire sourire Callie et qu’elle reprenne confiance. Elle en a besoin. Elle continue avec ses explications, Giorgio a été mis à la porte mais elle semble totalement perdue par la décision. Perdue et apeurée par l’idée de se retrouver seule.

« Attend, Attend Callie, déjà, tu n’as pas toute seule ! Je serais toujours là ! Pas question que je te laisse, je sais qu’on ne se connait pas depuis une éternité mais tu peux compter sur moi, je ne suis pas une personne qui lâche ses amis, ne panique pas. Tu m’as fait entrer dans ta vie, il va falloir me supporter ! » Je ris à la dernière phrase, j’essaie de la faire un peu sourire. Je lui remets des mèches de cheveux en place. Je lui fais un petit sourire. « ça va aller, on devrait se mettre sur son canapé, allez viens ! » Parce que je n’aime pas qu’elle soit si prête à craquer pour l’alcool et que le sol de la cuisine n’est pas un bon endroit pour discuter.

Je lui attrape les deux mains pour la relever et je passe un bras sous ses aisselles pour la maintenir contre moi. Le mouvement n’est pas si simple, Calliope est plus grande que moi mais je m’en sors. Je ne suis pas une sirène sans muscles ! Je la pose sur le canapé et je m’installe à ses côtés. Il faut reprendre la situation depuis le début.
« Bon alors, si j’ai bien compris, ce Giorgio, le père de ton bébé, a dragué une élève pendant qu’il donnait un cours, est-ce bien cela ? Es-tu sûre de la situation ? Je veux dire, il y a peut-être ambiguïté ? Peut-être que le geste venait de l’élève et qu’il n’a pas eu le temps de réagir avant ton arrivée ? Il faut que tu lui parles Callie, imagine que la situation ne soit pas celle que tu penses ? Cela serait trop bête de se faire du mal pour si peu » Je tente d’être impartial, je ne cherche pas à défendre son petit ami, mais je voudrais qu’elle soit sûre de ce qu’elle a vu, de ce qu’elle ressent et tout ce qui va avec la situation. Après 100 ans d’existence, on a une certaine maturité qui fait qu’on prend du recul, on tente de comprendre les choses avant de tout faire exploser.

Je me lève récupérer le thé. Je lui apporte, je le pose sur la table basse.
« Bois un peu, cela te fera du bien ! Je sais ce que tu vas me dire mais je suis une sirène n’oublie pas que je peux te faire faire ce que je veux, si tu n’as pas sage !»

Je le dis sur le ton de la plaisanterie bien entendu. Je lui fais un sourire et je lui frotte affectueusement le bras, un geste que je veux chaleureux. Je prends aussi mon gobelet et je bois une longue gorgée de café frappée, je suppose que pour les humains c’est délicieux, je trouve cela bon, très agréable mais cela ne comble jamais la véritable soif, la véritable faim qui grandit en moi.


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

_________________

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Calliope Tinovia
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : Vingt-sept années CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main.
FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©MadHattress BAFOUILLES: : 1973 PACTE: : 29/01/2017



Message
Mar 20 Juin - 11:20
Rosa & Calliope // I Need You Now
⚜ And I don't know how I can do without I just need you now. ⚜

Je crois que le ciel vient de me tomber sur la tête. Je ne m’attendais tellement pas à ça. Je ne sais plus quoi penser… Il y a quelques semaines, il me faisait des cadeaux, il m’a même fait la surprise de m’emmener dans un des restaurants les plus chics de Rome, et aujourd’hui je le trouve avec une de ses élèves. Qui ferait ça ? J’en viens à douter un instant sur ce que j’ai vu, mais… Je revois sa main sur sa joue, ce regard… Impossible. Je suis sûre qu’il venait de l’embrasser, ou qu’il allait le faire… Rosa est venue, dès qu’elle a reçu mon sms. Elle s’est empressée de m’enlever la bouteille de bière que j’avais désespérément à la main sans pouvoir la boire, pour la remplacer par un thé pris au coffee shop du coin. Je n’ai pas envie de thé… J’ai envie de rhum, jusqu’à pouvoir en oublier ce qui vient de se passer. Mais je sais que je ne peux pas. J’explique la situation à Rosa, difficilement. Elle m’informe qu’elle est et qu’elle sera là pour moi, que je le veuille ou non. Elle m’arrache un léger sourire.

« Je sais, merci, mais… Désolé… Ce n’est pas pareil, tu n’es pas… Lui… »

Ça, c’est sûr. Rosa n’est pas Giorgio, elle n’est pas le père de mon enfant. Elle est ma meilleure amie, celle sur qui je peux compter oui. Mais ce n’est pas pareil. Nous nous étions trouvé avec Giorgio, nous vivions ensemble, nous étions les plus heureux, à nous relever mutuellement quand ça n’allait pas. Nous formions un duo. Un duo qui s’est cassé aujourd’hui… Rosa remet quelques mèches de mes cheveux en place avant de dire qu’on devrait plutôt aller sur le canapé. Elle m’attrape les mains pour m’aider à me relever. Je suis le mouvement, n’ayant pourtant pas envie de bouger. Je fais attention à éviter les bouts de verre par terre sur le chemin, et nous nous installons sur le canapé. Rosa essaie de récapituler les faits. Je hoche la tête à sa première affirmation. C’est bien ça. Je secoue la tête au reste de ses paroles, toujours aussi perdue. Je prends ma tête entre mes mains, coudes sur mes genoux.

« Je ne sais pas Rosa… Tout ce que je sais, c’est que Giorgio avait sa main sur la joue de son élève, et qu’il la regardait avec un regard… Le regard qu’il a quand il me regarde. Ce regard tendre… Je ne sais pas… Je n’ai pas envie de lui parler là… Je lui ai dis que j’avais besoin de temps, et c’est vrai. »

Je soupire. Je relève la tête au moment où mon amie se lève pour aller récupérer le thé laissé par terre tout à l’heure. Elle me le ramène, le posant sur la table basse, mais m’intime de boire. Je m’exécute, ne voulant absolument pas qu’elle use de son hypnose sur moi. Hors de question que je me fasse manipuler. Quoi que, dans un sens, elle me manipule quand même vu que je bois une gorgée, à contre cœur. La chaleur du thé fait du bien, il faut l’avouer. Mais l’alcool serait plus efficace.

« Ça ne vaut pas un bon rhum… »

Toujours perdue dans mes décisions, mais un peu calmée, je regarde autour de moi le désordre. Je crois que je ne tiens pas en place, trop stressée pour ça. Exténuée, désemparée, mais stressée. Je me lève, et vais m’accroupir aux côtés de la table de salle à manger, ramassant les bouts de verres. Je ne voudrais pas qu’une de nous se fasse mal, ou un des chatons.

« Désolé pour ça… »

Je parle du désordre, évidemment. Je fais attention de ne pas me couper. J’ai parfois tendance à oublier que Rosa est une sirène, mais vu qu’elle vient de parler d’hypnose… Et je ne sais pas comment elle réagirait si je me coupais en sa présence… C’est évidemment en y pensant, que je sens le bout de verre râper contre ma peau. Je retiens un sifflement de douleur, portant directement mon doigt à ma bouche. Je ne sais pas si elle a eu le temps de le sentir…
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
Look in my eyes...
« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 392 PACTE: : 13/05/2017



Message
Ven 30 Juin - 15:27

   


I NEED YOU NOW
ft
CALLIE


Je crois que je n’ai pas besoin de vraiment précisé que je sais parfaitement que je ne suis pas Giorgio. Le pénis rien que cela non merci. En tout cas je le sais, je sais très bien que je ne pourrais pas le remplacer si Callie et lui en venaient à se séparer. J’aimerais pouvoir l’aider, être la hauteur, la réconforter mais je vois bien que ce n’est pas ma présence qu’il lui faudrait, elle a besoin de celle de son homme et c’est tout à fait compréhensible. Je me demande d’ailleurs vraiment pourquoi elle n’a pas voulu s’expliquer avec lui, elle n’aurait pas dû agir sous le coup de la colère. Mes années m’ont offert de l’expérience et je sais que le dialogue dans les conflits reste la meilleure chose à faire. Je sais que cela ne devait pas être facile, qu’elle était dans tous ses états mais parfois attendre l’explication de l’autre soulage. Elle est persuadée que Giorgio pourrait la tromper avec ses élèves. Il y a plusieurs choses qui me gênent dans cette idée. Je ne vois pas pourquoi il prendrait le risque de draguer cette fille dans l’appartement de Callie. Ensuite, ils ont un bébé en route ensemble et je suppose qu’il doit être un peu perturbé et nerveux et quelque chose me dit qu’il n’a même pas compris que cette fille pouvait peut-être se jouer de lui. Elle réclame de l’attention et il la lui donne, la scène devient alors ambiguë pile au moment où mon amie n’arrive. Qui dit que cette fille n’est pas louche ? Callie la connaît-elle ? Combien d’étudiante payerait pour coucher avec leur professeur. Et puis sans connaître Giorgio, je pense qu’il est séduisant. Non vraiment, plein de choses semblent peu cohérentes mais pour le moment en parler à Callie ne me semble pas une bonne idée, elle doit en premier se calmer.

Elle est dans tous ses états. Assise par terre dans sa cuisine à deux doigts d’ouvrir une bouteille de bière. J’arrive à point nommé. Je pose mes affaires et je m’approche. Mon premier réflexe c’est de virer la bouteille de bière, la tentation n’est pas une bonne idée non plus. Trop de péché dans cet appartement pour aujourd’hui, on ne va pas en rajouter davantage. Je n’ai jamais connu cette situation. J’ai connu pire certes mais cela n’a rien à voir, je n’ai jamais douté de la sincérité d’un homme, je n’ai jamais pensé que je pouvais être trompée. C’est l’un des avantages de la condition de sirène, la plupart des hommes n’iraient pas voire ailleurs et puis je crois que je le sentirais et cela se passerait mal pour eux. Bien que cela ils l’ignorent. J’ai eu le cœur brisé, je peux quand même comprendre un peu ce que ressent Callie à cette heure-là. Je sais ce que cela fait d’avoir l’impression que l’on perd tout et que l’on va se retrouver tout seul.

Je devais me marier, je devais avoir un enfant, peut-être que j’aurais pu en avoir plusieurs. J’aurais voulu une fille en premier et après un garçon, quoiqu’on en pense, je trouve les filles font de parfaites grandes sœurs, elles peuvent être très teignes quand il s’agit de protéger son petit frère et je me suis toujours dit que je voulais cela. On m’a tout pris. Le fiancé avec le mariage. On m’a pris l’enfant et on a failli me prendre la vie. Mon fiancé a fait partie de ses gens qui ne supportent pas la vérité, lorsqu’il a appris que je n’étais pas une humaine, je crois qu’il n’a pas tenu le coup, enfin je ne crois pas, j’en suis sûre. Il m’a planté un couteau de cuisine juste sous le cœur, du coup, je pense que c’est assez clair comme message. J’ai cru tout perdre ce jour-là. On finit toujours par se reconstruire. Callie y arrivera, elle n’a pas le choix et puis cet enfant qu’elle mettra au monde lui fera voir la vie d’un autre côté, elle sera heureuse et même si elle est persuadée que ce n’est pas le cas, surtout si Giorgio s’en va. J’ai réussi à survivre, j’ai réussi à sourire à nouveau. Callie n’arrive pas à voir ce qu’on lui offre même si elle est en train de traverser une tempête, celle-ci se calmera et elle pourra à nouveau voir son avenir tranquille. La panique ne doit pas tout contrôler, bien que cela soit toujours plus facile à dire qu’à faire.

Je lui résume la situation. Il faut que je comprenne si tout est bon. Je garde mes doutes pour moi. Ce n’est pas le bon moment pour pouvoir en faire part, et puis comment juger alors que je ne connais pas ce Giorgio, une chose est sûre, cette expression qui dit que les absents ont toujours tort me semble tellement fausse ! Il faut que je trouve un moyen de rassurer plus Callie, il faut vraiment qu’elle se rende compte que la situation n’est pas aussi désespérée que celle qu’elle voit dans sa tête. Certes, elle a le droit d’être en colère mais elle doit tout d’abord se reprendre, déjà pour discuter, cela facilitera beaucoup. On est installé sur la canapé, je lui tends le gobelet de thé que je lui ai pris sur la route en arrivant. Je sais qu’elle voudrait autre chose mais il faudra me passer sur le corps et je crois qu’elle ne s’y confrontera pas. Je lui explique que si elle ne veut pas boire, je la force à le faire avec l’hypnose, je peux être capable de bien des choses, elle l’ignore peut-être encore. Je n’userais sans doute jamais de mes dons sur elle, à moins que cela lui sauve la vie, si un jour je suis un danger pour elle et qu’elle se refuse de partir, de l’éloigner de moi, je crois que là, je n’aurais pas de scrupules. Pour le moment, je ne crois pas qu’elle risque quoique ce soit hormis se couper, mais je l’ai éloigné de la zone de danger, elle ne peut pas se faire de mal.

« - Promis, dès que ton petit poisson dans ton ventre sortira, je te promets qu’on ira voir des cocktails à volonté et c’est moi qui régalerait, pour le moment pense au moins à ce petit être qui vit en toi, l’alcool NIET ! »

Je bois mon café frappé pendant qu’elle boit enfin un peu de son thé. Elle va finir par m’écouter un peu peut-être. Elle semble d’autant plus arriver à se calmer. Elle est encore sur les nerfs, pas la peine d’être empathique pour constater qu’elle ne tient pas en place. Elle repose son thé sur la table basse et se relève. Je la suis du regard.

« - En tout cas Callie, je continue de dire que tu dois attendre et voir ce que tu diras Giorgio, tu ne lui as pas laissé le temps de parler. Et tu sais… il y a quelques temps… j’ai eu le cœur brisé aussi et j’ai réussi à m’en … »

Je l’ai quitté des yeux deux secondes, je crois qu’elle ramasse les morceaux de verres alors que j’aurais pu le faire par la suite, elle devrait se reposer. Il est vrai qu’elle a des animaux et il ne faudrait pas qu’il se blesse mais en l’occurrence c’est elle qui vient de se couper. Je sens l’odeur immédiatement.

« - Callie ? je ne veux pas te faire perdre mais j’ai senti … du sang, tu t’es coupé ? ça va ? »
Je pourrais avoir du mal à me contrôler mais ce n’est pas une grosse coupure et j’ai mangé, enfin je me suis nourrie il n’y a pas longtemps, alors tout va bien, je m’inquiète simplement pour Callie et je ne voudrais pas qu’elle pense que je vais me jeter sur elle.
« - Je… je maîtrise bien ne t’inquiète pas ! Tu as besoin de moi pour un pansement ? Tu aurais dû me laisser faire, que je me coupe ou pas, je cicatrise très vite et cela n’aurait été ni vu, ni connu. Tu devrais te reposer, toutes émotions font t’épuiser et je te rappelle juste au passage que tu es enceinte ! »

Je souris, je me lève pour avancer vers elle, je ris un peu en la voyant avec son doigt dans la bouche.
«  Va le rincer, je vais finir de ramasser le verre et tiens-toi tranquillement, et va t’assoir après ! ça suffit les bêtises pour aujourd’hui ! »


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

_________________

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Calliope Tinovia
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : Vingt-sept années CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main.
FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©MadHattress BAFOUILLES: : 1973 PACTE: : 29/01/2017



Message
Mar 4 Juil - 20:44
Rosa & Calliope // I Need You Now
⚜ And I don't know how I can do without I just need you now. ⚜

« Ce n’est pas un petit poisson, je ne suis pas une sirène, et Giorgio non plus ! » Je fais la moue, avant la reprendre. « C’est… Un petit pois. Un joli petit pois, qui grossit déjà bien trop vite ! » Un petit pois qui m’a déjà fait prendre deux kilos. Joie. Et ce n’est que le début. Mais bon, au moins, ces kilos là sont pour la bonne cause. Il grandit, commence à se faire sa place. A l’abri de tout ce remue-ménage, de tous ces problèmes. Rosa a raison, c’est à moi de le protéger, il n’a rien demandé, alors même si ce n’est pas l’envie qui manque de boire un bon rhum… Je me contenterai de son thé… J’en bois une gorgée, pour lui faire plaisir, mais elle me fait du bien. La chaleur me réchauffe un peu le cœur. Mais il ne m’apaise pas pour autant. Je n’arrive pas à réfléchir, ni à rester posée à ne rien faire. J’ai peur de réfléchir en fait, peur de ce que je pourrais penser, découvrir. Peur d’avoir tout gâché, d’avoir tout détruit. Je me lève, décidée à aller ramasser tout ce bazar qui traine par terre. Je commence par ramasser les bouts de verre par terre, écoutant distraitement Rosa qui parle. Je sais au fond de moi qu’elle a raison, mais je ne veux pas l’admettre. Je me coupe soudain avec un morceau de verre, et pense tout de suite à la condition de sirène de mon amie. J’ai confiance en elle, mais… Je ne voudrais pas la tenter. Je mets immédiatement mon doigt dans ma bouche, geste inutile vu qu’elle me demande si je me suis coupée étant donné qu’elle a senti l’odeur du sang. Je soupire à ses paroles, enlevant mon doigt de ma bouche. Je secoue la tête.

« Ne t’inquiète pas, ça va. C’est juste une petite coupure, ça guérira vite aussi. Un pansement et ce sera aussi ni vu ni connu. Je ne peux pas m’asseoir, rester tranquille… Je… Je pense trop, et je ne veux pas. J’ai mal. »

Je secoue la tête, et me relève avant que les larmes ne se remettent à couler. Je me dirige vers la salle de bain, passe mon doigt sous l’eau, et sors un pansement de la petite armoire à pharmacie. Je reviens finalement dans le salon, et vais boire une gorgée de thé, sans pour autant m’asseoir. Je ne peux pas rester à ne rien faire. Mais pourtant, je ne sais pas quoi faire. Je sens soudain mon ventre râler. Je ne ressens pas la faim, mais je sais qu’il faut que je mange, pour le bébé notamment… Je regarde Rosa.

« … » Je secoue la tête en faisant une moue. « J’allais te demander si tu voulais manger quelque chose, comme une conne… » Je me dirige tout de même vers le frigo, regardant ce que j’ai. Je sors deux plats rectangulaires du frigo, que je pose sur le plan de travail de la cuisine. J’en pousse un vers Rosa, et je mets l’autre directement au four. Un reste de gratin de légumes fera l’affaire pour ce soir. J’enlève l’aluminium sur l’autre plat pour en découvrir un brownie aux noisettes. J’interroge Rosa du regard. « Si ça te tente… Je ne sais pas trop… » En tout cas, sûr que j’en mangerai après un bout de mes légumes. Le chocolat c’est bon pour le moral, non ? Je m’assois à la table de la salle à manger, attendant que mon plat réchauffe, tout en amenant le brownie si Rosa en veut. Je la regarde soudain, venant de me rappeler ses propos de tout à l’heure.

« Tu disais tout à l’heure que tu avais eu le cœur brisé aussi ? Tu ne m’en as jamais parlé… Enfin, si tu ne veux pas en parler, je comprendrais… »
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
Look in my eyes...
« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 392 PACTE: : 13/05/2017



Message
Mer 12 Juil - 15:18

   


I NEED YOU NOW
ft
CALLIE


Je lève les yeux au plafond. Heureusement que Giorgio n’est pas une sirène, il ne manquerait plus que Callie donne naissance à un petit monstre marin. Je ne la vois pas du tout gérer autant de soucis. Elle s’en serait rendue compte qui plus, elle n’a pas mis 15 minutes lors de notre première rencontre à voir mes branchies, alors j’imagine que vu la nature de leur relation, elle saura si oui ou non son homme est un poisson ou pas. C’était simplement une façon de penser, sans arrières pensées, juste que je trouve l’image plutôt drôle, son enfant n’est qu’un fœtus qui flotte dans son ventre, d’où le terme de petit poisson. Pourquoi faire une réflexion pour si peu. Callie tu as vraiment besoin de te détendre ! Bon, je sais aussi que contrarier trop une femme enceinte peut s’avérer un peu dangereux. Les hormones dictent les actes et les émotions sont totalement déréglées. Je tente de ne pas l’agacer plus. Je souris, un petit pois c’est très bien aussi.
« - Vas pour le petit pois, je ne faisais nullement allusion à ma condition Calliope »
Peu importe, on ne va pas épiloguer sur le sujet. Je la regarde un instant et je souris, mes pensées s’évadent un peu ailleurs. Je me revois avec le ventre arrondi, bien sûr je n’ai pas eu la chance d’avoir un gros ventre, mais en passant mes mains dessus, je pouvais sentir l’arrondi et la vie en moi. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir poursuivre ma grossesse, c’est un regret que je garderais toujours. Une part de moi est toujours en colère, l’autre se dit que le moment n’était pas bien choisi. Peut-être que ma chance se représentera et mais pour le moment je dois me réjouir de voir la vie grandir dans le corps de mon amie. Calliope fera une mère formidable. Elle a ça dans le sang, elle est déjà dans tous ses états pour cet enfant, elle fera forcément une bonne maman, elle se préoccupe déjà de son bien-être et de sa protection. D’ailleurs, je me demande si elle se méfie de moi… je suis un danger potentiel après tout, pourtant elle semble me faire confiance, j’en suis flattée, c’est agréable.

Je la vois ne pas tenir en plus. Elle a beau accepté de boire un peu de thé que je lui ai pris pour elle. Elle ne peut pas rester assise. Il faut qu’elle se lève pour aller ramasser les morceaux de verre. Elle trépigne. Elle me rendrait presque nerveuse. Je la regarde faire mais à nouveau, je replonge dans mes souvenirs passés, je bois un peu de mon café frappé. Je peux manger et boire des aliments humains, certaines choses ont plus de goût que d’autre. La nourriture humaine n’est pas aussi savoureuse que le sang. Pourtant je raffole de tout ce qui est sucré, les pâtisseries, les cuisines étrangères pleines de saveurs, je ne peux pas me nourrir de cela, disons que mon frigo en ce moment est plutôt plein de poche de sang pour Cassiopée. Le café est une boisson que j’aime car elle a du goût, je peux sentir l’arôme et surtout les effets de la caféine sur mon organisme.

C’est une odeur bien trop connue pour moi qui me fait reprendre conscience de la réalité. Le sang. Je comprends très vite. Le rapprochement n’est pas très compliqué à faire. Callie ramasse du verre, l’odeur du sang, elle a dû se couper. Je ne sens pas le sang en abondance mais la coupure est suffisante pour que tout mon corps se crispe à la fragrance. Je sens ma gorge se serrer, je bois illico une gorgée de café pour étouffer la soif. Je contrôle, je me suis nourrie récemment et je n’ai même pas besoin de me nourrir. Je préviens Calliope que j’ai senti l’odeur et je ne veux pas qu’elle panique à cette idée, cela a pour but de la rassurer. Je ne m’approche pas d’elle pour ne pas l’effrayer. Je lui conseille de se rincer le doigt et de se mettre un pansement pour cesser le saignement.

Elle s’éclipse, elle s’occupe de son doigt et me dit de ne pas m’inquiéter. Pendant qu’elle s’occupe de cela, c’est moi qui termine rapidement de ramasser le verre, je ne veux pas risquer une coupure en plus. Moi, je peux me couper, je cicatriserais dans la seconde. Les seuls moments compliqués avec nos pouvoirs ou notre faim reste les jours de solstice et d’équinoxe, certaines pleines lunes sont plus dures que d’autres mais je ne suis pas dépendante de l’astre comme les loups, heureusement.

Je me réinstalle dans le canapé et je reprends un peu de café. Calliope réapparait avec un pansement sur le doigt. Elle ne peut pas s’installer et se poser, elle n’y arrive pas. Elle bouillonne. Je ne sais pas comment elle fait, il faudrait pourtant qu’elle arrive à relâcher un peu. Je souris, elle veut me proposer à manger mais semble hésitante, elle n’est pas encore familiarisée avec mon régime alimentaire. Elle revient avec un plat de brownie maison, je la regarde et je souris.
« - Sans vouloir te choquer, rien ne faut le sang pour mon palet mais le brownie, je ne dis jamais non, c’est toi qui l’a cuisiné ? Je suis nulle en cuisine, je suis devenue dépendante de certains restaurants qui livrent quand j’ai envie de nourriture humaine »
Je parle naturellement, j’espèce ne pas la choquer. Je me sers un carré de gâteau. Je mords dedans et je déguste.
« - Hm ! Super bon ! »
Alors qu’elle revient avec un plat de gratin de légume, cela me fait beaucoup moins envie d’ailleurs mais c’est pour elle. Elle me pose alors une question, je ne m’y attendais pas vraiment, je ne pensais pas qu’elle est relevée ma phrase et pourtant…mon cœur se serre et je repose mon gobelet de café froid. Je prends quelques secondes. Je ne sais pas si j’ai envie d’en parler mais peut-être que Calliope peut savoir ? Cette histoire est secrète, taboue… je n’en parle pas, ma fierté en a pris un coup et elle me rappelle tout ce que j’ai perdu. Je déglutis et je me mords la lèvre si fort que je sens le gout de mon sang. Je me reprends. J’inspire et je me lance, je la regarde lorsque je me lance dans mon sujet.

« - Je veux bien en parler… c’est quelque chose de relativement enfouit, je n’en parle pas beaucoup. »
Je marque une pause, je cherche comment commencer.
« - C’était dans les années 80. Je vivais en France à l’époque, sur les côtes Bretonnes. Mon père était encore en vie et on disait qu’il était mon frère. Je suis tombée amoureuse d’un humain. A force de me fondre parmi eux cela devait arriver n’est-ce pas ? »
Je hausse les épaules, je n’attends pas vraiment de réponse, je sais que j’ai fait une bêtise. Mon père m’avait prévenu des risques, les humains ne sont pas tous assez ouverts pour entendre la vérité.
« - Cela faisait plus d’un an que nous vivions une belle histoire, je l’aimais, si tu savais… je me sentais presque humaine à ses côtés. Il m’a demandé en mariage… j’ai dit oui et … j’ai appris que j’étais enceinte. Mathis ignorait tout de ma nature, je lui mentais sur de petits détails pour qu’il ne se doute de rien. »
C’est à ce moment que je ne peux plus regarder Callie dans les yeux. Sa grossesse me rappelle trop la mienne. Je me lève vers la baie vitrée et je regarde vers la rue. Je continue mon récit de cette place.
« - Il fallait que je lui annonce la vérité, j’allais mettre au monde un enfant à demi-sirène…, les branchies ne peuvent pas être cachées…enfin, la vérité devait être dévoilée. J’en ai parlé à mon père qui voulait que je fuie pour mettre au monde cet enfant loin de mon humain de fiancé. J’ai refusé d’entendre cela. Alors j’ai prévu un repas, j’ai demandé à mon fiancé de me retrouver. J’ai tourné autour du pot et j’ai fini par lui montrer ce que je suis. Nous étions sur une plage déserte, il a vu ma queue, mes écailles… mes branchies qu’il avait toujours prises pour des cicatrices… »
Je souffle, ma voix commence à se briser. Mes yeux sont embués, je sens une larme rouler sur ma joue, je croise mes bras sur ma poitrine, comme pour protéger à nouveau mon cœur.
« - Mathis n’a pas compris ce qui se passait, il a paniqué et il est parti me laissant tout seule dans l’eau. J’ai prévenu mon père que j’avais tout dit, je suis rentrée chez moi sans penser que Mathis pourrait m’y retrouver. J’étais anéantie, je pensais ne plus jamais le revoir, l’avoir fait fuir. Pourtant il est revenu. Oh il n’est pas revenu pour me dire qu’il m’aimait. Mathis venait d’une famille croyante et pour lui j’étais un démon. Je n’étais pas la femme dont il était tombé amoureux, je l’avais envouté… et notre enfant n’était qu’un monstre. »
Une nouvelle pause, je tourne le dos à Calliope parce que je sens que je vais pleurer, j’ai envie de pleurer en tout cas, mais je suis une sirène… nos larmes ne viennent pas facilement.
« - Mathis était fou de rage, il a commencé à tout vouloir casser dans la maison… j’ai tenté de le fuir mais il m’a barré le chemin de la sortie. Dans sa rage, il a voulu me tuer… il a essayé. Il m’a planté un couteau de cuisine sous la poitrine, dans le ventre… bien sûr il n’est pas resté pour me porter secours, j’étais tellement dévastée que je ne voulais pas retirer le couteau pour cicatriser, je voulais juste mourir. C’est mon père qui est arrivé et qui m’a aidé à tout surmonter. Dans cette agression, j’ai perdu l’enfant… et depuis… disons que je me refuse de ressentir quoique ce soit pour un homme… cela fait 30 ans que je ne veux plus connaître l’amour… et puis il a fallu d’une rencontre pour remettre cause mes convictions. Mais c’est une autre histoire… »
Je souffle. Je me retourne, bras croisés, vers Callie et je tente de sourire, je n’y arrive pas vraiment. Je hausse à nouveau les épaules.
« - Je suppose que c’est ce que l’on réserve aux créatures comme moi, le bonheur ne peut pas subsister… C’est une forme de punition d’être un monstre… »
Je ne me rends pas tout à fait compte que là, je suis à nue devant Calliope, c’est la première fois que je me livre avec autant de force… personne n’avait suscité autant d’intérêt pour moi, je fais peut-être une erreur mais j’ai confiance en cette jeune femme, elle est devenue mon amie.


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

_________________

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Calliope Tinovia
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : Vingt-sept années CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main.
FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©MadHattress BAFOUILLES: : 1973 PACTE: : 29/01/2017



Message
Mer 2 Aoû - 16:25
Rosa & Calliope // I Need You Now
⚜ And I don't know how I can do without I just need you now. ⚜

Je dépose un brownie sur la table de la salle à manger. Je ne sais pas si Rosa va en manger, mais je me dis que personne, même les créatures, ne résiste au chocolat. Je me mets un gratin de légume à chauffer, parce qu’il faut que je mange, malgré ce qui vient de se passer. Finalement, Rosa me rassure en m’avouant qu’il lui arrive, de temps en temps, de manger de la nourriture humaine, bien qu’elle préfère amplement le sang. Logique, ses propos ne m’étonnent pas. Je hoche la tête lorsqu’elle demande si c’est moi qui l’ai cuisiné. Oui, j’adore pâtisser, et je pense me débrouiller pas trop mal. Elle se sert alors un petit carré de brownie, alors que je reviens avec mon assiette de gratin de légumes, enfin chaud. Je lui souris lorsqu’elle dit de que c’est bon, la remerciant du compliment. Entre deux bouchées de gratin, je lui pose une question. Je l’ai entendu dire qu’elle avait eu le cœur brisé, tout à l’heure. Je lui demande plus d’explication, si cela ne la dérange pas. Je regrette mes paroles juste après, en voyant sa tête. Je vois que ça lui fait mal. Mais apparemment, elle est tout de même prête à m’en parler. Je hoche la tête, sans rien dire. Je  lui en suis reconnaissante de me faire confiance. Je l’écoute attentivement lorsqu’elle commence son récit.

Les années quatre-vingt… Je n’étais même pas encore née. C’est là que je me rends compte de l’âge de Rosa. Les atouts d’être une sirène, l’éternelle jeunesse. Du moment qu’elle se nourrit… J’arrête de me perdre dans mes pensées, et je l’écoute. Je ne vois pas en quoi tomber amoureuse d’un humain était une bêtise. Certes, les humains ne sont pas tous des anges, loin de là… Je continue de manger doucement mon gratin tout en l’écoutant. Son histoire me fait oublier un instant ce qu’il vient de se passer, mon amertume, ma colère, ma tristesse. Manger me fait certainement du bien aussi. J’apprends alors que Rosa a été fiancée, et enceinte.  Je savais qu’elle avait perdu un enfant, elle me l’avait dit lors de notre première rencontre, mais je ne savais pas comment cela était arrivé. Je sens que je vais l’apprendre aujourd’hui. Je remarque que Rosa ne me regarde plus. Elle se lève, se dirigeant vers la fenêtre du salon. Je pose ma fourchette. Je sens que ça devient encore plus tendu qu’avant. J’ai envie de m’approcher d’elle, mais je décide de la laisser pour le moment. Si elle s’est levée, ce n’est pas pour rien. Elle continue son récit. Je m’imagine déjà la suite vu son état. Il ne l’a pas supporté, et l’a quitté ? Malheureusement, j’en suis loin. Ce que j’entends après dépasse mon imagination. Quelle personne était-il pour avoir osé faire ça… Vouloir tuer une femme et son enfant… Qu’importe qu’elle soit une sirène. Elle reste un être humain, qui allait donner la vie. Je sens sa voix se casser. Elle continue son histoire, mais fini par évoquer une certaine rencontre, qui aurait changé ses convictions. Je sens de l’espoir dans cette rencontre. Je me lève, me dirigeant vers elle. Son histoire m’a touchée, vraiment. Surtout moi qui suis actuellement à fleur de peau entre ma grossesse et cette soirée riche en émotions. Je ne pleure pas, je me retiens. Je vais la prendre dans mes bras.

« Oh Rosa… Je suis désolée de tout ça… Personne… Personne ne devrait avoir à vivre ça. Arrête tes bêtises, tu n’as aucune punition à avoir. »

Je caresse ses cheveux, et dépose un baiser sur son front. Nous avons inversé les rôles par rapport au début de soirée. Je me retrouve finalement à la consoler. Dans un sens… Son histoire m’a calmée. Je suis un peu plus apaisée que tout à l’heure, parce que je pense plus à elle actuellement qu’à moi. Je la prends par les épaules, et la ramène vers la table.

« Reprends du brownie si tu veux. Le chocolat, ça fait toujours du bien. Je sais que ça ne vaut pas le sang, mais… De une, je suis sûre que tu ne voudrais pas de mon sang… De deux… Je ne suis pas sûre d’être prête à t’en donner en fait. Donc… Du brownie ! »

Je joins le geste à la parole en coupant deux morceaux de brownie. Un pour elle, et un pour moi. Je croque dedans, et regarde à nouveau mon amie.

« Raconte-moi quelle est cette fameuse rencontre qui te fait changer tes convictions ! »
⇜ code by bat'phanie ⇝

_________________
Look in my eyes...
« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


avatar

Rosa C. Manzoni
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle....
FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce by Nephilim <3 BAFOUILLES: : 392 PACTE: : 13/05/2017



Message
Mar 8 Aoû - 0:26

   


I NEED YOU NOW
ft
CALLIE


Parler de mon passé c’est complexe pour moi. Je l’enfouis et je souhaite l’oublier, bien sûr c’est impossible. On ne peut pas oublier les douleurs du passé, on s’habitude à leur présence, elles sont là mais jamais elles n’arrêtent de nous tourmenter. C’est constant, une petite décharge de temps à autre pour nous rappeler que le passé n’est jamais très loin, une seconde en arrière, c’est le passé. La situation de Callie me ramène en arrière. La voir enceinte, porter la vie. J’ai l’impression que c’était hier que mon ventre abrité un petit être qui grandissait. Je ne sais pas vraiment ce qu’aurait pu être ce bébé, humain, sirène, entre les deux ? Il fallait que je parle à mon fiancé de cette éventualité, il fallait qu’il sache que sa femme n’est pas celle qu’il croit, enfaite pas tout à fait. Le choc a été la pire des choses, il a été choqué, déboussolé et pour finir il a perdu la tête. Une rage c’est emparé de lui et il a tenté de me tuer, il aurait pu y parvenir si je n’avais pas un père protecteur, il aurait pu réussir son coup et pourtant, il n’a fait que tuer notre enfant. Je ressens encore ce vide en moi, plus jamais je veux prendre le risque, plus jamais je veux ressentir cela, je ne le souhaite à personne. C’est comme si je le sentais mourir en moi. J’étais à quelques mois de grossesses encore loin d’accoucher mais pour moi l’enfant vivait, grandissait, il se développait et j’ai tout perdu en quelques minutes. La douleur physique n’est finalement que peu de chose. Le pire c’est l’absence, mon ventre est redevenu plat, comme si la vie ne s’était jamais installée à l’intérieur. Je n’avais plus les symptômes, plus ce réconfort de le sentir bouger, plus rien. J’ai tout perdu, une vie parfaite pour une errance. La colère vous ronge, elle vous rend fou, on fait beaucoup de choses dans ses moments-là, beaucoup de choses affreuses. J’ai perdu pieds, j’ai réveillé le monstre en moi, j’ai arrêté de penser, j’ai détesté l’humanité pour tout ce qu’elle est. J’ai arrêté d’avoir pitié de cette espèce faible. Mon père s’est chargé de ma vengeance, de ma dignité, lui qui était si pacifiste a versé du sang. Il n’a pas pu concevoir le mal que l’on m’a fait, un véritable père.

Je raconte ma douleur, c’est la première fois que je mets des mots sur une histoire, j’ai l’impression d’être différente, moi qui semble si humaine, je me sens le monstre de l’histoire. Je suis assise à côté d’une amie et je ne me suis jamais sentie aussi dangereuse. Et si Callie c’était davantage coupé ? Mon contrôle, à quoi il ressemblait ? L’envie de sang est quasi permanente, le sang que je bois n’est pas toujours suffisant, je ne me nourris pas assez. Les seules fois où je suis rassasiée c’est lorsque je dois tuer. Sinon je me contente du strict minimum pour la bonne santé. Alors à quoi ressemble mon contrôle ? Je n’en ai pas la moindre idée, je ne crois pas avoir envie d’y penser, cela m’angoisse assez comme ça, je ne peux pas me permettre de faire une bêtise, je perdrais des proches, je perdrais trop gros c’est sûr.

Je mange du brownie, Callie cuisine très bien et il parait aussi que le chocolat est un anti-dépresseur, bon ce n’est pas pour moi mais peut-être qu’elle devrait en manger un peu. Je ne dis pas qu’elle retrouvera le sourire illico, non pour cela je crains qu’il ne faille se droguer à l’herbe, fumer un joint un truc comme cela. Je finis mon discours, je finis aussi mon morceau de gâteau, je suis tellement habituée à la nourriture humaine, je ne me rends plus bien compte ce que j’aime de ce que je n’aime pas, rien ne vaut le sang, c’est bien sûr, rien ne le surpassera mais quand même, ce gâteau reste l’un de mes préférés.

Je mentionne une rencontre, un homme, cette nuit passée avec lui. Oh il ne faut pas se faire de fausses idées, je n’ai rien fait d’illégale, ou si, de vraiment illégale. Callie me prend dans ses bras et je pose ma tête dans son cou, je me laisse un peu aller. Mon amie semble vouloir un peu plus de détails sur Colin, je peux lui en parler, je viens de lui dire la chose la plus intime que j’ai en moi, je peux lui parler de cet homme qui remet tout en question. On tombe sur des personnes sans s’y attendre parfois et on se retrouve à penser différemment. Sa petite réflexion sur le gâteau me fait sourire et j’en prends une troisième fois, après tout, ce n’est pas ça qui me fera grossir. J’ai cette tendance rageuse à ne pas prendre un gramme, je suppose que ma condition y est pour quelque chose. Je me redresse un peu pour regarder Callie pendant que je reprends alors la parole.

« - C’est une soirée plutôt compliquée, j’espère que je ne vais pas te choquer dans certaines choses, c’était peu de temps après ta rencontre. Je… Tu sais que je dois chasser, me nourrir de sang, cela me répugne mais je n’ai pas le choix. Ce soir c’était un de ces soirs où je dois me forcer à être une autre personne, plus séductrice, c’est une seconde nature chez la plupart des sirènes, mon père m’a appris à séduire pour pouvoir me nourrir, l’hypnose n’est pas toujours nécessaire, parfois la séduction fonctionne. Enfin passons, j’trouve mes victimes, et crois-moi ce terme m’insupporte, dans des bars, il y a pas mal de touristes et ils ne font pas tellement attention. Ils aiment séduire eux aussi et… enfin j’attends qu’un homme vienne me faire des avances… ce soir-là j’étais assise à un bar et un jeune homme est venu. Trop jeune… je n’ai pas pu… je… Enfin je l’ai recalé et j’ai commencé à discuter avec le propriétaire. Dans un quiproquo énorme, je l’ai pris pour… enfin pour un mâle de mon espèce. Si tu savais à quel point je me suis trompée. On s’est mal compris, lui me faisait des avances peu catholiques et moi je pensais qu’il me proposait du sang dans son appartement. On est monté et j’ai découvert une femme, j’ai cru que c’était sa poche de sang personnelle, je sais que certaines sirènes font ça, comme les vampires. Alors j’ai cru qu’il… , je me sens mal de te parler de cela. »
Je marque une pause, j’aimerais être sûre qu’elle ne va pas être malade, parler de victime, de sang et tout ce qui va avec, c’est un peu répugnant non pour une femme enceinte ? Je reprends.
« - Enfin pour faire court cette fille est morte… et j’aurais pu haïr ce type, totalement je veux dire, ce quiproquo et tout, il voulait juste une partie de jambe en l’air à trois et enfaite il m’a laissé me nourrir de son amante, c’est étrange non ? C’est un sorcier, je crois, je ne vois que cela comme possibilité. Son regard m’a marqué, frappé même je devrais dire, il m’a mise en danger et cela a réveillé une part de moi, un truc qui ne vivait plus en moi et… et alors que cette soirée a été un véritable chaos, je reste … je reste accrochée au souvenir de cet homme… mais ce n’est pas tout. »
Je penche ma tête sur le côté, j’hésite, je fronce les sourcils… et je reprends à nouveau.
« - Je… J’étais en colère qu’il me fasse des avances aussi grossières… je ne suis pas ce genre de fille… alors j’ai utilisé l’hypnose… et il se pourrait bien que j’ai fait en sorte qu’il ne pense qu’à moi… qu’il ne puisse avoir aucune amante à nouveau… c’était une erreur je sais mais j’étais en colère et puis il prend les femmes pour des objets… j’aimerais qu’il en tire une leçon… et je dois dire que le savoir jamais vraiment loin… à penser à moi… même si c’est fictif… c’est plaisant, ne me dis pas que je suis folle… ou sadique… ou un monstre… je ne supporterais pas… poufff, je suis une imbécile de m’enticher d’un mec qui se fichera royalement de moi une fois qu’il ne sera plus sous hypnose… »

© Frimelda, sur une proposition de © Blork

_________________

But I must explain to you how all this mistaken idea of denouncing pleasure and praising pain was born and I will give you a complete account of the system, and expound the actual teachings of the great explorer
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé



Message
Revenir en haut Aller en bas
 
I Need You Now [Rosa]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» Rosa
» CAITLYN M. DI-ROSA ► eva longoria
» [Guide] RU ROSA
» [Théorie] Pokémon ROSA : rumeurs et théories
» Précommander ROSA ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: EST :: → HABITATIONS-
Sauter vers: