Bad company - Samael

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Erebe Maestriani
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 35 ans sous les affres illusoires du regard humain CONTRAT: : Concubinage libertin BESOGNE: : Bras droit du Suprême et homme à tout faire du clan Datura
ÉCORCE: : 120 années écoulées au fil de ses voyages nomades ÉCHINE: : Sorcier PRESTIGE: : Maitre des ombres - manipulation des ombres GANG: : Coven Datura @EFFIGIE: : Riccardo Scamarcio BAFOUILLES: : 72 PACTE: : 26/03/2017



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Mar 6 Juin - 22:46
Il en avait marre.

Ca ne suffisait plus.

Les joies et la facilité de la masturbation n’arrivait plus à évacuer cette tension lourde et insistante qui appuyait toujours plus fermement sur ses épaules. Les journées s’enchainaient inlassablement, et il commençait sérieusement à en avoir marre à essayer de décrypter les hiéroglyphes qui servait d’écriture à Gildi. Erebe pinça les lèvres tandis que son regard s’attardait sur les dossiers et autres paperasses administratives qui s’amoncelaient perversement dans un coin de son bureau. Sifflant, il s’empara du haut de la pile, froissa la première feuille qui s’y trouvait, la roula en boule et la jeta violemment en direction de la poubelle.

Un léger sourire satisfait s’esquissant sur ses lèvres quand sa cible atteignit son but. Un papier à s’occuper en moins.

Le QG du clan Datura était silencieux à cette heure avancée –un fucking miracle- de la nuit... Sa montre indiquait presque vingt deux heure et il était encore là, à essayer de s’extraire de ses obligations professionnelles – et c’était toujours mieux que de se dire qu’il était au chomage. Erebe passa une main dans sa tignasse, ébouriffant davantage ses mèches, ses doigts glissant le long de son visage aux traits tirés et las. Tant pis pour ce soir, il méritait bien de se détendre un peu… surtout après cette journée à enchainer rendez vous pour les affaires et autres magouilles de Gildi.

La tension qui pensait lourdement contre son épaule le fit grimacer, il avait besoin de se détendre. Réellement. Son corps ne demandait qu’à exploser, qu’à imploser, qu’à se laisser glisser dans les bras d’une jouissance délivrante.

Il avait simplement besoin de sentir une peau amie contre la sienne, de caresser de la paume la courbe d'un sein ou d'une hanche, de gouter du bout de la langue la saveur amer d’une transpiration au creux d’une gorge... Et de se laisser guider jusqu’à la jouissance par le bruit rassurant et narcotique d’une chair claquant contre une autre, avec violence et envie, au rythme symphonique des gémissements et des coups de reins.

Grognant, Erebe se leva, enfila rapidement sa veste et quitta la table qui servait de table de travail/bureau, saluant vaguement les collègues qui prenaient leur garde de nuit. Une clope au bout des lèvres, il se dirigea vers sa voiture en direction du bar de la ville. A cette heure ci, le Figaro devrait bien abriter une âme charitable qu’il pousserait dans son lit, ou qu’il baiserait dans les toilettes... à ce stade, il n’était pas difficile.

Une bouffée de chaleur, mêlé d’odeur d’alcool et de fumée de cigarette lui frappa le visage quand il y mit les pieds. Une musique s’élevait en fond sonore et Erebe s’adossa au bar, déjà investis par quelques poivrots, une bière à la main et les yeux planant dans la pièce. Il ne devait pas se précipiter, il possédait tout de même des principes et des préférences. Non, il se devait d’analyser, s’armer de son sourire et s’adonner à son petit tour de passe-passe hypocrite.

Savourant le gout de sa bière, un coude appuyé sur le bar, il repéra après quelques minutes une jeune femme de l’autre côté de la salle. Brune, aux grands yeux verts, elle lui dédiait quelques œillades faussement timides alors que son sourire d’un rouge éclatant était une invitation à la luxure. Erebe esquissa un sourire amusé, son regard la dévisageant ouvertement... Parfait, il avait trouvé sa cible du soir.

Une main dans la poche de son jean, l’autre tenant fermement sa bouteille de bière, le sorcier s’apprêtait à se diriger vers elle quand il sentit un regard qui le fixait obstinément.

« Un problème ? Demanda t-il alors en se tournant vers son voisin de comptoir, arquant un sourcil agacé. »


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Samaël Matveïev
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : Trente huit ans. CONTRAT: : Insaisissable. BESOGNE: : Marginal.
ÉCHINE: : Sorcier. PRESTIGE: : Marionnettiste - Peut prendre le contrôle du corps d'autrui ( sa motricité ), sans annihiler sa conscience. BAFOUILLES: : 45 PACTE: : 05/04/2017



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Dim 27 Aoû - 22:32
Bad company
EXORDIUM.


Allongé sur le lit miteux du motel qu'il occupait depuis plusieurs semaines, Samaël écoutait évasivement les inepties que crachait un vulgaire poste radio. L'heure était aux délires des speakers surexcités. Leurs échanges hilares ne parvenaient cependant pas à divertir le mage.

Les cris soudain de l'ivrognesse de la chambre d'à côté lui parvinrent nettement et il su à ce détail journalier, qu'il était dix neuf heure passé. D'ici peu s'ajouteraient à ces fonds sonores, les parfaites simulations d'une pute qui avait pour habitude d'entraîner ses clients en l'endroit.

Les parois du bâtiment étaient tellement fines que l'on pouvait entendre et comprendre sans mal ce qu'il se passait dans les piaules voisines. La piètre isolation phonique n'était cependant pas l'inconvénient le plus percutant. A cela il fallait ajouter l'odeur de moisissure qui remontait du plancher et exsudait des murs. Les couvertures fournies étaient d'une propreté douteuse, comme tout le reste d'ailleurs. Tout ces détails auraient fait fuir les plus sensés, mais Samaël ne s'en offusqua pas - il avait vu pire au cours de ses pérégrinations. Sans compter que le prix de la nuitée était ici relativement abordable.


Le caucasien commençait à somnoler vaguement malgré le capharnaüm ambiant, lorsque les pleurs d'un bambin quelque part, commencèrent à résonner entre les murs et l'arrachèrent à son demi-sommeil. Les enfants et leurs plaintes étaient tout ce qu'il abhorrait, avaient tendance à générer chez lui des pulsions meurtrières. S’il en avait eu la possibilité, sans doute aurait t-il usé de son pouvoir pour inciter la mère à assassiner son nourrisson. Seulement, or de son champ de vision, cela était tout bonnement impossible. Il pivota sur son côté, tenta de faire abstraction de l’incommodité - Mais le lardon continua à brailler.

Il finit par quitter son matelas, s’empara à l’arrache de son blouson posé sur une commode et gagna le couloir de l'hôtel. Bien qu’il aurait apprécié pouvoir faire taire ce petit d’homme, il se contint; Pour cette fois, il privilégierait la raison à la folie.

*


L’alcool insidieux, glissait dans ses veines, commençait à bousculer doucement sa conscience. Il en était à son deuxième verre de vodka, liqueur chère à son coeur. C’est l’ivresse qui probablement, l’emporterait en cette fin de soirée. Samaël comme les autres, aimait la sensation délicieuse qui découlait de cet état second.

Le regard posé sur les occupants du lieu, le slave sirotait tranquillement sa consommation. Les uns cherchaient à tuer le temps, d’autres, des alcooliques notoires, noyaient leurs idées dans la boisson. D’autres encore, prédateurs en force, espéraient trouver ici bas un éventuel “plan cul”. Leurs démarches directes dénonçaient leur besoin obsédant de sexe.


Unique visage reconnu parmi les âmes errantes, les orbes sombres du mage accrochèrent le faciès de Maestriani, ne le quittèrent plus. Avec amusement, Samaël suivit le jeu silencieux entre l’autre sorcier et la pin-up aux protubérants appâts laiteux.

Sans doute le second de Baliardo sentit t-il ses oeillades appuyées, car avant de partir rejoindre la jeune femme affriolante, il se retourna vers Sam’, lui posa une question sur un ton empli d’agressivité. Matveiev ne répliqua pas immédiatement, prit le temps d'avaler une gorgée avant de l’ouvrir enfin ;  “ Regardez donc qui va là.. Erebe.. ” Prénom singulier retenu avec aisance. Parce qu’Erebe, il l’avait bel et bien repéré avant même que Gildi ne décline son identité. “ Tu as une autorisation de Gildi, pour trainer seul à cette heure dans un endroit malfamé ? ” Regard rapace lancé à celui qu’il provoquait ouvertement. Expression canaille rivetée au visage.


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by Wiise
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