We're the Glory and the Scum |Sixte|

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Mia Del Nero
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 25 ans CONTRAT: : Célibataire, puisque la trahison et l'hypocrisie font partie intégrante d'elle.. BESOGNE: : Assistante de Sixte (Vatican) / diplomée en chirurgie
FABLE: : Totale. Son métier est d'étudier ces créatures, ce surnaturel. Elle a aussi accès à des connaissances plus poussées avec les ouvrages et les relations de sa famille. ÉCHINE: : Humaine, issue d'une famille de sorciers, mais la magie qui coule aussi dans les veines, réprimandée par une volonté trop forte. Désormais, celle-ci se réveille, prend son envol. PRESTIGE: : Hémokinésie. La petite est capable de jouer avec votre sang, de le manipuler à sa guise. En quelques minutes, votre vie pourra s'éteindre sous sa volonté. GANG: : Membre de la Mano Rossa / Par sa famille, elle est liée au coven Hellébore. @EFFIGIE: : Emily Browning (c)Swan BAFOUILLES: : 487 PACTE: : 30/12/2016



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Lun 2 Jan - 23:15
We're the Glory and the Scum
Monster, sewer of uncertainty. Monster, creator of entropy. Monster, it is all enrolled in you and me
Sixte ✧ Mia
Douce illusion que cette nuit tombée sur Rome. Mia observait le doux mouvement des eaux du fleuve sous la fenêtre de sa chambre. Chambre située dans un appartement gigantesque au sommet d'un des immeubles les plus luxueux de la capitale. Peu de personnes pouvaient s'offrir une telle demeure. Sauf que l'italienne, malgré son jeune âge, possédait déjà plusieurs liens plus ou moins... Légaux. Elle était issue d'une famille riche et connue, travaillait pour le Vatican mais aussi pour une mafia, faisant le lien entre chasseurs et mafieux. En plus de cela, il lui arrivait « d'arrondir » ses fins de mois en utilisant son dîplome obtenu avec facilité pour se glisser dans des cliniques privées. Puisqu'il fallait l'avouer, dans les sous-sols du Vatican, elle n'était qu'assistante, les places faites aux femmes étant moindres. Certes, le médecin qu'elle supportait était un génie et elle l'avouait sans souci mais c'était quand même gâché son agilité au scalpel. Cependant, patience était le maître-mot dans cette situation. Il ne fallait pas brusquer ces instances si machistes. Tout viendrait à point, la jeune fille le savait bien. Et puis, elle était la seule femme, ou l'une des rares à pouvoir découper les créatures. Malgré que sa famille fasse partie de cette catégorie. Qu'elle connaisse certains des visages qui passaient devant elle, sur cette table froide. Sauf qu'elle avait fini par s'en moquer. Elle avait fini par se détacher de tout.

Le campanile sonna douze coups. Minuit. Elle allait encore peu dormir cette nuit, comme c'était le cas depuis des années à présent. Les insomnies la détruisaient à petit feu, irritaient son âme. Pourtant, elle n'avait cessé de vouloir lutter contre, elle avait tenté la plupart des médicaments offerts par le marché. Succès mitigé. Finalement, l'humaine avait tout plaqué et avait appris à vivre avec. C'était mieux ainsi. Puis cela lui permettait d'imbriguer dans sa vie tout ce qu'elle devait faire. D'ailleurs, elle devait commencer à six heures le lendemain. Une créature devait leur être emmenée dans la nuit et le Vatican voulait un rapport sous vingt-quatre heures. Encore un délai des plus irraisonables mais Mia n'avait pas à discuter un ordre. Donc... Elle arriverait un peu en avance pour préparer le laboratoire pour Sixte, en espérant qu'il ait reçu la missive du Vatican. Et qu'il ne décide pas de plaquer ça pour aller se chanter un petit opéra ce jour précis. Ca pourrait arriver. Et c'était bien pour cela que la jeune fille s'inquiétait. Aussi, elle n'avait pas envie de traverser la moitié de la ville pour aller le chercher et le traîner par la peau du cou.

La dernière gorgée de son thé fut sirotée tandis que le corps tendu se glissait sous les draps. Ses yeux fixèrent le plafond lointain, de longues secondes, qui se transformèrent rapidement en minutes, si ce n'est plus. Jusqu'à ce que Morphée se manifeste, l'emportant dans un sommeil sans rêves.

Le réveil sonna, la sortit de son brouillard. Un soupir quitta ses lèvres alors qu'elle repoussait les draps au bout de son lit. L'humaine se frotta les paupières, s'étira avant d'exploser son poing contre la machine. Encore un réveil à racheter. Une rapide douche fut prise, suivie d'une tartine au nutella. Les vêtements enfilés, Mia se glissa hors de chez elle, rejoignant rapidement l'air tiède de cette matinée qui débutait. Elle n'avait plus qu'à traverser la ville pour atteindre le Vatican.

Il lui fallut une petite vingtaine de minutes, vu l'heure matinale, et cette fois-ci, elle ne croisa que peu de touristes. Tant mieux, elle ne les aimait pas, eux et leurs questions parfois idiotes à sa vue. Personne ne la croyait quand elle disait qu'elle travaillait pour le Vatican. Alors, elle avait fini par inventer. Par dire qu'elle n'était qu'une femme de ménage. Malgré ses manières plus mondaines qu'autre chose. Ses pieds foulèrent le sol rouge, se dirigèrent jusqu'à l'ascenseur, appuya sur les étages inférieurs, ceux cachés à la vue du monde. Ses pas résonnèrent dans les tunnels. Elle était certainement seule pour le moment. Elle se dirigea dans leur partie du complexe, posa ses affaires sur son bureau et commença à sortir les différents instruments sur la petite table roulante. Scalpels, compresses, tubes à essai... De quoi faire peur à un non-inité. Puis elle déplaça le tout dans la partie "laboratoire et triturages" du complexe. Pour tomber sur un Sixte endormi sur ses papiers, bavant, non loin d'un corps à demi-ouvert de leur créature, toujours bien en vie. Un sourcil se arqua. Hé bien, c'était tout de même une surprise tout ça... La jeune fille attrapa un cube de marbre poli qui traînait dans un coin, s'approcha du médecin et entreprit de lâcher le poids à quelques centimètres du visage – et de l'oreille – de Sixte. Un bruit sourd résonna dans la pièce, obligeant l'homme à se réveiller d'un sursaut. Mia le toisa, avant de laisser une remarque sortir d'un ton acerbe :

"Je pensais avoir été claire la dernière fois. Dormir ici pose de sérieux soucis d'hygiène, et tu le sais très bien."
© Starseed

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+ In the ruins of Madness +
There was once a girl, she wasn't well known, she fell down a rabbit hole. She tried to get up but she couldn't break free, as she was locked in the chains of Insanity.

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Sixte C. Wisthler
VATICAN - ANATOMY OF THE SOUL
OSSATURE: : Trente-six fleurs fanées dans son jardin d'Eden. CONTRAT: : Libre, sans attaches. BESOGNE: : Medecin chercheur pour le Vatican / Ténor demi-caractère se produisant occasionnellement au Teatro Costanzi FABLE: : Inévitable, puisqu'il y est confronté chaque jour. ÉCHINE: : Humain, fragilité égale à celle de l'éphémère PRESTIGE: : Connaissances médicales accrues GANG: : Néant. @EFFIGIE: : Jj Feild - Didi BAFOUILLES: : 304 PACTE: : 30/12/2016



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Jeu 5 Jan - 1:33

   

   
« Dehors trop de bruit, dedans trop de silence. C'est difficile. » – A.Emaz

   
   
   

   
Ennui de l'esprit qui, à défaut d'occupation valable, s'enlise dans d'absurdes pensées. Morosité de l'âme. Avachi sur un bureau, la tête supportée par ses mains, Sixte observait d'un œil las les images que lui renvoyaient les moniteurs de surveillance. Rien. Il ne se passait rien. Ni dans les couloirs, ni dans les salles d'examens. Même les captifs inactifs dans leurs cellules ne parvenaient à soulever en cette soirée l'intérêt du médecin. Un soupir franchit les lippes du trentenaire, il se redressa.

L'occupant habituel de la pièce choisit ce moment pour réapparaître, un tupperware empli de Frollini sous le coude, traînant avec lui une odeur de tabac grillé. Joseppe était de ceux qui veillaient à la sécurité des lieux. Sixte connaissait approximativement la vie du bonhomme, car il se plaisait à venir l'importuner lorsqu'il n'avait rien d'autre à faire. « Il y a un nouvel arrivage. » La nouvelle sembla donner un regain d'énergie au scientifique. « Quelle espèce ? » Lueur étrange dans le regard, excitation mal contenue ; Sixte quitta prestement le fauteuil dans lequel il siégeait. « J'sais pas trop... » Le désintéressé haussa les épaules, avant de reprendre ; « Tu en veux ? C'est ma femme qui les a fait. » Fierté évidente du mari comblé, il ouvrit le récipient en plastique, présenta les biscuits au nez de son étrange ami qui ne répondit ni oui, ni non. Celui-ci prit la direction de la sortie ; «  En parlant de ta femme... Quand est ce que tu lui parles de cette.. « Giu.. Giuliana »? » Difficulté constante, à prononcer à la perfection les prénoms Italien. « Tu ne fais pas dans la demi-mesure, celle-ci est chaude comme la braise. D'ailleurs toi et elle avez rendez-vous demain matin. » Ordinateur utilisé à mauvais escient, à une distraction toute autre que professionnelle. Les sites de rencontres avaient décidément la côte ces temps-ci. Quant au pauvre Joseppe.. Il aurait du savoir qu'il ne fallait jamais laisser Sixte seul trop longtemps. C'était une porte ouverte aux conneries. « Tu.. Tu as fouillé dans mon ordinateur ? » Le plus âgé commença à baliser « ... Sixte ? » Interrogation posée dans le vent ; Wisthler n'était déjà plus.

Il descendit les escaliers quatre par quatre, favorisant l'effort physique à l'utilisation de l'ascenseur. Il n'aimait pas les ascenseurs, bien trop exigus à son goût. Il rattrapa rapidement les « livreurs », dont l'un poussait un brancard recouvert d'un drap qui fut autrefois blanc. « Ce transfert est peu sécurisé. Pourquoi ? » Le quidam arrêta sa progression « Parce qu'il est totalement brul.. »  « Emmenez-le au laboratoire. » Coupa l'excentrique. L'individu s'étonna de l'injonction donnée. « Il est  minuit moins quart. » Souleva l'autre. «  … Mais encore ? La nuit ne fait que commencer. » Regard hébété de celui qui ne comprenait pas la motivation de l'homme à la blouse blanche. « Ne perdez pas de temps je vous prie. » Air poli, sinistres projets. Le bedonnant s'activa enfin, Wisthler le suivit.


Curiosités du corps mises à nu par la gourmandise du feu. Chair nuancée, tendons apparents. L'habituelle odeur médicamenteuse qui régnait dans la salle d'étude n'était plus, remplacée par celle de la viande brûlée, nauséabonde. Aucune grimace de dégoût ne déforma cependant le visage du praticien ; Il avait vu et connu pire. Heure et description du cobaye furent noté à l'entête d'un bloc-note ouvert, d'une écriture peu lisible, rapide, légèrement alambiquée. Comme sur les ordonnances. Wisthler enfila des gants en latex et s'approcha du corps, un soudain intérêt illuminant son visage dénué jusqu'alors de toute expression.


❧❧❧❧❧

Bruit sec, réveil brutal. Être arraché violemment d'une torpeur reposante n'avait strictement rien d'appréciable. Nébuleux et quelque peu barbouillé, Sixte se redressa mollement, la trace du calepin incrustée sur la joue droite. Ses orbes céruléennes se posèrent sur Del Nero qui, au lieu de le saluer agréablement lui fit une reproche. Il n'en tînt pas rigueur ; Mia ne serait pas Mia sans ce caractère atypique, une poupée au visage sévère. « Tu dis cela parce que tu es contrariée... Je t'ai devancé. » Vague sourire goguenard, assistante narguée en beauté. Il savait qu'elle avait raison,  mais il prenait toujours les conseils avisés de son assistante au second degré.  

Il passa une main sur son visage, étira ses membres engourdis. « Si ça peut te rassurer le travail n'est pas encore fini. Il reste beaucoup à voir et à faire. Il faudra le réalimenter en sang afin de permettre... » Il interrompit momentanément sa phrase par un vague bâillement. « Le processus de régénération. » Il lança un coup d'oeil à l'horloge murale, puis reporta son attention sur Mia, attendit qu'elle daigne poser son regard sur lui. Il inspira bruyamment, emprunta un air théâtral ; « Quelle exquise odeur que celle des croissants frais, ils brillent par leur absence. » Énième provocation, retour de manivelle. C'était logiquement à son tour de ramener des viennoiseries.

   
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Mia Del Nero
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FABLE: : Totale. Son métier est d'étudier ces créatures, ce surnaturel. Elle a aussi accès à des connaissances plus poussées avec les ouvrages et les relations de sa famille. ÉCHINE: : Humaine, issue d'une famille de sorciers, mais la magie qui coule aussi dans les veines, réprimandée par une volonté trop forte. Désormais, celle-ci se réveille, prend son envol. PRESTIGE: : Hémokinésie. La petite est capable de jouer avec votre sang, de le manipuler à sa guise. En quelques minutes, votre vie pourra s'éteindre sous sa volonté. GANG: : Membre de la Mano Rossa / Par sa famille, elle est liée au coven Hellébore. @EFFIGIE: : Emily Browning (c)Swan BAFOUILLES: : 487 PACTE: : 30/12/2016



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Ven 13 Jan - 14:05
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Sixte ✧ Mia
Sa voix glaciale ne sembla pas étonner Sixte. Après tout, ils travaillaient ensemble depuis de nombreux mois à présent, ils avaient eu le temps de s’apprivoiser et de s’adapter à l’autre, et ce, malgré leurs douze ans de différence. Le réveil n’avait rien eu d’agréable mais Mia n’aurait pas eu à avoir un tel comportement si l’homme avait décidé de faire comme tout le monde, c’est-à-dire dormir chez lui plutôt qu’au laboratoire. Une personne sensée ne resterait pas à côté de corps sanguinolents, brûlés à on-ne-savait-quel degré. Certes, en travaillant pour le Vatican, ils devenaient des monstres et des parias pour une partie de la société, mais ils n’en restaient pas moins des êtres humains, des gens à peu près normaux techniquement. Et donc, qui devaient dormir dans un lit plutôt qu’au milieu d’un laboratoire. L’italienne enfonça son regard dans celui, brumeux, du médecin. La trace de son calepin s’était ancrée dans la peau nacrée, prouvant que sa nuit avait duré plus que quelques minutes. Un soupir agacé quitta ses lèvres. Décidément, elle n’arriverait jamais à avoir le dernier mot sur ce sujet. Même si ça se comprenait. Il était le chirurgien, le médecin en ce complexe. Elle n’était que la petite assistante, malgré ses compétences tout de même supérieures à la moyenne. Le jour où il l’écouterait…

Elle leva les yeux au ciel à sa remarque. Non, elle n’était pas contrariée. Même s’il n’avait pas tort. Elle aurait préféré qu’il l’attende, qu’elle puisse prendre des notes, apporter sa propre expérience. Sauf qu’il s’en foutait pas mal, et que ça exaspérait la jeune fille. Pourtant, ce n’était pas faute d’en avoir l’habitude. Elle était la seule femme dans les sous-sols. La seule « médecin » à roder dans le coin. La religion et les femmes n’avaient jamais fait bon ménage…. Heureusement que les mentalités avaient un tout petit peu évolué.

Le travail n’était pas fini. Parce qu’en plus il s’était endormi au milieu de l’opération ?! Mia l’observa, une lueur désespérée dans le fond des yeux. Décidément, il n’attendait rien pour payer lui… Sa langue claqua contre son palais, montrant à quel point elle était agacée. Elle détourna rapidement le regard, le posant de l’autre côté de la baie vitrée. Un vampire donc. Et oui, il serait temps de lui offrir du sang s’il ne voulait pas qu’ils meurent sous leurs doigts. Ces créatures étaient suffisamment complexes à attraper, qu’elle décède si rapidement dérangerait leurs supérieurs. Ses bras se croisèrent sur sa poitrine, ses yeux vairons détaillèrent le corps ouvert sur la table d’opération. Heureusement que la pièce était aseptisée, sinon, un nombre incalculable d’infections aurait pourri leur échantillon.

Elle reposa le regard sur Sixte, qui enchaîna sur le fait qu’il n’avait pas eu ses petits croissants. Il se foutait d’elle là. Clairement, il n’y avait pas d’autres possibilités. Elle se rapprocha vivement, posa sa main sur le dossier de la chaise de l’homme et lança :

« Il n’est même pas six heures du matin Sixte. Nous sommes en Italie, pour qu’il y ait un magasin d’ouvert avant dix heures, c’est que l’apocalypse est tombée sur la ville. »

Un ton plutôt froid. Elle n’aimait pas devoir ramener des viennoiseries au boulot, même si en temps normal elle n’hésitait pas trop. La jeune fille se détacha, attrapa des gants en latex blanc et entreprit de changer de pièce, en indiquant à Sixte de la suivre. Il était temps de se lancer dans le boulot.

« Tu m’as peut-être devancée mais tu as encore bâclé le travail, en laissant le corps à moitié détruit. Aie au moins un minimum de respect envers celui qui va faire avancer notre compréhension du métabolisme vampirique. »

Oui, respect, c’était un bien grand mot lorsque le travail se résume à torturer et tuer. Mais c’était Mia, avec son lot de complexité et d’étrangeté. Pour elle qui vivait parmi les créatures, la situation aurait dû avoir quelque chose de dérangeant. Mais encore une fois, c’était aller plus loin que la réalité. Au fil des jours, des années, la jeune fille avait fini par se détacher des sentiments. Par ne plus prendre conscience de ce qui était bien et ce qui était mal. Puis un jour, tout basculerait. Parce que les secrets ne restaient pas bien longtemps des secrets. Et elle deviendrait un paria pour tous, créatures comme humains. A devoir survivre sans personne pour l’y aider.

« Bien, qu’as-tu noté jusque-là ? Que je sache quoi écrire dans mon rapport, et surtout où nous devons recommencer les recherches. »

Quelques mots alors qu’elle se glissait dans la réserve pour aller chercher quelques poches de sang. La journée allait bien se passer, aller…

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Jeu 26 Jan - 18:37

 

 
« Dehors trop de bruit, dedans trop de silence. C'est difficile. » – A.Emaz

 
 
 


Infernal. Il serait infernal tout au long de la matinée, c'était décidé. Parce qu'elle avait eu l'audace de le réveiller abruptement et pire, de lui donner une piètre excuse à propos des croissants. Une moue dubitative furtivement anima les traits de son visage – Sixte était insatisfait. « Hm hm... » Fit-il évasivement. Réponse brève, mais significative.

Elle lui fit signe de la rejoindre, il ignora son geste. Au lieu de cela il tendit le bras, attrapa une tasse à la propreté douteuse, puis se leva. Il gagna la cafetière, emplit le récipient à anse de café et fourra le tout dans le micro-onde. Il ne put retenir un rictus amer lorsque Mia dénonça son manque de respect vis-à-vis de la créature. « Attends Mia, tu plaisantes là j'espère ? » Il s'accroupit, ouvrit un placard qu'il se mit à fouiller. Si sa mémoire était bonne, il y trouverait de quoi se sustenter. « Parce que tu crois qu'il aurait fait preuve de respect à ton égard, s'il t'était tombé dessus dans une ruelle déserte ? » Il mit main-basse sur un petite brioche emballée, ratatinée. Une pensée s'envola vers Joseppe ; c'était lui qui lui avait donné cette cochonnerie, il y avait...  Moins de six mois. « Il t'aurait tout simplement vidé de ton sang, après t'avoir fait subir quelques ignominies. » Son idée sur les vampires était préconçue, il les voyait un peu comme des croques-mitaines.

D'ailleurs, c'est ainsi qu'il se serait lui-même comporté, s'il avait été caïnite ; Il aurait probablement joué au jeu du chat et de la souris, histoire de mettre un peu de piment dans sa vie de nocturne. Sadique refoulé. La sonnette du four résonna dans la pièce. « Le prédateur qui devient victime... C'est un juste revers de médaille. Alors s'il te plaît, ne le plaint pas trop. »


C'est la pâtisserie industrielle en bouche, sa tasse dans une main et son carnet dans l'autre qu'il rejoignit son assistante. Il délaissa son bloc-note sur le chariot préparé, commença à mâchouiller un bout de gâteau. L'on aurait dit du plastique. « Je n'ai pas eu le temps de faire grand chose. » Commença t-il, la bouche pleine. « Il était tard lorsque les chasseurs l'ont amené. » Il se rapprocha du malheureux au ventre ouvert et commença son laïus ; « Sa peau, cartonnée par endroits, indique très clairement qu'il a été brûlé jusqu'au troisième degré,  la masse musculaire a également été atteinte. S'il avait s'agit d'un humain nous aurions été dans l'obligation d'effectuer des greffes de peau. Ici ce ne sera évidemment pas utile. » Il mordit à nouveau dans la brioche, mâcha silencieusement en prenant tout son temps, bien que Mia attendait la suite de ses explications. « Tu m'excuseras, mais je n'ai rien avalé depuis hier midi. » Lenteur exagérée, il titillait l'impatience de Del Nero. Il avala quelques gorgées de café, posa sa tasse sur la table pour s'emparer d'un scalpel. « L'absence d'apports nutritifs empêche les cellules d'entamer le processus de régénération. Son métabolisme est en « veille ». Il te faudra faire attention cependant, lorsque tu commenceras à le réalimenter, car s'il n'en donne pas l'air, ce chenapan est bel et bien conscient. Pourtant il n'a pas réagit lorsque je l'ai ouvert, à contrario des autres.. J'ignore comment il fait... Pour ne pas crier... » Expliqua t-il, tout en plantant à trois reprises la pointe de son scalpel dans la chair abîmée. Tests supplémentaires sur celui qui « faisait » le mort. L'on voyait ses billes rouler sous ce qui lui restait de paupière.

Il abandonna le bistouri sur l'abdomen calciné. Geste volontaire qui ferait très certainement ronchonner sa suppléante. « C'est seule que tu œuvreras aujourd'hui, tu vas pouvoir mettre en pratique ce que nous avons vu la semaine passée. Mon rôle se limitera à celui du regard critique. » Ou à celui du médecin mal luné. « Penses avant tout à prélever de la matière afin d’effectuer une biopsie. » Œillade inexpressive lancée à la revêche. Il ne l'aiderait que très peu dans cette entreprise, mais prendrait néanmoins un malin plaisir à relever ses éventuelles erreurs.

 
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Mia Del Nero
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Ven 10 Fév - 0:09
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Sixte ✧ Mia
Sixte avait décidé de l'agacer. Parfois, elle se demandait comment elle faisait pour le supporter autant. Elle avait un dîplome en chirurgie, aurait pu officier dans les plus grands hôpitaux du monde et non, elle se coltinait un boulot d'assistante, elle s'enfonçait dans la médiocrité. Elle n'était rien aux yeux de personne. En fait, la jeune fille se doutait que c'était aussi lié à son statut social. A ses parents qui avaient réussi à se trouver une place toute particulière parmi les élites. Elle portait leur nom, cette trace indélibile était marquée sur son dos. Peut-être que les autres scientifiques ne supportaient pas de la savoir là, qu'ils la voyaient comme une espionne pour le compte de cette famille puissante. Et s'ils apprenaient la vérité... Ce ne serait plus de l'agacement ou du dégoût qu'ils auraient à son encontre, mais une haine sans faille. D'ailleurs, elle n'était même pas certaine qu'elle s'en sortirait vivante face à la vérité...

Il se faisait un café. Elle savait qu'elle n'aurait pas dû le louper, qu'elle aurait dû l'assommer avec son cube de marbre. Il l'aurait mérité. Un soupir quitta les lèvres fatiguées de la jeune fille. Sa nuit avait été déjà courte, si Sixte se mettait à titiller ses nerfs... Disons qu'elle savait à quel endroit planter son scalpel pour réduire drastiquement sa durée de vie. Peut-être ne la pensait-il pas capable de craquer, de péter un câble. Il comprendrait un jour, qu'à force de jouer, on finit souvent par perdre...

Les remarques suivantes lui firent juste lever les yeux au plafond. Elle avait tendance à oublier que même le plus grand des scientifiques était sujet à ce genre de stéréotypes. Oh, certainement que le vampire l'aurait vidé de son sang. Ou alors aurait fait d'elle son esclave. Sauf qu'ils n'étaient pas tous ainsi. Mia était loin de tout savoir à leur sujet mais elle en avait croisé pour qui cette malédiction était une véritable torture. Sauf que leur survie passait avant le reste. Bon, mieux valait ne pas trop y penser, ni en parler. Son collègue serait capable de se poser des questions indiscrètes sur pourquoi elle défendait des créatures. Questions qu'elle souhaitait éviter par-dessus tout. Après, elle ne le plaignait pas. Elle n'avait juste pas envie que leurs expériences s'en retrouvent faussées.

Il se lança ENFIN dans ses explications. Et Mia se retint de lui arracher la brioche qu'il dévorait sans se soucier des miettes qui pouvaient tomber sur le corps, dans le corps. Ses yeux vairons virèrent au noir, et heureusement que Sixte était concentré sur ses manipulations, sinon, il aurait eu le droit au plus beau regard révolver du monde. Oui, le vampire était brûlé au troisième degré, elle pouvait encore voir ça... Mais la jeune fille resta silencieuse. Elle se contenta d'aller plus dans ses pensées. De trouver ce qui semblait être le point de départ, l'endroit où il avait été le plus brûlé. Ses doigts dans les gants blancs entreprirent d'effleurer la peau, de soulever le corps à quelques endroits, très légèrement. Les jambes semblaient plus atteintes que le reste. Bien, c'était au moins ça...

Lui redonner du sang. Oui, Sixte avait raison. Après, Mia n'en était pas à sa première réalimentation, bien que son interlocuteur l'ait oublié. Quant à la non-réaction... Certains étaient doués pour masquer leur douleur. Même si le vampire avait l'air d'arriver dans ses derniers retranchements. Sixte agissait de façon dangereuse, à l'énerver, le faire souffrir pour rien. L'italienne devrait être d'autant plus précautionneuse lors de ses examens...Puis il lança le scalpel dans l'abdomen. Mia laissa une profonde inspiration s'emparer d'elle. Il lui fallait rester calme. Ne pas s'énerver. Ne pas entrer dans son jeu. Pourquoi restait-elle encore au Vatican ? Pourquoi n'était-elle pas partie ? Pourquoi s'enfonçait-elle dans un monde fait d'horreurs ?

L'italienne retira le bistouri, soupirant, avant d'écouter ses mots. Un regard blasé fut lancé. Parfois, elle en avait marre d'être prise pour une gamine, au vu de ses études. Et pourtant, c'était ainsi presque tous les jours au Vatican. Douce misogynie...

"L'une des précisions que tu sembles une fois de plus oubliée est que j'ai fait des études de médecine. Je ne suis pas stupide, et je sais très bien me débrouiller sans avoir besoin d'un maître pour critiquer chacun de mes gestes, souvent par simple envie d'humiliation."

Le ton avait été glacial, exprimant par des mots ce qui la chagrinait depuis quelque temps. A force de vivre là, d'y passer toutes ses journées, elle était épuisée par ce besoin que ses collègues avaient de la rabaisser. Constamment. Comme si c'était un moyen pour eux de se dire qu'ils n'étaient pas si merdiques que cela. Alors que la plupart avaient été rayés de l'ordre des médecins. Chose que Mia aimait bien rappeler, puisqu'elle y était encore.

"S'il était tombé sur moi dans une ruelle une nuit, il serait mort Sixte. S'il y a bien quelque chose que j'ai appris à faire ces derniers mois, c'est cela. Donc je ne le plains pas d'être ici. J'aimerais juste éviter que la colère et la rage ne lui donnent une force soudaine. On ne sait rien de lui, il y a une possibilité qu'il soit plus puissant qu'on ne le pense."

Des hypothèses réelles, ce qui lui faisait un peu appréhender la réalimentation. Mais il faudrait le faire... Enfin, avant tout cela elle s'occupa des prélèvements. Calmement, minutieusement, chaque échantillon était mis dans sa petite boite, dans son petit tube à essai. Elle ne croisa pas le regard de Sixte, ne se laissait absolument pas déconcentrer par ce pitre, qui n'attendait qu'une seule erreur de sa part pour la descendre.

"S'il avait été si tard, tu aurais mieux fait d'attendre mon arrivée. L'ouvrir pour l'ouvrir revient à contaminer les échantillons. Je verrai bien avec les résultats."

Elle se frotta les paupières du dos de la main. Les cernes commençaient à se former sous ses yeux, preuve de ses insommies récurrentes. Heureusement que ce qu'elle allait faire par la suite était une manipulation simple et méchanique. La jeune fille récupéra les poches de sang qu'elle avait posées sur une table. Elle les mit en place, sur le pilotis à côté de la place. Les seringues furent accrochées au bout des tubes, avant qu'elle ne les plante dans le cou du vampire. Elle le vit étouffer un cri plaintif, puisque l'italienne avait touché un nerf. Exprès oui, pour s'assurer qu'il n'était pas mort. Histoire de ne pas réalimenter un cadavre. Une perte de sang non négligeable.

"C'est bon, je fais tout comme il faut ?"


Le ton était légèrement railleur. Elle s'en foutait dans tous les cas, tant que les résultats étaient ceux attendus...
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Sixte C. Wisthler
VATICAN - ANATOMY OF THE SOUL
OSSATURE: : Trente-six fleurs fanées dans son jardin d'Eden. CONTRAT: : Libre, sans attaches. BESOGNE: : Medecin chercheur pour le Vatican / Ténor demi-caractère se produisant occasionnellement au Teatro Costanzi FABLE: : Inévitable, puisqu'il y est confronté chaque jour. ÉCHINE: : Humain, fragilité égale à celle de l'éphémère PRESTIGE: : Connaissances médicales accrues GANG: : Néant. @EFFIGIE: : Jj Feild - Didi BAFOUILLES: : 304 PACTE: : 30/12/2016



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Ven 10 Mar - 21:24

 

 
« Dehors trop de bruit, dedans trop de silence. C'est difficile. » – A. Emaz

 
 
 



« Mais c'est qu'elle mordrait ! » Répliqua t-il vivement, un sourire riveté aux lippes. Sixte ne prenait que très rarement les paroles acerbes de Mia au premier degré, auquel cas ils seraient toujours en froid. « Je sais très bien que tu as d'excellents bagages, or ici il ne s'agit pas de patients séniles souffrant d'arthrose, mais bel et bien de créatures singulières à la dextérité et à la force spectaculaire. Tu as peut-être l'impression d'être rabrouée avec mes remarques, seulement, c'est uniquement pour ton bien. Crois moi, j'en ai fait les frais avant toi. » Anecdotes qu'il tairait probablement, fautes du débutant, somme toutes logiques. L'on ne pouvait exceller dans un domaine dès le départ, à moins d'être un pur prodige.

Il reprit sa tasse de café, termina sa brioche entamée. « Je ne suis pas là pour t'enfoncer la tête sous l'eau, mais pour t'aider Mia. Après, libre à toi de penser ce que tu veux. » Déclara le médecin le plus chiant du Vatican. Une question restait en suspend cependant ; Avant d'aider les autres, ne lui faudrait-il pas un jour, commencer par s'aider lui-même ? « Tu aurais peut-être préféré être supervisée par le connard de l'étage inférieur.. ? » Surnommé affectueusement « le clown », par Sixte. Pointe de jalousie présente dans sa voix, l'on comprenait rien qu'au ton emprunté, qu'il ne pouvait pas le sacquer.


Mia se vanta de savoir mettre hors d'état de nuire un vampire. Intérêt soudainement soulevé chez le médecin qui ne put s'empêcher de la questionner à ce propos ; « Oh et comment procéderais tu ? .. J'ai du mal à visualiser là. Même Hulk Hogan ne ferait pas le poids face à un nocturne. » Un instant il s'évertua à imaginer Mia cassant violemment de la sangsue, ce qui le fit froncer les sourcils. Débandade de l'esprit qui se permettait quelques fantaisies absurdes.  


L'assistante entama les manipulations, Wisthler la regarda procéder. Énième remontrance de la ritale - Sixte s'en éloigna, ou plutôt esquiva les explications, prétextant devoir laver la tasse qu'il avait jusqu'alors gardé en sa possession. Il ne retourna auprès d'elle que lorsqu'elle eut terminé d'installer les poches d'hémoglobine. Del Nero lui demanda sur un ton narquois, un avis quant à la qualité du travail mené. Elle avait parfaitement opéré jusqu'alors. Lui qui aimait la charrier n'avait au final, rien à lui reprocher. Véritable infamie. « Je n'ai rien à redire... » Commença t-il, mi-froid, mi-dépité. « Quoique, attends ! .. Penses à changer ses entraves. » Les liens de cuir - provisoires – ne tiendraient pas lorsque la bête recouvrerait peu à peu ses forces. « Je reviens » Seconde escapade côté bureau, il alla à la quête d'un chronomètre et de lunettes loupes médicales, bien trop rangés par Mia pour qu'il puisse les trouver immédiatement.  

*

Pendant ce temps dans la salle d'examen, le sujet d'étude soudainement s'éleva contre Del Nero. Bras mortifère qui brutalement se mit en mouvement. D'un geste puissant le caïnite arracha une sangle qui retenait prisonnière l'une de ses paluches. La dextre carbonisée alla enserrer le cou gracile de l'assistante qui jouxtait la table, sans qu'elle n'ait le temps de réagir.

Sixte, le nez dans son fatras, ne remarqua pas immédiatement que son assistante était en prise avec le monstre. « Mia, tu l'as rangé où encore, ce fichu chronomètre ? » Ronchonnement de celui qui continuait à chercher ses ustensiles. « Ah ! » Exclamation victorieuse. Monsieur enfin trouva les objets recherchés. Il passa les lunettes grossissantes sur son crâne avant de se tourner vers Mia. La vision floutée par le système visuel, il du relever son attirail pour constater la situation. « Nom de.. ! »

Coup au cœur, frayeur. Souffle coupé, réactivité instantanée. Le britannique s'empara d'une dose de sédatif que Mia avait précédemment sorti des placards. Sans aucune douceur il planta la seringue dans le corps de l'agresseur, avant d'attraper son assistante à bras le corps et d'essayer de la soustraire à l'étau mortel.

Ils chutèrent au sol lorsque le caïnite lâcha prise.  « … Ne me refais plus jamais ça. » Souffla le scientifique sur un ton de reproche. Comme si c'était la faute de l'italienne […]

 
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Mia Del Nero
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OSSATURE: : 25 ans CONTRAT: : Célibataire, puisque la trahison et l'hypocrisie font partie intégrante d'elle.. BESOGNE: : Assistante de Sixte (Vatican) / diplomée en chirurgie
FABLE: : Totale. Son métier est d'étudier ces créatures, ce surnaturel. Elle a aussi accès à des connaissances plus poussées avec les ouvrages et les relations de sa famille. ÉCHINE: : Humaine, issue d'une famille de sorciers, mais la magie qui coule aussi dans les veines, réprimandée par une volonté trop forte. Désormais, celle-ci se réveille, prend son envol. PRESTIGE: : Hémokinésie. La petite est capable de jouer avec votre sang, de le manipuler à sa guise. En quelques minutes, votre vie pourra s'éteindre sous sa volonté. GANG: : Membre de la Mano Rossa / Par sa famille, elle est liée au coven Hellébore. @EFFIGIE: : Emily Browning (c)Swan BAFOUILLES: : 487 PACTE: : 30/12/2016



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Lun 27 Mar - 23:54
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Sixte ✧ Mia
Elle s'énervait, elle était sur les nerfs pour pas grand-chose mais Sixte avait ce don quasi-miraculeux de la mettre dans cet état en quelques mots. Il avait dû longuement s'entraîner pour maîtriser son art à ce point... Un vague sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme alors que le vampire sur la table reprenait petit à petit des couleurs, rendant les analyses plus faciles qu'au début. Sixte reprit la parole, toujours en mangeant sa putain de brioche et buvant son café. Oui, ça l'emmerdait, puisqu'ils étaient dans un laboratoire qui était supposé rester propre et l'homme continuait de le salir et donc possiblement impacter les preuves. Et ça... Ca ça l'emmerdait réellement. Sa langue claqua contre son palais et elle secoua ses cheveux bruns avant de se reconcentrer. Supervisée par le connard de l'étage d'en-dessous ? Oh, mais petit Sixte était jaloux ? De quoi ? Mia n'avait jamais été réellement aller discuter avec les autres. De toute façon, sa condition de femme déplaisait à la majorité alors... Finalement, elle était tombée plutôt bien avec l'anglais. Quant à la maîtrise d'un vampire... Un peu de verveine suffirait à mettre chaos un grand nombre d'entre eux.

Chaque geste avait été fait à la perfection, et l'entendre dire de la bouche de Sixte lui fit presque ressentir de la fierté. Un pic d'orgueil, très léger, qui disparut bien vite de son esprit, comme toujours. Un simple avertissement pour les liens, à changer, chose qu'elle était sur le point de faire, suite logique dans son esprit. Elle se détourna, alors que Sixte partait chercher...Un objet quelconque, elle n'avait pas vraiment écouté ses mots. S'il l'avait précisé. Les entraves de fer dans les mains, elle revint sur son demi-cadavre qui... S'anima soudainement. Un bras levé, un bras qui s'empara de sa gorge avec violence, serra celle-ci jusqu'à étouffer l'italienne. Tout clochait, il n'était pas supposé avoir suffisamment de forces d'après les informations qu'on leur avait donné. Ce n'était qu'un jeune vampire. Et finalement, il régénérait à une vitesse bien trop importante pour l'âge estimé. Les entraves métalliques se fracassèrent sur le sol, et ses mains cherchèrent à s'accrocher au poignet de la créature, dans un geste vain pour gagner un peu d'air. Une simple goulée, une simple inspiration. Ca, avant que son cerveau ne s'éteigne, faute d'oxygène.

Les secondes passèrent, étrangement longues. Les points noirs envahirent lentement son champ de vision. Sa conscience commençait à se détruire lorsqu'un bruit sourd lui parvint. Sa main se décrocha, le corps chuta, récupéré par Sixte. Ses mots lui parvinrent, lointains... Elle se mit à tousser, violemment, cherchant à reprendre sa respiration. Quelques secondes avant qu'elle ne se risque à relever la tête. Celle-ci la tourna, et elle retrouva rapidement le sol. Elle n'osait plus bouger, ne sentait même pas les larmes qui coulaient sur ses joues. Il lui fallait un peu de temps pour récupérer... Mais ses lèvres bougèrent d'elles-mêmes, murmurant :

« Ce n'est pas moi... C'était supposé être un jeune vampire, sa capacité de régénération n'aurait pas dû être si rapide... Pourquoi nous aurait-on menti sur ça ? »


Ses doigts se posèrent sur sa gorge, suivant les marques laissées par la main du vampire. Elle pestait contre elle-même, d'avoir été ainsi prise au dépourvu. Et surtout, la trace allait rester pendant quelques heures, si ce n'était quelques jours. Un regard noir sur le corps endormi et elle se releva pour de bon, attrapant les entraves et attachant enfin la créature. Elle ne supportait pas avoir échoué. Elle ne supportait pas s'être fait avoir aussi misérablement.

« Bordel, j'aurais mieux fait de me taire plutôt que de chercher à me vanter de quoi que ce soit. Ou plutôt, la prochaine fois, je tenterai d'avoir de la verveine sur moi.. »

Son poing s'écrasa sur la table, preuve de son énervement plus que tangible. Elle se mordit la langue, laissa le liquide carmin envahir sa bouche. Un moyen comme un autre de se venger les idées. Puis, soupirant, elle se tourna vers Sixte.

« Merci de m'avoir... Sauvée en tout cas. Quelques secondes de plus et j'y passais très certainement... »


Avais-tu déjà eu peur de la mort?. A y penser, non. Et pourtant, son corps était quand même secouer par de légers tremblements. Tremblements qu'elle était bien évidemment incapable de contrôler...
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Sixte C. Wisthler
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Mer 19 Avr - 21:31

 

 
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Les larmes de Del Nero provoquèrent chez Sixte comme un pincement au cœur, un sentiment de gêne. Sensation étrange pour un homme qui n'avait strictement rien d'un empathe.

Le britannique se redressa sur un coude, suivit du regard sa seconde, désorientée, le visage torturé. « Jeune ou vieux, les risques sont les mêmes. Avec les créatures il faut toujours s'attendre à l'inattendu, elles n'auront de cesse de te surprendre. » Il se releva en même temps que Mia, épousseta et plissa sa blouse malmenée durant l'action.  

« Mia... » Prénom prononcé sur un ton pincé, Sixte désapprouva l'attitude de l'assistante qui frappa la table sous l'effet de l'impulsivité. « T'en prendre au mobilier ne résoudra rien, tu le sais. » Ce qui était fait, était fait. La remarque était peut-être mal avisé ; Del Nero venait d'être bousculé, mieux valait dans un premier temps la réconforter. Ses membres tremblotaient encore suite au choc éprouvé.  


Elle le remerciait pour son acte de bravoure, lorsque le médecin sortit un mouchoir de sa poche et commença à tamponner les joues de son équipière. « Oui et bien en attendant arrête de pleurer tu veux ? » Jusqu'à ce qu'il se rende compte que ledit bout de papier absorbant était en grande partie imbibé de sang séché et autres substances suspectes. Il se rappela alors qu'il s'en était servi la nuit passée afin d'y essuyer ses mains souillées. Il considéra l'essuie tout avec un regard dégoutté, avant de vite-fait, le remettre à sa place.  « Imagine que quelqu'un débarque à cet instant même. Ils vont croire que je te maltraite, ou que je t'inflige des sévices.  Comme ce Dorian Grey. » L'excitateur des midinettes en fleur. Un homme aux pratiques tordues, d'après ce qu'il avait pu en lire dans des revues.  L'argument était censé arracher un sourire à Mia.

Il rabaissa les lunettes loupes sur son nez. Celles-ci lui donnaient un air abruti, puisqu'elles grossissaient ses yeux. Deuxième initiative destinée à distraire Del Nero. « Et si nous reprenions ? » Un large sourire barra le visage de celui qui avait pourtant décidé en début de matinée, de se montrer infecte. « N'oublie pas qu'ensuite tu as ton propre rapport à rédiger. »

Vivement, il retourna auprès du vampire. Les mains dans le dos, reprenant soudainement un air sérieux, il se pencha au-dessus du corps, près, très près, observant à l'aide de ses binocles de précision le derme du captif. D'ici peu, la peau  commencerait à se restructurer d'elle-même, très lentement. Le gus resterait ainsi exposé sur la table durant deux-trois jours, temps que mettrait son corps à se régénérer totalement. « Il y a un précepte qui dit que lorsque l'on tombe de cheval, la meilleure chose à faire est de remonter en selle immédiatement. »  Au risque de ne plus oser le faire ultérieurement. Il l'incitait à revenir étudier l’olibrius qu'on leur avait collé dans les pattes. « Mia ? » Sujet d'étude désigné d'un geste de la main. Invitation à poursuivre les examens.

 
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Mia Del Nero
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OSSATURE: : 25 ans CONTRAT: : Célibataire, puisque la trahison et l'hypocrisie font partie intégrante d'elle.. BESOGNE: : Assistante de Sixte (Vatican) / diplomée en chirurgie
FABLE: : Totale. Son métier est d'étudier ces créatures, ce surnaturel. Elle a aussi accès à des connaissances plus poussées avec les ouvrages et les relations de sa famille. ÉCHINE: : Humaine, issue d'une famille de sorciers, mais la magie qui coule aussi dans les veines, réprimandée par une volonté trop forte. Désormais, celle-ci se réveille, prend son envol. PRESTIGE: : Hémokinésie. La petite est capable de jouer avec votre sang, de le manipuler à sa guise. En quelques minutes, votre vie pourra s'éteindre sous sa volonté. GANG: : Membre de la Mano Rossa / Par sa famille, elle est liée au coven Hellébore. @EFFIGIE: : Emily Browning (c)Swan BAFOUILLES: : 487 PACTE: : 30/12/2016



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Lun 15 Mai - 0:06
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Les larmes coulaient, la colère rongeait les entrailles alors que les marques se gravaient sur la gorge. Douleur tout de même présente, atténuée par une adrénaline toujours dans les veines. Et pourtant, les mots de Sixte la frappèrent de plein fouet. Evidemment, il aurait fallu faire plus attention. D'un côté, la jeune femme avait voulu montrer à quel point elle était douée, à quel point elle pouvait bosser sans la moindre aide. Et c'était vrai. Mais elle avait eu trop la confiance, et elle avait fait une erreur. Une simple erreur qui aurait pu lui coûter la vie si le médecin n'était pas intervenu à temps. Coup porté au mobilier pour passer les nerfs, nouvelle remarque de l'aîné. Non, ça ne résoudrait rien, mais cela aurait au moins le mérite de modifier le foyer de la douleur.

Remerciements prononcés, entraînant une réaction à laquelle elle ne se serait jamais attendue. Il se rapprocha, sortit un mouchoir de sa poche et commença à tapoter ses joues. Mia resta interdite quelques secondes, se demandant s'il se foutait d'elle ou s'il était tout simplement trop perturbé par les pleurs pour s'offrir des pensées cohérentes. Parce que le tissu était empreint de sang séché, de substances dont elle n'avait même pas envie d'en connaître l'origine. Et pourtant... Elle en était presque reconnaissante à l'homme, qui tentait de l'aider à se remettre dans les rails. Sans jugement pour une fois. Une empathie et une douceur qu'elle ne lui connaissait pas réellement, alors que cela faisait plusieurs mois, bientôt un an qu'ils travaillaient ensemble au quotidien. Comme quoi, les images véhiculées au travail pouvaient être différentes de la réalité. Mia elle-même se cachait derrière une froideur et un cynisme qui ne faisait pas réellement partie d'elle. Un masque qu'elle portait au Vatican et à la Mano, pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. Le machisme était tellement présent en ces lieux, qu'il fallait bien s'en protéger d'une manière ou d'une autre lorsqu'on était la seule femme foulant le sol des laboratoires du Vatican.

Arrêter de pleurer serait une bonne idée en effet. Et Sixte l'y aida, à sa manière. Les propos suivants la firent sourire. Franchement. Alors que les yeux roulèrent dans leurs orbites, elle ne put s'empêcher de lâcher :

« Ne me parle pas de cette horreur littéraire, s'il te plait. Qui peut bien être intéressé par une telle relation n'empêche... »

Dit celle qui allait certainement se retrouver dans bien pire, plus glauque et macabre, puisqu'elle était incapable de choisir une personne normale pour partager des sentiments. Elle termina d'elle-même d'essuyer ses joues encore humides. Profondes inspirations pour calmer les nerfs encore tendus par l'attaque. Les lunettes donnaient un air d'ahuri à Sixte, ce qui accentua le sourire de Mia, et son retour dans la réalité, avec le vampire plongé dans les vapes.

« Reprenons en effet. Et ne me rappelle pas ce foutu rapport. Qui ne servira à rien puisque le crédit qu'on m'accorde doit être inférieur à zéro. »


Réalité de la chose, elle n'était qu'une assistante, en plus d'être une femme. Et son diplôme n'avait aucune valeur, pas plus que les commentaires et recommandations de ses professeurs. Elle était trop jeune, et née du mauvais sexe pour oser prétendre à une place plus importante au sein du Vatican. Soupir léger, alors que Sixte l'invitait à reprendre l'examen. Malgré tout, elle hésitait tout de même à retourner auprès du corps. Certes, la dose de sédatifs était suffisante pour l'assommer pendant de très longues heures, mais elle avait déjà eu une surprise, pourquoi pas une seconde ? Puis l'entende de son prénom l'obligea à se rapprocher. A contre-coeur, ce qu'elle ne tenta même pas de cacher. La peur était toujours présente, même pour elle qui avait pourtant l'habitude de vivre entourée de créatures en tout genre. Ce n'était pas la première qu'elle était attaquée, et ce ne serait certainement pas la dernière.

« Tu as raison... Toutefois, c'est quand même plus facile à dire qu'à faire... » Elle soupira, se plaça de l'autre côté du corps. Son regard avisé observa la peau du vampire, et les tissus qui semblaient déjà tenter de se refermer. Le processus était lent avec le manque de sang de la créature... « Tu lui donnerais quel âge ? Il résiste étonnamment bien. Plus que ceux que nous avons déjà eu l'occasion d'examiner. »

Réelle question de la jeune femme, qui tablerait sur le siècle d'existence au minimum. Il leur faudrait trouver un moyen de calculer cela avec précision, quand les créatures enfermées ne souhaitaient pas divulguer d'informations sur elles...
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Sixte C. Wisthler
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Dim 4 Juin - 0:04

 




 
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Il fit claquer sa langue contre son palais lorsque Mia fit preuve d'un extraordinaire pessimisme. « Ne sois pas aussi négative. Si le Vatican n'avait aucune considération pour toi, tu ne serais pas là à étudier des êtres antiques... Mais plutôt à laver les fesses de quelques vieillards sans importances. » Encouragement singuliers lancés à celle qui manquait visiblement de confiance en soi. « L'option deux est cependant beaucoup moins dangereuse. » L'ombre d'un instant il sembla réfléchir, puis finit par se forcer à chasser de son esprit le scénarii abracadabrantesque qu'il était en train de façonner silencieusement. Inutile d'en faire part à Mia, au risque de passer pour un véritable olibrius.


Del Nero revînt à sa place initiale, fit part de ses interrogations. Sixte posa ses deux mains sur la surface froide du brancard en fer et se pencha au-dessus du sujet d'étude. «  A ton avis ? Question renvoyée à la subalterne, il n'attendit pas sa réponse avant de lui donner sa propre idée. Il fit galoper ses doigts sur la carcasse du vampire, n'éprouvant aucun dégoût à triturer sans gants de la carne mise à nue. « Sa chair est extrêmement rigide. Un jeune vampire ne disposerait pas d'une telle caractéristique, elle est propre aux vieux sujets. Seuls des examens complémentaires pourront te donner un ordre d'idée. » Il se redressa, ôta ses lunettes grossissantes qu'il délaissa sur le mobilier adjacent. « Il est très âgé. Sans doute aurait-il beaucoup de choses à nous dire s'il daignait parler une fois remis sur pied. Mais ça m'étonnerait. » Silence des malmenés. Lorsqu'ils ouvraient la bouche, c'était principalement pour proférer des insultes. Vraiment désolant. Bien que méfiant envers les nocturnes, Wisthler appréciait les écouter narrer leurs frasques d’antan, les entendre exposer leur conception de la vie. Cet intérêt prenait parfois l'allure d'une étrange fascination pour ceux qui traversaient les époques et voyaient le monde avec un regard différent. « Bien ! Je te laisse faire Mia. Applique toi. »


**


Sans intervenir il la laissa œuvrer, fit quelques va-et-vient les mains derrière le dos, arborant la pose d'un professeur d'université. Il finit par s'asseoir sur un tabouret, jusqu'à ce qu’apparaissent des signes de fatigue. Évidemment, sa nuit avait été bien trop courte pour qu'il ne récupère correctement. N'y tenant plus, il se leva et abandonna Del Nero ; « Je retourne dans le bureau. Si tu as le moindre souci, n'hésite pas. » Marmonna t-il avant de s'éclipser dans la pièce voisine.

Là, dans l'atmosphère tamisée, il croisa les bras sur la surface plane et y enfouit son visage. Il se rendormit promptement [...]


 
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