Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

ESSENCE OF CHAOS

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 35 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Gérant d'un restaurant [titre de mon champ]: FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? [titre de mon champ]: GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)Elza [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 683 [titre de mon champ]: PACTE: : 19/05/2017



Message
Sujet: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   Mar 13 Juin - 0:51








Come un Miraggio



S'il y a bien une question qu'on pose à tous les italiens natifs de la capitale, c'est de savoir quel est leur endroit préféré à Rome. Il y a ceux qui ne peuvent pas choisir, ceux qui n'y ont jamais réfléchi ou ceux qui n'en savent rien. On prend le temps de connaître sa ville lorsqu'on la fait visiter à des étrangers, c'est vrai. Mais ne s'aperçoit-on pas trop tard des merveilles qu'elle a à offrir ? Pour ma part, je n'ai pas attendu. Dès que j'avais l'occasion de découvrir de nouveaux endroits, des lieux incontournables aux plus inattendus, je n'ai pas hésité. J'aime Rome, comme j'aime Florence mais avec ce petit goût de nouveauté qui me plait davantage. Je ne suis pas d'ici, je le sais et c'est peut-être pour cela que je m'y attache d'autant plus. Pour preuve, j'ai même donné mon nom à un arbre ! Le genre de chose qu'on fait sur un coup de tête, après avoir lu un article dans la presse locale visant à soutenir financièrement la restauration de certains établissements touristiques. Ou pas. J'avais envie de mettre ma pierre à l'édifice, de jeter l'ancre, d'être inscris quelque part autrement que dans un registre que plus personne ne feuillèterait dans dix ans. Ici, j'avais l'impression de vivre quelque chose de spécial. D'être un élément à part entière dans cet univers de végétation luxuriante, de plantes incroyables issues des quatre coins du globe. Tous les chemins mènent à Rome...

Le jardin botanique était exceptionnellement ouvert en l'honneur de tous ses mécènes. Des maigres contributions aux généreux donateurs, tous avaient été conviés pour profiter de cet oasis majestueux, le temps d'une soirée. Heureux étaient les touristes qui pouvaient bénéficier de quelques heures supplémentaires ! L'imprévisible est parfois beau joueur...à moins qu'il ne se joue de vous ?

Je ne prêtais pas plus attention que cela aux autres, je regardais les gens sans les voir, jusqu'à ce qu'une chevelure dorée n'attise ma curiosité. En haut des escaliers de Fuga, elle marchait. Je ne la voyais que de profil, ne pouvais affirmer avec certitude qu'il s'agissait bien d'elle, mais ce teint de porcelaine...en connaissais-je un similaire ? Je l'ai laissée disparaître de ma vue, à nouveau, chamboulé que j'étais à l'idée que ce soit bien elle. Pourquoi ? Qu'avais-je fait de mal ? Qu'aurait-elle à me reprocher ? Cela faisait des semaines que nous nous étions rencontrés et je ne représentais rien, pas même une connaissance. Un mec mal en point qui lui faisait pitié, avec qui elle avait discuté parce qu'elle n'avait rien d'autre à faire et s'en était allée quand cela ne l'amusait plus. Je ne sais pas ce qui me pousse à monter ces marches au pas de course, pressé, espérant qu'elle ne se soit pas volatilisée. Arrivé en haut, je la cherche des yeux et distingue sur ma gauche, à  quelques dizaines de mètres, une silhouette. Sa silhouette. J'en suis sûr. Je reprends mon souffle, marche dans ses pas, reste à une distance convenable. Si je m'approche et qu'elle s'enfuit...Si je reste là et qu'elle s'enfuit...

" Je fais quoi, maintenant ? " me demandais-je à voix haute, une main sur la nuque.







Dernière édition par Vittorio Sedara le Mar 20 Juin - 22:39, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

GOD HATES FANGS

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Bien que l’image renvoyée par son miroir révèle l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, Elza en compte exactement 480. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Malgré les années écoulées et ses indénombrables rébellions, Elza est restée pieuse. Qu'est-ce qu'un homme si ce n'est une source de conseils et de réconfort ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sa dévotion envers le clan Gallerini est telle qu'un emploi serait superflu. Son unique aspiration est dédiée aux croyances de son roi qu'elle s'efforce à faire respecter. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 480 printemps plus tard... [titre de mon champ]: ÉCHINE: : I am a vampire, I have lost my fangs ♫ [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Sens accrus, résistance au froid, agilité, force et rapidité. [titre de mon champ]: GANG: : Clan Gallerini : la paix avec les hommes est le but des tous les membres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Mia Wasikowska [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 169 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



Message
Sujet: Re: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   Mar 13 Juin - 17:21
Qu’il s’agisse des vêtements, des coutumes, des technologies ou même des habitations, l’innovation ne semblait jamais être sur le point de s’arrêter. Pourtant, un élément n’avait guère changé en près de 500 ans : la nature. Bien entendu, certaines espèces végétales avaient disparus, d’autres avaient été découvertes, mais elle restait semblable. Je regrettais de ne plus pouvoir m’asseoir sous un arbre, m’abritant du soleil afin de lire un ouvrage, sentant la chaleur et l’air me fouetter le visage. Désormais, je pouvais seulement apprécier la verdure de nuit, si ce n’est en photographie ou au cinéma. Rien à voir avec l’expérience concrète donc. Je me souvenais des journées passées dans le jardin familial à renifler les roses écarlates, à courir dans les champs comme une forcenée afin de me défouler et de me débarrasser de tous mes ressentiments refoulés. Il n’était pas rare que mes habits se retrouvent tâchés après une de mes escapades à l’extérieur, exaspérant ma famille et nos employés. Qu’il s’agisse de tissus neufs ou non, cela ne m’importait guère. J’étais une enfant vive et dynamique, faisant parfois preuve d’un tremplin d’insouciance dangereux pour mon propre bien. Le dehors constituait une véritable échappatoire, l’endroit idéal pour réaliser mes fantaisies. D’ailleurs, nous possédions un vaste jardin dont j’aimais particulièrement détailler les fruits, du moins lorsque je n’étais pas occupée à les dévorer en cachette. Je me revoyais âgée d’environ cinq ans, allongée sur le ventre, les jambes croisées en direction du ciel, le menton dans la paume de ma main gauche, et mes cheveux d’or, presque blancs, brillants au soleil. Je passais des heures à admirer ainsi les fraises, attendant patiemment de pouvoir les cueillir. Comme si les regarder allait accélérer leur développement ! Malgré mon caractère espiègle, j’étais une gamine chérie au sein de notre propriété et de ses environs. La nature m’apaisait autant qu’elle me permettait de m’extérioriser. Bien que ce passé me paraissait se trouver à des années lumières, je me le remémorais dès lors que mon odorat s’attardait sur le doux parfum des fleurs ou de l’herbe fraichement coupée.

C’est face à cette sensibilité que je m’étais décidée, il y avait de cela déjà une éternité, de m’investir dans l’entretien du jardin botanique de Rome en réalisant une donation annuelle. Depuis que je faisais partie du clan Gallerini, je ne manquais pas de ressources économiques, ce qui me permettait de me séparer plus facilement de mon argent. J’aimais savoir que je contribuais à la beauté de ce monde, bien que je n’étais qu’un vulgaire cadavre sur pattes. Cet intérêt paraissait futile aux quelques individus qui en connaissait l’existence, mais tous semblaient oublier que je possédais l’âme d’une pseudo « artiste ». Quel cadre était plus exceptionnel que celui-ci pour laisser place à l’inspiration ? Le simple fait de poser mon regard sur un papillon batifolant dans les airs suffisait à me faire ressentir de la joie. La liberté. J’étais admirative devant de tels spectacles, oubliant mes tracas et mes diverses interrogations existentielles. Si seulement je pouvais à nouveau connaître ces sublimes journées de printemps, m’extasiant de la renaissance des végétaux. Je rigolais en me représentant telle une chrysalide attendant les bons jours avant de libérer une merveille insoupçonnée. Réussirais-je un jour à m’épanouir intégralement ?

Ce soir marquait la célébration du financement du jardin botanique, auquel tous les participants étaient conviés. Cette réunion était devenue une véritable habitude, bien que je craignais toujours autant de me mêler aux humains. Fort heureusement, des créatures surnaturelles ayant les mêmes idéaux que moi s’y mêlaient. Il me suffisait de me concentrer pour réussir à les repérer parmi la foule. Ainsi, je n’avais pas à faire la discussion plus que nécessaire avec les vivants. Pourquoi m’y rendais-je ? Pas pour les buffets en tous les cas. À vrai dire, je n’en savais trop rien. Peut-être car cela me permettait de vivre une soirée relativement normale ? Et puis, je pouvais toujours savourer le champagne qui coulait à flot. Aucune réglementation quant à une tenue exigée n’avait été proclamée. Chacun était libre de s’habiller comme bon lui semblait. D’expérience, je savais avec certitude que la majorité des individus se présenteraient sur le 31. Depuis que j’habitais avec Isiah, je fournissais des efforts notables quant à l’image extérieure que je renvoyais. Aussi étrange cela pouvait paraître dans une relation purement amicale, j’appréciais sincèrement me faire belle pour lui. J’en étais fière, de la façon la plus humble possible. Je ne souhaitais pas le séduire car toute romance entre nous était inenvisageable, mais je pensais, pour une raison inexpliquée, que cela lui faisait plaisir. Ce fut avec plus de sérieux que d’ordinaire que je m’étais attaquée à la question du look à adopter. J’enfilais donc une robe courte d’une teinte violette, dont le décolleté me paraissait généreux sans pour autant me faire passer pour la pire des catins. Il s’agissait d’un juste milieu, et du maximum que j’étais encline à proposer. Mes cheveux étaient relevés en un élégant chignon en partie tressée du côté gauche, et j’arborais une paire de boucles d’oreilles en argent. Mon maquillage était discret, dans les tons rosâtres. Il m’était difficile d’admettre qu’il s’agissait bel et bien de mon reflet dans le miroir. Heureusement, je n’avais rien d’un arc-en-ciel et restait neutre. Sans quoi, je n’aurai jamais mis le pied dehors à moins d’être sérieusement hypnotisée.

Arrivée sur les lieux, j’entendais les conversations avant même d’apercevoir les silhouettes. Quel boucan ! À force de rester isoler, j’oubliais à quoi ressemblait ce genre de rassemblement, encore que ce n’avait rien à voir avec les soirées en boîtes de nuit dénuées de toute classe. Je me fondais dans la foule, cherchant une personne à aborder. Je me saisis d’une coupe de champagne que je sirotais lentement tout en continuant de me frayer un chemin. Je montrais des escaliers, tenant à me refamiliariser avec les lieux. Quelques secondes après, je sentis des yeux braqués sur moi. Je fronçais les sourcils puis me retournais afin de dévisager celui qui osait me porter une telle attention. Je manquais de sursauter alors que je reconnaissais l’homme. Vittorio. Comment m’avait-il retrouvé ? Je soupirais, maudissant Rome de ne pas être mille fois plus grande. Que devais-je faire ? Me précipiter dans la direction opposée afin qu’il me perde de vue ? Prendre la fuite s’était déjà révélé insuffisant, à quoi bon renouveler cette tentative ? Autant affronter mes propres démons. Ainsi, je m’avançais vers lui tout en plongeant mon regard dans le sien. Arrivée à sa hauteur, je répliquais : « Vous êtes-vous donné pour mission de me harceler ? » Oui, c’était en quelque sorte une attaque. Je détestais me sentir espionner ainsi. Ne possédait-il aucune fierté pour me courir après de cette manière ? C’était tout simplement scandaleux. Je notais que le hasard faisait parfois bien les choses, et ce, de manière particulièrement tordue : habillée de cette couleur, nous aurions été assortis lors de notre rencontre. Son visage était désormais guéri. « Vous semblez aller mieux. » fis-je remarquer avant-même de lui laisser l’opportunité de me répondre. Je n’étais pas parvenue à dissimuler mon inquiétude à son égard. Quelle idiote !

Aperçu de son apparence à la soirée:
 

_________________
There are others, others that hold onto an emotion, a drive,
loss, revenge, or love. Those, they never go away. †
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

ESSENCE OF CHAOS

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 35 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Gérant d'un restaurant [titre de mon champ]: FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? [titre de mon champ]: GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)Elza [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 683 [titre de mon champ]: PACTE: : 19/05/2017



Message
Sujet: Re: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   Mar 13 Juin - 22:03





Come un Miraggio



Elle avait décidé pour moi. Elle avait décidé pour nous. Encore. Mais cette fois, je ne regrettais pas son choix. En se retournant, elle fut aussi surprise que moi et pour cause...Je n'étais pas le seul à avoir changé d'apparence. Mes lèvres se sont à peine entrouvertes, tandis que j'aspirai une bouffée d'air frais dans l'espoir qu'elle me rafraîchisse instantanément. Je n'ai pas cligné des yeux de peur de m'égarer. La femme qui se tenait en face de moi était tellement différente de celle que j'avais rencontré. Et si ce n'était pas elle, mais une copie guindée ? Une coquille superbe mais dépourvue de cette personnalité franche qui m'avait tant plu ? Je laissai retomber lentement ma main, absorbé par celle qui s'avançait vers moi. Hypnotisé, je ne quittai pas son regard. Plus elle se rapprochait, plus j'avais du mal à me faire à l'idée qu'il s'agissait bien d'Elza. Je cherchai quelque chose à dire, d'intelligent, de drôle, tout sauf une quelconque banalité...mais rien ne me venait à l'esprit. En cet instant, son image seule occupait mes pensées. Les premiers mots qu'elle prononça m'auraient automatiquement donné le sourire, si je n'étais pas aussi captivé par son éclat. Heureusement pour moi, elle répondit à ma place, me permettant de redescendre sur Terre et de retrouver un semblant de contenance.

" Je ne vous ai pas attendu pour me soigner. Auquel cas la gangrène m'aurait emporté et, pour sûr, vous n'auriez pas eu la déplaisance de me revoir...Madame. ", ajoutai-je en une révérence, avant-bras gauche plié dans mon dos et main droite sur le flanc gauche. En relevant légèrement la tête pour observer son expression, ma bouche s'étira en un sourire moqueur. Je me redressai complètement, soulagé d'avoir retrouvé l'usage de la parole. " Pour commencer, si j'avais su que vous veniez ce soir, je me serais rasé ! Je n'y suis pour rien si une envie commune nous rassemble ! Et je n'ai pas pour habitude de faire ce qu'on me dit sans broncher... "

Oublie-moi.

Ces mots résonnaient dans ma tête comme son expression au moment de me les dire. Je n'allais pas lui demander des comptes : au nom de quoi le ferais-je ? J'avais envie de savoir, bien sûr, mais à quoi bon ? Certaines vérités ne sont pas faites pour être dites...et peut-être même pas faites pour être entendues. Je préférais mettre de œillères si cela voulait dire avoir une seconde chance, une autre opportunité de passer du temps avec elle.

" Je t'offre un autre verre ? "

Accorde-le-moi. Ce soir ou jamais. Si tu m'éconduis, je partirai. Je délaisserai cette fille au caractère bien trempé pour l'enfermer à double tour, quelque part, dans mes souvenirs. Je la regarderai de loin, parfois. Mais je ne chercherai plus à savoir où elle est, ce qu'elle devient, si son goût pour la musique a changé, si sa répartie est aussi tranchante, à brûle-pourpoint, divertissante...Elza.





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

GOD HATES FANGS

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Bien que l’image renvoyée par son miroir révèle l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, Elza en compte exactement 480. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Malgré les années écoulées et ses indénombrables rébellions, Elza est restée pieuse. Qu'est-ce qu'un homme si ce n'est une source de conseils et de réconfort ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sa dévotion envers le clan Gallerini est telle qu'un emploi serait superflu. Son unique aspiration est dédiée aux croyances de son roi qu'elle s'efforce à faire respecter. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 480 printemps plus tard... [titre de mon champ]: ÉCHINE: : I am a vampire, I have lost my fangs ♫ [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Sens accrus, résistance au froid, agilité, force et rapidité. [titre de mon champ]: GANG: : Clan Gallerini : la paix avec les hommes est le but des tous les membres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Mia Wasikowska [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 169 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



Message
Sujet: Re: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   Mar 13 Juin - 23:55
Je me rapprochais de lui, prête à affronter le Destin. Nous croiser à nouveau ne pouvait être qu’un signe n’est-ce pas ? Peut-être devais-je lui accorder une chance ? Pourtant, cela me semblait peu probable. Rien n’avait changé. Il restait un simple humain, dont l’ignorance du surnaturel était complète. Quant à moi, j’étais toujours… une créature de la nuit aux longues dents. Comment pouvions-nous devenir de véritables amis dans de telles conditions ? Tout paraissait nous éloigner, excepté ces coïncidences qui ne cessaient de nous rapprocher. Je n’étais pas du genre à croire qu’une Puissance Supérieure existait, nous guidant dans le but d’améliorer nos existences mais je ne voyais pas d’autre explication au phénomène auquel nous étions confrontés. Une fois face à lui, je choisis de l’attaquer d’emblée. Après tout, il était envisageable que cela n’avait rien d’un accident et qu’il était un psychopathe me collant aux basques. Non ? Je devais en avoir le cœur net une bonne fois pour toute. Ainsi, je ne ressentis aucune gêne à lui faire partager mes doutes quant à sa présence sur les lieux. Comme à mon habitude, je ne passais pas par quatre chemins et employait les premiers mots qui me venaient à l’esprit. L’homme semblait avoir apprécié ma franchise lors de notre rencontre, pourquoi en serait-il autrement aujourd’hui ? De toute manière, j’étais loin de m’en soucier. N’est-ce pas ? Une nouvelle phrase m’échappa, exprimant l’inquiétude qui m’avais habitée alors qu’il avait le visage tuméfié suite à son acte « héroïque ». S’il n’était pas atteint mentalement, je ne pouvais que me faire une joie de voir que les traces violacées avaient entièrement disparues de son faciès. Plusieurs semaines s’étaient déroulées depuis son combat, rendant la guérison totale possible.

J’avais remarqué son incrédulité lorsque je m’étais retourné dans sa direction, mais je ne l’avais pas interprété de la juste manière. Selon moi, il était surpris de me retrouver ici, ou bien le jouait-il. Peu habituée à faire tourner les têtes, l’idée qu’il puisse être admiratif de ma tenue ne m’avait aucunement effleuré l’esprit. Il est vrai que je ne ressemblais en rien à celle avec qui il avait passé une heure de sa vie auparavant. Cette nuit-là, j’avais tout de la vampire un brin rebelle que j’étais. Mais ce n’était qu’une des nombreuses facettes de ma personnalité. Oui, personne ne pouvait se vanter d’avoir eu affaire à ma palette intégrale d’humeur. Même Isiah, puisqu’il ne m’avait jamais vu en défenseure des humains, réduisant les miens en poussières afin de les protéger. Ni la romantique qui se dissimulait profondément en moi. Du moins, pas totalement. Je n’avais jamais ne serait-ce que poser mes lèvres sur les siennes. Je me cachais d’ailleurs la vérité, à savoir qu’il était une époque où il s’agissait de mon plus grand fantasme. Sans la connotation perverse. Juste de la passion que je refusais d’admettre encore aujourd’hui. Nous avions loupé tout espoir de romantisme entre nous, et il était désormais probablement trop tard. Bref, je me tenais là, prête à défiler sur un tapis rouge, dans une couleur qui n’était pas du noir. Ce jour méritait d’être célébré durant les nombreuses décennies à venir !

Tandis que mon interlocuteur prenait la parole, j’en profitais pour décrire son accoutrement. Il n’était pas aussi chic que les plus aisés, mais il n’était pas moins dénué de charme. Je le trouvais même plutôt élégant. J’étais enfin en capacité d’admirer sa figure. En l’absence d’ecchymoses, cette dernière reflétait parfaitement la personnalité du gérant italien. Une lueur comique et enfantine brillait dans son regard, accentuée par les plis formés par ses joues lorsqu’il souriait. Belle dentition. Oui, il ne devait pas laisser les femmes indifférentes j’en étais certaine. Quel âge pouvait-il bien avoir ? Au moins la trentaine pour sûr, mais j’étais incapable de préciser. Le voir s’incliner face à moi me renvoya à notre première rencontre, où il avait eu l’exacte même réflexe, à la différence que, cette fois-ci, je saisis ma robe et me baissait délicatement pour lui rendre son salut original. Un prince et une princesse modernes ? Un sourire s’était formé, alors que j’étais tiraillée entre mon envie de bien faire et mon attirance pour lui. Je souhaitais passer le reste de la soirée avec lui, mais j’en connaissais les conséquences. Que faire ? « Peut-être auriez-vous dû attendre dans ce cas très cher. » répliquais-je avec un rire amusé. « Même si votre pilosité faciale laisse à désirer, j’admire vos minces efforts. Vous êtes toujours plus présentable que la dernière fois que nous nous sommes vus. »

Je ne bronchais pas à sa remarque, perplexe. Était-ce un pic renvoyant aux dernières paroles que je lui avais adressé plusieurs semaines de cela ? Peut-être. Mais je ne souhaitais pas relever si tel était le cas, ainsi je passais outre. À l’entendre, il s’agissait bel et bien du hasard qui nous avait réunis ici, nous forçant presque la main pour un nouvel échange. Ce qui suivit m’embarrassa immédiatement. Me revoilà au pied du mur. Je baissais les yeux un court instant avant de replonger mes pupilles dans les siennes. « Si j’accepte, ne croyez pas que cela signifie que les choses finiront différemment de la dernière fois. » Ma voix était neutre, bien qu’on pût y déceler une pointe de regret. Passer les prochaines heures en sa compagnie ne ferait de mal à personne n’est-ce pas ? J’avais parfaitement conscience que je le désirais. Nous étions les Roméo et Juliette du 21ème siècle, sans le côté romantique de l’histoire. Je lui fis un signe de tête, l’invitant à marcher à mes côtés en direction du bar. Afin de détendre l’atmosphère, j’ajoutais : « Moi qui pensais m'être débarrassée de vous… J’ignorais que vous aimiez la nature. Vous ne cessez de me surprendre. Pour être aussi… romantique, vous devez sûrement être gay. » Je haussais les épaules, feignant l’indifférence. J’avais toujours aimé attiser la virilité et la fierté des hommes. Demandez à Isiah, il vous en dira des nouvelles.

_________________
There are others, others that hold onto an emotion, a drive,
loss, revenge, or love. Those, they never go away. †
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

ESSENCE OF CHAOS

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 35 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Gérant d'un restaurant [titre de mon champ]: FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? [titre de mon champ]: GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)Elza [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 683 [titre de mon champ]: PACTE: : 19/05/2017



Message
Sujet: Re: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   Mer 14 Juin - 1:30





Come un Miraggio



Distance volontaire et intérêt manifeste, difficile de faire la part des choses. Elle était changeante et si, pour moi, il était impossible de la suivre, je n'osais imaginer le conflit qui se tramait dans son esprit. Si, effectivement, conflit il y avait. Elle ne me rejetait pas et c'était déjà bon signe. Notre échange digne d'un autre temps ne passait pas inaperçu, provoquant quelques gloussements et autres sourires entendus de la part des invités de passage. Robes à crinolines, coiffes ornées de plumes, perruques et éventails, il ne manquait plus que ces quelques artifices pour nous projeter à la fin du XVIIIème siècle. Comme un poisson dans l'eau, Vittorio.

Mise en garde et acceptation, nouveau dilemme ? Lorsque je crois qu'il y a enfin une éventualité, elle s'ensuit toujours d'une porte close. Lourde, cadenassée, infranchissable. Mais je n'ai pas d'autre choix que de faire avec si je veux, malgré tout, profiter de cette occasion. Et j'en ai bien l'intention ! Alors je m'exécute, avançant au même rythme qu'elle pour rejoindre le bar. J'aimerais tant savoir ce qui la pousse à agir avec méfiance. Quelles expériences a-t-elle vécu ou craint-elle de revivre si elle décide de laisser tomber ses chaînes ? Quelle menace pourrais-je représenter ? Elle qui m'a bien fait comprendre qu'elle savait se défendre, qu'elle n'avait besoin de personne pour la protéger...qui suis-je, moi, pour lui faire peur ? A moins que ce ne soit pas de moi dont elle se méfie ?

...

Non, visiblement, ce n'est pas de moi !

Je retins un rire, retrouvant avec plaisir ses remarques caustiques. Je lui lançai un regard en biais avant de répondre : " Pour être aussi catégorique, vous devez sûrement manquer de discernement ! J'aime une personne avant d'aimer son genre, mais les femmes...les femmes ont un pouvoir sur moi qui est sans pareil. " Je demandai deux coupes d'un geste de la main au serveur, me retournant vers elle pour ajouter : " Vous n'avez pas idée de la prestance que vous dégagez, en ce moment-même. "

Certes, mes yeux ne la quittaient pas. Mes ils n'étaient pas les seuls à la trouver irrésistible. Rares étaient celles et ceux qui pouvaient rester insensibles à sa grâce naturelle, comme si elle avait toujours évolué dans un milieu tel que celui-ci. Peut-être était ce le cas, qu'en savais-je ? Rien. Elle me perçait toujours un peu plus à jour quand ce que je savais d'elle restait aussi insaisissable que la brume. Un nuage rempli de questions en suspens qui jamais ne s'écouleraient. A moi de faire abstraction de cette obscurité. A moi de prétendre que cela me convenait, tant qu'elle acceptait ma présence.

Le serveur me tira de ma rêverie tandis que je saisissais les flûtes qu'il me tendait. J'en proposai une à Elza avant de lever la mienne.

" A cette soirée ! Puisse-t-elle me permettre de vous accompagner un peu plus longtemps, cette fois. "

Et si c'était la dernière ? Maudit soit mon cœur si je ne me trouve pas bien heureux de cette seconde rencontre !





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

GOD HATES FANGS

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Bien que l’image renvoyée par son miroir révèle l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, Elza en compte exactement 480. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Malgré les années écoulées et ses indénombrables rébellions, Elza est restée pieuse. Qu'est-ce qu'un homme si ce n'est une source de conseils et de réconfort ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sa dévotion envers le clan Gallerini est telle qu'un emploi serait superflu. Son unique aspiration est dédiée aux croyances de son roi qu'elle s'efforce à faire respecter. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 480 printemps plus tard... [titre de mon champ]: ÉCHINE: : I am a vampire, I have lost my fangs ♫ [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Sens accrus, résistance au froid, agilité, force et rapidité. [titre de mon champ]: GANG: : Clan Gallerini : la paix avec les hommes est le but des tous les membres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Mia Wasikowska [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 169 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



Message
Sujet: Re: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   Mer 14 Juin - 11:13
Oui, notre échange original attirait les curieux qui se plaisaient à tendre l’oreille, réagissant à nos dires par des sourires et des rires peu discrets. Mais je m’en fichais éperdument, comme toujours le regard des autres m’indifférait. Il est vrai que nos deux rencontres avaient pris place dans des contextes très opposés, si ce n’est qu’elles s’étaient toutes les deux déroulées à une heure tardive. Tandis que nous nous pensions seuls au monde la première fois, nous étions entourés d’une foule relativement compacte, n’hésitant pas à briser notre intimité de par leur appétit démesuré pour les ragots. J’ignorais comment ces étrangers pouvaient se représenter notre relation. Pensaient-ils que nous étions de vulgaires amis se prenant à un jeu étrange ? Possible. Pour sûr, ils ne pouvaient se douter que j’étais un vampire cherchant à la fois à protéger cet homme en me tenant à l‘écart de lui, mais que je ne parvenais pas à l’abandonner une seconde fois, persuadée que le Destin tirait des ficelles invisibles. J’étais en proie à des décisions contradictoires, me perdant dans mon propre raisonnement. M’enfuir était une possibilité, mais ne l’avais-je déjà pas tenté ? Cette technique venait de se révéler être un terrible fiasco, pourquoi s’acharner ? Et si je n’avais d’autre choix que de lui apprendre la vérité pour le repousser ? Devrais-je en arriver jusque-là ? Était-ce plus juste que de le tenir dans le noir quant à mes motivations et à ce qui se déroulait véritablement dans le monde ? Se sentirait-il trahi s’il avait conscience de ces enjeux ? Tout cela était bien trop compliqué. Sûrement aurais-je dû demander des conseils à mon meilleur ami mais comment aurais-je pu imaginer une seule seconde que nos chemins seraient amenés à se recroiser ? Rome ne faisait pas dix mètres carrés de superficie ! J’en arrivais à me demander si nous nous étions déjà retrouvés dans la même pièce auparavant, sans le savoir. Peut-être même à cette exacte-même soirée, seulement un an auparavant ? Il me fallait arrêter de réfléchir de la sorte si je ne voulais pas souffrir d’un mal de crâne olympien. Trop de possibilités, trop de mystères. Ce n’était pas bon pour ma santé mentale, même si je ne pouvais imaginer ce qu’il en était du côté de Vittorio ! La situation lui échappait totalement, subissant mes changements d’humeurs et de convictions sans même protester. Devais-je le considérer tel un faible, ou un passionné ? Bien entendu, l’un n’excluait pas l’autre. TROP DE RÉFLEXION ! m’écriais-je sans prononcer ces paroles à haute-voix.

Nous nous dirigions ensemble en direction du bar, là où l’italien s’apprêtait à me tendre à nouveau verre de champagne. Je ne m’étais même pas rendue compte de la vitesse à laquelle j’avais sifflé ma flûte. Étais-je si mal à l’aise lors des réunions majoritairement humaines ? Ce fait le laisser penser. Je détendais l’atmosphère en laissant une réplique remettant en cause la sexualité de mon interlocuteur. Il possédait une sensibilité telle qu’il risquait fortement d’être gay non ? En réalité, cela n’avait aucun sens mais je désirais l’amuser à ma manière. J’appréciais nos échanges et leur nature. Je mordais, et il s’esclaffait. Technique infaillible jusqu’ici. J’aurai beau dire n’importe quoi, il en serait amusé. C’était plutôt charmant, il me fallait l’avouer. Malgré la présence d’Isiah dans mon appartement, et la douceur que nous exprimions l’un pour l’autre, un voile de tristesse et de regret avait été jeté sur notre relation. Aussi, ce dernier était absorbé par l’envie de retrouver sa mère, et n’était pas au plus haut de sa forme. Vittorio possédait un talent incroyable pour me détendre grâce à ses risettes et son comportement atypique, pour me donner l’impression d’être plus que ce que j’étais réellement. Il représentait une véritable bouffée d’air frais. Bien entendu, les choses seraient bien plus simples si je ne possédais pas cet affreux secret qui régissait mon existence.

Manquer de discernement ? Bon, d’accord. Le gérant avait le don de me dérouter. « Les femmes » ? Que devais-je comprendre par-là ? Était-ce une formulation innocence, ou bien un aveu de son attraction bien trop physique envers elles, signifiant qu’il touchait à chaque créature féminine qu’il croisait ? Non, je ne me le représentais pas de la sorte. J’y avais déjà songé lors de notre première rencontre. Cependant, je n’étais jamais à l’abri d’une erreur, Giacomo en étant la preuve vivante. Je saisissais la coupe qu’il me tendait, en le remerciant d’un signe de tête. En réaction à sa remarque, je bu une gorgée de mon verre, me cachant derrière celui-ci alors que nous trinquions à cette soirée. Je détestais les compliments, ils avaient le don de me mettre mal à l’aise. Je n’avais rien de spécial. Je n’étais pas une jolie fille, pourquoi prétendre le contraire ? Je prenais enfin conscience de la manière dont il me dévisageait. Il n’y avait pas une once de perversité, mais uniquement de l’attirance. Pourquoi ne m’étais-je pas présentée à l’événement telle une pouilleuse ? Je ne faisais qu’attiser le danger habillée et coiffée de cette manière ! Mes efforts payaient, mais pas de la manière escomptée. J’étais perdue dans un océan de contradictions.

« On dirait là le discours d’un charmeur entretenant un tableau de chasse. J’espère que ce n’est pas le cas car, sinon, je serai obligée de vous botter le cul. Solidarité féminine. » concluais-je d’un air mi-figue mi-raisin. Je détestais les individus qui se représentaient la femme telle un objet à connotation sexuelle. Détendue, je poursuivais ensuite : « Dois-je en conclure que vous avez déjà eu une aventure avec un homme ? Waouh. Les surprises défilent avec vous. » De mon côté, je n’avais jamais eu de relation avec une demoiselle. Près de 500 ans m’avaient été nécessaires pour toucher à représentant de la gent masculine, il ne fallait pas trop m’en demander ! J’ignorais si des personnes nous écoutaient toujours, dans quel cas ils devaient trouver notre sujet très intéressant. Je me retins de pouffer à cette idée. Fronçant les sourcils, je répliquais : « Votre regard me dérange. Arrêtez ça sur le champ, ou je vous fais dévorer vos propres prunelles. » Je ne pouvais admettre posséder du charme, et je détestais être contredite, même s’il s’agissait d’un simple contact visuel.

_________________
There are others, others that hold onto an emotion, a drive,
loss, revenge, or love. Those, they never go away. †
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

ESSENCE OF CHAOS

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 35 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Gérant d'un restaurant [titre de mon champ]: FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? [titre de mon champ]: GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)Elza [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 683 [titre de mon champ]: PACTE: : 19/05/2017



Message
Sujet: Re: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   Mer 14 Juin - 22:56





Come un Miraggio



Mains en l'air, une paume ouverte et l'autre tenant toujours la flûte, je rendais les armes. Son physique juvénile n'en était que plus dangereux et je la croyais parfaitement capable d'user de la violence si c'était nécessaire. Inutile de l'apprendre à mes dépens. Plus que tout, je voulais qu'elle apprécie ce moment d'échange. Pas qu'elle se fasse une fausse opinion de moi ou qu'elle veuille déguerpir au plus vite. Certaines personnes ne savent pas comment se défaire d'individus pot-de-colle. D'autres n'essayent même pas de prendre de pincettes et annoncent sans filtre ce qu'ils pensent. A quelle catégorie appartenait-elle ? J'avais ma petite idée là-dessus. Mais ce que je voyais d'elle n'était peut-être que ce qu'elle voulait bien me montrer. Pas sa véritable personnalité mais une apparence travaillée, façonnée, un joker qui lui permettait de se voiler la face en cas de proximité non désirée. Même si c'était du vent, pour qu'un mensonge fonctionne il faut une part de vérité. Alors cette part, aussi infime soit-elle, me contentait. Peu importe sa forme.

Je tournai la tête vers les jardins, dégustant un peu de champagne.

" Le charme est naturel chez les italiens, je n'y peux rien. Suis-je volage pour autant ? Je ne crois pas. J'aime aimer, tout simplement. The greatest thing, you'll ever learn...is just to love...and be loved in return... ", ajoutai-je en poussant la chansonnette, d'un accent à couper au couteau mais pas complètement faux niveau tonalité. Un couple passa devant nous et rit en nous regardant, je leur envoyai un baiser avant de me retourner vers Elza.

" Que les femmes me délaissent plutôt que je ne leur brise le cœur, cela ne vous semble pas plus proche de la réalité ? Elles sont tellement compliquées. Magnifiques ! Mais toutes les roses ont des épines et je ne sais pas comment les éviter. "

Ma maladresse n'était pas la seule en cause, donc. J'avais eu des histoires, naturellement, mais de là à envisager le mariage...Une fois ? Deux ? Ma mère y était pour beaucoup, à vrai dire. Elle voulait toujours me caser avec la fille d'une de ses amies, de sa coiffeuse, de son prof de gym. Elle ne comprenait pas que ma vie me convenait telle qu'elle était. Que je n'étais pas pressé d'avoir une descendance. Que je n'avais désiré former une famille. Je ne craignais pas l'union conjugale en soi, ni le fait de passer le restant de mes jours avec une seule et même personne, au contraire. Et ce n'est sûrement pas par manque d'amour qu'elles m'ont quitté.

" Un conseil, peut-être ? ", demandai-je.

Va-t-elle résister ou me glisser quelques indices ? Une information spontanée, une envie qui la ferait sourire, un geste ? Si un regard la faisait se refermer sur elle-même, qu'en serait-il d'une caresse ? Je n'allais pas tenter l'impensable, au risque d'être envoyé en exil. Ou à l'hosto ! Les deux ?





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

GOD HATES FANGS

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Bien que l’image renvoyée par son miroir révèle l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, Elza en compte exactement 480. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Malgré les années écoulées et ses indénombrables rébellions, Elza est restée pieuse. Qu'est-ce qu'un homme si ce n'est une source de conseils et de réconfort ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sa dévotion envers le clan Gallerini est telle qu'un emploi serait superflu. Son unique aspiration est dédiée aux croyances de son roi qu'elle s'efforce à faire respecter. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 480 printemps plus tard... [titre de mon champ]: ÉCHINE: : I am a vampire, I have lost my fangs ♫ [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Sens accrus, résistance au froid, agilité, force et rapidité. [titre de mon champ]: GANG: : Clan Gallerini : la paix avec les hommes est le but des tous les membres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Mia Wasikowska [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 169 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



Message
Sujet: Re: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   Jeu 15 Juin - 18:05
L’homme semblait ne posséder aucune rancœur à mon égard, s’adressant à moi comme il l’avait fait le jour de notre rencontre. Comme si de rien n’était, ma fuite semblait n’avoir jamais eu lieu. Pourquoi continuait-il de me parler ? N’avait-il pas envie de me hurler dessus, m’intimant de répondre à ses questions afin d’expliquer mon comportement instable ? Non, rien de tout ça ou tout du moins ne le laissait-il aucunement paraître. Chacun une coupe de champagne à la main, nous parlions de ses déboires amoureux et de ma soi-disant « prestance ». Derrière mes airs provocateurs, je restais une damoiselle profondément mal à l’aise avec mon propre corps, refusant de complimenter mon apparence. Aussi, je craignais le regard des représentants de la gent masculine qui considéraient souvent les femmes tels des objets, des outils pour procréer leur descendance. Le monde avait changé depuis ma naissance, mais les mentalités étaient tenaces. Dans le cas contraire, comment expliquer les viols et les mariages forcés par exemple ? Mon esprit de contradiction m’avait pourtant amené à m’habiller de manière relativement révélatrice. Je ne souhaitais pas faire une croix sur ma liberté, mon propre corps n’appartenait qu’à moi. J’étais la seule à détenir le droit de choisir mes fringues à enfiler, et ce peu importe l’événement auquel je me rendais. Oui, j’étais bien difficile à suivre. Et ce n’était pas Vittorio qui allait me contredire de sitôt. Probablement pensait-il que je prenais un malin plaisir à le faire tourner en bourrique, alors que je me noyais dans ma propre confusion. Je m’apprêtais à passer la main dans ma chevelure, lorsque je me souvins que cette dernière était attachée. Un moyen de moins pour dissimuler ma gêne. Fort heureusement, mon interlocuteur ne rabâcha pas le sujet de mon élégance et reprit son discours sur le romantisme des italiens. D’un simple coup d’œil, je l’en remerciais. Soulagée, j’écoutais ses propos, souriant lorsqu’il se mit à chanter. Je pouffais au faux baiser lancé aux curieux. Quelle impolitesse de leur part ! N’avaient-ils rien de mieux à faire que de nous espionner de la sorte ? En guise de réponse, je posais mon majeur sur ma joue, feignant de me la caresser d’un air distrait. Fuck you. Quand ils surprirent mon geste, je leur adressai un signe de la main accompagnée d’un sourire des plus hypocrite.

Mes prunelles se reposèrent sur le gérant du restaurant, toute mon intention portée à ses dires. Il finit d’ailleurs par m’adresser une question. Sérieusement ? Il me demandait des conseils ? C’était d’un ridicule, moi qui n’avait pour ainsi dire aucune expérience ! Je n’avais jamais été en couple et, ma relation s’en rapprochant le plus était Isiah, sorcier s’étant juré fidélité à sa femme décédée depuis des décennies. Comment pouvais-je venir en aide à un maltraité par l’amour ? Soudain, je me souvins du mensonge que j’avais prononcée plusieurs semaines auparavant. J’avais prétendue être en couple. Le moment de l’effet boomerang était-il arrivé ? Apparemment. Je devais désormais me dépêtrer de ce faux pas. « Je ne suis jamais sortie avec une fille. Pourquoi ne demandes-tu pas à tes amis ? » Après tout, ce n’était pas illogique. Du moins, pas de mon point de vue. « T’es-tu déjà demandé si elles sont toutes aussi… « épineuses » que tu le prétends ? Peut-être qu’il s’agit tout simplement de ton type de femme. Tu les attires car tu les désire. » Je me retins de faire le parallèle avec moi. J’étais l’exemple vivant de la théorie que j’avançais. Depuis quand étais-je devenue une conseillère conjugale ou je ne sais quelle autre connerie de ce genre ? J’entendais le rire de mon meilleur ami résonner aux quatre coins de ma caboche.

Je buvais une nouvelle gorgée de ma boisson alcoolisée lorsqu’un inconnu se présenta à moi, m’invitant à venir danser en sa compagnie à quelques mètres de là. L’horreur. Je me mis à balbutier. Pourquoi ? Cela m’était déjà arrivé un nombre de fois important. Peut-être étais-je embarrassée car j’étais en compagnie de Vittorio ? « Hum… Non merci. Je suis accompagnée. » racontais-je en pointant du doigt mon interlocuteur précédent. L’étranger était beau garçon, brun avec des yeux d’un bleu rappelant l’océan. Rares devaient être les fois où il était confronté à un refus quant à sa requête. Rouge pivoine, je hochais la tête en guise d’au revoir. Je pouffais d’un rire nerveux puis m’éclaircit la gorge. « Je suis une rose avec des épines. » rappelais-je avant de lui demander de quoi nous étions en train de parler. Lorsque cela me revint en mémoire, je repris la parole. « Pourquoi avez-vous été largué ? Du moins si vos accusations ne sont pas du pipeau. Je suis curieuse. » De ce que je connaissais de sa personnalité, rien ne m’avait semblé repoussant jusqu’ici.

_________________
There are others, others that hold onto an emotion, a drive,
loss, revenge, or love. Those, they never go away. †


Dernière édition par Elza Maroni le Jeu 15 Juin - 23:23, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

ESSENCE OF CHAOS

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 35 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Gérant d'un restaurant [titre de mon champ]: FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? [titre de mon champ]: GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)Elza [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 683 [titre de mon champ]: PACTE: : 19/05/2017



Message
Sujet: Re: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   Jeu 15 Juin - 23:12





Come un Miraggio



La belle visait juste ! D'une précision telle que je me demandais si mon reflet envoyait aux autres des informations dont j'ignorais jusqu'à l'existence ! Je n'étais pas bon comédien mais le fait que je donne l'impression de tout prendre à la légère pouvait être interprété de multiples façons. Je réfléchissais à qui, dans mon entourage, je pouvais poser ce genre de questions. Il fallait que ce soit quelqu'un qui me connaisse, qui sache appréhender les femmes. Quelqu'un qui avait de l'expérience en relations amoureuses sans pour autant traiter le sexe opposé avec dédain ou supériorité. Il y avait bien un nom qui se baladait dans ma tête, mais je doutais qu'il soit capable d'apporter les réponses dont j'avais besoin. Sa propre vie amoureuse était en chaos alors...je ne me voyais pas débarquer avec mes réflexions sentimentales. Par ailleurs, j'avais décidé de ne pas trop me creuser les méninges à ce sujet. Les femmes sont douées pour cela, elles le font pour deux ! Et voyez où cela m'a mené...

Alors que je m'apprêtais à répondre à Elza, une troisième voix se fit entendre. Une voix doublé d'un physique on ne peut plus avantageux, le combo gagnant du bellâtre qui tente sa chance sans imaginer une seule seconde la possibilité de se faire éconduire. Ebahi par une telle assurance et spectateur d'une scène à laquelle j'étais sensé être l'un des principaux protagonistes, j'observais leur échange. Lorsqu'elle me pointa du doigt, il ne se donna même pas la peine de me regarder. Quand on n'a d'yeux que pour une femme, difficile de prêter attention à ceux qui se trouvent autour. Je souris en l'entendant rire, visiblement surprise par ce moment assez particulier. Je me serais volontiers prêté au jeu de l'amant jaloux si je n'avais pas peur que cela me revienne en pleine figure ! Avec elle, il valait mieux prendre ses précautions.

" Puisque vous faites partie de cette catégorie de femmes, vous devriez en avoir une idée ! "

Pourquoi continue-t-elle à me repousser ? Pourquoi refuse-t-elle de rester avec moi ? Pourquoi s'interdit-elle de vivre, tout simplement ? Quel est cet absolu qui la rend captive ? A-t-elle jamais tenté de passer outre ? Si oui, qu'est-il arrivé ? Si non...que risque-t-elle ?

" Je ne suis pas assez impliqué. Trop gamin ? On ne sait jamais si je pense ce que je dis ou s'il s'agit d'une autre de mes farces. Les aimer n'a pas suffi à les garder, malheureusement. "

Je me détachai du bar et l'invitai à me rejoindre pour profiter du jardin. L'air était chaud sans être lourd et la fraîcheur d'une brise rendait l'environnement encore plus agréable. Prétexte pour l'éloigner d'autres prétendants potentiels ? Pas du tout ! Non ? Qu'y aurait-il de mal à ce que je ne veuille pas la partager ?





Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

GOD HATES FANGS

avatar

conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Bien que l’image renvoyée par son miroir révèle l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, Elza en compte exactement 480. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Malgré les années écoulées et ses indénombrables rébellions, Elza est restée pieuse. Qu'est-ce qu'un homme si ce n'est une source de conseils et de réconfort ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sa dévotion envers le clan Gallerini est telle qu'un emploi serait superflu. Son unique aspiration est dédiée aux croyances de son roi qu'elle s'efforce à faire respecter. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 480 printemps plus tard... [titre de mon champ]: ÉCHINE: : I am a vampire, I have lost my fangs ♫ [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Sens accrus, résistance au froid, agilité, force et rapidité. [titre de mon champ]: GANG: : Clan Gallerini : la paix avec les hommes est le but des tous les membres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Mia Wasikowska [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 169 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



Message
Sujet: Re: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   Ven 16 Juin - 11:48
Passé la gêne provoquée par l’interruption de l’inconnu, je relançais le sujet des mésaventures sentimentales de mon interlocuteur. Selon lui, c’était une évidence bien qu’il finît par en formuler la cause à haute voix. Son absence de maturité, ou du moins ce qu’il laissait paraître et pouvant être interprété de cette manière par ses anciennes compagnes, provoquait leurs fuites. Même si je n’avais aucune réelle expérience, je parvenais à saisir où il voulait en venir. Il est vrai qu’il pouvait être difficile de faire la part des choses entre humour et sincérité lorsque la personne enchaînait les vannes quotidiennement. Ne parvenait-il pas à trouver un juste milieu permettant de dissiper tous malentendus ? J’affichais une moue désolée, ne sachant pas comment lui venir en aide. « Vous me posez une colle. Je ne vous connais pas depuis suffisamment longtemps pour pouvoir me projeter dans un contexte où je serais fatiguée de votre comportement. Vous êtes l'une des seules personnes à me faire rire. » Le séduire n’était en aucun cas mon intention en le complimentant de la sorte. Je n’avais aucune arrière-pensée et étais ravie de pouvoir me montrer franche à son égard puisque je pouvais au moins lui reconnaître le talent de me redonner le sourire.

J’étais encore perdue dans mes réflexions lorsqu’il m’invita à nous diriger vers le jardin, dans un coin plutôt reculé. Mes prunelles se posèrent sur la fontaine, dressée en hauteur sur plusieurs mètres. Le cadre était vraiment idyllique et agréable. Je m’imaginais d’ores et déjà en train de faire des exercices de relaxation, mon ouïe concentrée sur la musique de l’eau et le bruit des feuilles environnantes. Je fermais mes paupières pendant plusieurs secondes, savourant la disparition du tumulte provoqué par la foule. « Mon Dieu. Je n’en pouvais plus de les entendre jacasser. » Ma relative innocence était telle qu’il ne me vint jamais à l’esprit que les motivations de Vittorio puissent être, en vérité, de m’isoler des possibles futurs prétendants. J’ignorais quelle aurait été ma réaction dans le cas contraire. Aurais-je été charmée ou révoltée ? Ma personnalité était si paradoxale que rien n’était assuré à l’avance. Le regard fixé sur le décor, j’ajoutais, comme si les dernières minutes n’avaient pas existé : « Sinon, peut-être cuisinez-vous trop gras, et elles redoutent de se changer en barrique en vous fréquentant trop longtemps ? » Je ne tentais pas forcément d’être drôle puisqu’il s’agissait uniquement d’une idée venant de me passer par la tête. Il m’était impossible de juger de ses talents culinaires pour des raisons plus qu’évidentes, et il était connu qu’une partie importante de la gent féminine surveillait régulièrement son poids. Fort heureusement, je n’en avais pas besoin. Ce n’était pas la consommation de sang qui allait me rendre obèse… Malgré cela, j'avais conscience de l'absurdité de mon intervention et me sentais presque honteuse de ne pas m'être tût.

Je m’asseyais sur un banc en bois, me demandant si une fille normale se plaindrait de la température ambiante dans une tenue pareille. N’y étant plus sensible depuis ma renaissance surnaturelle, il s’agissait-là d’une des grandes énigmes de mon existence. « Souffrez-vous d’être seul ? » À nouveau, je mettais les pieds dans le plat sans prendre de gants. Mon interrogation semblait presque sortie de nulle part. S’il existait bien quelqu’un au monde qui connaissait par cœur la solitude, c’était moi. Aimait-il être célibataire où était-ce réellement un résultat de son incapacité à faire preuve de sérieux en toutes circonstances ? La nature de sa réponse serait un bon indicateur, même si je n’étais pas calculatrice au point de lui avoir posé cette question afin de le tester. D’une façon inexplicable, je me souciais de lui et de son bonheur. L’amitié nous était interdite, mais rien ne m’empêchait de l’écouter et de lui apporter mon soutien en cas de nécessité. Mes yeux le fixèrent avec intensité, parvenant à décrire son visage avec précision grâce à ma vision nocturne développée. La scène était romantique par excellence, propice à de grandes déclarations d’amour. Pourtant, ce n’était aucunement d’actualité aux dernières nouvelles. Nous étions enfin seuls, comme lors de notre première rencontre. S’achèverait-elle également par ma disparition soudaine dans les ténèbres ?

_________________
There are others, others that hold onto an emotion, a drive,
loss, revenge, or love. Those, they never go away. †
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Contenu sponsorisé
conter son règne



Message
Sujet: Re: Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)   
Revenir en haut Aller en bas
 
Come un Miraggio | Elza Maroni (Terminé)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sujets similaires
-
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]
» Hermione Granger ( terminée)
» 101 TH AIRBORNE (Armée terminée en 1 semaine de quickpainting)
» Azur, adorable petite boule de poils bleue. (Terminé. )

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
RIGOR MORTIS ::  :: SUD-
Sauter vers: