cette hache que l'on déterre. (threesome)

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GOD HATES FANGS

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : l'ivraie sidérée fabule aux orbes obtus la dégaine d'un quinquagénaire. [titre de mon champ]: CONTRAT: : éros démembré. feu l'hérésiarque ne veut plus rien des chairs que leur noir ichor. [titre de mon champ]: BESOGNE: : docteur jekyll plante ses griffes dans la roseraie des folies qu'est son asile. mister hyde, démonologue comateux, visite les possédés que le vatican lui dégueule. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : fin sursise s'éternisant depuis deux millénaires. [titre de mon champ]: GANG: : ogre de clan. un diable de régent pour son sire le roi chrétien, agapito gallerini. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : del toro. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 218 [titre de mon champ]: PACTE: : 11/02/2017



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Sujet: cette hache que l'on déterre. (threesome)   Mer 14 Juin - 0:55
cette hache que l'on déterre

       

La tachycardie de l’autre démange les cloisons capitonnées de la cellule. Pièce exiguë, botteleuse d’aliénés, chambre exsangue et bourrée d’intolérables épaisseurs que le joug de l’asile dégueule par chaque pore ; là-dedans, ça poque l'urée enfouie sous tissus et les vésanies déchaînées qui sous carne avarient. Sujet boudiné par une torsade de camisole, l’animal pris en étau, simien agité quoique fermement tenu au renfort de sangles, bigle sur l’Immaculé une attention avare de tous mots. À défaut d’apologie à l’intelligibilité certaine, le patient dégoise des borborygmes confus que l’on croit chthoniens dans l’administration très secrète et très gnomique du Vatican. Un saltimbanque de va-nu-pieds habité par le Mal, c’est ce qu’ont supputé les bigots larmoyants d’un village, voisin à la citadelle.

De la mangeaille pour le Dr. Jekyll.  

Turlutaine s’éternisant en manie, cette furieuse envie de croire l’a porté à gober tous les phénomènes inexpliqués qui laissent cois les exorcistes les mieux versés. Si telles apostasies ne s’abolissent d’aucune sorte qui soit consignée sur les pages du Malleus Maleficarum, c’est que les acharnés en question, incurables par quelque crucifix ou sabir qui soient, sont simplement fous. Ne tient qu’au psychiatre, niché sous un passepoil de démonologue, d’homologuer ou non l’épilogue clérical. Mais le branque ici-même, comme tant d’autres, et après des jours d’étude rapprochée, contentieuse et cabocharde, se révèle en fin d’examen tout à fait décevant. Son faciès hypertrophié par des rubéfactions de gueulard n’a d’énigmatique que la déficience d’un encéphale malade. D’affûtiaux lucifériens, l’âme du pauvre type ne se pare point. Entre crachats expectorés, insultes proverbiales, menaces scatophiles, et hilarités stridulantes, un soupir las ronfle, imperturbable. Le souffreteux semble, à chaque accord de gosier joué, sommer un prurit de grogne chez le praticien trahi. Heureux soit le fêlé que des chaînes encombrent. Attendu que ces raboteuses patoches crochant le cahier de suivi médical auraient eu la bizarre intention de débusquer ce fantoche de Malin par la grâce des coups, si l’honneur et la paresse de l’homme en blanc n’avaient pas tiré la tronche devant cette bête bridée et pathétique.

Silhouette évadée de sa torpeur, la carrure blafarde se relève et dans son essor reconquiert le tabouret d’une dextre molle, qu’une rectitude sculpturale ronge paradoxalement. Les griffes s’encastrent dans le bois. Lui mâchillent l’essence. S’imprègnent d’un musc que la morosité enguirlande. Manquent briser le barreau tenu puis se ravisent avec une ductilité dressée. Arrivé face à l’épaisse huisserie, la cabèche de l’assise heurte le judas oblong, invoquant une paire d’yeux qui surgit de derrière et qui ausculte brièvement le seigneur du fief. On s’assure, encore aujourd’hui, que les brebis galeuses n’aient pas dévoré le loup. À l’instant où la lourde éventre sa tripaille de fer pour libérer le directeur, quelque chose grelotte dans un fond de poche. Le conciliabule imminent, entretenu avec l’infirmier et les deux surveillants ayant jusqu’alors patienté que s’achève l’entrevue, néglige chez l’Antédiluvien toute curiosité pour ce vrombissement technologique d’appel en cours.

« Aile ouest », tranche le coryphée.

Au dépotoir des déboires.
Qu’on envoie là-bas cet ixième insuccès ! et qu’on ne l’emmerde plus de toute la nuit –  car c’est bien à la sorgue que le daron offre ses horaires, n’en déplaise au DRH. La paire de pitbulls accrédités opine et s’engouffre rondement dans la piaule du misérable lors même que le garde-malade se met à trotter dans les pas du patron qui, déjà, s’éloigne, siège en pogne tel un Ponce Pilate s’armant d’une lance pour trouer un Christ à la sainteté discutable.

« Docteur, votre fille est là. »

Rictus. Le mâle paraît enquérir sa sapience. Vieillard sénile, patriarche grabataire, sa colonnade de produits est si longue qu’il peine à savoir de qui l’on cause. Ses vies s'ingèrent les unes les autres et de cette coction naît souvent une semblable étourderie, digne d’un mégalithe qui en oublie sa pierraille. D’une mine patibulaire le savant congédie son cantor après lui avoir glissé entre phalanges les reliques de son office. Il lui épargne cette question à mille balles que son éternité raille : laquelle ?

* * *

« Elza. »

Et en même temps, qui d’autre. Des femelles, le bondieusard n’en côtoie que peu, et en étreint encore moins. Mignonne fidèle à son bourreau, l’orpheline ne pouvait pas mieux tomber entre les crocs de l’infernal qui goûte à la paternité d’une féminine figure sans non plus trop se fouler la misogynie chrétienne. Les phalanges déballent à peine la tenue du spécialiste que la vibration du petit engin dérange derechef les esgourdes du Régent. Patte glissée entre étoffes. Téléphone cellulaire harponné. Six appels manqués. Le patronyme d’une ouaille se superpose en une tour de Babylone prête à s’effondrer.

Maxwell Fitzgerald.

Vague écho que l’indifférence râpe, la phonation de la nymphette se perd dans l’atmosphère vétuste du bureau. La gueule du signore ne se redresse que pour couper là une faconde dont il se fout.

« J’ai à faire. »

Et de gober par tonalités entières l’unique message vocal laissé. Une voix équarrie, un bruitage abstrus, et la conviction de devoir, au nom du Saint Esprit, s’arracher de son antre pour venir rôdailler dans le sud de Rome – tel qu’indiqué par la nitescence d’un écran pour qui la géoposition d’autrui n’a plus aucun secret. S.O.S. volatile. D’entre la putrescence, un balbutiement de devoir rote à s’en péter l’équité. Manteau et gants fuligineux sont revêtus pour mieux disparaître dans un monde trop éclairé, trop surveillé et trop connecté – des empreintes, la Créature ne veut en abandonner aucune sur ses vifs passages, puis le chambranle est à nouveau passé. Il sent les mirettes de la gamine lui lécher le râble ; laisse planer le doute. À l’évidence, sans l’y convier explicitement, sa venue n’est pas plus prohibée que ne l’est sa présence dans le quotidien du sien cerbère.

(c) REDBONE


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Bien que l’image renvoyée par son miroir révèle l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, Elza en compte exactement 480. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Malgré les années écoulées et ses indénombrables rébellions, Elza est restée pieuse. Qu'est-ce qu'un homme si ce n'est une source de conseils et de réconfort ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sa dévotion envers le clan Gallerini est telle qu'un emploi serait superflu. Son unique aspiration est dédiée aux croyances de son roi qu'elle s'efforce à faire respecter. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 480 printemps plus tard... [titre de mon champ]: ÉCHINE: : I am a vampire, I have lost my fangs ♫ [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Sens accrus, résistance au froid, agilité, force et rapidité. [titre de mon champ]: GANG: : Clan Gallerini : la paix avec les hommes est le but des tous les membres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Mia Wasikowska [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 169 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



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Sujet: Re: cette hache que l'on déterre. (threesome)   Jeu 15 Juin - 11:42
Bien que je portais une grande estime à Belphegore Forgese, mon « mentor » au sein du clan Gallerini, il me fallait avouer que son activité professionnelle me donnait la chair de poule. Je détestais mettre les pieds dans les hôpitaux psychiatriques, endroits malsains, angoissée par l’ambiance d’aliénation qui y régnait. Comment pouvait-on perdre la boule au point de ne même plus reconnaître ce qui est bon pour soi-même ou pour les autres êtres humains ? Mes aprioris concernant ce type d’institution s’étaient renforcés à cause des nombreux films d’horreurs que j’avais visionné à travers les décennies. Un comble pour un vampire que de craindre l’épouvante n’est-ce pas ? Je percevais ces lieux comme hantés par ses précédents occupants, désirant se venger des possibles expériences dont ils avaient été les cobayes. Oui, je cogitais bien trop. Vive la paranoïa. Malgré cela, je m’apprêtais à déranger la créature de plusieurs millénaires. Véritable victime du syndrome de Stockholm, j’appréciais passer du temps en sa compagnie et lui raconter mes dernières mésaventures. Bien entendu, j’avais conscience qu’il s’en fichait éperdument la majorité du temps puisqu’elles ne risquaient pas de bouleverser son existence ! Pourtant, il savait se montrer à l’écoute, ou du moins faire comme si. Malgré cela, nous ne nous étions pas retrouvés dans la même pièce depuis un nombre conséquent de semaines, période infime pour des individus tels que nous. Durant ce laps de temps, j’avais commis un bon nombre d’impasses : j’avais accueilli en secret un sorcier chez moi, j’avais rencontré un humain qui ne me laissait pas indifférente, ma mère et moi nous étions revues après m’être faite presque battre à mort par un gang de vampires et… j’avais couché avec un loup-garou. À croire que ma vie serait la source d’inspiration idéale pour un soap opera obscur interdit aux moins de 18 ans. Bien entendu, je ne pouvais rien lui confier de tout cela, si ce n’est mon entretien avec ma génitrice. J’en étais d’ailleurs obligée selon le contrat qu’elle et Belphegore avait passés. Nous n’étions pas censées nous voir sans son autorisation, témoignage de l’emprise qu’il détenait. C’était en échange de services qu’Irina se voyait accorder une visite. J’avais longuement réfléchi, mais je m’étais décidé à jouer franc-jeu avec lui. Beaucoup trop de non-dits résidaient entre nous, néanmoins je pouvais au moins m’exorciser de l’un d’eux. Le moins délicat.

Ainsi, me voilà, attendant sagement le directeur. Un employé se retira afin de lui annoncer ma venue tandis que je restais seule, faisant le tour de la pièce d’un air distrait. Était-il en train d’ouvrir une boîte crânienne avec une scie ? Non, là ce serait ridicule. Je ne vivais tout de même pas dans un navet cinématographique baigné d’hémoglobine. Je me mis à chantonner un air lointain, mon regard perdu sur les différents accessoires disponibles. Après une poignée de minutes, j’entendis des pas s’approcher dans ma direction. Je me retournais et me tint droite, prête à accueillir l’homme avec dignité. Que ne fut pas ma déception lorsqu’il m’adressa à peine un regard, commençant à se changer avant que son téléphone ne se mette à faire remarquer sa présence. Peu importe. Cela ne m’empêcherait pas de parler. « Il s’est passé quelque chose. Je pense que ça devrait vous intéresser. Je pistais un traître lorsque… » Je m’interrompis lorsque mon interlocuteur me coupa net, prétextant qu’il avait à faire. Je fronçais les sourcils, renfrognée face à un tel affront. Affichant une moue boudeuse, je m’appuyais contre le mur derrière moi, les bras croisés. Je détestais me sentir aussi indésirable et soumise. Sans prendre la peine de me saluer, il revêtit sa veste et prit la sortie. Furax quant à son manque d’intérêt évident envers moi, je partis en claquant bruyamment la porte derrière moi, manquant de la sortir de ses gonds. Sur ses talons, je le suivais tout en tâchant de me calmer avant de me mettre à sa hauteur. « Que se passe-t-il ? Puis-je vous être d’une aide quelconque ? » Pourquoi me sentais-je obligée de lui proposer du renfort alors que je haïssais son attitude ? Ne devrais-je pas lui hurler mon ressentiment à la gueule ? Être une soldate exemplaire me courrait sur le système davantage chaque jour. Aurais-je le courage de quitter mon clan ? Le désirais-je réellement d’ailleurs ? Quelles seraient les conséquences si je me saisissais à nouveau de mon indépendance totale ? Me laisserait-il la vie sauve où se comporterait-il enfin tel le bourreau qu’il était censé être autrefois ?

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