« Oppositions » FLASHBACK ❧ Ft. Rosa

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1477 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: « Oppositions » FLASHBACK ❧ Ft. Rosa   Ven 16 Juin - 21:26

« The deep end. We're swimming with the sharks until we drown. The lies and affectations. Sensation. »

Rire cristallin qui raisonne, se mêle au délicieux vacarme de l'ondine qui lèche le sable, si-scion des mondes dans une violence inouïe, visible uniquement pour les regards avisés. La silhouette se déhanche sous le regard affamé, se glisse, le tissus tombe, dévoilant ses ondulations délicieuses à moitié dissimulée derrière ses mèches interminables sous le couchant, alors que le crépuscule pointe, laissera bientôt sa place à l’obscurité abyssale et profonde. Écrin d'innocence qui joue, frappant l'ondine de sa plante de pieds, naïve, la projette en un jeu enfantin, une boutade, amusée. Une idiote de plus qui se laisse berner, appâtée, se jouant quelques instants de la saline, de la tranquillité de la plage, parfait terrain de chasse. Babines qui s'étirent en un rictus, belle qui quémande soudainement une attention plus sérieuse, loin des enfantillages, murmure d'elle-même la proposition fatidique. Baignade. Elle le roucoule presque, alors qu'il raisonne avec délice à l'oreille. Maigre signe pour lui indique d'aller, laissant filer son échine avec quelques secondes d'avance.

La trachée brûle, incendie ravageur, qui assèche, pénible torture bientôt apaisée, qui ne rêve que du palpitant qui vibre dans son être, tout comme le manque d'ondine, sécheresse pénible de l'été qui pointe le bout de son museau avec amertume. Maudite saison. Il ne fallut qu'une seconde pour ôter le tissus et épouser la saline, quelques écailles perlant d'elles-même sur les chevilles au délicieux contact, alors que les jambes cherchent à rejoindre une profondeur plus agréable, hurlant leur retour au squelette d'origine. Parvenir à plonger après avoir lancé un sourire niais à l'autre, ôtant la dernière frontière vestimentaire, elle devait très certainement en rire, ne se doutant pas de la tragédie à venir.

Le supplice de la carcasse débute, mâchoire qui se crispe alors que les artifices s'envolent, humanité faussée, que les os craquent, que la chair bouillonne, percée d'une nageoire dorsale, peau pâle qui laisse place aux écailles nocturnes reluisant sous la faible lueur qui diminue de minute en minute à la limite des flots. Enfin, les branchies s'ouvrent en une sensation de soulagement bienfaitrice. Instant savouré une maigre seconde, bien mieux que les eaux douces de Rome, désagréables et encombrées d'horreurs, troublées par la crasse qui y règne, océan chérit et manqué, à la séparation toujours aussi effroyable.

Regagner la surface pour en revenir à la donzelle, feinter l'innocence une seconde encore, évitant de dévoiler la fourberie, le temps de trouver ses lèvres imprégnées de sel, de sentir ses doigts s'agripper à mes épaules en toute confiance. Attendre la seconde fatidique, celle ou où elle rompt le tout, où son regard s'écarquille, se pare d'incompréhension, d'effroi, cet instant où sa jambe lisse frôle les écailles rugueuses, en jubiler. Gestes furtifs, monstre des mers la tirant vers l'obscurité, crocs perçant sa carne avec avidité pour apaiser l'incendie, cherchent le flux, la jugulaire, dévorant le souffle qui l'habite avec gloutonnerie. Exquise. Elle devient poupée de chair à la vie dérobée, à la jeunesse absorbée, pantin désarticulé entre les doigts, qui ne serait peut-être jamais retrouvé.

Irritation pourtant palpable, chasse épiée et non tranquille, iris se glissant un instant vers la spectatrice non sans contrariété. La carcasse noyée est entrainé dans un gouffre, laissé à son sort et à l'ondine, avant d'en revenir à l'autre, la sirène visiblement un brin trop curieuse, regagnant la surface, cherchant le premier rocher venu pour m'y agripper, pierre rafraîchie par le soir, m'y hissant pour y prendre place, nageoire caudale serpentant toujours dans la cristalline, la battant en douceur. « Le spectacle t'a plu ? » Phrase emprunte de sarcasme et d'agacement, sourcil qui se hausse en détaillant la voyeuse l'espace d'une seconde, probablement plus appâtée par l'odeur de l'ondine pourpre qu'autre chose. La langue passe sur les crocs toujours dehors, cherche à en récolter la moindre gouttelette encore agrippée au palais, effluves sanguines encore dans la gorges.


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. [titre de mon champ]: BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle.... [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. [titre de mon champ]: ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... [titre de mon champ]: GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 345 [titre de mon champ]: PACTE: : 13/05/2017



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Sujet: Re: « Oppositions » FLASHBACK ❧ Ft. Rosa   Lun 19 Juin - 0:43

   


OPPOSITIONS
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MARIUS


Mes cheveux volent à l’air. Je conduis probablement trop vite mais je n’ai pas envie d’aller doucement. L’appel. Je crains que peu de monde puisse comprendre cette sensation. C’est comme une drogue, lorsqu’on en est loin trop longtemps, on se meurt petit à petit, tout change à l’intérieur de nous, la différence avec la drogue c’est qu’ele peut se sevrer, la mer c’est impossible. Les vagues me manquent, l’odeur du sel me manque, le bruit du mouvement du vent dans l’eau me manque, tout me manque et je deviens infernale. Il n’y a pas que le comportement qui change, le physique aussi. Une peau tiraillée, sèche, une couleur plus pâle que d’ordinaire, l’impression qu’on est malade, des cernes, tout ce petit combo se réunit pour me pourrir la vie. Quand je sens que l’océan me manque autant, je prends la route. La mer n’est qu’à une trentaine de kilomètres de Rome. Bien entendu, il faut trouver les coins les plus tranquilles si l’on veut pouvoir profiter pleinement des actifs et des bienfaits de la mer. Les touristes sont partout à cette époque de l’année et ce n’est que le début de la pleine saison. C’est mon troisième été en Italie depuis mon retour et j’ai trouvé une crypte difficile d’accès que personne ne fréquente. Les baignades y sont logiquement peu recommandées bien que la Méditerranée ne soit pas une mer trop agitée. Je viens régulièrement entre ses rochers pour dégourdir ma queue pleine d’écailles, je n’ai encore croisé personne. J’ai adopté cet endroit, j’aime m’y rendre, je m’y ressource, je suis dans un petit paradis privé, c’est l’endroit où je peux enfin être une véritable sirène. Lorsque l’on foule les pavés de notre belle cité antique, on perd l’impression d’être rattachée à la mer, même si l’appel nous le rappelle, je fais tout pour ressembler à une humaine et parfois je m’oublie dans ce rôle de composition. Je survis aux dépends des autres, je me nourris d’eux, entièrement, leur sang et leur âme. Rome offre un choix de qualité pour les repas, c’est une ville toujours en action. Heureusement, personne ne m’a encore relié à l’un de mes meurtres. J’ai bien failli me faire avoir une seule fois, il y a presque vingt ans, c’était à New-York, mon père m’a sorti du nouveau continent avant que je n’attire d’avantage l’attention. Ici, je suis bien trop prudente et si une personne a un doute, je l’hypnotise, j’entre dans la tête de la personne et je lui fais oublier tout ce qu’elle sait sur moi. Je n’ai jamais eu à aller jusqu’à là et j’avoue ne pas vraiment souhaiter cela.

Enfin tout cela pour dire que je roule trop vite. L’envie de me fondre dans la fraîcheur des vagues me fait appuyer sur la pédale de l’accélérateur. Ma petite FIAT avec toit ouvrant carbure. J’aime ce vieux model rétro. Je l’ai payé cher certes mais c’est un petit bijou, je ne me voyais pas la laisser à son vendeur, j’en suis tombée amoureuse. Sa couleur vert menthe à l’eau me plait beaucoup. Le seul problème avec ce genre d’automobile reste que cela consomme pas mal, heureusement que je ne sors pas souvent de la capitale. En ville, je prends les transports en commun, c’est bien trop compliqué de rouler entre les bus, le tram, les taxis mais surtout les scooters ! Je vous garantis que ce n’est pas un mythe, on en croise de tous les genres à chaque carrefour. Enfin ce n’est pas trop le sujet non plus. J’ai mis une cassette de musique des années quarante, des artistes oubliés aujourd’hui qui ont bercé ma jeunesse. J’ai dansé mes premiers pas de rock sur ces notes-là. Mon corps convulse au rythme de la mélodie, je chante des paroles en anglais que je connais par cœur. Ces chansons me rendent un peu nostalgique mais dans le bon sens. Les années quarante ne sont pas mes préférées mais elles m’inspirent pour la route, elle me donne la pêche. La fatigue étant déjà présente, j’en ai besoin. J’approche de l’océan, je le sens, le vent est différent, on sent l’air rempli d’iode, les mouettes se font bien plus nombreuses ainsi que les cars de touristes ou même juste les voitures. La circulation devient plus lente, en accordéon, cela met à mal ma patience.

Il me faut encore presque une demi-heure pour atteindre l’endroit que je convoite tant. Je gare ma voiture sur un petit parking. Je sors mes affaires, j’ai pris un panier avec des serviettes de bains et un bon livre. Je vais passer la journée à farniente. Je me sens bien moins nerveuse, je sens d’ailleurs mon cœur battre moins fort, je me relaxe, j’assouvie ce besoin, je me drogue. Je descends vers la crypte, le chemin est un peu chaotique, il descend raide, il faut être habile pour ne pas glisser sur un caillou et se tordre la cheville. Je tiens d’une main mon sac et de l’autre le chapeau que j’ai mis sur ma tête à mon arrivée sur place. Le soleil trop présent brule ma peau, je sais que cela ne va pas durer trop longtemps. C’est une douleur que je peux endurer.

Une fois sur le sable, je retire mes chaussures. J’avance maladroitement jusqu’à un endroit qui me convient. Je ne vois personne pour le moment. J’en profite pour retirer mes vêtements, tous mes vêtements. Rapidement je sens l’air marin caresser mon corps entièrement nu. J’inspire profondément, les yeux fermés, je me concentre, je connais la douleur future qui va arriver. Je l’appréhende autant que je suis pressée de la sentir. Le paradoxe encore une fois. J’avance, mes pieds entrent dans l’écume, puis dans l’eau. Elle est déjà bonne à cette saison, fraiche et agréable. Je continue sur ma lancée, mes genoux sont recouverts, déjà je sens ma peau se détendre. L’eau arrive sur le bas de mon ventre, un frisson parcourt tout mon dos. Je me fais éclabousser, peu importe par le mouvement des vagues. Mes seins sont cachés par mon élément. Bientôt même mes orteils ne touchent plus le sol, je force légèrement pour rester à la surface.

Bientôt ma décision est prise. Mon visage se transforme à cause de la douleur, je me retiens de laisser un gémissement sortir de ma bouche. Mes os craquent, je me laisse couler. Tout mon corps est submergé, physiquement et mentalement, la douleur et l’eau. Je peux crier sous l’eau, personne ne m’entend. Mes jambes se resserrent, ma peau fusionne, des écailles poussent, je reprends ma véritable forme, celle que l’on qualifierait de monstre. En quelques minutes, les deux membres qui me servent à marcher en forment un seul qui me sert maintenant pour nager. Des écailles entre le violet et le bordeaux recouvrent mon corps ou presque. Alors la douleur cesse et le soulagement arrive. Je remonte à la surface. Rien ne semble avoir changé, rien sauf peut-être…

Je fronce les sourcils, cette odeur ne provient pas de la mer. Elle est si familière, elle réveille une vieille sensation familière au fond de ma trachée. Je cherche autour de moi. Les falaises ne me permettent pas une bonne visibilité alors je décide de suivre l’odeur, de la flairer. Quelqu’un saigne, saigne beaucoup et je peux dire avec certitude que ce n’est pas un animal.

Je n’ai pas à aller très loin. Le spectacle est saisissant, étonnant, captivant. Je me hisse sur les rochers, je n’espère pas être vue. Je sais au fond de moi que je ne devrais pas rester à regarder une telle chose, cette femme est littéralement en train de se faire vider par un de mes semblables. Je n’avais encore jamais croisé de sirène male en action hormis mon père. Ce n’est pas vraiment poli, je crois que je n’aimerais pas que l’on m’épie comme je suis en train de le faire mais c’est plus fort que moi, sa méthode me fascine. Je n’ai jamais pensé à me nourrir dans l’eau, à me servir de ce paradis pour tuer… le plaisir doit-être … plus fort, peut-être ? Je l’ignore. Je me mords la lèvre, j’aurais presque envie d’aller rejoindre l’homme pour l’aider à terminer sa victime. Seulement non, je ne me permettrais pas. Je devrais partir, je devrais me planquer au moins. Jusqu’à ce que le corps coule, je ne réagis pas et quand je veux le faire, il est déjà trop tard.

J’entends mon semblable faire une réflexion sur mes faits de voyeurisme. Mes joues rosissent instantanément, je me pince la lèvre inférieure et même si j’ai envie de fuir en nageant à toute vitesse, je reste bloquée sur mon rocher. Je vois l’homme sirène se lécher les crocs pour récupérer tout le sang qu’il peut. Je crois que personne n’aura réveillé autant ma soif. J’en ai presque la bouche ouverte à baver d’envie, de soif, de sang. Mes crocs sortent malgré eux, ils attendent de se planter dans la chair fraiche, seulement je ne suis pas sûre de trouver la parfaite victime dans les environs. Je me reprends. Le gêne s’empare de moi, je baisse les yeux sur mes mains qui s’accrochent à la pierre. Je dois passer pour une pauvre petite novice. Je sais que je n’ai pas une grande expérience de ma propre nature, mon père ne tenait pas à ce que je sois plus une sirène qu’une humaine, pour lui savoir être une parfaite femme lambda était le plus important, pour la survie disait-il. J’ai sûrement loupé beaucoup de plaisirs, je ne saurais pas le dire. Enfin, je sais déjà que je n’ai jamais pensé ou osé, faire ce que cet inconnu vient de faire. J’ai bien conscience d’avoir été grossière mais tant pis la curiosité l’emporte. Je me hisse un peu plus haut sur mon rocher qui n’est qu’à quelques mètres du sien.

« - Loin de moi l’idée de t’épier, seulement… tu fais cela souvent ? Je veux dire emmener des victimes dans les vagues avant de les dévorer ? »
Je ne me rends pas vraiment compte de mon impolitesse. Je redeviens cette jeune sirène qui découvre les choses. L’innocence ou naïveté doivent être écrits au marqueur sur mon front. Je range mes crocs, je mouille mes lèvres pour calmer cette envie intenable. Le sang est l’autre drogue dont j’ai besoin pour vivre.

« - En tout cas, je m’excuse si j’ai troublé ton repas, ce n’était en aucun cas mon attention, j’étais simplement venue répondre à l’appel de la mer quand j’ai senti l’odeur du sang de ta victime »
Je lui fais un petit sourire d’excuse et je hausse les épaules innocemment. J’aimerais échanger avec cet homme, il a réveillé mon instinct de sirène, je veux en savoir plus sur ses aptitudes, aptitudes que je pourrais avoir moi aussi je suppose.

© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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Les plaisirs violents ont des fins violents, dans leurs excès ils meurent, tels la poudre et le feu, que leurs baisers consument  
©crack in time


Dernière édition par Rosa C. Manzoni le Mer 21 Juin - 0:01, édité 1 fois
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1477 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: Re: « Oppositions » FLASHBACK ❧ Ft. Rosa   Lun 19 Juin - 20:18

« The deep end. We're swimming with the sharks until we drown. The lies and affectations. Sensation. »

Délice d'un arôme délicat qui court encore, ravive l'échine, retrouve son éclat factice et illusoire. Son fantôme court encore, souvenirs occultés lors de l’étreinte qui se sont pourtant échappés par brides, images désagréables de la vie étrangère qui venait d'être engloutie goulument, coupée au vol alors qu'elle aurait très certainement eu des jours meilleurs, douces années dérobées par une "monstruosité". Pourtant loin d’éprouver le quelconque remord, esprit vaporeux et estomac repus avec satisfaction, profitant de l'ondine saline et de l'air marin. Malgré la compagnie visiblement forcée qui venait de s'imposer dans l'équation, anéantissant les songes d'une baignade solitaire et le désir de me laisser emporter par la douce nostalgie d'un temps révolu, loin de celui du rejet par les vagues à l'étreinte pourtant délicieuse, caressant les écailles avec une douceur inouïe. Qu'importe. Elle n'était pas désagréable à regarder, comme tout enfant de l'eau de toute manière. Belles gueules qui appâtent, font les yeux doux, murmures et fredonnent aux creux des oreilles, provoquent les frissons sous leurs lèvres, se font fantasmes, désirables.

Haussement de sourcil alors qu'elle se cramponne un peu plus à son rocher, empestant visiblement la soif, jurant presque d'apercevoir les crocs qui pointent derrière son minois. « T'aurais du apporter un amuse-bouche ma jolie, on dirait que tu vas t'assécher. » Doigts qui se glisses dans les mèches d'ébènes, arrachant goûtes cristallines d'un geste pour les sécher, bulle d'eau rendue à l'étendue infinie avec soin. Soupir d'aise qui s'échappe, iris se perdant sur l’horizon, enregistrant vaguement les syllabes d'excuses de ma comparse.

Maigre rire qui s'échappe à ses dires, ne cachant pas s'il s'agissait d'une plaisanterie ou non aux premiers abords, comprenant qu'elle était en réalité tout à fait sérieuse au bout d'une bonne minute. « C'est naturel. » Haussement d'épaule qui accompagne le murmure. Bien ma veine, très certainement un jeune poisson encore perdu. « T'es du genre à avoir été bercée trop loin du rivage à ce que je vois. » Retrouver un tant soi peu mon sérieux, abandonnant déjà la roche pour immerger un peu plus, besoin d'être étreint par l'ondine comme la caresse d'une mère aimante. Pourtant croiser les bras sur le granit, qui sert d'appui et d'encre afin de garder les épaules en surface, alors que la nageoire continue de battre en provoquant de maigre vagues, écailles nocturnes reluisant sous la surface.

« C'est toujours plus excitant à l'ancienne, ça donne moins l'impression d'être une vulgaire sangsues rabattue sur le bitume. » Réplique emprunte d'ironie, là tout le nœud du problème, avoir été jeté sur la terre ferme comme des mal propres, chassés des mers protectrices, tels des parias, enfermés dans des filets. L'homme avait tout envahit, pullulait avec son soi-disant progrès, orgueil tellement démesuré qu'ils en deviennent aveugles et ne voient pas les monstres qu'ils sont devenus, évinçant les principes même d'une chaine alimentaire instaurée depuis longtemps, frontière floues entre prédateurs et proies. Vaste blague. « Puis, autant faire les choses correctement. » Chasses raréfiées, discrètes, afin de ne pas éveiller les soupçons et attirer les regards méfiants. Profiter d'opérer dans les règles, lier l'utile à l'agréable, plaisir de ne pas avoir à se tapir dans une masse humanoïde une fois la nuit tombée, d'être soi-même.


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[titre de mon champ]: FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. [titre de mon champ]: ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... [titre de mon champ]: GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 345 [titre de mon champ]: PACTE: : 13/05/2017



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Sujet: Re: « Oppositions » FLASHBACK ❧ Ft. Rosa   Mer 21 Juin - 1:10

   


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La journée s’annonce calme, agréable. Je m’éloigne de l’agitation de la capitale. Je m’éloigne de la foule, du trafic, du brouhaha permanant qui berce nos oreilles quotidiennement. Je ne veux avoir pour douce mélodie que le son délicieux des vagues qui viennent s’échouer sur la place. C’est une mélopée qui m’a toujours apaisée, quand je souffre d’insomnie, je me débrouille pour avoir le son de la mer, tout de suite mon corps se détend, je peux fermer les yeux paisiblement et j’arrive à sombrer dans un sommeil paisible. Je compte bien profiter de cette journée. Je ne peux pas dire être épuisée par mes semaines, elles sont simples, remplies de petits plaisirs, parfois la fatigue est plus grande parce que la chasse a été plus complexe mais avec l’habitude, je me remets plus vite du manque de sommeil. J’aime me poser sous le soleil. Pour une sirène, je n’ai pas la peau qui bronze facilement, je dois tenir des gênes de ma mère, une écossaise, pourtant de ce que j’ai pu voir sur des photos d’elle, elle a plus de la femme méditerranéenne que de la femme celtique. Je dois penser à mettre de la crème avant d’entrer dans l’eau, cela soulage toujours un peu les tiraillements de la peau causés par la soif.

Je suis contente de retrouver mon élément. J’ai grandi en bord de mer, j’ai fait en sorte d’avoir l’eau toujours à proximité. Je crois que Rome est la ville la plus éloignée de la mer que j’ai habitée. Les kilomètres ne sont pas énormes mais lorsque la période estivale arrive, les routes deviennent vite bondées. J’ai toujours peur de trouver ma crypte prise d’assaut par des touristes et j’avoue, ne pas savoir comment faire si des humains empiètent sur mon territoire. En tout cas aujourd’hui ce n’est pas le cas. Je peux me déshabiller sans avoir peur d’un regard indiscret. Je ne suis pas vraiment pudique, j’ai appris à ne pas l’être dans mon rôle de sirène. Lorsque ma nature reprend le dessus, que les écailles poussent sur ma queue de poisson et s’arrêtent sur mon ventre, la poitrine reste à la vue de tous. C’est quelque chose qui m’a toujours paru naturel. Avant d’entrer dans l’eau je passe de la crème sur mes épaules, la sensation de fraicheur me fait frissonner. Je suis prête pour retrouver les vagues et soulager ce besoin irrémédiable de nager dans notre mère originelle.

Bien sûr, ce genre de moments de petits plaisirs a un prix. La transformation nous coûte, une douleur vive, intense qui ferait gémir n’importe qui. On s’habitue avec le temps, on sait à quoi s’attendre et la douleur paraît bien moins forte. Sous l’eau, j’achève ma transformation, je peux crier sans craindre d’être entendue par une personne qui traîne dans les parages, je n’ai pas besoin d’attirer l’attention. Je sens tout. Mon corps change et tout devient différent. Cela commence au niveau des jambes bien entendu. On sent les os qui craquent, les deux membres se resserrent, lorsque les peaux se touchent, elles fondent l’une dans l’autre pour ne former qu’un tout. Les os s’assemblent à l’intérieur puis les pieds semblent s’allonger pour devenir une magnifique fin de queue de poisson. Le fond y est, il ne reste plus que les écailles. Une par une, elles poussent. Elles sortent de ma peau, reprennent leur magnifique couleur violine. J’ai hérité de la couleur de ma mère. Une nageoire dorsale pousse aussi et quelques écailles sur les bras également. Alors que je suis sous l’eau mes branchies s’ouvrent et servent à me faire respirer par la voie naturelle.

La souffrance s’apaise par la caresse tendre de l’océan. Notre mère m’accueille à bras ouverts, je retourne aux sources. Je ne suis pas vraiment une de ses sirènes qui regrettent la vieille époque où nous vivions sous l’eau par obligation, nous n’avions pas accès à la terre, nous étions comme on nous voit dans les légendes. Je n’ai pas connu cela et mon père lui oui mais, il a tout fait pour que je me fonde dans la masse, une parfaite petite humaine en apparences, il y tenait, il disait souvent que c’était la clé pour survivre sans attirer l’attention. Pourtant ce petit jeu n’aura pas sauvé ni ses écailles, ni sa peau. Un chasseur l’a eu, il aurait dû avoir la mienne mais j’ai réussi à lui échapper et j’ignore encore aujourd’hui s’il me traque toujours ou s’il est passé à autre chose. C’est plus fort que moi, ce besoin de passer inaperçue, de tout contrôler, jusqu’à qui je vais chasser, rares sont mes moments d’égarement, je planifie tout pour éviter de terminer comme mon père. J’ai appris à aimer les humains, bien que parfois je les déteste. Un paradoxe qui vit en moi et que je n’arrive pas à résoudre. Je les aime, je les envie pour leur simplicité à vivre, pas de contraintes, pas besoin de tuer pour survivre, une vie leur suffit, pas besoin d’une longue éternité. J’aimerais pouvoir en faire autant. Je les déteste pour leur bêtise. Elle est connue la bêtise humaine, elle est tellement connue qu’elle a failli me coûter la vie. Les humains nous voient comme des monstres assoiffés de sang, ils ne cherchent pas de réponses, ils ne posent pas les bonnes questions, ils sont trop peu à aimer ce que nous sommes, à accepter les faits tels qu’ils sont. J’ai peur de dire qui je suis, je mens, je fais oublier, je manipule les humains pour me sauver moi. Je les fais souffrir pour mon propre confort. Je n’ai pas le choix. Et pourtant j’arrive à les aimer. Les tuer me torture l’esprit. Pourquoi ? Je ne sais pas, je n’ai jamais vraiment su, eux me feraient du mal s’ils pouvaient, s’ils savaient.

Il faut que j’oublie tout cela. Le stresse du quotidien doit s’envoler ou se noyer, au choix, je veux m’en débarrasser. Je suis là pour profiter, m’apaiser. Seulement je ne vais pas en avoir l’occasion, pas comme je le désire. Une odeur vient titiller mon nez. C’est trop familier pour ne pas attirer mon attention. Ce parfum ne devrait pas être là, il n’a rien de normal dans ses lieux. Quelqu’un se vide de son sang et je crois que n’importe qui trouverait cela louche. Je nage en suivant les effluves de sang humains. Rapidement un spectacle se montre à moi. Une chose que je n’ai jamais vu avant. Je me hisse sur un rocher sans penser à mal, sans penser à être impolie. J’observe, j’épie, c’est mal, grossier mais je suis comme fascinée, je découvre les choses. Jamais je n’ai chassé de cette façon, jamais cela m’a traversé l’esprit. Ce mâle semble savoir ce qu’il fait, peut-être a-t-il vécu cette fameuse époque où notre espèce était prisonnière de l’eau, peut-être est-ce une manière normale de se nourrir pour lui ? Je reste en admiration. Le voir vider cette jeune femme de son sang réveille la soif en moi, je n’ai pas prévu de tuer aujourd’hui, ma chasse n’est pas pour tout de suite, seulement le goût du sang a un pouvoir mystique sur nous, sirènes.

Mes canines sortent, je ne m’en rends pas spécialement compte. Elles éraflent ma lèvre inférieure. Il faut que je me reprenne. De plus à la réplique cinglante de mon semblable, ma présence ne semble pas l’enchanter. C’est la première fois que je vois une sirène mâle hormis mon père. Je parle trop en tout cas. Je dois passer pour une pauvre petite sirène idiote sortie d’un walt disney. Typiquement le genre Ariel et je ne suis pas sûre que ce soit une bonne chose. Il doit se tordre de rire à l’intérieur. Je ne me suis jamais posée la question… mais est-ce que je suis une bonne sirène ? A en voir la chasse de cet homme, non, pas vraiment, je suis d’une banalité affligeante. Je me hisse un peu plus sur le rocher qui me sert d’assise. Je peux voir la queue de poisson de cette sirène. D’un bleu profond, presque de la couleur de la nuit, magnifique. Je me prends une nouvelle réplique peu amicale mais peu importe, je ne me décourage pas.
« - Un amuse-bouche ? C’est le terme que tu emploies pour tes victimes ? Je ne suis pas sûre d’être capable de chasser comme ça, sans prévoir un plan … »

J’ai des habitudes, toujours les mêmes. Rares sont les fois où je ne prépare mon petit plan. Je vais dans un bar, je séduis le pire goujat et je le tue, j’évite de culpabiliser et je me dis que cet horrible mec que j’ai tué ne s’en prendra pas à une fille innocente. C’est ma façon d’arriver à me nourrir sans sombrer dans la culpabilité. Alors je reste admirative, il a réussi à mener en bateau une jeune femme, la faire venir ici pour la tuer sans même qu’elle se doute de quoique ce soit. Il ne semble pas se soucier que jamais son cadavre ne sera retrouvé, il a dégusté son sang et c’est tout ce qui compte. Est-elle délicieuse ? C’est la seule question que l’on peut se poser. Comment fait-il ? L’excitation ne peut pas tout expliquer. Si ? Je ne prends jamais de plaisir à tuer, jamais vraiment, je joue un rôle, je ne suis jamais une sirène, je crois que j’ai plus à voir avec les vampires, je m’attaque à mes victimes de la même manière, seulement la mort est parfois obligatoire. Je me pince les lèvres après avoir rangé mes canines. Mes sourcils se froncent et je tente de comprendre.
« - Je dois te paraître bien idiote n’est-ce pas ? J’ai été élevée par… mon père… il disait toujours que l’on devait ressembler aux humains pour ne pas avoir de problèmes, se fondre dans la masse, je n’ai connu que sa protection avant qu’il ne meure… alors je me suis fondue dans la masse et parfois j’ai du mal à ressentir de cette éducation, pour un tas de raisons qui sont sûrement elles aussi stupides et intéressantes »

J’ai déjà pris des risques, j’ai eu des passages à vide où je devenais le véritable monstre décrit dans l’Odyssée. Seulement, je ne suis pas sûre de vouloir retomber dans ses travers-là. Je m’enfonce à lui raconter qu’enfaîte que je ne suis qu’une pauvre fille à papa… Il doit regretter d’être tombé sur moi.

« - J’ai un rapport différent avec les meurtres que je commets pour survivre … j’ai l’impression d’être un monstre qui ne fait que tuer… on ne contrôle pas, la mort est obligatoire pour nous, alors comment fais-tu ? Comment prends-tu du plaisir ? Comment être insensible aux vies que tu prends ? Je sais qu’il y a des avantages à être sirènes, j’en suis consciente, mais la mort des autres peut-elle en être un ? »

Je me laisse glisser dans l’eau. Dans quelques secondes j’arrive à ses côtés, je laisse un peu de distances, je reste prudente. Je le scrute, les femmes doivent toutes succomber. Moi je ne ressens pas l’effet de son charme. Il m’intrigue, rien à voir.
« - Au faîte, l’inconnue mal polie qui pourrie ton après-midi s’appelle Rosa »
Je lui tends la main, geste humain certes mais geste de salutation qui me semble approprié.
« Je n’espère pas avoir fait une trop mauvaise impression, je suis curieuse, c’est la première fois que je rencontre un… » je cherche le terme adéquat. « un mâle de mon espèce, mon père était le seul… » Je laisse échapper un petit rire nerveux. « ça ne doit pas arranger ton avis sur moi, une sirène qui se fait passer pour une humaine, je suppose que c’est l’opposé de la sirène parfaite n’est-ce pas ? »

Ok, je parle encore trop. Je souris un peu, mon regard se perd ailleurs, d’un coup je me sens un peu gênée avec tout ce que j’ai déballé, pourquoi en avoir autant dit ? J’imagine que je vais devenir la risée de mon espèce. Une part de moi espère que le jugement de ce mâle ne sera pas trop sévère. A tous les coups je vais me faire planter là, au milieu de l’eau et de nulle part. Cela ne serait que le résultat du débit de parole insensé que j'ai sorti, surtout à cause de la nervosité que je ressens en plus de curiosité, je ne sais pas vraiment comment me comporter avec une sirène mâle...


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1477 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: Re: « Oppositions » FLASHBACK ❧ Ft. Rosa   Jeu 22 Juin - 16:50

« The deep end. We're swimming with the sharks until we drown. The lies and affectations. Sensation. »

Langue bien pendue qui se délie peut-être un brin trop, enchainant les syllabes qui bavent de ses lèvres presque à outrance. Elle allait finir par s'étouffer avec sa propre langue. Sourcils qui se froncent, oreille à moitié attentive. Elle transpire l'innocence et la naïveté, jeune créature qui semble certainement un peu trop proche de sa couverture, de l'illusion dans laquelle nous sommes condamnés à nous confondre, masques ridicules, bien que parfois utiles pour passer le temps, vaincre ce terrible maux qu'était l'ennui, alors que le mot "éternité" se fait terrifiant. Chacune des lettres qui le compose est capable de provoquer l'effroi, comme s'il était annonciateur de tourments, jours qui défilent et se ressemblent, capables de rendre fous. La longévité est une crainte, dissimulée aux yeux de tous, peut-être d'avantage même que le néant et l'inconnu d'une mort.  

En revenir à l'autre, explications qui justifiaient soudainement son comportement, transpirants d'humanité ennuyeuse et morne, parfait exemple des dérives de notre malédiction, égaré lorsque nous étions hors des eaux salines. « Ceci explique cela. » Murmure d'une pensée qui s'évapore à voix haute, esquisse à peine perceptible d'un rictus qui s'ébauche sur les lèvres repues. Méfiance de mise, qu'importe le nombre de mots et la curiosité dont elle semblait faire preuve dans sa bonne foi de tenter une approche. Rarement se fondre parmi les semblables, discrétion restant le maître mot et la dogme de mon existence, c'était probablement mieux comme ça, n'être qu'une ombre, fantôme pour éviter la terrible maquerelle à la tête de tout, conserver toute liberté. Sirène qui se méfie des sirène, connaissant leur fourberie et manipulation par cœur puisque possédant les mêmes. Le mot famille en devenait trouble, éloigné depuis longtemps, âme solitaire qui avait appris à vivre loin de ses attaches.  

Sourcil qui se hausse alors qu'elle reprend sa tirade. « Je vois, le genre hippie des mers qui culpabilise à la moindre âme dévorée. » Le rire sort de lui-même, s'élève durant une bonne seconde tellement la chose devenait surréaliste, impensable. Voilà autre chose, comme si ce fameux débat ridicule et mode du véganisme s'appliquait désormais aux enfants de l'ondine. « Désolé, c'est bien la première fois qu'un poisson semble vouloir me faire la morale sur mon régime. Tu veux que j'te dise, les humains ne culpabilisent pas lorsqu'ils dévorent goulument un délicieux steak ou s'en donnent à cœur joie lors d'un barbecue. Tuer pour manger, c'est la chaine alimentaire ma jolie, ça n'a rien de monstrueux. » Long soupir qui se glisse alors que le regard se lève sur le ciel qui s'assombrit, laissant filer le maigre dérapage d'hilarité, sérieux regagné aussitôt, ne conservant que la trace d'un sourire légèrement emprunt d'amusement. Elle semblait avoir subit un lavage de cerveau aux premiers abords, endoctrinée par des hommes égocentriques qui se voient comme sacrés s'ils sont ôtés de leurs vies, s'inventant des enfers pour mieux effrayer sous la menace, système ingénieux dans lequel bon nombre d'âmes crédules se font entrainer depuis l'invention de cette religion.

« Marius. » Doigts qui sortent de la saline, dévoilant une maigre nageoire agrémentée de quelques écailles perçant l'avant bras, cherchant sa paume pour compléter le geste entamé, présentation en bonne et due forme visiblement nécessaire. « Tu n'as pas du rencontrer beaucoup de sirènes tout court je me trompe ? » Bras qui se croisent sur le torse, silhouette s'adossant au rocher, toujours immergé jusqu'aux épaules. Ne pas savoir ce qui prenait le dessus entre l'amusement ou l'agacement envers ma comparse de la soirée. « Le désavantage d'avoir des jambes, on a tendance à oublier. » Murmure qui s'essouffle, nouvelle pensée qui s'extirpe à voix haute, alors que le regard se perd sur l'étendue marquée par une ligne d'horizon floue.  


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. [titre de mon champ]: BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle.... [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. [titre de mon champ]: ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... [titre de mon champ]: GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 345 [titre de mon champ]: PACTE: : 13/05/2017



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Sujet: Re: « Oppositions » FLASHBACK ❧ Ft. Rosa   Mar 18 Juil - 19:54

   


OPPOSITIONS
ft
MARIUS

Est-ce que l’éducation que m’a donné mon père fait de moi une mauvaise sirène ? Je me sens trop proche des humains, je n’arrive pas à les tuer sans culpabiliser, sans avoir cette impression d’être un monstre. Je ne sais pas si c’est parce que j’ai trop de sensibilité, trop de cœur et si j’ai trop vécu à travers les humains pour parfois oublier que sous ma peau, j’ai des écailles. Je vis mal cette différence parce que je ne rêve que d’une vie posée, d’une vie humaine, j’aimerais construire quelque chose mais comment y parvenir avec un mortel, je le regarderais vieillir et moi je resterais toujours jeune ? Ce n’est pas logique, je ne peux pas être aussi égoïste et surtout, je ne peux pas retenter l’expérience après avoir failli mourir des mains d’un humain qui ne me voyait plus qu’en diablesse. Je crois que je suis vouée à une vie de solitude et c’est ce qui me désole le plus, j’ai du mal à l’accepter, j’ai du mal à comprendre pourquoi on m’a offert une telle vie, la solitude n’est pas pour moi, j’ai envie d’être entourée, j’ai envie de vivre sans avoir à dire adieu sans cesse. Je déteste cette partie de ma vie, toujours fuir, toujours partir, le risque d’être repérée est grand. Je ne veux pas subir le même sort que mon père et Dieu sait qu’il a tout fait pour se sortir de la routine et se protéger. Pourtant un chasseur a eu sa peau et je me suis retrouvée seule. J’ai dû me prendre en charge, avancer à tâtons, ne pas faire les mêmes erreurs. C’est tellement compliqué de ne pas refaire les mêmes erreurs, encore aujourd’hui, je me trompe, je me plante et je souffre. Alors c’est à cela que ma vie éternelle va ressembler ? Un perpétuel bouleversement. Comment font les sirènes ? Pourquoi je n’en connais pas plus ? Pourquoi finalement j’ai été élevée comme une humaine ? Aujourd’hui, je ressemble davantage à une parfaite humaine qu’à une sirène, j’en oublie parfois la transformation, il peut se passer un lapse de temps important avant que j’aille dégourdir la queue pleine d’écailles que j’ai bien enfoui en moi.

Bien entendu, on peut y trouver des avantages, la facilité des choses dans la vie, le charme naturel que l’on possède, hypnotiser aussi, cela créait beaucoup d’avantages, facilite la vie. Est-ce que cela vaut une nouvelle vie de damnation ? Pourquoi il a fallu que je crois en certaines choses et que je sois le monstre que cette religion dépeint. Pourquoi je ne peux pas prouver aux autres que nous ne sommes pas tous des monstres, que le meurtre est une torture ? Et pourquoi je suis autant partagée ? Partagée parce que j’aimerais vraiment, une vie posée et ma vie actuelle, serais-je capable de tout laisser ? Est-ce que je pourrais arrêter d’être moi ? C’est un micmac dans la tête, un bordel sans nom, un capharnaüm. J’ai la religion, j’ai envie de penser que je ne passerais mon éternité après la mort en Enfer. J’ai envie de croire que je peux me faire pénitence et avoir les clés des Portes du Paradis. Pourquoi le Créateur c’est joué de moi, il m’ouvre la possibilité de croire en lui puis me met à tant d’épreuve pour ne pas perdre la foi. Je suis paumée et ma nouvelle rencontre ne va rien arranger.

Je vois cette créature mythique dévorer une proie facile qu’il a séduit avant de planter ses crocs dans sa chair pour se repaitre de son sang. L’eau de mer doit y ajouter un petit goût salée agréable. Je ne peux pas m’empêcher de regarder cette scène, je suis comme hypnotisée. Est-ce qu’une autre sirène peut en séduire une autre ? Je peux me poser la question. Je ne pense pas être sa victime mais la curiosité l’emporte et au lieu de partir discrètement, je reste perchée sur mon rocher.

Rapidement la conversation démarre. Je n’avais jamais vu de mâle de mon espèce. C’est aussi pour cela que je reste curieuse, je n’avais jamais parlé, échangé avec une sirène mâle hormis mon père. Je n’ai jamais vraiment parlé avec les miens, mon père m’en a dépeint des choses horribles, il ne voulait pas que la reine s’approche de moi, je sais que j’ai des liens avec la royauté, très éloignés certes, mais finalement cette vie humaine était aussi pour n’avoir aucun compte à rendre à la reine. Mon père a tout fait pour la fuir alors j’imagine qu’il ne voulait que je tombe dans les filets d’une sirène en total opposition avec ce qu’il m’a appris.

Je sens une certaine pointe de jugement dans la voix de cet homme. Nous parlons tandis que le cadavre déjà froid de sa victime vient de heurter le sol sableux de l’océan dans lequel nous évoluons vous nos formes naturelles. Je grimace à sa réflexion, hippie des mers… le jugement est bel et bien là et c’est un peu vexant. Je ne veux pas lui montrer que cela me pique, je peux me montrer plus forte et plus intelligente. Je reste droite, pas question d’être vexée ou piquée au vif, je le laisse parler de pus je constate qu’il ne comprend pas le fond de ma pensée, je n’ai jamais désiré le culpabiliser, j’accepte que d’autres n’ont pas d’états d’âme, j’accepte que certains soient différents de moi. J’ai tout autant des pulsions, j’ai tout autant envie de sang que lui, simplement je ne le vis pas aussi bien que lui mais n’est-ce pas un droit ? J’aimerais ne rien ressentir, j’aimerais être libérée de ses poids qui me font couler. A la fin de son petit monologue, je reprends la parole, j’ai bien conscience de beaucoup parler et de monopoliser la parole mais je tiens à être claire sur mes intentions.
« - Ne viens pas te méprendre, je ne me permettrais pas de te juger, de te faire culpabiliser, or toi c’est ce que tu sembles faire, me juger parce que je ne fonctionne pas comme toi. Je suis peut-être une sirène avec des états d’âme, mais tu ne sais strictement rien de ma vie et tu ne sais pas comment j’ai grandi, évolué et ce que j’ai fait pour en arriver là. »
Le ton de ma voix n’est pas autoritaire, n’est pas non plus méchant, je reste calme, peut-être trop. Je ne cherche pas le conflit, juste à savoir comment il fait pour savourer autant une victime et ne rien ressentir lorsqu’il la laisse couler au fond de l’eau. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que l’on va chercher cette femme, peut-être que personne ne la retrouvera que ses parents seront un peu détruits. Il compare cela avec la chaine alimentaire des humains mais les humains ne sont pas des animaux et cela fait pour moi une grande différence. Pourtant je sais parfaitement qu’ils ne sont pas tous irréprochables, la race humaine se dégrade de décennie en décennie… peut-être qu’il faut que je voie les choses comme ça ?

Je décide tout de même de me présenter, d’être polie et puis avoir des connaissances dans le milieu peut toujours servir, j’ai bien l’intention de connaître sa façon de faire pour ne rien ressentir. Je lui tends la main, j’ai bien conscience que c’est un geste on ne peut plus humain mais pour le moment je reste dans mes habitudes, je ne vais pas changer juste parce que la personne en face de moi ne partage pas mes opinions. Les points de vue peuvent diverger mais qui sait comment la relation peut évoluer, il peut avoir des choses à m’apprendre et peut-être que moi aussi, sans le faire culpabiliser, puisqu’à apparemment il n’apprécie pas. Je cesse de le regarder, on sent qu’il plait aux femmes, on sent chez lui une allure forte et une confiance qui n’est pas la mienne, alors je fixe la ligne d’horizon le temps de lui répondre.
« A vrai dire, tu es le seul mâle de notre espèce que je croise dans ma vie, à part mon père, qui lui a tout fait pour que je me fonde dans une marée humaine pour ma protection, selon lui. »
Je repose mes yeux sur lui, je lui fais un léger sourire. Il a peut-être raison, voir c’est sûr.
« - Tu as sans doute raison, j’oublie trop souvent ce que je suis et j’ai parfois du mal à me repérer dans ce monde étrange, je crois des choses qui ne correspondent pas avec ce que je suis et pourtant je m’y accroche et j’en oublie ma nature première, suis-je pourtant un monstre de foire à tes yeux ? »
Je me confronte à son regard les yeux dans les yeux.
« - Simplement parce que j’ai un cœur, j’aimerais être détachée comme toi, crois-moi, cela me faciliterait bien la vie ! »



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[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1477 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: Re: « Oppositions » FLASHBACK ❧ Ft. Rosa   Jeu 20 Juil - 16:19

« The deep end. We're swimming with the sharks until we drown. The lies and affectations. Sensation. »

Infini. Horizon qui se dresse, s'impose, murmure de l'ondine qui souffle son chant, appelle l'échine, ne quémande que d'être épousée, rivages abandonnés à lui-même sans s'en retourner. Triste réalité qui s'imposerait rapidement, faim tiraillant la carne, carcasses de métal plus difficiles à engloutir, oubliant presque la délectation des navires de bois sombrant dans les abysses. Filets abominables qui furent le summum, pêche intrusive et trop abondante, amertume d'une capture qui reste au travers de l’œsophage. Existence compromise tristement, tourment que d'être rejeté sur les côtes étrangères affublés de jambes qui ne sont que lourdeur, fardeau de l'humanité illusoire. Malédiction.

Esprit qui se perd un instant, tente de regagner les fils, point d'encrage qui se fait lorsque la comparse ouvre à nouveau les lèvres, occultant le chuchotement répété de l'écume. « Tu n'es pas la première créature qui tait sa nature pour se fondre dans la masse et tu ne seras certainement pas la dernière. Ce n'est en rien ta faute si les choses ont évoluées de la sorte. » Triste lubie d'une reine qui pensait pouvoir nous élever en nous accordant un don qui lui est visiblement trop monté à la tête, maquerelle qui se disait vouloir nous élever pour mieux sombrer dans les abysses monstrueux. Abomination sans nom. « C'est juste... triste. » Triste d'avoir oublié, bercé dans d'autres vies qui ne nous appartiennent pas, voir d'autres comparses piégés dans ces filets contre-nature. Oublier le squelette d'origine qui s'esquisse sous l'illusion, oublier que les eaux nous appartiennent et que l'ondine nous est mère aimante. Iris qui se perdent, nostalgie douloureuse, pourtant ravalée au possible.

Dernière remarque cinglante malgré son calme apparent, amusement commençant à fléchir peu à peu. Parlait-elle de non-jugement alors qu'elle-même semblait apposer une étiquette ? Idiot, au fond, nous portons continuellement des opinions sur ce qui est incompris. « Insinuerais-tu que ma neutralité fais de moi un être infâme dépourvu de tout sentiment ? » Lui renvoyer la chose en un bref ricanement, mirettes se levant en direction de la voûte crépusculaire avant d'en revenir à elle.

« Le temps m'a appris à demeurer distant. Les humains se divinisent et se placent sur un pied de stalle, revendiquent que le monde leur appartient jusqu'à prendre possession des eaux, cherchent à établir une vérité en diabolisant les "monstres" que nous représentons, alors que ridiculement capables de s'entre-tuer comme des bestiaux sans cervelle pour des raisons toutes aussi futiles les unes que les autres. Je ne dis pas que tous sont ainsi, loin de là, beaucoup sont attachants, marquent les mémoires, malgré leur côté éphémère. Le fait d'être parmi eux a fait que nous en avons oublié ce qu'ils sont réellement pour nous à l'origine, de simples vies à dérober pour subsister.»

Attachement restant une chose proscrite, interdite au mieux, éviter le mal et les peines d'un chagrin qui resterait sans larmes. Arpenter les ruelles insufflait des rencontres, entrechoquait les existences, cohabitation forcée qui parfois portait un peu trop bien ses fruits. Ils furent mortels, échines fragiles dont l'existence n'était maintenue que par un fil de soie, esquivant les lames aiguisées au possible avant de se faner par leur vieillesse. Quelques années maigrichonnes, voilà à tout ce dont ils avaient droit avant de fléchir, soif de marquer leur emprunte et crainte d'un inconnu qui les poussaient à commettre des atrocités pour satisfaire leurs égos, sauver leurs âmes dès que le mot danger pénètre dans l'équation. A nos yeux, ils n'étaient que des enfants mourant en bas-âge, des distractions dont les vies défilaient les unes après les autres.  


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