Entrechats [Basilio]

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Dix-sept printemps à courir dans les champs de fleurs. Le dix-huitième se joue présentement sur le bitume [titre de mon champ]: CONTRAT: : L'amour ? C'est quoi ? A quoi bon s'enquiquiner avec ça ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Je cours entre mes classes de danse afin d'en faire mon métier et la pose de steack oignons sauce salade sur des pains, quand il ne s'agit pas de plonger des frites dans de l'huile marronasse ou pire, de récurer les toilettes. Tout ça pour se faire un peu d'argent de poche. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : La Fontaine, Grimm, Disney. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcière, sorcière, prend garde à ton... [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Magie des Astres, comme cela sonne poétique. (Je parle avec des âmes errantes, sans même le savoir.) [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Emily Ruhl [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 51 [titre de mon champ]: PACTE: : 03/05/2017



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Sujet: Entrechats [Basilio]   Sam 17 Juin - 12:02
Un cygne posé sur sa branche.
Une ruelle du vieux Rome, succession de vieilles bâtisses mal entretenues pour la plupart. Dans ce quartier hautement touristique il n'y a ici pas un chat. Les moutons foulent les pavés à deux rues pourtant, entassés dans des artères bondées qui ne désemplissent jamais, ne quittant que rarement le chemin tracé par les perroquets bariolés volant au dessus de leur guide.
Parfois une vespa bourdonne, rompant lourdement le calme des lieux.

Un peu plus loin, une maison délabrée, envahie par le lierre, volets clos. Le toit s'est même effondré dans un coin, laissant rentrer la pluie et annonçant sa fin. Les murs entourant la propriété partent également en lambeau, laissant une entrée facile à quiconque voudrait s'y aventurer. Même si des barrières de sécurité en métal tentent de dissuader ce qui serait considéré comme un crime. Un chêne encore plus vieux que la maison déborde sur la ruelle. Il offre un couvert dense en cette période de l'année et des branches solides. Grimper y est aisé grâce au mur effondré qui forme des marches vers sa cime. Derrière le feuillage, le faucon guette.

Proie en vue, dés qu'elle s'approche, il se ballotte pour le surprendre, accroché sous les genoux à l'arbre. Les éclats de rire rompent le silence, des rubans blonds presque blancs retombent en même temps que le tissu lilial glisse sur la peau, retenu juste à temps par une main pour ne dévoiler que des abdos bien musclés. Et peu importe d'ailleurs. Comme c'est amusant de voir le monde à l'envers, en particulier le visage rieur d'un ami.

Trêve de plaisanteries. Le petit singe se raccroche à l'arbre, dégageant ses jambes pour se laisser pendre comme un macaque. Se balançant de droite à gauche avant de lâcher, plus par impossibilité de tenir plus longtemps que par volonté de rejoindre le sol. Atterrissage tout en souplesse, elle se retourne en virevoltant pour faire face à Basilio qu'elle attendait depuis quelques minutes. Massage des mains légère brûlées par le bois, sourire et yeux pétillants. Nunzia est surexcitée, sautillante, jamais vraiment immobile. Les doigts de pieds dansent dans les baskets, les pieds ont la bougeotte. Une matinée à imiter des animaux, à rire comme des fous pour ce premier cours d'expression corporel. Elle n'avait jamais eu un cours comme ça et pour sûr que les suivants seraient bien plus sérieux. Bien qu'elle n'ait pas saisi le but de celui-ci. Et puis un repas à se contenir, à jouer la petite fille sage dans ses habits immaculés pour rassurer ses parents via la tante barbante.

- Alors ? T'en dis quoi ? On va l'explorer ? dit-elle, des étoiles dans les yeux en désignant le manoir du bout du nez. Pour leur visite hebdomadaire, cette fois c'est Nunzia qui a choisi. Quelques messages échangés pour s'accorder sur le lieu et l'heure, rien de plus. Une amitié simple et saine. S'amuser un braver l'interdit de façon bénigne. Avec un léger brin d'effroi dans l'âme. Qui sait après tout ce que pourrait cacher ces murs ? On raconte toujours les pires histoires sur les vieilles maisons. Même si ici elle est baignée par le soleil et loin d'être sordide.
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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Presque dix-huit hivers gelés, môme forcé de grandir trop vite et qui subit les affres du temps. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Solitaire et l'esprit vagabond, loin de songer à ce genre de détails futiles. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Cahiers et ouvrages ouverts, mineur encore dans le gouffre des études dans ce qui semble être une parodie de vie normale et idéale. Rêve de soigner les maux et les carcasses, de réparer les corps, peut-être un brin trop ambitieux. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Histoires réelles depuis toujours, bercé de fables depuis le premiers souffle. Gamin élevé par les griffes d'une créature avide de sang. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Cœur qui bat sous l'échine, vibre, chaire à canon et délicieux entre-met, humanité jusqu'aux bout des ongles, poupée de chaire et de sang tout ce qu'il y a de plus banal. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Maladresse qui défie toute épreuve, bien plus capable de se tuer lors d'une chute que d'être dévoré par une ombre. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dylan Minnette (Mad Hattress) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 20 [titre de mon champ]: PACTE: : 14/06/2017



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Sujet: Re: Entrechats [Basilio]   Lun 19 Juin - 17:52

« So tell me right now, you think you're ready for it ? I wanna know why you got me going. »

Flou vaporeux, esprit vagabond qui s'était assoupi sur le coin du bureau, emprunte d'une page de roman fantastique presque gravée sur la joue. Il s'était assoupit Basilio, à des kilomètres de la chaleur estivale qui voyait son retour, voyant défiler l'amas de touristes annuels dans un balais chaotique. Ce fut un chien qui élevait sa complainte dans la ruelle qui le fit sortir de ses songes, sursaut soudain dans la seule pièce illuminé de la demeure à cette heure, ce qui lui assurait la tranquillité. Il ère une seconde, regard s'apposant sur l'environnement, immergeant, jusqu'à tomber sur la montre qui trône fièrement sur le poignet. Les aiguilles cliquètent dangereusement, rappelant soudainement la mission initiale du jour, comme toutes les semaines. Juron qui s'échappe alors qu'il se voit pris d'une énergie soudaine, retard donnant visiblement des ailes.

Sandwich attrapé à la hâte, calé entre les dents alors que les aiguilles filent toujours, sac à dos glissé sur une épaule, regorgeant du parfait kit de survie pour l'exploration urbaine et hasardeuse, ainsi que des ustensiles et substances de base pour repousser les crocs malintentionnés. Il valait mieux être prudent dans ce genre d'aventures, connaissant sur le bout des doigts le genre de créatures qui pouvaient hanter les lieux en plus des terribles planchers fragiles qui donnaient du fil à retordre à sa maladresse innée. Le second risque restant le plus néfaste pour sa carcasse d'ailleurs. Deux parfaits inconscients, voilà ce qu'ils étaient. Oh qu'il risquerait de se faire égorger si ces escapades dangereuses revenaient jusqu'aux oreilles avisées de la matriarche. Qu'importe, il aimait bien trop ces sorties, temps d'évasion et de répit, banalité de leurs bêtises d'adolescents.

La marche est rapide, filant dans les ruelles tout en évitant au mieux les passants, manquant d'entrer en collision à plusieurs reprises avec quelques silhouettes, gagnant l'endroit indiqué et point de rendez-vous. L'échine blonde est perchée, ne pouvant s'empêcher d'esquisser un rictus à sa vue, un brin admiratif face à son adresse, loin de posséder ce type de capacité. Alors il essaie d'imaginer un instant, se voir dans une telle pirouette, entendre d'ici les cris d'une sirène d'ambulance et la douce mélodie d'un os qui craque. Le jour et la nuit. « Désolé ! Désolé ! Je me suis endormi. » Excuses alors que les bras se lèvent, coupable des quelques minutes de retard au final plutôt bien rattrapées. Fait habituel de toute manière, capable de piquer un somme au beau milieu d'une après midi et d'un lieu publique, vie décalée couverte par l'excuse des insomnies.

Le mirettes se lèvent vers la bicoque choisie par Nunzia, s'approchent un instant pour en détailler les possibilités d'infiltration (et surtout d'exfiltration), en frissonner malgré le soleil et ses rayons qui tente de la rendre un tant soi peu chaleureuse. Terrifiante et pourtant d'une grande beauté. Ces lieux oubliés transpiraient de poésie, étrange fascination que d'aimer aller observer leurs éventrations et la trace du temps qui se marque, effaçant la mémoire d'une vie qui y a vécu, imaginant les discussions et les scènes qui ont pu s'y dérouler. « Carrément ! » Sourire à pleine dent en direction de l'acolyte, pris soudainement par les filets d'une même excitation et goût du danger qui se faisaient écho. « Elle est hantée au moins ? » Rire qui s'échappe, boutade visant à donner l'ambiance, avant de jeter un œil aux alentours, prudence prenant peu à peu le pas, discrétion devenant le maître mot. Silence. Sourire de mioche alors qu'il se faufile dans un trou que formait la clôture, ne préférant pas escalader le chêne, donnant le pas à l'infiltration. La lampe torche est saisie, arme fatale pour contrer l'obscurité.

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