Les Misérables. | PV Marius, Rosa, Cassi ♥

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Dante Salaì Baldi
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : 29 ans, une trentaine jamais atteinte, vieillesse pour toujours inconnue CONTRAT: : Célibataire, l'amour m'a déjà tout repris, ma confiance en lui crève un peu plus à chaque rencontre BESOGNE: : Tatoueur, ancien stratège militaire repenti pour actes de cruauté gratuits et ultraviolence avérée
ÉCORCE: : 236 ans depuis l'été dernier, et ce chiffre ne va faire que monter jusqu'à me dégouter ÉCHINE: : Vampire depuis plus de deux siècles, avec une fierté non dissimulée pour cette origine glaçante qui fait de moi bien plus qu'un mortel @EFFIGIE: : Synyster Gates. BAFOUILLES: : 230 PACTE: : 18/03/2017



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Dim 18 Juin - 0:02
I Don't Wanna Be Me ✝️ J'en ai assez d'être moi.

Je crache du sang sur le béton froid, me relevant à l'aide de mes poignets endoloris, la douleur lancinante dans l'épaule. Je me rasseois contre le mur extérieur du bar où j'étais une heure plus tôt, essuyant mes lèvres teintées contre le dos de ma main. Mon regard dérive, tanguant, sur mes phalanges encrées soudainement maculées par le rouge. Un râle insultant, lâché pour des bourreaux fuyards, demain j'aurais un cocard.
Ma tête lourde vient s'appuyer sur le mur elle aussi, le goût métallique sous ma langue ne m'empêche pas de soupirer mes déboires. Un autre soir, une autre erreur. Je ne tue même plus, je me contente de voler ce que les autres ont et que je n'ai pas. Je ruine des calices, je fais ce que je crains de subir un jour. Jalousie, possessivité. Je suis ce gamin insolent qui envie ses congénères d'un amour factice créé dans le sang. Moi aussi je voudrais un jouet, et Dieu sait que je pourrais en avoir quinze rien qu'avec cette gueule d'ange. Mais ce n'est pas n'importe quelle poupée plastique qui me tente.
Mes paumes viennent cacher mes yeux à la vue soudainement floue, noire. Je peine à me ressaisir, je peine. Ma rage s'y perd un instant, me force à serrer les dents pour retenir le noeud au creux de ma trachée qui serre sa prise comme une harpie jalouse. Un autre râle m'échappe, brisé par un semblant de sanglot traître. Mes nerfs se tendent, me rappellent la douleur sous-jacente ancrée dans mon épaule frappant le sol dans une chute précipitée. Je force la détente de mes muscles, éloignent mes mains de mon visage, cessant de cacher ce misérable que je deviens de plus en plus souvent.
Mes amours meurtris me ruinaient déjà, mais perdre une infant sur une erreur stupide, c'était tout ce que je craignais sans jamais y avoir pensé un seul instant. Je revoyais le visage de Pélagie, ce dernier regard, un baiser volé. Putain. Je sortais à peine de l'hôpital la veille, fuyant cet endroit infâme. J'avais encore ce foutu bracelet à mon nom autour du poignet. Mais ce souvenir d'un lit glacial dans une chambre blanche ne m'avait pas empêché de retourné pourrir des calices pour me sentir exister. Ma seule morphine, c'était cette ultraviolence cherchée. Le deuil imprévu me poussait davantage dans les bras cruels du masochisme, punition pour mes erreurs, le pardon attendu aux portes de l'Enfer. Je n'osais plus croire que je méritais mieux que ce traitement que je m'infligeais.

Je mérite de prendre des coups.

Je me relève en crispant la mâchoire, ravalant la douleur pour ne pas avoir à oublier ma fierté. Tousser, cracher à nouveau un filet de salive mêlé de carmin, tuberculose factice. Je relève mes cheveux, la force de l'habitude, fermant les yeux une seconde. La ruelle tourne plus vite qu'un carousel quand je les rouvre, ma main cherche le mur pour me retenir de chuter, encore.
Un "merda" susurré entre mes dents rougies. C'est le prix à payer pour avoir cherché les ennuis, pourtant je m'estime encore trop chanceux de parvenir à me relever. Je n'enrage pas après des coups que je n'ai pas rendu, je crache ma haine pour tous ceux que je n'ai pas reçu. Pitié, ils avaient sans doute eu de la pitié, ou bien c'était la peur d'un châtiment qui les avait retenu d'aller plus loin. Tuer un vampire, le comble. J'étais déjà mort, je pouvais sans doute recommencer. Personne ne s'attarderait sur ma disparition, personne à qui manquer. Pélagie était morte par ma faute, parce que je ne l'avais pas protégée là où j'aurais du être plus qu'un ami. Je n'avais servi à rien, je n'avais été qu'un con me servant d'elle comme d'un pion. Calliope ne regretterait pas de ne plus avoir un danger public comme un vampire autour d'elle et de sa famille. Mia se porterait mieux dans les bras d'un autre, même si j'étais rendu fou à cette seule idée. Rosa n'aurait plus ma présence pour lui rappeler des années de guerre, des années à combattre ses pulsions. Unna était grande, elle ne se sentirait pas esseulée un seul instant par ma perte. Marius serait ravi de ne plus me voir, je ne serais plus ce questionnement sans réponse d'une nuit de black out. Songer à cette soirée suffit à me dégoûter de moi-même.

Pourtant je cherche déjà mon téléphone.

Marius est dans mes dernières discussions textuelles. Des inépties échangées dans les moments d'ennui. Je ne m'entendais visiblement bien qu'avec des sirènes, ironique.
Un instant plus tard je suis assis au bar du club, à attendre qu'un ami me rejoigne. Une fois encore, je tente de me convaincre qu'il ne s'est jamais rien passé avec lui, même si au fond, je sais très bien ce qui a pu se passer. Stupide, encore une belle connerie.
Je passe la main dans mes cheveux, les écarte de là avec une douleur latente dans l'épaule. Le cuir de ma veste est éraflé sur le bras, j'ai encore de la poussière dans les cheveux, dans le dos. Les coups ne se voient pas, une chance, ils ont épargné ma gueule d'ange. Il n'en reste pas moins que j'aurais voulu qu'ils m'éclatent la tête pour que je ne me réveille pas cette fois-ci. J'aurais voulu, bêtement, j'aurais voulu. Entre ça, la tentative de suicide de Mia, la mort de Pélagie...

J'ai l'impression que plus rien ne tourne correctement dans cette machinerie cruelle.



HJ:
 

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Took over my sense and I lost control. I'll taste your blood tonight. But know it's too late you've wasted all your time. Relax while you're closing your eyes to me. So warm as I'm setting you free, with your arms by your side there's no struggling.
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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factive, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ DΛNDELION BAFOUILLES: : 2317 PACTE: : 09/04/2017



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Dim 18 Juin - 23:56

« The killing moon, will come too soon. Fate. Up against your will. Through the thick and thin. He will wait until you give yourself to him. »

Murmures qui s'élèvent, s'ébruitent dans les ruelles, ivresse qui enrobe les silhouettes, ballais nocturne qui bat son plein. Rires et autres innocences, émerveillement de la magnificence ténébreuse que la ville éternel à a offrir, dissimulant les horreurs qui ne sont visibles qu'à ceux qui se donneraient la peine de gratter un peu plus sous la croûte, aux regards avisés et aux dents qui ne demandent qu'à déchirer les carnes pour en extraire le flux. Ombre qui rôde, patiente, traque. Faim. Voilà qu'elle commence à tirailler, brûlure qui remonte le long de l’œsophage avec cette odieuse sensation d'assèchement, incendie qui déchire les entrailles. L'échine ne tarderait probablement pas à faner, bientôt rattrapé par les années, belle gueule illusoire qui relève d'une obscure magie. L'ondine pourpre devait couler cette nuit, dérober une âme avec gloutonnerie, festin de roi au programme.

C'était visiblement sans compter sur l'engin maudit qui hurlait dans le fond de sa poche. Il était flambant neuf, sortant à peine de sa boite, le énième d'une trop longue série qui avaient tous fini par périr d'une quelconque manière, bien souvent par noyade. Maudit téléphone. Instrument du diable, bien que le concept d'enfer restait une notion abstraite, typiquement humaine, mais cette chose à l'écran diabolique avait tout d'un démon, capable de rendre fou. Sourcil qui se hausse, agacement perceptible durant la bonne minute de tentative de déverrouillage de l'objet, parvenir enfin à lire les quelques symboles qui débouchèrent sur un long soupir, changeant d'itinéraire, délaissant les quais et la douce mélodie du Tibre pour rejoindre les parfaits lieux de débauches.    

Esquiver le déhanché des carnes pour parvenir jusqu'au bar alors que la silhouette visée est repérée, probablement que l'une d'entre elles finiraient sous les babines avides. Faire avant tout un signe en direction du barman, quémandant quelque chose de costaud, comme si l'alcool allait apaiser la soif, idée un tant soi peu ridicule. « Tu ne peux plus te passer de moi à ce que je vois. » Syllabes qui s'extirpent en direction du vampire, haussant un sourcil avant de porter une première gorgée aux lèvres, papilles déçues de ne pas être gâtées par l'épaisseur pourpre. « J'ai les crocs, j'espère que t'as une bonne raison d'interrompre ma chasse. » Autant directement mettre les choses au clair, j'ai autre chose à foutre que de l'entendre vanter nos derniers exploits ou ses questionnements sur cette nuit pour le moins vaporeuse. Commencer à culpabiliser pour une nuit dans des draps n'était certainement pas mon genre.

Détailler un peu plus la sangsue, dubitatif vis à vis de son air de déterré, sans parler de sa tenue plus que douteuse, démontrant qu'il avait trainé dieu seul sait-où. Visiblement appel du désespoir pour se saouler jusqu'au petit matin. « T'as vraiment une sale gueule. » Pensée qui s'échappe d'elle même. Son du verre qui raisonne délicieusement en se posant sur le comptoir après une nouvelle gorgée. « Toi t'as un problème de gonzesse. » Maigre rictus sarcastique qui se fend, les doigts se glissent un instant dans mes mèches d'ébène, replacées avec soin, commençant vraiment à me demander ce que je venais foutre là. Certes les choses étaient pour le moins tendues, mais il semblerait que notre duo bancal aux mésaventures douteuses fonctionnait plutôt bien, commençant à apprécier l'individu qui semblait se morfondre sur son tabouret.

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Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 27 Juil - 13:59, édité 1 fois
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Dante Salaì Baldi
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Sam 22 Juil - 16:23
I Don't Wanna Be Me ✝️ "Gonzesse..."

Répéter ces syllabes tristes contre ma voix, le rauque de mon timbre dérape sur ce seul mot. Je voudrais tellement plus que cette mélancolie pour me punir de mes fautes. J'ai merdé, j'ai tué Pélagie. J'ai tué ma propre fille.

"J'aimerais que ce soit seulement ça."

J'aurais sans doute dû appeler Unna, Calliope, ou même Roxanne. Trop jeunes, trop antipathiques, trop inquiètes, je n'aurais pas su comment leur faire part de la situation. Je veux seulement un semblant d'inconnu pour écouter sans juger, un semblant d'ami pour comprendre sans compatir. Pourtant je ne retirais pas de mes souvenirs une chanson populaire et sa danse lascive. Triste spectacle mais c'était sans doute là la seule base de cette amitié déplorable. Marius était trop inconnu encore pour que je me permette des sanglots face à lui. Mais suffisamment proche de moi pour que je laisse vagabonder quelques noires idées.
La poussière me reste en bouche, peine à se noyer sous le feu de l'alcool. Je veux tellement plus que ça. Je veux être quelqu'un d'autre, de mieux, mériter mieux que ça. Je payais pour tant d'erreurs, ma mort ne suffirait pas à les éponger toutes. L'Enfer de Dante, quel prénom parfait je portais...

"Désolé pour ta chasse du coup. C'était pas mon intention."

Mes pupilles figées sur le verre bientôt vide, un relan de guitare me reste en tête, comme c'est bizarre. Des symphonies semblables à des violons qui marquent chacun de mes souvenirs. La première mort, des riffs endiablés. La dernière, une note lancinante comme un regret persistant. Je serre ma prise sur le verre faiblard, un fracas, il se fend. Je lâche. J'aurais voulu tellement plus de coups que ceux que j'ai pris. Frappe-moi. Fracasse-moi. Brise-moi. Personne ne le pourra. Je donnerais cher pour sentir le physique plutôt que l'empathique. Donnez-moi de la chair, pas des sentiments. Plan cul plutôt que plan coeur, un coup plutôt que des pleurs.

"Je me disais que tu serais peut-être de bon conseil."

Le sourire, le triste sourire d'un saltimbanque au milieu du chapiteau. Clown sinistre en est-il. Je feins le rictus sous mes mèches noires, pupilles absentes comme un possédé vide de tout. Qui d'autre qu'un monstre pour comprendre mes maux?

"Tu peux me traiter de con, vas-y." une gorgée, la dernière du verre fendu, bientôt remplacé par sa petite soeur déjà entamée entre mes lèvres pissant le sang "Tu seras que le troisième ce soir... quatrième... je compte plus."

Ai-je seulement été si macabre autrefois? Ah, il n'est pourtant pas si lointain mon passé de tueur. Je compare simplement les sons mélodieux de mes actions cadrées militairement à celui d'un échec, un seul, qui aura valut la vie à ma protégée. Pélagie. Tu me manque déjà.

"J'ai tué quelqu'un."

Comme un aveu, la confession tremblante mais cinglante. La précision hésitante. Elle est morte. C'est ma faute. Je ne l'ai pas tué. Pour une fois que je ne suis pas le pion de la faucheuse, me voilà baisant sa faux comme pour pardonner mes crimes oubliés. Ce cauchemar n'aura donc de cesse de me revenir.

"J'ai tué ma fille."

S'il savait seulement ce que c'était, d'être parent.


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Marius L. Vitale
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Jeu 27 Juil - 2:39

« The killing moon, will come too soon. Fate. Up against your will. Through the thick and thin. He will wait until you give yourself to him. »

Belle jambe que de devoir servir d'épaule pour y déverser des niaiseries en tout genre. Comprenant à la seconde même où le mot fatidique fut répété, agrémenté d'une phrase qui en disait long, provoquant un profond soupir. Sérieusement ? Maintenant ? Trouble d'une nuit vaporeuse au réveil pour le moins douteux et voilà que les confidences pleuvaient. Sourcils qui se froncent, ambre du verre terminé d'une traite, cul sec anticipateur, réflexe ridicule pour tenter d’apaiser les flammes invisibles qui tiraillent, deviennent obsessionnelle, en plus d'avoir besoin d'un tant soi peu d'ivresse que pour entendre des jérémiades, comme si c'était le moment. Bref signe au barman pour faire venir le jumeaux, tout de même précautionneux ; une fois que le duo infernal était formé, il n'était visiblement pas conseillé de se laisser aller dans l'euphorie. On a bien vu ce que ça pouvait donner.  

Excuse qui s'extirpe de ses lèvres, sceptique, état plus que pathétique qui lui montait à la tête. Jeu puéril de se tirer dans les pattes n'étant visiblement plus d'actualité. Soudain malaise qui domine, ne sachant pas véritablement comment prendre le taureau par les corne et mettre les pieds dans le plat. Le genre de discussions délicates en général fuies comme la peste. Verre qui se fend entre les doigts de la créature nocturne, m'attendant à tout sauf à la phrase qui s'échappe. « Moi ? De bon conseil ? Wow. » Oh que non, ça n'allait pas. A se demander si en plus de s'être un sacré coup sur le crâne, il n'avait pas consommé un truc pas frais dans le genre sang de mort qui lui montait à la tête.

Aveux qui tombent enfin, bien qu'au début flous, avant la précision pour le moins... catastrophique. Déglutition, ne sachant véritablement pas comment gérer la chose. Allergique à tout ce qui est extériorisation sentimentale et autre empathies. Conventions inconnues et obscures dans pour type de situation. « Je.. heum. Désolé. » Murmure aussi suave que possible, mirettes qui se baissent et se perdent dans le vide l'espace d'une seconde. Définitivement pas certain d'être la personne adéquate en cet instant même, poisson peu à sa place. Famille n'étant qu'un mot abstrait, trouble et perdu dans l'immensité des flots depuis trop longtemps. Concept oublié au possible, ce qui n'était certainement pas plus mal. Lèvres clauses, muettes, mots incapables d'être les bons. Tout de même prendre soin de laisser quelques secondes de silence, méditant sur quoi faire, ne sachant pas si le fait d'être soudainement relégué au rang de confident fut une bonne chose ou non. Il ne devait pas s'attendre à des miracles venant de moi de toute manière.

L'idée fini par germer. Puérile. Stupide. Immature. A l'image de nos dédales ridicules de l'autre fois. Peut-être que la réponse fut tout simplement la dissipation de ses pensées obscures. « J'ai ce qu'il te faut. Une bonne petite distraction, ça devrait te remonter le moral. » Légère tape sur l'épaule, bien qu'avec une gueule et un accoutrement pareil, ce ne fut pas gagné d'avance. Mirettes qui se tourne vers le reste de la civilisation, papillonnant sur les silhouettes environnantes avant de s'arrêter sur une jeune femme qui fut désignée aussi discrètement que possible. Brune délicieuse, pouvant presque parvenir à sentir son derme s'ouvrir sous les tenailles aiguisées. « Qu'est-ce que t'en dis ? On retente le coup ? » Tenter de l'encourager, rictus se dessinant sur les babines.

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