Knocking on heavens door {Marieska}

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GOD HATES FANGS

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Le trentaine effleurée du bout des doigts. Murmurée. Présumée. Beauté figée pour perdurer à jamais. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Veuve noire dont le seul amour ne s'éteindra jamais. Immortalité des sentiments, figés dans la glace et le temps. Le regard qui glisse, aimant, qui se perd et s'abandonne, au gré du vent. Pour toujours retrouver la route, la trace, de son véritable amant. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Propriétaire d’établissement de vices et de débauches. Mécène d’artiste, collectionneuse de merveilles. Rentière à part entière, qui n'a guère besoin d'occupations. Vivant simplement de ses passions. Satisfaisant au fil du temps sa curiosité du monde et de ses méandres. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Millénaire dépassé. Centaines d’années entassées. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : L’appel du sang. Fraicheur de la jugulaire fraichement tranché. Le carmin souille la vesture et apaise la soif. Oiseau de nuit, monstre de fable et de mythe. Crocs acérés. Immortalité avérée. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Capacités des monstres aux dents pointues, crocs acérés, buveurs de sang, croqueurs de chair. Reflet de la bête millénaire, tapis dans l’ombre de la nuit. [titre de mon champ]: GANG: : L'allégeance du coeur et non de la raison. Elle se dit libre, maîtresse de ses choix et de ses décisions. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Lady Gaga {Marian d'amour} [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 16 [titre de mon champ]: PACTE: : 07/06/2017



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Sujet: Knocking on heavens door {Marieska}   Dim 18 Juin - 23:43
Les talons de tes bottes noires s’enfoncent légèrement dans le sol humide de la nuit. Pourtant, toi évolues dans cette forêt sombre, inquiétante, avec une sérénité déconcertante. Tu sais où tu vas, tu sais comment y aller. Déterminée. Depuis que tu as senti cette perturbation, comme un appel à l’aide, sourd, résonnant au fond de ton âme. Bien sur que tu surveilles Marian lorsque tu n’es pas près de lui. Bien sur que tu fais en sorte de tout savoir, de tout connaître. Parce que tu l’aimes, même en ayant choisi un chemin différent que la vie côte à côte, pour l’éternité. Le désir de liberté. L’avidité d’explorer.
Aucune chaîne aux pieds.

La chevelure blonde lâchée, tu t’aventures au milieu des cris d’animaux, des bruits effrayant et stressant. Tu cavales comme en plein jour, dans tes plus beaux atours. Jusqu’à parvenir à la grotte. Votre grotte. Repère d’un autre temps. Sanctuaire pour vos âmes en peine, si jamais un jour, la fragilité de vos destins décide de vous rattraper. Vous en avez plusieurs, des cachettes telles que celle-ci. Aussi inconnues, dissimulées, secrètes et oubliées. Tu t’immobilises alors devant le large trou de pierre, dont le fond ne peut être visible par l’humain. Toi-même tu en viens à douter, mais il y a cette force, qui te pousser à pénétrer à l’intérieur après en avoir observé le seuil. Cette force qui t’attire, comme un magnétisme. Appel à l’aide. Murmures d’un être à la dérive. Marian.
Tes pas résonnent sur le sol rocheux que tes talons heurtent à chaque avancée. « Marian, je sais que tu es là » Quelque part. Perdu à se laisser mourir, l’âme en peine et la raison à la dérive. Le corps marqué et la faiblesse palpable. Tu le sais, tu le sens, tandis que tu avances encore. C’est là que tu l’entends, finalement, ce gémissement incertain, un peu hagard et pourtant bien présent. Tes traits ne laissent paraître aucune émotion, alors que ton cœur s’accélère. Tu en as vu passé, des drames et des peines, des conflits et des joies. Mais ce soir, c’est de Marian qu’il s’agit. Celui qu’à jamais, tu pensais inébranlable. Infatigable. Inépuisable. Indomptable. Alors évitant quelques roches, tu finis par parvenir à son niveau pour le voir allongé, relativement affalé sur quelques pierres.

« Mon dieu Marian ! » Tu jures, tu sacres, presque, alors que déjà, tu te diriges vers l’un d’une impulsion plus rapide. Tes bras passent autour de lui alors que tu l’aides à se redresser doucement. « Tu n’es qu’un idiot ! Comment as-tu pu les laisser te faire ça ?! » Tu l’incendies, tu touches son égo. Tu lui offres, en quelques paroles, tous tes doutes, toutes tes inquiétudes de ces derniers temps. Depuis que tu as pu sentir ton cœur saigné d’une blessure incompréhensible. Jusqu’à ce que sous tes yeux, tu aies son corps blessé et son âme meurtrie. Celui avec lequel tu as tant vécu, tant partagé. À travers millénaires, siècles et années. Votre amour est gravé dans la roche, dans le marbre, dans l’histoire et le temps. Ce sentiment qui surpasse les méandres de vos vies, les peine et les difficultés. Qui vous fait vous retrouver, toujours, comme une ancre à laquelle se rattacher. Tu le serres un peu plus contre toi, sentant l’émotion te gagner. Tu as cru le perdre. Le perdre. Impensable. « Je suis là… » Murmures-tu un instant, comme une nouvelle promesse. Tu es là, tu as toujours été là, tu seras toujours là. Tu veux calmer les battements frénétiques de ton cœur. Tu veux calmer l’émotion, toi pourtant toujours d’une arrogance suffisante et d’un calme olympien. Inébranlable. Ta force de caractère et ton côté patient, posé, parfois distant, fait le reste de ton assurance. Forge la réputation et la crainte. L’admiration et la force. Mais ici, face à lui, comme toujours, tu es plus vulnérable. Presque plus humaine, même si cette part de toi est morte depuis longtemps. Tu n’es plus qu’une femme amoureuse, dont la vulnérabilité se trouve presque décharnée par les mois reclus à se laisser mourir. Plus jamais tu ne le laisseras faire. Plus jamais tu n’admettras qu’il se laisse abattre, bêtement.
Tu devrais lui dire, que tout va bien se passer, que tu as une villa ici, à Rome, un peu éloignée de la ville. Que tu t’es installé, pour venir prendre soin de lui. De vous. Renouer. Échanger. Le soigner. Vous redécouvrir, une énième fois, dont tu ne te lasses jamais. Mais tes mots restent en suspends, bloqué dans une étreinte presque trop longue et pourtant, tellement salutaire.

_________________


Avec la nuit je me promène
Sous le soleil des jours anciens.
Je ne vois plus ce qui m’enchaîne,
Le sommeil brise le destin.
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GOD HATES FANGS

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : trente sept années de labeur qui se lisent sur ses traits d'un autre âge [titre de mon champ]: CONTRAT: : il se dit veuf, prétextant qu'il n'a d'amour pour personne d'autre que lui, foutaises [titre de mon champ]: BESOGNE: : la régence lui prenait tout son temps, mais il n'a plus ces responsabilités là depuis qu'il est revenu [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 2489 années à fouler la terre [titre de mon champ]: ÉCHINE: : vampire, la peau deviens dure, le besoin de sang se fait moins ressentir, l'immortalité telle une statue le guettes [titre de mon champ]: PRESTIGE: : sens accrus, capacité de lire les souvenirs en buvant du sang, immortalité, vol (sous la forme d'un chiroptère géant), force, rapidité, agilité, température de 35° si pas nourri, tolère (avec douleur) la lumière du soleil sur sa peau une à deux heures maximum [titre de mon champ]: GANG: : ancienne allégeance au roi dragos, membre du clan mais plus aussi haut qu'avant [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : orlando bloom, andahar. [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 21 [titre de mon champ]: PACTE: : 06/06/2017



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Sujet: Re: Knocking on heavens door {Marieska}   Lun 19 Juin - 16:18
knocking on heavens door

valeska & marian
 

Tes yeux clos sur la mort, tu attends. La douleur dans tes entrailles, ton cœur ralenti. Tu t'es endormis, le feu léchant tes chairs, léchant tes veines. La bouche asséchée, tu ne semble être qu'un cadavre, qu'un squelette à peine animé. La scène te reviens en mémoire. Ce soir là, tu venais sous l'impulsion d'autres. Une soirée mondaine, une soirée où rien ne fut habituel. Tout criait au danger, mais ton instinct endormi t'as fait défaut. Le sortilège te révéla, la fureur dans les yeux et la douleur hurlée. Provoquée, tu es passé d'humain à bête. L'envergure gigantesque, la peau tendue et blafarde, tu as essayé de comprendre comment cela avait-il pu arriver. Mais la panique, les cris, les pleurs, t'ont empêché de faire quoi que ce soit. Tu ne sais qui as mis le feu, qui as de ses mains déclenché la déchéance des vampires. Cavalcade nocturne, tu n'as pu t'échapper avec les autres, entourés par ces déchets d'humains. Les torches improvisées, les morceaux de verre dans tes chairs, l'assaut t'aurais été mortel, et le pieu n'a fait qu'effleurer l'organe. La géhenne encore dans tes rétines, tu as fuis, le vol laborieux, tes ailes lourdes et brisées. Tu as perdu la notion du temps, réfugié dans ton domaine. Tu ne sais depuis combien de temps tu es là, à revivre la scène, tu sais que l'on cherche à te rendre fou. Que tu es proche, comme ton roi, de cette paranoïa croissante. Alors tu souffles, tu crois encore que tes chairs brûlent d'un feu dément. Tu sens encore cette chaleur contre ton cœur, ces épines que tu n'as pas eu la force d'enlever avant de sombrer. Un pieu, qu'est-ce que tu aurais ris de l'ironie de la situation. Ton sens de l'humour moqué, tu t'es endormis sans savoir si tu allais te réveiller un jour. L'on parle d'une paix, lorsque viennent les images du passé. On parle de quiétude, lorsqu'on s'endort. Ce sont bien des humains, qui ont créés ce concept. Parce qu'il n'y avait ni paix ni quiétude dans tes souvenirs, pas comme ils l'entendent. Dans ces boucheries, quand tu te levais dans un bain de sang, le corps tellement imprégné qu'il gardait cette teinte rosée, tu riais aux éclats. Le sang coulait de tes lèvres jusqu'au sol. Il y avait une telle profusion que tu croyais un jour en avoir assez de voir la même couleur étalée partout. Elle ne t'a jamais lassée pourtant, d'autant moins lorsqu'elle était sur sa peau à elle. Sa peau de nacre, rougeoyante, alors que vous baignez dans le sang d'un noble quelconque a qui elle avait offert sa couche. Et c'est sa voix que tu entends à présent, sans savoir d'où elle viens. Elle t'appelle, et c'est comme si elle était à la fois proche et lointaine. Tu sens une force te soulever, t'arracher à ta couche de soie imaginaire. Tes pensées s'entrechoquent, alors tu ouvres les yeux pour ne plus en souffrir. Tu papillonnes, les yeux dans le vague, à peine éveillé d'un sommeil si lourd. Elle t’invective, la diablesse, soupçonne une erreur de ta part. Tu ne vois qu'à peine ce dont elle parle, mais tu ne comprends pas ce qu'elle fait là. Sa présence t'apaise, avec ses longs cheveux qui caressent ton visage. Dans ses bras, un sourire nait sur tes traits. « Mais que fais-tu là? » Tu questionnes, la paume posée contre sa joue. Comme si tu la redécouvrais, inconscient du temps qui s'est écoulé. Tu la regardes comme si cela faisait des siècles que tu n'avais vu sa beauté. « N'étais-tu pas entrain de parcourir le Monde? » Tu murmures, possédé par un instinct négligé depuis trois mois. « De briser des cœurs de tes crocs? » Tu souris, le nez plongé dans son cou, les canines parcourant son épiderme. Elles l'effleurent, alors que tu sens enfin l'exaltation de son cœur. Ses battements, rapides, dont tu ne connais pas la source avant d'ouvrir réellement les yeux. Ton visage se tourne vers la grotte, contemplant ce qui aurait pu servir de tombeau. Et tu comprends que ton esprit ne t'as pas trompé. « Quel jour sommes-nous, mon amour? » Tu prends sa main dans la tienne, conscient enfin de ce qui t'entoure, et plus seulement de son corps contre le tiens.

Made by Neon Demon

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beware, beware, the nightmare has begun.
marian ☽ il est de ces hommes dont on ne juge la cruauté, tant elle est omniprésente sous le vernis doré. (crédits to frimelda, astra)
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