Frammenti | Marius & Giorgio

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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3368 PACTE: : 02/01/2017



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Mar 20 Juin - 1:18


❝Frammenti❞
Marius & Giorgio

Vers mi-mai. Suite de ce rp



Le vent caressait son visage, alors qu'il marchait sans un but précis dans les rues de la ville. Le regard vide, Giorgio repensait encore et encore à ce qui s'était produit quelques heures auparavant. Il avait merdé. Il avait merdé, exactement comme il l'avait déjà fait quelques années auparavant. Cinq ans en prison n'avaient servi à rien. Il n'avait même pas été foutu d'apprendre de ses erreurs. Ridicule. Voilà ce qu'il était. Un putain d'imbécile qui n'apprendrait jamais de ses erreurs. Dans le fond, il l'avait toujours su. Il n'avait pas changé, non, il restait le même abruti qui détruisait tout et tous autour de lui. Tel une cellule  malade qui infectait celles qui l'entouraient, il blessait ses proches, les brisait, les entraînait dans sa chute. Croire qu'il pourrait changer un jour, c'était une douce utopie. Ce n'était pas la vérité, loin de là.

Calliope... Bordel, il s'était promis de ne pas la faire souffrir. Et qu'est-ce qu'il avait fait, au final ? La blesser. Trahir sa confiance, la décevoir. Une femme qui l'aimait comme jamais personne l'avait aimé auparavant, une femme qui l'avait aidé comme jamais personne ne l'avait aidé... Il n'avait pas été digne de sa présence, et encore moins de son aide. Pitoyable. Et le bébé. Oh mon Dieu, ce bébé... Un enfant allait venir au monde dans quelques mois, et lui, il continuait e merder. Quel genre pourrait-il être, hein ? Probablement, devrait-il s'éloigner pour de bon, même si ce serait dur, si cela le briserait définitivement. Il devait éloigner cet enfant de sa présence malsaine. Il ne serait jamais un bon père. Le blond le savait, il ferait encore pire que son propre père, qu'il avait toujours pointé du doigt, du moins depuis ses dix-sept ans et la mort de sa mère. En réalité, qui était-il pour le juger ? Il ne valait pas mieux que son géniteur. Bien au contraire.

Il était un déchet. Un déchet toxique.

Les larmes coulaient le long de son visage, tandis qu'il continuait de marcher d'un pas rapide, sans trop savoir où aller. Il aurait pu appeler Orso, ou même son père, puisqu'ils venaient de renouer depuis cette semaine qu'il avait passée en Haut-Adige avec Calliope, mais l'idée de contaminer quelqu'un de plus avec ses problèmes lui semblait inconcevable. Il fallait qu'il arrête de nuire aux gens. Il fallait qu'il arrête de se trouver des excuses ridicules pour pouvoir se pardonner. Il était un assassin, un type qui ne valait rien. Perdu. Il était juste un chien errant, solitaire. S'il s'approchait des gens, il risquait de les mordre, de les faire saigner, de les tuer. Il fallait qu'il s'éloigne, qu'il les protège de sa présence. Calliope. Pardonne-moi, Calliope. Une main tremblante se posa sur son front, brûlant malgré l'air frais ambiant, qui annonçait d'ailleurs l'arrivée prochaine de la nuit. La ciel bleu devenait de plus en plus sombre, quelques lampadaires s'allumaient déjà, hésitants. Non loin, le Tibre. Le regard de Giorgio se dirigea vers le fleuve. Il se sentait tellement... vide. Echec. L'espoir était mort, l'optimisme avait disparu. Il avait raté sa deuxième chance. Indigne.

Les minutes s'écoulèrent douloureusement, les heures passèrent. Afin de noyer sa peine, l'ancien prisonnier avait fini par entrer dans un bar. Qu'est-ce qu'il pourrait faire d'autre ? Penser à Calliope, s'en vouloir pour avoir presque embrassé son élève ? Penser à ce bébé innocent qui n'y était pour rien s'il était un enfoiré, pleurer à n'en avoir plus de larmes ? Non, mieux valait boire et oublier. De toute façon, il avait foutu sa vie en l'air aujourd'hui. Callie ne le pardonnerait pas, jamais elle n'accepterait vivre aux côtés d'un menteur, d'un traître. Elle lui avait tout donné quand il n'avait rien, et lui... Il n'avait su que la mettre enceinte pour ensuite la briser. Monstre. Bois, monstre, bourre-toi la gueule. Le regard du Tyrolien se releva, se posant sur deux autres types. Mais qu'est-ce qu'ils voulaient ces connards ? Ils voulaient lui chercher des noix, ces fils de pute ? Eh bien, il n'allait pas rester les bras croisés comme un con, non. Son poing s'envola vers le nez de l'autre homme, répondit à sa provocation. Bien entendu, son acolyte ne tarda pas à riposter. La relative paix qui régnait dans ce bar fut brutalement rompue, les coups de poings se succédèrent, des verres furent brisés. Furieux, le proprio l'empoigna fermement et le jeta dehors. T'as déjà trop bu, dégage. Faible, le corps et l'âme endoloris, le professeur se retrouva donc par terre pendant quelques secondes. Lentement, le blond fit un effort pour se relever, sans grand succès.

Puis il remarqua une présence près de lui. Il ne savait pas qui était ce type ou ce qu'il lui voulait, mais rien à foutre. La mâchoire serrée, les yeux remplis de douleur et de rage, Giorgio releva ses prunelles vers le brun.

« Qu'est-ce que tu veux ? Tu veux me frapper toi aussi ? »

Giorgio ne l'avait même pas reconnu.



©️ Pando

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❝I'll be good❞ I'll be good, I'll be good. And I'll love the world like I should. For all of the light that I shut out, For all of the innocent things that I've doubt. For all of the bruises that I've caused and the tears, For all of the things that I've done all these years. Yeah, for all of the sparks that I've stomped out, For all of the perfect things that I doubt. (c) Astra


Dernière édition par Giorgio A. Reppucci le Ven 22 Sep - 21:49, édité 1 fois
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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2949 PACTE: : 09/04/2017



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Mar 20 Juin - 17:30

« Tomorrow is another day and you won’t have to hide away. You’ll be a man, boy! But for now it’s time to run, it’s time to run! »

Nocturne. Les ombres l'emportent, s'engouffrent, dévorent les ruelles, gloutonnerie de la nuit qui s'étend et appose son voile délétère, marquant le début de son ballet infernal, mortifère. Elle dévore la sécheresse et la chaleur, le doux fardeau d'un été qui s'immisce peu à peu, fait sa place au grand damne de l'épiderme qui quémande sa fraîcheur, l'étreinte de son ondine délicieuse et maternelle. Les mois à venir seraient une pénitence, rêvant déjà de l'hiver délaissé. Les cliquetis d'une clef s'élèvent après avoir enclencher cette maudite alarme dont le fonctionnement peinait à être enregistré. Fin de journée des plus banale, transpirant d'une humanité factice et ennuyeuse, mains quittant les gemmes transpirant d'opullence, délaissant les précieuses jusqu'au lendemain.

Les doigts se glissent dans les poches, s'y perdent, alors que les jambes portent la silhouette sans réel but si ce n'est que celui de s'abandonner à l'eau, raviver la carne, faire perler les écailles, luxe interdit le jour, rejeté dans les affres de cette humanité redondante et dans les obligations de paraître. Ombre qui se fond dans les ruelles, haussant un sourcil au détour d'un bar. Pourquoi pas. L'incendie de la soif est calme, vagues apaisées deux jours plus tôt dans un festin de roi, belle gisant encore dans les eaux troubles du Tibre, pourtant une charmante compagnie ne serait pas de refus, pimenterait la morne soirée qui s'annonçait, cherchant le ballet des corps, entretenir d'un certain point de vue ce qui s'apparenterait à un garde-mangé.  

Un premier verre est glissé entre les doigts, mirettes cherchant à dénicher l'élue, malheureuse ou non, tout dépendait du point de vue. Les silhouettes sont observées, battues du regard, première gorgée sifflée. La traque est soudainement interrompue alors que les lieux commencent à transpirer le grabuge, délicieuse effluves sanguines qui envahissent la pièce, s'extirpe d'un nez blessé lors d'un impact, titillant les crocs, oubliant les gonzesses une seconde pour décortiquer la scène. Visiblement un ivrogne qui s'était déjà enfilé les verres, bien que ce dernier eut un air pour le moins familier. Les fils de la mémoire sont remontés durant une longue minute, tâchant de remettre un nom sur l'individu qui se faisait sauvagement jeter dehors. Long soupir, avalant cul-sec les derniers centilitres avant d'abandonner les plans initiaux. Fichue compassion, me voilà encore à vouloir aider une brebis galeuse, ça en devenait ridicule.

Atterrir juste devant l'individu, paumes retrouvant leurs poches, haussement de sourcil, le détaillant un instant, visiblement loin d'être au mieux de sa forme, pathétique étant plutôt l'adjectif adéquat qui s'apposait sur sa silhouette peu ragoûtante qui semblait avoir trainé dieu sait-où. « Une sale journée hm ? » Question relevant visiblement de la rhétorique. Geste qui vise à l'aider à se relever, espérant qu'il tienne sur ses pieds correctement. « Giorgio c'est bien ça ? » Maigres images d'une discussion autour d'un verre qui remontent, floutée par un voile d'années, un plutôt bon souvenir qui jouait très certainement en sa faveur. « Allez amène-toi, je dois avoir quelques bonnes bouteilles. Même si je préfèrerai que t'évite de dégueuler sur mon parquet et que tu décuves. » En espérant qu'il n'ait pas l'alcool aussi violent que ce qu'il avait démontré quelques secondes plus tôt, n'étant pas vraiment d'humeur à l’assommer pour le trainer en lieu sûr avant qu'il ne se fasse dévorer par les premiers crocs affamés venus.


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Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 27 Juil - 14:01, édité 1 fois
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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3368 PACTE: : 02/01/2017



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Jeu 22 Juin - 19:22


❝Frammenti❞
Marius & Giorgio
Une sale journée. Oui, c'était le moins que l'on puisse dire. Une sale journée qui risquait bien de marquer le début d'une nouvelle déchéance de sa part. Après tout, il ne faisait que retomber dans ses travers. Il était un abruti, il n'apprendrait jamais de ses erreurs. Il y avait cru, pourtant. Il avait cru pouvoir se redresser, mener une vie normale. Mais comment pourrait-il le faire si lui-même n'était pas normal ? Il était un assassin, pas un enfant de choeur. Les deuxèmes chances, c'étaient pour ceux qui les méritaient. Lui, il n'en méritait pas. Parce qu'il ne saurait jamais la saisir comme il devrait.

Pauvre pantin qu'on avait jeté par terre. Pathétique. Giorgio tentait de se relever, mais ce n'était pas évident. L'alcool coulant dans ses veines l'empêchait de garder son équilibre, sa détresse morale lui volait tout envie de se remettre debout. Seule la colère et la rage lui donnaient une certaine énergie, artificielle. Dès que la colère se serait dissipée, le Tyrolien aurait juste envie de boire jusqu'à en oublier qui il était et ce qu'il avait fait. L'homme releva ses prunelles vers cet homme qui s'était approché de lui. Le blond s'attendait davantage à ce qu'il vienne finir le boulot pour les autres enfoirés qui l'avaient provoqué plutôt que de lui tendre la main. En revanche, il ne s'attendait pas du tout à ce que le brun sache comment il s'appelait. Est-ce qu'ils se connaissaient ? Le professeur observa l'autre homme, fronçant légèrement les sourcils. Ouais... Cette tête ne lui était pas totalement étrangère. Mais où est-ce qu'ils s'étaient déjà croisés ? Fouillant dans ses souvenirs, l'Italien finit par trouver. Quelques années auparavant, avant que sa vie ne bascule et qu'il ne finisse en taule. L'époque où tout allait bien, ou plutôt, l'époque où il faisait semblant que tout allait bien. Tous les excès étaient permis : alcool, drogues, sexe. Il gérait, il s'en sortirait... Qu'il pensait. Il se trompait lourdement.

« C'est ça, ouais... Et toi, c'est... Marco ? Non, Mario ? Merde, attends... Marius ? »

L'ancien détenu pouffa, presque fier d'avoir réussi à s'en rappeler. Quel putain de génie qu'il était, hein. Le blond s'accrocha au bras de Marius pour essayer de se remettre debout. Il mit quelques secondes à se redresser définitivement, puis passa une main dans ses cheveux. Bordel, il avait la tête qui tournait, le monde semblait tanguer sous ses pieds. Cependant, les paroles du brun lui plaisaient. De l'alcool, de bonnes bouteilles, voilà un sujet qui lui intéressait particulièrement en ce moment. Giorgio étira un sourire narquois.

« Moi ? Mais... j'suis même pas bourré ! »

Nouveau gloussement.

« Je t'accompagne volontiers... On ne veut pas de moi ici, apparemmment... FIGLI DI PUTTANA ! »

La voix s'éleva, l'insulte aussi, mais personne ne vint lui demander des explications. Dommage, tiens. Boudeur, Giorgio reporta son attention sur Marius.

« Ça fait longtemps... Ça va, toi ? »

Il se demandait si le brun était au courant pour son séjour en prison pendant les cinq dernières années. Un sujet sensible, que le trentenaire évitait souvent. M'enfin, au point où il en était...


© Pando

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2949 PACTE: : 09/04/2017



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Mer 28 Juin - 12:45

« Tomorrow is another day and you won’t have to hide away. You’ll be a man, boy! But for now it’s time to run, it’s time to run! »

Haussement de sourcil, définitivement peu convaincu par l'état de l'individu. Maudissant cette fiche manie que de récolter et collectionner les âmes tourmentées lorsque l'humeur se révélait un brin trop généreuse, très certainement entre-coupé par un ennui mortel, manière comme une  autre de combler les affres des trop nombreux jours qui défilaient, éternité n'était qu'un mot terrifiant après tout. Ridicule. Cette bonté honteuse et non assumée finirait par me perdre, guimauve qui semble se dissimuler derrière ses faux airs de bête marine mortifère. « C'est ça, Marius. » On était loin de la donzelle et de la nuit particulièrement tumultueuse qui devait être le plan initial, nettement moins glamour et sensuel de faire décuver ce qui ressemblait d'avantage à un désespéré. Parfum fruité en goût sucré soudainement remplacé par l'odeur âcre des effluves d'lcool.

Scepticisme face à ses propos, minois peu convaincu alors qu'il semble à peine tenir sur ses jambes, à la manière une sirène qui venait de sortir hors de l'eau pour la première fois, ne maîtrisant pas encore ses membres factices. « Si tu es clean, alors je suis le Pape. » Sarcasme qui s'échappe de lui-même à voix basse, tandis que le regard se lève en direction des cieux. « La routine. » Éluder au mieux la question dans un haussement d'épaules, de toute manière sans intérêt, préférant ne pas m'attarder sur les banalités affligeantes de ma propre existence au risque de trahir les éléments qualifiés d'anormaux. Le genre de discussion ennuyeuse de toute manière.

Préférer entamer le pas, arpenter les ruelle, tenir l'autre à l’œil et lui apporter le soutient d'un bras s'il tanguait un peu trop. La porte visée s'esquisse au détour d'une ruelle, bâtisse fondue dans la masse du centre-ville, palais romain dissimulé derrière les murs. Luxe n'était qu'un mot trouble, détail, bien capable de me contenter des eaux claires dépourvue de tout artifice, l'argent n'était qu'une notion humaine qui s'accumulait sur un compte. La vérité fut qu'elle avait été choisie pour son bassin interne et la salle de bain principale. Plaisir délicieux que d'immerger dans son eau saline une fois le soir venu, laisser le squelette retrouver sa forme d'origine, ne pas avoir à supporter les eaux trop douces du Tibre qui irritent les branchies. Plaisir coupable. « Fais comme chez toi, évite juste de toucher à la flotte. » Possessif envers l'antre aqueuse, espace vital et protégé, territoire qui se devait de rester in-conquit par les carnes maladroites. Égoïste.  

Lui désigner un canapé avant d'aller ouvrir le réfrigérateur, dépourvu de toute nourriture si ce n'est qu'un autre plaisir coupable depuis peu ;  sorbets givrés qui s'y accumulent. Un sac de glace enrobé dans un linge est tendu pour calmer la marque des coups. « Tu peux me dire ce que tu fous dans cet état ? » Question sérieuse, agrémentée d'un soupçon de reproche pour avoir cherché la mouise dans les bars en pleine heure de chasse, où les crocs avides et babines cherchent de quoi repaître les incendies de la faim. Humain naïf. Hésiter une seconde avant de sortir une bouteille, fluide pur se glissant dans deux verres de cristal. Probablement pas une bonne idée, mais ça devrait l'aider à délier sa langue. Qu'il profite du goût rassurant une dernière fois, il n'en aurait pas d'autres.


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Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 27 Juil - 14:01, édité 1 fois
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Giorgio A. Reppucci
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OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3368 PACTE: : 02/01/2017



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Lun 3 Juil - 13:53


❝Frammenti❞
Marius & Giorgio
Eh bah, c'était bien ça, apparemment ! Il venait de le confirmer, c'était donc officiel : il s'appelait effectivement Marius. Fier de son coup, Giorgio ne put s'empêcher de pousser un léger rire. Bon, c'était con peut-être, mais là il s'en foutait totalement. Quand on n'avait pas de bonnes raisons pour rire, on en inventait, voilà. Parce qu'en ce moment, le blond n'avait que de raisons pour pleurer, et là tout d'un coup, ce n'était ce qu'il avait envie de faire. Continuer de boire, par contre, cela lui semblait plus tentant, décidément. Le trentenaire haussa un sourcil face au commentaire de l'autre homme.

« Ravi de vous rencontrer, mon père. »

Eh oui, il avait entendu ce qu'il venait de dire. Qui a dit que quand on est bourré on devient sourd ?! C'est même pas vrai, et maintenant vous le savez. Attendez... "Mon père", c'était pour les prêtres, nan ? Le Pape n'était pas un prêtre, si ? Giorgio se gratta le menton, pensif. Enfin, c'était plutôt une sorte de prêtre/big boss/popstar ? Mais bon, il ne savait pas comment l'appeler, à part ça. Bon bah, on s'en fout, de toute manière. "Mon père" ce serait donc. Reprenant la conversation, le professeur particulier demanda à Marius comment il allait. La routine. Ah la routine, cette bitch.

« Pareil de mon côté. Et ça se voit, d'ailleurs. »

A l'entendre, on pourrait presque croire qu'il était un ivrogne qui se bourrait la gueule tous les jours... Et pourtant, non. Il était sorti de prison, s'était redressé, avait relancé sa carrière, repris confiance en lui... Et la routine qu'il s'était créée avec Calli' lui avait fait beaucoup de bien. Le début d'une nouvelle vie. Sauf que finalement, ses mauvaises habitudes étaient revenues en force pour tout gâcher. Ça, apparemment, c'était sa routine. A chaque fois qu'il avait l'impression que ça allait, qu'il allait pouvoir faire quelque chose de bien dans sa putain de vie, il finissait toujours par tout foutre en l'air comme un grand. Alors bon, let's drink to that. Marius lui avait proposé qu'il vienne avec lui, ayant apparemment quelques bonnes bouteilles qui n'attendaient qu'un Giorgio Reppucci comme lui vienne s'en abreuver.

Le trajet jusque chez Marius prit quelques minutes, sans que le blond ne tombe par terre comme un pantin désarticulé. Les paroles ne fusèrent pas vraiment, et cela ne le dérangea pas trop, il devait l'avouer. Il pouvait bien faire le clown, mais en réalité, le Tyrolien n'avait pas tellement envie de parler. Il était triste, détruit, brisé de l'intérieur. C'était plus facile de se taire, au fond. Puis enfin, ils arrivèrent à destination, entrant dans la demeure du brun. Une très belle demeure, soit dit au passage... Cela sentait le luxe, la classe. Les yeux cristallins de l'Italien voyagèrent à travers les pièces, observèrent la décoration, les petits détails. Et les grands détails, surtout.

« Putain... La classe, ton chez toi ! Et t'inquiète, je touche à rien... »

Dit-il d'une voix molle, avant d'aller s'asseoir sur le canapé désigné.

« T'aimes l'eau, hein ! Une piscine intérieure... C'est original. Mais j'aime bien, hum. »

Il aimait visiblement nager, ce bon vieux Marius. Et c'était cool, ça. Lui aussi aimait bien nager, mais bon... Puisque monsieur ne voulait pas qu'il y touche, il se contenterait de nager dans l'alcool. Et ce serait déjà pas mal. L'homme alla ouvrir le réfrigérateur pour aller chercher quelque chose. Giorgio ne vit que des sorbets. Ou peut-être qu'il avait juste trop bu et qu'il se faisait des films, littéralement. Car c'était bizarre quand même, nan ? Après, bon... La normalité était un concept un peu subjectif, en fin de comptes. Marius le rejoignit alors avec un sac de glace enrobé dans un linge. Tiens, bonne idée... Ce connard l'avait amoché tout à l'heure, le coglione. L'ancien détenu regarda le brun suite à sa question, l'observant verser la boisson alcoolisée dans deux verres. Un sourire narquois se peignit sur la bouche de l'Alpin. Il attendit quelques secondes avant de prendre la parole.

« C'est ce que font les connards comme moi... Merder. Encore et encore. Ma petite amie m'a foutue à la porte. Voilà. Et ça s'annonce mal pour la suite. »

Le blond attrapa son verre pour en boire une gorgée.

« J'ai failli embrasser une élève, et elle est arrivée au mauvais moment... Enfin, je n'allais pas l'embrasser, je crois. Elle était en train de pleurer, j'ai séché ses larmes, c'est tout... Maintenant, elle croit que je la trompe avec mes élèves. Mais c'est faux. Putain de vie de merde. »

Dit-il en soupirant.

« Mais t'inquiète, si j'ai survécu à cinq ans de taule, je survivrai à quoi que ce soit qui puisse m’arriver. Les mauvaises herbes, c’est pas facile à éliminer, tu vois ? »

Lâcha-t-il, avec un rire amer.


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SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2949 PACTE: : 09/04/2017



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Sam 15 Juil - 18:53

« Tomorrow is another day and you won’t have to hide away. You’ll be a man, boy! But for now it’s time to run, it’s time to run! »

Gorgée amère qui glisse le long de l’œsophage, parcimonieuse, probablement par crainte idiote de finir dans le même état que l'humain perdu dans les méandres alcoolisés. Un homme ivre suffisait. De toute façon ambre translucide nettement plus fadasse et moins enivrante que l'écarlate épais, ivresses sanguines d'avantage courantes et largement préférées. « Ouais c'est ça, j'ai un faible pour la flotte, faut bien que j'entretienne ma forme olympique. » Léger vrombissement du verre qui se pose sur une table après avoir été au final vidé cul-sec, versatile. Haussement de sourcil, rictus qui se fend alors que l'échine s'appuie sur un accoudoir, bras croisés sur le torse.

Langue qui se déliait enfin, bougre se dissimulant derrière son humour et le flou vaporeux des verres. Problèmes de gonzesses. Un classique. Décidément bien ma veine, amour et ses attaches inconnu, éludé et fuit au possible, à des années lumière des préoccupations, en règle général amant qui enchainait les draps, se plaisant dans les plaisirs honteux du ballet des carnes qui se consument, au nom oublié le lendemain à l'aube, disparut en silence. Sujet incompris, évitant la faiblesse qu'il incluait. « Elle reviendra, les gonzesses sont rancunières et ont tendance à devenir tempétueuses lorsqu'elles s'imaginent des choses. Sors-lui ton plus beau sourire et bombe le torse. Je peux te refourguer un joli cailloux pour aider à te faire pardonner. » Ne pas savoir quoi ajouter, peu adepte et malhabile dans ce genre de situation, d'autant plus face à un être qui n'était que vaguement connu, entre-aperçu brièvement dans une forme relativement convenable. Omis un nom et quelques informations enregistrées se comptant sur le bout des doigts, il n'y avait pas grand chose à dire de plus sur les connaissances envers l'individu ivre ramassé. Regard qui se lève en direction du plafond, rictus amusé par ses réflexions et sa capacité de survie. « Bah voyons et ça va chercher la mouise dans les bars. Un vrai caïd. »    

Main qui se glisse sur son épaule, geste un tant soi peu compatissant, il en avait visiblement besoin. « Tu devrais te reposer et surtout décuver, on en rediscutera demain matin quand t'auras les idées claires. Y a des chambres à l'étage, prends celle que tu veux. Je compte sur toi pour laisser mes bouteilles tranquille. » Sourire encourageant, tapotant son échine avant d'entamer quelques pas. « Oh et évite de dégueuler ailleurs que dans les chiottes, mon parquet vient d'être ciré. » Femme de ménage qui avait déjà bien assez de boulot comme ça, devant faire disparaître les horreurs dont les murs étaient témoins. Carmin se glissant dans les draps et l'ondine saline les nuits de gloutonnerie, carcasses abandonnées qui furent trop nombreuses pour les compter.  

Légère pointe d'amertume alors que le squelette d'origine ne serait pas retrouvé cette nuit, forcé d'entretenir l'illusion factice et fatigante, lourdeur des jambes. Silhouette qui disparaît pour s'engouffrer dans son antre, investissant la salle de bain à défaut de pouvoir plonger. Crachat d'une vulgaire douche qui dégueule et glisse sur le derme pâle, maigres écailles rebelles et clairsemées fleurissant sur les mollets, piètre consolation. Ruissellement délicieux qui dure, s'étire, ravive, délaissée à regret au bout de trop longues minutes en un soupir. La caresse humide serait remplacé par celle du satin, à contre cœur.

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Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 27 Juil - 14:02, édité 1 fois
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Giorgio A. Reppucci
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3368 PACTE: : 02/01/2017



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Mar 25 Juil - 16:42


❝Frammenti❞
Marius & Giorgio
Un faible pour la flotte, hein... D'accord. Giorgio arbora une moue amusée, avant de hocher la tête. Chacun ses goûts, chacun ses hobbies. Lui, même s'il aimait bien nager lui aussi, il n'avait jamais eu de piscine intérieure. Enfin, il n'en avait jamais réellement eu les moyens non plus, c'est vrai. Pas depuis son départ forcé de Glorenza à l'âge de 17 ans, d'abord vers Bolzano avec sa grand-mère, puis vers Rome pour y faire ses études et s'éloigner définitivement de son paternel. Renié par ce dernier, méprisé et haï par cet homme dont la vie il avait détruite en tuant sa femme, le blond n'avait jamais vraiment eu l'occasion de se permettre ce genre de luxes. Et puis, l'alcool et les drogues suffisaient déjà à faire des ravages dans son compte en banque, hein. Mauvaises habitudes rapidement acquises alors qu'il était étudiant, perpétuées même une fois devenu professeur dans un lycée. Il avait voulu tout contrôler, tout gérer comme un grand, mais au final... Il avait foutu sa vie en l'air, tout simplement. C'était son domaine, ça. Son plus grand talent.

Les mots avaient fini par sortir. Les regrets teintaient sa voix, pinçaient son cœur meurtri. La colère et la tristesse se bousculaient pour prendre le contrôle de son âme, la peur aussi le guettait sournoisement. Comment avait-il pu ? Comment avait-il pu tout gâcher de la sorte ? Pendant des semaines, il s'était battu, contre ses peurs, contre ses doutes. Tout ça pour reprendre une vie normale, pour se relever après son long séjour en prison. Devenir quelqu'un de bien, rendre fiers son père, mais aussi Calliope. Se donner des chances d'être un bon père quand son enfant viendrait au monde. Sauf qu'il avait tout gâché. Tous ses efforts avaient été vains, ou du moins, il avait fait en sorte qu'ils le deviennent. Sa petite amie le détestait, ne le croyait pas. Il était seul, n'avait nulle part où aller. Il avait juste l'impression que sa vie était finie et qu'il n'y avait rien qu'il puisse faire pour changer ça. Néanmoins, les paroles de Marius avaient quelque chose de rassurant.

« J'espère que tu as raison... » Courte pause, nouvelle gorgée d'alcool. « Le truc, c'est que j'ai pas du tout envie de sourire... Ou de bomber le torse. Je suis une sous-merde et je ne la mérite pas. C'est ça la vérité, et je ne pourrai pas la cacher à la longue, j'imagine. »

Un fin sourire narquois finit pourtant par s'installer sur les lèvres masculines. Bon, peut-être qu'il survivrait quand même. C'était ce qu'il avait fait tout au long des cinq dernières années, après tout. Alors si elle ne voulait pas de lui, tant pis. Du moment qu'il aurait à boire, il s'en sortirait, hein. La remarque du brun lui arracha un reniflement amusé, accompagné d'un rictus douteux.

« Pfff... Mais ce n'est même pas moi qui a commencé... C'est la bagarre qui m'a cherché moi. En fait, non, c'était l'autre gros porc, là. »

Sourire moqueur, regard triste. Il n'avait rien d'un caïd. Les caïds, ça ne laissait pas violer et tabasser par d'autres détenus. Ça ne passait pas des accords avec des gardiens pour permettre à ces derniers à leur tour de passer leurs nerfs sur eux et d'assouvir leurs fantasmes, en échange d'une soi-disant protection. Non, il n'avait jamais été un caïd ; il avait toujours été une victime. Le rôle de la parfaite victime, il le connaissait par cœur. A se demander s'il n'y prenait pas plaisir, finalement. Le regard du Tyrolien se baissa alors que l'autre homme posait doucement sa main sur son épaule. Se reposer, décuver ? C'était à la fois une idée tentante... et rebutante. Il n'avait pas envie de dormir, mais bien d'oublier, tout simplement. Se bourrer la gueule jusqu'à n'en pouvoir plus. Mais bon... Pour une fois, quelqu'un lui tendait la main, lui offrait un peu d'aide... Pourquoi ne pas en profiter ? A moins que ce type ne veuille le peloter lui aussi. En fin de comptes, il ne le connaissait pas si bien que ça... Comment savoir ? L'ancien aristocrate se contenta de hocher la tête, silencieusement, laissant Marius s'éloigner. Léger sourire vaguement amusé lorsque l'autre homme le prévient que son parquet vient d'être ciré. Eh bah... Dans les chiottes ce sera alors. S'il y arrive à temps, bien entendu.

Le professeur finit par se relever, ouvrant le réfrigérateur pour attraper un sorbet. Bah oui, ses yeux ne l'avaient pas trahi, il n'y en avait que ça, et de la glace. Dis donc, ce très cher Marius n'aimait que ça et la flotte, apparemment ? Un léger rire s'échappa de la bouche de l'Alpin. Il y en avait des gens étranges dans ce bas monde... Mais bon, ce n'était pas comme si lui était le mieux placé pour critiquer, quoi. Giorgio s'adossa à un mur en sentant le monde tanguer sous ses pieds. Peut-être que c'était un sorbet magique ? Ça expliquerait tout ! Peut-être qu'il y avait de la drogue dedans, putain ! Wow, la vache ! L'idée du siècle, quoi ! L'homme se mit à danser dans le salon, tout en mangeant le sorbet magique, les yeux fermés. Le temps de quelques instants, il en oublia même la raison pour laquelle il était là ce soir et non pas aux côtés de Calliope. Le sorbet à moitié entamé finit par tomber sur le fameux parquet ciré, coupant brusquement la vibe. Giorgio soupira, contrarié. Peut-être sous le coup de la colère, une profonde nausée le secoua. Merde. Où étaient les chiottes, putain ?! Bordel, il avait l'impression qu'il était à Versailles, il se sentait perdu. Quelques secondes plus tard, suivant le bruit de l'eau crachée par la douche, le trentenaire finit par entrer dans la salle de bain. Cependant, la nausée était passée. Restait le vide, l'ennui. Marius prenait sa douche, de l'autre côté du rideau. Normalement, l'ancien détenu aurait simplement fait demi-tour, mais ce soir il n'était pas vraiment lui-même. L'alcool y était pour beaucoup, sans doute, mais son chagrin aussi. Lentement, Giorgio ôta sa chemise, puis son pantalon, puis tout le reste. Il n'avait aucune idée de ce qui était en train de lui passer par l'esprit... ou peut-être que si. Difficile à dire, parce que ce n'était pas prévu. En tout cas, il s'avança sans peur ni pudeur, allant rejoindre l'autre homme sous la douche.

« Hé, Marius ? Je crois que j'ai dégueulé dans ta piscine... »

Sourire espiègle.

« Mais non, je rigole ! Je voulais, j'sais pas... juste prendre une douche vite fait. Et t'en fais pas, je viens pas pour te reluquer. »

Et pourtant, son regard remarqua quelque chose sur les jambes du brun. On aurait dit des... écailles ? Bon sang, ces sorbets magiques !

« C'est quoi ce truc brillant sur tes mollets ? Des écailles ? Ne me dis pas que t'es en train de te transformer en sirène ? Au fait, j'ai connu une sirène il y a quelques années. Un truc de fou. »

Il blaguait, tout simplement. La sirène en question, c'était une jeune femme qu'il avait rencontrée dans une de ces fêtes organisées par des gosses de riche, là où les drogues et l'alcool coulaient à flot. Il était high, c'était peut-être pour ça qu'il s'était imaginé des choses, mais les souvenirs étaient là.


Spoiler:
 


©️ Pando

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Marius L. Vitale
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OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2949 PACTE: : 09/04/2017



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Jeu 27 Juil - 21:57

« Tomorrow is another day and you won’t have to hide away. You’ll be a man, boy! But for now it’s time to run, it’s time to run! »

Soupir d'aise, se perd au rythme de l'écoulement aqueux. Épiderme qui se ravive, efface la sécheresse du jour, écailles lazulis rebelles pointant leurs museaux. Instant délectable savouré, mirettes qui se ferment, enregistrent la caresse sinueuse, délicieuse, vitale. Abondance qui dure encore et encore, peinant à en décrocher, échine refusant d'être ôté malgré la douceur de la cristalline qui dégueule en un crachat médiocre, élément protecteur et bienfaisant. Songeries vagabondes, pensées à des années lumière, perdu dans un flou imperceptible, triste réalité pathétique d'un poisson debout sous sa douche tempérée.

Instant pourtant dérobé, sérénité piétinée en une seconde sans le moindre scrupule, terrible intrusion dans l'antre reposante. « Putain ! » Sursaut digne de ce nom, reconnexion immédiate avec le monde, déchantant. Palpitant qui loupe un battement alors que l'homme ivre a déjà ôté ses vêtement et dérobe la précieuse ondine. Réflexe que d'entourer les flancs, dissimuler les branchies entre-ouvertes qui trônent entre les côtes plutôt que l'intimité. Elles se referment vivement, ne laissant que de maigres stries. Chercher à me remémorer si un quelconque murmure hypnotique s'était échappé des lèvres sans même m'en apercevoir, appâtant le pauvre humain. Au vu de ses explications douteuses, il s'agissait uniquement de son ivresse. Hésiter à lui sauter à la gorge lorsque les première syllabes s'échappent, voir à le projeter dehors à l'autre bout de la pièce sans même qu'il ne puisse demander son reste, finissant par prendre une profonde inspiration. Rester calme. Ne pas savoir en cet instant même si l’amener ici fut une bonne chose, désirant presque commettre l'homicide. « Qu'est-ce que tu fais ? Je veux bien que tu sois soudainement en mal d'amour, mais de là à venir t'incruster dans Ma douche. » Irritabilité perceptible, outragé par son intrusion. Il ne fut pas le bienvenue dans cette bulle d'intimité et havre de la journée.

Iris qui suivent les siennes, écho atterrissant sur les mollets, retenant une grimace alors que la pièce tombe. Écailles. Merde. Elles sont toujours parsemées, d'un bleu nuit contrastant avec le derme pâle, reluisant sous la lueur faiblarde et artificielle, accoutumé au point d'en avoir totalement oublié leur présence. Oups. L'excuse d'une pseudo maladie prête à s'extirper, au bord des lèvres. Pas la première fois qu'il fallait couvrir la présence des rebelles pointant sous l'eau fraîche. Pourtant froncer les sourcils à la suite, ce qui semble être des aveux. « Vraiment ? » Pour un énergumène qui semblait bien au courant de la face cachée de Rome il n'avait pas vraiment l'air effrayé le moins du monde, visiblement décidé à camper là, comme si la chose lui fut parfaitement égale. Pulsion suicidaire ? Peut-être que son état jouait. Un bien étrange énergumène ce Giorgio. Après tout, n'avait-il pas avoué avoir été emprisonné, sans vraiment dévoiler la nature du crime, peut-être rôdait-il dans les horreurs mafieuses et surnaturelles.

« A ton avis ? Tu m'as l'air bien à l'aise. » Étrange proximité qu'il venait d'installer, intrusion et phrase d'une banalité. Pudeur ayant toujours été un concept typiquement humain, artifices d'un corps illusoire et dont les jambes ne furent que des vêtements en elle-même. « Tu n'as pas peur que je te mange à venir m'emmerder sous la flotte ? » Rictus presque provoquant, soutenant ses mirettes de la couleur de l'océan. « A moins que les écailles ne soient ton truc. » Appât très certainement sans scrupule, idiot que de vouloir profiter de son ivresse, reluquant un instant son échine avec appétit.


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Giorgio A. Reppucci
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OSSATURE: : 34 ans CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia, et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. Cela dit, il fera tout pour, soyez-en sûrs. BESOGNE: : Expert en Histoire de l'Art au sein de la Fondation de Breuillac depuis début octobre et occasionnellement prof particulier d'Histoire de l'Art. Le blond essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires.
FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. @EFFIGIE: : Dan Stevens by Morsmordre (c) BAFOUILLES: : 3368 PACTE: : 02/01/2017



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Sam 29 Juil - 0:23


❝Frammenti❞
Marius & Giorgio
Merde, il lui avait fait peur, apparemment... Vu la façon dont le brun avait sursauté, quoi. Mais enfin, ce n'était pas comme s'il avait exprès ! Il avait même fait du bruit en entrant dans la salle de bain et tout ! Néanmoins, Marius n'avait visiblement rien entendu. Oups. Par contre, l'homme eut une réaction étonnante sous le coup de la surprise : plutôt que de cacher instinctivement son intimité, il avait préféré entourer ses flancs. Bizarre quand même, mais le blond n'était pas là pour juger. Et il n'était pas pas là non plus pour le mater. Même si c'était justement ce qu'il faisait maintenant. Double oups. En tout cas, Marius semblait agacé de le voir ici, dans sa douche, et il le lui fit donc savoir. Giorgio le regarda, puis haussa les nonchalamment les épaules.

« Bah... Ça va, non ? Il y a encore de l'espace pour tout le monde ! »

Le trentenaire pouffa bêtement, comme s'il n'avait rien fait de si grave que ça. Il n'y avait pas à dire, l'alcool lui avait ôté toute timidité, toute pudeur qu'il ait pu avoir. L'eau qui coulait sur sa peau était agréable, il n'avait pas vraiment envie de dégager de là, il fallait l'avouer. Puis le cerveau de l'Italien passa carrément à autre chose lorsque son regard cristallin se posa sur les mollets de l'autre homme. C'était quoi ce truc ?! Il n'en avait pas la moindre idée, mais ça brillait comme les écailles de certains poissons. L'ancien détenu ne put s'empêcher de blaguer là-dessus, évoquant par la même occasion une éventuelle transformation en sirène, et même cette histoire bizarre qu'il avait vécue avec une jeune femme qui lui avait avoué être une sirène, il y a quelques années. Probablement, il s'agissait d'une hallucination due à la drogue, mais le souvenir était toujours là, gravé dans son esprit.

Et maintenant que le professeur y pensait, cela lui donnait vraiment envie de rire. Comme tout le reste, à vrai dire. Le monde lui semblait tellement fun en ce moment ! C'était vraiment cool.

« Ouais ! Mais ça fait un bail, en fait... »

Dit-il en se grattant le menton. Un sourire narquois se peignit sur les lèvres du Reppucci.

« Je suis à l'aise partout, moi. Cinq années en taule, voilà que ce ça donne. »

Le blond lâcha un léger rire, avant de soupirer. Giorgio se sentait particulièrement décomplexé à présent, peut-être un peu trop pour son bien. Mais, si son culot inattendu le poussait à faire des choses qu'il n'aurait pas faites normalement, cela était également en train de lui permettre de ne pas penser à Calliope et à ce qui s'était passé quelques heures plus tôt. Et ça, cela lui faisait du bien. L'Alpin haussa un sourcil lorsque l'autre homme lui demanda s'il n'avait pas peur qu'il le mange, puisqu'il était venu le déranger dans sa douche. Sourire moqueur, regard de défi. Lui, il croyait vraiment qu'il lui faisait peur ? Allons donc. Surtout qu'il était bourré, quoi !

« Bah voyons... »

A moins que les écailles ne soient ton truc.

Giorgio ricana, avant de regarder à nouveau les jambes du brun. Mais est-ce que c'était vraiment des écailles, ça ? Il commençait sérieusement à se poser la question. Mais bon, le professeur était un peu trop éméché pour se prendre la tête.

« Est-ce que je peux y toucher ? »

Dit-il en le regardant d'un air taquin. Plus taquin qu'il ne le voudrait, mais on dirait qu'il n'avait plus de limites maintenant. Le blond poussa un nouveau rire amusé.

« Je parle des écailles... »

Du moins, le croyait-il. Mine de rien, ils s'étaient quand même rapprochés de quelques centimètres. Proximité inattendue, attraction qui le prenait de court. L'ancien prisonnier avait l'impression qu'il faisait vraiment n'importe quoi, là... Mais le pire, c'est qu'il s'en foutait. Il semblait perdre de plus en plus le contrôle de ses paroles et surtout, de ses gestes...

HJ:
 


©️ Pando

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ faust (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2949 PACTE: : 09/04/2017



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Dim 30 Juil - 23:46

« Tomorrow is another day and you won’t have to hide away. You’ll be a man, boy! But for now it’s time to run, it’s time to run! »

Décomplexé. Ce fut le terme qui correspondait le mieux en cet instant même pour désigner l'individu intrusif, comme si la chose fut d'une grande banalité. L'alcool ne lui réussissait pas et il déchanterait très certainement vite fait le lendemain au souvenir de s'être dandiné nu comme un ver sous la douche de son hôte. Il eut des airs de donzelle hypnotisée, perdu dans un flou vaporeux. Maigre ricanement qui s'échappe à l'évocation de son séjour en captivité, levant les yeux au ciel. « Et je présume que c'est pour avoir pénétré des douches par effraction que tu as finis en taule. » Ton provocateur, sarcasme qui s'élève. Curiosité tout de même que de savoir ce qu'il avait commit, bien que cela ne compenserai certainement pas les milliers d'homicides exécutés en plusieurs siècles sous les crocs affûtés, vies dérobées sans scrupules, gobées pour apaiser la soif de vermeille.

Curiosité ou provocation faisant d'ailleurs écho, difficile à dire alors que la question s'élève. Ambiguïté qui se dessine dans cette soudaine proximité, échines se frôlant d'un brin trop près en ce qui ressemble à un début de ballet. Sourcil qui se hausse, sourire qui se fend, soudainement plus amusé qu'autre chose, alors que les doigts se saisissent de sa main, la logeant sur le côté d'une cuisse où trônait quelques écailles égarées. « Ça coupe. » Ne pas vraiment avoir envie d'être éméché par une odeur sanguine face à une quelconque imprudence. Sa paluche est abandonnée, remontant le long de son torse, contre-sens de l'ondine qui ruisselle, cherchant ses mirettes après l'avoir reluqué avec gourmandise. Soirée morne regagnant soudainement en intérêt, donzelles oubliées au profit d'une virilité aux épaules larges, plus rares, écarts présents à l’accoutumée lorsque la faim tiraille, ne prenant pas la peine de chercher des courbes et ondulations féminines tout de même largement favorisées, ce qui put être relégué au rang d'expérimentations de quelques soirs houleux. Il l'avait cherché en pénétrant dans le havre, en s'immisçant dans cette bulle d'intimité et de songeries.

Souffles qui se mêlent un instant, peut-être un maigre élan d'attraction hypnotique qui s'évade, le temps de le faire prisonnier contre la paroi, à ma merci. Rictus provocateur, tenailles aiguisées pointant l'espace d'une seconde, à peine perceptibles, avant percuter ses lèvres avec gloutonnerie, les dévorant avec avidité, canines à semi-rétractée les lui mordillant à peine. Doigts qui se perdent dans le creux d'un rein, d'autres saisissant le cuivre humide de ses mèches, se plaisent à le faire soudainement tourner en bourrique. Maigre vengeance délicieuse.  

Pourtant, elle ne fut pas aussi délectable qu'attendue, ivresse dominante dans l'esprit de l'intrus, arrière goût d'alcool encore présent sur ses babines, jeu qui ne fut pas réellement jouissif, peut-être même lassant que de le savoir sans toute sa tête. Amertume. Baiser otage cessant, ne laissant qu'un murmure s'échapper. « Tu es ivre mort Giorgio. » Ce fut un fait, soupir s'extirpant. Paroles revenant en mémoire, humain pathétique amassé au coin de la ruelle, jeté comme un malpropre pour une histoire d'adultère qui n'eut pas lieu, désormais dans les griffes acérées d'un poisson qui fut sur le point de concrétiser la querelle. Foutue culpabilité. Pulsion idiote soudainement ravalée, contrarié, ré-instaurant une parfaite distance de sécurité. « C'était idiot. » Excuse comme une autre qui s'élève.

HJ:
 

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