Trompe moi une fois honte à toi [...] ft Alessandra

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RUN WITH THE MOON

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 37 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibâtard-HomicidoPresqueInvolontairement-Veuf - (Re)marié aux vins et spiritueux de la supérette discount du coin [titre de mon champ]: BESOGNE: : Fabricant et dealer d'une drogue dure commercialisée par la Nostra Regno - ah, ces sponsors du crime [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcier pur, suprême déchu mordu par la fourbe lupine [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Je crève dans mon dedans actuellement, j'ai les pouvoirs d'un gosse de 15 ans et les capacités irrégulières de ces gens en proie à une dualité interne. Mais j'ai un Beretta 92 FS et je sais viser. [titre de mon champ]: GANG: : Je collabore avec la NR pour qu'elle assure ma protection - et quand je dis collabore, je veux dire que je travaille pour eux - mais je ne suis membre d'aucun coven, d'aucune meute et je n'ai prêté allégeance à personne - faut pas déconner non plus [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Jason Momoa © Sign code by 2981 12289 0 © Gifs by Varri <3 [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2373 [titre de mon champ]: PACTE: : 06/06/2017



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Sujet: Trompe moi une fois honte à toi [...] ft Alessandra   Jeu 22 Juin - 21:31
Trompe moi une fois honte à toi
Alessandra & Irénée
La porte du bar est noire et elle se fond si bien à la façade du bâtiment, en contrebas de trois marches, que j’ai dû passer deux fois devant pour la remarquer. Il faut dire qu’on m’a donné une adresse un peu bâtarde après de longues et lourdes négociations… Tout ça pour un artefact dont on m’a vanté les mérites et que je cherchais depuis quelques mois déjà voire une bonne année. Si au départ j’ai été guidé par de la simple arrogance, ma récente réorientation génétique me motive plus que n’importe quoi. Et ce même si la documentation sur cet objet est faible et que certaines provinces sont persuadées que ce n’est que mythe. Les plus optimistes, quand à eux, assurent que la bague de Maha Sekh est l’une des rares à décupler le pouvoir de son propriétaire… Le décupler à un stade divin. Si c’est vrai, j’ai toutes mes chances de faire taire le loup en moi pour faire renaître le Suprême. Si c’est faux, ce connard de vendeur va passer un sale quart d’heure. D’autant que, de lui, je ne connais que la voix. – Je vous reconnaîtrais m’a-t-il assuré d’un timbre très rauque, au téléphone. – Comment ? lui ai-je demandé, moqueur. – Vous le comprendrez bien vite.

Il ne croyait pas si bien dire…

Je pousse la porte du bar. De la fumée flotte dans la pièce comme une nappe de brouillard estivale. Une nappe de brouillard qui put et qui pique la gorge – et je suis un gros fumeur, pour dire qu’il y en a énormément – mais un brouillard quand même. Je peine à jeter un coup d’œil circulaire or, du peu que je capte, je sais que je ne vais pas du tout passer inaperçu. Ou il faudrait peut-être que je troque mon pantalon et mon débardeur contre des pièces en cuir pour être dans le thème. Un genre BDSM motards chelous ; le genre qui ne me dérangent pas dans le privé mais qui me fout particulièrement mal à l’aise quand j’ai des intentions complètements chastes et professionnelles. Je reste d’ailleurs un instant sur le pas de la porte subjugué par l’ambiance et tous les regards qui se tournent vers moi. Oui. J’ai compris. Je suis la personne la plus habillée du lieu, et pourtant nous sommes en été – genre j’ai pas 18 couches de vêtements pour me tenir chaud non plus. Tu m’étonnes que l’autre il va mettre trente secondes à me repérer. Ces gens ne sont pas menaçant mais ils doivent tous clairement rouler des mécaniques chaque fois qu’un touriste rentre sur leur territoire. S’ils ne pissent pas partout d’ici 10 minutes pour m’indiquer que je ne suis pas le bienvenu, je suis carrément le mec le plus chanceux du monde. Faut vraiment être con et téméraire pour ne pas promptement saisir le message et déguerpir. Sauf que là, le problème, c’est qu’on m’a  invité les gars.

Je m’avance vers le comptoir, un peu à contre cœur. Des motards plantés devant battent en retraite à mon approche… Pas comme s’ils avaient peur mais comme si j’avais la lèpre – grimace de dégoût en prime. Ok. C’est vraiment trop aimable. J’arque un sourcil en m’asseyant sur l’un des tabourets, levant une main impérieuse vers la barmaid pour qu’elle me serve. Famélique. C’est le terme qui, je le pense, la définit le mieux. C’est même frappant lorsqu’elle se redresse pour me jeter une œillade sceptique. Elle a des cheveux noirs corbeaux-nuitsnoires-ténébres-ledarkc’estlalife très courts dans un genre de coupe au bol très novatrice – au moins, ça lui va pas trop mal. Un visage carré, aux traits marqués non par l’âge mais par les chagrins et les soucis. Un regard dur. Une arcade fendue d’une grosse cicatrice, un peu comme la mienne, qui me fait remarquer que la gonze a paumé ses deux sourcils – par style à en croire la repousse brune et drue sur sa peau diaphane. Et, pour parfaire le cliché de la meuf qui a eu une vie bien dégueulasse et difficile, une ribambelle de tatouages skull, tribaux et sombres sur les parties de son corps visibles – nombreuses vu la tenue légère. – Qu’es’qui veut l’nouveau ? lance-t-elle d’une voix bourrue avec un accent que je ne reconnais pas. Irlandais ?Un whisky, sans glace. Elle rit, dans un genre de râle qui lui remonte des glaires… Qu’elle préfère avaler plutôt que recracher – super glamour.

Le service est rapide et l’alcool avalé, en une grande gorgée, me ferait presque oublier les murmures et les coups de menton que la plupart des autochtones jettent en ma direction. Je suis une bête de foire.

Une jeune fille – si elle a plus de 18 ans je veux bien bouffer mon propre bras, tout cru et sans sel – me fixe d’un air hostile. Ce qui ne jure pas dans le contexte, je te l’accorde. Mais elle est assez insistante pour que j’ai l’impression que son mépris, sa haine et sa colère sont palpables. Qu’elle m’en veut personnellement de vivre. Elle est petite, ses longs cheveux châtains – ou blonds foncés je sais jamais – propres et soyeux tombent un peu plus bas que ses épaules. Avec son maquillage exubérant – faux cils à l’appui, gros traits de liner, pommettes roses pâles, visage redessiné avec un fard plus foncé – elle a la tronche d’une meuf  d’une bonne quarantaine d’années qui ne s’assume pas… De celles qui veulent faire comme leur gamine de 12 ans, avec le string qui dépasse du pantalon… Mais là pas de problème puisqu’il n’y a pas de pantalon. J’imagine que, si son pari c’est de se vieillir, elle n’y arrive qu’à moitié. Et la tenue va avec le reste. Elle porte un soutien-gorge de cuir noir clouté, avec un short assorti, qui semble peint sur ses hanches étroites tant il lui colle à la peau, et une paire de chaussures à semelles compensées… Le genre de pompes qui étaient déjà hideuses dans les années 90. Là c’est un massacre esthétique.

Sans me lâcher de ses prunelles foncés, elle s’avance – d’une démarche suave, comme si elle dansait ou qu’elle glissait sur le sol – vers un type qui, à en juger sa barbe et ses cheveux grisonnants, doit avoir trente ans de plus qu’elle. J’espère que c’est son père. Elle se vautre sur lui pour l’enlacer tendrement, déposant un baiser langoureux dans son cou. OK, finalement, j’espère que ce n’est pas son père, putain. Il dodeline de la tête, la penchant doucement sur le côté lorsqu’elle semble lui murmurer un truc à l’oreille. Il rit. Il se lève. Au premier abord on pourrait croire que le type est gros. Mais, maintenant que je le vois entièrement, il est plutôt imposant à la manière d’un joueur de foot américain… Ou de hockey canadien ou de rugby italien – prends l’image qui te va le mieux. C’est une montagne de muscles à fleur de peau. Malgré la pénombre qui règne dans le bar de petites lunettes de soleil rondes dissimulent ses yeux. D’un geste souple, une expression apaisée et apaisante roulant sur ses rides – ça put la magie à des kilomètres – il m’invite à venir le rejoindre. Tu m’as fais poireauter 10 minutes au bar alors que tu étais assis à la table la plus proche de la porte depuis le début ?! Je soupire, soudainement agacé, avant d’aller le rejoindre.

- Monsieur le futur acquéreur de ma bague ! dit-il d’une voix très enjouée lorsque je prends place en face de lui. Il me tend une main que je refuse de serrée – ni par principe, ni par stratégie, juste parce que je n’en ai pas la moindre envie et que je ne compte pas m’en faire un copain. Il ne se rembruni pas, gloussant de plus belle en louchant sur le décolleté de sa moitié qui se dandine lascivement sur ses cuisses. Ah bah, comme la musique semble entrainante...Elle est où ? demandé-je sans vraiment y mettre les formes. Par instinct je vérifie immédiatement ses doigts, or il ne porte qu’une chevalière marquée de ses initiales : SV. – Vous êtes bien pressé Monsieur… Monsieur… - Monsieur.Et bien impoli. Faisons un peu connaissance avant de faire affaire. Sa langue claque contre son palais. La gonze se redresse en ondulant. Elle lui caresse la joue avec la sienne et me balance un regard assassin. Qu’est ce que t’as, connasse ? La tension monte. D’un coup. Si elle pouvait grogner comme un clébard je suis sûr que c’est exactement ce qu’elle ferait à cet instant précis. – Elle n’aime pas les étrangers. Si c’est que ça alors, me voilà rassuré !Alors Monsieur monsieur, très drôle la blague..., d’où venez vous ?De Florence… Je souhaiterais que la transaction s’effectue rapidement. Et que votre chien de garde arrête de me tenir en joue.Daisyyyy, murmure-t-il dans une intonation étrange qui me file des frissons désagréables. – Tu lui fais peur ma douce. En fait elle me donne surtout envie de lui faire manger le rebord de la table mais si ça l’arrange de penser qu’elle m’effraie.Daisy n’aime pas les menteurs. D’où venez-vous ?Daisy devrait s’occuper de l’authenticité de sa carte d’identité avant de se mêler des mensonges des autres. Elle se penche subitement sur la table pour me souffler au visage. Comme un chat. Vraiment. Je réprime un rire moqueur, mais elle doit le lire dans le fond de mes pupilles. C’est SV qui la tire délicatement en arrière. Il n’a, lui non plus, plus l’air content. – Va chercher la bague Daisy. Et toi, on ne se vouvoie donc plus maintenant ? montre moi l’argent. On a dit 15 000 billets plus un service. Presto !


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Dernière édition par Irénée N. Carissi le Jeu 20 Juil - 10:33, édité 2 fois
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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Trente trois ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En relation libre, célibataire - tout dépend des jours [titre de mon champ]: BESOGNE: : Modèle de nu à la faculté d'arts le jour, chanteuse de jazz dans un bar le soir [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Elle connait l'existence de créatures surnaturelles depuis son adolescence. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humaine, chair tendre et insouciance de l'éphémère. [titre de mon champ]: GANG: : Lourd passif dans la Mano Rossa. Ayant quitté la sphère depuis dix ans. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Freema Agyeman, Carnavage [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 117 [titre de mon champ]: PACTE: : 22/04/2017



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Sujet: Re: Trompe moi une fois honte à toi [...] ft Alessandra   Mer 19 Juil - 19:51

Irénée N. Carissi & Alessandra Ottone

Attrape-moi si tu peux


Alessandra les regrette ses converses, même si ses doc lui permettent de passer inaperçue dans la jungle de loubards gothiques qui traînent dans le bar à l’enseigne qui déconne. Ça se serait appelé le Titty Twister que ça l’aurait même pas étonné – et la canaille qui se détend flaire le surnaturel à plein nez. Autant dire qu’elle est l’agneau perdu au milieu des loups, drapé d’une peau de prédateur pour passer inaperçue au sein de la meute. Elle a osé les bas résilles, la jupe à plis, mais ils peuvent toujours aller se faire voir pour le wonderbra clouté. Elle a quand même besoin de passer inaperçue une fois dehors, lorsque la victime se sera rendue compte du larcin et pour ça, rien de mieux qu’un top noir, échancré mais pas tape-à-l’oeil. Parce que oui, si elle est là, ce n’est pas pour enfiler des perles. Elle est l’heureuse cliente d’une transaction – d’une transaction à 15000 pour laquelle elle ne compte pas débourser un rond. L’audace, Aly l’a toujours eue. La crainte ? C’est son carburant.
La métisse fait rouler une pièce entre ses phalanges, louchant discrètement sur la clientèle du bar. Au vendeur, elle lui a filé un faux nom – une identité inventée de toute pièce, juste histoire qu’il se prépare aux négociations à venir. Des négociations qui n’auront en fait jamais lieu. Mais ça, il n’en sait rien. Le type lui a donné un horaire et elle a trente minutes d’avance. Elle jauge, scrute entre deux shooters – ne se gêne pas pour taxer l’irlandais de casu. Juste pour le faire sortir de ses gonds.

« Quand est ce qu’on commence ? »
Tintement du shooter contre la table, gargarisme vocal avant qu’O’Brian ne dévoile ses dents dans un soulagement sonore. L’irlandais est toujours partant lorsqu’il s’agit de jouer à la bagarre. Il aime plus cogner sur les autres que le fric qu’Alessandra lui a promis. D’une pierre, deux coups – Aly a besoin de semer la confusion dans ce bouge et pour ça, O’Brian est particulièrement doué. L’homme a deux yeux sombres et vifs enfoncés dans leurs orbites, la gueule ravaudée par les bastons et un crin virant vers le roux qui ne laisse aucun doute sur ses origines. Ajoutons à ça le fait qu’il porte des bretelles et qu’il mesure près du mètre 90. Un chat de gouttière qui n’attire pas vraiment la sympathie donc. Idéal pour semer la pagaille en temps propice. « J’suis toujours pas sûre. » Lâche la métisse tout en cueillant son menton dans le creux de sa main, promenant une fois de plus ses prunelles sur l’assemblée. « La meuf au bar. Elle est irlandaise. Mais dommage qu’elle soit si peu baisable. O’Brian renifle avec un cruel manque d’élégance et fait passer sa langue sur ses canines tandis que son interlocutrice sourcille en se rabattant contre le dossier de son siège. « Fais pas l’trou de balle. » Les doigts de la donzelle pianotent sur la table, jouent encore un peu avec la pièce avant que le bruit de la porte du bar ne vienne à faire tourner les museaux de la peuplade. Le sien y compris. Seul O’Brian semble absorbé par la contemplation d’une veste en cuir traînant sur le dos d’une chaise, avec une lueur de réminiscence bizarre dans son regard. Aly parvient à décrocher un demi-sourire, pas dupe de ce qui est en train de se passer. Le mec qui rentre est colossal et même si il pourrait avoir la dégaine d’un motard venu se rincer le gosier, la tronche des autres en dit long sur l’hostilité qu’il suscite. Quelle chance qu’il soit là pour détourner leurs regards d’eux. Alessandra l’observe avec plus d’attention. Aussi grand que l’irlandais, plus massif – mine patibulaire, teint hâlé et tatouages aux bras. « Regarde ça. » Enjoint-elle O’Brian, en lui donnant un coup du coude. Ce dernier tourne enfin le chef, bat des cils avant d’hausser les sourcils entre surprise et admiration. « Hé bé ! En voilà un qui serait à la hauteur de ma carrure. » Il semble en joie, pressé d’en découdre avec ses poings. Alessandra, ça l’amuse. Elle se demande bien comment O’Brian peut encore être en vie aujourd’hui. Il est un fin connaisseur de toutes les arènes clandestines qui ont fleuries en ville depuis quelques années et sa gueule en atteste. Il est attachant dans sa folie.
Un mouvement attire l’attention de la ritale. Une donzelle au style douteux se promène, lorgnant furieusement en direction du nouveau venu avant de rejoindre un type qui doit bien avoir deux fois son âge. Et quatre fois sa carrure aussi. « Et lui, il t’fait pas envie ? » Demande Aly à son comparse en voyant l’homme imposant se hisser de son assise. O’Brian renâcle bruyamment avant d’attraper son sixième shooter et de se l’envoyer dans le gosier. « Mouais. Je les prends tous. » L’humilité ne l’a jamais trop étouffé – à croire que le bougre n’a jamais rien appris de ses combats. Pas même de celui qu’ils ont échangé tous deux. La clé contre O’Brian ? Jouer sur la vitesse et l’agilité. Il est lent. Trop lent. Mais ses coups sont puissants alors mieux vaut les éviter.

Quelque chose de prépare. Alessandra fronce les sourcils, saisissant quelques mots dans les salutations que sert le grisonnant au colosse hâlé. Bague. Elle écarquille un instant les yeux avant que sa mine ne se froisse avec susceptibilité. L’enflure. La bague. Sa bague. O’Brian joue l’oisif, trop préoccupé par son verre ou par le vide de ses pensées pour se rendre compte qu’Alessandra se hérisse. La table où se jouent les négociations n’est qu’à quelques mètres de la leur. 15000 contre la bague. Le nouvel acquéreur va être une putain d’épine dans son pied. Ça se jauge avec méfiance – elle le devine, surtout vu comment la jeune femme reluque le nouveau comme un chien devant un steak. Cette bague. C’est un artéfact magique, sensé donner un pouvoir incommensurable à celui qui la détient. Mais pour ça, il faut être sorcier, semblerait-il. Ce qui n’est pas le cas d’Alessandra. Mais ça peut se revendre. Ça peut se collectionner. La menotte de la métisse vient se poser sur la paluche de l’irlandais pour attirer son attention. « Prépare-toi. Dès que je disparais, ok ? » Lui chuchote-t-elle. Elle claque ses doigts devant ses yeux pour être sûre qu’il l’a bien reçu. « Ouais. Ouais. J’attends qu’ça. » Il grimace et ce qui est sensé le rendre sauvage semble juste risible. D’un hochement de tête, Aly met en branle son plan. Elle se lève et se dirige vers le comptoir pour alpaguer la barmaid. « Deux shooters de plus s’il te plait. » L’oreille traîne. Saisit la mention de Daisy, envoyée pour aller récupérer le bien qu’ils convoitent. La barmaid glisse les deux verres sous le nez d’Aly qui abandonne un billet avant de suivre d’une œillade voulue distraite les mouvements de la gonzesse. Elle se dandine jusqu’à la porte d’entrée et disparaît en une poignée de secondes. Merde. C’est pas vraiment ce qu’elle escomptait. O’Brian doit lire son désarroi car il se redresse bruyamment, écartant sa chaise avec véhémence. « Qu’est ce que tu mâtes troufion ?! » Qu’il crache en pointant un doigt accusateur vers l’un des motards qui le fixe d’un œil rond. « Quoi ?! C’est ma tête qui t’revient pas, connard ? » Une ondée de mépris fait frémir les faciès des habitués. L’irlandais avale la distance qui le sépare de sa victime et l’attrape par le col pour le tirer jusqu’à lui. Le cinquantenaire n’en mène pas large et se laisse emporter pour être brutalement repoussé sur ses comparses. Une chaise casse sous le poids d’un corps déséquilibré. Un râle retentit. Et c’est parti. Une bouteille vole en travers de la pièce pour venir s’écraser sur la table des négociations, mettant fin à l’échange. Alessandra mime la surprise, la frayeur, avant de se glisser jusqu’à la porte d’entrée pour la franchir et chercher du regard la silhouette chétive de la dénommée Daisy au milieu des ombres. Elle apparaît à l’angle du bâtiment, pressée de rejoindre l’intérieur pour voir ce qu’il se passe. « Hé ! » L’interpelle Alessandra en la saisissant par le poignet pour mieux la retenir contre elle. Elle n’a pas le temps de tergiverser. Elle déchiffre une émotion paradoxale chez la drôlesse – entre étonnement et acrimonie. La métisse plaque la fille contre le mur, promenant ses mains jusqu’à ses hanches. Elle presse ses lèvres contre les siennes, l’embrasse avec langueur en espérant faire disparaître toute réticence. Il lui suffit de peu finalement, juste le temps que Daisy organise ses pensées – se rende probablement compte qu’en vrai, elle n’aime pas les filles. D’une caresse, la ritale localise la bague, dans la poche droite du short collé à ses flancs. Elle la subtilise, au même moment que Daisy se cabre. « Tu fous quoi ?! J’suis pas gouine. » Qu’elle vitupère. Elle essaie de se donner contenance et Aly se marre à l’intérieur. Bague dans le creux de la paume, Alessandra détaille Daisy de la tête aux pieds. « T’es bien sûre de ça ? » Raille-t-elle. Juste pour la provoc. Effarouchée, la donzelle ne pensera pas à vérifier la présence de la bague. Daisy tourne les talons pour franchir la porte d’entrée et Alessandra esquisse quelques pas vers l’arrière avant de siffler à l’intention d’O’Brian. Bordel. Tu vas pas ressortir de là vivant cette fois-ci.

AVENGEDINCHAINS



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Marche ou crève
I'm a bitch, I'm a lover, I'm a child, I'm a mother, I'm a sinner, I'm a saint, I do not feel ashamed.
©alas.


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