#. INTRIGUE (solstice d'été)

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : carcasse millénaire, vieille branche trainant sa cuirasse à travers les âges. [titre de mon champ]: CONTRAT: : âme voyageuse, baluchon de vie. [titre de mon champ]: BESOGNE: : oeil vagabond, curieux des fourmis cavalant sous son regard moqueur. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : il nargue les diablotins de pacotille, observe leur lutte depuis un olympe ressuscité. querelles dont il se moque. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : LΛZΛRE [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 306 [titre de mon champ]: PACTE: : 19/11/2016



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Sujet: #. INTRIGUE (solstice d'été)   Sam 24 Juin - 19:47




(solstice d'été)


intrigue (set free your demons)



       




21/06/17 - Faune romaine lâchée dans les souterrains. Nous sommes en début de soirée. Le son de vos pas résonnent dans vos tempes, vous assomme en même temps que la canicule qui règne encore dehors. La tête renversée en arrière, penchée sur vos téléphones, vous êtes dans le métro romain, la conscience assommée de toutes ces présences emprisonnées dans le même wagon que vous. Vous, vous êtes celle dont le regard s'est perdu entre les pages de son dernier best-seller, celui dont le regard s'est perdu sous la jupe d'une donzelle. Vous, vous êtes celle qui a perdu connaissance, celui qui hurle en tenant sa jambe brisée. Vous, vous êtes les nouvelles victimes du jour. Prenez garde aux créatures qui se sont glissées parmi vous. Elles déambulent derrière leur masque humain, soumises à un solstice qui aiguise leurs sinistres appétits, décuple leurs forces.  




☞ vous ne le savez pas encore mais le wagon dans lequel vous vous trouvez a été bombardé par une organisation criminelle. plus ou moins indemnes, vous contemplez la scène qui se déroule devant vos yeux, prêt à obéir à vos instincts.

la date vous semble à présent dérisoire mais les sorciers et sorcières qui se trouvent parmi vous savent. nous sommes le 21 juin, une date marquée par la magie. le solstice d'été décuple les forces des créatures, les rend moins résistants aux blessures mais également plus affamées.

tout le monde peut participer à cet événement.






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compte pnj.
ne pas mp.


Dernière édition par Memento Mori le Jeu 29 Juin - 8:12, édité 1 fois
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DROWN YOUR SOUL

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : fin vingtaine [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Barmaid [titre de mon champ]: bradpitts
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 117 ans [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sirène › cavallo di mare [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Bonne vision, sens de l'observation, très discrète lorsqu'elle le souhaite › Séduction, régénération, hypnose, respire sous l'eau, [titre de mon champ]: GANG: : Aucune, pour le moment [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Zoë Kravitz › kozmic blues. & ssarahteaandbooks [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 86 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/06/2017



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Sujet: Re: #. INTRIGUE (solstice d'été)   Dim 25 Juin - 23:58
En vivant dans une péniche, Kaniz n'a pas besoin de voiture. Elle a passé son permis il y a "quelques" années, elle sait conduire, essaie de le faire au moins une fois par mois pour ne pas perdre la main, mais la plupart du temps, elle dépend des transports en commun.
Ce n'est donc pas très surprenant de la voir attendre le métro, puis de rentrer dans l'une des wagons. Elle reste debout comme il n'y a plus de place assisse, se tenant à l'une des barres. Elle fixe la veine du cou d'un inconnu devant elle, se demandant quel goût son sang aurait. Ce qu'elle ne peut pas vérifier tout de suite, prendre quelques gorgées, ou plus que cela, en public, ce n'est pas vraiment recommandé.
Elle a presque fini son trajet lorsque le ciel lui tombe sur la tête. C'est l'impression qu'elle a durant quelques secondes. Un son aiguë cille à ses oreilles, alors qu'elle se relève doucement, afin de vérifier qu'elle n'a pas été blessée en tombant ou en recevant elle ne sait pas trop quoi. Elle a été un peu blessée, mais rien de très grave.
Elle ne sait pas ce qui est arrivé, ça ne lui passe pas en tête tout de suite, mais le wagon a été détruit. Il y a du sang partout, elle le voit, elle le sent, ça lui donne faim. Elle se dit qu'elle soit sortir d'ici le plus vite possible pour éviter de mettre à mal sa couverture d'humaine.
Elle n'est pas la seule à avoir cette idée. Si certains essaient d'aider les autres, d'autres se dirigent plus au moins en panique vers les portes pour essayer de sortir. Ce qui cause d'autres incidents.
Le cillement dans ses oreilles diminuent de plus en plus, et elle peut entendre les pleurs, les cris, les gémissements autrement qu'en sourdine.
Avant qu'elle se remette à bouger, une main se pose sur son mollet et l'enserre. Elle baisse les yeux, et voit un jeune homme qui essaie de se relever. Durant une infime seconde elle se dit qu'elle va le faire lâcher, mais qu'au final, ça risque de causer encore plus de problème. Elle se baisse donc et l'aide à se relever.

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    I wanna taste the way
    that you bleed, oh ›
    You're my kill of the night



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OPUS DEI

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Deux naissances. La première il y a vingt-six ans, organique et pécheresse, d’entre des cuisses flasques et moites. La seconde il y a neuf ans, bercée de chants grégoriens et d’épitaphes sanguinolentes. Entre les deux, il n’y a que néant – un temps sans saveur ni intérêt, qu’elle a préféré oublier. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Fille de Dieu, élue des anges, protégée du Vatican. Rien ne l’attache, sinon son Seigneur. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Elle glisse et serpente dans les rues de la Rome pécheresse, à la rencontre des Inconnus. Elle les écorche, les pénètre, les possède. Elle se nourrit de leur péché pour raviver son éclat et servir son Seigneur. Artemisia est chasseuse, Artemisia est tueuse. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Trop de fois elle les a mutilé pour ne pas les connaître. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Celle des mortels, des éphémères, de ceux qui vivent et meurent, ceux qui bourgeonnent, brillent, puis se fanent. Tout comme eux, Artemisia n’est que poussière et reviendra à la poussière. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Connaissance accrue du surnaturel. Croit à l'illusion des runes. [titre de mon champ]: GANG: : Sa pénitence. Sa famille. Ceux qui tirent les ficelles de ses membres déliés. Sa vie et sa mort : l'Opus Dei. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Elena Mitinskaya © Cendre [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 88 [titre de mon champ]: PACTE: : 28/04/2017



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Sujet: Re: #. INTRIGUE (solstice d'été)   Lun 26 Juin - 17:03
Solstice d'été

intrigue // 21 juin 2017 // métro

Brouillard.

Devant ses yeux embrumés, des vapeurs rouges semblent danser. Miasmes carmin au goût de fer si reconnaissable. L’hémoglobine éclabousse ses lèvres et emplit sa bouche comme un vin trop vite avalé : elle s’est mordue la langue en tombant, écrasée par les autres passagers. Son nez semble avoir pris un coup aussi.

Tout est tombé d’un seul coup. Elle se tenait là, main enserrant la barre métallique.
Et puis, l’explosion. Boom.

Elle prend le temps de recouvrer ses sens avant de se relever. Autour, ce n’est que panique et chaos. Masse de chair grouillante et turbulente, suppurante de fureur effrayée. Ça crie, ça gémit, ça pleure, ça suffoque dans cet huis-clôt de ferraille, monstre allongé sur le côté attendant le coup de grâce. Elle s’appuie contre un mur, lèvres pincées. Dodeline de la tête, détaillant les hères esseulés se bousculer dans le wagon. Bon sang. Quelle idée de laisser sa voiture au garage aujourd’hui pour profiter des rames climatisées.

Elle serre les dents. Louvoie entre les corps enchevêtrés – en relève quelques-uns. Elle n’a pas l’intention de sortir. Pas avant que tout le monde soit en sécurité. Surtout aujourd’hui. Chaque année, l’Opus Dei rappelle la dangerosité du 21 juin. Jour sanguinaire pour les créatures, auréolé de gloire pour les sorciers. Solstice d’été. L’hérétique réjouissance des suppôts du diable. Les Autres sont d’autant plus prisonniers de leur faim. Plus forts, plus violents. Plus audacieux, aussi.

Plus faciles à attraper.

Un trait d’esprit lui traverse la caboche. Et si c’était eux ? Un train n’explose pas. Pas sans une perturbation humaine – ou surnaturelle. Cet accident pourrait être le piège parfait. L’abattoir de fortune. Ils n’auraient plus qu’à se servir. Ils pourraient déjà y avoir des complices parmi eux. Artemisia dégaine son portable, prête à quérir du renfort. Sa mâchoire se crispe : pas de réseau. Quelle plaie. Elle devra se débrouiller seule, s’il n’y a pas d’autre chasseur dans les parages. Pour l’instant, elle se contente de rôder, tentant de trouver sur les visages un croc nu ou un filet de salive.

Au besoin, le petit être éthéré qu’elle est fera un bon appât.

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ESSENCE OF CHAOS

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 20 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Marié avec la connaissance. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Il a un blog, 123808. [titre de mon champ]: FABLE: : Ca débute [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humaine [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Ruben Pol [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 68 [titre de mon champ]: PACTE: : 26/03/2017



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Sujet: Re: #. INTRIGUE (solstice d'été)   Mar 27 Juin - 19:37
Migraine. Ulisse a reçu un coup sur la tête. Lorsqu'il reprend connaissance, il s'inquiète tout d'abord de l'état de ses neurones. Aux yeux du monde, l'autisme fait de lui un handicapé. Alors un handicapé sans neurones… Maman le détesterait encore plus. Il se redresse, mais la douleur préfère le figer sur place, ses yeux s'emplissent de larme. Il a mal, tellement mal qu'il ne sait pas où. Panini ? Où est Panini ? Mais le chat est indemne, quelque peu sonné, miaulant près de sa tête, gardant son calme de chat de service. Autour de lui, c'est le chaos. Il se rappelle d'un reportage qui l'avait fasciné sur l'armée de libération irlandaise et leur attentat dans le métro. Mais nous sommes loin de l'Irlande et bien que symbole du christianisme, Rome n'intéresse pas Daech. La ville n'est pas aussi représentative de la mondialisation que Paris, Londres ou encore Bruxelle. Monsieur Nocentino ? Il ne voit pas son prêtre et ami, ne regardant sûrement pas assez bien. L'idée de mourir sans pouvoir finir sa phrase chiffonne Ulisse. De quoi parlaient-ils déjà ? Des râles de douleur, des appels à l'aide l'entourent. Panini essaye de miauler plus fort que cela, voulant détourner l'attention de son maître. Trop tard.
Ulisse réalise.
Il va peut-être mourir. Ses mains s’agitent, il tire sur ses vêtements ensanglantés. Ca provient de son crâne, son crâne grand ouvert. Est-ce qu'on voit le cerveau ? Il s'inquiète de nouveau pour ses capacités intellectuelles. Gawain ? Introuvable. Peut-être qu'il est mort, lui aussi. Encore une fois, il essaye de se relever. Un cri s'échappe de sa bouche. Enfin, il localise la douleur : les côtes. Et puis ses doigts s'agrippent à une cheville, il se fait relever par un dame. Ulisse pleure, ses membres supérieurs  bougent dans tous les sens sans vraiment qu'il s'en rende compte. Panini se frotte à ses jambes indemnes, ronronnant aussi fort qu'il peut. Mais ça ne fonctionne pas. Ulisse pense trop.
Attentat ?
Accident ?
Sang ?
Neurones ?
Et le prêtre ?
Et ses enquêtes ?
Et Dolorès ?
Il lâche la dame, retournant au sol, recroquevillé. Ulisse gémit, plus vraiment de douleur, ses mains agitées se mettant à le frapper au visage. Mais Panini est sur le coup, se frottant à lui, tentant de le calmer. C'est plus difficile qu'il n'y paraît, la situation environnante n'étant pas des plus apaisantes.
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WICKED GAME

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Dix-sept printemps à courir dans les champs de fleurs. Le dix-huitième se joue présentement sur le bitume [titre de mon champ]: CONTRAT: : L'amour ? C'est quoi ? A quoi bon s'enquiquiner avec ça ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Je cours entre mes classes de danse afin d'en faire mon métier et la pose de steack oignons sauce salade sur des pains, quand il ne s'agit pas de plonger des frites dans de l'huile marronasse ou pire, de récurer les toilettes. Tout ça pour se faire un peu d'argent de poche. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : La Fontaine, Grimm, Disney. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcière, sorcière, prend garde à ton... [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Magie des Astres, comme cela sonne poétique. (Je parle avec des âmes errantes, sans même le savoir.) [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Emily Ruhl [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 75 [titre de mon champ]: PACTE: : 03/05/2017



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Sujet: Re: #. INTRIGUE (solstice d'été)   Mar 27 Juin - 20:12
Les cordes graves entrent en vibration sous l'ordre des crins, accords courts, répétés, lugubres entrainés par des basses funèbres. Puis les aiguës crissent, stridents, violents, inquiétant. La danseuse enchaine quelques pas, se trompe, recommence. Trois clics légers et la musique reprend. Il faut recommencer sans cesse jusqu'à trouver le bon geste, s'imprégner de l'émotion et la retranscrire. Corps donnant vie au chamboulement intérieur, exprimant le doute, traduisant ce qu'il est incapable de dire avec des mots. Mélange de crainte, d'incrédulité et d'euphorie.

Yeux clos, appuyée contre la porte condamnée, le pied bat le tempo machinalement. Elle aurait mieux fait de se mettre la musique à fond et de se laisser guider par elle, improviser et répéter l'improvisation jusqu'à tenir cette foutue chorégraphie. Faute de temps, et manifestement de place compte tenue des quelques trente centimètres carrés que ses pieds occupent, elle répète avec les moyens du bord. Qui aurait cru que la musique qu'elle écoute depuis toujours, la musique de ses parents étonnamment indémodable, lui aurait servi un jour pour son art. Once I had a love and it was a gas. Parfaite rencontre entre deux univers, le classique et le vieux rock. L'ingénue et la réalité. Entrechat d'un choc mal digéré. Blondie de nouveau coupé, elle espère bien continuer ainsi jusqu'à son arrêt.

Les terroristes devaient avoir une oreille dans un de ses écouteurs. Timing parfait alors que l'angoisse monte à son paroxysme dans le cœur et les oreilles de la jeune fille. Ce n'est plus le violon qui crisse, l'intensité est insupportable. Les murs tremblent. Cris, agitation, odeur dérangeante. Puis le silence, maladif, dérangeant. Elle s'accroche à la barre contre laquelle elle était posée, la barre de fin de rangée des sièges. Avec agilité et rapidité elle se glisse dessous, recroquevillée par la trouille et la couardise. Réflexe. Plutôt que d'aider les autres, vaine comme elle.

Elle sent la panique autour et elle n'a pas vraiment envie d'ouvrir les yeux. Pour le moment. Elle se contente de couvrir ses oreilles meurtries de ses mains tout en poussant des gémissements qu'elle n'entend même pas. Elle a bien cru sentir que quelqu'un voulait l'aider à se relever - ou la tirer pour lui faire du mal - mais elle a résisté de toutes ses forces. L'appel n'était pas très insistant.
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DROWN YOUR SOUL

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Fin de vingtaine et début de trentaine, un flou vaporeux qui peine à changer. [titre de mon champ]: CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, sans jamais parvenir à trouver la perle dans sa coquille, âme jouissant de sa pleine liberté, sans attache. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Être de l'eau qui se doit de retourner à l'eau, dévorant quelques vies pour survivre. Pesce aux écailles d'un bleu sombre et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, docile et protectrice avec son enfant, le laissant également respirer dans les profondeurs, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes et les saisir entre mes filets, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. [titre de mon champ]: GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Brendon Urie (Kidd - avatar & Mad Hattress - gifs,signa) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1477 [titre de mon champ]: PACTE: : 09/04/2017



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Sujet: Re: #. INTRIGUE (solstice d'été)   Mar 27 Juin - 22:03

« Solstice »

Chaos. Bête immonde qui venait de gronder, dégueulant ses horreurs dans l'artère souterraine. Vibration incompréhensible alors que la carcasse épouse le sol avec violence, projetée comme un pantin de chiffon, se perd dans l'enchainement furtif d'évènements qui se font troubles. Acouphène qui siffle, surdité temporaire alors que le palpitant s'emballe, esprit sonné. Maigre feulement qui s'échappe alors que la réalité reprend son court au bout d'un instant de vide, peinant à y retrouver un quelconque repère. Toux qui s'élève, oxygène raréfié capturé difficilement, lieu déjà étouffant de nature se faisant fournaise, impression soudaine d'avoir été projeté dans les entrailles d'un enfer incandescent, ne désirant que la caresse d'une ondine fraîche sur l'épiderme. Rien à voir avec ça visiblement, juste la bêtise humaine. Une fois de plus.

Se redresser tant bien que mal, mirettes qui se portent sur la chasseresse à la chevelure de flamme, Vergile, compagne de galère avec laquelle j'avais pénétré les lieux maudits. Quelle idée stupide, nous aurions mieux fait de suivre mon instinct premier et rester en surface, ne pas nous engouffrer dans les galeries étroites et lointaines de toute cristalline rassurante. Ironie que d'atterrir là, alors que le métro est d'ordinaire fuit comme la peste. « Rien de cassé Lupa ? » Sourcils qui se froncent, levant le regard vers l'apocalypse qui semble avoir pris possession des lieux.

Quelques regards familiers sont croisés, oubliés, alors que les effluves sanguines s’échappent, caressent les narines, font frétiller les papilles. Faim. Elle remonte l’œsophage et semble assécher la carne de l'intérieur, crocs ne désirant que de pointer pour se planter dans la première chaire humaine venue, d'en dérober le souffle. Elle est là depuis le début, tourment hantant la journée, pourtant contenue jusqu'alors. La chasseresse devient soudainement de plus en plus appétissante, tout comme les silhouettes qui jonchent le sol, baignant dans une ondine pourpre dont la vision hypnotise un peu plus à chaque seconde, rêve d'une gloutonnerie s’immisçant. L'iris se dilate, langue qui passe discrètement sur la tranche des dents, l'esprit s'égare, peine à rester lucide et concentré. Ce n'est pas le moment d'alimenter un peu plus le carnage et se mettre à nu.



HJ:
 

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 22 ans, jeunesse flambloyante [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Etudiante en Histoire, leadeuse de clan, pour ne pas les choses à moitié [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Vingt-deux années se sont écoulées depuis sa naissance. Vingt-deux années, si court et pourtant si long dans cette vie bouleversée depuis peu [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcière, joueuse des éléments. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Affinité présente avec le feu. Couleur de sa chevelure, responsable de la perte de son père, ces flammes si fragiles et pourtant puissance si destructrice... [titre de mon champ]: GANG: : Seul son clan compte. Elle ne se vendra à aucun coven, qu'importe le prix qui y serait mis... [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 79 [titre de mon champ]: PACTE: : 20/02/2017



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Sujet: Re: #. INTRIGUE (solstice d'été)   Mar 27 Juin - 23:41
21 Juin. Cette date lui avait toujours mis la pression. Pour ce qu'elle représentait. Le danger. La puissance. L'instabilité surtout. Il s'agissait du jour où les créatures devenaient plus irrascibles, moins contrôlables. Ca la dérangeait, la petite Zalikasolaris, de savoir que d'autres pouvaient alors être plus puissants qu'elle.

Et pourtant, elle est quand même sortie en cette journée si particulière. Elle était sortie sous la canicule éreintante. Elle était sortie dans cette foule compacte, qu'elle détestait plus que tout. Elle était sortie, et elle le regretterait certainement.

Ses pas résonnaient sur l'asphalte brûlant, les gravillons fondus se collaient sous sa chaussure. Bon dieu qu'elle haïssait la chaleur. La fin de journée s'annonçait pourtant, la température était supposé diminuer. Enfin, en théorie, Morgana avait l'impression que l'Italie vivait dans un autre espace-temps par moment... Enfin, ce n'était que quelques semaines, quelques mois à survivre. Si cela devenait trop insupportable, elle n'aurait qu'à rester enfermée chez elle sous la climatisation. Cette pensée la fit vaguement sourire, alors qu'elle pénétrait dans le métro quasi-blindé de la capitale italienne. D'ici une dizaine de minutes, elle serait à son arrêt, et tout irait mieux...

**

Oh qu'elle était naïve... Le sort avait finalement décidé de s'acharner contre elle ce soir. Tout se mit à trembler, exploser. Incapable de savoir de quoi il en retournait, elle se contenta de chuter au sol, corps semblable à un fétu de paille. La fumée se glissait dans sa trachée, dans ses poumons. La fumée lui brûlait les yeux, laissant perler quelques larmes de défense sur ses joues. Il lui fallut plusieurs secondes, minutes, avant de reprendre pleinement contact avec la réalité. Que s'était-il passé ? Le corps se releva de lui-même, jeta un regard blasé et vide sur les silhouettes se vidant de son sang. Le rapprochement avec sa propre famille, réduite à néant, se fit dans son esprit, et elle eut du mal à contrôler les tremblements de son corps. Pourtant, elle ne voulait rien laisser paraître de son malaise. Alors elle se retint, releva la tête, observa ceux se relevant. Certains n'étaient finalement pas blessés, mais aucun n'avait encore pris la parole. Alors, elle se le permit, pour se donner une raison d'accrocher son esprit à autre chose :

« Que s'est-il passé ? »

Comme si quelqu'un allait être au courant... Mais c'était toujours mieux que de s'évanouir au milieu de ce carnage...

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Death comes to all, in a heartbeat, only silence. Let's play with the fire that runs in our veins, trust in the might of a miracle.


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ANATOMY OF THE SOUL

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Le temps peint et grave sa peau de trente années passées. [titre de mon champ]: CONTRAT: : La docteure vagabonde seule, pour compagnie unique ses petits protégés. Arachnide sadique, folle qui se délecte de ses morbides expériences sur de pauvres juvéniles. Petits voués à une torture éternelle. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Derrière la chevelure de feu, derrière ses orbes bleu ciel, se cache l'innommable, l'affreux. La folie d'une mortelle possédée par l'espérance de soigner, de les sauver. La certitude que le Mal se crée dans l'enfance, s'enfonce dans leur corps tendre qui ne demande qu'à être ouvert pour enlever l'infâme putréfaction. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Les surnaturels sont partout, emplissant le monde de leur infection maudite. Espoir de les guérir. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Chair tendre et éphémère, mort éternelle : humaine. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Les scalpels ouvrent les chairs tendres, les gants blancs sont rougis par le sang. [titre de mon champ]: GANG: : Astragale aux mains du Vatican. Noire destinée. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Holland Roden ~ Blondie (Tumblr) + Signature ~ Endlesslove [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 24 [titre de mon champ]: PACTE: : 15/06/2017



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Sujet: Re: #. INTRIGUE (solstice d'été)   Mer 28 Juin - 12:18

Solstice estival

(shakespeare) ▽ Stars, hide your fires; Let not light see my black and deep desires.
Corps affalé sur un siège, chevelure rousse hirsute se mêlant et entourant le visage de la Médicis. La journée la plus longue de l’année, où les créatures étaient plus enclines à se montrer. Juvéniles qui s’offraient presque aux mains mortelles de la femme. Puis, ce choc ébranlant les corps comme les wagons. Pantin de chair projeté sur un sol dur, souffle coupé sec. La tête lui sonne, les oreilles bourdonnent, alors qu’elle ne saisit toujours pas le chaos qui vient de l’entourer de ses sombres ailes, de ses nébuleuses nageoires, de ses crocs sanguinaires. Un filet coule le long de son front, vestiges du choc, de l’accident. Pupilles dilatées par la peur et l’affolement. La main cherche un être volatilisé. Où est-elle passée, sa trouvaille d’or ? Les lèvres frémissent et les yeux se plissent, la panique gagnant un peu plus chaque centimètre carré de sa carcasse.

Puis, la réalité la frappe. « Hier. C’était hier… » murmure sa bouche fine. L’enfant recueilli l’avait été hier. Aujourd’hui était plus vide que l’humanité des créatures. Le Néant, donc. Les frêles jambes de l’aristocrate s’essayent à la relever, pitoyablement. Le talon se casse et la svelte chair retombe telle une bête blessée. Apocalypse présente. Fin emplissant ses narines de son odeur putride, du sang qui dégouline faiblement de son front, du chaos et de la panique qui s’esquissent autour d’elle.

Toux ébranlant sa gorge alors qu’elle peine à se poser de nouveau sur un siège, entre poussière et cris. Cadavre de téléphone qui git dans sa poche, éclat de verre lui déchirant la veste. Mélange à la plèbe qui lui est difficilement supportable. Analogie d’une cage aux lions, d’un jeu, créé sans doute par des sadiques. Connaisse du surnaturel, peur paranoïaque du prochain se révélant monstre. Les yeux noisette scrutant chaque détail et chaque recoin. Bordés de cernes et aussi craintifs qu’une biche entourée de loups. Animal mortel d’apparence faiblarde, pouvant cependant dégainer à chaque moment la Faucheuse qui cueille si souvent ses protégés juvéniles. Poignards habillement cachés, pistolet cachotier s’éprenant dans de la soie. Femme presque plus armée qu’un Chasseur…
(c) AMIANTE


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Sujet: Re: #. INTRIGUE (solstice d'été)   Mer 28 Juin - 14:14
Cette date marqué au fer rouge dans son esprit, journée lugubre pour ce peuple misérable qu'est l'humain. Faiblesse exacerbé face au surnaturel, elle le sait, les risques sont grands, c'est pourquoi elle veut l'avoir à l’œil. Fausse excuse, délicat mensonge pour étouffer ses inquiétudes, ses craintes les plus secrète. Et puis vient le regret lorsque le souffle la balaie, que l'odeur du souffre envahit le wagon dévasté, que la rage éclaire son regard. Le feu danse tout autour d'elle, les cris résonne que vaguement tandis que le sang coule à flot autour d'elle. Bon sang ! Qu'est ce qui vient de se passer ? Elle ne pourrait le dire. La chaleur devient intense, l'air simplement irrespirable. Être au mauvais endroit au mauvais moment n'a jamais eu autant de sens, elle a la sensation de s'éveiller sur le domaine du malin, un séjour dans les flammes qui s'annonce infernal.

Légèrement, une voix se distingue de la masse, familière, d'instinct son regard se tourne vers le monstre marin. Elle comprend rapidement ce qui risque de se dérouler, ses mains baignant dans le sang d'un inconnu. Sans un mot, son regard aussi sombre que la nuit, elle tente de se relever, mais l douleur la frappe, la paralyse dans son entreprise. Une cheville endommagé, elle maudit son corps si fragile. Son regard se tourne alors vers son sac, elle plonge dessus, ignorant la douleur pour dégainer son calibre cinquante et la fameuse fiole récupérer entre les mains de ce gamin paumé quelques nuits auparavant. Elle remercie finalement ce gosse intérieurement. D'instinct, elle pointe son arme vers la sirène. « Casse toi ! C'est bon, je n'ai rien dégage avant de péter une durite ! Si tu ne le fais pas, je serais obligée de tirer, barre toi avant de faire une putain de connerie, vite ! »

Mais la folie s'est déjà emparer du wagon. Les uns après les autres, les monstres se dévoile. Des vies innocentes fauché inutilement. Chaîne alimentaire absurde, elle ne comprend pas réellement ce qu'il vient de se passer, elle regrette juste d'avoir posé un pied ici, d'être incapable de les aider. Alors de sa main libre, elle ouvre la fiole de sang de sangsue, dans l'espoir au moins de pouvoir se battre, car elle n'a plus le choix. A l'heure actuel, c'est la vie ou la mort.

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 24 ans et on lui donnerait le bon dieu en confession. L'innocence se lit sur son visage pour les ignorants. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Phobique des sentiments...disons qu'elle a été vaccinée après avoir reçu un coup de couteau visant à la tuer elle et l'enfant qu'elle portait... pourtant récemment elle a senti son coeur battre un peu plus vite en présence d'un beau sorcier. [titre de mon champ]: BESOGNE: : La jolie fleuriste au coin de la rue del Corso... ne me dîtes pas que vous êtes passés à côté de sa beauté légendaire et étrangement irréelle.... [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Elle sait ce que son père lui a appris. Elle connait presque tout. Pourtant la naïveté coule dans ses veines. Elle connait la vérité, une vérité édulcorée de ce qu'elle est réellement, un monstre sanguinaire. Cette idée là, elle ne l'admet bien sûr, pas. [titre de mon champ]: ÉCORCE: : Dans quelques mois, un siècle se sera écoulé depuis son premier cris, le temps passe vite, elle ne se lasse pas de la vie même si parfois elle la déteste. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Un besoin irrémédiable de sang et de souffle de vie. Des écailles entre le vieux rose et le parme. Une beauté irréelle, que n'importe quelle femme envie... un charme incompréhensible... et un sacré don avec l'hypnose et l'hydrokinésie... Oh oui, je crois que vous l'avez maintenant deviné, une sirène. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Les pouvoirs d'une belle sirène, de l'espèce des poissons. Elle hypnose, elle manie l'eau ( avec quelques maladresses ) et un certain don pour le meurtre bien entendu... [titre de mon champ]: GANG: : Elle n'est pas une sirène reliée à la royauté, enfaîte elle a été élevée pour s'en éloigner le plus possible. Avant son allégeance allait à son père, aujourd'hui il ne va plus qu'à la sorcière qui l'a recueillie et ses proches amis. Cette nouvelle famille qu'elle se recréait doucement. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Lily Collins, la douce [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 345 [titre de mon champ]: PACTE: : 13/05/2017



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Sujet: Re: #. INTRIGUE (solstice d'été)   Mer 28 Juin - 23:13

   


INTRIGUE
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The Metro



Le solstice d'été. Le jour le plus long. Bien des récits ont été écrits pour raconter les légendes de ce jour-là. Bien des choses s’y passeraient. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi, mais lors des changements de saisons, les solstices et les équinoxes la faim est plus puissante, plus dure à assouvir. Le mieux pour les créatures, c'est de prévoir une chasse pour calmer tout cela, ou alors s’enfermer et attendre l’influence de ce jour particulier, ne passe. Bien entendu, chasser le jour le plus long n'est pas une bonne idée, le soleil se couche tard, il faut attendre, se cacher jusqu'au moment propice. Ce soir, je n'ai pas prévu de chasser sur le centre de Rome, je voudrais m'éloigner un peu, je crains la concurrence et surtout la sortie des chasseurs en grand nombre. J'ai l'habitude de m'isoler dans ces moments-là et comme bien entendu je ne fais pas exception, comme la plupart des créatures, je tuerais ce soir. Seulement, je ne m'arrêterais pas une personne, une victime et je ne veux pas risquer de me faire avoir par un chasseur, le mieux reste les zones touristes éloignées des grandes villes, les bords de mer sont idéals. Le premier jour de l'été, il y a des fêtes, des feux sur la plage, des feux d’artifices et on peut rapidement trouver la bonne personne à dévorer ou devrais-je dire, le bon touriste.

J'enfile une tenue pour la séduction, une petite robe noire, pas trop provocante, je sais que je vais devoir prendre le métro pour me rendre à la gare où j’ai un train régional qui me mène sur les côtes. J'ai prévu de me rendre à une heure de train de Rome, un coin touristique où personne ne se doutera de ma présence. Mon coeur bat fort, comme toujours lorsque je pars pour chasser, l'angoisse est toujours là, je suis toujours nerveuse, on ne sait jamais ce qui peut se passer. Un chasseur est vite arrivé voir demain qu’un pépin quelconque, je dois faire attention à tellement de chose. La chaleur est élevée mais je la supporte, il faut quand l'on vit à Rome.

Une fois prête, je me glisse dans la rue, je remonte la Via Corso pour rattraper la première station de métro. Je descends les marches avec mon petit sac de voyage, j'ai loué une chambre qui m'attend dans un hôtel sur la côte. Je suis le mouvement frénétique des romains qui accélèrent toujours le pas dans les tunnels du métro. Et j’ai constaté que c’était le cas dans n’importe quel tunnel. Je ne suis pas une grande fan du métro, je le trouve trop sombre, c'est loin d'être le plus beau que j'ai connu. Bien sûr il n'a strictement rien à voir avec celui de Milan, qui est magnifique. Celui de Londres est agréable et propre, en revanche, celui de Paris sent très mauvais et semble toujours bondé de monde, étouffant, oppressant.

Je prends la direction souhaitée pour ma destination. Je n’ai pas encore mis mes talons, juste des bottines, celles que je porte la plupart du temps. Elle ne jure pas avec ma tenue et sont plus confortables le temps d'un trajet. Je n'attends pas vraiment longtemps le métro, ils sont relativement réguliers. La fraicheur des tunnels est agréable. Je reste dans mes pensées, je ne regarde pas vraiment autour de moi, je reste dans ma bulle, à l'arrivée du wagon, j'entre dedans sans prêter attention au monde autour de moi. C'est mieux ainsi, les odeurs sont parfois difficiles à supporter. Je tente de ne pas fixer personne, je regarde au sol et le plafond à tour de rôle alors que je suis appuyée contre la porte vitrée qui ne sert pas d’entrée au wagon. Je ferme les yeux, je laisse ma tête reposée en arrière, je m'évade par la pensée.

Une bonne quinzaine de minutes s'écoulent. Des gens entrent et sortent, j'entends des brides de conversation, je souris parfois quand j'entends les gens parler entre eux, les conversations peuvent-être tellement... décalées ! Pourtant dans l'immédiat, ce n'est pas vraiment ce qui me préoccupe. Alors que j’ouvre les yeux pour reprendre un peu mes esprit et vérifier ma position, je croise son regard, je le connais trop bien. Il m'a fait revivre l'espoir d'un soir, j'ai voulu le punir mais qui est-ce que je punis réellement dans l'histoire ? Je n'ai pas le temps de réagir, c'est au moment où nos regards se croisent entre Colin et moi que tout explose.

C'est l'incompréhension. J'ai vécu des bombardements mais jamais d'aussi près. Tout bouge, tout tremble. Je ne tiens plus sur mes pieds, les vitres explosent dans mon dos, m'arrachant des cris de douleur. Je ne vois plus rien, ma vue n'est pourtant pas touchée, simplement que l'espace d'un moment, l'obscurité règne. Il y a des débris un peu partout, la poussière est étouffante mais ce n'est pas le pire. Le pire c'est sûrement cette odeur. Certes pour le moment elle n'est pas aussi forte qu'elle pourrait le devenir, le sang est partout, des humains sont blessés. Mes blessures ne sont rien en comparaison à la soif. Cette brûlure dans la gorge m'empêche de respirer l'espace d'un moment. Le contrôle avant tout. Je prends sur moi, je déglutis pour tout enfuir. Ce n’est pas le moment de se laisser aller à ses pulsions les plus bestiales. Je me frotte les yeux, je prends ma tête entre mes mains pour calmer mon étourdissement, elle n'a jamais été sonnée à ce point. Des acouphènes me rendent quelque peu sourde, mes tympans ont dû être touchés mais mon ouïe ne tarde pas à revenir.

Les cris, la panique, la folie se fait sentir dans le wagon. Je me hisse par la barre en fer pour me mettre sur mes pieds, je cherche alors Colin des yeux, j'ai du mal à le voir, je cherche dans sa direction en poussant maladroitement des personnes. Je m'excuse. Je le trouve non loin de sa position. Dans mon dos, sur mes bras et mes jambes, je sens les morceaux de verres sortir de mes coupures, je sens ma peau cicatriser lentement. A vrai dire mes blessures ne m'inquiètent pas pour le moment, je sais de quoi mon corps est capable.

Je trouve Colin la tête en sang. Je m'arrête à quelques pas de lui, je m'accroupie. Je déglutis à l'odeur de son ondine. J'avais déjà été tentée par lui, la soirée ne s'était pas vraiment passée comme prévu, je l'ai pris pour une sirène alors qu'il n'est qu'en réalité un sorcier. Seulement mon coeur se serre, si je m'éloigne de lui, je le laisse seul dans cette galère, je risque sa mort, même si je ne sais pas encore comment l’aider. Non, je ne peux pas. Oh ! Je sais que certains vont penser que je ne suis qu'une pauvre sirène faible qui ne pense que à ses sentiments mais j'ai un coeur et tant pis. Je me redresse et je retourne vers ma place initiale pour trouver mon sac de voyage, j'ai une serviette de toilette à l'intérieur. Je prends ce dont j'ai besoin et je reviens vers Colin à semi-conscient. Je m'installe à côté de lui. Mon premier métier a été celui d'infirmière de guerre, j'ai soigné bien pire, seulement je n'avais pas à me retenir en temps de guerre, je pouvais me nourrir, on ne faisait pas la différence entre mes victimes à moi et celles de la guerre mais là il n'est pas question que je touche à Colin. Je me fixe une barrière. Pourtant avec toutes les odeurs, mes crocs sortent, je les sens couper la peau fine de mes lèvres. Je ne m'en occupe pas.

« - Colin, regarde-moi, c'est Rosa tu te souviens...? »

Évidement qu'il se souvient, je suis ancrée dans sa tête à cause de moi. Entre temps, j’arrive à rentrer mes canines pointues.

« - Comment te sens-tu ? Ne t'endors pas, j'ai peur que ta plaie soit plus grave qu'elle n'en a l'air »

Je palpe son crane avec une certaine douceur dans la crainte de ne rien arranger pour voir si je peux sentir l'ampleur des dégâts, c'est délicat, je ne vois pas grand-chose. Il y a un tel brouhaha… Je sens la peur partout ainsi que le sang, je dois absolument me concentrer. Une voix familière résonne non loin, dans mon dos, suivit d'une espèce de dispute avec une femme. Je tourne la tête vers la discutions houleuse, je ne perçois pas le visage de l'homme, j'ai l'impression pourtant de connaître cet homme ( Marius ). Je verrais cela plus tard, c'est l'état de Colin qui me préoccupe.

[HRP: NE FAITES PAS ATTENTION A LA LONGUEUR DE MON POSTE JE SUIS FOLLE]
© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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