21 Grammes, poids de notre Âme ft Micaela

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 37 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibâtard-HomicidoPresqueInvolontairement-Veuf - (Re)marié aux vins et spiritueux de la supérette discount du coin [titre de mon champ]: BESOGNE: : Fabricant et dealer d'une drogue dure commercialisée par la Nostra Regno - ah, ces sponsors du crime [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcier pur, suprême déchu mordu par la fourbe lupine [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Je crève dans mon dedans actuellement, j'ai les pouvoirs d'un gosse de 15 ans et les capacités irrégulières de ces gens en proie à une dualité interne. Mais j'ai un Beretta 92 FS et je sais viser. [titre de mon champ]: GANG: : Je collabore avec la NR pour qu'elle assure ma protection - et quand je dis collabore, je veux dire que je travaille pour eux - mais je ne suis membre d'aucun coven, d'aucune meute et je n'ai prêté allégeance à personne - faut pas déconner non plus [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Jason Momoa © Sign code by 2981 12289 0 © Gifs by Varri <3 [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2153 [titre de mon champ]: PACTE: : 06/06/2017



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Sujet: 21 Grammes, poids de notre Âme ft Micaela   Dim 25 Juin - 0:10
21 GRAMMES, POIDS DE NOTRE ÂME
Micaela & Irénée
Je suis assis dans le fond de mon canapé, une bière à la main. De longs triangles de soleil se découpent sur les carreaux noirs qui couvrent mon sol. Et je fixe l’extérieur.

De la fenêtre ouverte je peux entendre les gens dans la rue, hurler en italien, rire en langage international. Ca geint. Ca conduit sa voiture trop vite. Ca fait crisser ses pneus sur le bitume. Une odeur de pot d’échappement s’immisce dans mon salon me faisant retrousser le nez. Il faut vraiment que je m’achète une télé. Je soupire en balançant ma tête en arrière. La porte de ma chambre entre dans mon champ de vision retourné – le plafond au sol et le sol au plafond – et mon téléphone portable. Il est posé sur le sol. Du moins l’y ai-je tombé en allant chercher ma bière. J’ai pensé qu’il serait bien, là, et je ne l’ai pas ramassé. Son écran scintille. On m’appelle me dis-je sans bouger. Il vibre sur le carrelage. Glisse doucement en direction de mon frigo – un truc énorme, flambant neuf avec fontaine et distributeur de glaçons intégrés. Il s’arrête. Je me redresse. Il sonne une nouvelle fois, toujours aussi silencieusement. J’entends seulement sa coque claquer contre les dalles. Encore. Et encore. C’est au bout de la sixième sonnerie-muette que je cède et que je me lève. J’empoigne l’engin de malheur, agacé, pour lire le numéro qui s’affiche sur l’écran… Il m’est parfaitement inconnu. Aucun message, ni écrit ni oral, ne m’a été laissé. Juste six appels en absence et un septième qui point. Je décroche dans un grognement mécontent.

Nemesioooooo ! ENFIN ! beugle une voix qui ne m’est absolument pas familière. T’es qui ?Allo ? reprend le type un peu surpris que je ne sois pas aussi content que lui. Il faudrait que je pense à me prendre un second portable pour les affaires.Oui.Tu ne me reconnais pas ?Non. On m’a toujours dit que c’était vilain de mentir. Je l’entends rire. D’un rire hésitant. Ou gêné. Je ne saurais pas faire la différence à travers un combiner. – Tu travailles ce soir ?Non.  – Et tu veux pas faire des phrases juste pour voir ? Silence.OOOOOOOKKKKKKKKK… Ca m’embête tu vois parce qu… - Ce qui m’embête, à moi, c’est de ne pas savoir à qui je parle. T’as 10 secondes pour te présenter avant que je raccroche. Je louche sur ma montre. – 9… 8… - Whowhowho ! Je suis ton plus fidèle client ! Ils disent tous ça.6… 7… - Antonio ! Je m’appelle Antonio ! Je t’ai pris pour 5000 balles de Pikku vendredi dernier !Hm… Ca me parle. Vaguement. Les gens pensent toujours que passer trois zéros, la somme qu’ils offrent pour de la drogue est extraordinaire alors qu’en réalité c’est assez commun dans le milieu. – Et comment tu as eu mon numéro Tonio ?Anto… Je grince des dents. Laisse tomber. Je l’ai demandé au type qui t’accompagnais. Dur en affaire l’aztèque ! Je ne sais pas à quel moment il a trouvé intelligent de donner mon numéro ce con… - J’ai du verser une sacrée dose de bryone dans son verre pour l’avoir ! Tout s’explique.Et pourquoi se donner autant de mal ?J’veux que tu me livre mec… - Nemesio.Ouais, si tu veux. J’ai besoin que tu me livre Nemesio. Un truc de dingue j… - Je ne livre pas. Je serais dans le centre demain soir.Allez ! J’en ai besoin maintenant !Non.J’t’en offre 7000 balles de ta came.Non.Plus 3000 pour le déplacement. Je dodeline de la tête. - Allo ?Pour 2000 de plus je me déplace à Rome. Pour 5 en périphérie.Tu veux rire putain ?! J’vais pas te donner 15000 balles pour ta merde.Bonne soirée Antonio… - ATTEND ATTEND ! Merde ! Ok… PUTAIN ! OK ! 15000 je t’en donne ! VA CHIER !




Ce n’est pas une baraque perdue au fond des bois, c’est un connard de chalet.

Comme Antonio m’avait décrit ça, je m’attendais à voir une superbe maison des années cinquante, sur deux étages, entourée d’un beau jardin avec des géraniums et des lilas… Mais, en plus d’avoir passé 30 minutes à chercher le chemin de terre qui menait à l’adresse, j’avais été foutrement surpris par le décor. La jolie maisonnette de campagne s’était transformée en une fraction de seconde en la cabane de Jack l’Eventreur. Sordide et paumée. Alors, ouais, elle était sur deux étages, mais, vu l’état pitoyable des planches, il était probablement impossible d’atteindre le second sans traverser le sol. Quant au terrain, il était immense… Parce que c’était une putain de forêt. En pins secs, sans aucune autre végétation. De la terre, des aiguilles de sapin, du lichen et une odeur forte de moisi. Voilà où j’en suis.

Je ne me demande même pas si la porte est ouverte parce que, dans le pire des cas, toutes les fenêtres sont brisées. L’attendre à l’intérieur s’avèrerait être un jeu d’enfant, même pour le plus nul des cambrioleurs. Alors j’entre, fais un tour sur moi-même, hésite à m’asseoir sur une chaise avant de me dire que, si je ne veux pas me péter le coccyx, il est beaucoup plus sûr pour moi de rester debout.

Dix minutes passent. Puis vingt. Puis trente. Puis je vais me barrer parce que faut pas déconner non plus. Je me retourne, dans un chapelet d’insultes bien senties, toutes proférées à l’encontre de ce petit con d’Antonio. Absent. Il ne sait pas ce qu’il manque. Je me suis déplacé et je ne verrais jamais ton fric. Voilà pourquoi je ne livre pas ! Mais un coup de frein périlleux dans l’allée – enfin allée, c’est un bien grand mot – me retient encore quelques précieuses secondes. J’entends une portière claquer avec affolement. Des pas assez rapides pour que je devine que ça court, là, dehors. Par pur réflexe je fais un pas en arrière, caressant du bout des doigts mes côtes, côté gauche, pas très loin de mon holster et de la crosse de mon Beretta. La porte est ouverte d’un grand coup d’épaule. Le mec – Antonio je présume – s’étale sur le sol, les joues rouges et la respiration sifflante. Il se met sur le dos, bat des bras, et recule encore jusqu’au milieu de la pièce sans prendre le temps de se remettre sur ses jambes. Mais qu’est ce que tu fais ?

Pour ma part, très peu sensible à ses effets de style, je balance ma mallette pleine de came pas loin de son bras. L’impact – un bruit mat et bien plus discret que son halètement de bête en train de crever – le fait couiner comme une fille. – Mon blé, demandé-je en réajustant ma veste. L’autre se tord comme une larve. Il rampe sur le ventre jusqu’à moi. Tu fais quoi ?!Nemesio ! NEMESIO !Gueule pas. Tu vois bien que je suis là. Et je ne suis pas sourd.On me suit. Je suis très content pour toi.Aide moi ! Je ris. De bon cœur. – Je déconne pas merde ! maugrée-t-il d’une voix tremblante. Et y a même pas que sa voix qui tremble. Ou il se mange un Parkinson assez précoce. – Bute là ! BUTE LA POUR MOI !"La" ? Tu veux dire que t’es poursuivi par une fille ?Oui ! Elle… - Elle a deux bracelets magiques et elle se fait appeler Wonder Woman.MAIS BIEN SUR QUE NON !Alors donne-moi mon blé. Je m’en cogne de tes problèmes. Il semble outré mais fait un signe vers la porte. – Tout… Tout est dans la voiture… Je… Je me dirige vers la porte. – NEMESIO ! Il y a deux mallettes dans la voiture… Je… - Tu ?Elle veut vraiment ma peau et elle vise sacrément bien Nemesio. Je déconne pas j’te dis je… Ses mirettes s’éclairent de l’étincelle du désespoir. - Pour combien tu tuerais une femme ? J’t’en prie. Ton prix est mon prix. Aide moi…Pour 15 000 de plus, répond-je sans hésiter.


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2883 [titre de mon champ]: PACTE: : 15/02/2017



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Sujet: Re: 21 Grammes, poids de notre Âme ft Micaela   Dim 25 Juin - 18:53
Là. Pas là. Je ne sais pas où mon esprit se perd pendant que je tire sur cette cigarette. Mon regard fixe sans voir les volutes de fumée. Elles dansent, poussées par une brise mourante, osant franchir la fenêtre. C’est encore tôt. Je crois. Je m’en fous surtout. Ma rue est encore assez calme. La cendre tombe, sous l’impulsion mécanique de mon index, vole pour finir par s’écraser dans le bac à fleurs de la vieille du dessus. Elle va encore me fusiller du regard quand je vais la croiser dans les escaliers. Un sourire se dessine sur ma bouche. L’image m’amuse de cette vieille aigrie. P’t-être bien qu’un jour je vais lui ressembler si j’atteins son âge. P’t-être que je serais encore plus casse-couille. Mouais ça c’est même certain. Retraitée de l’Opus Dei !! Ha ha j’crois pas que ça existe ces bestioles-là. On finit tous par en crever, reste à savoir quand…

Les lèvres tirent à nouveau sur la tige. Une longue taffe, que je recrache lentement en regardant Violeta rentrer chez elle un peu plus loin. Violeta ? C’est une pute qui traine quelques rues au-dessus de ma rue. Ça doit être effectivement tôt si je la vois maintenant. Elle est sympa Violeta, je crois qu’elle me prend pour une sorte de grande sœur depuis que je l’ai tiré des mains d’un client trop agressif. Ho non, je n’ai pas dégainé. Personne ne sait ce que je fais dans la vie. Flic peut-être ? Je les laisse croire ce qu’ils veulent. Pour le lascar de Violeta, je n’ai eu qu’à lui brayer que j’appelais les flics pour qu’il se casse la queue entre les jambes.
Un signe de la main répond au bonjour de Violeta quand elle m’aperçoit. Je ne la juge pas. Chacun sa vie de merde…du moins je me console comme ça.

Les ongles sont encore souillés. Trop pressée de vouloir me débarrasser de la puanteur et du sang collant, j’ai négligé les coins. Le mégot vient mourir écrasé sur le rebord de ma fenêtre. J’hésite à l’envoyer dans les fleurs de la vieille. Il finit dans le cendrier sur ma table de salon quand je passe à côté pour aller jusqu’à l’évier de la cuisine. Le holster pend accroché sur le dossier d’une chaise. Chargeurs balles normales dans le ventre. Dans l’entrée trône le reste de l’attirail, habituellement planqué au fond de ma penderie. Dedans : des chargeurs balles argent ou normales, l’arbalète et une bonne lame, elle faite d’argent. Voilà pour l’essentiel de ce sac.

L’eau du robinet s’écoule sur les doigts pendant que je vire les preuves de cette mission nocturne. P’tain d’égout. Je déteste descendre dans cette merde. Je déteste la flotte qui y stagne, qui m’arrive aux genoux... Le tir a été chanceux et funeste - presque -, je l’ai touchée avant qu’elle ne m’entraine dans cette flotte nauséabonde. Le corps s’est écroulé pour ramper alors que le poisson s’infiltrait dans les veines. Une jeune louve trop vorace sous l’emprise de son hospice. Les doigts accrochés dans sa tignasse pour qu’elle m’offre sa gorge. Le sang a giclé, inondant le bitume de son carmin. Dossier Lupin classé. Les nettoyeurs feront leur job.
J’entends mes doigts, vérifie la propreté, refrotte un peu puis balance la brosse usée. Le café répand son odeur, je m’en verse une tasse avant de poser mes fesses sur une chaise du salon. Seconde clope de la matinée. J’ai peu dormi, comme d’hab. Ma paume vient frotter un œil tandis que je tire à moi une pochette cartonnée couleur marron dégueu. Antonio Bellucci mais rien avoir avec la pulpeuse Monica. Antonio dit l’éponge tant la peau de sa gueule a été marquée par la vérole ou je ne sais quelle joyeuseté. Sorcier de son état. Pas joli joli le gaillard. Non pas sa tronche. Ses actes.  Je referme le dossier.

Plusieurs jours après…

Bellucci est une anguille, j’ai pu l’approcher par le biais de Violeta. Indic naïve qui pense que je suis flic maintenant. Il est méfiant, n’a pas de réelle habitude sauf celle d’aimer un peu trop les femmes. Les putes plutôt jeunes, pleine de vie…en général elles disparaissent étrangement. Violeta part avec lui. Belle caisse. Je les suis dans une bagnole lambda de l’Opus. Une Alfa Roméo gris métallisé, modèle je m’en tape. Je ne sais pas où il la conduit, périphérie de la ville on dirait bien. Violeta ne sait pas qu’elle risque gros. La bagnole s’arrête du côté de la gare désaffectée. Je reste à bonne distance. Violeta a l’air de se pencher sur lui pour le pomper. Je m’allume une clope, soupirant en pensant : “fais chier”.  L’enflure se fait tailler une pipe. Du moins je le crois jusqu’au hurlement de Violeta. L’Alfa démarre, laisse de la gomme sur l’asphalte. Bellucci fait de même après avoir largué le corps de Violeta. Les doigts pianotent l’urgence sur le clavier digital.

– Orsini. Code. Judas. la voix répète mon identité. Comment perdre du temps…faites le QG de l’Opus…à peine s’ils nous foutent pas en attente avec la musique. Oui c’est moi, putain…corps laissé, peut-être toujours en vie du côté des entrepôts gare désaffectée. (…) QUOI ? vous plaisantez ? Nan j’en sais foutre rien si elle est encore en vie, je poursuis Bellucci l’auteur de l’acte. (…) Ouais c’est ça faites votre boulot, moi le mien. Connasse. Je lui raccroche à la gueule.

Cette fois Bellucci sait qu’il est poursuivi, je lui ai fait un peu de rentre dedans. Parechoc contre parechoc. Il connait mieux les lieux que moi il n’y aucun doute. Je finis par le paumer en pleine cambrousse italienne. Je m’énerve. La paume vient cogner le volant, accompagnée de jurons à faire rougir la plus virulente putain. Je gueule tellement que j’ai bien failli louper ce sentier. Unique depuis un bon moment. Je ne risque rien à le tenter. La pancarte branlante d’une ancienne auberge indique que le lieu ne doit plus être en fonction depuis bien longtemps. Le terrain n’est pas propice à la vitesse. Puis ce n’est pas mon but d’arriver en fanfare. Ne sachant pas si le chemin se termine en cul de sac ou pas, je choisis de garer l’Alfa en retrait et de finir à pieds jusqu’à la ruine que j’imagine de l’établissement. Vérification du matériel. Chargeurs en plus dans ma poche arrière de jean, holster à la taille. J’hésite à prendre l’arbalète, bien pratique…au lieu de cela je choisis la lame en argent qui se glisse à sa place, sous mon bras gauche, facile d’accès pour la main droite. Une autre vient se cacher sous le long du mollet sous le jean. L’arbalète reste dans le coffre.

* Ce n’est qu’un sorcier…* Pensais-je confiante. Trop confiante.

J’avance dans la végétation, faisant un arc de cercle en partant de mon véhicule. D’après la distance sur le panneau, je dois tomber sur la ruine. La lumière se fait un peu plus rare dans les bois. Plusieurs minutes sont nécessaires avant que je puisse apercevoir la silhouette de l’auberge…du chalet ? Quelle importance. Petite pente que je descends, qui me permet de voir que la bagnole de Bellucci est bien là.
L’arme au poing, cran de sécurité sauté, je progresse jusqu’à pouvoir me mettre dos au mur. La nuit vient trop vite par ici.
Mon ouïe me joue des tours ? Il me semble entendre deux voix différentes. Peut-être qu’il invoque ses croyances…
Je vais pour avancer mon pied écrase une brindille sèche. Merde. Je continue. Atteins un pseudo perron, fais irruption dans le lieu. Bellucci dans mon champ de tir. Trop facile. C’est trop facile, j’aime pas ça putain. Mon regard se fait rapidement circulaire, je pointe toujours mon flingue sur lui. Personne d’autre dans la pièce.

– Ventre à terre connard et mains sur ta putain de nuque. Il se gausse. Qu’est-ce qui te fait marrer…ton futur repos éternel ?
-Non le tien… Me lance-t-il ?
J’ai à peine le temps de d’écarquiller les yeux que je le flaire.

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Opus DeiLes batailles de la vie ne sont gagnées ni par les plus forts, ni par les plus rapides mais par ceux qui n'abandonnent jamais.
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Sujet: Re: 21 Grammes, poids de notre Âme ft Micaela   Dim 2 Juil - 18:32
21 GRAMMES, POIDS DE NOTRE ÂME
Micaela & Irénée
L’annonce de la somme supplémentaire qu’il va falloir qu’il débourse le fait à peine tressaillir. Soit tu ne comptes pas me la donner, soit… Soit tu es vraiment plus riche que ce que je ne le pensais. Je me demande vaguement la somme que certains fêlés déboursent pour les services d’un tueur à gages et me souviens furtivement avoir lu un article qui indiquait des sommes astronomiques. Des montants de plus de 30 000 €. Selon le travail, la difficulté et le renom de la tête à faire tomber. Je me mors la langue d’avoir été assez con pour ne pas corser les négociations. Dans le fond, 15 000 ce n’est pas beaucoup pour une vie. Ou beaucoup trop si on prend en considération les fonctionnaires de police et autres gradés qui font ça pour un salaire qui ne dépasse pas trois chiffres.

Un bruit. Discret, presque inaudible à travers la respiration porcine d’Antonio. Un craquement. Peut-être un coup de vent. Peut-être quelqu’un. – Les clés… - Chut… - Je… - La ferme, murmuré-je en tendant un doigt vers lui. Il ne capte pas mais il se tait. Il fait mine de relever le menton pour écouter ce que je semble entendre. Je me recule. Doucement. Les semelles lissent de mes chaussures glissent sur les planches usagers de cette baraque pourrie de campagne, sans en faire grincer une seule. Des années d’expérience. Et je recule encore. Encore. Sous le regard incrédule de celui qui ne m’a toujours pas donné l’argent. Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure des solutions de tuer avant d’être payé. Mais tant pis. Je me recule quand même jusqu’à ce recoin sombre, sous les marches. Je me cale dans un angle mort, arme au poing. L’avantage c’est que je vois sans être vu… L’inconvénient c’est qu’une poudre immense en milieu de la bâtisse – porteuse, probablement - m’empêche de viser juste. On peut pas toujours tout avoir. Je pointe le canon vers le sol. Ôte le cran de sécurité. Je me concentre sur mon souffle. Le silence. La tête de la petite frappe pleine de blé qui se tourne vers la porte, prenant soudainement conscience que s’il continue à fixer les marches, je vais me faire repérer. Je me vide l’esprit dans une expiration profonde. Muette.

Un coup de pied violent fait sauter quelques échardes de la porte d’entrée. L’autre sursaute si fort face à cette irruption qu’il bascule sur le dos avant de se redresser sur les coudes. Mais il reprend vite contenance. Il ne se relève pas or son regard impérieux et son rire sardonique sont bien suffisants à lui donner une supériorité imagée. C’est une femme. Il vient de supplier son dealer de la descendre, il ne peut pas non plus perdre toute sa dignité en une seule soirée. Elle le menace. Il s’en fiche. Estime qu’elle a tord. Un voile de doute passe devant le visage de la brune, celui que je ne vois que de profil et qui fleure plus l’Espagne que l’Italie. Quoi que je suis mal placé pour juger. Qu’importe. Je m’avance, m’équilibre, lève le Beretta, vise la tête et je tire. Sans sommation. L’intention de tuer est rapide, inflexible et assurée. Pas à un seul instant je me dis que je fais une connerie. Pas à un seul instant je me remets en cause. Pas à un seul instant mon bras ne flanche. Tout ça laisse peu de place au hasard ou même à la chance. Je suis sûr de la descendre… Je veux la descendre. Pourtant, et je ne sais pas comment c’est possible, c’est avec une chance exceptionnelle que la gonze se jette au sol avant que la balle ne lui percute la tempe. A une fraction de seconde près la dum-dum aurait rendu toute identification parfaitement impossible…

Assaut gâché. La dum-dum percute inutilement le mur de bois dans un crépitement étrange, pour arracher un bout de mur exagérément trop grand. La maison entière grince jusque dans ses fondements. Elle semble vibrer sous nos pieds. Elle semble vivante. Et ça semble surtout lui faire mal. Antonio se met en boule, non sans avoir jeté un regard désespéré vers le plafond – de peur qu’il tombe très probablement – avant de se traîner sous une table – pas sur de l’efficacité de la planque. Quant à moi je me mets une nouvelle fois en joue… Je baisse le canon. Vers elle. La fille me voit du coin de l’œil, doit très certainement se dire que l’impact de ces balles ne vaut pas le coup de risquer sa vie et elle se barre avant la seconde salve. Elle se projette en arrière. Se glisse à l’extérieur du chalet. Je l’entends à peine se remettre sur ses pieds et s’éloigner en courant. Je vais pour la suivre. M’arrête… Me jette sur Antonio à défaut de me jeter aux trousses de l’impudente. Attends un instant, j’ai pas confiance. Il est tremblant. Il n’arrive pas à parler. Mais je fouille ses poches rapidement à la recherche de ses clés de voiture. Il me tapote les poignets, essaie de me faire comprendre que je suis à moitié en train de l’étouffer. Tant que je ne te tiens pas le col plus de 5 minutes tu vas t’en sortir vivant. Cependant il est hors de question que je lui laisse la possibilité de s’enfuir sans avoir vu un seul de ses foutus billets. Voilà comment se flinguer une soirée ! A courser une demoiselle pas du tout en détresse à travers un bois. Bambi et le chasseur, le remake.Ce n’est pas une flic ? Je pense avoir assez de problème avec les meufs en uniforme. Il me fait signe que non. – Tu en es sûr ? Il me fait signe que oui. Parfait.

Je sors. La forêt est silencieuse. Sombre, déjà. Parce que les arbres sont hauts et fournis et le soleil bas. La fille pourrait être n’importe où… Mais si elle n’est pas trop bête elle ne s’est pas enfoncée dans les bois, elle est retournée à sa caisse. Je m’élance, à côté du chemin pour ne pas être une cible trop facile. Je cours à m’en faire péter les poumons. Longtemps. Vraiment longtemps. Je ralentis le rythme. Finis par trottiner en balançant des œillades suspectes un peu partout autour de moi. Il ne me semblait pas que le chemin était aussi long lorsque je l’avais emprunté avec ma voiture de location. Certainement parce que tu étais en voiture, me suggère ma logique. Probablement. Je marche un peu en fixant l’horizon soudainement beaucoup moins intéressé par Bambi. Ouais… Parce que j’ai beau avancer le bout du chemin ne se rapproche pas de moi. C’est comme faire son footing sur un tapis de course. Toi tu bouges. Le paysage stagne. Tout ça ça sert à rien. La pression dans mes épaules se relâchent. Mon Beretta frôle ma cuisse. C’est cette connasse qui a fait ça. A tous les coups. Pour me coincer ici pendant qu’elle se barrait ailleurs. Loin.

Je peste. Râle. Crache une injure en kvène. Puis plusieurs parce que cela me contrarie vraiment. Je balance un coup de pied dans une branche. Cette dernière s’envole. Percute faiblement un tronc. Je me fige. – De… Mes mirettes s’écarquillent. Attends… Je rêve ? Mais qu’est ce que tu fous là ?! La fille. Droit devant moi. Elle a l’avantage. Si je relève mon flingue pour la braquer maintenant, et vu la distance qui nous sépare, elle aura le temps de me descendre trois fois. Je préfère ne pas bouger. De toute façon… Je suis trop surpris pour bouger. – Mais… Tu vas la commencer un jour, ta phrase ?Pourquoi t’es là ? finis-je par souffler, mi-figue mi-raisin. T’es assez bête pour jeter un sort sur cette forêt et t’y enfermer avec moi ? Sérieusement ?



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Sujet: Re: 21 Grammes, poids de notre Âme ft Micaela   Dim 9 Juil - 15:58
Gardant le flingue braqué sur Bellucci, mes pupilles se déportent à gauche. Je ne le vois pas. Le sens. Lui, dans mon dos. Reconnais le son caractéristique d’un percuteur avant que le coup de ne parte. J’ai juste le temps de me jeter au sol, rouler, vais pour tirer à mon tour dans la direction de l’enflure à l’origine du premier coup. Me ravise en le voyant déjà en joue. Un second coup part, pas le temps de riposter, je dégage par la fenêtre, saute à terre avec l’agilité d’un chat. Gros calibre, grosses balles. Y a pas à dire Bellucci sait s’entourer. Le lapse de temps où mon cul a flirté avec le sol de la baraque, j’ai eu la désagréable impression de la sentir comme vibrer. Mais pas vibrer dans le sens qu’elle va s’écrouler mais dans le sens qu’elle sembler se réveiller. Ça doit être l’adrénaline du moment. Je n’ai pas eu le temps d’imprimer le visage du tireur mais retiens une silhouette carénée façon Hulk. Une masse. Inutile de songer à un corps à corps si les balles venaient à manquer. Ma mort je la choisirai, et là, c’est pas le jour. Not to day Satan…

Regagner ma caisse, c’est probablement la meilleure chose à faire mais il me fallait connaitre ce qui unissait Bellucci au grand costaud. Une affaire en cours ? Peu importe quoi, qui, Bellucci est un nom sur une liste de l’Opus qui est amené à disparaitre. Que je dois faire disparaitre. Mes pensées se tournent un instant vers Violetta restait sur le carreau. Je lui dois bien ça après tout. Elle est peut-être toujours vivante. Je l’espère en tout cas, ça m’fait quand même chier de n’avoir pas pu empêcher Bellucci de jouer trop longtemps avec elle. Bellucci c’est le genre à s’en prendre à plus faible pour se sentir puissant. Nombreuses sont les Violetta. Je serais prête à parier qu’il est complexé par la taille de sa bite.

Juste avant de cavaler pour m’enfoncer dans la forêt, je taillade deux de leurs pneus pour les immobiliser. Comptant sur le fait que le tireur ne voudrait pas rester sur un échec, j’ajouterai son nom à côté de celui de Bellucci. Paix à leurs âmes d’empaffés si toutefois il leur en restait une. Mais chaque chose en son temps, vendre la peau de l’ours avant de l’avoir buté c’est pas dans mes habitudes. Je souhaite juste que l’envie de me courir après lui soit venue à l’esprit. En attendant moi je m’efforce d’avancer pour trouver l’endroit propice à une embuscade.

* Tiens c’est étrange, j’ai l’impression d’être déjà passée par là !! * Pensais-je en mâtant un arbre au même tronc fendu.

Je m’arrête. Lève mon regard vers le ciel en rengainant mon arme à sa place. Un regard à droite puis à gauche. La seule trajectoire qui semblait être différente des autres, était celle qui voulait me ramener vers la ruine. Je décide de tenter à nouveau la direction opposée sur une bonne distance. Longue distance. Et lorsque je m’arrête pour reprendre un peu de souffle, la main appuyée sur un tronc, je fais la désagréable constatation qu’il s’agit toujours du même arbre fendu.

* Putain mais c’est quoi ce délire ? Bellucci veut me montrer qu’il sait trouver une paire de couilles !! *

La forêt est beaucoup trop silencieuse à mon goût. Par réflexe je mâte mon portable. Pas de réseau. Que dalle même pour les appels urgents. Ça empeste la sorcellerie, ma peau frisonne comme un avertissement. Fais chieeeeer. J’ai pas d’autres solutions que de tenter le chemin en sens inverse. Direction l’auberge où sûrement les deux gus devaient être toujours coincés là-bas. Peut-être en train de changer leurs pneus. Par précaution, je reprends mon flingue en main en retournant sur mes pas.  J’aime pas cette forêt. Tout devient trop sombre bien trop vite. Les arbres craquent étrangement en s’agitant.

* Lui !! * Je garde bien l’arme au poing en avançant. D’où je suis il fait un super carton. Pleine tête ou plein cœur si j’appuyais sur la détente.

- “De. Mais... ” Ça t’arrive de finir une phrase ? C’que je fais là c’est à toi que je pose la question…tout semble vouloir me ramener vers la baraque. Je le mâte de la tête aux pieds. Pointe son flingue du mien. Soit mignon et balance à mes pieds ton joli Beretta. T’as fait quoi de Bellucci ? Je regarde rapidement au-dessus de son épaule en direction de la turne. T’es en affaire avec cette pourriture ?

Je sors à nouveau mon portable de ma poche. Toujours pas de réseau. J’en rage en le rangeant. Mâtant la masse en face de moi. Inconnu au bataillon des monstres du moins pour l’instant et de mon côté surtout. Difficile d’identifier toutes les créatures tant qu’elles savent rester à carreau puis j’ai pas la mémoire d’un disque dur non plus. Pas la gueule d’un ange envoyé du ciel, je dirais qu’il serait plutôt du genre à trainer son cul dans la cours des vilains…en même temps étant en compagnie de Bellucci, je ne le vois pas lui tenir le crachoir pour lui la morale. Lui tenir la queue ? Nan, Bellucci c’est des petits culs comme Violetta qu’il adore.

– J’ai bien peur que nous allons devoir… Le sol se met à vibrer sous nos pieds. Le vent se lève, glacial. Je le braque directe. Tu t’amuses à quoi là ?

J’hallucine en observant la baraque. Des lézardes noires sortent de ses murs et s’infiltrent dans le sol comme pour le pomper car elles me donnent l’impression d’inspirer et d’expirer.

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Opus DeiLes batailles de la vie ne sont gagnées ni par les plus forts, ni par les plus rapides mais par ceux qui n'abandonnent jamais.
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RUN WITH THE MOON

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 37 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibâtard-HomicidoPresqueInvolontairement-Veuf - (Re)marié aux vins et spiritueux de la supérette discount du coin [titre de mon champ]: BESOGNE: : Fabricant et dealer d'une drogue dure commercialisée par la Nostra Regno - ah, ces sponsors du crime [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCHINE: : Sorcier pur, suprême déchu mordu par la fourbe lupine [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Je crève dans mon dedans actuellement, j'ai les pouvoirs d'un gosse de 15 ans et les capacités irrégulières de ces gens en proie à une dualité interne. Mais j'ai un Beretta 92 FS et je sais viser. [titre de mon champ]: GANG: : Je collabore avec la NR pour qu'elle assure ma protection - et quand je dis collabore, je veux dire que je travaille pour eux - mais je ne suis membre d'aucun coven, d'aucune meute et je n'ai prêté allégeance à personne - faut pas déconner non plus [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Jason Momoa © Sign code by 2981 12289 0 © Gifs by Varri <3 [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2153 [titre de mon champ]: PACTE: : 06/06/2017



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Sujet: Re: 21 Grammes, poids de notre Âme ft Micaela   Dim 16 Juil - 15:52
21 GRAMMES, POIDS DE NOTRE ÂME
Micaela & Irénée
Je sens qu’on va bien s’amuser toi et moi… T’as l’air aussi conne que ce que tu es vive.

Un rictus dédaigneux se peint sur mes lèvres ; de ceux qui balaient généralement un discours pompeux, mais qui ont vachement moins de gueule à partir du moment où tu te fais braquer avec un flingue. - Tu te doutes bien que si je suis surpris, Einstein, c’est que je suis coincé aussi… Je suppose donc que le responsable n’est aucun de nous deux alors si on enterrait la hache de guerre pendant un instant ? Son regard glisse sur moi. Mon regard glisse jusqu’à mon Beretta. Forcément tu veux mon arme. J’hésite. Je me demande si je ne préfère pas crever de suite plutôt que crever une fois qu’elle m’aura complètement désarmé… Que je me serais complètement désarmé pour elle devrais-je plutôt dire. Je dodeline de la tête. Je veux garder mon flingue. Question de principes. Cette forêt est trop bizarre pour que je m’en débarrasse. Si ce n’est pas l’une de ses balles qui se charge de me descendre ça sera quelque chose de plus mystique. Et je n’aurais pas pu me défendre. Et ça me pose un problème. Va y avoir un conflit d’intérêt… T’es sûre que tu ne veux pas le laisser, mon Beretta ? Ca serait bête qu’on se dispute alors que nous venons tout juste de nous rencontrer… Je râle. Bien sûr que non, hein ? – * Connasse, craché-je en kvène alors que je lui balance finalement mon arme. Dans la cheville. Puéril. Aussi j’élude les deux questions qu’elle me pose. Parce qu’elles ne sont ni importantes dans le contexte, ni capitales pour que nous fassions chacun notre travail. Ca risque juste de me mettre encore plus dans la merde et, sans vouloir faire mon sucré, j’estime y être assez sans en rajouter des caisses. Disons que Bellucci doit être par là et que je ne le connais pas. On vient juste de se rencontrer. Par pur hasard. D’ailleurs, c’est qui Bellucci ?

Je lève légèrement mes bras, manière de ne pas me prendre une balle parce qu’elle aurait mal interprété l’un de mes gestes. Elle fouille ses poches, sort son téléphone, n’en fait rien – il ne doit pas y avoir de réseau – commence une phrase. Une secousse. Ne la finit pas. Je comprends qu’un truc se trame dans mon dos mais son canon me fait encore hésiter sur mes possibles libertés de mouvements. Je m’amuse à quoi ?! JE M’AMUSE A QUOI ?! Tu me tiens en joue faudrait être complètement débile pour se dire que c’est une excellente idée  de faire trembler le sol. Imagine ton doigt il dérape ! ALORS QUE TU ME VISES. Je me stabilise. M’ancre dans la terre. Renifle l’air. Un vent glacial pique ma peau. Un vent magique qui n’a rien à voir avec dame Nature. C’est puissant. C’est bizarrement puissant. Je tressaille en cherchant du regard mon flingue, à quelques mètres de moi. Toujours sur le sol. Presque enseveli sous un petit tas d’épines. – Rend moi mon Beretta, soufflé-je en tendant une main en direction de la gonze. Je ne me suis toujours pas retourné parce que... Je n’ai pas envie de me retourner. De toute façon si je voulais vraiment savoir ce qui se passait je pourrais… Je pourrais ouvrir les vannes de mon pouvoir ; le laisser sortir pour qu’il remonte les chaînes fiévreuses de celui que je sens. Qu’il le retrouve. Qu’il repère une brèche. Qu’il m’y conduise. Qu’il puise dans mes ressources pour canaliser toute cette merde qui me brûle les sens. Mais le prix à payer peut être cher. Mais je pourrais laisser place à mon autre moi… Et je ne suis pas sûr qu’il me serait d’une grande aide dans les circonstances.Rend le moi !, beuglé-je en secouant mes doigts.

Une nouvelle fois la terre vibre sous nos pieds. Assez fort pour nous faire tituber. Ca me donne l’impression que nous sommes en train de marcher sur une entité vivante. Que chaque arbre, chaque plante, chaque brin d’herbe possède un libre arbitre ; un libre arbitre terne, sombre et mauvais et qu’aucun ne veut que nous ressortions d’ici complètement entier. Ca me surprend, vraiment, qu’un type comme Antonio, que je n’avais jusqu’alors jamais suspecté d’être un sorcier, ait un lui un pouvoir si grand qu’il commande à autant de choses en même temps. Ce n’est pas possible. Il ne fait pas ça tout seul. C’est peut-être un peu lui, mais pas totalement lui c’est… Une bourrasque. Elle percute mon dos avec une violence sans pareille. Au niveau de mes reins. Je vais devenir paraplégique est la seule pensée qui traverse mon esprit lorsque je sens mes pieds se soulever du sol et ma carcasse percuter le premier arbre qu’elle croise. Le choc est brutal. Il m’arrache un grognement roque quand j’ai à peine le temps de me protéger le visage en retombant lourdement sur le bide. Je reste quelques secondes sans bouger, le souffle hachuré. Ca pulse dans ma colonne vertébrale, si intensément que je n’ai pas de qualificatif pour l’exprimer. J’aimerais me trainer à l’abri, parce que j’ai peur de la seconde salve de pouvoir, mais j’en suis foutrement incapable. La seule chose que je peux faire c’est relever le menton pour m’apercevoir que la bourrasque n’a pas entrainée que moi. La brune est un peu plus loin, dans une posture similaire à la mienne. On est dans la même merde. Finalement, mon flingue ne me servirait pas à grand-chose.

C’est alors que je jette un coup d’œil en direction du chalet. Il me paraît soudainement immense. Gigantesque. Titanesque. Ce qui est stupide parce qu’il n’a pas gagné des étages depuis que nous en sommes sorti. Or des tentacules noirâtres sortent de ses flancs, impérieux et imposants, pour pomper dans la Terre Nourricière une sève qui m’est inconnue. Faut qu’on se barre d’ici. Ca put un mélange de magies auquel je n’ai pas envie de me frotter. Par miracle, et après avoir prié tous les dieux que je connais, mes jambes répondent à l’impulsion que je leur donne pour me remettre dessus et debout. J’ignore le mal qui me tiraille – ce n’est pas le moment d’être précieux - et me rattrape au premier tronc qui passe à portée pour ne pas m’écrouler. Mais si chaque fois qu’on tourne dans cette forêt on revient inévitablement là… A quoi ça sert de me faire chier…Qu’est-ce que tu lui as fait pour le foutre autant en rogne ?! craché-je en me calant derrière un gros pin. Je ferme les mirettes. Une fraction de seconde. – Le trou dans le mur du chalet. Je tente de capter le regard de l’autre – mon acolyte d’infortune par défaut. – Le trou que j’ai fait avec ma balle. C’est probablement l’une des seules failles de la bâtisse… Encore faudrait-il POUVOIR s’approcher de ladite bâtisse.Mon Beretta, murmuré-je plus pour moi que pour elle en balançant des œillades un peu partout. Il est où mon Beretta putain ! Que j’essaie de le buter, à ce connard de Bellucci.



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Sujet: Re: 21 Grammes, poids de notre Âme ft Micaela   
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21 Grammes, poids de notre Âme ft Micaela
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