tombeau des lucioles

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Basile Chaplin
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 45, demi hégire, fallacieuse caducité, machiavéliques stigmates CONTRAT: : fantasque, volage, tango de chairs, l'empreinte de sanglantes noces, frémit le coeur, tremble l'échine, vomissure aux sacro-liens BESOGNE: : boucherie des carcasses, litanie des morts, opère doc' balou dans l'ombre d'un vieux cabinet, soldat à la retraite, loin des barouds rutilants, ça s'rappelle des jeunots imprudents, des crachats de canons, écho meurtrier pour la rescapée de l'unité 21
ÉCORCE: : 45, décadence prématurée, jeunesse fauchée, aléas d'antan ÉCHINE: : chérubin de l'opale, hurle fenrir, omega en disgrâce, vestige d'une épouse, promise à l'alpha, foisonne le fiel des siens, hargne d'une hiérarchie despote PRESTIGE: : wolverine gronde au bout des babines @EFFIGIE: : cate blanchett (@LΛZΛRE) BAFOUILLES: : 1316 PACTE: : 21/12/2016



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Dim 25 Juin - 11:52
DORIS
&
SANTO
the sound of silence

Le son du silence.  
Roi sur l’empire minéral, le règne survit au-delà des décades, par-dessous les bagatelles du temps et de l’usure. Les bouquets s’ébrouant de foehn à longueur de fuseau comme un unique tintamarre en cette vaste nécropole. Parfois, l’écho décousu d’un roulis de gravier, les oscillants clapotis augurant triste quidam entre les sépulcrales chrysalides. Le galbe de chair parmi les fantômes d’un âge désuet.

Au domicile des mânes, le marasme s’enchâsse dans l’échine humaine et nielle l’Hafgufa d’une fiévreuse pâmoison.  Le cœur en lipothymie à mesure que s’ébranle l’immuable dans l’ossuaire des éphémères, Doris sillonne, muette, dévorée par quelques mendiantes velléités. Mépris de l’endroit, des carcasses mises en conserve, ce fieffé saumurage. A la préférence des corps dilapidés, noyés jusqu’au plafond de l’écume.  

Pourtant, l’auguste céphalopode est là, dressé parmi les stèles  d’une solennité anthracite. Méconnaissable, la dégaine fastidieuse, la rousseur disparue, blêmie par l’élégiaque discorde jaillie de la désinvolte une décennie plus tôt. Le deuil longtemps oublié, émoi obsolète rangé dans un coin de l’esprit depuis le naufrage maternel.  Des siècles de fantaisie et d’insouciance, jusqu’à ce que sa belle lui fut extorquée. Ivresse de plusieurs vies pour le sublime fauve. Rune, le prénom fait encore écho sous l’ocre toison, pousse le monstre jusqu’au seuil de sa tombe. Sous les quinquets taciturnes, le grenat demeure silencieux, insensible.

Un bouquet frais et chatoyant enlumine la pierre, synonyme d’un pâturage récent jusqu’à ce bestial patronyme. Magyar, se murmure les ogres millésimes, lignée transylvanienne, survivante, les prestigieux sous l’opale, les nobles wendigos. Lignée aujourd’hui éteinte, démantelée. La chute des géants. Doris se refuse encore à l’idée. Amour des croque-mitaines.

Mémoire d’une trogne, de l’étreinte tendre, des baisers chauds contre le labre fragile de sa jolie goule. Au souvenir, l’ossature s’affaisse, rejoins la pierre, l’herbe alentours comme un moelleux linceul.  Sous son manteau corbeau, l’immaculée pose caboche sur le tombeau, scelle paupières. Noirceur léthargique d'une âme en peine.


CODAGE PAR AMIANTE

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HORREUR SYMPATHIQUE
mon âme fêlée, veut de ses chants, peupler l'air froid des nuits

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Santo Carrà
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : le mensonge de trente-six années se chuchote sur les labres souillées de carmin. CONTRAT: : être sans cœur, aux émois éphémères, il se donne et abandonne au gré de ses velléités lassées alors que le loup se fraye peu à peu une place dans son cœur desséché. BESOGNE: : gourou du male santo dégueulant les maux de la psyché, main tendue aux âmes errantes dans les rues de rome, nourricière pour les bêtes lâchées dans les ténèbres. sournois dissimulé sous une parure de psychiatre.
ÉCORCE: : carcasse traînant sa couenne depuis plus de deux siècles. ÉCHINE: : ondine purpurine maculant les lèvres fendues en un sourire moqueur, enfant du temps et de la sorgue lâché au cœur de la foule. vampiro, on murmure alors que ses crocs plongent dans une gorge dénudée. stupre macabre, délétère. GANG: : cuore nero. les mains plongent dans le sang, récupèrent les organes encore brûlants de ses œuvres, poupées humaines démembrées au gré de ses humeurs volages. donneur anonyme, la carne vendue au gamin, au descendant qu'il expose au regard de la mafia. @EFFIGIE: : hugh dancy, faust, astra BAFOUILLES: : 2186 PACTE: : 05/12/2016



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Jeu 24 Aoû - 0:55
tombeau des lucioles

       

Voûte céleste dégueulant son crachin au-dessus du peuple des mânes. Le sylphe renverse la tête en arrière, goûte aux caresses du smog exhalé dans la gueule du charnier où se mêlent les relents de pluie et de poussière. Assis sur une dalle marmoréenne, Santo soupire à la beauté des pleurs opalins gâtant les pages du roman posé à même ses cuisses avant que les bleues ne retournent sur la stèle et ses gravures dorées. Solange, enfant devenue amas de carne sous les assauts des mâchoires délétères. Il a erré dans la chambre de celle qui aurait pu prétendre à la place vacante dans son myocarde desséché, aux côtés de son père et de ses émois pérennes, si elle lui avait été présentée au moment où ses joues de poupon étaient encore colorées par la bise du vent plutôt que par le baiser de la bête. Solange. Il a contemplé les œuvres contenues dans ses étagères, tendu une main à celle laissée à la poussière, abandonnée sur un coin de sa table de chevet. Œillade curieuse à la page cornée avant le rapt du précieux ouvrage. Solange, prénom logé au bord des lèvres, dans une chambre du cœur crevé du deuil, alors que se lève l'ossature. « La pluie gâte les pages de ton roman. Il me faut arrêter là mais je te promets de passer demain soir. Buonanotte pulcino... »

Lâché à même la sorgue, il déambule au milieu des pylônes que peinent à égayer tous les bouquets arrosés des larmes des vivants, erre dans un silence illusoire, écrasé sous les gourmandes ripailles des nématodes, vermines rongeant la carne pourrissant sous les assauts du temps, pondant leurs œufs dans les gueules déformées, dans les plaies des sourires décousus. L'œil s'accroche à l'éclat flave d'une chevelure, éveille la curiosité du noctule malgré la mort hantant l'âme. Inconnue étendue sur la tombe du frère et de la nièce, faisant s'hausser le sourcil au-dessus de l'arcade. « Je ne vous conseille pas de vous endormir ici. » Joue collée où reposent les mâchoires cannibales. La tête oblique, cherche à reconnaître la trogne insouciante tâchée de poussière noirâtre. « Il commence à pleuvoir et je ne suis pas sûr que ce soit bien vu de vous allonger ainsi sur une stèle, mais peut-être avez-vous pris des comprimés pour en finir ? »

   

(c) REDBONE


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ce cœur qui s'écœure
i am the one who did this to you. i told you i loved you and that nothing would ever hurt you again. but then i did. i caused the wounds to rip open after i had healed them. i caused the tears to fall after i had dried them. i held you in my arms above the world just to drop you and leave you falling. forever.
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