« Nocturne » FLASHBACK ❧ Ft. Isabelle

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ Perséphone (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2970 PACTE: : 09/04/2017



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Jeu 29 Juin - 23:07

« It’s time you released yourself, before you can let go. I will help you learn how to fly. Free, leave all the madness behind. »

Souffles qui se mêlent, palpitant qui s'accélère, vibre sous l'échine, s'emballe, pompant le flux qui appâte à travers sa peau pâle et sa fragilité humaine. Lèvres qui se percutent dans un ballet chaotique, effleurent leurs consœurs, rencontrées quelques heures plus tôt, gamine naïve qui se laisse berner, prendre au jeu, fonçant tout droit la tête la première dans la gueule affamée. Elle se perd, s'abandonne, alors que les murmures se glissent à son oreille, fredonnements suaves qui lui arrachent sa liberté, me font centre de son monde, devenant esclave conquise qui n'attirerai pas l'attention durant l'étreinte mortifère. Alors elle s'offre, se jette à l'eau, plonge dans le fleuve qui fend la citée éternelle. Le feu est donné, rejoignant l'étreinte de l'ondine trouble du Tibre, après avoir abandonné le tissus sur le rivage, pour en retrouver le squelette d'origine, chair bouillonnant pour quelques instants de torture. Les artifices s'envolent, carne qui se reconstitue, laisse perler les écailles nocturnes aux reflets lazuli, faisant écho à la voûte qui recouvre les ruelles adjacentes. Sirène à la gorge asséchée, belle gueule qui s'enlaidit sous la faim, ne rêvant que d’apaiser le terrible incendie. La donzelle devient proie, morceau de viande flottant dont les doigts se saisissent pour l'entrainer vers le fond, alors que les crocs avides se plantent, cherchent la jugulaire, gloutonnerie qui débute, dévorant son souffle jusqu'aux dernières effluves. Exquise.    

Silence. Maigre bruissements dans l'ondine, des deux corps immergés, seul l'un remonterait, épiderme ravivé par l'âme dérobée, effluves sanguines encore sur les babines, crocs apaisés. L'élément maternel emporte la carcasse pour la dissimuler, alors que son enfant profite de son étreinte, bien que peu agréable par rapport à l'eau saline des mers. Regrettable fleuve souillé par la crasse qui y dégueule, troublé par la bêtise humaine, il en vient à irriter les branchies. Regagner la surface au bout de longues minutes, alors que la chair se fend en un supplice contre-nature, pseudo-monstruosités laissées dans les bas-fonds. Les pieds se hissent maladroitement aux barreaux d'une échelle délaissée, goûtes d'eau ôtées d'un mouvement, d'une maitrise millimétrée afin d'accélérer le séchage, de passer inaperçu une fois les vêtements retrouvés.  

Soupir alors que les doigts se glissent dans les poches après avoir réajustés le col de la chemise avec soin, oubliant déjà le minois noyé pour regagner la civilisation, à l'heure où les ombres dominent, où la douce mélodie des horreurs raisonne. La face cachée de Rome. Les sourcils se froncent alors qu'un son suspect raisonne au coin d'une ruelle, maigre bouteille d'eau enfouie dans la poche enserrée, arme bien ridicule au premier regard, pourtant capable de se révéler filet mortel qui obstrue les poumons d'un chasseur qui s'égarerait un peu trop. Visiblement, ce n'est qu'une gamine. Ou tout du moins ça y ressemblait, s'il n'y avait pas ces crocs déchiquetant ce qui semblait être un animal, dans tout les cas difficile à dire derrière ce monticule de crasse. Grimace immédiate, le monstre n'avait pas l'air d'avoir dégoté une proie plus appétissante, visiblement paumée, petite affamée ayant sauté sur le premier être vivant dégoté. « Y a mieux à grignoter, où t'as trouvé ça ? » Sourcil qui se hausse, tentant une approche, prudence restant le maître mot, malgré la curiosité certainement malsaine que de vouloir en savoir un peu plus. Avec une attitude et un accoutrement pareil, elle ne ferait pas long feu si un chasseur passait dans les parages.


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