Tutta Colpa Mia [Giorgio]

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Vingt-sept années [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ [titre de mon champ]: BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©ClassWhoreStuff [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1913 [titre de mon champ]: PACTE: : 29/01/2017



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Sujet: Tutta Colpa Mia [Giorgio]   Jeu 29 Juin - 23:44
Giorgio & Calliope // Tutta Colpa Mia
⚜ Is this the real life ? Is this just fantasy ? Caught in a landslide, no escape from reality. Open your eyes, look up to the skies and see...⚜

 
Je ferme les yeux, mais une vision d’horreur se dévoile à moi automatiquement. Je revois ce vampire, dans cette ruelle sombre. Je le revois se ruer sur moi à une vitesse incroyable. Cependant, cette fois, il ne s’attaque pas à mon cou. Je le vois sauter sur une ombre à mes côtés. Je tourne la tête vers sa proie, et découvre horrifier mon petit ami, Giorgio. Je le vois, couvert de sang, souffrant le martyr, sans que je ne puisse rien faire. Instinctivement, je mets ma main sur mon ventre… Plat. Je panique, et regarde la petite silhouette, de l’autre côté de Giorgio, alors que le vampire décide de s’y attaquer, après avoir laissé tomber l’homme au sol.
Je me réveille en sursaut lorsque les canines se plantent dans le cou frêle. La respiration haletante, je regarde autour de moi. L’appartement… Ce n’était qu’un cauchemar… Je suis bien sur mon canapé, allongée avec les chatons sur mes jambes. Ma main sur mon ventre, je suis soulagée de sentir cet arrondi. Je m’assois, et soupire. Le canapé n’est pas si confortable que ça… Je prends doucement ma tête entre mes mains, le temps de bien retrouver mes esprits. Les jours derniers ont été difficiles. Mais je crois que cette nuit l’a été encore plus. Voir Giorgio revenir dans cet état… Je ne l’aurai jamais souhaité. Je suis soulagée qu’il soit de retour mais… Rien n’a été réglé, il va falloir qu’on parle. Qu’on s’explique. J’ai peur, j’appréhende les mots pour une fois. Mais pour le moment, Giorgio doit surtout se reposer. Je me lève en silence, espérant ne pas le réveiller, alors qu’il doit dormir dans le lit. Je vais ouvrir le frigo, hésite un instant devant le thé glacé ou les sodas… Et décide finalement de me faire un thé chaud, un de ceux achetés chez Rosa, qui est censé être apaisant. J’en ai bien besoin je pense… Je le fais infuser pendant quelques minutes, en silence, perdue dans mes pensées. Essayant de m’imaginer notre future conversation. Et pourtant, je n’ai aucune idée de comment elle va se passer. Tout va dépendre de ce qu’il va me dire. De ce que je vais lui dire. Vais-je lui parler de Marius ? Sirène, ex compagnon de plaisirs mutuels d’il y a plusieurs années, auquel j’ai failli succomber à nouveau. Hypnose ? Je n’en sais vraiment rien. Je ne suis pas sûre de vouloir le savoir non plus à dire vrai.

J’enlève mon sachet de thé avant de l’oublier, et prend la tasse chaude entre mes deux mains. Je me dirige à pas de loups vers la porte de la chambre. Je pose doucement mon front sur la porte, hésitant à l’ouvrir. Je ne veux pas risquer de le réveiller, mais… Je m’inquiète pour lui, et il faut avouer que sa présence m’a énormément manquée pendant les derniers jours. Je regrette mon geste, d’autant plus quand je vois son état actuel, ce qui lui est arrivé. Je sens une larme couler, que j’essuie directement, reprenant contenance. Je tourne délicatement la poignée de la porte, et la pousse doucement. Je remarque le lit vide, et recommence à paniquer, pendant un quart de seconde, avant de voir la lumière s’échapper de sous la porte de la salle de bain. Je respire. Ma tasse entre les mains, je vais m’asseoir sur le bord du lit, et attend patiemment son retour dans la chambre, ne voulant pas le déranger. J’espère juste qu’il va bien… La porte de la salle de bain s’ouvre finalement, je le regarde. Sans un bruit, je l’invite à rejoindre le lit à mes côtés d’un petit geste de la main. Je baisse un instant la tête vers ma tasse de thé, puis le regarde à nouveau. Je prends la parole, d’une voix douce. Le thé m’apaise vraiment. Pour le moment en tout cas…

« Tu me racontes ? »

Raconter quoi ? Je n’en sais rien moi-même en fait. Raconter ce qu’il vient juste de se passer ? Cette nuit si horrible ? Ou plutôt raconter ce qu’il passé il y a quelques jours ? Car c’est tout là le sujet sensible qui semble nous éloigner l’un de l’autre, alors que nous étions si unis il y a encore quelques semaines. Nous ne faisions qu’un. Que s’est-il passé ?
 
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« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Tutta Colpa Mia [Giorgio]   Lun 3 Juil - 1:58


❝Tutta colpa mia❞
Calliope & Giorgio

Vers fin mai 2017. Suite de ce rp, quelques heures plus tard.

Impossible de dormir. Impossible de fermer les yeux et d'oublier ce qui s'était produit ce soir. Les pensées de l'humain partaient dans tous les sens, cette scène se répétait en boucle dans son esprit. La blessure dans son cou avait été soignée et bandée, les marques de la morsure cachées. Mais ce n'était pas parce qu'on les avait cachées qu'elles n'étaient plus là. Et ce n'était pas non plus parce qu'il se disait que tout allait bien que c'était réellement le cas. Au contraire, Giorgio était terriblement secoué. Il avait frôlé la mort, l'avait ressenti autour de lui, le prenant dans ses bras. Si cet homme ne l'avait pas aidé ce soir... Il serait mort à l'heure actuelle, à n'en pas douter. Il lui était venu en aide au bon moment, l'empêchant d'abandonner Calliope et son enfant.

Le trentenaire était content d'être de retour. Rien à dire là-dessus. Revoir Calliope, même s'ils n'avaient pas vraiment eu le temps de parler de quoi que ce soit, lui avait fait plaisir. Revenir ici, dans ce havre de paix, après plusieurs nuits passées dans la rue, c'était comme passer de l'enfer au paradis. Mais ce retour ne suffisait pas à l'apaiser, à effacer ce qu'il avait vécu ce soir. La peur, la panique, la douleur physique, la culpabilité, la colère. La tristesse. Mais surtout... l'Italien se sentait terriblement fatigué en ce moment. Tellement épuisé qu'il n'arrivait pas à s'endormir. Il n'était pas sûr que cela ait vraiment du sens s'il le disait à quelqu'un, mais dans son esprit c'était le cas.

Finalement, le professeur quitta le lit, puis sortit de la chambre pour se diriger vers la salle de bain. Il aurait aimé pouvoir dormir, mais rien n'y faisait. Son cerveau était toujours en état d'alerte, telle une ville qui venait de subir un attentat. Inconsciemment, il se demandait si cela pouvait se reproduire d'un moment à l'autre. Après, il savait qu'à priori il était en sécurité ici, puisqu'ils avaient changé les serrures et renforcé la sécurité suite à ce qu'on vienne ravager l'appartement et couvrir les murs de peinture rouge quelques semaines auparavant... mais la peur était bel et bien là. Et puis, Giorgio ressentait quelque chose d'étrange. Il ne saurait dire exactement, mais la sensation lui était familière. Plutôt légère, mais familière. Et surtout, perturbante. Bien entendu, il ignorait qu'il avait ingéré du sang de vampire pour guérir un minimum la plaie causée par la morsure, stopper l'hémorragie sans passer par la case hôpital.

Quelques minutes plus tard, Giorgio sortit de la salle de bain. Il ne voulait pas faire du bruit ou réveiller Calliope. Cependant, elle était justement là, assise sur le bord du lit, pour sa plus grande surprise. Le regard du Tyrolien croisa celui de la jeune femme, tandis qu'il s'arrêta net, ne sachant pas trop comment réagir. L'homme n'osa pas prendre la parole ou faire le moindre geste. Ce fut finalement la brune la première à bouger, l'invitant à la rejoindre d'un geste de la main. Après quelques secondes d'hésitation, le blond s'exécuta, allant s'asseoir aux côtés de la Piémontaise, sur le bord du lit, gardant toutefois une certaine distance. Les choses avaient changé, que cela leur plaise ou pas. Il ne savait pas ce que Calliope pensait, ce qu'elle voulait pour son avenir... S'il avait encore une place à ses côtés, d'ailleurs. Ils seraient toujours liés à travers leur enfant, quoi qu'il arrive, mais cela ne voulait pas forcément dire qu'ils auraient un avenir en tant que couple. Surtout après ce qui s'était passé à cause d'Olympe, de ce qu'elle avait vu, ou croyait avoir vu.

« Tu me racontes ? »

Une odeur agréable de thé parvint à ses narines alors que la voix de l'assistante vétérinaire lui demandait de prendre la parole et de lancer cette conversation tant redoutée. Giorgio eut envie de lui dire que ce n'était pas le moment, qu'il n'était pas prêt... Mais en même temps, il fallait qu'ils en parlent, qu'ils mettent les points sur les i. Cette fois-ci, sa petite amie allait daigner lui permettre de se défendre, c'était déjà ça... Alors autant en profiter, hein. Surtout qu'il n'arriverait pas à s'endormir, de toute façon. L'ancien détenu baissa la tête pendant quelques secondes, avant de la relever et de regarder la brune.

« Je te raconte quoi exactement ? Comment je me suis fait mordre et jeter dans le Tibre comme une merde par un vampire ou plutôt ce qui s'est réellement passé l'autre jour ? »

Ce n'était pas vraiment une question, mais plutôt un commentaire chargé d'amertume et de reproches. Il n'attendit pas une éventuelle réponse.

« Je ne t'ai jamais trompée, Calliope. Ni avec Olympe, ni avec qui que ce soit. Je te l'ai dit ce jour-là, et je le répète encore une fois. Ce que tu as vu... Je ne sais pas ce que tu as vu, mais... J'étais simplement en train de la consoler, comme je l'aurais fait avec n'importe qui. Sa mère venait de l'appeler, elle s'était mise à pleurer tout à coup... Je lui ai demandé ce qui se passait, et elle m'a juste dit que le compagnon de sa mère était un homme violent, qu'il la battait. Elle était terrifiée, et j'ai caressé son visage pour sécher sa larme et lui dire que j'étais désolé. C'est tout, ça s'arrête là. »

Le blond soupira.

« Peut-être que mon geste était déplacé, probablement même, mais... Je pensais que tu me faisais confiance, Calli'. Que tu me connaissais un minimum. Mais tu ne m'as pas cru une seule seconde. Sa voix se fit plus tremblante, les larmes lui montèrent aux yeux. Traîtresses, elles coulèrent, sillonnèrent son visage. « Pas une seule putain de seconde... Comme tout le monde. Je croyais que tu me faisais confiance. »

Rageusement, l'homme sécha ses larmes. Une colère sourde brûlait ses entrailles.

« Désolé si je t'ai blessée, mais franchement, tu m'as blessé aussi, Calliope. Mais... Peut-être que tu n'as même pas tort de ne pas me faire confiance, après tout. Je suis un putain de camé, non ? Un détraqué qui a tué des gens, qui a tué sa propre mère ! Comment pourrais-je m'attendre à autre chose, hum ? »

Dit-il avec un sourire malsain aux lèvres, avant de se lever, de s'approcher du mur d'en face et... d'envoyer son poing dans celui-ci. Il se retourna alors vers Calliope. Sa main saignait, mais il ne ressentait presque rien.

« Je suis désolé. »

Murmura-t-il, avant de se laisser glisser le long du mur.

« Pardonne-moi... »

Lui supplia-t-il, alors que les larmes coulaient, tout comme les gouttes de sang.


© Pando

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PICCOLA ANIMA
Piccola anima, che fuggi come se fossi un passero spaventato a morte. Qualcuno è qui per te. Se guardi bene, ce l'hai di fronte. Fugge anche lui per non dover scappare. Se guardi bene, ti sto di fronte. Se parli piano, ti sento forte. Quello che voglio io da te, non sarà facile spiegare. Non so nemmeno dove e perché hai perso le parole. Ma se tu vai via, porti i miei occhi con te. Piccola anima, tu non sei per niente piccola. ~ Beerus (c)
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[titre de mon champ]: FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©ClassWhoreStuff [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1913 [titre de mon champ]: PACTE: : 29/01/2017



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Sujet: Re: Tutta Colpa Mia [Giorgio]   Lun 3 Juil - 23:45
Giorgio & Calliope // Tutta Colpa Mia
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Mon thé entre les mains, j’attends que Giorgio sorte de la salle de bain, assise sur le lit. Je regarde la vapeur qui se dégage de la boisson chaude, l’air absent. Je repense à ces derniers jours, à la cause de tout ça. Plus le temps passe, plus je doute sur ce que j’ai vu. Plus je me dis que ce n’est quand même pas le style de Giorgio. Je repense à cette surprise, ce restaurant, ses mots. Je m’en veux d’avoir agit sur un coup de tête l’autre jour. Je n’aurai pas du le mettre à la porte sans le laisser s’expliquer. Il n’aurait pas vécu cette nuit atroce. A cause de moi, il a failli mourir. Jamais je ne me le serai pardonné. Enfin, certainement que je ne me le pardonnerai jamais, il s’est tout de même fait mordre. A cause de moi, il a vécu ce que ce je ne voulais absolument qu’il vive, ce que je n’aurai souhaité à personne. Les vampires devaient rester mon cauchemar, et non devenir aussi le sien. Je me sens impuissante maintenant, et je n’aime pas ça. Je déteste ça. Ne pas avoir été là pour le protéger, mais surtout que tout ça soit de ma faute.

Le bruit de la porte de la salle de bain s’ouvrant soudainement me sort de mes pensées. Je relève la tête vers l’homme en face de moi. Le regard perdu, triste, je lui fais signe de venir s’asseoir à mes côtés. Un court instant se passe avant qu’il ne vienne me rejoindre. Je ne parle pas tout de suite. J’hésite entre lancer le sujet délicat ou tout simplement ne rien dire. Je n’ai pas envie de me prendre la tête avec lui, pas maintenant mais… Je sais qu’il faut qu’on perce l’abcès, que nous en parlions pour pouvoir peut-être repartir encore plus forts. Je l’espère, car je ne suis pas prête à le laisser partir, malgré ce qu’il a pu s’imaginer il y a quelques jours. Je prends une inspiration, et le regarde, lui demandant de me raconter. Je ne précise pas, il comprendra. J’ai le cœur lourd, redoutant sa réponse. Réponse qui ne se fait pas attendre, et qui effectivement se fait cinglante. Elle me fait mal au cœur, je me sens mal. Je baisse la tête, sans rétorquer. Je m’en veux déjà tellement. De toute façon, je ne pense pas qu’il attende une réponse vu qu’il reprend de suite la parole. Il m’explique ce qu’il s’est réellement passé. La brune s’appelle donc Olympe… Je sens mon cœur se serrer un peu plus à chacune de ses paroles. Son histoire pourrait être un mensonge, mais je sais au fond de moi qu’elle ne l’est pas. Giorgio n’est pas du genre à mentir, et je le sentais, au plus profond de moi. Je sens la larme sillonner ma joue. D’autres suivent la première, sans que je ne puisse les arrêter. Et elles se font encore plus nombreuses lorsqu’il lui reproche de ne pas lui faire confiance. Je suis désolée… Je voudrais tellement que les mots sortent de ma bouche, mais ils ne veulent pas. Je n’arrive pas à articuler quoique ce soit. J’aimerai tellement revenir dans le passé, ne pas réagir comme je l’ai fais, ne pas me laisser guider par mes émotions. Mais c’est impossible… Ses mots me font mal, mais je le mérite. Je laisse les larmes couler, sans même essayer de les arrêter, ou les essuyer. La tête toujours baissée, je ne vois pas Giorgio essuyer ses larmes. J’ai tous les torts, et pourtant il trouve encore le moyen de se dénigrer. Sa voix n’est pas la même. Je sens la colère, la rage en lui. Je veux lui dire qu’il n’y est pour rien, que tout est de ma faute mais je n’y arrive toujours pas. Je le sens se lever du lit, et le bruit sourd qui s’ensuit me fait sursauter, m’y attendant pas. J’en lâche ma tasse de thé, qui vient se vider au sol, sans se briser. Je n’y prête même pas attention tellement je me sens mal. Je m’inquiète plus du geste de Giorgio, et de sa main qui saigne. Au moins, son geste, et la surprise associée, a eu le mérite d’arrêter les gouttes d’eau perler de mes yeux. Je sais que Dante lui a fait boire du sang de vampire pour le soigner, je me doute que ce coup de poing doit en être un des effets secondaires car Giorgio n’est pas du genre à être violent sinon. Les yeux rougis à force de pleurer, je le regarde s’écrouler le long du mur, me suppliant de le pardonner. Finalement, les larmes recommencent à tomber alors que je m’avance vers lui, me mettant à genoux juste devant lui. Je prends ses mains dans les miennes, sans me préoccuper du sang. Je baisse la tête.

« Arrête Giorgio, s’il te plait… Arrête de te dénigrer, de me supplier de te pardonner. Il n’y a rien à te pardonner. Tout est de ma faute… Tout… C’est à toi de me pardonner. Si tu savais comme je suis désolée… De tout… Je regrette tellement de m’être emportée. Je sais pourtant que tu ne me tromperai pas… Je le sais… Excuse-moi…  Je m’en veux tellement… Ces derniers jours sans toi ont été insupportables. J’espère que tu pourras me pardonner, Giorgio… »

Je relève la tête, les yeux rouges et mouillés. Encore une fois, j’ai peur de sa réponse. Alors avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, je lui lâche les mains, et me relève. J’essuie un peu mes yeux, me dirigeant vers la salle de bain. Et s’il ne me le pardonnait jamais ? Il a vécu tellement de choses à cause de moi… Comment je survivrai sans lui ? Je ne m’imagine tellement pas ma vie, mon futur, sans lui. Je n’arrive pas à m’imaginer élever cet enfant sans lui.
Dans la salle de bain, j’ouvre l’armoire à pharmacie pour sortir de quoi pouvoir lui soigner sa main. Je sors les compresses, le désinfectant, lorsque je me demande si le sang de vampire fait encore effet sur lui. Peut-être est-il déjà en train de se soigner tout seul ? Refermant la porte de la pharmacie, je me perds dans mes pensées. Les larmes continuent finalement de couler…
 
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Sujet: Re: Tutta Colpa Mia [Giorgio]   Mar 4 Juil - 22:01


❝Tutta colpa mia❞
Calliope & Giorgio
Il n'avait pu s'empêcher de lui balancer au visage tous les reproches qu'il avait gardés au fond de lui tout au long de ces derniers jours. Les mots avaient franchi ses lèvres, telles des flèches aiguisées, impitoyables. Giorgio regardait Calliope sans pourtant la voir réellement. Elle pleurait, et c'était quelque chose qu'il ne supportait pas normalement, qui le touchait, mais en ce moment il était tellement en colère que cela ne le coupait même pas dans son élan. La brune l'avait déçu. Il s'en voulait pour ce qu'il avait fait, ou failli faire plutôt, ce jour-là avec Olympe, mais là, il se rendait compte qu'il lui en voulait aussi pour son manque de confiance en lui. Parce qu'il croyait vraiment qu'elle lui faisait confiance. La seule personne au monde qui lui faisait réellement confiance. Sauf que non. Elle ne l'avait pas cru, pas une seule seconde. L'avait chassé comme un malpropre, alors qu'en réalité, il n'avait rien fait. Et putain, qu'est-ce que cela lui avait fait mal.

Bombe à retardement. Giorgio se leva brusquement et explosa. Son poing frappa le mur, rageusement, sans prévenir. Calliope sursauta, lâchant au passage sa tasse de tête qui, miraculeusement, ne se brisa pas. C'était presque symbolique, non ? Un symbole de leur relation. A moins que ce qu'il y avait entre eux soit définitivement brisé désormais. Il ne le voulait pas. Non, ce n'était pas ce qu'il voulait, il aimait Calliope. Et il allait être papa. Construire une famille. Mais aujourd'hui, ses maigres certitudes n'existaient plus. Ou tout du moins, n'étaient plus aussi solides qu'avant. Depuis sa sortie de prison, le Tyrolien avait fait un ou deux pas en avant... mais voilà qu'il venait d'en faire trois ou quatre en arrière. Le blond se laissa alors glisser le long du mur, avant de s'excuser, d'implorer son pardon. Il était un abruti, c'était aussi simple que ça... Elle était enceinte et il se comportait comme un délinquant. Il ne savait pas ce qui l'avait pris.

Calliope s'approcha alors du trentenaire, se mettant à genoux devant lui. Ses mains attrapèrent les siennes, doucement. Leur premier contact physique depuis quelques jours à peine, mais on aurait dit que cela faisait une éternité. Le blond essaya de réprimer ses sanglots, en vain. La jeune femme lui dit d'arrêter, d'arrêter de se dénigrer, de lui supplier de le pardonner. Il n’y a rien à te pardonner. Tout est de ma faute. Giorgio la regarda. Non, cela n'avait aucun sens, en réalité. Il lui avait dit ça, lui avait reproché sa réaction... Mais c'était Calliope. Calliope, qui l'avait toujours soutenu, qui lui avait tendu la main, qui l'avait aimé comme personne avant ne l'avait jamais fait. Doucement, les larmes de l'Italien se tarirent, même si sa respiration restait saccadée et que son regard montrait bien qu'il se sentait complètement perdu, en pleine tempête. Sa petite amie s'excusa encore une fois, puis lâcha ses mains, sans lui donner le temps de dire quoi que ce soit. Le Tyrolien ouvrit la bouche pour lui dire d'attendre... Mais rien. Juste le silence. Le vide. Les regrets.

Le professeur regarda sa main. La douleur se faisait sentir, mais moins que l'on ne pourrait s'y attendre pour un simple humain. Le sang ne s'échappait déjà plus de ses phalanges meurtries. Il ne comprenait pas trop, mais ce n'était pas le plus important. C'était Calli' l'important. Giorgio se releva, avant de se diriger d'un pas rapide vers la salle de bain. Il ouvrit vivement la porte, puis attendit quelques instants, avant de s'approcher de la jeune femme et de la prendre dans ses bras, la serrant contre lui pendant de longues secondes. Il huma son parfum, sa présence rassurante. Il l'aimait. Ça, il n'en avait pas le moindre doute. Alors il fallait qu'il ne la laisse pas partir.

« J'ai besoin de toi... Je ne veux pas te perdre. »

Dit-il d'une voix rauque, avant de déposer un baiser sur la tempe de la jeune femme. Giorgio caressa le visage de la Piémontaise du bout des doigts de sa main valide, son regard plongé dans le sien.

« J'ai cru que j'allais mourir ce soir. Que je ne te reverrais plus jamais... »

Il colla son front contre celui de la brune, tout en poussant un soupir. Non, vraiment, il ne voulait pas la perdre. Il ne le supporterait pas.


© Pando

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Sujet: Re: Tutta Colpa Mia [Giorgio]   Jeu 6 Juil - 10:51
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⚜ Is this the real life ? Is this just fantasy ? Caught in a landslide, no escape from reality. Open your eyes, look up to the skies and see...⚜

C’est de ma faute. Tout est de ma faute. Je le sais, et ça me tue. Et si je perdais Giorgio à cause de mes conneries ? Jamais je ne me le pardonnerais, je n’y survivrai pas. Rosa avait raison, j’aurai du l’écouter, mais non, je n’ai pas voulu, j’ai fermé les yeux, et les oreilles. La colère m’aveuglait, sans aucune vraie raison. C’est de ma faute si Giorgio s’est retrouvé à la rue, s’il s’est fait attaqué par un vampire, s’il Dante a du lui donner de son sang pour lui sauver la vie, s’il est à nouveau sous l’effet du sang de vampire. Tout est de ma faute. Il n’a embrassé personne, j’ai embrassé Marius. Bordel… Mais qu’est-ce qu’il m’a pris… Giorgio est toute ma vie, je ne peux pas le perdre. J’aimerai pouvoir oublier toute cette histoire, que ces mauvais moments soient derrière nous, mais je ne sais pas encore si Giorgio le veut, s’il peut me pardonner.

Je me dirige vers la salle de bain, dans l’attente angoissante de sa réponse. J’aurai pu rester devant lui à attendre, mais je suis lâche. Je ne peux pas, j’ai peur. Alors je me décide à aller chercher de quoi soigner cette main ensanglantée. Je ne sais pas s’il y a finalement besoin, peut-être qu’il est en train de guérir tout seul avec le sang de vampire. Je ne suis pas sûre que Giorgio aurait réagit comme il l’a fait sans l’interaction du sang. Il n’est pas violent. Mais je comprends sa colère. Je m’en veux tellement, comment pourrait-il ne pas m’en vouloir ? Il ne me pardonnera jamais… Les yeux humides, la vue trouble, je referme l’armoire à pharmacie, avant de poser les produits sur le lavabo de la salle de bain. J’ai besoin d’un peu de temps encore avant de retourner le voir. Mais finalement, c’est lui qui se décide à venir. La porte s’ouvre vivement, me faisant sursauter une nouvelle fois, moins violemment que tout à l’heure. Je le regarde, angoissée. Il s’approche finalement de moi, et me prend dans ses bras. Je ne bouge pas, trop surprise pour faire quoi que ce soit. Je ne m’attendais pas à cette réaction, j’avais perdu espoir. De longues secondes s’écoulent sans que l’un de nous deux ne bouge. Puis, Giorgio se décide à prendre la parole, m’avouant qu’il ne veut pas me perdre, qu’il a besoin de moi. Ces mots, que j’avais tant besoin d’entendre, me serrent la poitrine. Ils me font chaud au cœur. Je ferme les yeux au contact de ses lèvres sur ma tempe, puis les rouvrent lorsque sa main caresse ma joue. Ses yeux bleus sont plongés dans les miens. Ce regard perçant m’avait manqué. Il reprend la parole, puis posa son front sur le mien. Je me décide finalement à bouger, le prenant à mon tour dans mes bras, enfouissant ma tête contre son cou, côté opposé à la morsure.

« Je suis vraiment désolé Giorgio… Si tu savais comme je m’en veux. Je ne me le pardonnerai jamais… »

Son odeur est rassurante, et apaisante. Encore plus que n’importe quel mélange de fleurs, ou d’herbes. J’ose déposer un baiser dans son cou, avant de me reculer un peu, le regardant.

« Je ne peux pas vivre sans toi… Je suis désolé… »

Je ne m’excuserai jamais assez je pense. Je ne sais pas si je l’aurai pardonné, si les rôles avaient été inversés. Enfin, surement que si, vu que je pourrai tout lui pardonner tellement je l’aime. Mais lui n’est pas moi, je ne suis pas à sa place. Je prends ses mains et regarde celle qui est venu à la rencontre du mur tout à l’heure. Elle ne saigne plus. Le sang de vampire a fait effet.

« On dirait que Dante est encore en toi… Tu devrais te reposer… »

Je mets tout de même un peu de désinfectant sur une compresse et viens tamponner sa main, juste pour être sûre. Ou pour faire durer le moment ? Il devrait se reposer, mais j’ai tellement peur de le perdre à nouveau que j’aimerai profiter du moindre moment avec lui. Et s’il changeait d’avis, et que c’est lui qui décidait de partir ? Je devrais me reposer aussi, je sais que le stress et la fatigue ne sont pas bons pour le bébé… Mais je sais que je n’arriverai pas à dormir, même si je suis exténuée. Bien trop de questions, de doutes, de peur, de regrets se bousculent dans ma tête. Il me faudrait une des tisanes bien assommantes de Martha, ou l’hypnose de Rosa pour y parvenir. Je lâche la main de Giorgio, et range le désinfectant dans l’armoire à pharmacie. Je me retourne vers mon petit-ami, ne sachant quoi lui dire en cet instant, mis à part m’excuser. Alors je le reprends dans mes bras, ma tête sur son épaule. Je soupire, sentant encore quelques larmes perler de mes yeux. Elles ne s’arrêteront donc jamais ?
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« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Tutta Colpa Mia [Giorgio]   Ven 7 Juil - 2:47


❝Tutta colpa mia❞
Calliope & Giorgio
Elle n'avait pas bougé. Immobile, Calliope n'avait esquissé le moindre mouvement, alors que le trentenaire la serrait contre lui comme si elle était sa bouée de sauvetage qui pourrait l'empêcher de se noyer. Lui-même était un peu dépassé par sa propre réaction. D'ailleurs, pas que celle-ci. Giorgio se sentait bizarre, quelque chose ne tournait pas rond... Ou alors était-il tout simplement trop bouleversé par ce qui s'était passé ce soir. Finalement, ce ne serait pas si étonnant. Le blond le savait, il l'avait échappée belle. Il avait eu la chance que Dante passe par là et lui vienne en aide. Autrement, il serait mort à l'heure actuelle, il n'avait pas le moindre doute là-dessus. Néanmoins, le fait qu'il ait effleuré la mort le faisait se rendre compte de la chance qu'il avait. Calliope était là, et plutôt que de la pointer du doigt, il devrait faire ce qu'il rêvait de faire tout à l'heure, quand l'eau s'engouffrait dans ses poumons et que la vie quittait son corps tout à l'heure : la serrer dans ses bras et ne pas la laisser partir. La garder auprès de lui, coûte que coûte.

La vérité était que l'Italien avait besoin de la brune. C'était elle qui lui avait permis de ne pas perdre pied depuis sa sortie de prison. Elle avait toujours été là pour lui, l'avait soutenu même quand plus personne, y compris son père, ne voulait lui tendre la main. Alors, même si l'attitude de l'assistante vétérinaire l'avait blessé et déçu, le Reppucci tenait à lui montrer que ce qu'il ressentait pour elle n'avait pas changé. Ça n'avait pas disparu, au contraire, il savait plus que jamais qu'il l'aimait. Lorsque la jeune femme lui rendit son étreinte, enfouissant sa tête contre son cou, du côté opposé à la morsure, un soupir de soulagement s'échappa de la bouche du Tyrolien. Si cela ne dépendait que de lui, il ne bougerait plus, il resterait éternellement dans ses bras, humant son parfum, sentant sa présence rassurante contre son corps.

Calliope reprit la parole, s'excusant encore une fois. Cette fois-ci, c'était elle qui s'en voulait terriblement. La main du professeur caressa le dos de l'Italienne. Il ne répondit rien, ne sachant pas trop quoi dire. Giorgio était encore partagé entre la douleur de la déception et le bonheur que la présence de Calli' lui apportait. Est-ce qu'il la pardonnerait ? Il voulait y croire. Il l'aimait tellement... Comment pourrait-il lui en vouloir éternellement ? La brune déposa un doux baiser dans son cou, avant de se reculer légèrement, son regard fixant le sien. Toujours muet, Giorgio avait envie de lui dire qu'il la pardonnait, mais ce serait lui mentir que de lui dire qu'il était déjà passé outre et que son attitude ne l'avait pas blessé. La cicatrice était là, et il ne parlait pas que de cette morsure dans son cou, d'ailleurs. Il allait probablement avoir besoin de temps pour digérer ce qui s'était passé. Le blond la laissa prendre ses mains pour le soigner. Visiblement, ça allait mieux, il ne saignait même plus.

« Comment ça, il est encore en moi ? »

Il ne comprenait pas trop. Est-ce que... Non, c'est pas possible ? Giorgio fronça les sourcils, incrédule.

« Est-ce qu'il a... ? Oh non, bordel. »

Cette addiction contre laquelle il avait dû se battre si fort, qui lui avait tant volé, pouvait revenir à n'importe quel moment. Il suffirait d'une simple dose, et ses vieux démons risqueraient de revenir en force pour mieux le détruire. L'idée qu'il ait du sang de vampire dans ses veines lui déplaisait au plus haut point. Néanmoins, il était désormais au courant pour les propriétés guérissantes du sang de vampire, il s'était déjà renseigné un peu. Probablement, c'était ça le seul côté positif sur un humain, la guérison... Mais les effets secondaires, en revanche, étaient bien plus sombres, bien plus néfastes. Alors forcément, Giorgio ne voulait surtout pas retomber dans ses travers désormais. Peur. Calliope finit de désinfecter sa main, rangea le désinfectant, puis se retourna vers lui, avant de le prendre dans ses bras à nouveau. Tout était à la fois dit et à dire.

« Viens... Ne dors pas sur le canapé, il y a encore assez d'espace pour nous deux dans le lit. »

Il n'avait pas forcément envie de parler, les mots ne sortaient pas facilement. Mais une chose était sûre : il la voulait près de lui. Sa présence le guérissait encore plus que n'importe quelle substance. Elle lui avait tellement manqué ces derniers jours... Il avait complètement perdu le nord sans elle. En y repensant, Giorgio se sentit honteux, indigne. Elle avait commis une erreur, mais la vérité était qu'il était particulièrement doué dans ce domaine lui aussi. C'était la vérité, tout simplement.

« J'suis tellement fatigué... Est-ce qu'on peut en parler demain ? Je voulais juste que tu saches... Que je t'aime encore. Que j'ai besoin de toi. Que... je suis content d'être toujours en vie. »


© Pando

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PICCOLA ANIMA
Piccola anima, che fuggi come se fossi un passero spaventato a morte. Qualcuno è qui per te. Se guardi bene, ce l'hai di fronte. Fugge anche lui per non dover scappare. Se guardi bene, ti sto di fronte. Se parli piano, ti sento forte. Quello che voglio io da te, non sarà facile spiegare. Non so nemmeno dove e perché hai perso le parole. Ma se tu vai via, porti i miei occhi con te. Piccola anima, tu non sei per niente piccola. ~ Beerus (c)
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Vingt-sept années [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec un ex-drogué, ex-détenu, tueur, et qui s'inquiète de tout ♥.... Et enceinte ♥ [titre de mon champ]: BESOGNE: : Assistante Vétérinaire, autrement dit larbin de vétérinaire. Ou aussi sa seconde paire de main. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©ClassWhoreStuff [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1913 [titre de mon champ]: PACTE: : 29/01/2017



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Sujet: Re: Tutta Colpa Mia [Giorgio]   Lun 10 Juil - 11:34
Giorgio & Calliope // Tutta Colpa Mia
⚜ When stormy weather comes around, It was made in heaven, When sunny skies break through behind the clouds, I whish it could last forever ⚜

Aussitôt les mots prononcés, je les regrette de suite. Je le connais pourtant, j’aurai du anticiper sa réaction, mais il faut croire que mon cerveau est embrumé par toutes ces larmes, lui aussi. Je vois la peur des les yeux de mon petit ami. La peur de retourner dans ses travers, de refaire l’irréparable certainement. Le sang de vampire, le coupable de ses cinq années de prison, de ses cinq années de cauchemar. Mais j’ai confiance en lui, maintenant encore plus qu’avant, et je sais qu’il ne fera rien, que je ne crains rien. Je le regarde dans les yeux, tout en finissant de désinfecter sa main.

« Hey, c’était une toute petite dose, ça va aller. Je suis là pour t’aider cette fois, ça va bien se passer. Dante était obligé… C’est grâce à lui que tu es encore en vie. J’ai confiance en toi… »

Les derniers mots sont sortis naturellement. En réalité, j’ai toujours eu confiance en lui. La colère a pris le dessus l’autre jour, mais je l’ai regretté très vite. Je me suis sentie tellement mal lorsqu’il a passé la porte de l’appartement. J’espère bien ne plus jamais revivre ça. Je range le désinfectant et le prend à nouveau dans mes bras. Ce geste m’avait manqué. Ce parfum. Cette peau contre la mienne. Ce souffle sur mon cou. Je ferme les yeux, m’en voulant toujours terriblement. Giorgio me dit de venir avec lui dans le lit. Je hoche légèrement la tête, sans répondre. Je me recule un peu, alors qu’il m’avoue sa fatigue, et ses sentiments.

« Je ne m’en serai jamais remise si tu étais mort par ma faute… Moi aussi j’ai besoin de toi. Je ne suis que… L’ombre de moi-même lorsque tu n’es pas là. Je suis désolé… Je t’aime. »

Je passe mon bras autour de sa taille, et l’entraine vers le lit pour qu’il puisse se reposer. Je me couche à ses côtés, et me blottie contre lui. Sa présence m’apaise, elle me fait du bien. J’arriverai certainement mieux à me reposer ici que sur le canapé. Je crois que finalement Giorgio s’endort assez vite. Il me semble que sa respiration se fait plus lente, et régulière. Je devrais faire la même chose, mais j’ai eu si peur de le perdre définitivement ce soir que j’écoute sa respiration, surveillant que tout va bien. Finalement, je crois qu’elle me berce, et je m’endors aussi.

~ ~ ~

Lorsque je rouvre les yeux, je regarde instinctivement à mes côtés. Giorgio est toujours là, il dort encore. Soulagée, je regarde l’heure. Je ne sais pas trop combien de temps nous avons dormi, mais je sais que c’était une petite nuit. Je mets ma main sur mon ventre, le caressant doucement. Désolé bébé, je te jure qu’on se reposera mieux demain. Je décide de me lever, pour ne pas réveiller Giorgio. Il a encore besoin de dormir, pour retrouver des forces. Je vais aller me faire un thé pour ma part. Je fais attention à faire le moins de bruit possible. Je donne à manger aux chats directement pour éviter qu’ils ne miaulent, et me dirige, mon thé et un pain au chocolat dans les mains, vers le rebord de la fenêtre du salon. Je pose le tout un instant afin d’ouvrir le volet et d’aller chercher mon portable et mes écouteurs. Je m’assois sur le rebord de la fenêtre, regardant la pluie tomber. Ecouteurs dans les oreilles, je mets de la musique. Queen pour ce matin. Je prends une gorgée de thé avant d’envoyer un SMS à Rosa. « Giorgio est rentré à la maison cette nuit… Il s’est fait attaqué par un vampire, par ma faute… Tu avais raison, il n’a pas embrassé cette fille. J’avais tord, je m’en veux. Mais ça va aller, ne t’inquiète pas. Je t’appellerai plus tard, il dort encore, je ne veux pas le réveiller. Bisous. » Je pose le portable à côté de moi, prenant mon pain au chocolat alors que Show must go on résonne dans mes oreilles. C’est exactement ça… L’ironie de la chose m’arrache un faible sourire, alors que je mange tout en regardant les gens dehors courir sous la pluie. La danse des parapluies. Zeus me fait sursauter lorsqu’il décide de sauter sur mes jambes pour quémander un câlin. Ou alors c’est le pain au chocolat qui l’intéresse… Tout à fait possible. J’aperçois un éclair dehors juste à ce moment là. Décidément, les coïncidences sont de la partie ce matin… Je finis mon pain au chocolat tout en caressant Zeus, un peu absente. Bohemian Rapshody a succédé à Show must go on, et je me prend à m’imaginer à la place du protagoniste de la chanson. Cependant, mon arme est pointée sur ce salaud de vampire qui a osé attaquer Giorgio, et je ne m’en veux pas lorsque la balle part. Balle à la verveine, évidemment. Mais je sais que ça n’arrivera jamais. Je n’aurai jamais le courage d’affronter un vampire, ni d’appuyer sur la détente.

J’aperçois la porte de la chambre qui s’ouvre finalement. Je souris doucement à Giorgio. J’éteins ma musique alors Somebody to love commençait à résonner dans mes oreilles, et enlève mes écouteurs.

« Bonjour. Comment tu te sens ? Il reste des pains au chocolat si tu veux… Il faut que tu reprennes des forces maintenant… »
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[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Tutta Colpa Mia [Giorgio]   Mer 12 Juil - 21:35


❝Tutta colpa mia❞
Calliope & Giorgio
Réaliser qu'il avait du sang de vampire en train de couler dans ses veines était particulièrement effrayant. De mauvais souvenirs refaisaient surface à présent, revenaient le hanter cruellement, menacer sérieusement son équilibre précaire et surtout, sa sécurité et celle de Calliope. Bordel... Etait-ce pour ça qu'il avait explosé comme ça quelques minutes auparavant ? Maintenant qu'il y pensait, il aurait pu perdre le contrôle et s'en prendre à Calli'. Rien que cette idée le laissait sans voix. Giorgio ne voulait pas que la brune découvre cette partie sombre de lui. La décevoir encore plus qu'il ne l'avait déjà fait jusque-là. La brune essaya de le rassurer lorsque le blond laissa transparaître son malaise à l'idée de pouvoir replonger dans cette addiction durement vaincue il y a quelques années, lui expliquant que c'était juste une petite dose, qui lui avait d'ailleurs sauvé la vie. J'ai confiance en toi. Le trentenaire baissa les yeux, honteux. Lui n'avait pas confiance en lui, malheureusement. Il ne savait pas jusqu'où il pourrait aller sous l'effet de cette substance nocive... Ou enfin, si, il le savait. A vrai dire, il était déjà passé par là, il avait commis l'irréparable... Et en avait payé le prix. Et ça, il ne voulait pas le revivre, plus jamais.

Hochant doucement la tête, l'humain ne répondit rien. Peut-être que c'était le mieux à faire, finalement. Ne pas en parler, se coucher et dormir pour oublier tout ça, tout simplement. Profiter de la paix que la présence de Calliope lui offrait. Le Reppucci se laissa enlacer, entourant la jeune femme de ses bras, la serrant contre son corps, fermant les yeux. Tout ira bien, se dit-il mentalement. Il voulait réellement y croire. Que c'était encore possible pour lui de se redresser, malgré tout ce qui s'était passé ces derniers jours. L'assistante vétérinaire se recula, tandis que Giorgio lui avouait sa fatigue et surtout, qu'il l'aimait toujours, qu'il ne voulait pas la perdre. Certes, sa réaction l'avait blessé, l'avait poussé à se laisser emporter par son chagrin, par son désespoir. Mais désormais, le Tyrolien se rendait compte que Calliope était le soleil qui illuminait sa vie fade. Il avait besoin d'elle, et il ne voulait pas la perdre. Et visiblement, c'était réciproque. La Piémontaise s'en voulait terriblement, sentait le poids de la culpabilité pour avoir été injuste vis-à-vis de lui, ce qui avait fini par le mettre en danger. Le professeur posa sa main sur l'épaule de l'Italienne, toujours sans rien dire. Il la pardonnerait, il en était persuadé. Comment pourrait-il ne pas le faire ? Epuisé, l'homme alla enfin se coucher dans le lit, son corps collé à celui de la belle brune. Il était enfin à la maison, les choses pourraient peut-être redevenir comme avant, ou du moins l'espérait-il. Mais serait-ce vraiment possible ? Seul le temps pourrait le dire.


~ ~ ~


Les canines aiguisées se plantèrent dans le cou de l'homme. Immobile, ce dernier n'esquissa pas le moindre geste, se contentant de regarder la créature et de croiser son regard cristallin avec celui sombre et sadique du monstre. Le sang coulait à flots, ses forces le quittaient. Son corps perdit l'équilibre, fut jeté dans le fleuve. L'eau froide et putride du Tibre s'infiltra dans ses narines, puis dans ses poumons. Désespoir. Puis il reprit une profonde inspiration, tout en ouvrant vivement les yeux. Giorgio venait de se réveiller, et de réaliser qu'il ne s'agissait que d'un cauchemar. Un putain de cauchemar. Se redressant dans le lit, l'aristocrate renié passa une main sur son front couvert de perles de sueur. Sa main se glissa ensuite sur ses yeux, alors qu'il essayait de calmer sa respiration saccadée. Il était enfin à la maison. La tempête était passée, avait laissé des marques physiques et psychologiques, mais il était toujours en vie... Et n'était-ce pas le plus important, en fin de comptes ?

Le blond soupira, avant de se lever, bâillant lentement, de toutes ses forces. L'Italien passa une main sur sa morsure, qui ne lui faisait plus vraiment mal. Apparemment, le sang de vampire avait vraiment accéléré la guérison, cela avait servi à quelque chose pour une fois. Le professeur était fatigué, mais il n'avait pas vraiment envie de dormir et de faire à nouveau ce cauchemar, qui le hanterait d'ailleurs pendant des semaines. Giorgio alla dans la salle de bain, se rinça le visage, éloignant ses démons. Il était sérieusement qu'il se reprenne. Ses élèves, ses projets personnels ? Où est-ce qu'il en était ? Qu'est-ce qui s'était passé depuis ? Bon sang, il avait laissé tomber tout le monde. Il n'était qu'un sale égoïste, voilà ce qu'il était... Le blond enfila un T-shirt et un pantalon, voulant chasser la paresse qui menaçait de l'engloutir complètement s'il restait en boxer, affalé sur le canapé. Giorgio ouvrit alors la porte de la chambre en soupirant, avant de faire un signe de la main à Calliope.

« Bonjour... Je me sens... Comme si je m'étais fait mordre par un vampire. Mais mieux qu'hier, hein. »

Dit-il avec un sourire en coin.

« Hum... Des pains au chocolat, j'en prends volontiers. Mais là, j'ai surtout besoin de café... »

L'homme s'approcha de la fenêtre, observant un instant la pluie qui tombait copieusement sur la ville éternelle, avant de déposer un baiser sur la tempe de Calliope.

« En fait, mes élèves... Ça fait quoi, une semaine que je n'ai pas répondu à leurs appels, leurs mails ? Il faudrait que je les contacte, que je justifie mon absence... J'aimerais ne pas gâcher tout ce que j'ai réussi à accomplir ces dernières semaines. Mais d'un autre côté... Je ne veux pas que tu penses que j'en profite pour embrasser ou pire, coucher avec mes élèves, quoi. Et pour ça, le mieux serait que j'arrête, non ? Que je change de métier, tout simplement. »

Il y avait une certaine amertume dans ses paroles, presque malgré lui. Peut-être qu'il avait la rancune plus tenace qu'il ne pensait. Il ne voulait pas l'agresser verbalement, pourtant. Il ne voulait pas se disputer à nouveau. Mais... impossible de ne pas se poser des questions quand même. Comment être sûr qu'elle ne lui referait pas ce coup ? Qu'elle ne le mettrait pas à la porte à nouveau. Oh, cela dépendrait aussi de lui, il n'aurait jamais dû se rapprocher ainsi d'Olympe, mais bon. Giorgio leva ses mains en signe de reddition. Il regrettait ses paroles acerbes.

« Désolé. Je suis en manque de caféine, voilà tout... Je veux un nouveau départ avec toi... Vraiment. Qu'on se fasse confiance à nouveau, qu'on soit sincères l'un envers l'autre. Tu me rends plus fort, et j'aime à croire que je te fais du bien aussi... On devrait... Je sais pas, aller faire un tour aujourd'hui. Aller vers la côte, peut-être ? Rien que toi et moi, et on s'en fout s'il pleut. »

Dit-il en s'arrêtant juste devant Calliope, la regardant dans les yeux, d'un air désolé, avant de pousser un léger rire en lui proposant cette idée.


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[titre de mon champ]: FABLE: : Je suis au courant pour le surnaturel, les monstres, les créatures... Appelez-les comme vous voulez. Je sais comment le monde qui m'entoure est dangereux. Mais tout n'est pas noir. Je sais aussi que certaines créatures surnaturelles ne nous veulent pas de mal... Pas plus qu'un humain lambda en tout cas. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Ashley Greene, ©ClassWhoreStuff [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 1913 [titre de mon champ]: PACTE: : 29/01/2017



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Sujet: Re: Tutta Colpa Mia [Giorgio]   Dim 16 Juil - 16:46
Giorgio & Calliope // Tutta Colpa Mia
⚜ When stormy weather comes around, It was made in heaven, When sunny skies break through behind the clouds, I whish it could last forever ⚜

La voix de Freddy résonne dans mes oreilles, alors que je caresse le chaton roux sur mes genoux d’un air absent. Je repense à ces derniers jours, à mon erreur monumentale. La jalousie m’a aveuglée. Je n’ai même pas cherché à comprendre, je ne lui ai pas laissé le temps de s’expliquer. Je l’ai mis à la porte sous la colère, sans réfléchir. Acte que je regretterai surement toute ma vie. Il s’est fait mordre à cause de moi, il a failli mourir à cause de moi. Les quelques jours sans sa présence à mes côtés ont été atroces, je n’ose imaginer ma vie sans lui. Je suis soulagée de le savoir de retour, soulagée de savoir qu’il m’aime toujours. Je ne sais même pas pourquoi j’ai réagi comme ça. J’avais confiance en lui, je savais que c’était un homme de parole, avec des principes. Jamais il ne me tromperai, je le connais. Je le savais, et pourtant j’ai laissé la colère parler. Rosa a essayé de me le dire, mais je ne l’ai pas écoutée. Je ne voulais pas voir que j’avais tort, parce que je savais que je le regretterai immédiatement. Il faudrait aussi je m’excuse auprès de son élève, que j’ai mise à la porte aussi. Alors que la pauvre venait déjà d’apprendre une mauvaise nouvelle… Je dirai à Giorgio de lui passer mes excuses la prochaine fois. Il m’a juré qu’il n’y avait rien eu, je le crois. Queen dans les oreilles, j’aperçois du coup de l’oeil la porte de la chambre s’ouvrir. Je tourne la tête vers Giorgio qui vient de se lever, et lui souris doucement. Je lui demande comment il se sent ce matin, et lui indique que des pains au chocolat sont dans la cuisine s’il veut. Je fais une petite grimace lorsqu’il me répond. Je ne peux que le comprendre, étant moi-même passée par là.

« Ouais… Je sais ce que c’est malheureusement… ça finira par passer, il faut du temps. Mais les cauchemars ne disparaissent pas… Désolé… »

Je ferme les yeux un court instant pendant qu’il dépose un baiser sur ma tempe, puis lui souris doucement. Mais ce sourire disparait vite à la suite de ses nouvelles paroles. Je soupire et secoue la tête, tout en lui prenant la main.

« Non, surtout pas. Je suis désolée encore une fois. Tout est de ma faute, et je m’en voudrais encore plus si tu abandonnais ton boulot pour ça. Je sais qu’être professeur, c’est toute ta vie, c’est ta passion. Ne l’abandonne jamais, quelqu’en soit la raison. Je suis sûre qu’un jour tu travailleras à nouveau dans un établissement, et je ne serai certainement pas celle qui t’en empêcheras. Désolé, je te promets que ça ne se reproduira plus. J’ai confiance en toi, Giorgio. »

Il s’excuse de ses paroles. Je secoue la tête. Il n’a pas à s’excuser, je le comprends parfaitement… Il aborde la sincérité, ça me fait penser à Marius. Je veux que l’on soit sincères, l’un envers l’autre. Mais il m’est impossible de lui révéler que j’ai embrassé mon ex. Je ne veux vraiment pas risquer de le perdre à nouveau, je ne le supporterai pas, je le sais. Alors je décide de me taire, et de hocher la tête à ses propos. Sa présence me fait du bien, oui. A deux, nous sommes plus forts, je l’ai toujours dis. Ensemble, nous vivons. Séparés, nous enchaînons les conneries, nous mourons. Aller sur la côte… Bonne idée. Je lui souris.

« Bonne idée, oui. La pluie, c’est parfois plus agréable que le soleil en plus ! »

Un écouteur sur deux étant encore dans mon oreille, j’entends une chanson de Queen qui me fait sourire. J’enlève l’écouteur de mon oreille pour les installer tous les deux dans les oreilles de Giorgio. Je veux qu’il entende cette chanson. Love of my life. Je lui confie mon portable, auquel mes écouteurs sont rattachés, faire descendre Zeus de mes genoux, et me lève. Je lui souris tendrement, avant de l’abandonner dans le salon. Je sais que la prochaine chanson qu’il entendra sera I was born to love you, et je veux lui laisser le plaisir de l’entendre aussi, car elle me correspond tout autant que Love of my life. Je suis née pour l’aimer, je suis née pour prendre soin de lui. Nos chemins se sont croisés il y a de longues années, nous nous sommes perdus. Nous nous sommes retrouvés, et il y a certainement une raison à cela. Nous sommes fait pour être ensemble, j’en suis persuadée. Parce que sans lui, je ne suis rien. Je le laisse donc prendre son café et son pain au chocolat en musique, pendant que je m’en vais à la douche pour me préparer pour sortir.

J’enfile un de mes nouveaux jeans, ainsi qu’un petit haut assez fluide, ne me serrant pas le ventre, puis revient dans le salon.
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Look in my eyes...
« Oh you can't tell me it's not worth tryin' for, I can't help it there's nothin' I want more, I would fight for you, I'd lie for you, Walk the wire for you, I'd die for you. You know it's true, Everything I do, I do it for you » by Wiise


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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: Tutta Colpa Mia [Giorgio]   Mer 19 Juil - 23:28


❝Tutta colpa mia❞
Calliope & Giorgio
Du temps. Oui, voilà ce dont il aurait besoin pour oublier ce qui s'était passé. Ou du moins, pour ne pas y penser tout le temps. Pourrait-il réellement oublier ce qui lui était arrivé hier soir ? Pourrait-il oublier cette sensation angoissante, les canines qui se plantent dans la chair, l'eau qui s'infiltre dans ses poumons, le manque d'oxygène qui torturait son corps tout entier... Difficile de ne pas frissonner rien que d'y penser. Certes, Giorgio était complètement bourré, les sens engourdis par l'alcool, mais même cela n'avait pas suffi à atténuer cette sensation de désespoir, cette panique à l'état pur. Par conséquent, ses souvenirs étaient limpides, il se rappelait chaque détail. Le blond regarda Calliope. Elle aussi était déjà passée par là, elle comprenait ce qu'il ressentait... Même si elle n'avait été "que" mordue, tout simplement, sans se faire jeter dans le Tibre comme un vulgaire déchet. Maintenant qu'il y pensait, il se rendait compte qu'elle avait vécu quelque chose de terrible, quelque chose qu'il n'avait jamais réellement compris, jusqu'à aujourd'hui.

Le trentenaire hocha la tête, tandis qu'un léger sourire se dessinait sur ses lèvres. Les cauchemars risquaient de le hanter encore un moment, en effet... Comme à chaque fois qu'il traversait quelque chose de terrible. A vrai dire, cela ne le surprenait plus, il avait presque l'habitude. Entre la mort de sa mère, le triple meurtre qu'il avait commis sous l'effet du sang de vampire, son long et effrayant séjour en prison... Les cauchemars, il connaissait. C'était l'une des raisons pour lesquelles il n'avait jamais réellement aimé se coucher tôt et dormir pendant de longues heures. Limite s'il ne préférait frôler l'épuisement, avoir des nuits courtes... Bien entendu, depuis qu'il vivait avec Calliope, cela avait un peu changé. La présence de la brune l'apaisait, le rassurait. L'influence de la jeune femme était particulièrement positive sur lui, sur tous les aspects, et il le savait pertinemment. Encore une bonne raison pour qu'il soit ravi d'être de retour...

Le professeur déposa un tendre baiser sur la tempe de sa petite amie. Tentative de rapprochement, remerciement déguisé pour l'avoir accueilli à nouveau. Oh, il se sentait encore un peu blessé par son manque de confiance, par le fait qu'elle l'ait laissé tomber alors qu'il aurait voulu qu'elle le croie et qu'elle ne le laisse pas partir... Mais il savait qu'il ne pourrait pas lui en vouloir éternellement. Il ne voulait pas. Il voulait juste que les choses redeviennent comme avant, qu'ils puissent rester soudés, compter l'un sur l'autre, se soutenir pendant la grossesse de l'Italienne, et même après. Elle était la seule famille qu'il avait, si on oubliait son père. Sa relation avec ce dernier était encore trop fragile, après dix-sept années d'éloignement et de rancune. Il se demandait ce que son géniteur penserait de son comportement. Etant donné qu'il avait payé un détective pour suivre ses traces depuis sa sortie de prison, et qui sait peut-être même avant cela, il était fort probable que le patriarche soit au courant. Une nouvelle déception de la part de son délinquant de fils, hein. Finalement, il n'y avait rien de neuf, il était juste fidèle à ses habitudes...

L'ancien détenu poussa un soupir, avant de passer une main dans ses cheveux. L'amertume le rangeait, presque malgré lui. Il repensait à ses élèves, à tous les coups de fil qu'il allait devoir faire aujourd'hui. Essayer de sauver un peu la situation, ne pas perdre ce qu'il avait durement réussi à conquérir ces derniers temps. Mais en relançant ce sujet, le jeune Reppucci ne put s'empêcher de lâcher quelques paroles acerbes, reflet de son amertume latente. Bien entendu, l'humain les regretta tout de suite et se dit qu'il devait s'excuser, cherchait la paix plutôt qu'une nouvelle dispute. Ils n'en avaient décidément pas besoin. Lui n'en avait décidément pas besoin, surtout pas maintenant.

La main de l'homme se glissa sur le visage du blond, tandis qu'il lançait un regard désolé à la future maman. Elle venait de s'excuser, de lui montrer qu'elle le soutenait toujours, qu'elle voulait qu'il réussisse. J'ai confiance en toi. Ces mots le touchaient, plus qu'il ne pourrait le dire. Surtout qu'il avait la sensation qu'il ne les méritait pas, surtout après toutes les conneries qu'il venait de faire. Il n'avait pas été à la hauteur. Il était retombé dans ses travers, alors qu'il s'était juré que plus jamais il ne le referait. Giorgio eut un léger sourire, puis s'excusa à son tour. Il en avait marre de se disputer, ce n'était pas ce qu'il voulait. Finalement, l'Italien lui proposa d'aller faire un tour, malgré la météo peu encourageante. Aller sur la côte, partir loin d'ici... pourquoi pas ? C'était une bonne façon de tourner la page, ou du moins, essayer. Passer du temps ensemble, ressouder leur relation qui avait été pas mal secoué depuis quelques jours. Des jours qui lui avaient semblé plus longs que des mois. Calliope approuva l'idée, lui arrachant un doux sourire rêveur. Elle avait ce don de rendre sa vie plus simple, d'éloigner les problèmes de son horizon, comme si c'était facile. Il suffisait de quelques paroles, et tout lui semblait soudainement possible, ses peurs se dissipaient, ses doutes fondaient comme neige au soleil.

La brune vint alors mettre ses écouteurs dans les oreilles de l'Alpin, la voix incomparable de Freddie Mercury vint caresser son ouïe. Cette chanson... Comme par hasard, hein ! Le regard cristallin de l'ancien aristocrate croisa celui de sa petite amie, brillant d'espoir. Le trentenaire la laissa se lever, puis s'éloigner, tandis que la musique continuait de bercer son cœur meurtri. Son regard perdu dans le vague, Giorgio resta immobile pendant quelques secondes, avant de caresser l'un des chatons qui venait de s'approcher comme pour le saluer après son absence. L'homme sourit tout en buvant une gorgée de café. Enfin, il se sentait apaisé. Chez lui. Il était à l'abri, après cette terrible tempête qui avait presque réussi à le déchirer complètement. Il se doutait bien que ce qu'il avait vécu allait laisser des traces, que ce ne serait pas facile de remonter la pente. Mais il n'était pas seul dans cette période noire. Et ça, cela lui donnait envie de vivre, envie de ne pas baisser les bras, envie de devenir un homme meilleur. Envie de croire que ce n'était pas encore trop tard et que le bonheur n'était pas un objectif impossible à atteindre.


© Pando

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PICCOLA ANIMA
Piccola anima, che fuggi come se fossi un passero spaventato a morte. Qualcuno è qui per te. Se guardi bene, ce l'hai di fronte. Fugge anche lui per non dover scappare. Se guardi bene, ti sto di fronte. Se parli piano, ti sento forte. Quello che voglio io da te, non sarà facile spiegare. Non so nemmeno dove e perché hai perso le parole. Ma se tu vai via, porti i miei occhi con te. Piccola anima, tu non sei per niente piccola. ~ Beerus (c)


Dernière édition par Giorgio A. Reppucci le Mer 19 Juil - 23:36, édité 1 fois
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