drag me out alive (marius)

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Stella Niven
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 21 ans, tout juste la majorité internationale et déjà un peu trop vécu. CONTRAT: : malgré son jeune âge, la jolie est veuve et il serait bien malaisé de dire si elle en est accablée ou pas. BESOGNE: : caissière en librairie, elle se démène trop d'heures par semaine pour payer ses factures. pourtant, elle adore ça, le petit rat de bibliothèque. FABLE: : bienheureuse dans son ignorance, elle est particulièrement loin de se douter que créatures et chasseurs sont réels. @EFFIGIE: : ella purnell par balaclava / solosand - soie BAFOUILLES: : 21 PACTE: : 16/06/2017



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Ven 30 Juin - 4:22

please, don't let me drown
looking up through the water, i kept sinking down, down, down

La soirée est bien avancée, et le soleil estival commence doucement sa descente vers l’horizon. C’est un bon moment pour observer le soleil se coucher sur la mer, et bien évidemment, Stella n’est pas la seule à profiter de l’occasion. La plage est loin d’être déserte, occupée autant par les locaux que par des plaisanciers qui immortalisent les couleurs chatoyantes dans l’écran de leur téléphone. Désirant un peu de solitude, elle s’éloigne de tous les autres, emprunte un sentier qui serpente vers les escarpements rocheux, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que quelques curieux autour, puis personne. Elle peut toujours entendre les voix et les rires, qui lui parviennent en un murmure lointain, presque masqué par le ressac. Ici, la mer est plus agitée, les vagues se brisant non pas sur une plage de sable doux, mais bien sur des rochers acérés, créant des courants traîtres, et aspergeant d’embruns le sentier étroit qu’elle suit d’un pas lent. Son regard se porte sur la mer, sur le ciel dont les couleurs déteignent tranquillement, du bleu au jaune, puis à une pointe de rose qui commence tout juste à percer plus loin. Soudainement, elle regrette de ne pas avoir avec elle quelque chose pour immortaliser le moment –quelque chose qui n’est pas un téléphone. De l’aquarelle, peut-être ? Mais elle n’a certainement pas le temps de rentrer à la maison pour chercher le nécessaire, alors elle s’arrête tout simplement pour en prendre plein la vue.

D'abord, elle pense que ses yeux lui jouent un tour. Elle a probablement vu un poisson, un dauphin ou un baigneur. D'ailleurs, cette dernière option lui semble plus probable, puisque ce qu'elle a cru apercevoir était d'un bleu profond. Sa curiosité piquée, Stella se lève, s'approche de l'eau. L'étrange apparition refait surface, une fois de plus, et cette fois accroche la lumière - ça n'a pas la texture matte d'une combinaison de plongée. Sans trop détacher son regard du phénomène, elle tente de descendre sur les rochers pour s'approcher un peu plus. Pourquoi n'a-t-elle jamais de jumelles lorsqu'elle en aurait besoin ?! Et, trop absorbée par l'objet de sa curiosité, la jolie brune en oublie de regarder où elle met les pieds: un coin de rocher détrempé, et la semelle de sa sandale (bien peu adaptée pour l'escalade) glisse sur le côté, lui faisant perdre pied. À peine le temps de lâcher une exclamation de surprise et la voilà dans l'eau, battant des pieds et des mains pour remonter à la surface, ballotée en tous sens par le courant trop fort. Elle arrive à reprendre quelques bouffées d'oxygène mêlé d'eau, mais rapidement l'océan reprend le dessus et c'est de l'eau saline qui entre dans ses poumons. Prise de panique, elle se débat d'autant plus, aggravant son cas. Désorientée, tirée vers le fond par les courants et la lourdeur de ses vêtements, Stella ne sait plus distinguer le haut du bas. Et bientôt, elle ne sait plus rien distinguer du tout: son corps inerte est à la merci des vagues.
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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factive, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ DΛNDELION BAFOUILLES: : 2317 PACTE: : 09/04/2017



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Sam 1 Juil - 0:13

« Poor unfortunate souls. In pain. In need. And do I help them ? Yes, indeed. »

Couchant. Voûte céleste qui se pare doucement de son étincelle nocturne, irradie de par sa robe chatoyante qui se reflète dans les flots infinis. Très certainement l'apothéose, crépuscule grandiose aux airs de tableaux, engouffrant avec lui la chaleur étouffante d'un après-midi estival insupportable. Douceur qui contraste avec l'ondine tempétueuse et fraîche, qui lèche les roches avec violence, vagues capricieuses qui heurtent avec mécontentement la scission entre les mondes, quémandent de s’étendre d'avantage, attaquent la pierre qui s’érode. Jouissif. Élément maternel retrouvé, créature profitant de sa délicieuse caresse en son sein, profite de la saline qui se glisse avec plaisir dans les branchies, nettement plus agréable que les eaux troubles et transpirant la crasse du Tibre. Mer manquée, adorée, chaleureuse avec son fils malgré son humeur apparente.  

Les crocs se plantent dans une échine perdue, qui lute alors que le précieux oxygène manque, qu'elle se noie en plus de se vider, emportée dans les bas-fonds. Âme et souffle dérobé, englouti par un appétit avide, elle finit par devenir poupée de chaire désarticulée. L'ondine pourpre s'échappe, coule à flot, apaise l'incendie dévastateur. Épiderme qui retrouve sa douceur, son minois juvénile, belle gueule qui appâte, écailles nocturnes regagnant leur éclat. Exquise. La carcasse est abandonnée entre deux rocher sous-marins, langue qui passe sur les quatre tenailles aiguisées de manière à ne pas perdre la moindre effluve, repus.

Profiter, de longues minutes qui semblent s'étirer, semi-poisson qui se joue de la cristalline, défie les vagues en surface, nageoire caudale propulsant la carne avec puissance, plaisir savoureux que de nager dans l'étendue, allant jusqu'à tricher, talents inné pour dompter la saline qui se fait un peu plus tempétueuse, affrontement affectueux qui voit le jour, oubliant le reste, peut-être un brin trop. D'habitude, l'endroit reste désert, éloigné de tout regard humanoïde, de la prolifération des touristes, antre tranquille connue du peuple de l'eau.

Intrus. Je peux le sentir à travers l'ondine devenue mienne, corps étranger qui s'infiltre soudainement. Réflexe que de plonger, rester tapis sous le voile protecteur, cherchant la cause de ce trouble. Ondulations d'un corps qui se dessinent, englouti par les vagues capricieuses, perdant connaissance. Offrande d'un en-cas qui se fait, le refusant pourtant, estomac déjà comblé à outrance. Minois juvénile aux grands yeux de poupée qui se perd. Céder, comme un idiot et de façon ridicule, n'allant tout de même pas la regarder se noyer, du pur gâchis. La jeune femme, très certainement humaine, est saisie, maintenue d'un bras alors que la surface est regagnée en quelques battements. Elle est ramenée sur le premier rocher venu, hissant ma carcasse pour mieux observer son état. Les doigts se posent sur son échine, cherchent à recueillir les vibrations de son palpitant. Vivante. Profond soupir alors que la concentration se fait, cherchant à capturer les goûtes infiltrées dans ses poumons, eau piégée suivant le tracé d'un index, remontant le long de la trachée, s'extirpe par ses lèvres, avant d'être rendue à son étendue. Au moins, elle serait tirée d'affaire.

Immerger, juste quelques secondes, le temps d'étouffer la plainte, d'être déchiré, écartelé, écailles lazuli arrachées en un doux supplice, laissant un épiderme pâle et lisse prendre le pas, nageoire dorsale redevenant simples apophyses, retrouvant les artifices humanoïdes à regret en délaissant le squelette d'origine, probablement plus prudent, malgré les branchies qui strient toujours les flancs, se referment à la manière de cicatrices indélébiles, laissent les poumons reprendre le pas en retrouvant l'air. Goût amer que de devoir cesser les imprudences pour s'occuper d'une humaine maladroite.


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Stella Niven
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 21 ans, tout juste la majorité internationale et déjà un peu trop vécu. CONTRAT: : malgré son jeune âge, la jolie est veuve et il serait bien malaisé de dire si elle en est accablée ou pas. BESOGNE: : caissière en librairie, elle se démène trop d'heures par semaine pour payer ses factures. pourtant, elle adore ça, le petit rat de bibliothèque. FABLE: : bienheureuse dans son ignorance, elle est particulièrement loin de se douter que créatures et chasseurs sont réels. @EFFIGIE: : ella purnell par balaclava / solosand - soie BAFOUILLES: : 21 PACTE: : 16/06/2017



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Jeu 27 Juil - 18:56

please, don't let me drown
looking up through the water, i kept sinking down, down, down

Les dernières images imprimées dans sa rétine sont les bulles d’oxygène qui s’échappent de ses poumons alors qu’elle est emportée par les eaux traîtres. Le soleil couchant chatoie quelque part au-dessus, bien trop loin pour qu’elle ne puisse l’atteindre, à présent. Et pourtant, contre toute attente, lorsqu’elle ouvre les yeux elle ne repose pas dans les sédiments au fond de la mer, mais sent plutôt l’arrête pointue d’un rocher lui piquer les côtes. Le soleil finit de se coucher au loin, tachant le ciel de rouge et d’orangé. Pendant un moment, elle se croit morte – jusqu’à ce que ses poumons se rappellent à elle, brûlants, alors qu’elle est secouée par une violente quinte de toux. Stella se tourne sur le côté, se repose un moment sur le flanc, les doigts fermement agrippés à la surface inégale. Tout autour, la mer gronde toujours et la jeune femme esquisse un mouvement de recul involontaire, se recroquevillant un peu plus sur elle-même pour échapper à la furie des vagues qui l’encerclent. Et c’est cette inquiétude qui la pousse à regarder autour, pour constater l’ampleur des dégâts. Si elle ne s’attarde que peu à savoir comment elle a échoué sur ce rocher, elle doit trouver comment s’en échapper. Et c’est à son exploration qu’elle doit la découverte du regard sombre qui la toise, jeune homme au corps à demi immergé. Oubliant sa frayeur, elle se précipite vers lui, vers l’imprudent baigneur en eaux si troubles, dont elle agrippe le bras d’une main tremblante. « Est-ce que ça va ? » Elle braque un regard inquiet sur l’eau trouble, avant de revenir à son visage. « Je crois pas que ce soit très prudent de nager par ici… » Et ses doigts restent fermés sur l’avant-bras, de peur qu’il ne soit emporté à son tour, comme si elle pouvait l’empêcher de sombrer de ce simple geste. À genoux, penchée sur l’inconnu, elle ne réalise qu’après quelques secondes qu’il est probablement celui qui l’a tirée d’affaire – qu’il a risqué sa vie pour sauver la sienne. Ils auraient très bien pu y passer tous les deux, et pourtant il a tenté le sort.

Ses grands yeux s'écarquillent, les quelques mèches brunes collées à sa peau lui donnant plus que jamais l'air d'une enfant perdue, une gamine égarée au bord de la mer après avoir couru trop loin sur la plage. Mais il n’y a personne pour récupérer Stella, ni parents ni fratrie, et puis surtout pas son mari. Gianni ne serait normalement qu’à quelques touches pressées sur son téléphone, mais l’appareil a pris l’eau et ne fonctionne probablement plus. Il n’y a que cet étranger bienveillant, qu’elle dévisage, partagée entre gratitude et anxiété, heureuse d’être tirée d’affaire et apeurée à l’idée qu’il ne subisse le même sort qu’elle. « Merci de m’avoir sortie de l’eau » elle souffle d’une voix basse, l’ampleur de ce qui aurait pu se passer lui faisant l’effet d’une claque. C’est irréel, et impossible, et terrifiant. Et elle y a échappé.
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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factive, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Déposer des pierres précieuses sur les cous dénudés, joaillier alors que le jour défile, artiste de rue lorsque le feu de la soif commence à ravager les entrailles. Crapahuteur au Vatican lorsque la nuit tombe, pour tenter de mieux comprendre les hommes.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine dévorant les souffles. Pesce aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, seul maître de mon échine, détournant le regard des bas fonds vers lesquels elle entraine son peuple. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ DΛNDELION BAFOUILLES: : 2317 PACTE: : 09/04/2017



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Dim 30 Juil - 23:47

« Poor unfortunate souls. In pain. In need. And do I help them ? Yes, indeed. »

Pieds patauds, ils peinent à dompter l'ondine, nager, rester en surface. Artifices illusoires malhabiles pour la nage, alors qu'elle fut domptée et millimétrée, poisson agile qui sait se jouer parfaitement de son élément, amputé de ses nageoires adroites, contraint d'adopter des gestes qui furent contre-nature, presque étrangers. Être forcé d’apaiser la saline, la forcer à se plier, se faire moins tumultueuse alors que les prémices d'une tempête se dessinent à l'horizon, ne tarderait pas à s'abattre sur la côte romaine. Tristesse que de ne pouvoir en profiter d'avantage, écho de quelques souvenirs délicieux, profitant des déferlement pour faire sombrer les navires, affronter les vagues hostiles, temps révolu.

Elle est observée, la maladroite, coupable de la fin de ce jeu, coupable de cet habit de chair et non d'écailles. Très certainement idiot comme acte de sauvetage, alors qu'une carcasse dérobée de son souffle quelques instant plus tôt sans aucun scrupule gisait sous l'écume. Silhouette échouée, rescapée, qui se mout, semble retrouver les brides d'une conscience délaissée à l'eau. Appréhension. Mirettes qui ne la relâchent pas des yeux, poupée presque noyée au visage si doux qui semble en proie à la panique, d'avantage animal blessé et effrayé. La noyade serait la plus odieuse des fins parait-il, chance de ne pas être capable de connaître la chose d'une certaine manière. Curiosité certainement morbide que de savoir si elle fut véritablement douloureuse, la sensation qu'étant censé avoir sel dans les bronches dépourvues d'arc branchiaux.

Rictus qui se fait rassurant et doux, alors que ses doigts se referment sur ma carne, semblent me prendre pour un être en danger, loin de voir que l'onde est maternelle et aimante. « C'est plutôt à vous que s’adresse la question, j'ai bien cru que vous alliez y rester. Ce n'est pas prudent de rester si près du bord par ce temps. Qu'est-ce qui vous a pris ? » Sans parler de la roche, c'était à se fracasser le crâne par une simple chute sur le granit humide et terriblement glissant. Quelle idée de se promener là, flirtant avec le danger, alors qu'elle n'eut pas de branchies. « J'ai l'habitude, ce n'est pas un peu de flotte qui me fait peur. » Ridicule que de songer à une triste fin pour un fils de l'eau, bien que ce fut la couverture d'un métier qui fut passé à plusieurs reprises depuis quelques décennies qui fut arborée, sauvetages en mer, un paradoxe adoré, créature décidant d'emporter dans les abysses ou non. Couverture presque parfaite pour les chasses, parfois manquées lorsqu'un autre faciès fut arboré. « Tout va bien ? » Question renvoyée, légitime au vu de la situation.

Pourtant rester dans l'eau, autre léger inconvénient qui se pointe, alors que les vêtements furent abandonnés plus loin, oubliés le temps de l'escapade. Nudité coutumière des métamorphoses, bien que la pudeur fut un concept purement humain. De toute manière les jambes furent en elles-mêmes un vêtement. Malaise lisible sur les traits, seulement feinté en partie, au final, cela importait peu, il valait juste mieux conserver un masque d'humanité, supposant qu'elle avait eu sont lot d'émotions pour la journée sans devoir faire face à ce qui pourrait s'apparenter à de l’exhibitionnisme. « Je m'excuse, c'est gênant, mais disons que cette "escapade" m'a comme qui dirait fait perdre mon bermuda. Il a pris le large et je n'ai pas vraiment de coquillage sous la main. » Phrase presque surréaliste, provoquant un maigre rire, ayant au moins le mérite de détendre un brin l'atmosphère. « Marius. » Certainement le bon moment pour une brève présentation, sentant avec amertume les responsabilités venir. Les doigts s'agrippent aux rochers, mieux conserver le faciès humanoïde en plus d'éviter de réellement me faire happer à cause de ces foutues jambes.


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Stella Niven
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OSSATURE: : 21 ans, tout juste la majorité internationale et déjà un peu trop vécu. CONTRAT: : malgré son jeune âge, la jolie est veuve et il serait bien malaisé de dire si elle en est accablée ou pas. BESOGNE: : caissière en librairie, elle se démène trop d'heures par semaine pour payer ses factures. pourtant, elle adore ça, le petit rat de bibliothèque. FABLE: : bienheureuse dans son ignorance, elle est particulièrement loin de se douter que créatures et chasseurs sont réels. @EFFIGIE: : ella purnell par balaclava / solosand - soie BAFOUILLES: : 21 PACTE: : 16/06/2017



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Sam 23 Sep - 0:58

please, don't let me drown
looking up through the water, i kept sinking down, down, down

Stella se mord la lèvre, détourne les yeux sous ce qu'elle considère comme une remontrance. S'approcher autant des rochers était stupide, c’est vrai. Et dangereux. Elle n’ose pas révéler que la cause de son imprudence est un simple reflet dans l’eau. L’intriguant objet a disparu, à présent, et elle songe que ce n’était probablement rien, qu’une illusion d’optique causée par le soleil couchant. Embarrassée, elle feint une quinte de toux, cache la honte derrière les mèches humides qui retombent sans cesse devant ses yeux. Ils auraient pu y passer tous les deux, et c’est entièrement de sa faute.  Il n’a pas l’air de lui en vouloir, pourtant il devrait. « Oui, ça va. » Elle esquisse un sourire rassurant, reconnaissant.

Moment de flottement alors qu'il avoue l'absence (ou plutôt la fuite) de ce qui l'habillait, jusqu'à ce que Stella éclate d'un rire cristallin, oubliant un instant la situation précaire, replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. Elle sent ses pommettes s'empourprer, malgré la lueur taquine qui étincelle au fond des prunelles dorées. Retirant la veste détrempée qui lui couvre toujours les épaules, elle tord le tissu afin d'en extraire le plus d'eau possible. « Tu peux tenter de te faire un genre de... pagne, si tu veux. » Elle dépose la veste juste à côté d'elle, se retourne de son mieux pour lui laisser à la fois un peu d'espace et un peu d'intimité. « Stella. » Elle pose son menton sur ses genoux, le regard perdu dans les vagues. « Ravie de te rencontrer, Marius. Navrée que ce soit en d'aussi piètres circonstances. » Le sel de mer lui pique les yeux et la gorge, ses mains tremblent, elle se sent faible, mais elle est si soulagée d'être en vie, hors des vagues, qu'elle parviendrait presque à l'oublier. « Je t'en achèterai un autre. » Quelques secondes passent, et elle se sent obligée de préciser: « Un bermuda, je veux dire. » C'est de sa faute s'il l'a perdu, en premier lieu. Et puis d'ailleurs, elle devrait penser à un moyen de le remercier. Il lui a sauvé la vie, ça n'est pas rien, et un simple bermuda ne lui semble pas à la hauteur.

Mais, avant toute chose, il y a une question légèrement plus pressante: ils ne sont toujours pas complètement tirés d'affaire. Le soleil se couche, et Stella est loin d'être nyctalope. Personne ne sait qu'elle est ici, il n'y aura donc personne pour remarquer sa disparition et envoyer de l'aide. « T'as une idée du comment on va sortir d'ici... ? » Elle se sent ridicule et inutile, la gamine, reposant sur Marius qui l'a déjà tellement aidée pour les sortir du pétrin. « C'est pas pour me plaindre, mais enfin... On est un peu au milieu de nulle part, là. » Et elle n'est pas certaine de pouvoir repartir gambader sur les rochers, au risque de sombrer à nouveau.
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- C'est une souffrance étrange.
Doucement.
- Mourir de nostalgie pour quelque chose que tu ne vivras jamais.
(c) FRIMELDA
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