C'era una volta | Giorgio A. Reppucci

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 35 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Gérant d'un restaurant [titre de mon champ]: FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? [titre de mon champ]: GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)Elza [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 683 [titre de mon champ]: PACTE: : 19/05/2017



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Sujet: C'era una volta | Giorgio A. Reppucci   Ven 30 Juin - 18:54








C'era una volta



Il n'y a pas trente-six raisons qui vous poussent à entrer dans une librairie. Aujourd'hui. Je crois qu'il est important de préciser la date parce qu'au début du XXème siècle, on n'avait pas idée de qui était Google ou Internet et de comment ils allaient révolutionner nos vies. Alors oui, je suis bel et bien dans une librairie et...merde, je ne suis pas du tout dans la bonne allée. Qui aurait cru que ce serait si difficile de trouver un bouquin ? Dix ? Vingt-deux ? Je ne sais plus trop, en fait. Je déchiffre les tranches, une à une, ouvrage après ouvrage, essayant de décrypter les polices de caractères, les titres et ce qu'ils cachent. De L'encyclopédie du paranormal en passant par Spectres et autres noirceurs sans oublier De sang et d'encre, je ne laisse rien au hasard. Je ne sais pas à qui je peux me fier. Comment être sûr qu'une information plutôt qu'une autre est avérée ? Les illuminés ne manquent pas à l'appel : des témoignages, tous plus aberrants les uns que les autres, rendent compte de la rencontre entre humains et vampires. Ils décrivent tantôt une bête assoiffée, tantôt un être d'une attirance incomparable, irréelle. Je revois cette scène, au jardin botanique. Je me souviens de ce que j'ai ressenti en découvrant Elza en haut de ces marches. Cette grâce naturelle lui donnait un charme fou qui, j'en suis certain, n'a pas aveuglé mes seules prunelles. Mais que dire de ce regard féroce, ivre de dangerosité, qu'elle m'avait jeté avant de m'avouer l'inavouable ? L'irrationnel. Ce pour quoi je me trouvais ici, en ce moment et qui n'était pourtant pas encore complètement imprimé dans mon esprit.

Concentré, je feuilletais un énième tome. J'essayais de projeter la jeune femme dans chaque description, chaque situation évoquée au travers de tous ces livres...sans y parvenir. Est-ce que le comte Dracula était un proche parent ? Lestat peut-être ? Et que dire de ce cher prince de Valachie ? Un rire nerveux s'échappe de ma gorge en découvrant une représentation de Dante et Virgile : ce mec aux cheveux noirs me ressemble et d'après Elza, je pourrais très bien me retrouver dans la même posture que lui !

" C'est ridicule... ", finis-je par souffler en refermant le livre d'un geste vif avant de le remettre à sa place.

Alors que je le replace, mes yeux accrochent ceux d'une personne de l'autre côté du rayon. Je ne sais pas si elle m'observe depuis un moment ou si, simplement, nos regards se sont croisés par hasard, comme cela arrive parfois. Aussi, par politesse, je détourne rapidement la tête et poursuis mes recherches, scrutant les manuels du dessus. Il est question de stryges, de femmes ailées poussant des cris perçants et capturant des nouveaux nés pour s'en repaître. Je secoue la tête, convaincu que c'est du grand n'importe quoi. Tout ce que j'ai vu, ce sont des larmes de sang et des canines légèrement plus grandes que la moyenne. Il m'en faut plus pour être résolu.





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[titre de mon champ]: OSSATURE: : 34 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : En couple avec Calliope Tinovia. Et papa dans quelques mois... Un défi de taille qui l'attend, mais il n'est pas sûr d'y être prêt. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Prof d'Histoire de l'Art (particulier), qui essaye de reconstruire sa vie après sa sortie de prison début mars, où il a passé cinq longues années pour avoir tué trois personnes sous l'effet du sang de vampire, qu'il consommait à l'époque sans se douter que ce n'était pas une drogue comme les autres. Héritier d'une famille aristocratique tyrolienne, il a été renié par son père à cause de ses déboires. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Longtemps ignorant, Giorgio a découvert que les monstres existent réellement, que les mortels tels que lui sont en danger sans même s'en rendre compte. Le blond s'est récemment fait mordre par un vampire, frôlant la mort. Plus que jamais, la menace est devenue tangible à ses yeux, la peur le guette une fois la nuit tombée. Les monstres existent, personne n'est réellement en sécurité. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Humain, proie potentielle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Dan Stevens by Schizophrenic (c) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 2646 [titre de mon champ]: PACTE: : 02/01/2017



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Sujet: Re: C'era una volta | Giorgio A. Reppucci   Mer 12 Juil - 0:01


❝C'era una volta❞
Vittorio & Giorgio
La vie avait repris son cours. La tempête avait été violente, avait laissé des traces, mais l'Italien s'était petit à petit repris. Giorgio avait redoublé d'efforts pour rattraper son retard, pour ne pas perdre les élèves qui comptaient sur lui et qui lui avaient donné la chance de pouvoir se replonger dans le monde de l'Histoire de l'Art après sa sortie de prison. Le blond avait merdé, il le savait. Il n'aurait pas dû se laisser emporter par le chagrin, par la colère qui l'habitait. Sa petite amie l'avait mis à la porte, lui avait demandé du temps... Mais il n'aurait pas dû baisser les bras, croire que sa vie était finie, que Calliope ne le pardonnerait jamais. Le professeur particulier s'en voulait réellement pour ses conneries sans nom. Il s'était même fait mordre par un vampire, alors qu'il était bourré, errant dans les rues crasses de la capitale comme un SDF. Il aurait pu mourir, bordel. Il aurait pu ne jamais connaître son enfant, qui viendrait au monde dans quelques mois à peine.

Finalement, cette expérience traumatisante lui avait servi d'électrochoc. Cela lui avait permis de retrouver Calliope - merci Dante, qui l'avait sauvé et ramené chez la brune - et de se retrouver lui-même et ses rêves. Se sentir pardonné était toujours quelque chose qui lui faisait énormément de bien, qui lui donnait envie de vivre. Un poids qui s'envolait de ses épaules, un nuage gris qui se dissipait et laissait place au soleil. Oui, il avait été con, il n'y avait pas à dire. Plus jamais il ne perdrait la tête comme ça. Giorgio se l'était promis. Dorénavant, il ferait de son mieux pour avoir une vie conforme à ce que Calliope méritait, à ce que son enfant méritait... et à ce que lui-même méritait peut-être. Pendant longtemps, avant d'avoir été envoyé en prison à cause de ce triple meurtre qu'il avait commis sous l'influence du sang de vampire qu'il consommait à l'époque, Giorgio avait cru à un avenir radieux. Il était un jeune professeur très prometteur, respecté par ses élèves et apprécié des autres professeurs. Charismatique, plein d'énergie et d'idées, il aurait pu devenir un professeur brillant, un enseignant à l'Université... Pourquoi ne pas redécouvrir ses anciens rêves ? Se battre pour y arriver. Rendre Calliope fière de lui. Rendre son père fier de lui. Il était temps qu'il lui montre qu'il avait changé. Mais... est-ce que son riche paternel y croirait ? Alors qu'il devait être au courant pour ce qui s'était passé il y a un mois... Peut-être que le blond devrait l'appeler, tout simplement. Mettre les points sur les i. Reconstruire cette relation brisée par toutes ses déboires. Il avait fait un pas en avant en se rapprocher de lui début mai, mais depuis, il avait fait plusieurs pas en arrière. Il avait brillamment merdé, oui.

Le Tyrolien s'était dirigé à la bibliothèque en cet après-midi de juin. Juillet approchait à grands pas, la chaleur se faisait d'ailleurs sentir depuis un moment. Plusieurs de ses élèves avaient des examens à passer prochainement, plein de doutes à vaincre et des connaissances à assimiler. Giorgio voulait les aider du mieux qu'il pouvait, faire en sorte qu'ils survivent à cette étape. Néanmoins, son long séjour en prison avait eu des conséquences sur ses propres connaissances. Pour clarifier certaines questions qu'il se posait, l'aristocrate renié avait besoin de consulter quelques ouvrages, histoire de dissiper ses propres doutes avant d'aider les jeunes étudiants. Néanmoins, à force de déambuler dans les couloirs de la bibliothèque, l'homme ne put s'empêcher de se demander si ce n'était pas une bonne idée de trouver des bouquins... Sur le surnaturel. Bah oui. Cela faisait un bail qu'il n'avait plus cherché d'ouvrages concernant les créatures. Dans les semaines ayant suivi la découverte de leur existence, le trentenaire avait lu les bouquins que Calliope avait achetés et aussi ceux que lui-même avait trouvés. Comme si sa soif d'infos sur eux était infinie. Mais, avec ses cours, avec son voyage en Haut-Adige avec Calli', cette histoire de murs couverts de sang dans leur appart, et puis finalement sa vraie-fausse trahison avec Olympe et tout ce qui avait suivi, jusqu'à la morsure, il avait fini par oublier. La peur des monstres était là, pourtant. Il en avait rêvé à plusieurs reprises. Des cauchemars à l'état pur. Parfois, le Reppucci ne disait rien à sa petite amie, pour ne pas l'inquiéter. Comme s'il allait parfaitement bien. Mais ce n'était pas le cas. Comme pourrait-ce être le cas, après ce qu'il avait vécu ? Faire semblant que tout allait bien, c'était l'un de ses points forts. Faire semblant et se concentrer sur ses cours, voilà ce qu'il faisait depuis des semaines. Essayer de ne pas y penser. Aux monstres. A leurs crocs se plantant chaque nuit dans la chair des faibles mortels, sans que personne ne se doute de rien. Bande d'aveugles.

Tout naturellement, Giorgio alla donc jeter un œil aux ouvrages "spécialisés" dans ce genre de... mythes et légendes, diraient certains, d'un air sceptique, voire moqueur. Qui n'avait jamais entendu parler des Vampires, des Loups-garous ou encore des Sirènes ? Mais personne, ou presque, n'y croyait réellement. A tort, parce que ces créatures existaient toutes. Quelques humains, rares, étaient au courant, avaient écrit des livres sur eux. Des fous, des gens à l'imagination débordante. Oh, il y en avait certainement, parmi tous ces auteurs, mais il y en avait également qui racontaient simplement la vérité. Le tout était de faire le tri. Mais ce n'était pas évident quand on ne connaissait pas beaucoup de créatures, il fallait l'avouer. Dans cette partie de la bibliothèque normalement peu fréquentée, Giorgio remarqua alors un autre homme, qui semblait perdu dans ses pensées, concentré dans ses recherches. Leurs regards se croisèrent un instant, alors que le brun refermait un livre en murmurant que c'était ridicule après avoir poussé un léger rire. Peut-être que ce type faisait partie de ceux qui croyaient toutes ces histoires complètement ridicules, des mensonges, des légendes sans queue ni tête. Le trentenaire détourna alors le regard, ne voulant pas forcément se faire repérer. Qui sait, peut-être que c'était une créature qui venait de lire une description totalement farfelue de sa race et qui s'en moquait. Désormais, Giorgio n'était plus sûr de rien, vraiment pas. Néanmoins, les yeux clairs de l'humain se posèrent sur un ouvrage pouvant l'intéresser, de l'autre côté du rayon. Donc... soit il attendait que l'autre s'en aille, soit il allait y jeter un œil vite fait.

Puisque le brun ne bougeait pas, le blond finit par soupirer, avant de se diriger vers l'autre côté du rayon. Ce livre, non pas sur les Vampires mais sur leurs victimes, avait l'air particulièrement intéressant. Surtout pour lui, qui avait été récemment dans la peau d'une victime... D'ailleurs, la morsure avait laissé deux petites cicatrices sur son cou. Il réfléchissait depuis quelques temps à l'idée de se faire un petit tatouage pour les cacher... Ou alors, il laisserait simplement sa barbe de quelques jours cacher un minimum les deux petits points blancs, comme depuis environ un mois déjà. Personne n'avait rien dit jusque-là, donc c'était que probablement personne n'avait jamais pensé à une morsure de vampire. Sauf que là, il sentait le regard curieux de ce type sur lui. Une morsure de vampire et un livre sur les victimes de ces créatures... Ouais, il fallait avouer que cela pouvait sembler assez louche. Giorgio se racla discrètement la gorge.

« Vous vous intéressez à ce genre de... mythes et légendes vous aussi ? »

Dit-il avec un léger sourire en coin. Comme si le simple fait de les appeler ainsi les rendait moins vraies... Si seulement.

« Par les temps qui courent, on peut presque se demander où finit la légende et où commence la réalité... »


[HJ : promis, la prochaine fois ce sera moins long >>]

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Piccola anima, che fuggi come se fossi un passero spaventato a morte. Qualcuno è qui per te. Se guardi bene, ce l'hai di fronte. Fugge anche lui per non dover scappare. Se guardi bene, ti sto di fronte. Se parli piano, ti sento forte. Quello che voglio io da te, non sarà facile spiegare. Non so nemmeno dove e perché hai perso le parole. Ma se tu vai via, porti i miei occhi con te. Piccola anima, tu non sei per niente piccola. ~ Beerus (c)
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Sujet: Re: C'era una volta | Giorgio A. Reppucci   Dim 16 Juil - 22:30







C'era una volta



Au fur et à mesure que mes yeux parcourent les titres d'ouvrages, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer. Prendre tous ces écrivains pour des fous ou des êtres incompris dotés d'une connaissance supérieure qui dépasse l'entendement. Il y a de quoi remplir bon nombre d'asiles, dans le cas de la première option. Je sais que l'Homme peut être dérangé, mais est-ce seulement possible d'en répertorier autant ? Répartis aux quatre coins de la planète, qui plus est ! Sans parler des siècles qui séparent parfois les auteurs...Une énigme accessible par une poignée de privilégiés -si je puis m'exprimer ainsi- ou une comédie complètement ravagée.

L'homme qui avait précédemment croisé mon regard s'est matérialisé à côté de moi, saisissant un livre au sujet des victimes de vampires. Je me suis d'abord arrêté sur sa main, découvrant le bouquin qui l'intéressait, pour ensuite longer son bras et me stopper au niveau de son cou. J'ai entrouvert la bouche de surprise à la découverte des deux trous. Pas de coupures ni de brûlures, mais bien deux percées nettes qui s'enfonçaient dans sa chair. Une telle précision ne pouvait être faite qu'à l'aide d'outils pointues. De...canines...pointues ? J'étais absorbé par ces marques, si bien que ses mots semblèrent parvenir d'une contrée lointaine lorsqu'il m'adressa la parole. Je n'avais pas conscience que cette attitude était déplacée, qu'on ne pouvait pas fixer intensément les gens de la sorte. Je n'avais plus conscience de rien désormais, si ce n'est qu'il y avait une éventualité. Une...crédibilité ? Ma main droite tremblait, mourant d'envie d'effleurer cette peau meurtrie, comme pour attester de ce que je croyais. De ce que j'allais finir par admettre. Je relevai les yeux vers son visage au moment où il évoqua la frontière entre l'imaginaire et le concret. Le vrai. Les deux fentes dans son cou.

Et si tout cela n'était qu'une farce de plus ? Ce ne serait pas la première fois que l'on me mènerait en bâteau. Mais quelle connexion pouvait-il avoir avec elle ? Et surtout, quel intérêt y aurait-il à se jouer de moi ? A continuer, du moins, en faisant intervenir une personne qui n'avait rien à y gagner, si ce n'est perdre son temps ? Ce serait grotesque et stupide puisqu'il n'y avait rien à m'extorquer. Ce type pouvait être un fanatique, un barge accroc aux sangsues, qui vouerait un culte sans borne à ces êtres sanguinaires, jusqu'à se mutiler pour se sentir plus proche d'eux. Et même si c'était le cas, j'avais besoin de le savoir. Je ne pouvais pas me contenter de laisser passer une piste, qu'elle soit correcte ou non.

" La démarcation était pourtant claire dans mon esprit...mais il se trouve qu'une rencontre a tout bouleversé. Je ne saurais dire, maintenant, si ce que je croyais réalité l'est toujours ou si les légendes n'en sont pas ", répondis-je d'une voix lasse.

Je voulais jouer cartes sur table et tant pis s'il me prenait pour un aliéné. C'était devenu trop important pour moi. Il ne s'agit pas de faire comprendre à un enfant que le père Noël n'existe pas ! Mais bien de se rendre compte que l'Homo Sapiens n'est pas -et n'a jamais été- la seule espèce dominante dans ce monde !





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Sujet: Re: C'era una volta | Giorgio A. Reppucci   Hier à 1:21


❝C'era una volta❞
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Il n'était même pas censé se diriger vers ce rayon. A la base, le blond était venu pour chercher des ouvrages pouvant l'aider à y voir plus clair dans certains sujets liés à l'Histoire de l'Art et donc, à mieux savoir comment guider ses élèves en cette période d'examens qui arrivaient à grands pas. Il n'était pas censé se mettre à chercher des livres sur les Vampires, sur leurs victimes... Mais la curiosité avait refait surface. L'envie de savoir. Le besoin de savoir. Ce n'était pas parce qu'il se répétait que ces créatures n'existaient pas que cela deviendrait une réalité. Non, elles existaient bel et bien. La menace était tangible, avait laissé des traces sur sa peau. C'était aussi pour ça qu'il se trimballait avec un bracelet spécial sur son poignet droit. La verveine était apparemment un ennemi naturel des Vampires et, par conséquent, un potentiel allié pour les simples mortels tels que lui.  

Son regard croisa celui de l'autre homme. A le regarder, on dirait qu'il s'intéressait lui aussi au surnaturel... Aux créatures que l'on appelait légendaires ; des mythes auxquels presque personne ne croyait, des personnages sortis tout droit de romans écrits par des auteurs à l'imagination sans limites. Etant donné que le brun ne semblait toujours pas sur le point de s'en aller, le professeur finit par prendre la parole et lui demander si lui aussi s'intéressait à ces mythes et légendes, avant d'ajouter que la ligne qui séparait la réalité de l'imaginaire était en train de devenir de plus en plus ténue ces derniers temps. Une phrase qui pourrait sembler banale aux yeux d'un humain ignorant l'existence des monstres, mais également assez lourde de sens pour quelqu'un qui serait au courant.

Les prunelles bleues du professeur se posèrent sur l'autre homme, l'observèrent. Ce dernier semblait un peu perturbé, comme si un quelconque détail chez lui avait attiré son attention. Ou alors, était-il juste paranoïaque. Si cela se trouvait, lui aussi avait subi une attaque de la part d'un monstre... Il n'y avait pas que les Vampires, s'il avait bien compris. Les Loups-garous existaient également, les Sirènes aussi. Et beaucoup d'autres, notamment de terrifiants monstres cannibales, dont le nom il ne se souvenait pas à présent. Et Dieu savait encore combien d'autres créatures existaient. Vraiment, il ne savait plus où terminait la légende et où commençait l'effrayante réalité. L'autre homme lui répondit finalement, lui expliquant que cette démarcation, jusque-là claire dans son esprit, avait été bouleversée par une rencontre. Le trentenaire comprit aussitôt. Cela n'avait pas été une rencontre banale, impossible... A moins que ce type ne soit en train de le tester, cherchant à le faire parler, le faire passer pour un taré qui croyait aux monstres.

« Ah... Et, si je puis me permettre, c'était quel genre de rencontre ? Vous avez rencontré... une victime ? »

Dit-il avec un sourire en coin, comme s'il lui avait posé une question amusante. Sait-on jamais, il préférait avoir l'air rigolo plutôt que d'avoir l'air d'un névrosé qui croyait qu'un vampire pourrait venir le vider de son sang à tout moment. Quoique... cette description n'était peut-être pas très éloignée de réalité, tiens. A chaque fois qu'il y pensait réellement, qu'il revisitait ces souvenirs terrifiants de la morsure d'il y a quelques semaines, la peur revenait en force, le submergeant totalement parfois. Difficile d'oublier, de passer outre. Faire semblant que tout allait bien, c'était facile, mais guérir réellement... Et là, je ne parle pas de la blessure physique. Cette dernière avait guéri assez rapidement, d'ailleurs, merci le sang de vampire que Dante lui avait fait boire ce soir-là, pour stopper l'hémorragie et lui sauver la vie. Il avait retouché à cette substance hautement addictive, qui lui avait détruit la vie, mais au moins cela avait été pour une bonne raison. N'empêche que le manque s'était fait ressentir parfois. Un désespoir difficile à faire taire et qu'il ne voulait pas revivre à nouveau... Giorgio poursuivit :

« Ou c'était plutôt un prédateur ? Du genre qui laissent des cicatrices... »

Façon indirecte de lui dire que c'était exactement ce qui lui était arrivé. Il avait croisé un buveur de sang sur sa route et celui-ci avait planté ses crocs dans son cou. Les marques étaient bien visibles, d'ailleurs... Après, il pourrait toujours dit qu'il s'était fait mordre par un chien, mais cela serait un mensonge, tout simplement. Quelque part, Giorgio craignait de parler ouvertement de ce qui s'était passé avec quelqu'un d'autre que Calliope, mais d'un autre côté, c'était une idée qui lui plaisait. Pouvoir s'ouvrir, partager son ressenti, son point de vue... Ses peurs et ses doutes. Un peu comme les Alcooliques Anonymes, quoi. Sauf que c'était bien plus facile de croiser dans la rue un alcoolique désireux de devenir clean, plutôt qu'une victime de vampire ou de lycanthrope. Quoique, peut-être que les victimes ayant survécu étaient plus nombreuses qu'il ne le pensait... Dans le fond, le Tyrolien n’en savait rien.

« Récemment, mes certitudes aussi ont été sérieusement bouleversées. Parmi tous ces auteurs, je ne sais plus réellement qui dit la vérité et qui dit des bêtises sans nom... Il y a quelques mois, j'aurais sans doute dit que tous, sans exception, racontaient des histoires insensées. Des conneries, tout simplement... Mais là, je n'en suis plus si sûr. »


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