si vede come è andata. (giacomo)

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DROWN YOUR SOUL

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 43 ans qu'elle arpente le monde, les lunettes de vue sont désormais nécessaires sur les scènes de crime. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire, après deux grands amours, l'un divorcé, l'autre séparée. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Lieutenant de police scientifique, montée en grade depuis ses débuts il y a vingt ans. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : complètement ignorante de tout ce qu'il se passe dans les ombres et les sous-sols, elle veut bien croire à des puissances paranormales, mais ne les cherche pas dans son quotidien (et elle devrait pourtant). [titre de mon champ]: ÉCHINE: : hybride humaine / sirène qui s'ignore et croit qu'elle a simplement la malchance d'être une de ces personnes avec un dessèchement de la peau rapide et élevé. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : lena headey, arté / sign, kat [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 61 [titre de mon champ]: PACTE: : 23/06/2017



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Sujet: si vede come è andata. (giacomo)   Lun 3 Juil - 0:08
si vede come è andata.
La saison lyrique bat son plein dans la capitale romaine et les Thermes de Caracalla s’emplissent de monde tandis que les bancs et les estrades sont installés dans les majestueuses ruines romaines. Chaque été depuis près de 80 ans, l’espace en banlieue de Rome accueille un festival estival d’opéra et de musique lyrique, et chaque été depuis déjà trois ans, Zola met un point d’honneur à assister à au moins une représentation avec Lorenzo, son fils bougon de 13 ans, afin de le familiariser avec ce genre musical qui était toute sa vie lorsqu’elle était enfant, et surtout de passer un peu de temps avec lui.

Elle connaît presque tous les grands airs et c’est en articulant les mots sans pour autant les chanter qu’elle suit les prestations auxquels ils vont assister. Il Barbiere di Siviglia & la Cenerentola l’année dernière, Carmen cette année, autant dire qu’elle est gâtée et qu’elle y prend beaucoup de plaisir, d’assister année après année à ces événements musicaux. En voilà, un des avantages de vivre à Rome plutôt qu’à Naples. Il y aurait aussi des avantages sociaux et sécuritaires : moins de crime organisé, plus d’ordre dans la capitale, quoique certains de ses collègues diraient le contraire et elle se range progressivement à leur avis, la mort dans l’âme. On peut comprendre que l’attitude de sa mère, tellement passionnée vis à vis du chant lyrique, ôte l’envie à l’adolescent sorti de son giron treize ans plus tôt de s’intéresser à quelque chose qui pourrait devenir un point commun, un intérêt partagé. Mais Zola ne désespère pas, et l’emmène chaque année voir une ou deux représentations. Pour l’ouverture de la saison, ils sont ainsi présents dans les premiers rangs, à peu près au centre, sur des chaises en plastique qui font pas mal transpirer, mais qui restent confortables pour les quelques heures du spectacle.

Dans une de ses éternelles tenues noires, Zola a toutefois troqué le pantalon pour une jupe longue et des bas en nylon. À côté d’elle, son fils est habillé avec goût, si ce n’est les baskets qu’il porte avec sa chemise-pantalon. Elle a veillé à ce qu’il ne vienne pas habillé n’importe comment : il en va du respect pour les chanteurs et le staff de l’événement, affirme-t-elle. Armée d’une bouteille d’eau et d’un éventail qu’elle sort de son sac à main, Zola s’apprête à passer un moment immobile, rafraîchie par la fine brise de début de soirée et, alors que la lumière naturelle commence à baisser, elle repère une connaissance quelques rangs plus loin, avec ce qui semblerait être un éventuel amant, un jeune blondinet qui n’a pas l’air d’être de la famille du collègue imbécile à qui Zola envoie un rapide sms avant que l’orchestre ne commence à s’accorder. Un petit « Beau petit cul, dis donc », sans subtilité aucune, avant de passer en mode avion et de ranger le téléphone, sous le regard dubitatif de son fils, qui coupe à son tour son smartphone et s’installe confortablement.

À l’entracte, tandis que tous se relèvent et que la plupart des femmes filent faire la queue pour les toilettes, la brune rallume son téléphone tranquillement et lit ce qu’elle a pu recevoir tout en buvant une gorgée d’eau. Un ricanement plus tard, la voilà qui entraîne son fils à sa suite et se dirige vers la rangée où elle a repéré le cul de son collègue, qu’elle vient ainsi saluer comme si de rien n’était, et s’étonne, un brin railleuse : « J’ignorais que tu aimais la bonne musique, Gia. Bonsoir. », avant de présenter son accompagnateur en posant la main sur l’épaule du jeune homme : « Lorenzo, mon fils. Lorenzo, voici l’inspecteur Fibonacci, un de mes collègues. » Elle lui épargne dans les présentations les informations qui renverraient à des propositions crapuleuses et peu scrupuleuses échangées au fil des années, cela ne regardant en rien sa progéniture, même si elle se doute qu’il est conscient que les enfants ne naissent pas dans les choux. Et de jeter un coup d’œil à celui qui accompagne Giacomo, soupçonnant un amant sacrément jeune.

(c) AMIANTE
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