Verità o Chimera | Elza Maroni & Isiah Del Conti

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Vittorio Sedara
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
[titre de mon champ]: OSSATURE: : 35 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Célibataire [titre de mon champ]: BESOGNE: : Gérant d'un restaurant [titre de mon champ]: FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? [titre de mon champ]: GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)Elza [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 866 [titre de mon champ]: PACTE: : 19/05/2017



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Sujet: Verità o Chimera | Elza Maroni & Isiah Del Conti   Jeu 6 Juil 2017 - 2:01








Verità o Chimera



Le pas pressé, puis lent, je ne sais pas si je veux entrer ou non. Si c'est une folie de plus qui m'a conduit jusqu'ici ou si cette décision résulte d'une pensée mûrement réfléchie. Je ne me fais pas confiance. Je ne lui fais pas confiance non plus. Je redoute une possible rencontre mais me dis que si elle ne se fait pas ce soir, elle ne se fera jamais plus. L'indication était claire, franche, il n'y avait aucun doute à avoir. Pourquoi me la laisser, sinon ? Pour me faire croire à un canular ? C'était trop tard pour cela...à moins que je ne sois le plus idiot des benêts ! Je demande une cigarette à un type dehors, tire une à deux bouffées puis l'écrase au sol. Je lui en demande une seconde mais il m'envoie sur les roses. Je suis trop nerveux. Je n'ai pas cessé de m'imaginer la scène, sans savoir ce que j'allais lui dire. Etais-je prêt ? Comment l'affirmer ? Parce que j'étais devenu un expert d'Anne Rice ? Elle pouvait se planter sur toute la ligne, avoir à moitié raison, il n'y avait qu'une seule façon de le savoir : se confronter au sujet principal.

Le club est plein à craquer. Les effluves de sueur, d'alcool et de tout un tas de substances me parviennent presque immédiatement. Temps d'adaptation nécessaire : une bonne minute. S'ensuit une recherche visuelle plus compliquée que je ne le pensais. La faute à une foule dense, compacte, impossible à scinder. Je m'avance, traversant une marée de corps mouvants et contraint de suivre le chemin qu'ils me tracent. C'est là que je la repère. Que je les repère. Mon anxiété se fane aussitôt, laissant place à un agacement sévère qui me donnerait presque envie de ricaner. Je me déteste d'être aussi naïf ! Je la méprise d'être aussi peu...concernée ? Pourquoi le serait-elle ? A-t-elle jamais manifesté quoique ce soit à mon égard ? Pardon...quoique ce soit de sincère à mon égard ? Au moins, elle n'a pas menti sur son compagnon. Est il comme elle ? Assurément, il connaît cette autre Elza. Celle qui empêche la jeune femme que j'ai rencontré d'être libre. Elle a l'air parfaitement à l'aise. Lui également. Une entente réciproque, une complicité, une proximité naturelle qui saute aux yeux et me fait penser qu'on peut difficilement rivaliser avec le passé.

Je me fraye un passage jusqu'au bar et commande trois shots de tequila. Il me faut un stimulant avant de les approcher. Cela me donnera de l'énergie ou m'anesthésiera légèrement, au cas où il aurait envie de m'en coller une. Le troisième verre est vide mais je ne me sens pas encore d'attaque. J'en recommande trois autres et me retourne vers l'assistance. Ils n'ont pas changé de place.

" Il parait que les êtres comme toi ont une ouïe surdéveloppée. Jusqu'à quel point ? ", demandai-je d'un ton monocorde sans les quitter des yeux.

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Elza Maroni
VAMPIRES - CLENCHING THE JAGGED JAWS
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Bien que l’image renvoyée par son miroir révèle l’apparence d’une jeune femme d’une vingtaine d’années, Elza en compte exactement 480. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Malgré les années écoulées et ses indénombrables rébellions, Elza est restée pieuse. Qu'est-ce qu'un homme si ce n'est une source de conseils et de réconfort ? [titre de mon champ]: BESOGNE: : Sa dévotion envers le clan Gallerini est telle qu'un emploi serait superflu. Son unique aspiration est dédiée aux croyances de son roi qu'elle s'efforce à faire respecter. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : 480 printemps plus tard... [titre de mon champ]: ÉCHINE: : I am a vampire, I have lost my fangs ♫ [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Sens accrus, résistance au froid, agilité, force et rapidité. [titre de mon champ]: GANG: : Clan Gallerini : la paix avec les hommes est le but des tous les membres. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Mia Wasikowska [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 176 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/03/2017



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Sujet: Re: Verità o Chimera | Elza Maroni & Isiah Del Conti   Mar 25 Juil 2017 - 16:05
Plus de deux semaines s’étaient écoulées depuis ma dernière entrevue avec Vittorio Sedara. Je m’étais retirée alors qu’il venait de subir un véritable coup de massue : la révélation de ma véritable identité et, surtout, l’existence d’un monde paranormal dont il ne soupçonnait rien jusqu’ici. Abandonné à ses interrogations et à sa confusion, j’ignorais ce qu’il était advenu de lui après mon départ. Avait-il passé des heures près de la fontaine, réfléchissant au meilleur moyen de me faire interner pour folie ? Était-il retourné auprès de ses semblables dans le but de se vider l’esprit et de s’amuser ? Je n’en avais pas la moindre idée. Bien entendu, je me faisais du souci pour lui, raison pour laquelle je me dissimulais dans l’ombre afin de m’assurer de sa sécurité alors qu’il arpentait les rues de la ville à des heures tardives. Il ne s’était encore jamais approché de la boîte de nuit près de laquelle nous avions fait connaissance, signe probable qu’il ne désirait plus avoir affaire à moi. Je ne pouvais clairement pas l’en blâmer. Après sept jours, j’avais renoncé à m’autoproclamer comme étant son garde du corps anonyme, retournant à ma besogne. L’hésitation ne dura qu’un temps avant que je ne me confesse à Isiah, mon meilleur ami. Je lui avais tout raconté. Avais-je eu tort de céder aux « caprices » de l’humain ? Aucun de nous ne pouvaient y apporter une réponse claire et précise, le débat étant des plus nuancé. Ce tracas m’empêchait depuis lors de m’amuser et de retrouver le sourire. Avais-je pourri la vie d’un de ceux dont je prenais tant à cœur la protection ? À croire que je n’étais qu’une vague coquille immortelle uniquement remplie de culpabilité. Arriverais-je un jour à profiter des siècles qui m’étaient offerts ? Si tel était le cas, ne serais-je pas encore moins humaine que je ne l’étais déjà ? Après tout, ces sentiments et émotions que je ressentais constituaient ce qui me rapprochait le plus des vivants.

Ce soir-là, le sorcier m’offrit de passer un moment agréable en sa compagnie. Ne pouvant pas partager un repas digne de ce nom, que nous restait-il maintenant que le soleil était couché depuis bien longtemps ? La fameuse boîte de nuit. J’avais conscience du mépris qu’Isiah vouait à la danse, lui qui avait catégoriquement refusé de s’habiller en homme de la cour plusieurs décennies plus tôt en échange d’une leçon de valse. Cependant, rien ne nous obligeait à faire vibrer le dancefloor de notre fougue. Qui plus est, j’étais persuadée que je n’étais pas la seule pour qui cette soirée pourrait se prouver bénéfique et ce, même si nous nous contentions de rester posés près du bar. Appuyés contre celui-ci, la musique se répercutant contre nos tympans, nous trinquions avec un large sourire sur nos visages. Bien que l’alcool n’était pas un élément dont je raffolais, j’avais opté pour un whisky. Oui, rien que ça. Autant jouer le jeu jusqu’au bout non ? Malgré ma tenue, essentiellement composée d’une courte robe noire avec un décolleté non-négligeable, aucune proposition ne m’avait été faite. Je l’interprétais de deux manières : soit les clients masculins me trouvaient hideuse, soit Isiah était bien trop imposant pour qu’ils osent prendre le moindre risque. Afin de mieux flatter mon égo, je préférais cette deuxième possibilité. Lâches. En cet instant, je souhaitais oublier mes tracas en m’imbibant de la bonne humeur ambiante. Dans un éclat de rire, je me blottis dans les bras du garçon, lui tournant le dos, remuant au rythme de la musique, non sans la moindre sensualité. « Allez ! Juste une danse ! » Le blond devait bien s’y attendre non ? Je ne déclarais jamais forfait avant d’avoir tenté ma chance au moins une fois. Ou deux. « C’est ça ou je dis à tous les hommes ici présents que tu es gay. » lançais-je avec un gloussement. Je me voyais déjà pouffant de rire alors que mon interlocuteur serait obligé d’éconduire tous les homosexuels du lieu. Pour une créature de près de 500 ans, je savais parfaitement me comporter telle une gamine. Tel que j’aurai dû l’être lors de mon vivant. Sa présence près de moi ne faisait qu’accentuer cette caractéristique.

Nous fûmes bientôt interrompus par une arrivée surprise qui me fit l’effet d’une douche froide : Vittorio. Durant une fraction de seconde, je perdis tout contenance, ne sachant que faire ni comment réagir. L’italien pur souche venait de me surprendre littéralement dans les bras d’un autre, celui qu’il pensait être mon petit-ami. Je doutais alors : avais-je pris le soin de raconter cette partie au concerné ? Je ne bougeais pas, stupéfaite et embarrassée. Pourquoi avait-il choisi aujourd’hui pour me retrouver ? N’avait-il pas eu d’autres occasions ? Pourquoi étions-nous confrontés à un timing aussi pourri ? Je savais ce que je ressentais pour lui aussi bien que je pouvais mettre des mots sur ma relation avec Isiah. Pour résumer : j’étais pommée. La situation actuelle n’en était donc que plus catastrophique. Les deux représentants de la gent masculine n’avaient rien en commun : l’un était sorcier, l’autre humain. Un était blond tandis que le second était brun, et ainsi de suite. Pourtant, aucun d’eux ne me laissaient indifférente. Le fait qu’ils m’accordaient de l’importance suffisait-il à justifier cette attraction ? Non. Eux seuls parvenait à me faire rire, à me faire apprécier ce monde que je haïssais pourtant. Ce monde était d’ailleurs sérieusement en train de s’effriter sous mes pieds.

« Pardon ? » demandais-je alors que mes neurones ne semblaient plus vouloir se connecter entre eux. « Euh… Oui ! Nous avons une ouïe plus… Développée. » Il s’agissait des seuls mots que je parvins à articuler. Pourquoi me trouvais-je dans un tel état ? Répondre à sa question stupide me paraissait insurmontable ! Après une poignée de secondes dans un silence relatif du fait de l’endroit où nous nous trouvions, je décidais de me défiler avec toute la discrétion qui m’était disponible. Je m’éclaircis la gorge avant de passer aux présentations. « Isiah, Vittorio. Vittorio… Isiah. » Était-ce possible pour un vampire d’avoir les mains moites ? À moins que cette humidité provenait du verre que je venais de tenir ? J’avais conscience du regard scrutateur que nous lançait le nouveau venu. Était-ce de la jalousie, ou bien me prenait-il pour une dégénérée ? Les deux en même temps n’étaient pas à exclure.

_________________
There are others, others that hold onto an emotion, a drive,
loss, revenge, or love. Those, they never go away. †
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