Verità o Chimera | Elza Maroni & Isiah Del Conti

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Vittorio Sedara
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 35 ans CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Gérant d'un restaurant FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)SHADOW DANCER BAFOUILLES: : 1181 PACTE: : 19/05/2017



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Jeu 6 Juil - 2:01








Verità o Chimera



Le pas pressé, puis lent, je ne sais pas si je veux entrer ou non. Si c'est une folie de plus qui m'a conduit jusqu'ici ou si cette décision résulte d'une pensée mûrement réfléchie. Je ne me fais pas confiance. Je ne lui fais pas confiance non plus. Je redoute une possible rencontre mais me dis que si elle ne se fait pas ce soir, elle ne se fera jamais plus. L'indication était claire, franche, il n'y avait aucun doute à avoir. Pourquoi me la laisser, sinon ? Pour me faire croire à un canular ? C'était trop tard pour cela...à moins que je ne sois le plus idiot des benêts ! Je demande une cigarette à un type dehors, tire une à deux bouffées puis l'écrase au sol. Je lui en demande une seconde mais il m'envoie sur les roses. Je suis trop nerveux. Je n'ai pas cessé de m'imaginer la scène, sans savoir ce que j'allais lui dire. Etais-je prêt ? Comment l'affirmer ? Parce que j'étais devenu un expert d'Anne Rice ? Elle pouvait se planter sur toute la ligne, avoir à moitié raison, il n'y avait qu'une seule façon de le savoir : se confronter au sujet principal.

Le club est plein à craquer. Les effluves de sueur, d'alcool et de tout un tas de substances me parviennent presque immédiatement. Temps d'adaptation nécessaire : une bonne minute. S'ensuit une recherche visuelle plus compliquée que je ne le pensais. La faute à une foule dense, compacte, impossible à scinder. Je m'avance, traversant une marée de corps mouvants et contraint de suivre le chemin qu'ils me tracent. C'est là que je la repère. Que je les repère. Mon anxiété se fane aussitôt, laissant place à un agacement sévère qui me donnerait presque envie de ricaner. Je me déteste d'être aussi naïf ! Je la méprise d'être aussi peu...concernée ? Pourquoi le serait-elle ? A-t-elle jamais manifesté quoique ce soit à mon égard ? Pardon...quoique ce soit de sincère à mon égard ? Au moins, elle n'a pas menti sur son compagnon. Est il comme elle ? Assurément, il connaît cette autre Elza. Celle qui empêche la jeune femme que j'ai rencontré d'être libre. Elle a l'air parfaitement à l'aise. Lui également. Une entente réciproque, une complicité, une proximité naturelle qui saute aux yeux et me fait penser qu'on peut difficilement rivaliser avec le passé.

Je me fraye un passage jusqu'au bar et commande trois shots de tequila. Il me faut un stimulant avant de les approcher. Cela me donnera de l'énergie ou m'anesthésiera légèrement, au cas où il aurait envie de m'en coller une. Le troisième verre est vide mais je ne me sens pas encore d'attaque. J'en recommande trois autres et me retourne vers l'assistance. Ils n'ont pas changé de place.

" Il parait que les êtres comme toi ont une ouïe surdéveloppée. Jusqu'à quel point ? ", demandai-je d'un ton monocorde sans les quitter des yeux.

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Mar 25 Juil - 16:05
Plus de deux semaines s’étaient écoulées depuis ma dernière entrevue avec Vittorio Sedara. Je m’étais retirée alors qu’il venait de subir un véritable coup de massue : la révélation de ma véritable identité et, surtout, l’existence d’un monde paranormal dont il ne soupçonnait rien jusqu’ici. Abandonné à ses interrogations et à sa confusion, j’ignorais ce qu’il était advenu de lui après mon départ. Avait-il passé des heures près de la fontaine, réfléchissant au meilleur moyen de me faire interner pour folie ? Était-il retourné auprès de ses semblables dans le but de se vider l’esprit et de s’amuser ? Je n’en avais pas la moindre idée. Bien entendu, je me faisais du souci pour lui, raison pour laquelle je me dissimulais dans l’ombre afin de m’assurer de sa sécurité alors qu’il arpentait les rues de la ville à des heures tardives. Il ne s’était encore jamais approché de la boîte de nuit près de laquelle nous avions fait connaissance, signe probable qu’il ne désirait plus avoir affaire à moi. Je ne pouvais clairement pas l’en blâmer. Après sept jours, j’avais renoncé à m’autoproclamer comme étant son garde du corps anonyme, retournant à ma besogne. L’hésitation ne dura qu’un temps avant que je ne me confesse à Isiah, mon meilleur ami. Je lui avais tout raconté. Avais-je eu tort de céder aux « caprices » de l’humain ? Aucun de nous ne pouvaient y apporter une réponse claire et précise, le débat étant des plus nuancé. Ce tracas m’empêchait depuis lors de m’amuser et de retrouver le sourire. Avais-je pourri la vie d’un de ceux dont je prenais tant à cœur la protection ? À croire que je n’étais qu’une vague coquille immortelle uniquement remplie de culpabilité. Arriverais-je un jour à profiter des siècles qui m’étaient offerts ? Si tel était le cas, ne serais-je pas encore moins humaine que je ne l’étais déjà ? Après tout, ces sentiments et émotions que je ressentais constituaient ce qui me rapprochait le plus des vivants.

Ce soir-là, le sorcier m’offrit de passer un moment agréable en sa compagnie. Ne pouvant pas partager un repas digne de ce nom, que nous restait-il maintenant que le soleil était couché depuis bien longtemps ? La fameuse boîte de nuit. J’avais conscience du mépris qu’Isiah vouait à la danse, lui qui avait catégoriquement refusé de s’habiller en homme de la cour plusieurs décennies plus tôt en échange d’une leçon de valse. Cependant, rien ne nous obligeait à faire vibrer le dancefloor de notre fougue. Qui plus est, j’étais persuadée que je n’étais pas la seule pour qui cette soirée pourrait se prouver bénéfique et ce, même si nous nous contentions de rester posés près du bar. Appuyés contre celui-ci, la musique se répercutant contre nos tympans, nous trinquions avec un large sourire sur nos visages. Bien que l’alcool n’était pas un élément dont je raffolais, j’avais opté pour un whisky. Oui, rien que ça. Autant jouer le jeu jusqu’au bout non ? Malgré ma tenue, essentiellement composée d’une courte robe noire avec un décolleté non-négligeable, aucune proposition ne m’avait été faite. Je l’interprétais de deux manières : soit les clients masculins me trouvaient hideuse, soit Isiah était bien trop imposant pour qu’ils osent prendre le moindre risque. Afin de mieux flatter mon égo, je préférais cette deuxième possibilité. Lâches. En cet instant, je souhaitais oublier mes tracas en m’imbibant de la bonne humeur ambiante. Dans un éclat de rire, je me blottis dans les bras du garçon, lui tournant le dos, remuant au rythme de la musique, non sans la moindre sensualité. « Allez ! Juste une danse ! » Le blond devait bien s’y attendre non ? Je ne déclarais jamais forfait avant d’avoir tenté ma chance au moins une fois. Ou deux. « C’est ça ou je dis à tous les hommes ici présents que tu es gay. » lançais-je avec un gloussement. Je me voyais déjà pouffant de rire alors que mon interlocuteur serait obligé d’éconduire tous les homosexuels du lieu. Pour une créature de près de 500 ans, je savais parfaitement me comporter telle une gamine. Tel que j’aurai dû l’être lors de mon vivant. Sa présence près de moi ne faisait qu’accentuer cette caractéristique.

Nous fûmes bientôt interrompus par une arrivée surprise qui me fit l’effet d’une douche froide : Vittorio. Durant une fraction de seconde, je perdis tout contenance, ne sachant que faire ni comment réagir. L’italien pur souche venait de me surprendre littéralement dans les bras d’un autre, celui qu’il pensait être mon petit-ami. Je doutais alors : avais-je pris le soin de raconter cette partie au concerné ? Je ne bougeais pas, stupéfaite et embarrassée. Pourquoi avait-il choisi aujourd’hui pour me retrouver ? N’avait-il pas eu d’autres occasions ? Pourquoi étions-nous confrontés à un timing aussi pourri ? Je savais ce que je ressentais pour lui aussi bien que je pouvais mettre des mots sur ma relation avec Isiah. Pour résumer : j’étais pommée. La situation actuelle n’en était donc que plus catastrophique. Les deux représentants de la gent masculine n’avaient rien en commun : l’un était sorcier, l’autre humain. Un était blond tandis que le second était brun, et ainsi de suite. Pourtant, aucun d’eux ne me laissaient indifférente. Le fait qu’ils m’accordaient de l’importance suffisait-il à justifier cette attraction ? Non. Eux seuls parvenait à me faire rire, à me faire apprécier ce monde que je haïssais pourtant. Ce monde était d’ailleurs sérieusement en train de s’effriter sous mes pieds.

« Pardon ? » demandais-je alors que mes neurones ne semblaient plus vouloir se connecter entre eux. « Euh… Oui ! Nous avons une ouïe plus… Développée. » Il s’agissait des seuls mots que je parvins à articuler. Pourquoi me trouvais-je dans un tel état ? Répondre à sa question stupide me paraissait insurmontable ! Après une poignée de secondes dans un silence relatif du fait de l’endroit où nous nous trouvions, je décidais de me défiler avec toute la discrétion qui m’était disponible. Je m’éclaircis la gorge avant de passer aux présentations. « Isiah, Vittorio. Vittorio… Isiah. » Était-ce possible pour un vampire d’avoir les mains moites ? À moins que cette humidité provenait du verre que je venais de tenir ? J’avais conscience du regard scrutateur que nous lançait le nouveau venu. Était-ce de la jalousie, ou bien me prenait-il pour une dégénérée ? Les deux en même temps n’étaient pas à exclure.
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Isiah Del Conti
SORCIERS - TO KNOW IS LIKE A HUNGER
OSSATURE: : 30 ans CONTRAT: : Veuf il a perdu sa femme et l'enfant qu'elle portait, tuée par les chasseurs. Il refuse de laisser son souvenir s'évaporer dans les bras d'une autre. BESOGNE: : Kinésithérapeute
ÉCORCE: : 87 ans ÉCHINE: : Sorcier PRESTIGE: : Adepte de chamanisme, il est capable de dialoguer quelques secondes avec les âmes des sorciers errants. GANG: : Il essaie d'entrer en contact avec le coven Hellebore @EFFIGIE: : Max Riemielt, @ABΔИDON BAFOUILLES: : 351 PACTE: : 07/05/2017



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Ven 22 Sep - 15:09
Verità O Chimera

       

Après quelques temps de colocation clandestine, les deux amis avaient presque retrouvé leur complicité d'antan. Bien que le sorcier avait beaucoup de mal à suivre le rythme de vie de l'effrontée. A vrai dire, Isiah avait toujours eu du mal à suivre les sautes d'humeurs incessantes de son amie et l'enchainement de ses nouvelles lubies. Cependant, elle l'empêchait à sa manière de se morfondre dans sa solitude, bien que cette dernière demeurait tenace. En effet, il s'était habitué à la solitude comme seule compagne et il avait encore tendance à la rechercher lorsqu'Elza devenait parfois trop envahissante. Ils avaient instaurés des règles, Isiah avait ainsi promis à son amie de lui accorder au moins une soirée à ses côtés pendant la semaine. Or, alors que les deux amis réfléchissaient à une activité possible, Isiah avait proposé le pub de Colin tandis qu'Elza avait proposé une boîte de nuit. Rien que l'idée de se retrouver enfermer dans ce genre d'endroit suffisait à donner des frissons au sorcier. Mais Elza avait cette fâcheuse tendance à toujours obtenir ce qu'elle désirait, elle utilisait la ruse telle une enfant bien trop gâtée. Malheureusement, Isiah faisait partie de ces personnes qui avaient du mal à lui refuser quelque chose. Alors il accepta.

Telle fut son regret au moment même où ils pénétraient dans ce lieu beaucoup trop clos et petit pour accueillir tant de personnes en sueur et alcoolisée. Selon Isiah, la jeunesse de ce siècle ne savait plus faire la fête et se contenter de choses simples. Ils avaient la folie des grandeurs et pourtant, ils se retrouvaient tous les week-ends dans ces espèces de boîtes de conserves. De plus, il sentait les regards des hommes se poser sur la robe d'Elza beaucoup trop décolletée pour être décente et beaucoup trop décolletée pour protéger sa vertu. Il se promit d'être son garde du corps pour la soirée, bien que son amie fut bien assez grande pour se protéger toute seule, cela serait une mauvaise idée de décliner sa véritable nature. Isiah trouva son refuge au bar. La musique était beaucoup trop forte et beaucoup trop entêtante, ils seraient beaucoup plus tranquille au pub de Colin. Mais soit, Elza aimait ce genre d'endroit. C'était une nouvelle preuve de leur différence, mais Isiah se promit de faire un effort afin que son amie puisse passer une bonne soirée. Les amis plaisantaient et trinquaient jusqu'à ce qu'elle lui fasse l'offre semblable à son arrêt de mort. Danser. « Je savais que tu me tendrais ce piège. C'est un non. Va toi ». Il se chargerait de la surveiller de loin afin qu'un homme mal intentionné ne s'en prenne pas à elle. Depuis leurs retrouvailles et l'état dans lequel Isiah avait récupérer Elza, le sorcier était devenu bien plus protecteur à son égard qu'auparavant. Le vampire se blottit dans les bras du sorcier. Elle pouvait avoir vraiment l'air d'une enfant à certains moments. Son nez se retroussait tandis qu'elle le menaçait « T'as pas mieux comme menace ? Fait un petit effort quand même » la taquinait-il. Il finit par accepter une seule danse, ce serait la seule. Il se laissa traîner sur la piste, la malaise s'emparait de son être. Il n'était pas doué avec cela, mais Elza parvint à la mettre à l'aise, les deux amis riaient, dansaient, se serraient l'un contre l'autre jusqu'à ce qu'Isiah remarque un homme s'approcher d'eux.

Sa question le dérouta « Pardon ? » sa question fit écho à la même venant de son amie. Dans un geste de protection, Isiah n'avait pas retiré son bras des épaules de son amie et la serrait contre lui tandis qu'elle répondait à sa question. L'homme était bien trop dérouté pour comprendre qui était cet homme jusqu'à ce qu'Elza prononce son prénom. La méfiance devint bien plus claire qu'auparavant. Le regard du dénommé Vittorio était menaçant. « Donc c'est toi Vittorio » dit-il, toisant l'ephebe du regard « Je serais toi je passerais mon chemin ».

(c) REDBONE


_________________
Ain't no rest for the wicked
I am the one that runs both from the living and the dead. Hunted by scavengers, haunted by those I could not protect. So I exist in this wasteland, reduced to one instinct: survive.©lazare.
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Vittorio Sedara
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 35 ans CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Gérant d'un restaurant FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)SHADOW DANCER BAFOUILLES: : 1181 PACTE: : 19/05/2017



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Ven 22 Sep - 22:45





Verità o Chimera

Tension palpable. Animosité naissante. Besoin impérieux de montrer qu'il est l'Alpha. Celui qui a tous les droits. Les pleins pouvoirs. Le dominant. Son bras autour de la jeune femme est à la fois un geste de protection et de mise en garde. Regarde-le et regarde-le bien, car je n'ai pas l'intention de le retirer, quoiqu'il puisse se passer : elle est avec moi. A cette expression corporelle explicite s'ajoute un ton cassant, froid, une alerte préventive en vue de me laisser une chance. Une possibilité de faire comme si je ne les avais pas rencontrés. Quelle classe ! Il se retient de me coller une droite et je devrais le remercier pour ça ? A mon tour de serrer les dents, face à un inconnu qui me juge et ne sait visiblement pas de quoi il parle ! Ce "donc", cette façon de m'interpeller signifie qu'elle lui a parlé de moi. Que lui a-t-elle dit ? Qu'a-t-elle omis de dire, surtout ? Sont-ils proches au point qu'elle veuille tout partager avec lui ? Même...ça ? Des instants insignifiants aux yeux des autres et qui, pour moi, résonnent encore comme une bulle de légèreté, une insouciance chaleureuse et apaisante. Des moments que je n'ai partagé qu'avec elle. Pauvre fou.

Mon regard se posa sur Elza et mon faciès se détendit malgré moi. Etait-elle différente de la dernière fois où je l'ai vue ou étais-je encore en train de me fourvoyer ?

" Depuis quand as-tu besoin de quelqu'un pour parler à ta place ? Je te croyais suffisamment grande pour t'occuper de toi toute seule... "énonçai-je, amer.

Je l'observai, fronçant les sourcils en découvrant sa tenue, presque vulgaire. Du moins, trop en décalage pour être portée par celle que j'avais défendu. Avec qui j'avais ri. Echangé. Conversé. Cette fille qui ne m'avait pas quitté pendant des semaines, que j'avais fini par revoir et qui m'avait avoué son secret telle une sentence définitive. Cette fille...n'était pas là ce soir.

Je me tournai vers celui qui l'accompagnait pour reprendre.

" Je ne partirai que lorsqu'elle me le demandera. Et encore ! Je ne sais pas si je l'écouterai. Jusqu'à présent, j'ai surtout agi comme bon me semblait...et ce n'est pas ce soir que je vais changer mes habitudes. Mais je t'en prie, ne te gêne pas pour nous ! Si ma présence t'insupporte, tu n'as qu'à...dégager ? "

Je sentais la chaleur envahir mon corps, du bout de mes doigts au sommet de mon crâne. Le sang parcourait mon être à une vitesse incroyable. Je voulais qu'il comprenne qu'il n'aurait pas l'ascendant sur moi. Que je n'allais pas me laisser faire. Que je pouvais être ici, avec elle, pour la simple et bonne raison qu'elle me l'avait accordé. Combat de coqs dans une arène, et après ? Si je devais y laisser des dents, je le supporterais. Je défendais mon droit, plus qu'un ego ou une quelconque relation. Restait à savoir si nous allions tous deux ranger les lames dans leur fourreaux ou dégainer plus vite que l'adversaire. A vos marques ?





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Dim 24 Sep - 21:33
La tension était à trancher au couteau, et le ton commençait d’ores et déjà à monter entre les deux hommes. Que se passait-il exactement ? J’étais si confuse que je ne parvenais pas à y voir clair. Ce ne pouvait être de la jalousie de la part d’Isiah. Non, il ne m’avait jamais perçu de la sorte à ce que je sache, et la probabilité du contraire était encore bien plus mince que des décennies auparavant. M’offrait-il sa protection sous son comportement fier et viril ? Je ne me souvenais pas l’avoir déjà vu réagir de la sorte puisque, en général, j’avais toujours l’ascendant sur mes « agresseurs ». Estimait-il que je n’étais pas en mesure d’adopter le comportement adéquat, de prendre les bonnes décisions, en ce qui concernait ma relation avec Vittorio ? M’avait-il caché qu’il désapprouvait entièrement ce rapprochement inattendu d’un simple humain et d’un vampire de presque un demi-siècle ? J’étais tout simplement déchirée entre ces types, soit les deux individus uniques à ne pas me laisser indifférente. La réflexion tranchante de l’italien me fit froncer les sourcils, comme un mécanisme de défense. Je haïssais ce type de remarque qui me faisait passer pour une moins que rien, une faible jeune fille dans l’incapacité de connecter ses méninges sans l’intervention d’une personne provenant du soit disant « sexe fort ». Il ne gagnait pas de points, mais je ne pouvais lui en tenir rigueur en vue de la situation actuelle. Ne devait-il pas se sentir totalement démuni ? Il faisait face à une créature de la nuit se trémoussant contre un autre homme, noyée par ses propres émotions. S’il était parvenu à accepter ma condition, le coup de poignard devait être particulièrement lancinant en vue de ce qu’il devait considérer être une trahison.

Le combat de coqs s’étendait tandis qu’autour de nous des nombreux corps bougeait au rythme de la musique. Personne ne semblait prêter attention à ce qui était en train de se dérouler près d’eux, tous perdus dans la folie du moment et imbibés d’alcool ainsi que d’autres substances. Oui, je ne raffolais pas de ce genre d’endroit, mais mon instinct m’avait poussé à y retourner. À raison semblait-il. Quoique. Lorsque je sentis la main d’Isiah se crisper sur mon épaule lorsque notre interlocuteur eut terminé sa réplique, je m’empressais de m’interposer, une main sur le torse de chacun. D’une voix ferme, je tranchais « C’est assez pour ce soir les enfants. On se calme avant que je ne vous envoie aux urgences. » Tour à tour, je leur adressais un regard noir afin qu’ils saisissent que je ne rigolais pas. Plusieurs secondes s’écoulèrent, les laissant s’imprégner de mes paroles, avant que je ne reprenne la parole. « Si vous avez besoin de vous défouler, je connais des manières beaucoup plus… Divertissantes que la violence. » Avec un sourire en coin, je me tournais ensuite vers mon meilleur ami tout en lui posant mes mains sur ses épaules. « Ça va aller. Relax, pas besoin de jouer à l’amant jaloux. Vittorio ne me veut aucun mal. N’est-ce pas ? » demandais-je avant de poser mon regard sur celui-ci.

Je les saisi tous deux par la main avant de les traîner à l’extérieur du bâtiment. Une bouffée d’air frais nous entoura, puis la porte claqua derrière nous tout en étouffant la musique qui faisait rage. J’espérais qu’un bon bol d’air suffirait à les calmer si mon intervention ne se révélait pas efficace. Je ne savais que faire d’eux. La sincérité semblait être l’unique option adaptée. « Quant à toi, Isiah est juste mon meilleur ami. Rien de plus. Pas besoin de monter sur tes grands chevaux. Je t’attends depuis deux semaines, j’ai bien le droit de m’amuser un peu non ? » Je tentais d’ignorer le petit pincement au cœur qui menaça d’étrangler le restant de mon intervention lorsque je qualifiais le blond de la sorte. D’ailleurs, je pris le plus grand soin à ne pas le regarder dans les yeux. « Tu peux parler en toute liberté devant lui. Il sait ce que je suis, même s’il ne partage pas ma… malédiction. » Je croisais les bras, attendant que l’un ou l’autre prenne la parole. L’affrontement allait-il reprendre de plus belle ? Est-ce qu’ils suspendraient les hostilités ? Avec son franc-parler, le magicien allait-il le forcer à justifier sa présence ici ? Son but ? En tous les cas, je savais avec certitude qu’il ne me déclarerait pas sa flamme !
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