Des souvenirs vécus à deux

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Sam 8 Juil - 4:17
Le 7 juillet 2017

Convaincre Zola de prendre sa fin de semaine n’a pas été une mince affaire.

En vérité, cela fait des mois, rien de moins, que Cuschieri flatte la lieutenant dans le sens du poil afin de l’amadouer, de la convaincre du bien-fondé de son plan. Une fin de semaine, tous les trois, à Ostia, au début de juillet. À profiter de la mer, du soleil. Sans penser au travail. Pour fêter son anniversaire en bonne et due forme. Pour fêter la fin des cours de leur fils. Pour passer un peu de temps tous ensembles, avant que Lorenzo en ait définitivement marre de leurs deux gueules. Il a d’ailleurs embarqué l’adolescent dans l’affaire, afin qu’il fasse pression sur la mère et qu’elle accepte, harcelée de toutes parts.

Enfants terribles, ils ont réussi.

Ils ont filé, dès le milieu de l’après-midi, dans sa voiture, le capot baissé afin de savourer le vent et le soleil sur leur peau. Le soleil toujours trop chaud pour Zola, jamais assez pour Cuschieri. L’hôtel est beau sans être ostentatoirement luxueux, la température idéale ; ils ont encore le temps de profiter de la plage, avant le repas du soir et le gâteau apporté par le maître d’hôtel, arborant chandelles et confettis afin de fêter la reine de la journée. Il est tard le soir lorsqu’il envoie un simple message-texte à Zola. Ouvre-moi. Il n’ose pas toquer, de peur de réveiller Lorenzo, qui dort dans la chambre de sa mère - il n’a pas poussé le vice à ne leur louer qu’une seule chambre, tout de même ! Ils sont séparés depuis longtemps. L’homme trépigne, devant le battant fermé, bouillant d’une énergie qui s’éveille toujours plus une fois la nuit tombée. Elle est devenue son domaine, ses habitudes ; le jour, lézard léthargique qui paresse sous le soleil italien, et la nuit, oiseau chamarré qui chante et gonfle les plumes de plus belle.
Enfin, la porte s’ouvre sur la moue curieuse de son ex-épouse, à laquelle il intime de garder le silence d’un simple index posé sur ses propres lèvres. Il lui ouvre le sac qu’il porte en bandoulière, la laissant inspecter son contenu d’un coup d’oeil rapide : deux serviettes, une bouteille d’un mousseux non alcoolisé, deux solides coupes de métal. La demande est claire, malgré le silence. Ils ont toujours eu la mer en commun, cet amour des vagues et cette recherche de l’apaisement fourni par les eaux parfois calmes, parfois tumultueuses, et chaque étape de leur relation en a été emplie. Leurs premiers rendez-vous, leur relation timidement construite, la toute jeune enfance de Loenzo. Pourquoi se priveraient-ils d’y ajouter leur divorce ? « Cap ? », que ses lèvres forment, complices. Il sait qu’elle ne pourra pas résister à un défi.


Dernière édition par Cosimo Cuschieri le Jeu 20 Juil - 16:34, édité 1 fois
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Zola Gaffardo
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : 43 ans qu'elle arpente le monde, les lunettes de vue sont désormais nécessaires sur les scènes de crime. CONTRAT: : Célibataire, après deux grands amours, l'un divorcé, l'autre séparée. BESOGNE: : Lieutenant de police scientifique, montée en grade depuis ses débuts il y a vingt ans.
FABLE: : complètement ignorante de tout ce qu'il se passe dans les ombres et les sous-sols, elle veut bien croire à des puissances paranormales, mais ne les cherche pas dans son quotidien (et elle devrait pourtant). ÉCHINE: : hybride humaine / sirène qui s'ignore et croit qu'elle a simplement la malchance d'être une de ces personnes avec un dessèchement de la peau rapide et élevé. @EFFIGIE: : lena headey, arté / sign, kat BAFOUILLES: : 118 PACTE: : 23/06/2017



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Jeu 20 Juil - 1:51
Ça a été une très bonne journée d’anniversaire, l’un dans l’autre. Et elle a bien fait de céder aux coups de semonce de Cosimo et Lorenzo alliés. L’air iodé d’Ostia a empli ses poumons avant même qu’ils ne descendent de voiture et Zola s’est sentie revivre, après ces dernières semaines bourrées d’incertitude et d’informations contradictoires. Tandis que Cuschieri conduisait, elle a fait en sorte de se concentrer sur le paysage qui défilait sous leurs yeux, une casquette de la police sur le crâne pour éviter de se taper un coup de soleil en plus de son problème récurrent de peau sèche, lunettes de soleil pour ne pas être éblouie, et main sur ladite casquette pour éviter qu’elle ne s’envole.

Oui, ce week-end était une bonne idée, une très bonne solution pour la sortir de sa routine quotidienne, pour se changer les idées, et pour profiter de leur adolescent de fils. De l’intérêt aussi de bien s’entendre avec son ex-mari, qui doit espérer encore qu’il se passera une nouvelle fois quelque chose entre eux. Oh, elle a toujours cette attirance pour cet imbécile, mais ils se sont éloignés, sans vraiment savoir pour quoi, et le divorce a mis un coup à cette histoire. Il réussit encore à la faire rire, et ça change, ça change oui des premières années du divorce, pas évidentes malgré la séparation convenue à l’amiable.

Elle est allongée sur son lit, en nuisette alors qu’elle aurait dormi en simple culotte si elle avait été seule dans sa chambre, quand son portable vibre sur la table de chevet et qu’un réflexe lui fait tendre soudainement la main dessus, et s’en saisir en espérant que l’adolescent dort à poings fermés. Elle attend, deux battements de cœur, histoire de voir si ça grogne dans le coin de la chambre où son lit est posé. Que nenni, elle consulte alors ses messages pour trouver celui de Cuschieri. Un sourire amusé s’esquisse sur ses lèvres, il semblerait qu’il ait une idée pour rendre le week-end encore plus mémorable. Déjà qu’elle a semé des confettis et du sable jusque dans la salle de bains où elle s’est changée pour dormir, elle redoute la suite.

La redoute, et l’attend avec quelque peu d’impatience aussi, il serait absurde de le nier.

Les prunelles de la belle plongent dans le sac ouvert et elle constate qu’il a vraiment tout prévu. La tête un peu lourde par les années est penchée d’un côté et elle retient tout, pour finalement relever ses billes vers Cosimo lorsqu’il la provoque en duel et la met au défi de relever le pari. La réponse est silencieuse, un rictus entendu d’abord, et puis un téléphone portable qui est volontairement glissé dans le sac à la fermeture éclair encore ouverte.
Évidemment qu’elle est cap de faire comme s’ils avaient encore vingt ans et la vie devant eux.

Levant un index sans mot dire, comme pour demander quelques minutes de délai, elle rentre dans la chambre un instant, pour griffonner quelque chose dans la semi-pénombre, le bloc notes de l’hôtel posé dans le rai de lumière qui filtre par la porte entrebâillée. Un indicatif pour le rejeton, s’il vient à se réveiller en pleine nuit : 23h30, sortie sur la plage avec Cuschieri. Ai pris portable. Appeler si problème. Bisous. Maman. Et de remettre son numéro de portable, parce qu’elle connaît l’adolescent comme si elle l’avait sorti de son vagin il y a plus de 13 ans de cela.
Fermant la porte doucement derrière elle, Zola ancre ses pas dans ceux de Cosimo : elle ira pieds nus, sans gilet, sans rien. L’air est plus doux en pleine nuit, et empli d’embruns salés, mais elle n’attrapera pas froid, surtout qu’ils vont finir à l’eau très vite, si elle ne se trompe pas. Les couloirs de l’hôtel sont déserts, les gens dorment tous, presque. Et elle lui intime, alors qu’ils sont dans l’escalier où tout résonne -leurs pas, leurs voix, les gargarismes des tuyaux en ferraille- : « T’es quand même culotté, avec ton bain de minuit même pas subtile. »
Dans le Hall, un néon qui clignote un peu salement, et un gardien de nuit qui les salue. Et puis, bientôt, l’air frais de la nuit qui les happe alors qu’ils sortent de cette demeure éphémère pour traverser la rue et descendre vers la mer et l’écume qui mousse le long de la côte. « C’était toi, l’idée brillante des confettis ? J’en ai eu partout, je suis sûre d’en retrouver encore l’année prochaine dans mes affaires et mes cheveux. »
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Sam 29 Juil - 21:14
Elle accepte.

Le téléphone est glissé dans le sac, victoire concédée de plein gré, et il attend bien patiemment pendant les quelques minutes qui précèdent leur sortie finale. Cuschieri n’a même pas besoin de lui demander si elle a pensé à laisser un mot à Lorenzo, quelque chose pour le rassurer, car il sait que c’est ce qu’elle a fait. Ils ne sont pas des parents parfaits, mais ils font de leur mieux et à deux, il croit bien qu’ils réussissent assez bien à faire de leur fils un être humain fonctionnel. Grognon, mais fonctionnel. « T’es quand même culotté, avec ton bain de minuit même pas subtile. Il paraît que ça fait mon charme », qu’il réplique dans un même murmure amusé, pas le moins du monde coupable de cette petite escapade qu’il lui propose. Il n’a jamais caché son jeu, il sait qu’elle y voit plus que clairement, et le simple fait qu’elle accepte de jouer suffit à le ravir et à raviver ses espoirs. Ils n’ont jamais été vraiment éteints, de toute manière.

Ils sont enfin dehors et une gerbe d’excitation fleurit dans son ventre, comme à chaque fois qu’il s’apprête à aller nager. La même que dans sa jeunesse. Sa mère lui a toujours dit qu’il avait su nager avant même de marcher, et il avait rit, quand il avait appris que la mère de Zola avait eu le même commentaire à propos de celle-ci. « C’était toi, l’idée brillante des confettis ? J’en ai eu partout, je suis sûre d’en retrouver encore l’année prochaine dans mes affaires et mes cheveux. Il a un petit rire, un clin d’oeil qui se perd dans la pénombre. Alors qu’ils quittent les alentours de l’hôtel, les lumières se font plus ténues, et bientôt, il y n’y aura presque que la lune et les étoiles. Je ne répondrai pas sans la présence d’un avocat, mais si c’était bel et bien mon idée, je ne serais absolument pas désolé. J’oserais même dire que je serais plus que satisfait de savoir que c’est réussi. Mais ce ne sont que des hypothèses, bien sûr. » C’était en partie son idée ; Lorenzo y a participé avec grand plaisir. Trahir leur fils, cela dit : hors de question.

Quelques minutes de marche et ils sont enfin à la plage, leurs pieds bien enfoncés dans le sable frais. Le calme change drastiquement de l’agitation du jour, des familles et des enfants qui courent partout. Bien au loin, ils peuvent deviner un groupe probablement de jeunes adultes, qui s’adonnent aux mêmes activités qu’eux ; à peine leurs cris et rires leurs parviennent, tant ils sont éloignés, couverts par le bruit des vagues. « Puis, tu dois admettre que mes idées sont généralement bonnes. » Comme celle-là, et comme la bouteille de mousseux qu’il sort de son sac.
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