Ricordi terribili ❦ feat. Mircea

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ANATOMY OF THE SOUL

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Le temps peint et grave sa peau de trente années passées. [titre de mon champ]: CONTRAT: : La docteure vagabonde seule, pour compagnie unique ses petits protégés. Arachnide sadique, folle qui se délecte de ses morbides expériences sur de pauvres juvéniles. Petits voués à une torture éternelle. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Derrière la chevelure de feu, derrière ses orbes bleu ciel, se cache l'innommable, l'affreux. La folie d'une mortelle possédée par l'espérance de soigner, de les sauver. La certitude que le Mal se crée dans l'enfance, s'enfonce dans leur corps tendre qui ne demande qu'à être ouvert pour enlever l'infâme putréfaction. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Les surnaturels sont partout, emplissant le monde de leur infection maudite. Espoir de les guérir. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Chair tendre et éphémère, mort éternelle : humaine. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Les scalpels ouvrent les chairs tendres, les gants blancs sont rougis par le sang. [titre de mon champ]: GANG: : Astragale aux mains du Vatican. Noire destinée. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Holland Roden ~ Blondie (Tumblr) + Signature ~ Endlesslove [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 24 [titre de mon champ]: PACTE: : 15/06/2017



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Sujet: Ricordi terribili ❦ feat. Mircea   Lun 10 Juil 2017 - 21:18

Souvenirs terribles

(h. bosco) ▽ Ne sommes-nous pas, comme le fond des mers, peuplés de monstres insolites ?
Forme emmitouflée dans un ample manteau, une cape sensée faire fondre sa frêle propriétaire dans la nuit nébuleuse. Epaisse crinière flamboyante, éclat de feu dans la nuit, retenue difficilement dans un léger capuchon. Froid l’enveloppant de ses griffes glacées, atmosphère polaire. Cependant, la femme se presse, esquive les ruelles sombres, fabuleuse danse tentant d’éviter les groupes et les attroupements. Monde parallèle, bulle qui entoure sa conscience. Plongée dans ses pensées comme un poisson submergé par la mer. Garder, sauver, torturer ou exécuter ? Alternatives toutes aussi pétrifiantes les unes que les autres, faisant blêmir un lambda sain. Mais elle est loin d’être lambda, et encore moins saine d’esprit…

Sous ses vêtements chauds, sous ses étoffes riches, se cachent ses armes. Ses produits, ses balles. Son arsenal, tentant vainement de prévenir les monstres qui roulent leur bille sur la surface de leur pauvre monde. Ses immondices qui se promènent, ses lâches cachés, sans avoir la moindre vergogne à enlever la vie à la seule espèce intelligente qui mérite de fouler le sol terrien. Les autres méritent d’y être enterrer six pieds sous terre, plus morts que la mort.

Ses pieds la mènent chez elle, dans son antre de l’horreur, se guident presque seuls alors que leur digne propriétaire vogue librement dans son océan de pensées.

Choc qui l’ébranle, qui la projette comme un vulgaire pantin sur la pierre dure. Respiration saccadée, diaphragme fou. Mains utilisées comme piliers fondateurs, alors que l’ossature essaie de péniblement retrouver ses fonctions. Son manteau git dans sur la pierre humide et poisseuse. Chevelure au vent, fouettant son visage de fragile porcelaine. « Qui êtes-vous ? ». Le ton est dure, autoritaire. Il n’autorise aucun dérapage, aucun essaie pitoyable pour s’échapper à cette conversation.

Ses yeux l’observent, préoccupés. Drôle sensation de déjà-vu. Vraiment très… Vision qui l’assaillit, comme un poignard enfoncé dans son cœur palpitant. Souffle coupé, scènes déroulées sous ses prunelles azzurre. Hochement de tête frénétique, comme pouvant chasser le monstrueux héritage de sa famille de la même façon qu’un misérable insecte. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Et ce ne sera jamais, au grand jamais, le cas.

Elle le juge, le jauge, l’analyse, l’observe sous toutes les coutures. Cette bête de cage, ce tigre enfermé qui rencontre le fruit de ses deux démons. De ses deux bourreaux sans foi ni loi. Pour chacun, à leurs yeux, ils sont tous les deux des monstres. « Je vous connais. » articule fermement la Médicis. Sa voie tremblote légèrement, se secoue comme une brise. Une maîtrise des émotions n’est jamais parfaite. Elle a, elle révèle, toujours une faille…
(c) AMIANTE


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GOD HATES FANGS

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conter son règne
[titre de mon champ]: OSSATURE: : Croissance à retardement ; grandir ne lui a jamais convenu. Figé désormais, comme une statue de marbre. Un visage aux apparences juvéniles, et pourtant matures, coincé entre la vingtaine et la trentaine. Parfois, vingt, parfois trente. Estimer l'âge n'a jamais été son fort. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Lorsque la mort nous frôle, lorsqu'elle est aux portes de nos lèvres, l'on pense que c'est la bonne, que c'est elle. La seule, l'unique. Jamais plus il ne se remettra d'avoir perdu son baiser et ceux des autres qu'il a aimé. [titre de mon champ]: BESOGNE: : L'éducation gitane est ainsi : la famille, le contact avant tout. Besoin de voir des gens, de se sentir entouré, et pourtant pas étouffé. Récemment diplômé, son cabinet de kinésithérapeute vient d'ouvrir. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : À cet âge, la mort aurait déjà du l'embrasser. Elle aurait déjà du l'emmener loin de ce monde ; il n'avait, de toute façon, que peu de temps à vivre sur cette terre, et le voilà condamné à l'éternité. Il aurait du vivre trente ans, le voilà à sa quatre vingt unième année. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Lorsque le sang a pour la première fois passé ses lèvres, il a senti comme un voile qu'on déposait sur lui. D'abord l'odeur de fer, la texture poisseuse. Il s'en est abreuvé en le sentant réchauffer son corps, apaiser ses muscles douloureux et tendus. Puis enfin, il s'est éveillé, créature de la nuit, monstre qui fait scintiller les canines. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : La force, par dessus tout. Les odeurs qui l'enivrent, emplissent ses narines. Sa vue, vue de lucifuge, comme en plein jour. Ses sens, décuplés, tous, comme un cadeau, comme une malédiction. Il a l'impression d'être un clébard, ou un putain de chat. [titre de mon champ]: GANG: : Seul, solitaire, triste dans cette vie qu'il essaie de redresser. Médiocre vermisseau dont personne ne voudrait, et qui ne voudrait de personne. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Louis Garrel ; © Ours [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 18 [titre de mon champ]: PACTE: : 18/06/2017



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Sujet: Re: Ricordi terribili ❦ feat. Mircea   Jeu 20 Juil 2017 - 19:53
You’ll understand why storms are named after people.


Secoué, persécuté, par son propre corps, ses propres tremblements. Chien enragé, agressif parce qu'apeuré, tremblant, durant une course effrénée contre ses propres démons. Résistance ébranlée contre perceptions troubles, sa fuite est le meilleur moyen de s'en sortir, pourtant la rage hurle dans son ventre. Fuir. Tout est toujours une question de fuite. C'est bien triste de constater que l'on survit sans vivre, ici-bas. Lui, ça a toujours été son lot. Toujours été une question de chance, ou plutôt de malheur, qui s'abattaient aux pires moments sur lui. Atlas qui soutient le monde avec les épaules brisées, l'incapacité à respirer. De ses lèvres rouges, d'un rouge foncé, pourpre, dégouline l'écume de sa peur, de sa course. C'est une créature qui cherche à regagner un semblant de sûreté.
Sans jamais savoir qui est son agresseur.
Si ce n'est lui-même.

Mental faible, rigide mais fragile, sur lequel se brise les fragments restant de ses sécurités. Même plus en sa force, il ne croit. Il n'a jamais voulu y croire. Le monde veut qu'il soit comme ça, le monde veut le voir souffrir, le voir mort, parce que le monde ne le comprend pas, l'identifie à ce qu'il exècre par dessus tout, à ce dont il ne se reconnaît même pas. Douleur vaine qui s'ajoute au poids sur sa terrible existence. Depuis bien longtemps qu'il aurait du mourir, il se demande encore comment ses instincts peuvent être aussi coriaces, comment sa sauvagerie peut le tenir en vie.
Barre-toi, casse-toi, dégage, j'veux pas de toi putain.
Du sang dégouline encore sur sa joue ; la blessure ou les larmes purpurines qui commencent à embellir ses yeux sombres. Qui trouble sa vision, qui l'empêche même de se retourner pour combattre, faire face à ses démons. De faire face à son présent ; faux équilibre retrouvé avec les années. Il se heurte à sa vie comme à un mur de verre qui en délimiterait la fin. Choc puissant, mais ses jambes tiennes, ses pieds reculent à peine, l'esprit chasse la peur dont il s'était imprégné. Subitement, ramené sur terre, tiré par les morts du fleuve qui veulent de lui avec eux.

Que fuyait-il, déjà...

Un instant, il réalise. Les yeux se rencontrent. Une prise sur sa gorge qui se referme, si fort qu'il doit y passer la main, qu'il doit s'assurer qu'il rêve. Yeux grand écarquillés derrière ces boucles noires et poisseuses de sang dont elles dégoulinent encore un peu. Incapable de retrouver son souffle, ses genoux tremblent de nouveau, puis son corps entier. Une main se lève, pointe faiblement du doigt dans une allure misérable la chevelure rousse. Un choc, rencontré pour la première fois depuis presque trente ans. Retour en arrière, il est tiré par l'abdomen dans ses souvenirs, comme une mante religieuse qui aurait planté ses immenses crochets dans son corps pour le traîner de force dans ses souvenirs enfouis. Elle est monstrueuse, il l'est encore plus. Sale, apeuré, farouche, montré comme un monstre à des yeux qui ne voient pas, qui ne veulent pas voir ni entendre, l'humain en lui qui griffe les parois de cette enveloppe. Il aurait du mourir tant de fois. Il aurait du quitter cette terre il y a bien longtemps. Pourquoi maintenant. Il a envie de hurler, mais il fait un pas en arrière.

- N'approchez pas... Voix tremblante, corps ébranlé, esprit torturé. Tête qui se secoue frénétiquement, comme pour chasser les souvenirs, qui ne fait que les remuer pour planter un peu plus leurs dards empoisonnés contre son crâne. N...N'approchez pas... Il murmure alors qu'il fait un pas en arrière. Contre sa peau glacée, il la sent soudainement, la morsure des barreaux contre son dos, l'obscurité de sa cage. Tout lui revient, clair. Il aurait tant aimé oublier. Ses crocs se plantent dans sa propre lèvre, ses doigts se resserrent contre sa chevelure bouclée. Épaule appuyée contre un mur, il ne veut pas se souvenir. Pas maintenant. Trop douloureux. Trop difficile. Impossible. Restez où vous êtes. Une voix ferme qui peine à se maintenir. Animal en cage, encore, comme s'il était né dedans, ne l'avait jamais quittée. Il suffoque, il peine à rester en état. Il veut s'enfuir.

Pour aller où ?
CODES © LITTLE WOLF.

_________________
Tu seras suicidaire

≈ Bipolaire, trop fragile, tyrannique, incurable, repoussant pas regardable, sadique, narcissique, voyeur, pervers, égocentrique, destructeur, dépressif. Tu seras ce qu'on dit tu discutes pas, ici bas, c'est comme ça, c'est la roulette, tu choisis pas. ≈ Ah ouais, tu crois ça ?
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