Mano nella borsa | Micaela Orsini [+18]

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Vittorio Sedara
HUMAINS - DISSOLVED VOICES
OSSATURE: : 35 ans CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Gérant d'un restaurant FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)SHADOW DANCER BAFOUILLES: : 1181 PACTE: : 19/05/2017



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Mar 11 Juil - 0:44








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" Tout va comme vous voulez ? ", demandai-je en m'installant à sa table. Rapide, le temps qu'elle se tourne vers moi et rencontre un sourire figé." Je pense que vous êtes à l'endroit idéal pour ne pas vous faire repérer. Entre les touristes qui affluent et le ballet des serveurs, on a vite fait de perdre la tête ! D'oublier une commande. D'être certain d'avoir encaissé alors qu'il n'en est rien. Vous en êtes à votre combientième dans le quartier ? Ai-je été le premier ou il y en a eu d'autres ? Non ! Ne répondez pas. Le mieux serait de garder vos aveux pour les principaux intéressés... "

J'avais débité mon monologue d'un rythme régulier, précipité, ne lui laissant aucune occasion de  répliquer. Pas d'accroche ni de changement de ton. Des gestes joints à la parole, notamment au moment de lui imposer le silence, mais rien de plus. Le sang m'était monté à la tête dès l'instant où j'avais traversé la rue pour m'asseoir en face d'elle. J'étais certain, désormais, qu'il s'agissait de la même femme. Une cliente malhonnête qui avait profité d'un moment d'inattention pour filer sans régler. Le temps que l'équipe ne s'en rende compte, il était trop tard. Pas de nom ni d'indice, si ce n'est l'empreinte de ses lèvres sur le verre à vin. Un plat de linguines a la Vongole, un verre de Sancerre blanc de la Maison Laporte et un espresso corsé. Ce n'était pas tant la perte de chiffre qui me faisait rager, mais bien l'attitude éhontée de cette femme. A en juger par son physique, elle devait avoir de quoi se vêtir décemment. Du coup, le manque d'argent n'était pas une option. La fraude par plaisir dans ce cas ? Un aigrefin de plus sur le tableau des escrocs et une raison supplémentaire de ne plus croire en l'intégrité humaine.

Je secouai légèrement la tête de gauche à droite en la regardant, passant ma main sous le menton de façon mécanique, habituelle.

" Je n'en reviens pas que vous avez osé, une vraie sans-gêne ! " , lâchai-je dans un rictus. " Vous pensiez vraiment passer inaperçue ? "

Oh non, sûrement pas ! D'ailleurs, la plupart des serveurs avait dressé un portrait unanime de la pillarde : brune, désirable et féline. Le genre de créature qu'on regarde de loin sans se hasarder à approcher. Par manque d'assurance, par crainte de s'y frotter. Tout ce qui m'importait, c'était de l'empêcher de sévir à nouveau. Je regrettais d'avoir été berné mais je ne voulais pas que d'autres se retrouvent dans une position aussi inconfortable. Le monde de la restauration était déjà suffisamment compliqué comme cela alors, si on pouvait éviter de créer plus de problèmes, autant agir en conséquence. Quitte à ne jamais retrouver ses billes.







Dernière édition par Vittorio Sedara le Lun 24 Juil - 20:22, édité 1 fois
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Micaela Orsini
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei
FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3962 PACTE: : 15/02/2017



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Mar 11 Juil - 21:48


Mano nella borsa  Vittorio & Mica Je pourrais. J’aurais pu inscrire comme titre “Un beau dimanche après-midi”. Oui j’aurais pu…seulement voyez-vous, nous ne sommes encore qu’à l’heure du déjeuner et pas du tout dimanche mais mardi pour tout vous dire. Jour sacré où je n’ai pas à pointer à l’Opus. Chasseur en repos, merci de ne pas déranger. Bien que ce détail soit d’une foutaise totale car un chasseur n’est jamais vraiment en repos.
Donc je récapitule, nous sommes mardi midi et jusqu’à cette dernière petite minute, je pouvais encore garder “beau” dans mon titre, si un I.N.I. (Individu Non Identifié) ne venait pas de s’incruster à ma table sans y avoir été invité.
J’ouvre la bouche pour protester afin de le faire dégager de ma table mais pas moyen d’en placer une, il n’y a pas de doute c’est un italien pure jus. En tout premier je ne comprends rien mais alors rien du tout.

* Mais qu’est-ce qu’il me veut celui-là ? Il cherche à s’en prendre une ? * Pensais-je en écarquillant les yeux.

Plus il avance dans ses élucubrations. Plus j’écarquille ou fronce les yeux. Mes tentatives pour en placer une sont toujours vaines et me donnent l’impression d’imiter une carpe à force d’ouvrir ou fermer mes lèvres. S’il continue sur sa lancée, je vais finir par lui museler la bouche. Puis c’est le déclic.

* MAIS OUIIIIIIII.*

Une nouvelle fois, je n’ai encore pas le temps dire quoique ce soit, que le serveur qui s’occupait de moi, vient s’enquérir s’il devait mettre un second couvert, alternant son regard de l’un à l’autre. Au moment il le posa plus en détail sur mon hôte indésirable, il s’enthousiasma.
– Monsieur  Sedara. S’envola sa voix. Vous venez goûter notre carte ? Si je puis me permettre notre Abbacchio alla Scottadita* est un délice. Souhaitez-vous que je prévienne Monsieur Reyna de votre présence ?
Il me regarde en s’interrogeant silencieusement à mon sujet.
– Rajoutez donc un couvert, j’avoue que je n’attendais plus Monsieur Sedara…il a coutume de me poser des lapins. Ironisais-je. Tu prendras bien les côtelettes d’agneau grillées ? Donc un couvert et vos délicieuses Abbacchio alla Scottadita. Merci

Bien entendu le serveur s’étonna silencieusement du : “ Mais pourquoi ne déjeune-t-il pas dans son restaurant ?”, en allant exécuter sa tâche.  Une fois seule, j’entame ma riposte.

– Alors oui tout va comme je veux. Mhmmm à combien j’en suis ? Je déplie mes doigts en faisant mine de compter, passe bien la vingtaine, l’air très sérieuse. Et bien à la louche, je dirais…mhm voyons. Un seul. Vous n’imaginez pas comme c’est bon de transgresser l’interdit…alors la gêne vous pensez bien que ce n’est pas mon souci. Je lui souris, gentiment moqueuse, avant d’ajouter. Félicitez-vous, vous êtes ma première fois….vous pourrez vous en vanter….Monsieur Sedara.

Notre serveur rapplique, son assiette, ses couverts et un verre à la main.

– Monsieur Reyna s’excuse de ne pouvoir vous saluer, il a dû s’absenter mais il tient à vous inviter vous et votre fiancée…amie. J’admire la ruse pour me situer par rapport à Jo L’incruste.

– Ton ami se montre bien plus agréable que certaines personnes que je viens tout juste de rencontrer. Tu n’imagines les gens sans gêne que l’on peut croiser…mamamia c’est incroyable. Bien sûre je moque encore gentiment de mon hôte.

A nouveau seuls, je me penche vers le fameux Sedara.

– Vous voyez, vous allez manger à l’œil vous aussi…j’espère que vous êtes en bon terme avec ce Monsieur Reyna sinon nous risquons l’intoxication. Ha au fait j’ai adoré vos lingines à la Vongole…huuuumm et ce Sancerre une pure merveille, vraiment. Ayant était servie avant son irruption, je lève mon verre et bois une gorgée du vin conseillé. Ce Chianti ne parvient pas à rivaliser, je vous assure. Vous aimez les vins français ?

Je l’imagine bouillir, peut-être avoir l’envie de m’étrangler…peut-être pas mais je le laisse mariner dans son jus. Moi ça m’amuse. Tout compte fait ce mardi après-midi n’est probablement pas si mal. L’assiette de côtelette arrive avec une bouteille de Chianti. Je fais la grimace en pensant au Sancerre.

– Comment réglons-nous notre petit litige ? Dois-je venir faire la plonge ? Je déploie mon plus beau air d’ange. Pour ma défense…j’ai dû m’absenter d’urgence comme votre ami…j’ai voulu rêgler mais tout le monde était occupé alors…bye bye, je ne pouvais pas attendre. Puis ça m’est sorti de la tête…

J’ai une sale habitude, c’est de fumer en mangeant. Toutefois je lui demande si je peux fumer en lui montrant mon paquet.

Spoiler:
 
©️ Justayne

_________________


Opus DeiLes batailles de la vie ne sont gagnées ni par les plus forts, ni par les plus rapides mais par ceux qui n'abandonnent jamais.


Dernière édition par Micaela Orsini le Mer 4 Oct - 16:10, édité 3 fois
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Vittorio Sedara
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Mer 12 Juil - 1:01








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J'attendais, impatient d'entendre ce qu'elle avait à répondre lorsque le serveur s'approcha de notre table. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, il me reconnut et me salua. Je répondis d'un bref hochement de tête, espérant passer à autre chose mais il glissa le nom de son responsable, me rendant du coup plus attentif. Je secouai la tête, m'apprêtant à reprendre la parole lorsqu'elle me coupa la chique. Ainsi donc, nous avions l'habitude de nous voir et j'étais un retardataire invétéré. Elle décidait même à ma place de ce que j'allais manger : nous étions si proches, c'était tout naturel ! Son attitude et son aisance firent mouche auprès du serveur qui ne doutait plus de notre relation. Il nous laissa pour repartir en salle et j'allais profiter de son absence pour reprendre notre conversation. Du moins, je le croyais. La belle n'avait pas l'intention de me laisser à nouveau l'attaquer sans riposter. Une fois encore, j'étais scotché par ses propos. Elle se vantait presque d'avoir eu un comportement répréhensible ! Mieux...il y avait quelque chose d'excitant là-dedans ! Je souris en détourant le regard, abasourdi par cette farce qu'elle était en train de me servir. Non seulement elle m'avait volé, mais je devais lui en être reconnaissant ?! La blague ! Et parce qu'il manque une cerise sur le gâteau, le serveur revient m'apporter l'attirail nécessaire pour déjeuner. Le patron me témoigne ses respects en nous invitant, moi et ma...quoi ? Je secoue la tête, à croire que je ne sais faire que cela puisque parler m'est interdit. La faute à cette manipulatrice hors pair, qui a l'air d'être dans son élément à mentir de la sorte. Elle le fait avec une facilité déconcertante, tant et si bien que je ne peux que subir.

" Plus personne n'agit par bonté d'âme de nos jours et vous, mieux que quiconque, devriez le savoir. Après tout, vous êtes une opportuniste ! Et quelle actrice, mon dieu ! Mentir est une seconde nature chez vous. "

Les côtelettes et le vin son déposés sur la table et par réflexe, je me saisis des couverts. L'appel de la nourriture...les parfums d'aromates...je ne suis qu'un faible mais avant d'y goûter, j'écoute son récit. Elle minaude bien sans pour autant me sortir le grand jeu. Il y a forcément un grand jeu, qu'elle garde pour d'autres occasions. Mais celui-ci...disons qu'il est déjà pas mal. Elle n'a pas besoin d'en faire des caisses pour qu'on cède à ses caprices, c'est certain. D'un revers de la main, elle balaie cette histoire et m'indique qu'elle était tout simplement pressée. Je ferme un instant les paupières, accédant à sa requête de nicotine par ce geste. Je délaisse couteau et fourchette, la regardant en fronçant les sourcils.

" Je n'ai aucun moyen de savoir si ce que vous dites est vrai. Je ne peux que...compter sur votre bonne foi et, pardonnez-moi ! ", riai-je, " mais vous ne m'inspirez pas confiance. J'ai besoin d'une preuve, quelque chose de tangible et l'assurance que vous ne recommencerez pas. "

Je saisis une côtelette et croque la moitié en une bouchée.





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Micaela Orsini
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Mer 12 Juil - 18:34


Mano nella borsa  Vittorio & Mica Je lui retourne un sourire poli en guise de remerciement puis extirpe une cigarette de mon paquet. La flamme du zippo embrase le tabac qui se consume aussitôt sous mon aspiration. Couronne incandescente boulonnée sur la reine cigarette, lorsque j’inspire la nicotine, tout en dévisageant et en écoutant mon fiancé improvisé. Je laisse rouler les volutes de fumée dans ma bouche légèrement ouverte. Passe mon pouce sur ma lèvre inférieure, la cigarette coincée entre index et majeur, avant de reposer mon bras pas très loin de mon paquet. Je recrache finalement la fumée, sur le côté, évitant ainsi de le polluer. Il a le droit un sourire avant que je tire à nouveau sur la cigarette.

Je lève un sourcil, acquiesçant d’un signe de tête, à sa remarque sur le mensonge. S’il savait…lui-même est entouré par le mensonge. Allez savoir dans ce restaurant s’il n’y a pas une ou plusieurs bestioles attablées. Il n’y a que la sangsue, que nous n’aurons pas l’occasion de croiser en plein jour. C’est fragile au soleil c’est petite saloperie. Le mensonge c’est le b. a. ba du job pour l’effectuer avec efficacité et discrétion.  

– Je le prends pour un compliment même ce n’était pas le but initial. Je tire à nouveau une taffe sans le lâcher des yeux. …donc je résume : menteuse, opportuniste et…mhm ha oui… Je parle en recrachant ma fumée et en soulignant d’un index en l’air ce qui suit. …voleuse également. Ça en fait des chefs d’accusation. Je suis présumée innocente tant que les faits ne sont pas prouvés. Alors. Est-ce que vous avez cette preuve Monsieur Sedara ? Je fais tomber ma cendre dans le cendrier. Partie comme ça c’est votre parole contre la mienne si je nie les faits…

Ce que je n’ai évidemment pas fait puisque j’attends qu’il suggère une solution pour résoudre notre petite affaire. Le doute est semé. Ai-je dis la vérité ou est-ce que je fous ouvertement de lui ? Après tout mon acte était peut-être délibéré et le premier d’une longue série parmi les restaurateurs romains.  

– Pourtant c’est bien ce qui s’est passé…il va falloir me croire sur parole. Puis qui me dit que vous êtes bien le propriétaire du restaurant où j’ai déjeuné à ce moment-là ? Le serveur qui vous a reconnu ? Je hausse les épaules. Vous avez pu le mettre dans la connivence…sans compter qu’en parlant de menteur vous n’avez pas démenti au sujet de notre relation.

Mon regard se plisse, rieur, amusé. Je termine ma clope, qui finit écrasée. Le verre entre les doigts, je le lève vers lui pour qu’il me serve à nouveau.

– Allons. Trinquons à l’opportunisme et aux menteurs Monsieur Sedara…moi c’est Micaela.

Notre serveur revient vers nous, demande si tout est à notre convenance. Moi je ne quitte pas Sedara des yeux. J’espionne ses traits. Est-ce qu’il va démentir maintenant après ça ?
– Monsieur Reyna ne devrait pas tarder à revenir. Il espère pouvoir vous trouver et faire la connaissance de votre fianc….amie. S’adresse-t-il à Sedara.

Je mords ma lèvre pour retenir mon envie de rire. Evite bien entendu de lever les yeux sur le serveur. Mystère, mystère, va-t-il cracher le morceau ou se plaire dans cette méprise ?
Il aurait pu tomber sur pire, non ? Pour une chasseuse, je n’ai pas le visage tailladé et ne suis pas borgne.
Une fois sa réponse obtenue, notre serveur pot de colle finit par nous lâcher. Moi je peux enfin rire.

– Ho je n’ai rien dit… Levai-je la main pour me décharger de la responsabilité, en riant encore.

Je songeais à nouveau à son histoire de preuve, picorant dans mon assiette, piquant un morceau dans la sienne.

– Pour goûter rhooo. Pour éviter la récidive, je ne vois qu’une seule et unique solution. Je ménage mon suspense.   Un pacte de sang ? Plus sérieusement…Que je sois votre invitée à vie ? Votre restaurant deviendra ma cantine attitrée mais j’ai tout de même une exigence. Tant qu’à faire. Puis dans la gêne pas de plaisir alors pourquoi se priver du plaisir. …j’aimerais que vous me serviez ou déjeuner avec moi…

Déjeuner, dîner…petit déjeuner, peut-être.

© Justayne

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Dernière édition par Micaela Orsini le Lun 17 Juil - 23:08, édité 1 fois
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Vittorio Sedara
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Dim 16 Juil - 22:25








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La situation l'amusait beaucoup, à en juger par les gestes et les attitudes qui ponctuaient ses propos. Travaillait-elle réellement dans le monde du spectacle ? En tous cas, elle avait le don d'attirer les regards, de faire en sorte que les projecteurs soient braqués sur elle. Quand elle le décidait, bien sûr. Elle avait ensorcelé mes serveurs qui avaient plus que bien fait leur travail...avant de s'éclipser en un claquement de doigts, comme par enchantement. Maintenant, elle régalait les autres clients en terrasse par ses anecdotes sur moi, sur nous, sur une relation intime qui en avait convaincu plus d'un. Moi y compris ? Elle changeait la donne en me tenant pour responsable de cette mascarade, soulignant mon manque d'efforts pour démentir les insinuations du serveur. Elle voulait me mettre dans l'embarras, voir comment j'allais réagir et si cela valait le coup qu'elle poursuive sa petite distraction du moment. Véritable prédatrice qui aime jouer avec sa nourriture avant de la faire disparaître dans ses entrailles... A croire que le serveur était son complice et non le mien, il revint à notre table pour évoquer à nouveau son supérieur. Voyant que je ne réagissais pas face au verre vide que me tendait la jeune femme, il le lui remplit en attendant ma réponse. Elle, sournoise, avait le regard fixé dans ma direction.

" Bien que ces plats soient délicieux, nous n'allons malheureusement pas pouvoir rester. J'ai un service à préparer et Madame...a également d'autres occupations. Je suis sûr que Monsieur Reyna comprendra ", ajoutai-je d'un ton ferme.

Il n'en fallut pas plus pour qu'il reparte vers d'autres horizons et nous laisse à nouveau en tête à tête. J'allais reprendre la parole mais elle ne m'en laissa pas l'occasion, récupérant une côtelette à la vitesse de l'éclair et s'en déchargeant aussitôt. Pas la peine de protester puisque là encore, je n'en aurais pas eu le temps ! Elle m'attira dans ses filets en suggérant une entente. Un compromis. Je m'adossai à la chaise, bras croisés, l'écoutant avec attention.

...

J'aurais dû me douter qu'elle ne disait pas cela sérieusement ! Je laissai échapper un rire, mesurant la proposition avant de m'avancer, coudes sur la table et mains jointes, les yeux braqués sur elle.

" Vous avez l'intention d'abuser de moi ? De mon restaurant et de ma personne ? Et nous serons quittes ? C'est ça, votre seule option ? " J'ai visiblement bien résumé puisqu'elle me permet de poursuivre, trop aimable." Une fois encore, il n'y a qu'un gagnant dans l'histoire et ce n'est pas moi...J'ai du respect pour mes collègues comme pour mes concurrents, mais pas au point de vous laisser m'escroquer. "

Deuxième morceau de côtelette, une gorgée de vin, la serviette passée sur les lèvres et je poursuis.

" Ma solution est certainement moins stimulante mais beaucoup plus sécurisante. Vous allez signer ce document ", dis-je en me saisissant d'un stylo dans la poche intérieure de ma veste ainsi que de sa serviette, posée à côté de son assiette. Je défais le capuchon avec mes dents et rédige vite fait une attestation sur l'honneur, indiquant son prénom et l'espace nécessaire pour y ajouter son nom de famille. Je la glisse de son côté, retirant le capuchon d'entre mes dents. " Ensuite, nous pourrons parler déjeuner. "





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Micaela Orsini
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Lun 17 Juil - 23:09


Mano nella borsa  Vittorio & Mica Quel magnifique déjeuner, mais vraiment, vraiment magnifique. Ok ça je crois que je l’ai pas mal déjà évoqué. Non mais en même temps, regardez, je ne vais pas me plaindre. Il fait beau. Je déjeune avec un type pas trop mal…oui rhoo plutôt pas mal d’accord mais surtout je vais déjeuner gratos grâce à lui. Moi je n’en demande pas davantage…pas tout de suite en tout cas, pas temps que notre contentieux ne soit résolu.

Je me régalais sans honte au sens propre comme au figuré. Dans le premier cas parce que c’est toujours meilleur quand on ne paie pas. Dans le second cas, j’avais hâte de voir comment il allait se sortir de cette entrevue souhaitée par le fameux Reyna.

* Madame !! * Riais-je intérieurement. J’affiche une mime, totalement et surtout faussement, déçue en regardant Sedara. J’attends que le serveur nous abandonne pour m’adresser à mon charmant restaurateur.

– Hoooo quel dommage, je suis sûre que nous nous serions bien amusés. Vous ne pouvez pas, je ne sais pas…déléguer ?

Je pince mes lèvres. Minaude. Joue avec lui en baladant mon regard sans gêne, limite provoquant. Puis diamétralement opposé, je m’appuie contre le dossier de mon siège, le verre en main, adoptant une attitude neutre et lointaine. Je lui ai proposé des solutions fantasques mais pas tant que cela. Je distille toujours certaines vérités dans mes propos mais comment voulez-vous qu’il le sache. Il ne lit pas dans mes pensées… !! Puis il vaudrait mieux pour lui que ça ne soit pas le cas.
Mes doigts flirtent mon paquet de cigarettes, une fois le piochage dans son assiette effectué. A mon tour d’être sage et d’écouter ce qu’il pense de mes solutions. J’ai le mérite de le faire rire. Tiens je me demande si ça s’applique aussi aux hommes ce dicton : femme qui rit à moitié dans son lit ?
Je lui adresse un sourire en coin, caressant mes lèvres entre index et pouce alors qu’il vient s’accouder sur la table pour être un peu plus près de moi.

<< - Vous avez l’intention d’abuser de moi ?, – Jamais dans la première heure. << - De mon restaurant et de ma personne ?, – Dans votre restaurant mais jamais sans préliminaires. Mon envie de rire était à son max, c’est un supplice de devoir se retenir. Pour le reste de ses questions je me contente de « oui » silencieux. – Tout de suite les grands mots. Escroquerie !! Je vous propose de passer goûteuse officielle de votre restaurant Al Forno…ça peut sûrement vous éviter de mettre sur votre carte des plats sans saveurs, Monsieur Sedara. Je suis certaine que vous êtes de ceux qui ne peuvent vivre sans saveurs…est-ce que je me trompe ? Posais-je cette question sous les traits d’une ingénue déguisée.

* Je vais quoi ?! Il est sérieux là !? * Fronçai-je les sourcils en le voyant griffonner son attestation. J’attrape la serviette sur laquelle il a tenté de faire quelque chose d’officiel.

– Je confirme j’ai connu mieux en matière de stimulation… Je boude la serviette, fais danser son stylo entre mes doigts avant de passer à l’action. Si c’est une manière détournée pour récupérer mon portable….ce n’était pas nécessaire. Je dirige la pointe de stylo vers l’espace devant consacrer mon nom. Vais pour inscrire puis me ravise. Je ne signe rien tant que je n’ai pas votre nom…désolée de vous le dire mais autant je connais le nom de votre restaurant, autant celui du propriétaire….rien. Moi je signe pas point.

Faut bien ménager sa monture si je souhaite qu’il me régale…Complicité à son dépend, mon portable se manifeste par vibreur. Je regarde toujours, on ne sait jamais. Une mobilisation générale. Allez savoir ce que l’Opus pouvait lancer. Je m’excuse d’un sourire, répondant à mon interlocuteur à l’autre bout du portable. Opus Dei en ligne.

– Ouais ? (…) Non je ne peux pas. (…) Voyez avec Bosco, c’est lui bosse sur l’affaire. (…) voilà c’est probablement mieux. Je hausse les épaules, penche le visage pour passer deux doigts sur mon front. Oui temps libre aujourd’hui…temps libre mérité, faut pas l’oublier ça (…) Okayyy demain. (…) c’est ça.

Je raccroche, en soupirant.

– Voyez boulot. Une urgence. Je reviens à nos moutons, tire la serviette vers moi. Sans lever les yeux vers lui, je joue avec lui encore. vous êtes sûre de ne pas vouloir “discuter déjeuner” d’abord ? J’ai un appétit constant.

Je relève mes yeux sur lui pour marque mes derniers mots puis replonge aussitôt sur la serviette. Sur cette dernière, en guise de signature je lui dessine un smiley rieur.

– Votre prénom…accessoirement votre nom.

Dans le smiley, je lui griffonne ma signature.

© Justayne

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Dernière édition par Micaela Orsini le Mer 19 Juil - 21:21, édité 1 fois
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Mar 18 Juil - 0:37








Mano nella Borsa



Entourloupes et coquetterie, une vraie pièce de théâtre ! Tout y est, du ton à la conduite en passant par le discours. Piquant, taquin, charnel. Ce n'est pas tous les jours qu'on vous sert sur un plateau ce genre de proposition libertine à peine déguisée. Ses yeux me déshabillent sans réserve et je ne saurais dire si je veux qu'ils arrêtent ou poursuivent leur inspection. Difficile, compliqué même, de maintenir en cage des vices malmenés, provoqués. De continuer cette conversation avec indifférence. Quel homme, voyant les braises se raviver, ne tenterait pas d'alimenter ces prémices de flammes ? Tout le monde rêve, un jour, d'approcher au plus près du brasier...sans se rappeler de ce que cela fait d'être consumé. J'ai beau entendre ces mises en garde, je ne les écoute pas : une habitude bien Sedara-ienne ! Non seulement elle ne mâche pas ses mots, mais elle encourage l'excitation. " Mais dis seulement une parole et je serai dans ton lit... "je ne connaissais pas cette version des écritures sacrées !

On me reproche bien souvent de ne rien prendre au sérieux, mais que dire de la dame ?! Chaque expression est un tremplin de plus pour ses farces. Jusqu'à ce qu'elle glisse une certitude au sujet d'un de mes crédos. Comment ? Ma carapace n'est-elle qu'une feuille de papier de riz pour qu'elle y décèle sans peine ma façon de penser ? Je suis intrigué par sa capacité à cerner les autres, car je ne suis certainement pas le seul à bénéficier de ce profilage. Un talent de plus à la longue liste qui la compose. Quel brin de femme...fascinante. Oh mais je te vois venir, espèce de faible ! Ne reste pas planté dans ses iris étincelants, tu risques de dire n'importe quoi ! Crois-moi, la dernière chose que tu veuilles en ce moment, c'est qu'elle garde de toi l'image d'un homme qui aurait pu.

Sauvé par le gong ou je ne sais quelle sonnerie. Madame Multitâche m'abandonne un instant, juste ce qu'il faut pour retrouver une certaine contenance. Une attitude digne. T'es un homme du monde ou bien ?! J'en profite pour terminer ma dernière pièce de viande et mon verre de vin, réfléchissant à ma prochaine réplique. La conversation téléphonique terminée, elle reprend la main et la mienne se referme lentement sur la table. Ces deux derniers termes...tellement calculés ! Evidemment bien joué et non sans effet secondaire au niveau de l'imagination. C'est ce qu'elle veut. Que mon esprit la dessine, la sculpte, la façonne dans un idéal chimérique où nous tombons dans l'ivresse du plaisir.

Elle fait mine de ne pas collaborer mais tient tout de même à ce que je sois coopératif. Je plie la serviette et la range dans la poche de ma veste avec le stylo.

" Vous êtes trop maline pour ne pas avoir retenu mon nom, vous l'avez même utilisé ! Sedara. Vittorio Sedara. A vous de me dire si je suis sensé être une mise en bouche, un plat de résistance ou un dessert. Quoiqu'aucune de ces possibilités ne puisse vous éviter la dégustation... "





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Micaela Orsini
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei
FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3962 PACTE: : 15/02/2017



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Mer 19 Juil - 21:22


Mano nella borsa  Vittorio & Mica Cet appel aurait pu gâcher ma journée. Une urgence certes mais une urgence qui pouvait attendre demain. Allez savoir ce qui arriverait demain alors que là, maintenant, je savais que je passais un bon moment comme il ne m’a pas été donné de passer depuis longtemps. Rire. Oui il me faisait rire, ce n’est pas vraiment ce qui caractérise ou rythme la vie des membres de l’Opus. Bref laissons ces rats morts derrière nous, je suis aux abandonnés absents si mon portable devait sonner à nouveau.

Le grigri aussitôt dessiné sur sa maudite serviette, dont je suis assez fière du smiley, il s’empresse de la ranger dans sa poche. Compte-t-il réellement se servir de ÇA comme preuve quand même !! Je me garde de lui dire que ça n’aura aucune valeur surtout que j’ai signé n’importe quoi. Enfin si ça lui permet de mieux dormir ce soir…s’il dormait…

Je me penche vers lui.
– Vous êtes le premier à douter de ma bonne foi….alors permettez-moi de douter sur votre nom. Je me redresse. Lève une épaule en prenant un petit air de : “ et toc“, avant d’ajouter : égalité partout. Vittorio. Je prends bien mon temps en prononçant son prénom d’une voix suave. Puis fais la moue. Pourquoi devrais-je choisir ? Serait-ce l’éventail de la carte que vous comptez me soumettre…Vittorio ? Je fais mine de réfléchir, poussant l’attitude à me tapoter le menton en braquant les yeux vers le ciel. Mhm, voyons…amuse-bouche ? …plat ? …ou dessert ? Le choix est impossible, non vraiment…surtout que vous ne voyez en moi qu’une addition manquée…Réellement je ne peux me résoudre à un seul choix. Lançais-je en revenant sur lui, yeux dans les yeux. J’ose espérer que vous ne vous résumez qu’à un seul choix, Vittorio…

Je ne pourrais dire si nos voisins de table prêtaient attention à notre conversation mais celle-ci correspondait tout à fait au contexte de la restauration pour le quidam. Quant à nous, les sous-entendus se sont pratiquement invités d’eux-mêmes…La conversation prenait un tournant des plus inattendu. Je dirais un jeu dont les règles sont à définir. Amuse-bouche. Plat ou dessert.

Il aurait été tellement facile d’illustrer notre conversation de gestes ou de regards explicites comme d’entamer un léger va et vient sur le pied de mon verre ou sucer mes doigts sans équivoque après avoir subtilisé l’une de ces côtelettes. Non trop facile tout cela, j’aime tellement plus les sous-entendus à ce stade, qui font travailler l’imaginaire.
Et Vittorio, je l’imagine : amuse-bouche, plat de résistance – très résistant-  puis dessert fondant et surprenant à la fois.

– Ne pas goûter serait une faute…voir un regret. C’est pourquoi la dégustation me semble nécessaire. Nous en avions fini avec nos plats. Moi j’allume une nouvelle cigarette tout en m’adressant à lui. C’est à quelle heure, ce soir, pour cette dégustation ? Vous prenez un café ?

Un italien qui ne boit pas de café, n’est pas un véritable italien, tout comme un italien sans la mama. Je crache en direction du ciel ma fumée, attendant et scrutant ses réactions. Commande deux cafés. Noir bien serré pour moi. Vittorio choisira le sien.

– Alors Vittorio…dans quel ordre vous aimez servir vos différents plats ? Le regard se fait charmeur….allumeur. Epice incontournable qui apporte sa note de tension. Il y a tellement de combinaisons qu’elles ne pourront se tenter sur une seule soirée, non ?

Moi j’ai rien contre le revoir quand ça me chantera. Surtout si la cantine est bonne. Les cafés nous sont servis. Je le bois assez vite.



© Justayne

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Dernière édition par Micaela Orsini le Ven 21 Juil - 17:40, édité 2 fois
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Vittorio Sedara
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OSSATURE: : 35 ans CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Gérant d'un restaurant FABLE: : La vie n'est pas suffisamment compliquée comme ça, il faut maintenant qu'on nous invente des problèmes aux allures de créatures fantastiques ? Allons bon, ce ne sont que des conneries ! Du moins, c'était ce que je croyais...avant qu'elle n'entre dans ma vie et ne foute tout en l'air. ÉCHINE: : Plus humain, tu meurs. PRESTIGE: : J'ai un sens inné pour...rien en fait ! M'attirer des emmerdes ? GANG: : Je me suffis à moi tout seul, en tant que Roi Suprême de la Maladresse et des Autruches @EFFIGIE: : Luca Argentero(c)SHADOW DANCER BAFOUILLES: : 1181 PACTE: : 19/05/2017



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Mer 19 Juil - 23:07








Mano nella Borsa



S'il y avait des doutes quant à ma participation au jeu de séduction proposé par ma chère compagne de table, ma dernière phrase fit s'envoler toute incertitude. Elle était douée, expérimentée, mais je n'avais pas encore dévoilé toutes mes cartes...je commençais à peine à me montrer intéressé ! Je ne perdais pas de vue sa capacité à raconter des histoires, ni celle consistant à faire croire aux hommes qu'ils avaient attiré son attention. Elle se jouait de moi, peut-être, mais prendre part à cette intrigue ne me déplaisait pas. Cette fois, j'étais d'accord pour être le pigeon. J'étais d'accord pour me faire plumer. Déplumer ? Plumard ? Je ne pense pas me tromper en émettant ce genre d'hypothèse.

Mon prénom se répétait dans sa bouche à un rythme bien défini, où chaque syllabe était détachée. Accentuée. Une façon pour moi d'imaginer ce que cela pouvait donner dans un tout autre contexte. Un contexte qu'elle tenait à façonner en me laissant cependant une liberté d'esprit presque totale. Si allusion il y avait, elle restait floue, à moi d'en dessiner les traits. Telle une couleur primaire qui ferait volontairement abstraction des nuances. Aussi sûr que le monde n'est pas blanc ou noir, la jeune femme devait posséder un tas de tonalités différentes. Et il était possible qu'elle m'en fasse part dans un futur proche.

Mon sourire s'intensifia lorsqu'elle s'inquiéta de l'heure à laquelle avait lieu cette dégustation, juste avant de me demander si je prenais un café. Une façon de rompre le charme sans pour autant la perturber et qui m'amusa beaucoup. Je ris sans me retenir car elle me faisait penser à un acteur belge célèbre pour ses pitreries et son aptitude à passer du coq à l'âne sans qu'on ne puisse le suivre. Vraiment...cette femme...c'était quelque chose ! Tout à l'heure, c'était moi qui la pressai...désormais, j'avais la sensation qu'elle serait la première à quitter la scène. Elle porte la tasse encore fumante à ses lèvres et j'en profite pour prendre la parole.

" Vous êtes bien sûre de vous pour suggérer plusieurs découvertes culinaires quand vous ne savez même pas quel goût aura la première ! Une dégustation...c'est apprécier avec intensité, en prenant son temps. Et vous...vous avez l'air un peu trop pressé pour bien faire les choses. ", dis-je en prenant à mon tour ma tasse, humant d'abord les arômes, grillés et boisés, du breuvage. Une fois mes narines satisfaites, je bois une gorgée puis repose mon café sur sa soucoupe. " A partir de 22h00, nous n'acceptons plus les clients à dîner. Venez quand bon vous semblera. "

Allait-elle vraiment venir ? Comment savoir si sa parole avait une quelconque valeur ? Je ne me fiais pas à cette actrice aux yeux dangereux, mais la possibilité de la retrouver cette nuit me donnait malgré moi envie de sourire. Et si jamais elle ne se présentait pas au Forno, c'est qu'une seule entrevue suffisait et je devrais m'en contenter. Ma foi...la vita va avanti !





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Micaela Orsini
LYCANS - HOWL TO THE MOON
OSSATURE: : 42 ans, petit gabarit musclé et plein de ressources CONTRAT: : Célibataire BESOGNE: : Pas le temps de faire autre chose que chasser pour l'Opus Dei
FABLE: : Des vilains pas beaux qu'il faut buter et je crois que je suis douée. ÉCHINE: : Un truc bâtard qui s'ignore, j'aurais du sang de loup dans les veines. @EFFIGIE: : Penelope Cruz ♦ moi // Signature ♦ Justayne BAFOUILLES: : 3962 PACTE: : 15/02/2017



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Ven 21 Juil - 18:02


Mano nella borsa  Vittorio & Mica Le café est un peu brûlant mais je le bois souvent comme ça, à la va vite. Sa réflexion me fait sourire, elle sonne tellement vrai pour le coup. Mais comment veut-il que je prenne mon temps ? C’est ancré dans mes gênes depuis toujours. Action / réaction, b.a.-ba du manuel du chasseur, b.a.-ba qui a rythmé ma vie. Une hésitation, une seconde de trop peuvent vous envoyer direct à la morgue. Pour peu qu’on ait un corps à coller dans un tiroir.
Je ne peux pas me permettre de prendre mon temps…de perdre mon temps. Faire des projets à long terme c’est un luxe dont je ne dispose pas. Ce soir je suis là mais demain… Vivre dans l’instant, ça, c’est le luxe que je peux m’accorder.  
La tasse retrouve sa coupelle, mon sourire ne me quitte pas.

– Je ne doute pas de vos compétences Vittorio et suis certaine que vous allez vous surpasser pour cette première expérience culinaire. Je baisse quelques secondes mon regard puis reviens accrocher le sien. Des moments comme celui-ci sont…rares pour tout vous dire. Je suis née pour l’action. Une lueur presque carnassière illumine mon regard qui n’a de cesse de le harponner N’ayez aucune crainte, ce que j’entreprends …je n’ai pas pour habitude de bâcler, cela peu importe le domaine d’action.

L’affaire était entendue. Je viendrais…ou pas allez savoir ce qui pouvait se produire jusqu’à 22h00. Je ne lui laisse pas d’espoir lorsque je me lève de la table. Notre serveur se précipite pour nous saluer et souhaiter que tout avait été à notre goût.

– C’était parfait. Vous remercierez Monsieur Reyna. Je m’adresse ensuite à notre plan restauration. Vitto’ se fera un plaisir de lui rendre la pareil, n’est-ce pas chéri ? Je fais de mine de m’inquiéter de l’heure. Houlala je vais être en retard, moi. Bye, bye amore.

C’est ainsi que je le laisse en plan.

*************

Histoire de ne pas en avoir, j’avais fait un bref passage à l’Opus après avoir tenté d’appeler Bosco sur son portable. Sans succès, ça ne lui ressemblait pas. Habituellement il décrochait dans à la seconde sonnerie c’était réglé comme du papier à musique. Pas de réponse. Pourquoi je m’inquiéterais ? C’est pas dans ma nature de le faire pour les autres…oui enfin pas tout le temps. J’espère qu’il n’ait arrivé à cet idiot en tout cas.

L’urgence pouvait effectivement attendre demain. L’urgence c’était Bosco, chez lequel je me suis rendue pour voir s’il n’était toujours de ce monde. C’est totalement larvé, que je le découvre sur son canapé après être rentrée sans autorisation. Prise du pouls. Ça bat encore, c’est déjà ça. Pas délicate pour deux sous, je le secoue jusqu’à attendre un beuglement suivi d’une haleine aux reflux gastriques et alcoolisés.

– Tu fais chier Bosco…
– Ngeuu beuuu…Mic…aaa…
– La ferme, tu pues de la gueule…T’auras intérêt à leur trouver une bonne excuse pour demain. Ils ont essayé de t’appeler.
- ….peuuuu pas….bou…ger…

Je lui masque la bouche, un vrai cimetière quand il l’ouvre je vous raconte pas.
A réveil difficile, méthode radicale, tant pis pour le canapé mais je lui verse toute une bouteille de flotte sur la tronche.  Le temps de faire tout ça, vous n’imaginez pas comme ça défile à vitesse grand V. Bosco sur pattes, je me casse enfin chez moi.

Le restaurant est en plein centre. Moi j’habite en périphérie, ce n’est pas la porte à côté. Je suis déjà en retard lorsque je ferme ma porte. Je n’y serais jamais en dix minutes.

Talons, robe plumetis jaune pas de décolleté mais des transparences par ci par là, cheveux détachés, une petite pochette avec le minimum vitale dedans : clopes, tunes et flingue, l’attirail d’une nana quoi.  Je pressais mes pas pour ne pas dire que je courais. Essayez de courir avec des talons vous verrez que c’est mission impossible.

22h48…pour être à la bourre je ne pouvais pas faire pire. En même temps il m’a dit de venir quand je voulais, non ?
Le restaurant n’est plus éclairé mais le rideau de fer n’est pas baissé. Je tente ma chance en frapper sur la porte vitrée. Ce n’est qu’à la deuxième reprise qu’une lumière au fond s’allume. Une silhouette se découpe dans ce halot lumineux puis finit par avancer jusqu’à moi.
Je hausse les épaules prenant un air désolé.

– Promis…le reste de ma soirée vous appartient….il n’est pas trop tard….pour dîner ? Je précise. Enfin je veux dire vraiment dîner…je n’ai rien eu le temps de prendre.

Oui je vous vois venir. Je prendrai après ou j’avalerai bien quelque chose….bande d’obsédé va.
Quoique…
En attendant, je supplie Vittorio, regard implorant et repenti.  
 

© Justayne

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Dernière édition par Micaela Orsini le Lun 24 Juil - 16:46, édité 3 fois
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