Les pions d'un echequier | Feng

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Ezio N. Di Scipio
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : Il roulait sa bosse comme un mortel depuis trente six ans jusqu'à ce que l'émail le fige pour l'éternité CONTRAT: : Lié à la chaleur des corps trop nombreux qui viennent réchauffer sa couche sans que jamais son coeur ne batte. BESOGNE: : Assasin pour une cause qui fait briller ses yeux. Il traque et tue pour la Mano Rossa, gagnant pour chaque mort une nouvelle félure dans son âme.
ÉCORCE: : Il a été changé seulement trois ans plus tôt, ce qui arrondit son âge à trente neuf ans. Il ne les aura jamais et ne dépassera jamais la trentaine figée dans la glace ÉCHINE: : Dents blanches, sang au menton. Devenu vampire depuis si peu de temps. PRESTIGE: : Voler la vie, d'un coup de dent ou d'un coup de crosse. Une balle en plein coeur, des crocs en plein cou. Il tue avec la grâce du prédateur, avec tous les pouvoirs de l'immortalité. GANG: : Mano Rossa @EFFIGIE: : Colin Farrell par Ambrose (ava') OMEGA (CSS) Feng (gif profil) BAFOUILLES: : 223 PACTE: : 27/06/2017



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Jeu 13 Juil - 21:50
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De la protection. Comme un vulgaire chien galeux, comme un simple animal de compagnie. De la protection. Par tous les dieux, était-il aussi mal considéré que cela dans cette magia qu'il avait rejoint depuis des années ? De la protection. Lui dont les doigts étaient fait pour être entouré de carmin et non pour aider un imbécile à trouver d'où venait il ne savait quoi. Il était un tueur ! Pas un enfant mignon qui servait de garde du corps à un homme qui soit disant savait se défendre seul. D'autant plus que cette histoire ne pouvait que mal tourner. Le soleil était son ennemi mortel et comment allait-il réussir à justifier son absence durant toutes les journées qui passeraient ? Comment pouvait-il faire correctement son métier ? Bordel, il n'était pas un garde du corps ! Il y avait des dizaines d'homme dont c'était la spécialité alors pourquoi lui ? Qu'est ce que lui voulait encore cette saleté de dragon qu'il aurait dû faire mourir pour de bon lorsqu'il en avait l'occasion, seuls sur ce toit où personne ne les avait vu partir. Il aurait presque boudé s'il n'avait pas grandit entre temps.

Il faisait à peine nuit lorsqu'il débarqua au QG de la Mano Rossa, le visage grave. Il n'avait aucune envie de venir ici. Il avait réussi à s'offrir une journée de repos, une seule qui pouvait peut-être l'aider à gagner du temps. Ce n'était plus qu'une question de temps, de jeu contre la montre et contre le soleil. Feng avait des soupçons, c'était certain vu les réactions du dragon. Il ne devait surtout pas se faire prendre. Sans quoi il devrait le tuer sans sommation.

"J'espère que tu es prêt. J'ai pas tout mon temps et le plus tôt se sera passer le mieux je me porterais."  

Il était de mauvais humeur et il était hors de questions que Feng ne s'en rende pas compte. Après tout, qui lui prouvait que ce n'était pas la faute du jeune homme s'il se retrouvait à servir de garde du corps alors que ses mains étaient gantées de carmin, certainement pas faites pour simplement attendre dans un costume qui ne lui allait que trop bien et qu'il avait déjà vêtu. Avec sa cravate et sa chemise blanche, il faisait presque homme trop sage. Si son visage ne l'avait pas trahit en offrant une barbe de trois jours un peu trop longue et un regard noir qui trahissait si facilement la rue dont il sortait.

Il attendit pourtant sagement, se contentant de fixer le chinois d'un regard presque trop noir. Il ne le défiait pas. Pas déjà, pas aussi tôt. Les deux devraient se supporter et Ezio ne voulait pas être le premier à enclencher la machine de guerre.

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Sam 15 Juil - 16:59
Crépuscule surplombant la fulgurante Rome. Cumulus de nicotine s'immisçant au creux de cette fraîcheur italienne, soufflé du bout des lèvres. La sensation était galvanisante, presque enivrante à en émousser l'intellect. Petit plaisir mortel. Poumons noirci,s mais l'apaisement se touchait du bout des doigts. Son attention voguait au grès des souffleries éjectées, au grès de leur danse aérienne sur la scène qu'étaient les cieux assombris. Puis ses phalanges délaissèrent la tige de tabac à la commissure de ses lèvres aux blancheurs exquises, s'adonnant à une nouvelle tâche. Feng ouvrit ce dossier laissé à son compte dès son arrivée. A l'accoutumée, il lui était toujours préférable de connaître l'envergure du cas à arpenter bien avant son amorce, mais cette fois-ci, il avait été questions de soi-disant modifications de dernières minutes. Chose qui faisait plier l'agacement de ses sourcils charbonneux, mais dont elle dut s'accommoder sans le moindre mot. La pulpe du doigté de soie flatta sans ménagement le fichier feuillu, goûtant à la robe rêche du papier administratif. Les hiéroglyphes italiens s'alignaient en de parfaites tranchées, s'entassaient jusqu'à en perdre goût. Pourtant, les yeux du dragon crapahutaient les mots, les imprimaient sur sa mémoire éphémère le temps d'une analyse habituelle. Et le regard défilait, coulait sur les vagues de feuilles de note, jusqu'à faire naufrage. Chute à la vue d'un nom familier. Brisure des chaînes huilées.

Ezio Di Scipio. La surprise était sans attente. Une bouffée de cancer allait même jusqu'à lui crocheter l’œsophage. Mais la Capitaine, se reprit, de justesse. Comprendre lui était alors difficile, sous toutes les manières. Véritables travaux d'Héraclès. La lecture de ce blason n'engendrait qu'une délicate aigreur dont les racines semblaient prendre leurs aises au sein de son être. Sans s'arrêter à la première phase de la descente aux enfers, elle s'aventura jusqu'aux détails synthétiques de sa fonction envisagée à ses côtés. Et les faits étaient là. Noir sur blanc, inscrites froidement par l'imprimerie du coin. De simples écrits en signe de mauvais augures. Un calvaire imminent. Il était trop tard à présent, sachant qu'il s'agissait finalement de la personne qu'elle attendait patiemment depuis son arrivée. Et Xhiao en serait presque devenue impatiente. Pas d'excitation, mais d'un déplaisir certain. Mais le professionnalisme l'emportait. Vertu propre à son amour pléthorique pour son travail, Feng ne pouvait se permettre de diverger de sa position et sa mission. Ainsi, la main emplie de vigueur, renferma hâtivement la pochette aux précieux parchemins, tandis que l'autre reprit son dû perché à la gueule du dragon. Ultime bouffée de soulagement dans ce mince espoir d'être plus clémente auprès de son employé, en vain. La cigarette fut expulsée de ses griffes, tandis que ses pas prenaient déjà une toute autre direction, l'intérieur du repère de la Mano Rossa.

Toujours ponctuelle, Feng était d'ailleurs dotée de cette tendance, où sa personne se montrait généralement quelques temps avant que l'heure du rendez-vous donné ne sonne. Bras entrelacés sur la poitrine se voulant jupitérienne, le psyché n'eut nul le temps de cajoler les nuances qu'apporteraient l'assassin à son dessein puisque l'hymne d'une nouvelle approche se dessina à ses oreilles. Ses nerfs claquèrent contre l'ovale de sa boîte crânienne, tandis qu'une peinture trop familière à son goût s'esquissait à l'horizon, jusqu'à atteindre sa propre personne. Mal lunée, la silhouette décrocha une esquisses de premiers mots aux drapés fulminants. Si ce dernier désirait exprimé une certaine amertume, l'ébauche était réussie. Bien qu'ils semblaient partager le commun d'une animosité à l'égard de l'autre, Feng se dissociait par son éternel savoir-être. Le stoïcisme de sa figure était sans appel et pourtant, le venin cuisant sa langue forçait la discipline de son palet affuté. « Bonsoir à toi aussi Di Scipio. » Bien que l'affection était une notion d'une évidence désuète entre ces deux bêtes, la politesse ne devait pas être négligée ou allée à vau-l'eau. Cette première ingratitude émanée avait le don d'effriter sa patience. Mais Feng n'abdiqua pas. Long et périlleux allait être leur périple. Et malgré eux, ils empruntaient le même sentier. « Malheureusement, ce n'est pas à toi de choisir quand tu peux partir ou non. » A la Mano Rossa, ce n'était pas comme dans un moulin. On ne rentrait pas et on ne sortait pas à sa guise. Des ordres avaient été donnés et malgré les désagréments des uns ou bien les avis tonitruants des autres, il était inconcevable de faire cavalier seul. Tous embarqués sur ce plateau de jeu, de l'introduction à l'épilogue. « En tout cas, si tout est bon pour toi, la voiture nous attend dehors. » Dit-elle, jetant une œillade à cette montre non exubérante qui n'était pas du genre à exposer à la vue de tous, la richesse croulant sous le cuirassé du dragon. Puis le corps fit volte-face, la lisseur de ses semelles chevauchant le sol, à l'assaut de la sortie. Tout allait bien se passer.


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Ezio N. Di Scipio
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OSSATURE: : Il roulait sa bosse comme un mortel depuis trente six ans jusqu'à ce que l'émail le fige pour l'éternité CONTRAT: : Lié à la chaleur des corps trop nombreux qui viennent réchauffer sa couche sans que jamais son coeur ne batte. BESOGNE: : Assasin pour une cause qui fait briller ses yeux. Il traque et tue pour la Mano Rossa, gagnant pour chaque mort une nouvelle félure dans son âme.
ÉCORCE: : Il a été changé seulement trois ans plus tôt, ce qui arrondit son âge à trente neuf ans. Il ne les aura jamais et ne dépassera jamais la trentaine figée dans la glace ÉCHINE: : Dents blanches, sang au menton. Devenu vampire depuis si peu de temps. PRESTIGE: : Voler la vie, d'un coup de dent ou d'un coup de crosse. Une balle en plein coeur, des crocs en plein cou. Il tue avec la grâce du prédateur, avec tous les pouvoirs de l'immortalité. GANG: : Mano Rossa @EFFIGIE: : Colin Farrell par Ambrose (ava') OMEGA (CSS) Feng (gif profil) BAFOUILLES: : 223 PACTE: : 27/06/2017



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Mar 18 Juil - 12:05
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Les simples mots le firent grogner, dans un silence qui ne trahissait aucun de ses pensées. Pourquoi ne pas le tuer, ne pas simplement lui arracher la vie en laissant le corps de cet homme derrière lui pour mieux mentir sur la disparition du dragon. Le laisser comme une énième carcasse qui n'attendrait que quelques journées pour pourrir au milieu d'un énième charnier qu'aurait créer le vampire ? Pourquoi se faisait-il manger par des minuscules états d'âmes qu'il n'aurait plus du ressentir depuis que l'émail immaculé s'était enfoncé dans sa gorge ? Il n'était plus un humain, il ne risquait rien à fuir une mafia qui n'aurait jamais sa vie. Et pourtant il inclinait la tête, ourlant ses lèvres de sourire aussi faux que le regard qu'il jetait à l'homme en face de lui. Le froideur du dragon et la chaleur de l'Italie s'affrontaient en un jeu qu'il avait depuis longtemps perdu par la simple mention d'un grade. Feng était capitaine quand lui n'était qu'un assassin à la langue un peu trop bien pendue.

Il inclinait la tête, gardant le silence. Il ne voulait pas déjà se prêter aux jeux des rhétoriques auxquels Feng excellait. Il avait du répondant, cet animal écailleux qu'Ezio devait apprendre à ne plus sous estimer. Il savait le faire taire, chose que le vampire avait bien du mal à comprendre. Peut-être que la peur au plus profond de son coeur aidait le dragon à mater la fougue dans ses veines. Car le soleil était son pire ennemi, un astre dangereux qui lui oterait la vie plus rapidement que n'importe quelles balles en pleine tête. Ezio pouvait survivre à tout sauf à cette terrible et dangereuse lumière qu'il avait apprit à craindre et qui le faisait feuler de mécontentement. Voilà seulement trois ans que sa peau avait prit la dureté du marbre mais il avait déjà prit tous les troubles qui ne représentaient que trop bien ce peuple duquel il ne faisait pas vraiment parti. Il tuait seul et ne pliait le genou devant aucun chef ou clan, quelqu'il soit. De toute manière sa créatrice n'avait eu le temps de lui apprendre la moindre chose avant qu'il n'enfonce un pieu dans son coeur.

"Après toi."  Il voulait garder le contrôle, quand bien même c'était le dragon qui dirigeait cette expédition dont Ezio ne savait que trop peu de chose.

Il ne lui laissa pas vraiment le temps de parler à nouveau et se dirigeait jusqu'à la voiture. Dieu qu'il n'avait aucun envie de passer tout le trajet à côté de lui. Il aurait presque voulu passer devant aux côtés du chauffeur mais les conventions ne lui permettaient pas. Bien qu'il ne soit qu'un assassin aux yeux de la Mano Rossa, il n'en était pas moins un membre sans aucune tâche sur son dossier parfait et couvert du plus reluisant des pourpres.

Une fois assit et prêt au départ, il tourna son regard si noir si son voisin de voyage. Il humecta ses lèvres, une seconde, avant de lui demander d'une voix sans aucune émotion transparente : "Si je dois te servir de garde du corps, j'aimerais au moins savoir pourquoi ? On va où ? Personne n'a jugé utile de me prévenir et je n'ai qu'une seule arme alors j'espère que tu sais ce que tu fais." Il n'en était que trop prudent. Vampire ou pas, Ezio savait que tout pouvait être dangereux dans le monde où ils évoluaient et il était hors de question qu'ils meurent par manque de prudence.

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Mer 19 Juil - 21:46
Aucun plaisir sournois ne s'éventra de l'abdication immédiate. Le dragon n'était pas de ces tyrans qui tiraient une jouissance maculée par l'abus de leur pouvoir. Sagouins demeuraient ces faux-rois. Tandis que la bête cuirassée, une pâte écaillée effleurant le trône d'or, daignait le glaive de la modestie. Elle ne s'illusionnait pas de l'ornement d'une couronne de pierres en toc. Pourtant, Feng en avait, des tocs. Mais davantage tournés à l'égard de ses tendances maniaques ou encore, de son quota quotidien de nicotine et de sa dépendance volontaire pour son travail. Besogne pour laquelle l'âme fougueuse se dévouait à corps perdu. Bravant les échelons à la conquête d'un blason doré. Ainsi, purpurine et couenne labourée avaient taillé une hiérarchie dans l'écorce de la Mano Rossa. Chaîne alimentaire dont les têtes risquaient de tomber à tout moment. Mais de ce fait, la normalité triomphait de la satisfaction. Humble réalité. Ça pouvait grincer des crocs et tressaillir de l'os, elle n'en avait que faire. Tant que l'on suivait derrière, cela ne lui disconvenait point. Puisqu'il était finalement légitime que Di Scipio plie l'échine face à ses ordres.

Œillade poignante, quitte à tailler au couteau la porcelaine de sa pulpe. Vibrante hostilité, muette ardeur, dans cette voiture à la carrosserie trop scintillante. Mais le dragon ne demeurait point fébrile. Se postant, telle une barricade de roche; tenant ses positions face au venin ébouillanté. A juste titre, Feng répliqua. Noirâtre lucarne, l'iris de fer se percuta à la fièvre que cloisonnait la jungle de ses prunelles italienne. L'âme de verre jaugea l'interrogation prononcée, l'ignorance frustrée. Feng ne savait si elle devait apprécier cet éclair de prudence spontanée ou encore maudire son naturel condescendant. Une certaine partialité lui intimait d'abolir le premier ressenti et de glorifier le second. « Pour les armes, il y en aura sur place et j'en ai fait exporter. Dans le cas où certains seraient à court. » Sa prévoyance était inqualifiable chez Xhiao. Détestant le brouillon des laissés pour compte ou bien les fortuits hasardeux. L'ancrage visuel fut alors désamorcé. La goupille d'un grenade précoce ainsi relâchée. Le dragon s'employa dans la sagesse, penchant pour la subtilité de l'ignorance, s'apparentant à une candide méprise. Le périple venait à peine de commencer. Il valait mieux apaiser l'animal éhonté à la bestiale prudence.

« On nous a fait remarquer qu'il y avait sur le marché d'une des branches de la Mano Rossa, des armes déficientes, voir factices. » Récit bref d'une des nombreuses et belliqueuses péripéties de la mafia de fer et de carmin. Superflus demeuraient les détails et haut-gradés en étaient certaines informations. Et tandis que la voix stagnait à cet octave lustré, les billes oculaires roulèrent dans un dessein de va-et-vient, de l'horizon voilé de verre à la figure aiguisé de l'assassin. « Et vendre ce genre de produits entache notre réputation. » Le pronom possessif était employé. Au sein de ces aigres propos où l'être en était impliqué. « Je dois regarder ce qui se passe à l'usine et rectifier le tir. Voir même devoir négocier avec nos plus vieux clients pour ne pas les perdre. » Un labeur qui pouvait sembler hors de sa portée. Feng, Capitaine et non Conseillère. Un échelon dont le diamant était aussi éclatant que chancelant. Tout d'abord, ingénieure avant d'être ambassadrice. Sauf que tapis sous le vermillon de son écaillure, s'aiguisait la braise conquérante. Tel Alexandre le Grand à l'affut de l'Empire Perse, terre de feu. Et nul ne l'empêchera de souiller la confiance octroyée par Hoshea. Trésor de valeur pour le dragon à la reconnaissance éternelle. « Et Naples est notre destination. » Ponctua-t-elle, de cette tonalité figée d'un marbre sacré. Napoli, beauté italienne dont ses iris n'avaient jamais rencontré la chaleur de ses traits, mais dont l'appellation se liait à un écueil exquis.


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Ezio N. Di Scipio
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ÉCORCE: : Il a été changé seulement trois ans plus tôt, ce qui arrondit son âge à trente neuf ans. Il ne les aura jamais et ne dépassera jamais la trentaine figée dans la glace ÉCHINE: : Dents blanches, sang au menton. Devenu vampire depuis si peu de temps. PRESTIGE: : Voler la vie, d'un coup de dent ou d'un coup de crosse. Une balle en plein coeur, des crocs en plein cou. Il tue avec la grâce du prédateur, avec tous les pouvoirs de l'immortalité. GANG: : Mano Rossa @EFFIGIE: : Colin Farrell par Ambrose (ava') OMEGA (CSS) Feng (gif profil) BAFOUILLES: : 223 PACTE: : 27/06/2017



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Ven 21 Juil - 14:08
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Il avait pensé à tout. Prévoyant et efficace, presque autant que les femmes qui normalement servaient à ce genre de penser. Eux agissaient quand elles se contentaient de retenir et de glisser sur des morceaux de papier. Ezio ne releva pas vraiment la tête, à peine attentif aux mots que le dragon lui soufflait. Il ne servirait pas à grand chose durant cette pseudo mission où on l'envoyait. Pourquoi lui ? La question roulait en boucle sans qu'il n'y trouve de raison. La mano rossa avait-elle des soupçons à son sujet. Depuis que l'immortalité était venue glacée ses veines, le vampire était devenu paranoïaque. Il avait peur qu'on découvre ce qu'il était et jamais il n'avait autant craint la mort quand sachant l'épée au dessus de sa tête disparu au moment où les crocs s'étaient enfoncés dans sa chair. Son attention se glissa sur l'horizon et la voiture qui démarrait déjà. Il avait bien fait de chasser avec de partir pour ne pas tomber dans la démence d'heure trop longues en compagnie de mortels au sang si chaud.

Le dragon réussi pourtant à récupérer l'attention du vampire avec de simples paroles s'échappant de ses lèvres. Déficientes. , Factices. Les deux mots sonnèrent comme un glas alors que l'italien fronçait brutalement les sourcils. Comment cela pouvait être possible ? La mano rossa avait toujours fournie la perfection, sans laisser à personne la possibilité de contredire son autorité sur le marché des armes à feu. Feng était envoyé là bas... Mais pourquoi devait-il l'accompagner ? Le capitaine était incapable de se débrouiller seul ? Impossible. Il n'était certainement pas arrivé au niveau où il se trouvait sans tâcher à trop de reprise ses doigts de sang. Il ne savait que répondre et pour une fois, Ezio s'enferma dans son silence, le temps d'analyser les mots qui lui étaient confiés sans véritablement de secret. Sa morgue avait disparu de son visage, dévoilant le véritable faciès du chasseur qui se tapissait en lui. Il était concentré, muet, sans ce sourire goguenard que Feng n'avait que trop vu.

Puis les dernières paroles glissèrent des lippes nacrées du dragon et Ezio comprit. Naples la belle le rappelait à elle, comme une maitresse qu'il avait perdu de vue depuis trop longtemps. Il détourna les yeux, refusant que Feng puisse apercevoir la lueur qui flamboya dans son regard. Sa ville, si laide dans toute sa noirceur voulait à nouveau le bercer entre ses bras protecteurs, l'attirer à elle pour ne plus jamais le lâcher. Les souvenirs brillèrent derrière ses yeux. Il y avait sûrement encore sa famille là bas ? A moins qu'ils ne soient morts, tués pour il ne savait quelle vengeance. Le gang des orphelins devait continuer à se battre pour cette mafia qu'il avait si longtemps évité et brusquement, ses traits se figèrent. La mano rossa ne serait sûrement pas la bienvenue. La Camorra n'était pas créature à partager, elle que ses créateurs avaient presque rendu vivante tant elle gangrenait les rues de Naples.  "La Camorra accepterait notre présence sur son territoire ?" La question était simple, sans sourire, sans morgue, presque innocente. Ses vieilles douleurs se réveillaient, traces uniquement mentales de ce à quoi il avait survécu. "A moins qu'elle ne soit à l'origine des armes de mauvaises factures qu'elle fait passer pour de notre conceptions ? " Il les haïssait, ne pouvant même imaginer une possible alliance entre les deux mafias. Son esprit d'enfant avait lié la Camorra et le mal le plus parfait. Feng ne savait peut-être pas qu'il venait de Naples mais il était certain qu'il ne tarderait pas à le découvrir. Car l'accent d'Ezio reviendrait bien trop vite. "Et pourquoi tu as besoin de moi ? Je suis pas un garde du corps, rester calme dans les soirées mondaine, très peu pour moi." Il ne disait que la simple vérité. Ezio n'avait pas envie d'être là, pas le moins du monde. Ses gants rouges devraient être remplacés par d'autre à la couleur aussi blanche que les ailes duveteuses des anges. Il n'était pas fait pour les paillettes et les lumières. Lui préférait l'ombre dans laquelle il se glissait si bien.

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Ven 28 Juil - 22:12
L'insolent n'était point ignare. La Camorra lui était familière. Autre mafia dont les racines étaient ancrées à Napples depuis le premier Homme sur terre. Néanmoins, l'avide Mano Rossa s'était mêlée à ses branches. Et tel le lierre grimpant poussant contre son tronc, cette dernière était parvenue à se faire une place. En est née une cohabitation quelque peu houleuse. Relation ambigüe, entre rivalités et affinités. Mais la Mano Rossa savait se montrer clémente, surtout en terres inconnues. Depuis près de sept ans que la main écarlate avait arrimé ses griffes au sein de la fièvre naoplitaine. « Pas le choix. » Siffla le dard de sa langue. Une détermination amère en guise de venin. La Mano Rossa ne risquait pas de courber l'échine face à son homologue. Face à une quelconque autre organisation d'ailleurs. Puis une hypothèse fut émise par l'assassin. Thèse que les écrits du dossier reçu en avait chuchoté les sous-entendus. Il était possible que le problème d'armement soit l'influence d'une tierce partie et le fait, que la Camorra puisse l'être, incluait un néfaste aboutissement. Conclusions hâtives étaient bannies de l'ovale crânien du dragon. Ces dernières pouvaient atrophier une réflexion plus objective et réduire les autres potentialités. Ainsi, elle se tut. Silence consentit à la pensée orale de l'italien, ne lui donnant point les cartes afin de corser sa main à propos du sujet.

Puis. Le spectre d'un rire gicla contre les rainures sèches de son palais. Juste un simple hoquet rieur. Un geyser de souffle jaillissant de ses naseaux de kaolin. Rictus éphémère, à peine détectable à l’œil nu. Mais point de mâchoire décrochée. Peut-être l'élévation légère de la poitrine bandée. Seulement, le mutisme d'un amusement, valsant sur la naïade de ses commissures. L'instant symphonique d'une réflexion décalée de l'italien. L'enfant bougon l'irritait. Mais dans cette maladresse où des mots tentaient de tenir une irrévérence dignité, Feng y devenait une certaine discordance comique. Car le dragon non plus n'appréciait guère ces clinquantes mondanités. Choyant la sereine solitude. Sauf qu'à l'instant clos, la flegme fut de retour. L'hiver précoce couvrant le paysage de son visage, la tonalité gelée d'austérité. Neige en était déjà sa carnation, la glaciale atmosphère complétait le tableau. « Tu ne seras pas mon garde du corps Di Scipio. Et rassures-toi, tu n'auras pas à participer à ce genre d'entrevues. » Du moins, pas directement. Point de concordance entre les deux bêtes, l'enchantement de côtoyer l'autre avait décidé de faire l'école buissonnière. Car Feng savait très bien se défendre seule. Nul besoin de s’encombrer d'un bouclier humain. « Mais tu verras aux moments venus, les détails de tes missions. » Diverses étaient les tâches à remplir pour l'assassin. L'entièreté épousant en parallèles les agissements futurs du dragon. Et chacune, étant amante avec ses tendances noirâtres et sanguinolents. Feng n'avait pas omis le statut de Di Scipio au sein de la Mano Rossa et Hoshea non plus, car l'excellence était exigée en ce jour. Non, l'italien ne se résumerait pas au chien de garde dont il clamait les défauts. La Capitaine attendait de lui, le Cerbère. Aux crocs acérés, le monstre nichant sur les rives du Styx. Celui dont l'inhumanité sera récompensée. Celui dont la fidélité baignera dans le sang impur des nuisibles. Pas moins, pas plus.

« Comment connais-tu la Camorra ? » Interrogation légitime née d'une curiosité en éclosion. Elle s'interrogeait la Capitaine. Scepticisme immortel. Éternellement sur le qui-vive, le psyché en équilibre sur la gâchette. Le dragon désamorçait ses cartouches inquisitrices. Désirant quelques éclaircissements sur ces régions obscures spontanées. Di Scipio demeurait à lui seul un imbroglio. Individu à double-pelisse. Une face aux dorures brodées par le doigté extravaguant de l'ivresse. Dont Feng y décelait ses sourires à la dentition immaculée et la caustique de ses multiples pavanes. Mais à ne pas se méprendre sous les plumes de ce paon-ci. Un autre front en était lotit. Là où nébuleuses abysses couvaient une noirceur vivante. Trop de mystères autour de cet homme, dont un, qu'elle avait en ligne de mire. « Tu as déjà eu affaire avec elle ? » Cette camarilla portée par un mafieux de mauvais-goût était propre à Naples. Non telle que la Mano Rossa ayant le bras long, celle-ci avait les tentacules étriquées. Aucun écho d'origine de la Camorra au sein des autres sillons italiens, seul un unique leitmotiv bercé en Napoli. Ainsi, l'assassin n'avait pu guère percevoir ce nom en d'autres lieux. Sauf si l'effronté y avait auparavant déjà posé bagages.

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Ezio N. Di Scipio
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ÉCORCE: : Il a été changé seulement trois ans plus tôt, ce qui arrondit son âge à trente neuf ans. Il ne les aura jamais et ne dépassera jamais la trentaine figée dans la glace ÉCHINE: : Dents blanches, sang au menton. Devenu vampire depuis si peu de temps. PRESTIGE: : Voler la vie, d'un coup de dent ou d'un coup de crosse. Une balle en plein coeur, des crocs en plein cou. Il tue avec la grâce du prédateur, avec tous les pouvoirs de l'immortalité. GANG: : Mano Rossa @EFFIGIE: : Colin Farrell par Ambrose (ava') OMEGA (CSS) Feng (gif profil) BAFOUILLES: : 223 PACTE: : 27/06/2017



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Lun 14 Aoû - 18:31
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Pas le choix. Mignon petit mot pour quelque chose d'impossible. La Camorra avait toujours le choix. Elle en se laissait impressionner par personne, posséder par aucune âme. Et elle finissait pas tuer à l'instant même où les autres ne lui étaient plus d'utilité. Ezio avait cru fuir lorsqu'il était parti à Rome mais voilà que Naples se rappelait à son souvenir. Ses cicatrices étaient encore visible sur ce torse d'Apollon qu'il affichait pourtant comme un cadeau aux iris de ses proies. Mais elles étaient bien là, gravées dans sa chair avec une violence qui l'avait cloué au sol pendant trop d'année. Il ne tourna pas les yeux vers Feng, attendant que son propre visage perdre les traces de cette peur qui y avait voleté quelque secondes. Il ne montrerait jamais ses faiblesses, plutôt mourir que de leur offrir la vérité sur ce qui tapissait son coeur d'ombre. Ce serait trop facile de s'en servir par la suite. Ezio n'avait aucune peur, aucun mot qui pouvaient le faire vaciller, pas même un coeur qui battait pour une quelconque créature. Non, il était seul et fier de sa solitude.

Mais le dragon ne le laissait pas s'enfermer dans un mutisme peut commun. Il fit soulever un sourcil interrogatif à l'assassin. Son rôle ne se définissait pas comme il l'aurait dû, ne lui offrait aucun détail sur la véritable raison de sa présence. Si Feng était capable de se débrouiller seul alors pourquoi donc l'avait-il fait venir. Ezio n'était homme à apprécier faire la plante verte sur le bord d'une carrière, à regarder le monde avancer pendant qu'il ne faisait rien. Il avait l'inactivité en horreur et les questions en haine parfaite. Il ne voulait pas rester ainsi, enroulé dans l'inconnu pendant que cet saleté de dragon connaissait toutes les cartes qui se joueraient ce soir sur la table. Mais il ne répondit pas, préférant une nouvelle fois le silence. Cet allié qui ne le trahissait que trop peu. Ses iris se perdaient à travers la vitre teintée. Il n'y avait qu'un point positif à tout cela. S'il ne devait suivre Feng comme son ombre au moins éviterait-il le soleil. Car il ne pouvait oublier cette soif qui se rappellerait tellement vite à son palais lorsque les minutes se seront égrainer en heure et que l'odeur de l'homme à ses côtés remplira l’habitacle trop étroit de la voiture.

Puis le silence se mua en question. Pour une fois Feng parlait. Un peu plus que d'habitude. Un soupir audible s'échappa des lèvres de l'assassin avant qu'il ne finisse par tourner les yeux vers cette créature qu'il devait côtoyer. Le capitaine semblait s’intéresser et l'assassin n'avait envie de mentir. Trop de danger à la faire. Car les informations se croiseraient sûrement un jour et il savait que lorsque la Camorra s'en mêlait, tout ce qui retenait les corps à la vie risquait de disparaître en fumée. Alors il se contenta d'un soupir, pour marquer son envie si faible de parler, pour lui offrir les traces de ce qu'il était dès que l'homme charmeur disparaissait derrière d'autre regards.

 "J'suis né à Naples. On connaît tous ses fils de putes de la Camorra quand on vient de chez moi, surtout quand on n'est pas né plié dans le coton et la dentelle."

Un jour, il ne pourrait plus parler de son enfance ou de son passé sans que son visage ne trahisse ce coeur qui ne battait plus. Il n'en était pas là et la peur ne s'était pas encore réveillée. Seule l'angoisse, sourde, qui ne le quittait jamais. "Ils ont buté des gens qui m'étaient proches et essayé de m'envoyer six pieds sous terre. J'suis trop coriace mais ils n'en sont pas passé loin." Ne pas mentir. Jamais. Car il croiserait peut-être des visages connus et il ne savait transformer les traits de son faciès dans ce genre d'instant. Il savait juste que seule la rage exploserait dans ses yeux et que ses phalanges se couvriraient de carmin. "Faut un bail que j'ai quitté Naples. Ils ne doivent plus vraiment se souvenir de moi. Mais je ne l'ai pas fait..." Trop de sous entendu, trop de possibilité. La colère bruissait dans son regard. Et déjà ses mains étaient trop fermées.

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Lun 21 Aoû - 23:09
Fumer. Boucaner sec une cigarette. Cuire la sécheresse de sa salive par la sagesse d'une clope. Appétit impulsif. Parfois, le cérébral bridait la bête vorace, apaisait cette malsaine carence sous les berceuses psychiques. Pas cette fois-ci. Le dragon avait faim. Terriblement. Crevait la dalle pour du tabac. Les méditations semblaient inaptes face à la symphonie du calvaire. Abjecte ingratitude. Puisque l'insolent souillait ses efforts de bienséance. La bave de ses soupirs glissait sur la discipline de ses écailles, hérissant l'écorce moirée. L'indifférence se tenait pourtant. Stoïque Capitaine. Mais il y avait tout de même une préférence pour l'illusion d'une gratitude. Di Scipio ne s'était même pas donné la peine de mettre un peu d'eau dans son vin. Se contentant de renverser la coupe sous ses yeux. Sauf que son simple comportement était pareil à la gadoue. Substance terreuse maculant la droiture de son être. Et la chaleureuse amante de ses nymphes finement courbées, était seule à amadouer le venin de ses pensées. Feng aurait pu lui donner ce plaisir. Celui d'exprimer l'agacement primitif à l'égard de l'enfant disgracieux. Mais le sacerdoce chinois ravalait la bassesse. Royal devait demeurer le dragon, de ses épopées à ses prières. Ainsi, l’œillade persévéra. Plantée au creux de la toile italienne, même lorsque l'enluminure de ses contours s'orienta en son sein.

Mais le marmot fruit des rues, l'époux du macabre aux phalanges mariée à la détente, le renard des jours exténués, daigna parler. Di Scipo pouvait s'aventurer dans les mensonges. Tisser sa propre jungle où artifices et manèges en étaient rois. Enfiler le costume d'une diseuse de bonnes aventures. Mais c'était à ses risques et périls. Car intraitable était Xhiao. Chaque dire était croisé et entre-croisé au creux de sa caboche. Nulles paroles n'étaient laissées pour compte. Croire que des fabulations suffiraient à amadouer l'impitoyable, était idiot. Et elle savait que l'assassin était tout de même doté d'une certaine jugeote. Ainsi, Feng contempla la scène d'un œil distant. Là, où l’enfer régnait au creux de cette habitacle de chair hâlé. Les fenêtres de l'âme s'ouvraient sur les abysses aux flammes vermeilles et aux crevasses acariâtres. Et miraient sur le galbe, des éclats d'un feu lunaire. Hargne indomptable. Immunisée face aux fouets de la raison. Pognes recroquevillées, telle des cadavres de feuilles. Mais c'était la rancœur qui gonflait les nervures de ses phalanges. Point le glas, ni l'absence de vivacité. Une émotion primitive. Tangible. Précise. Trop pour être une maxime mensongère. Ainsi le dragon tendait l'oreille. Notait avec soin sur le feuillage de sa mémoire, le fond et la forme du récit italien. Attentive à cette opportunité d'ouverture, profitant de cette rare occasion afin d'alimenter ses investigations muettes. La rationalité, facette sensible figée, renversait l'empathie. Jubilation pourtant manquante envers cet individu qu'elle trouvait grossier. Jouir de ce malheur ne l'intéressait pas. Seule la satisfaction d'avoir pu cueillir quelques informations se permit de fleurir en son ovale. Et encore, l'animal écaillé devait à présent les éplucher.

Le carrosse de métal interrompit son ascension. Par delà la façade de verre, les bourgeons visuels du jardin immaculé qu'était sa figure, observa le paysage statique. Regard bref, précurseur d'un nouvel élan de sa personne. L'aéroport de Rome. « On y va. » Le dragon n'eut guère la patience d'être traitée dans la noblesse de son statut. Prenant de court le pilote, la capitaine s'extirpa de la scintillante diligence, lui ôtant ainsi la corvée d'être son portier. Les mots avaient jailli d'une source vocale dont les flots étaient éternellement trempés dans la frigidité. Le pas stagna sur ce sentier goudronné, en attente du cavalier meurtrier. Et la mécanique reprit son allure, les rouages s'huilèrent dans une chevauchée tout aussi contrôlée. La candeur nocturne chérissait son engouement. Une brise de minuit cajolant l'Hamada de sa tranchée, ses poumons affamés. La nicotine fut quelque peu scotomisée, esseulée. L'atmosphère étriquée troquée pour un semblant de grand air. Le fait de prendre une distance inédite avec Di Scipio, composait également l'accalmie. Côtoyer l'insolence en zigue n'était guère plaisant. Mais surtout, jouxter un être dont carne et sève ne devaient plus s'apparenter à l'Homme même, flagellait sa raison. Car le dragon n'était point négligeant. Feng n'avait pas oublié. Annihiler le songe du monstre latent sous cette apparence fallacieuse. Possible créature. Possible abomination.

Avancée sous le dôme religieux de la sorgue. Bienveillante maîtresse ténébreuse. Solennelle. Silencieuse. Sans teinte et constellée de ses pâles astres. Mais pas de pleine lune pour en observer les fruits d'une contre-nature. Ils étaient dans ce coin privatisé de cette gare aérienne où la Mano Rossa l'utilisaient allègrement dans le plongeon d'affaires scélérats. Ainsi, Feng aborda cette monture à l'envergure trismégiste. De ces jets privés à l'image de ces sérails de cristal. Accoutumée à la luxuriance qu'incendiait sa chère mafia, elle ne s'attarda pas sur l'or massif des accoudoirs ou encore les flûtes de champagnes ornant chaque coin de l'appareil. Fastuosité désabusée à lui en éreinter les tempes. Pourtant, la mélodie exubérante venait à peine de débuter. Notes clinquantes, avec des Ré aux décadences majeurs et des Fa mineur à la décence. Le dragon offrit sa frêle charogne en offrande à l'un des sièges enrobés à bord. La mollesse trancha avec l'armature naturellement rigide de la chinoise. Soupir de contentement. Les billes oculaires roulèrent jusqu'au cadre temporaire accroché au poignet. Quarante-cinq minutes. Il s'agissait de la durée de leur périple aérien. Quarante-cinq minutes qui les séparaient encore de sa cigarette.
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Ezio N. Di Scipio
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : Il roulait sa bosse comme un mortel depuis trente six ans jusqu'à ce que l'émail le fige pour l'éternité CONTRAT: : Lié à la chaleur des corps trop nombreux qui viennent réchauffer sa couche sans que jamais son coeur ne batte. BESOGNE: : Assasin pour une cause qui fait briller ses yeux. Il traque et tue pour la Mano Rossa, gagnant pour chaque mort une nouvelle félure dans son âme.
ÉCORCE: : Il a été changé seulement trois ans plus tôt, ce qui arrondit son âge à trente neuf ans. Il ne les aura jamais et ne dépassera jamais la trentaine figée dans la glace ÉCHINE: : Dents blanches, sang au menton. Devenu vampire depuis si peu de temps. PRESTIGE: : Voler la vie, d'un coup de dent ou d'un coup de crosse. Une balle en plein coeur, des crocs en plein cou. Il tue avec la grâce du prédateur, avec tous les pouvoirs de l'immortalité. GANG: : Mano Rossa @EFFIGIE: : Colin Farrell par Ambrose (ava') OMEGA (CSS) Feng (gif profil) BAFOUILLES: : 223 PACTE: : 27/06/2017



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Lun 11 Sep - 22:10
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Il ne répondit pas. Il ne répondait que rarement. Le dragon n'était pas un animal bavard et ses crocs retenaient des paroles qui auraient pu s'enfoncer comme de l'acide entre les veines de l'italien. Lui se détourna de la vision que lui offrait la porcelaine de Chine et se perdit à travers les reflets de l'horizon. Dieu que Naples ne lui avait pas manqué. Qu'était devenu les siens ? Que s'était-il passé dans l'ombre des horreurs, dans le carmin explosant au sol sous des gerbes rendu brunes par la trop grande quantité d'hémoglobine ? Ses amis étaient-ils devenu des corps pourrissant dans la fange, des visages aux yeux ouverts pour l'éternité ? Il n'avait voulu de nouvelles. Il n'avait voulu aucun souvenir mais les voilà qui le rattrapaient trop facilement et trop vite. Il n'avait rien d'autre à penser durant ce trajet qui lui semblait déjà trop long. Le dragon était discret là où Ezio aurait pu se montrer bavard. Il parlait trop en d'autre lieu. Il parlait souvent bien trop mais la Mano Rosa lui avait apprit à museler sa gueule qu'il ouvrait trop souvent, à se sentir comme un chien de garde bien dangereux, qu'on enfermait et qu'on matait. Il se serait parfaitement vu en berger allemand. Et si lui était ainsi, que serait donc Feng. Un animal calme... Un chat. Oui, voilà qui n'allait que trop bien au chinois. Un chat, regardant de haut et jugeant dans le silence là où le chien jappe trop fort.

Les pensées -stupides- de l'italien furent tus alors qu'enfin les lippes asiatiques se desserraient. Pour ne pas dire plus que trois palabres qu'il écoutait à moitié. Il soupira, avant de se lever à son tour. L'aube n'était pas encore là. Il inspira la caresse de la lune, frémit de la sentir sur son derme avant de finir par relever le visage. Il aperçu l'un de ses jets que la Mano Rosa possédait, comme un véritable trésor. Ils prenaient donc l'avion pour se rendre à Naples, pour quitter le sol romain pour un autre bien plus sableux et sec. Ezio n'avait pas envie de retrouver le soleil de la ville qui l'avait vu naître. Il n'avait pas envie d'y aller, encore moins en compagnie de ce dragon qui ne le quittait pas. Il ne savait ce qu'il avait à faire là bas; Il ne savait ce qu'il avait à dire ou à murmurer. Il se contentait du silence.

Il entra à son tour, prit soudainement de claustrophobie. Il se sentait enfermé dans la gueule d'un dragon, enfermé entre les mains de Feng, comme offert si facilement. Il inspira, prenant en plein visage l'odeur musqué du chinois. Ses dents se serrèrent, violement. Il n'avait pas envie d'attaquer et pourtant... Combien il avait faim. Combien il aurait aimé enfoncer ses crocs dans la gorge si joliment dévoilée. Non ! Ne pas penser à ça !

Il s'assit, comme un prince ou plutôt comme un roi. Et directement ses lèvres s'étirèrent sur une nouvelle remarque glissé comme le venin d'un serpent sans qu'il n'en possède un tier de l'intelligence. Ezio frappait, détruisait, savait agir dans le moindre détail pour traquer et tuer. Mais il n'aimait pas les échanges de paroles.

 "Y a rien à boire ici ? J'pense la Mano Rosa dorloter ses capitaines."

Il se riait de lui en parlant de la sorte. Car nombreux étaient ceux pensait que les privilèges étaient bon pour ceux et uniquement ceux qui n'avaient pas gagné leur titre. Pour Ezio, il insultait sans vraiment le faire le capitaine au sang bien plus chaud que celui de l'immortel. Le vampire prit ses aises, un sourire de requin sur les lèvres; Peut-être que finalement, il n'allait pas autant s'ennuyer qu'il l'avait prévu.

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