Les pions d'un echequier | Feng

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Il roulait sa bosse comme un mortel depuis trente six ans jusqu'à ce que l'émail le fige pour l'éternité [titre de mon champ]: CONTRAT: : Lié à la chaleur des corps trop nombreux qui viennent réchauffer sa couche sans que jamais son coeur ne batte. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Assasin pour une cause qui fait briller ses yeux. Il traque et tue pour la Mano Rossa, gagnant pour chaque mort une nouvelle félure dans son âme. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Il a été changé seulement trois ans plus tôt, ce qui arrondit son âge à trente neuf ans. Il ne les aura jamais et ne dépassera jamais la trentaine figée dans la glace [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Dents blanches, sang au menton. Devenu vampire depuis si peu de temps. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Voler la vie, d'un coup de dent ou d'un coup de crosse. Une balle en plein coeur, des crocs en plein cou. Il tue avec la grâce du prédateur, avec tous les pouvoirs de l'immortalité. [titre de mon champ]: GANG: : Mano Rossa [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Colin Farrell (c) Aisen (ava') OMEGA (CSS) Feng (gif profil) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 176 [titre de mon champ]: PACTE: : 27/06/2017



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Sujet: Les pions d'un echequier | Feng   Jeu 13 Juil - 21:50
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De la protection. Comme un vulgaire chien galeux, comme un simple animal de compagnie. De la protection. Par tous les dieux, était-il aussi mal considéré que cela dans cette magia qu'il avait rejoint depuis des années ? De la protection. Lui dont les doigts étaient fait pour être entouré de carmin et non pour aider un imbécile à trouver d'où venait il ne savait quoi. Il était un tueur ! Pas un enfant mignon qui servait de garde du corps à un homme qui soit disant savait se défendre seul. D'autant plus que cette histoire ne pouvait que mal tourner. Le soleil était son ennemi mortel et comment allait-il réussir à justifier son absence durant toutes les journées qui passeraient ? Comment pouvait-il faire correctement son métier ? Bordel, il n'était pas un garde du corps ! Il y avait des dizaines d'homme dont c'était la spécialité alors pourquoi lui ? Qu'est ce que lui voulait encore cette saleté de dragon qu'il aurait dû faire mourir pour de bon lorsqu'il en avait l'occasion, seuls sur ce toit où personne ne les avait vu partir. Il aurait presque boudé s'il n'avait pas grandit entre temps.

Il faisait à peine nuit lorsqu'il débarqua au QG de la Mano Rossa, le visage grave. Il n'avait aucune envie de venir ici. Il avait réussi à s'offrir une journée de repos, une seule qui pouvait peut-être l'aider à gagner du temps. Ce n'était plus qu'une question de temps, de jeu contre la montre et contre le soleil. Feng avait des soupçons, c'était certain vu les réactions du dragon. Il ne devait surtout pas se faire prendre. Sans quoi il devrait le tuer sans sommation.

"J'espère que tu es prêt. J'ai pas tout mon temps et le plus tôt se sera passer le mieux je me porterais."  

Il était de mauvais humeur et il était hors de questions que Feng ne s'en rende pas compte. Après tout, qui lui prouvait que ce n'était pas la faute du jeune homme s'il se retrouvait à servir de garde du corps alors que ses mains étaient gantées de carmin, certainement pas faites pour simplement attendre dans un costume qui ne lui allait que trop bien et qu'il avait déjà vêtu. Avec sa cravate et sa chemise blanche, il faisait presque homme trop sage. Si son visage ne l'avait pas trahit en offrant une barbe de trois jours un peu trop longue et un regard noir qui trahissait si facilement la rue dont il sortait.

Il attendit pourtant sagement, se contentant de fixer le chinois d'un regard presque trop noir. Il ne le défiait pas. Pas déjà, pas aussi tôt. Les deux devraient se supporter et Ezio ne voulait pas être le premier à enclencher la machine de guerre.

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Les années passent, la carcasse trépasse et le psyché s'enlasse. Ses pieds labourent le sang et la chair du monde depuis trente-cinq ans. [titre de mon champ]: CONTRAT: : La solitude est une fière amie qui ne saurait trahir. Puisque s'effeuiller devant un autre révelerait la mascarade et ferrait sûrement tomber sa propre tête. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Capitaine au Mano Rossa, là où les circéennes sont écartées et dénigrées. Pas le choix pour le dragon d'enfiler le costume du sexe opposé, dupant chaque jour, ceux à qui elle a durement prêté serment. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : Sait à propos du surnaturel et porte une haine sans faille envers les créature. [titre de mon champ]: GANG: : Mano Rossa. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Tumblr & Nemo (margouille ♥) [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 159 [titre de mon champ]: PACTE: : 12/06/2017



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Sujet: Re: Les pions d'un echequier | Feng   Sam 15 Juil - 16:59
Crépuscule surplombant la fulgurante Rome. Cumulus de nicotine s'immisçant au creux de cette fraîcheur italienne, soufflé du bout des lèvres. La sensation était galvanisante, presque enivrante à en émousser l'intellect. Petit plaisir mortel. Poumons noirci,s mais l'apaisement se touchait du bout des doigts. Son attention voguait au grès des souffleries éjectées, au grès de leur danse aérienne sur la scène qu'étaient les cieux assombris. Puis ses phalanges délaissèrent la tige de tabac à la commissure de ses lèvres aux blancheurs exquises, s'adonnant à une nouvelle tâche. Feng ouvrit ce dossier laissé à son compte dès son arrivée. A l'accoutumée, il lui était toujours préférable de connaître l'envergure du cas à arpenter bien avant son amorce, mais cette fois-ci, il avait été questions de soi-disant modifications de dernières minutes. Chose qui faisait plier l'agacement de ses sourcils charbonneux, mais dont elle dut s'accommoder sans le moindre mot. La pulpe du doigté de soie flatta sans ménagement le fichier feuillu, goûtant à la robe rêche du papier administratif. Les hiéroglyphes italiens s'alignaient en de parfaites tranchées, s'entassaient jusqu'à en perdre goût. Pourtant, les yeux du dragon crapahutaient les mots, les imprimaient sur sa mémoire éphémère le temps d'une analyse habituelle. Et le regard défilait, coulait sur les vagues de feuilles de note, jusqu'à faire naufrage. Chute à la vue d'un nom familier. Brisure des chaînes huilées.

Ezio Di Scipio. La surprise était sans attente. Une bouffée de cancer allait même jusqu'à lui crocheter l’œsophage. Mais la Capitaine, se reprit, de justesse. Comprendre lui était alors difficile, sous toutes les manières. Véritables travaux d'Héraclès. La lecture de ce blason n'engendrait qu'une délicate aigreur dont les racines semblaient prendre leurs aises au sein de son être. Sans s'arrêter à la première phase de la descente aux enfers, elle s'aventura jusqu'aux détails synthétiques de sa fonction envisagée à ses côtés. Et les faits étaient là. Noir sur blanc, inscrites froidement par l'imprimerie du coin. De simples écrits en signe de mauvais augures. Un calvaire imminent. Il était trop tard à présent, sachant qu'il s'agissait finalement de la personne qu'elle attendait patiemment depuis son arrivée. Et Xhiao en serait presque devenue impatiente. Pas d'excitation, mais d'un déplaisir certain. Mais le professionnalisme l'emportait. Vertu propre à son amour pléthorique pour son travail, Feng ne pouvait se permettre de diverger de sa position et sa mission. Ainsi, la main emplie de vigueur, renferma hâtivement la pochette aux précieux parchemins, tandis que l'autre reprit son dû perché à la gueule du dragon. Ultime bouffée de soulagement dans ce mince espoir d'être plus clémente auprès de son employé, en vain. La cigarette fut expulsée de ses griffes, tandis que ses pas prenaient déjà une toute autre direction, l'intérieur du repère de la Mano Rossa.

Toujours ponctuelle, Feng était d'ailleurs dotée de cette tendance, où sa personne se montrait généralement quelques temps avant que l'heure du rendez-vous donné ne sonne. Bras entrelacés sur la poitrine se voulant jupitérienne, le psyché n'eut nul le temps de cajoler les nuances qu'apporteraient l'assassin à son dessein puisque l'hymne d'une nouvelle approche se dessina à ses oreilles. Ses nerfs claquèrent contre l'ovale de sa boîte crânienne, tandis qu'une peinture trop familière à son goût s'esquissait à l'horizon, jusqu'à atteindre sa propre personne. Mal lunée, la silhouette décrocha une esquisses de premiers mots aux drapés fulminants. Si ce dernier désirait exprimé une certaine amertume, l'ébauche était réussie. Bien qu'ils semblaient partager le commun d'une animosité à l'égard de l'autre, Feng se dissociait par son éternel savoir-être. Le stoïcisme de sa figure était sans appel et pourtant, le venin cuisant sa langue forçait la discipline de son palet affuté. « Bonsoir à toi aussi Di Scipio. » Bien que l'affection était une notion d'une évidence désuète entre ces deux bêtes, la politesse ne devait pas être négligée ou allée à vau-l'eau. Cette première ingratitude émanée avait le don d'effriter sa patience. Mais Feng n'abdiqua pas. Long et périlleux allait être leur périple. Et malgré eux, ils empruntaient le même sentier. « Malheureusement, ce n'est pas à toi de choisir quand tu peux partir ou non. » A la Mano Rossa, ce n'était pas comme dans un moulin. On ne rentrait pas et on ne sortait pas à sa guise. Des ordres avaient été donnés et malgré les désagréments des uns ou bien les avis tonitruants des autres, il était inconcevable de faire cavalier seul. Tous embarqués sur ce plateau de jeu, de l'introduction à l'épilogue. « En tout cas, si tout est bon pour toi, la voiture nous attend dehors. » Dit-elle, jetant une œillade à cette montre non exubérante qui n'était pas du genre à exposer à la vue de tous, la richesse croulant sous le cuirassé du dragon. Puis le corps fit volte-face, la lisseur de ses semelles chevauchant le sol, à l'assaut de la sortie. Tout allait bien se passer.



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Sujet: Re: Les pions d'un echequier | Feng   Mar 18 Juil - 12:05
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Les simples mots le firent grogner, dans un silence qui ne trahissait aucun de ses pensées. Pourquoi ne pas le tuer, ne pas simplement lui arracher la vie en laissant le corps de cet homme derrière lui pour mieux mentir sur la disparition du dragon. Le laisser comme une énième carcasse qui n'attendrait que quelques journées pour pourrir au milieu d'un énième charnier qu'aurait créer le vampire ? Pourquoi se faisait-il manger par des minuscules états d'âmes qu'il n'aurait plus du ressentir depuis que l'émail immaculé s'était enfoncé dans sa gorge ? Il n'était plus un humain, il ne risquait rien à fuir une mafia qui n'aurait jamais sa vie. Et pourtant il inclinait la tête, ourlant ses lèvres de sourire aussi faux que le regard qu'il jetait à l'homme en face de lui. Le froideur du dragon et la chaleur de l'Italie s'affrontaient en un jeu qu'il avait depuis longtemps perdu par la simple mention d'un grade. Feng était capitaine quand lui n'était qu'un assassin à la langue un peu trop bien pendue.

Il inclinait la tête, gardant le silence. Il ne voulait pas déjà se prêter aux jeux des rhétoriques auxquels Feng excellait. Il avait du répondant, cet animal écailleux qu'Ezio devait apprendre à ne plus sous estimer. Il savait le faire taire, chose que le vampire avait bien du mal à comprendre. Peut-être que la peur au plus profond de son coeur aidait le dragon à mater la fougue dans ses veines. Car le soleil était son pire ennemi, un astre dangereux qui lui oterait la vie plus rapidement que n'importe quelles balles en pleine tête. Ezio pouvait survivre à tout sauf à cette terrible et dangereuse lumière qu'il avait apprit à craindre et qui le faisait feuler de mécontentement. Voilà seulement trois ans que sa peau avait prit la dureté du marbre mais il avait déjà prit tous les troubles qui ne représentaient que trop bien ce peuple duquel il ne faisait pas vraiment parti. Il tuait seul et ne pliait le genou devant aucun chef ou clan, quelqu'il soit. De toute manière sa créatrice n'avait eu le temps de lui apprendre la moindre chose avant qu'il n'enfonce un pieu dans son coeur.

"Après toi."  Il voulait garder le contrôle, quand bien même c'était le dragon qui dirigeait cette expédition dont Ezio ne savait que trop peu de chose.

Il ne lui laissa pas vraiment le temps de parler à nouveau et se dirigeait jusqu'à la voiture. Dieu qu'il n'avait aucun envie de passer tout le trajet à côté de lui. Il aurait presque voulu passer devant aux côtés du chauffeur mais les conventions ne lui permettaient pas. Bien qu'il ne soit qu'un assassin aux yeux de la Mano Rossa, il n'en était pas moins un membre sans aucune tâche sur son dossier parfait et couvert du plus reluisant des pourpres.

Une fois assit et prêt au départ, il tourna son regard si noir si son voisin de voyage. Il humecta ses lèvres, une seconde, avant de lui demander d'une voix sans aucune émotion transparente : "Si je dois te servir de garde du corps, j'aimerais au moins savoir pourquoi ? On va où ? Personne n'a jugé utile de me prévenir et je n'ai qu'une seule arme alors j'espère que tu sais ce que tu fais." Il n'en était que trop prudent. Vampire ou pas, Ezio savait que tout pouvait être dangereux dans le monde où ils évoluaient et il était hors de question qu'ils meurent par manque de prudence.

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Sujet: Re: Les pions d'un echequier | Feng   Mer 19 Juil - 21:46
Aucun plaisir sournois ne s'éventra de l'abdication immédiate. Le dragon n'était pas de ces tyrans qui tiraient une jouissance maculée par l'abus de leur pouvoir. Sagouins demeuraient ces faux-rois. Tandis que la bête cuirassée, une pâte écaillée effleurant le trône d'or, daignait le glaive de la modestie. Elle ne s'illusionnait pas de l'ornement d'une couronne de pierres en toc. Pourtant, Feng en avait, des tocs. Mais davantage tournés à l'égard de ses tendances maniaques ou encore, de son quota quotidien de nicotine et de sa dépendance volontaire pour son travail. Besogne pour laquelle l'âme fougueuse se dévouait à corps perdu. Bravant les échelons à la conquête d'un blason doré. Ainsi, purpurine et couenne labourée avaient taillé une hiérarchie dans l'écorce de la Mano Rossa. Chaîne alimentaire dont les têtes risquaient de tomber à tout moment. Mais de ce fait, la normalité triomphait de la satisfaction. Humble réalité. Ça pouvait grincer des crocs et tressaillir de l'os, elle n'en avait que faire. Tant que l'on suivait derrière, cela ne lui disconvenait point. Puisqu'il était finalement légitime que Di Scipio plie l'échine face à ses ordres.

Œillade poignante, quitte à tailler au couteau la porcelaine de sa pulpe. Vibrante hostilité, muette ardeur, dans cette voiture à la carrosserie trop scintillante. Mais le dragon ne demeurait point fébrile. Se postant, telle une barricade de roche; tenant ses positions face au venin ébouillanté. A juste titre, Feng répliqua. Noirâtre lucarne, l'iris de fer se percuta à la fièvre que cloisonnait la jungle de ses prunelles italienne. L'âme de verre jaugea l'interrogation prononcée, l'ignorance frustrée. Feng ne savait si elle devait apprécier cet éclair de prudence spontanée ou encore maudire son naturel condescendant. Une certaine partialité lui intimait d'abolir le premier ressenti et de glorifier le second. « Pour les armes, il y en aura sur place et j'en ai fait exporter. Dans le cas où certains seraient à court. » Sa prévoyance était inqualifiable chez Xhiao. Détestant le brouillon des laissés pour compte ou bien les fortuits hasardeux. L'ancrage visuel fut alors désamorcé. La goupille d'un grenade précoce ainsi relâchée. Le dragon s'employa dans la sagesse, penchant pour la subtilité de l'ignorance, s'apparentant à une candide méprise. Le périple venait à peine de commencer. Il valait mieux apaiser l'animal éhonté à la bestiale prudence.

« On nous a fait remarquer qu'il y avait sur le marché d'une des branches de la Mano Rossa, des armes déficientes, voir factices. » Récit bref d'une des nombreuses et belliqueuses péripéties de la mafia de fer et de carmin. Superflus demeuraient les détails et haut-gradés en étaient certaines informations. Et tandis que la voix stagnait à cet octave lustré, les billes oculaires roulèrent dans un dessein de va-et-vient, de l'horizon voilé de verre à la figure aiguisé de l'assassin. « Et vendre ce genre de produits entache notre réputation. » Le pronom possessif était employé. Au sein de ces aigres propos où l'être en était impliqué. « Je dois regarder ce qui se passe à l'usine et rectifier le tir. Voir même devoir négocier avec nos plus vieux clients pour ne pas les perdre. » Un labeur qui pouvait sembler hors de sa portée. Feng, Capitaine et non Conseillère. Un échelon dont le diamant était aussi éclatant que chancelant. Tout d'abord, ingénieure avant d'être ambassadrice. Sauf que tapis sous le vermillon de son écaillure, s'aiguisait la braise conquérante. Tel Alexandre le Grand à l'affut de l'Empire Perse, terre de feu. Et nul ne l'empêchera de souiller la confiance octroyée par Hoshea. Trésor de valeur pour le dragon à la reconnaissance éternelle. « Et Naples est notre destination. » Ponctua-t-elle, de cette tonalité figée d'un marbre sacré. Napoli, beauté italienne dont ses iris n'avaient jamais rencontré la chaleur de ses traits, mais dont l'appellation se liait à un écueil exquis.



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Sujet: Re: Les pions d'un echequier | Feng   Ven 21 Juil - 14:08
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Il avait pensé à tout. Prévoyant et efficace, presque autant que les femmes qui normalement servaient à ce genre de penser. Eux agissaient quand elles se contentaient de retenir et de glisser sur des morceaux de papier. Ezio ne releva pas vraiment la tête, à peine attentif aux mots que le dragon lui soufflait. Il ne servirait pas à grand chose durant cette pseudo mission où on l'envoyait. Pourquoi lui ? La question roulait en boucle sans qu'il n'y trouve de raison. La mano rossa avait-elle des soupçons à son sujet. Depuis que l'immortalité était venue glacée ses veines, le vampire était devenu paranoïaque. Il avait peur qu'on découvre ce qu'il était et jamais il n'avait autant craint la mort quand sachant l'épée au dessus de sa tête disparu au moment où les crocs s'étaient enfoncés dans sa chair. Son attention se glissa sur l'horizon et la voiture qui démarrait déjà. Il avait bien fait de chasser avec de partir pour ne pas tomber dans la démence d'heure trop longues en compagnie de mortels au sang si chaud.

Le dragon réussi pourtant à récupérer l'attention du vampire avec de simples paroles s'échappant de ses lèvres. Déficientes. , Factices. Les deux mots sonnèrent comme un glas alors que l'italien fronçait brutalement les sourcils. Comment cela pouvait être possible ? La mano rossa avait toujours fournie la perfection, sans laisser à personne la possibilité de contredire son autorité sur le marché des armes à feu. Feng était envoyé là bas... Mais pourquoi devait-il l'accompagner ? Le capitaine était incapable de se débrouiller seul ? Impossible. Il n'était certainement pas arrivé au niveau où il se trouvait sans tâcher à trop de reprise ses doigts de sang. Il ne savait que répondre et pour une fois, Ezio s'enferma dans son silence, le temps d'analyser les mots qui lui étaient confiés sans véritablement de secret. Sa morgue avait disparu de son visage, dévoilant le véritable faciès du chasseur qui se tapissait en lui. Il était concentré, muet, sans ce sourire goguenard que Feng n'avait que trop vu.

Puis les dernières paroles glissèrent des lippes nacrées du dragon et Ezio comprit. Naples la belle le rappelait à elle, comme une maitresse qu'il avait perdu de vue depuis trop longtemps. Il détourna les yeux, refusant que Feng puisse apercevoir la lueur qui flamboya dans son regard. Sa ville, si laide dans toute sa noirceur voulait à nouveau le bercer entre ses bras protecteurs, l'attirer à elle pour ne plus jamais le lâcher. Les souvenirs brillèrent derrière ses yeux. Il y avait sûrement encore sa famille là bas ? A moins qu'ils ne soient morts, tués pour il ne savait quelle vengeance. Le gang des orphelins devait continuer à se battre pour cette mafia qu'il avait si longtemps évité et brusquement, ses traits se figèrent. La mano rossa ne serait sûrement pas la bienvenue. La Camorra n'était pas créature à partager, elle que ses créateurs avaient presque rendu vivante tant elle gangrenait les rues de Naples.  "La Camorra accepterait notre présence sur son territoire ?" La question était simple, sans sourire, sans morgue, presque innocente. Ses vieilles douleurs se réveillaient, traces uniquement mentales de ce à quoi il avait survécu. "A moins qu'elle ne soit à l'origine des armes de mauvaises factures qu'elle fait passer pour de notre conceptions ? " Il les haïssait, ne pouvant même imaginer une possible alliance entre les deux mafias. Son esprit d'enfant avait lié la Camorra et le mal le plus parfait. Feng ne savait peut-être pas qu'il venait de Naples mais il était certain qu'il ne tarderait pas à le découvrir. Car l'accent d'Ezio reviendrait bien trop vite. "Et pourquoi tu as besoin de moi ? Je suis pas un garde du corps, rester calme dans les soirées mondaine, très peu pour moi." Il ne disait que la simple vérité. Ezio n'avait pas envie d'être là, pas le moins du monde. Ses gants rouges devraient être remplacés par d'autre à la couleur aussi blanche que les ailes duveteuses des anges. Il n'était pas fait pour les paillettes et les lumières. Lui préférait l'ombre dans laquelle il se glissait si bien.

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