shotgun story (marius)

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Vestia Leggia
VAMPIRES - THE JAGGED JAWS
OSSATURE: : vingt neuf années désormais scellés. CONTRAT: : célibataire, le coeur et corps libre de toute chaînes BESOGNE: : ex-chienne de guerre de l'Opus Dei. Désormais squatteuse chez un produit de la mer
ÉCORCE: : L'aube de la trentaine, les années qui ce sont écrites sur sa gueule d'ange ÉCHINE: : nouvelle née des nuits sans lune, le sang qui imprègne ses crocs, la soif au creux du ventre. Fléau de l'obscurité, mortelle sangsue GANG: : déserteuse de l'opus, plus de serment, aucune allégeance @EFFIGIE: : hattie watson (ava) DΛNDELION (signa) alas (gif) tumblr BAFOUILLES: : 97 PACTE: : 10/04/2017



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Jeu 13 Juil - 23:36
Encore dans le gaz, complètement à côté de ses pompes. Les émotions avaient été plutôt intense ces derniers jours, entre les chasses à répétition, encore de nombreuses vies perdus, un véritable massacre, comme si l'humanité courait à sa perte. Les regards sombres de son géniteur qui s'en suit, les murmures qui parcours les locaux de l'Opus Dei, les ragots, même aussi absurde sont ils, ils sont parfois particulièrement éprouvant. Elle ne vivait pas comme les autres chasseurs, elle ne se cachait pas avec la même minutie, on peut même dire qu'elle vivait complètement de cette pratique. Cela ne plaît pas toujours, une telle ferveur à la tâche et accepter même des missions diurne, passé plus de temps sur la piste d'un monstre que de vivre réellement. Au fond, c'est aussi épuisant pour elle que cela alimente les rumeurs, les échos ridicules de bureau. Elle dort peu en ce moment, mange presque aussi peu, ce qui est mauvais pour elle. Cette petite rousse à l'appétit insatiable, qui vit en dehors es conventions de leur monde. Elle le sait, elle faiblit, ses réflexes perdent de leur vivacité, elle perd en précision aux fils des contrats qui s'enchaînent. La situation en devenait dramatique, au point qu'elle dise stop. Pour quelques jours, le temps de rattraper le sommeil qui lui manquait et récupérer la vivacité qu'elle avait perdu. Elle s'éveille donc pour sa première journée de break, un repos bien mérité, pourtant, elle n'est guère très bien, un peu ballonner par les cochonneries qu'elle a avalé toute la nuit, caprice d'enfant que de se priver d'un bon repos pour des crasses dans ce genre. En ouvrant lentement les yeux, elle le regrette amèrement, elle étouffe un juron, preuve de la présence une irritation déjà bien matinal.

Elle soupire longuement, tout en relevant la tête, sa chevelure rousse en pétard, son estomac qui hurle son mécontentement face à ses décision de la soirée d'hier. Au moins, ce n'est pas le foie et la tête, elle a évité le pire en s'apportant dans une délicate sensation de liberté décupler par une fatigue trop pesante sur ses frêles épaules. Elle est sans doute bien trop innocente pour réellement envisager de s’enivrer jusqu'au petit matin, n'y voyant aucun intérêt, comme l'adolescence qu'on lui a arracher, ces questions existentiel qu'elle n'a jamais dut supporté. A son grand bonheur, elle resta un instant à fixer sa garde-robe, face à son lit, se demandant au fond, qu'est ce que l'adolescence ? Une chose certaine, ce n'était pas ce qu'elle avait vécu. Rapidement, la question s'efface lors qu'une nouvelle fois son estomac gronde, malgré son état, il réclamait ses céréales, son petit déjeuner. Sans doute que son corps était aussi fou qu'elle, par réflexes, les yeux mi-clos, elle quitte lentement le lit, vêtu de presque rien. Tels un mort-vivant, elle semble errer jusqu'à la cuisine, avec difficulté, elle trouve la lampe et puis ensuite, les armoires, le frigo et sort tout ce qui faut pour un bon bol de céréales sucré. Cela faisait bien un peu plus d'une semaine, voir bien plus, qu'elle n'avait pas eu le temps de déjeuner ainsi, de réellement prendre le temps de se réveiller à son aise.

Ensuite, une fois le bol entre les doigts et la cuillère débordante dans la bouche, elle se dirige vers le salon, plus précisément vers le canapé sur lequel elle a décidé de s'affaler toute la matinée. En se laissant tomber dessus, elle ne voit pas l'objet qui fut abandonné quelques heures auparavant, le canon presque encore fumant, ce n'est que lorsqu'elle sent l'acier ardent sur ses fesses, qu'elle entend la détonation qu'elle revient à la réalité, qu'elle s'éveille réellement. Elle bondit sur le côté, le tir vibrant encore dans ses oreilles, lâchant son bol de céréales des mains, elle s'effondre presque sur le sol. Son oreille gauche siffle encore tandis que l’ouïe lui revint peu à peu, toujours étalée sur le sol, comme craignant que d'autres coups de feu surgissent, mais celui-ci ne venait pas de l'extérieur, mais bien de son canapé, cette fois, elle est incapable d'étouffer son juron. « Saloperie de sécurité, saint mère de dieu, t'es pas assez attentive ma petite conne. » Elle se maudit en se relevant tandis que la voisine de dessus continue de tambouriner à la porte comme une folle dingue en gueulant. En s'approchant de la porte, l'entrouvrant, assez pour la que la chaîne empêche une ouverture plus large, elle voit les yeux de chouette de cette vieille tarée tenter de violer son intimité en gueulant. Cela l’énervait au plus haut point, elle ne supportait pas sa voisine, elle était pire qu'un rapace grincheux et sénile, sans cacher sa colère, le mensonge se construit au fil de ses mots. « On se calme la vieille ! Je me fiche dans quel état est votre cœur ! j'ai aussi frôlé l'infart' ! C'est que le radiateur, il a du péter ou une connerie dans le genre ! Pas la peine d'sonner aux flics, je vais appeler un chauffagiste ! » Sans attendre une réponse, elle referme violemment la porte. Cela semblait avoir calmé la chouette suffisamment pour qu'elle remonte l'étage, visiblement de mauvais poil, elle le percevait à ses pas qui martelait le pauvre plancher. Elle soupire, ce retourne et constate l'étendu des dégâts, de la flotte partout... Le tir avait toucher une tuyauterie... Génial... Elle soupire une seconde fois, elle ne peut pas faire venir un plombier ici, comment expliquer. Elle fouille dans son répertoire, cherchant une solution et s'arrête sur un nom, un nouveau soupir, elle ne voit que lui à cet instant, sans doute pourrait il l'aider avec toute cette flotte... Du moins, elle l'espérait. Sa sonne, il répond. Elle est dépité « Salut, c'est moi. J'ai besoin d'aide, dis, tu pourrais passer chez moi ? Merci beaucoup » Sans chercher plus, elle raccroche, visiblement, ce premier jour de vacance commençait mal, elle qui essayait de mettre en application certains conseils, le naturel l'a vite rattraper et c'est ce pauvre tuyau qui a tout bouffer. Repose en paix petit bout de métal.

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ Perséphone (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2970 PACTE: : 09/04/2017



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Ven 14 Juil - 1:33

« Oops I, did it again, I forgot what I was losing my mind about. Oh, I only wrote this down to make you press rewind and send a message that I was young and a menace. »

Minutie. Les doigts s'affairent, gestes millimétrés, incrustant les précieuses dans un métal éventré. Le tout sous les maigres éclats diurnes qui se glissent dans l'atelier silencieux où seul le souffle glacial du climatiseur aimé et adoré, s'élève. Contraste délicieusement givré par rapport au monde extérieur, à la chaleur étouffante du sud. Saison détestable. Avantage que d'être enfermé la journée avec les gemmes givrées, malgré l'ennui qui en découle, subissant le regard outré de touristes s'imaginant pouvoir s'offrir un souvenir hors de prix quand il ne s'agissait pas de vieilles fortunées aux exigences surréalistes et un brin trop pointilleuses. Joyaux qui s'esquisse dans l'atelier à l'arrière alors qu'il n'y a pas un chat, boutique désertée, clochette d'entrée muette, silhouettes préférant certainement se loger vers les plages, s'y agglutinant comme des parasites. Soupir, les enviant, bien que répugné à l'idée de voir le sable jonché de carnes lézardant au soleil tel des cachalots échoués.

Sonnerie infernale qui retentit, engin flambant neuf qui s'exclame à l'autre bout du plan de travail, provoquant un sursaut. Le troisième ce mois-ci, son prédécesseur, tout comme les dizaines de précédents, avait fini périt noyé, agacé de ne jamais être parvenu à le déverrouillé, manquant de lui faire prendre feu dans la foulée, bien que la plupart finissaient immergé par oubli. Incidents pathétiques. Haussement de sourcil en voyant le numéro affiché, Lupa, voilà autre chose. Parvenir à décrocher rapidement, exploit qui ne serait pourtant pas vanté, n'en n'ayant pas le temps puisqu'à peine les syllabes sorties, la connexion est rompue. Au moins elle avait soufflé un remerciement. Nouveau soupir, abandonnant l’œuvre en cours dans une boite, grimace portée vers l'extérieur, véritable fournaise, abandonnant l'antre rafraîchissante qu'était devenue la joaillerie à contre cœur, espérant qu'elle ait une bonne raison d'interrompre une journée de travail. Elle avait de la chance que je fus mon propre patron.  

Longue minutes d'agonie, poisson suffocant sous l'ensoleillement et l'étouffement estival, longeant les zone d'ombres au possible, quémandant son ondine fraîche, épiderme sec qui en deviendrait presque rugueux. Fort heureusement la battisse visée n'était qu'à quelques rues, de quoi faire un saut d'une heure ou deux, selon le besoin, avant de retourner vaquer à mes occupations, espérant ne pas être entrainé dans une nouvelle montagne de péripéties plus que hasardeuse par ce temps. La porte s'ouvre, faisant face à l'appartement qui transpirait d'humidité et la chasseresse visiblement dépitée. « Mais qu'est-ce que t'as foutu ? » Premier réflexe alors que la carcasse s'enfonce, cherche à trouver le nœud du problème avant d'en rire, quelques écailles perlant sur les chevilles au contact de la cristalline qui s'écoulait, dissimulées sous le tissus et ne pouvant s'empêcher d'exprimer leur contentement face à la fraîcheur. Sensation délicieuse qui tombait à pic malgré le drame de la situation. Moi qui quémandais de l'eau, je fus servi. « Si tu voulais te faire une piscine Lupa, fallait d'abord creuser un trou. Sinon tu pouvais simplement venir barboter dans la mienne. » Nouveau gloussement qui sort de lui même, constatant qu'elle avait visiblement confondu proie et tuyauterie.

Les manches de la chemises sont remontées, profonde inspiration alors que la concentration se fait, geste dans le vide, tout aussi méticuleux que ceux destiné à apposer les gemmes, visant à faire cesser de faire jaillir l'ondine de la brèche, non seulement pour arrêter l’inondation, mais aussi y voir plus clair. « Tu as de quoi colmater la brèche ? T'as de la chance j'ai étudié la plomberie à mes heures, j'me suis dis que ça pourrait servir un jour. » Les tuyaux remplis de flotte, ça peut toujours servir après tout, la base lorsqu'on avait tendance à avoir besoin de beaucoup plus d'eau qu'un humain lambda,  ou de faire exploser une canalisation en cas d'urgence, voir lorsque les sautes d'humeurs arrivaient et mêlaient la maîtrise de l'élément maternel, déclenchant une catastrophe du même acabit.  


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Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 27 Juil - 14:09, édité 1 fois
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Vestia Leggia
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Sam 15 Juil - 4:28
Elle soupire longuement, visiblement agacée et frustré par la situation. Au point qu'elle est oubliée de s'habiller en attendant l'écailleux. Elle qui essayait malgré tout d'appliquer ses conseils, elle qui cherchait un peu de liberté, finalement une distraction de sa part la ramène à la réalité. A croire qu'elle est faite pour tirer sur n'importe quoi, même inconsciemment, l'état de la tuyauterie en est la preuve, elle le fixe, silencieusement, sans répondre. Le cœur à rire, elle ne l'a pas a l'instant, elle préférerait se terrer dans un trou à l'heure actuelle, elle hésite même a jeter à la poubelle toute son artillerie, l'espace d'une journée, oublier un peu toute cette folie qui habite ce monde. Oublier les monstres, l'Opus Dei, cette guerre secrète. Un jour sans croiser la moindre créature, un jour où elle ne serait qu'une pauvre innocente, c'était son souhait, souhait que ce tir accidentel lui avait ôté... Un second soupir, finalement, autant relativiser. Ce serait demain qu'elle aurait cette journée, après tout, elle s'était imposé une semaine avant de remettre les pieds dans les locaux de l'organisation. Une semaine où le monstre à la chevelure flamboyante se ferait oublier, un répit bien mérité, le repos des braves comme certains l'appel. Elle avait donc le temps d'oublier comme ce servir d'un revolver et même de dévorer quelques glaces en chemin. Et peut être même d'effacer toute présence des monstres qui hantent ses nuits, avec un peu de chance.

Elle fini par retourner s'installer sur son canapé faisant bien attention à l'arme cette fois. Rien n'a bouger depuis l'accident, elle n'a pas vraiment oser toucher à quoique ce soit, de peur de causer un second drame. Elle avait laissé l'eau continuer à couler dans un jet intense, désormais bien plus paisible que quelques minutes auparavant. Malgré tout, cette fois elle ose reprendre l'arme, sans toucher à la gâchette, elle met immédiatement la sécurité avant de le reposer prudemment sur la table du salon cette fois. « De la plomberie, sérieusement ? Tu avais du temps à tuer ? Ou tu as déjà envisager de te reconvertir ? En soit, la plomberie, c'est un bon plan pour des être marin, la moitié du temps les gens oublient de couper l'eau et paf, un jet en pleine tronche... » Elle parle d'expérience, ayant déjà vécut cela en changeant un tuyau dans sa cuisine. Après tout, quand on était chasseur, il fallait être bricoleur et plutôt habile avec ses mains. Même si aujourd'hui, ce n'était pas trop son cas, même son fessier causait des catastrophe. « Sinon, tu vois, j'ai essayé de suivre quelques conseils... » Elle parlait évidemment des siens, elle voulait relâcher la pression. « Mais on dirait que ce qui me sert de cul, » Son regard se tourne vers le bas, en oblique, essayant en vain de foudroyer du regard son propre arrière train. « n'était pas satisfait de cela et donc à exprimer son mécontentement en flinguant la plomberie et... Et ben voilà comment ça a fini. » Elle grogne en ajoutant. « Sans parler de cette vieille chouette qui met son nez partout, je ne supporte plus cette vieille peau. Franchement, vivement qu'elle passe l'arme à gauche pour me foutre la paix. »

A croire que son ouïe n'était pas humaine, car à l'instant même où elle parla d'elle, la canne de la voisine s'abattait brutalement sur le plancher du haut, résonnant à travers toute la pièce. La rouquine serra les dents, visiblement plus agacée par la vieille que la situation de son appartement. « Et elle recommence... C'EST BON ON A COMPRIS QUE TU NE TIENS PLUS DEBOUT VIEILLE PEAU ! » Elle s'adressa à son plafond en hurlant, puis son attention se retourne sur Marius. « 'Fin, je dis ça, mais elle s'en sert jamais de sa canne, elle l'utilise juste pour m'emmerder. Je suis même pas sur qu'elle est un canne cette connasse. T'a vraiment de la chance de pas vivre en appart, c'est un vrai calvaire d'avoir des voisins au dessus de chez soit. Surtout le troisième âge, c'est salement grognon, pire qu'un loup un nuit de pleine lune. » Elle ne cachait pas son mépris pour l'ancêtre qui habitait au dessus de chez elle, ça c'est un fait, mais elle remarqua que Marius semblait fasciné par autre chose que le problème de tuyauterie, un détails qui lui avait complètement échapper. « Euh, tu mates quoi ? » Sans se rendre compte qu'elle était presque nuit, seuls deux morceaux de tissus cachait ses parties les plus intimes et féminines.

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Marius L. Vitale
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OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ Perséphone (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2970 PACTE: : 09/04/2017



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Sam 15 Juil - 13:00

« Oops I, did it again, I forgot what I was losing my mind about. Oh, I only wrote this down to make you press rewind and send a message that I was young and a menace. »

Hilarité encore au bord des lèvres, retenant de nouveaux gloussements alors que la chasseresse semble enfouie dans un profond désespoir. Attention portée sur la tuyauterie éventrée, fouillant tant bien que mal pour trouver de quoi combler la chose de manière temporaire, le temps d'aller dénicher de quoi remplacer la carcasse de métal assassinée avec sauvagerie. « Je suis immortel je te rappelle, le temps à tuer c'est pas ça qui manque. Je l'ai été, une fois, ça devait être dans les années septante, j'ai pas accroché. J'ai plutôt un faible pour les cailloux qui brillent et le côté maître nageur. » Couvertures qui changeaient au fil des ans, nécessaires pour dissimuler la jouvence, le contre-nature, contraint de falsifier une nouvelle identité illusoire après quelques années seulement, prétexter qu'il s'agissait d'un descendant, magouilles devenues habituelles.

« Et donc tu te prends des vacances ? » Tentation trop forte, les éclats reprennent alors que la scène décrite s'impose à l'esprit, agrémenté de la voisine tempétueuse qui s'en mêle, poumons peinant presque à reprendre leur oxygène, branchies qui en deviennent douloureuses, quémandent de prendre le relais. Pas de doute que les larmes auraient jaillies si elles purent couler. L'eau maitrisée manque de s'écouler à nouveau, oubliant presque sa maîtrise nécessaire. « C'pas ma faute si t'es pas capable de ranger ton bordel. T'as pas un autre endroit pour foutre ça ? Dans le genre Batecave ? Tu veux que j'te refourgue la mienne ? » Peiner à aligner la phrase, tâchant de regagner un semblant de sérieux. « Un jour ta super voisine ou ton proprio va griller qu'il y a un trafique louche et digne d'une terroriste dans ta piaule. » Repartir d'aussi tôt, rire grave s'infiltrant dans la pièce en oubliant la mission l'espace d'une seconde, ondine dégueulant à nouveau de sa brèche, trempant ma carcasse dans la foulée, ce qui eu le don de refroidir l'éclat, cherchant à faire à nouveau taire l'élément qui s'en donnait à cœur joie. « Putain, faut toujours que je finisse mouillé avec toi. » Soupir alors que le regard se lève.

Les doigts s'affairent, reprennent leur tâche, esprit concentré sur l'ondine qui ne bougeait plus d'un pouce, adoucie après n'avoir quémander qu'à sortir et dégueuler sur le plancher. Contempler la réparation sommaire et temporaire, libérer l'eau à l'intérieur en douceur, tout de même convaincu qu'à moitié. « Ça devrait tenir quelques heures, le temps de changer la pièce. Ça va me niquer une journée de boulot ces conneries, t'as de la chance que je bosse à mon compte. » La porte de la salle de bain est ouverte, doigts continuant de s'affairer pour extirper l'eau qui gisait au sol, commençant à imbiber les meubles, espérant qu'elle ne se soit pas infiltrée dans l'appartement du dessous avant d'en être extirpée par ce qui serait qualifiée de magie étrange. La cristalline s'engouffre presque d'elle-même dans la baignoire, quantité astronomique qui laisse pointer un maigre élan de fatigue traduit par un bref essoufflement. Appartement sec et dégâts effacé, eau disparue et presque regrettée, ne laissant que la chemise imbibée, rafraîchissante.

Iris qui se perdent une seconde une fois le travail accomplit, reluquant un instant la peau blafarde un brin trop exposée, réalisant l'autre côté encore plus surréaliste, certainement l'habitude de croiser les minois dénudés, n'ayant jusque là pas prêté attention à la tenue arborée. Haussement de sourcil alors qu'elle émet une remarque, coupant dans la perdition des mirettes sur son échine. « Va te couvrir la couenne Lupa, c'est indécent et tu voudrais pas que j'te croque. » Entamer quelques pas en feintant le désintérêt, retrouver la porte d'entrée tout en désignant l'étage du dessus. « J'vais aller lui fredonner un truc, ça va la calmer pour quelques temps. Une requête particulière ? » Doutant fort qu'elle puisse avoir des vacances tranquilles avec une vieille grabataire dans les pattes, puis quitte à l'hypnotiser autant le faire selon ses désirs, qu'elle y prenne aussi du plaisir.  


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Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 27 Juil - 14:09, édité 1 fois
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Mar 18 Juil - 0:12
Nouveau soupir. S'il savait que le propriétaire n'était nulle autre que le père de la chasseresse, il comprendrait assez vite pourquoi elle n'a aucun intérêt a cacher tout son bordel. Certes, une cave, un grenier ne serait pas du luxe, mais la seule manière pour que cela soit possible serait de faire disparaître la vieille, elle détient le seul appartement convenable de l'immeuble après tout. Aussi vaste, si pas plus, que celui de la chasseresse, sans parler d'une vue de bien meilleur qualité sur le cœur de Rome, quatre mètre font la différence. Elle doit l'admettre que là-haut, elle pourrait stocker un tas d'arme et même agrandir son labo improvisé qui se limite à un maigre bureau bordélique. Après tout, elle aimait énormément faire ses petites préparation de poudre divers, mélanger avec de la poudre à canon ou non, de nombreux baumes et autre textures s'empilaient aussi. Elle était loin d'avoir assez de place, certes. Et elle doutait qu'il soit sérieux, il ne voudrait pas d'un arsenal capable de causer un génocide de sa propre espèce dans sa cave après tout, il ne serait sûrement pas a l'aise avec assez de C4 pour faire sauter son petit manoir dans sa cave. Notons que ce C4 n'a encore jamais servi, c'est juste une précaution explosive en cas de situation « particulièrement merdique » comme elle le dit. Elle pourrait certainement se contenter de son arme de prédilection, mais elle avait apprit qu'on était jamais assez prudent dans ce monde, que les monstres peuvent surgir à tout comment, comme avec sa mère.

Elle quitte avec un certain regret le canapé, après avoir débarrassé les restes de son bol de céréales avec regrets. En emmenant morceaux de céramique et nourriture gaspillé, elle profite pour attraper le paquet de céréales qu'elle emmène finalement avec elle. Réellement, elle n'était pas plus choqué que cela qu'elle se retrouvait à moitié nue face à lui, il l'avait vu complètement nue à son souvenir, elle n'était donc plus a ce détails prêt « Ouai bah, essai de me croquer sans mon accord et tu boufferas mon pieds dans les couilles. Et tu vas pas te plaindre d'être tremper mon grand, je pensais que t'aimais ça. Comme t'aimait les jolies silhouettes. » Tout en s'éloignant vers la chambre, elle ajoute. « Temps que ce n'est pas du Adamo ou du Ramazotti, tout ce que tu veux. Même si je préférerais qu'elle s'écrase du haut de son étage sur le bitume romain, ça ferait des vacances. » Une idée lancer en l'air, même si une partie d'elle-même en rêvait tout les soirs, tandis qu'elle noie un wendigo, apercevant dans sa vision périphérique la vieille chouette qui saute du haut d'un immense immeuble. Fantasme inavoué que de voir mourir ceux qu'elle méprise, écho lointain du monstre qui l'a habitué à côtoyer la grande faucheuse depuis sa plus tendre enfance. Mais il n'a sûrement pas du prendre sa réponse au sérieux, après tout, ce serait inhumain, une chose qu'elle se refusait pendant ses vacances. Elle ouvre alors la porte de son dressing avant de s'engouffrer dedans.

Elle enfile rapidement un top bien trop court et un short particulièrement court et moulant, comme pour provoquer le mâle sirène, connaître ses limites ? Non, c'était bien plus enfantin que ça, le jeu de l'aguicheuse, l'innocence faussé, ou simplement une pulsion incontrôlable, une faim qu'elle ne parvint pas à combler. Impossible de définir ce petit sourire qui se dessine sur ses lèvres, impossible de savoir a quel jeu elle se livre dans les méandres de son esprit. Vacance, un concept flou pour celle qui n'en a jamais profité, l'expérimentation est donc au rendez vous.

Elle regagne alors le salon, tandis que l'homme poisson est déjà de retour, elle se réinstalle sur son canapé, à nouveau sec en regardant le plafond, elle constate a quel point elle chante mal cette vieille folle. « Bon sang, mais qu'est-ce qu'elle croisse la vieille là ? Je penses que c'est bon, si j'appelle l'hosto, ils vont l'embarquer cette folle... C'est une bonne idée ça, putain ouai ! Pourquoi j'y ai jamais pensé ? Hé, au faite, elle va chanter comme ça combien de temps ? Ça peut durer plusieurs heures ta connerie là ? Génial... Et la plomberie, sérieusement. Si on enlève vos crocs enfaîte, y a des chances pour que les vieux poissons soient de bon maris donc, qu'ils savent tout faire, c'est ça ? » Plaisanterie absurde, mais ça a un certain charme de rire des racines surnaturelle d'un être, ça le dédiabolise un peu, l'humanise plus. Un point de vue qui manque souvent à ce monde.

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Marius L. Vitale
SIRÈNES - DROWN YOUR SOUL
OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ Perséphone (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2970 PACTE: : 09/04/2017



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Mar 18 Juil - 3:17

« Oops I, did it again, I forgot what I was losing my mind about. Oh, I only wrote this down to make you press rewind and send a message that I was young and a menace. »

Doigts disparaissant dans l'ombre des poches, tissus encore imbibé, humidité conservée intentionnellement, épiderme profitant de la fraîcheur inculquée avec délice, évitant un assèchement sous la chaleur accablante de la matinée estivale, intention donnant raison à la chasseresse, poisson hors de l'eau apaisé par la douche qui fut la bienvenue, ne l'admettant pas pour autant, écailles parsemées sur les béquilles et dissimulées sous le drapé du tissus, invisible, pouvant en témoigner. « C'est une façon puérile de te venger pour toutes les fois où j'ai fini à poil ? » Haussement de sourcil, elle n'aurait rien de plus en réponse à ce qui semble sonner comme une provocation. Souvenir d'une parfaite hystérique qui avait hurlé lorsque ses ondulations furent entre-aperçues dans une salle de bain devenue antre d'une nuit.  

Les syllabes sont lancées, enregistrant les consignes insufflées. Repère de chasse délaissé une seconde, disparaissant dans le couloir pour filer à l'étage supérieur. Rictus en coin alors qu'une porte s'ouvre, terrible monstre de voisine apparaissant, certainement plus terrible que toutes les créatures confondues, pouvant enfin apposer un minois sur l'odieuse à saisir dans les filets. Murmures qui s'élèvent, douces notes qui s'extirpent des babines, alors qu'elle laisse tomber la menace d'éventuels coups de poêles à frire et autres casseroles. Regard vaporeux qui en a soudainement après ma carne d'une toute autre manière. Répugnant. Grimace alors que les instructions sont soufflées, raisonnable prenant le pas sur les désirs d'homicides de la rouquine du bas. Ré-investir les lieux abandonnés comme si de rien n'était, alors que l'autre, au dessus, commence son tintamarre, ricanement qui s'extirpe, retrouvant l'humeur relativement joviale.

« A quoi joues-tu ? » Nouvel haussement de sourcil alors que les mirettes tombent sur la chasseresse à peine vêtue, maigre soupir s'extirpant. « Quand je disais couvrir, c'était plutôt du genre habillé. » Scepticisme perceptible, bras se croisant sur le torse. A croire que le mot "vacances" lui montait déjà un brin trop à l'esprit. A moins que l'hypnose n'aie été accidentelle, appât naturel agissant souvent de lui-même, très certainement amer en cet instant.

« Tu pourrais me remercier au lieu. C'est toi qui voulait que je la fasse chanter. Elle devrait la boucler d'ici deux minutes, j'me suis assuré qu'elle la mette en sourdine un moment. Enfin jusqu'à-ce que l'hypnose se rompe. Puis j'peux toujours revenir la manger dans quelques jours quand j'aurai un petit creux si ça ne te suffit pas, même si ce truc là doit être périmé depuis un moment, j'suis pas certain d'en revenir vivant. D'ailleurs tu me dois une fière chandelle, elle est pas du genre agréable à charmer la vieille. » Frisson d'effroi qui remonte l'échine, ravivant la terrible image un instant, certain qu'elle devait s'en délecter juste à imaginer. Gâchis des capacités de tricherie, pathétique.

« Ça a l'air de te marquer cette histoire. J'ignorais que ton fantasme était plutôt du genre plombier en salopette, t'aurais pu prévenir, que je m'équipe. » Sarcasme sur le même ton que le sien, se faisant écho, rictus très certainement provocateur qui s'en mêle. Carcasse s'appuyant sur l'accoudoir de son précieux canapé, approche risquée en territoire conquit, regard guettant un instant la réparation sommaire, m'assurant qu'elle tienne le coup. « Qu'est-ce que tu croyais ? Que je suis juste bon à mordre et faire des bulles ? J'peux même transformer ta baignoire en jacuzzi, en plus de pouvoir incruster de diamants la crosse de tes jouets, si ça c'est pas être le meilleur parti de Rome. »


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Vestia Leggia
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OSSATURE: : vingt neuf années désormais scellés. CONTRAT: : célibataire, le coeur et corps libre de toute chaînes BESOGNE: : ex-chienne de guerre de l'Opus Dei. Désormais squatteuse chez un produit de la mer
ÉCORCE: : L'aube de la trentaine, les années qui ce sont écrites sur sa gueule d'ange ÉCHINE: : nouvelle née des nuits sans lune, le sang qui imprègne ses crocs, la soif au creux du ventre. Fléau de l'obscurité, mortelle sangsue GANG: : déserteuse de l'opus, plus de serment, aucune allégeance @EFFIGIE: : hattie watson (ava) DΛNDELION (signa) alas (gif) tumblr BAFOUILLES: : 97 PACTE: : 10/04/2017



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Mer 19 Juil - 4:10
Elle ricane. Elle s'amuse comme une gamine en fourrant sa main dans le paquet de céréale avant de l'abandonner sur la table du salon, juste à côté du fusil à pompe, cela faisait longtemps qu'elle ne s'était plus sentie aussi légère, aussi libre. La liberté, un sentiment qui lui était presque inconnu en réalité, elle ne se souvenait plus du jour où elle avait déjà jouit d'une telle sensation. Elle qui a pourtant toujours rêver de faire tout ce qu'elle souhaite une fois libérer des crocs de l'Opus Dei, une fois devenu une véritable chasseresse. Pourtant, dès l'instant où elle fut lâcher au cœur de Rome, dès qu'elle eu l'occasion de s'échapper des chaînes qui la pesait depuis si longtemps, elle ne fit rien. La moindre pensée de liberté s'évapora de son esprit, comme si on avait lâcher une créature avec comme seul objectif, tué. Elle constatait aujourd'hui à quel point la doctrine de l'Opus Dei avait été efficace sur elle, a quel point elle était fragile et manipulable. Au fond, elle n'était que marionnette entre des doigts expert, petit soldat de plomb entraîner à semer la mort dans les rues sombres de la capitale Italienne. Convainque de se battre pour une cause juste, elle restait une simple arme, remplaçable en un claquement de doigt. Après tout, plus d'un était animé par cette même rage, par ce désir de vengeance ardent, même si elle se doutait que tous ne possédait pas son habilité. Après tout, elle avait été modeler par des doigts de maîtres, elle le savait bien, son apprentissage avait été quelque peu différent que certains chasseurs, elle était mieux entraîner, mieux préparé, mais aussi beaucoup plus zélée et imprudente que d'autres. La fougue des débuts bouillonne encore dans ses veines, la voracité des première traques persiste encore aujourd'hui, l'adrénaline a bloc à chaque chasse.

Alors tout ça était nouveau pour elle, cette délicate sensation enivrante était une expérience unique. Bien plus intense que l'endorphine qui régit une bonne partie de son quotidien, bien plus doux que la rage qui bouillonne dans ses veines lorsque la lune éclaire le ciel. Elle se sentait réellement humaine, elle ne se sentait plus comme une simple arme, elle avait l'impression de pouvoir décidé pour elle même, pourtant elle est incapable de dire ce qu'elle souhaiterait. Incapable de savoir que sont ses désirs. Elle reste dans le flou, dans le trouble, incapable de faire des projets pour l'avenir, incapable de savoir ce qu'elle fera le lendemain, comme si elle passait son dernier jour sur terre. Après tout, c'est tout ce qu'elle savait, chaque nouveau jour était un miracle pour un chasseur, une opportunité, mais jamais il ne pouvait se permettre d'établir des projets pour l'avenir, car il pourrait n'être plus qu'un tas de chair dégoulinante le jour après. Il pourrait avoir été la proie des monstres qu'il traque.

Elle soupire d'aise en s'allongeant sur se canapé confortable, un peu comme une adolescente qui fait de la provoque dans une tenue osée, elle se tortille un peu avant de finalement ouvrir la bouche pour lui répondre. « Non, je préfère les séduisant sorciers, avec ce regard énigmatique, un mèche rebelle dans les cheveux et cette air ténébreu accroché à son visage, en mode ''je suis trop daaark'' » Elle éclate de rire, cliché absurde, pourtant il y a bien un sorcier pour lequel son cœur s'emballe, mais elle ne prend jamais le temps de s'attarder sur cette vibration, sur cette sensation qu'elle connaît que trop mal. « Bof, tu sais que le diamant ce n'est que du carbone soumit à une pression gigantesque, je ne vois pas trop la valeur de ce genre de caillou. » C'est vrai, elle n'avait pas conscience de la valeur des bijoux, aspect superficiel qui la dépasse. « Et ben, on peut pas dire que j'ai eu le temps d'apprendre à vous connaître, en général, tes congénères sont plutôt du genre à directement me sauter au cou pour me vider de mon sang, j'ai même pas toujours le temps de sortir Pumkpin. Tu es pourvu d'une certaine politesse que peu semblent avoir. Donc bon, je pourrais pas dire si t'es le meilleur partie de Rome et je suis pas sûr qu'il en reste beaucoup qui peuvent vanter tes compétences. » Insinuation douteuse dont elle n'a pas pleinement conscience. « Note pour ma tenue, tu veux quand même pas que je te fasse un défilé ? Tu m'as déjà vu à poil, même si c'était un accident, ça ne devrait pas plus te choquer que cela. C'est confortable, j'ai pas prévu de me balader avec une armurerie sur moi cette semaine, donc tu devras t'en satisfaire et ranger tes hormones de mâle en chaleur dans un coin. A moins que tu veuilles tenter de me séduire, sans tricher. Mais t'es déjà mal parti mon chou. » Clin d'oeil, léger rire qui se faufile entre ses lèvres. Elle l'admets, elle s'amuse énormément avec lui au moins, leurs conversation étaient pleine de piment, loin d'être aussi stérile que ce qui berce la foule. Les potins, les ragots et autres conneries dans le genre, cela n'avait jamais été son truc, elle avait rarement réussi à s'entendre avec d'autres femmes, elles n'étaient jamais sur la même longueur d'onde. Vergile, elle était différente, bien trop pour plaire réellement.

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Marius L. Vitale
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ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ Perséphone (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2970 PACTE: : 09/04/2017



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Ven 21 Juil - 13:06

« Oops I, did it again, I forgot what I was losing my mind about. Oh, I only wrote this down to make you press rewind and send a message that I was young and a menace. »

Doigts qui pianotent, mâchoire qui se crispe alors que l'engin abominable est dompté tant bien que mal, grommelant de temps à autre, pour ne pas dire tout au long de l'opération. Elle en jubilerait, c'était sûr. Éviter de sortir au mieux, faire parvenir l'objet qui devrait être remplacé, métal éventré par la violence, pris pour cible à l'image d'une créature. L'étouffement estival était déjà bien assez infernal que pour courir dans les ruelles, luxe que de pouvoir insuffler une main d’œuvre pour la livraison en glissant quelques billets qui furent inutiles, paperasse qui s’amassait tout en peinant à en saisir l'utilité. L'abomination électronique est oubliée dans l'attente, oreille enregistrant les niaiseries de la rousse, oubliant la façon dont son échine se tortillait dans ce qui ressemblait à de la pure et simple provocation.

« On dirait une adolescente perdue dans ses clichés. » Ricanement qui s'échappe, ne manquerait plus qu'elle enchaine sur un désir de sangsue végétarienne aux dents limées et à la peau faisant office de boule à facettes. « Serais-tu entichée Lupa ? Moi qui pensais que t'étais une machine de guerre. » Sourcil qui se relève, rictus amusé fendu qui cherche à grappiller derrière le fantasme absurde, impression d'avoir mis le doigt sur quelque chose. Ceci expliquait soudainement pourquoi elle tentait d'en apprendre plus sur la magie, tenter d'impressionner un mâle, attrait pour la sorcellerie justifié.

« Oublie les cailloux, j'avais oublié t'étais contre toute forme de féminité et d'élégance. » Taquinerie puérile qui s'élève, comme toujours. A croire qu'il fallait que le jeu délectable reprenne sans qu'il n'y eut jamais de dernier mot, lancé dès les premières secondes d'une rencontre hasardeuse. Duo bancal, alliance aussi ridicule que surréaliste perdue dans une guerre sarcastique, voilant à peine l'attachement qui trônait. Amertume que de songer que la chose ne serait qu'éphémère, échine humaine fragile qui ne durait pas. Battement de cils qui semblait s'être écoulé entre le temps où elle n'était qu'une mioche haute comme trois pommes et aujourd'hui, temps et son emprise qui différaient largement.

Pourtant paradoxalement la détester elle et son côté chasseur, grimaçant à l'évocation des confrères abattus de ses doigts, bien qu'ils furent évité au mieux, sachant pourtant qu'elle fut moins impitoyable avec les nôtres. Elle avait parfois tendance à oublier la nature première de mon échine, les tenailles affutées qui ne peinent pas à s'enfoncer dans les carnes sans regrets, que le maigre poisson frétillant dans sa baignoire n'était autre que carnivore stricte, bête avide comme les autres. « Si tu viens nous emmerder pendant un repas forcément que dialoguer n'est pas vraiment dans l'objectif premier. Va ôter sa gamelle à un cabot, il montrera les crocs. Ne crois pas que je suis différent sur ce point, t'es juste tombée au bon moment dans mes nageoires. T'as du en côtoyer sans le savoir, c'est pas comme si on allait se pavaner avec nos écailles dans les ruelles surtout avec tes jouets à la ceinture. Pour ce qui est de témoigner de mes compétences, si je croquais toutes celles qui finissent dans mon pieu, je te dis pas la tronche de mon estomac. »

Scepticisme quand à son aveux, peinant à croire qu'elle passerait une semaine sans toucher au moindre barillet. « Sortir sans armes ? T'as pris un coup sur la tête ? » Maigre rire, peinant soudainement à la reconnaître et demandant à voir la chose. « Attends t'insinues que je vais t'avoir dans les nageoires toute la semaine ? T'as pas d'autres péquenauds à emmerder ? Avoue, tu t’ennuie déjà au point de tirer intentionnellement dans le mobilier et prétexter un accident catastrophe pour me faire rappliquer. » Regard qui se lève au ciel, commençant presque à douter de son appel au secours et son air désemparé. « Mal parti ? J'ai pas encore tenté de t’appâter. Tu crains que je te demande un baiser pour me montrer ta gratitude pour t'avoir sauver des eaux ? Rassure-toi je les préfère moins tête de mule. D'ailleurs je t'ai jamais vu aussi radieuse, la liberté te monte vite à la tête on dirait. Mais j'aime bien. » Sourire, cette fois emprunt de sincérité.


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Dernière édition par Marius L. Vitale le Jeu 27 Juil - 14:10, édité 1 fois
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Vestia Leggia
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Lun 24 Juil - 20:10
L'image offerte par la sirène l'amusait. Se comparait il à un cabot ?  C'est assez drôle quand on voyait l'orgueil de certains, lorsqu'on voyait à quel point celui-ci pouvait les aveugler et pourtant, lors d'un repas ils étaient des bêtes idiotes, ce qu'il niait de toute leur force. Au final, n'y avait il rien d'autre qu'une lutte entre homme et animal ? Rien d'autre que l'éternel conflit entre l'homme et la sauvagerie de la nature, la gloire animale, une histoire d'évolution lorsqu'on y réfléchissait, chacun avait prit sa route depuis longtemps. Y avait il un quelconque rapport avec le divin dans cette guerre ? La question ne se posait pas, elle n'y avait jamais cru, la place de l'église n'était pas sur ce champ de bataille au fond, seul l'homme y avait sa place. Soupir muet, au fond, tout chasseur se construit sur une base instable, un pilier d'argile, ce même argile dans lequel il est ensuite modeler par la haine, le mépris. Avait elle réellement sa place dans tout ce bordel ? La question vibrait depuis longtemps dans un coin de son crâne, de plus en plus hésitante et lever son arme, tremblante en appuyant sur la gâchette. Ces certitudes depuis longtemps ébranlés, elle n'est pas aussi insensible que cela la demoiselle, dépourvu d'une psychose propre a l'Opus Dei, uniquement pourvu de sa propre folie, de ses propres démons que même le sain esprit ne pourrait conjurer. Une rage qui prend sa source dans le passé, seul moteur dans la mission divine qu'elle s'est confier.

Elle fini par ricaner légèrement, oui, elle s’enivre de cette liberté finalement acquise, elle ne pourrait expliquer les sensations qui la parcours, comme délivrer des chaînes du devoir. Pour une journée, une nuit ou une semaine, cette sensation valait bien le sang qu'elle a coûté, un droit durement acquit, un prix payé aux nombres de vies ôtés. Une paix qui repose sur la mort, lugubre existence du chasseur. Pourtant, tout ceci est balayer d'un revers de la main, afin d'épargner la santé mentale de la pauvre enfant. Afin de lui offrir une rédemption dan les sourires qui sont échangés. « T'sais, entre les humains stériles, ennuyeux à en crever. Les sociopathes de l'Opus Dei. Y a pas grand monde avec qui traîner. Faire la gamine idiote, ça passe une journée, mais une semaine, ça deviendrait un calvaire. Mais ça veut pas dire que je viendrais t'emmerder. Cette histoire de coup de feu, c'est vraiment une rébellion du fessier. Personnellement, j'y suis pour que dalle. » Il est vrai qu'au fond, elle supportait mal la simple présence humaine, leur ignorance avait cette tendance à l'irriter et puis l'ennuyer. Elle ne comprenait pas les mécaniques de vies des ignorants, un concept qui l'a dépassait, elle qui a toujours connu leurs existences, ces monstres de légendes.

Pourtant, il y en avait bien qui devait trouver le bonheur dans tout ce bordel étranges. De nombreux abrutis qui se contente d'une vie aussi courte de cruelle. Elle soupire légèrement d'aise en se nourrissant de céréale avant de reprendre la parole, sur le ton de l'ironie légère, petite provocation bien familière. Rien de méchant. « Alors t'admets que t'es pas plus qu'un quelconque cabot. Pourtant, je vous pensais bien plus fier de prétendre à une ''humanité'' que les bêtes pourvus de croc n'ont pas. D'être bien plus que des monstres sauvages, ouvert à un vrai dialogue, même si l'odeur du sang plane autour de vous, non ? » Il est vrai que tout ce qui resplendissait de leur silhouette était cette image emplit d'orgueil, de fierté, capable de se mêler à un monde qui n'est pas le leur, capable d'être les loups dans la bergerie, sans jamais éveiller les soupçons. Car après tout, il n'y a aucune raison à envier la terre lorsque l'on sait que les océans règnent sur cette planète, que les abysses profondes gardes encore des milliers de territoire vierge de toute folie humaine. Pourquoi alors vouloir conquérir la terre d'une planète qu'on dit bleu. Aucun idéal divin, aucun signe du destin les obliges a quitter leur monde, rien. Elle en a la certitude, pourtant la question glisse délicatement le long de ses lèvres. « Au faîte, pourquoi avoir quitter les fonds marins ? Pourquoi désirer autant la terre ? Y a t'il un véritable intérêt à souhaiter un monde aussi maigre tandis que vous possédez déjà les infinis grandeur océanique. En sachant que la terre est au minimum à septante pour cent constitué d'eau, c'est un peu dingue de se réfugier sur un sol d'asphalte, non ? » Interrogation innocente. Question d'une fille plus avide de savoir que de mort à cet instant, une question qu'un enfant aurait sans doute poser s'il avait fait face à une sirène.

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Marius L. Vitale
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OSSATURE: : Trentaine apposée sur la paperasse factice, échine piégée entre deux âges. CONTRAT: : De trop nombreuses conquêtes éphémères qui se sont fanées, myocarde sel qui fuit l'attachement, âme jouissant de sa pleine liberté. BESOGNE: : Précieuses qui étincèlent de leurs éclats délétères, joaillier aux phalanges habiles ornant les nuques de gemmes. Murmures et secrets glanés ou soufflés, informations échangées, babines fourbes crapahutant à la cité sainte une fois le crépuscule tombé.
ÉCORCE: : Six-cent-quatre-vingt-sept années d'errance, observateur silencieux qui voit le monde se perdre peu à peu. Belle gueule juvénile mensongère et factice. ÉCHINE: : Fils de l'ondine et des abysses dévorant les souffles. Piranha aux écailles d'un bleu nuit et aux éclats lazuli qui scintillent dans les flots à la manière d'une voûte nocturne. PRESTIGE: : Douce cristalline qui joue entre les doigts, domptée à merveille, branchies striant les flancs peu importe la forme. Doux murmure inné pour séduire les âmes par la fourberie, ainsi qu'une carne qui se referme sous les maux. GANG: : Opportuniste solitaire, grimaçant alors que celle qui se dit reine est évoquée, désolation d'un poisson avisé maître de son échine, détournant le regard des bas fonds dégueulasses. @EFFIGIE: : Brendon Urie ❉ Perséphone (ava) / DΛNDELION (gifs/aes) BAFOUILLES: : 2970 PACTE: : 09/04/2017



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Lun 24 Juil - 23:39

« Oops I, did it again, I forgot what I was losing my mind about. Oh, I only wrote this down to make you press rewind and send a message that I was young and a menace. »

Mirettes qui se lèvent au plafond, amusement toujours aussi palpable. Sacrée Lupa, incapable de se fondre dans la masse sans devenir folle, lui laissant tout de même le bénéfice du doute pour cet incident fâcheux. Tout de même ironique que de penser qu'elle paraissait moins normale en tant qu'humaine qu'une créature fondue dans la masse grouillante. « T'avoueras que t'es quand même contradictoire, ne pas supporter ceux que tu défends et trainer avec ce que tu traques quand tu t'emmerdes. Mais la prochaine fois, viens plutôt faire un tour directement chez moi au lieu de saccager ton appartement. »

Indignation lisible à la comparaison, ne doutant pas qu'elle joue sur les mots précédemment employés, capable d'en jubiler. « N'exagère tout de même pas. Puis te connaissant avec ton amour et obsession pour la nourriture, t'en ferais tout autant en plein repas. » Fait très certainement avéré vu le gouffre sans fond lui servant d'estomac. Peut-être faudrait-il expérimenter, bien que risquant très certainement d'y perdre un membre, notant l'idée pour le prochain repas, jugeant son arme un brin trop proche du précieux paquet de céréales ingurgitées.

Manquer d'étouffer alors que ses derniers mots raisonnent, absurdités qui irritent les lobes, provoquent instantanément une grimace digne de ce nom, effaçant le rictus qui trônent sur les babines. « Conquérir la terre ? C'est ce qu'on t'a raconté ? » Mépris soudainement accentué envers ces viles serpents de l'Opus Dei et leurs murmures, inculquant des foutaises dans les esprits entre leurs doigts. Rôles inversés, se donnant les éloges et les lauriers alors qu'il n'en était rien, monstres n'ayant pas la même définition pour les deux partis. « Alors la vérité risque de te décevoir. » Long soupir qui s'échappe, il en dit long de par sa lourdeur. Les sarcasmes et autres jeux sont soudainement rangés au placard, cherchant à capturer ses mirettes pour mieux y plonger, tout à fait sérieux.

« Si nous sommes là, c'est parce que nous n'avons pas eu le choix, vous vous êtes tellement approprié les eaux qu'entre vos crasses qui y dégueulent, votre abus de pêche, le pseudo progrès qui a remplacé le bois par le métal en diminuant le nombre de marins et donc moins de possibilité de nous nourrir, c'était ça ou l'extinction. On a été rejeté comme des mal propres à terre, c'est de votre faute. Crois-moi j'aurai préféré rester à la flotte Lupa et j'ai tout de même tenu jusqu'aux années soixante. Disons que me faire pêcher comme une sardine dans un filet en plus de crever la dalle a été la goûte d'eau si je puis dire. Je vais te faire une confidence, je déteste ces foutues jambes depuis le premier jour où je les ais eues, elles sont lourdes, fragiles et maladroites, je ne parlerai même pas de ces orteils peu ragoûtants. Je ne rêve que d'y retourner une bonne fois pour toute et ne jamais plus quitter mes écailles. »

Nostalgie lisible sur les traits, souffrance d'ordinaire tue et perdue sous un voile à nu, confidence amère qui s'échappait d'elle-même pour se glisser à ses oreilles, les regrettant presque aussitôt. Iris qui se perdent dans le lointain, bercé dans quelques souvenirs brumeux d'un autre temps, où le sort ne fut pas donné, terreurs des mers qui n'avaient rien de poissons d'eau douce arpentant les ruelles. Humanité illusoire qui montait un peu trop à la tête de certains, à commencer par la maquerelle reine, dégénérescence que de voir le peuple de l'eau sombrer dans des abysses peu glorieux, oubliant même jusqu'à la nature d'origine, reniant définitivement l'étendue saline. Il fut loin le temps où les caravelles furent englouties dans l'onde assassine. Déclin honteux et triste.


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