heart by heart

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OPUS DEI

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Elle n'a pas la chance de stopper le temps... les années s'écoulent, d'ici peu, elle aura 28 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Elle a perdu la veille de son mariage, son fiancé. Il s'est fait tué par un loup et son corps n'a jamais été retrouvé... elle n'est pas vraiment mariée mais elle se considère comme veuve, c'était l'homme de sa vie et elle l'a perdu. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Conservatrice du musée du Vatican, récemment nommée, il lui arrive de remplacer les guides durant leurs absences, elle adore faire visiter son domaine. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : C'est une fille de l'Opus Deix, elle sait tout ce qu'il y a à savoir sur le bout des doigts. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Une créature qui va finir par être en voie de disparition si on laisse les bêtes des ruelles sombres de Rome tuer autant... Une humaine, une chasseuse, la mort la suit partout où elle va... elle ne connait pas l'immortalité mais la vie réelle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Emilia Clarke [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 44 [titre de mon champ]: PACTE: : 07/07/2017



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Sujet: heart by heart    Ven 14 Juil 2017 - 18:42

   


Heart by heart
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LOUIS


Je peine à ouvrir les yeux. Mes paupières sont lourdes, elles cherchent à se refermer toutes seules. A plusieurs reprises je tente de me réveiller mais mon esprit n’est pas prêt. Il faut avoir de la volonté et là, j’avoue que je n’en ai pas la moindre. Je me sens ankylosée, comme si tout mon corps devenait le matelas et que je m’enfonçais de plus en plus. Je tente un petit mouvement, bouger le bras. Je m’entends grogner un peu, les courbatures me font déjà souffrir. Il faut pourtant que je me lève, j’ignore l’heure qu’il est mais je constate que le soleil est levé depuis un moment, je n’ai pas pris la peine de fermer mes rideaux et la lumière illumine toute ma chambre. Géniale, cela ne m’aide pas à ouvrir les yeux pour y voir quelque chose. Je suis éblouie, je finis par lever mon bras, lentement, lourdement pour qu’il s’affale sur mes yeux. Un grognement encore résonne. Bon sang, il faut que je retrouve le chemin de ma mémoire pour me souvenir comment j’en suis arrivée là.  Ma tête me lance, elle ne semble pas tout à fait d’accord pour que je la fasse fonctionner. Un soupire cette fois se fait entendre. J’ai mal partout, il n’y a pas la moindre partielle de mon corps qui ne soit pas douloureuse. Je me tourne dans mon lit et je tombe sur un corps à côté de moi.

Là c’est presque un réflexe de survie. Je me redresse dans le lit pour voir qui peut être en train de dormir à côté de moi. J’hésite à réveiller la personne car elle me tourne le dos. Je me lève en douceur, le parquet grince un petit peu mais je ne fais pas assez le bruit pour réveiller l’homme qui dort. Je fais le tour du lit et je me sens un peu plus soulagée. Louis. Bon sang, quelle frayeur, j’ai bien cru que j’avais ramené le premier venu mais vu dans l’état que j’étais hier, tout aurait pu être possible. J’observe mon meilleur ami dormir, ses cheveux en bataille, son teint pâle, je crains de l’avoir entraîné dans une soirée qui ne s’est pas déroulée aussi bien que prévu. Je souris… mais rapidement je commence à me faire des idées. Des tas d’idées qui ne peuvent pas être possible. Est-ce qu’on a ... ? Couché ensemble ? C’est impossible… on ne peut pas avoir fait cela… enfin techniquement si, on peut, un pénis et un vagin… il suffit de trouver le chemin mais ce que je veux dire c’est que nous deux… non, on ne peut pas. Je me tourne vers le grand miroir en pied posé sur le sol, je suis en sous-vêtements, pas nue, n’est-ce pas positif ? Oh allez mémoire, c’est le moment de te remettre en route et de ne pas me laisser avec un gros trou noir. L’angoisse, comment vais-je me comporter quand Louis se réveillera. Je ne vois pas la moindre trace de préservatif… je n’aurais pas pris ce risque quand même… ? Et merde ! je n’en sais rien, je fais n’importe quoi depuis que Adrian nous a quitté, je fais tout pour combler le vide énorme qu’il a laissé et j’en viens à faire des conneries comme apparemment hier soir. Je m’installe sur le bout du lit et je regard Louis qui ne semble pas du tout réveillé. Qu’est-ce que je fais ? Je fais comme si de rien n’était ? Déjà je devrais le laisser se réveiller et moi je devrais aller me faire un thé et prendre un antalgique pour la douleur qui cogne dans ma tête. C’est insupportable et cela m’empêche de réfléchir.

Je file hors de ma chambre et je laisse Louis dans les bras de Morphée le temps qu’il émerge. Je souffle un coup et je file dans ma cuisine. Je fais chauffer l’eau dans une bouilloire et je prépare aussi une cafetière pour Louis, peut-être que l’odeur du café le fera venir. J’enfile un petit peignoir en soie avec des motifs asiatiques que je noue à peine. J’ouvre le tiroir où j’ai tous les menus des restaurants qui livrent, je le referme, pour le moment rien que l’idée de manger me donne la nausée. On verra nos projets avec Louis. Je passe dans la salle de bain pour brosser mes cheveux, regarder l’état de mon visage, j’ai des cernes de six pieds de long. Mon teint n’a jamais été aussi pâle. Je prends dans l’armoire à pharmacie un antalgique à base de codéine que je me fais faussement prescrire. J’en sors deux de la boîte et je les avale avec de l’eau au robinet. Je sors aussi l’aspirine aussi pour Louis en anticipant un réveil douloureux.

L’odeur du café se fait sentir dans l’appartement. J’aime cette odeur, j’aime le café mais je ne suis pas sûre que mon estomac supporte le liquide. Je me fais un simple thé nature avec du sucre pour me remettre un peu d’aplomb. Je laisse infuser les feuilles, pendant ce temps-là, je décide d’ouvrir mon frigo pour voir ce que j’ai. Rien, enfin presque rien, il me reste des yaourts, trucs qui trainent çà et là. Je grimace, voilà j’aurais dû aller faire les courses. Il y a des fruits sur le plan de travail dans une panière en aluminium. Je prends une nectarine, je la soupèse, je la tâte et je croque dedans. Je manque de me foutre du jus partout. J’attrape du sopalin et je m’essuis la bouche. Je prends ma tasse et ma pêche et je m’affale sur le canapé. Je laisse un peu ma boisson refroidir pour éviter une brûlure désagréable. Je finis mon fruit en évitant d’en mettre partout. Je m’enroule dans un plaid tout doux, j’ai bien envie de me rendormir, je ferme les yeux, j’attends l’effet de la codéine sur ma migraine. C’est un effet plutôt agréable qui soulage, on se sent plus léger, on plane clairement, bien sûr la morphine est bien plus forte mais la codéine fait que je me sens bien.

Je ferme les yeux pour tenter de remettre mes souvenirs en marche. J’ai l’impression que cela revient. Je me revois danser dans une boite de nuit. Est-ce mon imagination ? Est-ce la réalité ? Je ne pouvais pas être aussi déchainée, je ne peux pas avoir danser comme ça avec Louis… Je cherche des détails. Je me vois enchainer des cocktails, rire, je ne pense à rien, je suis avec Louis, non mais on ne peut pas avoir couché ensemble. Il ne faut pas que je pense à ça, je dois agir comme si de rien n’était. Il m’en parlera non ? Je suis mal, je sens une boule se former dans mon ventre. Je ne veux pas le perdre pour une bêtise, je n’étais pas moi-même et peut-être que lui non plus.

Louis est mon meilleur ami. Nous nous sommes rencontrés lors de fashion week. Sa famille est dans le monde de la mode et la mienne aime la haute couture. Depuis que je le connais, je porte régulièrement des créations de sa maison de couture. Je l’ai rencontré il y a quelques années, j’étais déjà avec Adrian, d’ailleurs mon fiancé a été un peu jaloux mais je n’ai jamais pensé que Louis et moi nous puissions être plus que des amis. Et pourtant, qu’est-ce qui l’en empêche ? C’est vrai, cela parait absurde mais j’ai toujours aimé que Adrian, je ne voyais pas les autres hommes et pourtant ? Louis est un homme plutôt séduisant et jusqu’à maintenant je n’imaginais pas que ce soit possible, je n’imaginais rien enfaîte. Pourtant à le voir dans mon lit sans savoir ce qui s’est passé, je l’envisage. Comment j’ai fait pour être si fermée ? Je suis quand même mal barrée.

Je me lève du canapé et je repousse tant bien que mal la couverture. Je bois deux trois gorgés de ma tasse et je file dans ma chambre pour réveiller Louis. Je veux savoir s’il se souvient de quelque chose. Je m’assoie sur le bord du lit et je m’approche de lui. Je le secoue gentiment pour qu’il reprenne conscience, et puis le café va être prêt et le café froid, ce n’est pas bon. Je tire la couverture et je le secoue gentiment. Mes yeux se posent alors sur une chose. Une espèce de cicatrices derrière les oreilles, pas une plusieurs… et… dans ma tête qui fonctionne un peu au ralentit je comprends, je percute. Mon cœur s’accélère et tout mon corps lui se fige. Ce n’est pas possible. Il ne peut pas m’avoir caché la vérité ? Remarque, je ne lui ai jamais parlé de mes pratiques nocturnes qui consistent à tuer ses semblables. Les sirènes sont imprévisibles, elles savent manipuler, pire hypnotiser. Je me lève d’un bon, je suis morte de peur car je ne veux pas tuer un ami, je ne veux pas faire de mal à Louis mais sa nature me pousse ma méfier. J’ouvre mon dressing, j’ouvre le grand coffre-fort et je sens une seringue et mon arbalète, j’embibe le poison sur un carreau en bois et je charge. Je sors de mon dressing, une arbalète à la main, en petite tenue, je pointe l’arme sur mon ami, j’ai juste peur qu’il me manipule, qu’il joue de ses charmes. Pourquoi m’avoir caché cela ? Mais qu’aurais-je fait si j’avais su avant ? Je tremble de partout, je sais que je ne peux pas rien faire à Louis, je serais effondrée, je veux juste qu’il voit que je ne rigole pas.
« - Louis ! Louis débout ! »
Ma voix résonne sévèrement dans la pièce.
« - Comment tu as pu me mentir autant de temps ? Tu es une sirène ? Sérieusement ? Louis ! »
Je déglutis difficilement sans le quitter des yeux.
« - Tu vas me tuer moi aussi ? Ce n’est pas ce que vous faîtes ? Vous séduisez pour mieux tuer ? »
Je comprends alors qu’il a dû se passer un truc avec Louis… il a peut-être tenter de me mordre ? Je suis perdue, je sens même une larme rouler sur ma joue, je ne peux pas perdre Louis, il est la seule personne qu’il me reste.



© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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Les plaisirs violents ont des fins violents, dans leurs excès ils meurent, tels la poudre et le feu, que leurs baisers consument  
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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz by Shiya [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 46 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/07/2017



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Sujet: Re: heart by heart    Ven 14 Juil 2017 - 21:07
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La nuit avait été violente. C'était tout ce dont pouvait se rappeler Louis à l'aube. Emplie de flash colorés et d'odeur d'alcool, transformée par quelque chose de particulièrement jouissif. Il était sorti en compagnie de Tessa pour se changer les idées, n'imaginant pas où ils allaient finir et comment la soirée allait se terminer. En simple voyage à Rome pour aller tenir compagnie à la jeune femme, il dormait chez elle durant le peu de temps qu'il serait présent ici. Le parisien avait baragouiné en italien durant toute la nuit, l'alcool le faisant lentement perdre la connaissance moyenne qu'il avait de la langue si chantante de la comedia del arte. Il avait fini par faire un mélange peu reluisant de français, d'anglais et d'italien que personne ne comprenait mais que la jeune femme qui le dévorait des yeux faisait semblant de découvrir; Personne ne l'avait reconnu et il avait pu passer la soirée dans le plus grand calme, loin des flashs trop violents des appareils photos où des groupies essentiellement féminine qui lui auraient sauté dessus. Le directeur avait fini par rentrer -comment il ne s'en souvenait pas - en compagnie de son amie et ils s'étaient endormi dans le même lit, comme ils n'en étaient pas vraiment habitués. Il aurait mal à la tête à l'aube mais la sensation d'être humain valait toutes les douleurs qui pouvaient s'attacher à lui.

Il dormait du sommeil des justes, le visage simplement transformé par quelques sursauts, signes uniques du rêve qu'il était en train de faire. Il était retourné des siècles plus tôt, alors que Diane et lui étaient encore un couple si parfait. Pourquoi ne l'avaient-ils laissé mourir à cette période ? Il n'était pas fait pour être un immortel sans pitié et sans sa soeur qui le nourrissait, voilà longtemps qu'il se serait laissé mourir. Prendre la vie ne lui convenait pas. Il ne s'était pas alimenté depuis si longtemps qu'il en ressentait la douleur et que son visage avait déjà perdu de sa beauté si sacrée. Mais il s'y refusait, encore plus entre les murs de Rome. Les rumeurs sur les chasseurs et autres créatures de dieu l'avait tenu à l'écart de toute possible tentation. Il n'avait peur que d'une chose, sentir l'odeur du sang à des kilomètres. Son odorat de requin était plus une malédiction qu'autre chose, qu'importait ce que pouvait dire Adélaïde.

Louis ronchonna, légèrement, en sentant quelque chose venir essayer de le tirer des bras de Morphée. Il grommela des mots incompréhensibles pour les oreilles italiennes. Puis on le laissa tranquille et il replongea avec le plus grand bonheur entre les bras réconfortant de la couverture qui lui appartenait maintenant entièrement. Soulagement qui ne dura que quelques secondes alors que son prénom fut crié par une voix qu'il ne connaissait que trop bien.

Il se redressa, brusquement, les yeux écarquillés, pétrifié et à la recherche de ce qui avait pu faire autant de bruit. Son regard ne perd pas une seconde pour se fixer sur la source du bruit et des interrogations s'emparent de ses iris. Tessa ? Qu'est ce qu'elle.... Il ne comprend pas immédiatement, ses pensées ayant du mal à se faire un chemin dans son esprit encore embué par l'alcool. Un mal de tête commence déjà à pointer le bout de son nez en une barre douloureuse sur son front. Qu'est ce que Tessa fait ainsi, une arme pointée sur son torse, prête à lui enfoncer en pleine cage thoracique, le clouant pour l'éternité à la mort. En un reflex violent, il releve les mains au dessus de la tête, toujours autant de question dans ses yeux trop bleus. Puis il comprends, sirène venant hurler à ses oreilles. Ce qu'il a du mal à comprendre, c'est l’arbalète dans les mains de sa meilleure amie, ajouté au fait qu'elle reconnaît son identité. Les mortels ne sont pas sensés être au courant. L'information ne circule pas, il a dû mal à réfléchir. Il aimerait se masser les tempes mais sait que le moindre de ses gestes pourrait être mal interprété et il n'a pas encore l'ambition de finir en brochette de poisson.

Tessa... C'est moi... qu'il murmure dans sa langue maternelle. Un juron lui échappe avant qu'il continue, se forçant à s'exprimer en italien C'est moi Tess. J'tai pas séduite bordel ! Maîtriser la colère. Comment a-t-elle pu savoir qu'il était une sirène ? Il ne doit pas s'enerver, qu'importe le mal de tête qui lui cisaille le cerveau. Je... Je t'ai rien caché, t'es pas sensée savoir ce que sont les sirènes. Tess qu'est ce que tu fous ? Tu me connais non, c'est moi, Louis ? Jamais je ferais du mal à quelqu'un.

Elle le connaît bien mal si elle imagine le contraire. Mais comment expliquer à quelqu'un qui vous tient en joue que le comportement de votre espèce n'est certainement pas le vôtre. Louis ne connaissait que trop bien le reste des sirènes et le charme qu'ils étaient capable d'utiliser et dont il ne s'était presque jamais servi. Il déglutit, la peur venant rouler dans ses yeux.

J'ai pas changé tu sais. Je suis toujours le même que celui avec qui tu as fait la fête hier, le même qui a toujours été là. Laisse moi juste t'expliquer, je te jure que je te ferais pas le moindre mal.

De toute manière, il avait trop faim pour se servir d'il ne savait quel charisme et cela se voyait sur son visage. Il était bien moins éblouissant que le reste des créatures marines qu'il avait pu croiser. Son visage semblait presque humain si on en oubliait ses yeux qui ne se fonçaient jamais.

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[titre de mon champ]: FABLE: : C'est une fille de l'Opus Deix, elle sait tout ce qu'il y a à savoir sur le bout des doigts. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Une créature qui va finir par être en voie de disparition si on laisse les bêtes des ruelles sombres de Rome tuer autant... Une humaine, une chasseuse, la mort la suit partout où elle va... elle ne connait pas l'immortalité mais la vie réelle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Emilia Clarke [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 44 [titre de mon champ]: PACTE: : 07/07/2017



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Sujet: Re: heart by heart    Sam 15 Juil 2017 - 1:53

   


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Dans ma tête, j’ai un singe qui s’amuse à claquer des timbales. Chaque petit bruit résonne dans ma tête et c’est l’horreur. Expliquez-moi pourquoi les gens se bourrent la gueule déjà ? Je ne crois pas comprendre là maintenant. Sur le moment l’idée semble sympathique. Boire pour quoi ? Oublier ? S’amuser ? Se lâcher ? Je ne le fais jamais. Je crois que c’est un truc qui a manqué dans mon adolescence. Je n’ai jamais songé à faire cela, je ne voulais pas décevoir mes parents. L’alcool n’a jamais été une solution de facilité pour, boire pour quoi ? Oui pour oublier. Je ne pensais pas que j’en arriverais à un tel extrémis. Je ne veux pas revoir le visage d’Adrian, j’ai besoin de distance avec les récents événements. Je ne peux pas vivre comme ça, j’ai perdu l’homme de ma vie et je ne peux pas rester sur cet échec sentimental. Il m’aimait, je l’aimais mais la vie a décidé de nous retrouver. La part romantique en moi espère le retrouver dans une nouvelle vie, si la réincarnation est réelle. Pour que nous ayons été aussi fusionnels Adrian et moi, je suppose qu’on a dû vivre une vie ensemble, avant celle-ci, nos âmes se sont retrouvées et tout de suite aimés à nouveau, elles avaient prévu de se retrouver mais nous m’étions pas censés faire toute notre vie ensemble. Je crois en un tas de choses. La réincarnation, les vies antérieures semblent une belle croyance et j’aime y croire, j’aime imaginer que cela puisse être possible que notre âme renaît après la mort. La fin n’est qu’un commencement, un cycle de vie éternelle finalement. Je le retrouverais dans une autre vie mais pour le moment je sais que je dois continuer ma vie, mon chemin sans lui pour le moment. On me met à l’épreuve et je suis prête à faire face. Enfin j’aurais voulu faire face sans les effets désagréables de l’alcool, du moins de la gueule de bois. Oh bon sang l’horreur. J’aurais dû m’hydrater un peu plus, je rêve d’une perfusion de sérum physiologique. Je ne suis pas médecin mais je sais que cela soulage, pour en avoir eu après quelques hospitalisations dues à des combats un peu trop violents lors de chasses nocturnes. Adrian avait pour habitude de se mettre devant moi pour prendre les coups mais j’ai toujours eu horreur qu’il ne me laisse pas encaisser, j’ai été autant entraînée que lui et je ne voulais pas de traitement de faveur, c’est toujours le cas d’ailleurs, je suis peut-être une femme, je ne veux pas que l’on fasse de différence sur le terrain, j’ai reçu mes armes !

Je finis par me lever car l’angoisse d’avoir fait une connerie est plus forte. J’erre dans l’appartement. Je le trouve trop vide, j’ai aménagé ici il y a une semaine et j’ai laissé trainé quelques cartons encore. Il faut que je trouve un colocataire, je ne peux pas vivre seul dans la mélancolie, de la compagnie de changerait les idées le soir quand je rentre du boulot. Bien sûr, je ne peux pas accepter n’importe qui. Une personne qui puisse supporter mes états d’âme et mon caractère, qui ne soit pas trop bordélique et surtout positif et agréable, c’est ce dont j’ai besoin, un peu de gaieté dans ma vie. En ce moment tout est si sombre que je ne fais plus attention au soleil dehors, tout est gris et sans saveur, je dois remédier à cela.  

D’ailleurs je l’ai peut-être déjà fait. Cette nuit ? Non mais je ne peux pas avoir couché avec Louis, c’est impossible… n’est-ce pas ? Si je l’ai fait, pour qui va-t-il me prendre ? J’ai ivre morte et il est possible que je lui aie fait du gringue mais je n’arrive plus tout à fait à me rappeler les événements de la veille. BORDEL, mémoire, relance-toi et en mode sans échec pour faciliter la tâche. Je prépare thé et café, je mange un fruit pour que mon corps soit moins faible. J’ai pris deux cachets d’antalgiques forts. Leur effet ne tarde pas à se faire sentir et je plane gentiment mais pas au point de perdre la notion des choses. Cela débloque des brides de mes souvenirs. Je regrette de revoir les passages de la soirée, je regrette des choses, je n’étais pas moi-même et j’ai fait tout cela devant Louis.

Les choses de bousculent dans ma tête, il faut que j’aie des réponses. Je me lève pour rejoindre la chambre bien décider à connaître la vérité. Je veux être sûre des événements de cette nuit, j’ai besoin de savoir, je veux être fixée. Je crois avoir fait une chose mais si cela se trouve, il n’y a rien eu, on s’est juste endormi dans le même lit, bien trop ivres pour faire autrement. Je tente de réveiller Louis, je le secoue gentiment, je tire la couverture. La découverte que je fais m’assomme. Comment j’ai pu louper un tel détail ? Comment j’ai fait pour ne pas voir les petits traits derrière ses oreilles ? On se connait depuis plusieurs années et je n’ai rien vu ? Je n’y crois pas, pourtant… on ne devient une sirène, on naît tel que. Mon cœur s’accélère par l’angoisse. J’ai peur d’avoir été manipulée, d’avoir juste succombé à ses charmes… qu’il veule maintenant me tuer, je psychose et je ne sais pas ce qui est le mieux, éteindre ma conscience ou l’écouter, dans les deux cas, je bloque. Je file chercher une arme, une arbalète avec des carreaux en bois empoissonnés, je veux assurer mes arrières. Je ne sais pas ce que la sirène version Louis peut faire. Je ne reconnais pas mon meilleur ami. Tout mon corps tremble de partout lorsque je le réveille vivement avec une arme sous le nez. Je suis furieuse d’avoir pu être berner de la sorte, je suis furieuse de ne pas avoir vu cela avant, je m’en veux tellement. Les sirènes n’ont rien de charmantes, elles sont monstrueuses et sanguinaires, je dirais même qu’elles sont pires que les vampires, ce besoin de tuer pour survivre et on naît comme cela ? Comment le monde peut-il aussi mal fonctionner ?

Louis se réveille enfin et ce que l’on peut dire c’est que la surprise est forte. Il ne semble pas prêt à l’attente que je lui offre. Effectivement, un réveil pareil un lendemain de cuite, qui en rêverait ? La panique se lit dans ses yeux. Je fronce les sourcils, les monstres marins ont-ils vraiment peur ? Je croyais que non. Il lève les mains au-dessus de sa tête. Je fronce à nouveau les sourcils, mais bon sang, il ne semble pas vouloir se défendre. A moins qu’il me manipule pour me faire croire que je ne risque rien et qu’il me saute dessus. Je ne sais pas quoi penser, qu’est-ce que Louis pourrait me faire ? Ne m’aurait-il pas tué depuis longtemps s’il en avait eu la possibilité ? Je suis perdue et plus nerveuse que jamais. Il s’explique, il bafouille, il essaie d’expliquer la situation. Je ne le quitte pas de mon joug. Son cœur est la destination du carreau s’il fait le moindre geste suspect.
« - Tu ne m’as pas séduite ? On n’a pas couché ensemble peut-être ? » En le disant je rougis jusqu’aux oreilles à cette idée. J’imagine des choses avec lui mais ce n’est pas vraiment le bon moment-là. Je me reprends et j’enchaîne.
« - Figure-toi que j’ai une parfaite connaissance de ton espèce, je sais exactement comment vous faites pour survivre et je connais vos talents, n’essaie pas de m’hypnotiser, je suis immunisée »

C’est tout à fait faux mais peut-être qu’il ne tentera pas de cette façon, tous les moyens sont bons, je ne peux pas tirer sur mon ami. Louis n’a jamais ressemblé autant à un humain, son air épuisé, sa peau pâle, les sirènes ne sont-elles pas censées être des monstres magnifiques ? Louis est un bel homme, mais il n’a rien d’une sirène, tant de complexités. De plus il ne nie pas, donc mon diagnostic est bon. Je cherche quoi faire. Je réfléchir aussi vite que possible. C’est compliqué vraiment. Je ne baisse pas mon arme et je continue mon interrogatoire.

« - Tu ne ferais de mal à personne ? C’est une blague ? Mais tu tues pour survivre ? Louis… »
Cela ne me fait pas plaisir du tout mais il faut que je continue mon interrogatoire.
« - Qu’est-ce que tu veux expliquer ? Je suis censée croire que tu es différent ? Je suis perdue… tu ne peux pas être une sirène… cela ne te ressemble pas de tuer des gens… Louis… »
Je répète son prénom, l’entendre me rassure sur le fait que c’est toujours lui en face de moi, pourtant, je perds pieds, je ne sais plus vraiment à qui j’ai affaire. Je sens que je vais craquer, c’est trop, mon meilleur ami sirène ? Mon fiancé mort… sans parler de mon frère, ses créatures me font tourner en bourrique, je suis épuisée et je craque. Je sens que je faiblis devant l’ennemi. Mes larmes redoublent.
« - Tu ne peux pas faire partie des créatures, pas Louis, je fais quoi sans toi moi ? tu ne peux pas »
Je m’effondre sur les genoux, un bruit sourd résonne, je vais avoir des bleus c’est sûre, je serre fort l’arme mais elle ne vise plus vraiment Louis mais plutôt le sol. Je m’effondre émotionnellement.
« - On me prend mon frère, Adrian je ne veux pas que tu sois la prochaine… »
Le mal de tête qui s’était dissipé se repointe et tape d’une force…
« - Tu ne peux pas être une sirène »
Je le répète cette phrase comme si je voulais m’en convaincre. Je sais pourquoi ce que j’ai vu, je le sais, j’en suis sûre.
« - Tu as me mordre ? Me tuer ? C’est ce que vous faîtes pour survivre n’est-ce pas ? Vous avez besoin de la vie de vos victimes pour rester en vie… je te dis que je sais tout… L’Opus Dei forme bien ses chasseurs, ils font en sorte que l’on soit prêt à tout… mais enfin sûrement pas à ce genre de situation. »
Je suis démunie face à tout cela, je n’ai plus la moindre force, je ne veux plus me battre, la vie m’hôte tout envie de bataille. Pourquoi ne pas en finir maintenant ?


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Sujet: Re: heart by heart    Sam 15 Juil 2017 - 14:09
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Les réactions de Tessa sont étranges et il ne les comprends pas. Eux deux, coucher ensemble ? Mais... L'idée ne lui a même pas effleuré l'esprit, pas même une seconde. Comment peut-elle croire ça ? Il ne l'a jamais touché, n'a jamais eu le moindre geste prouvant une quelconque attirance et l'alcool ne changera rien à cela. Car Louis sait, au plus profond de lui, que toujours a une fille pourrait entraîner la mort de cette dernière et il tient un peu trop à Tessa pour la laisser être réduite en bouilli par la jalousie de sa soeur. Il comprends de moins en moins ce qu'il se passe devant lui, surprit par l'arme qu'elle tient, surprit par tout ce qui lui explose à la tête et incapable de se concentrer vraiment. Ses pensées filent dans son esprit sans se canaliser, sans se calmer, sans devenir pour de bon rationnelles. Il est à deux doigts d'exploser et de se lever. Seule arbalète que le fixe de son carreau prêt à partir aux moindres mouvements l'en empêche. Il devrait trembler de tout son être et pourtant, la gueule de bois l'empêche de se rendre compte du danger.

Il la laisse parler sans comprendre, surprit et un rien blessé de ne pas avoir su qu'elle n'était rien d'autre qu'une chasseuse dangereuse qui pourrait le tuer sans aucun état d'âme. Les chasseurs sanguinaires n'ont rien à voir avec la femme qu'il cotoye et qui a pleuré pendant si longtemps sur son épaule, la femme qu'il a vu remonter une allée souriante de toute ses dents, la femme qui aurait dû se marier et pour qui il avait tout préparé. La femme qu'il a accompagné en enterrement de vie de jeune fille. Sa meilleure amie n'est pas ses cruelles guerrières sans le moindre coeur que forme l'Opus Dei. Et pourtant si. Les mots qu'elle glisse sont véritables. Elle ne peut rien inventer. Les sirènes sont des créatures mortelles qui charment pour mieux se nourrir. Pourquoi serait-il différent de son espèce. Le coeur de Louis se serre, un peu plus alors qu'il baisse les yeux, incapable de soutenir son regard. Il n'est pas les monstres qu'elle dépeint et pourtant... Il sait que la moindre personne de sa famille est ainsi, que les requins mordent et détruisent avec violence, qu'ils déchirent de leurs crocs trop nombreux dans leurs gorges avides de sang frais. Il n'est pas comme eux. Mais pourquoi serait-il différent alors qu'elle a si bien apprit tout ce dont ils sont capables ?

Elle pleure et lui n'a qu'une envie, se lever pour la prendre dans ses bras. Il sait pourtant parfaitement que le moindre contact sera douloureux à la femme qu'il a devant lui. Louis s'est senti trahit et il ne fait aucun doute qu'elle aussi. Il la voit tomber à genou et une grimace fleurit sur ses traits qui ne sont plus aussi parfaits que lorsqu'il a mangé. Son coeur bat trop vite dans sa poitrine et lentement, il se relève, essayant de chercher des yeux un jean. Il n'est pas à l'aise en simple caleçon, même devant celle qui le connaît mieux que personne. Il n'a pas le temps de penser à se rhabiller et s'approche d'elle. Dans toutes les autres situations, il l'aurait prit dans ses bras pour la rassurer mais elle est un animal acculé. Il ne sait que faire, il ne sait comment réagir. Il a peur de l'effrayer et de la faire reculer. Il se baisse, seulement, essayant de croiser son regard.

Tess' je te jure que j'ai pas changé. Que rien ne va changer. Ok je suis un monstre mais je te jure que je tue pas. Que si j'avais pu voilà longtemps que je serais mort pour ne pas avoir à prendre la moindre vie. Les images des massacres qu'il a commit pendant ses années de folies reviennent flotter devant ses yeux. Il a prit trop de vies innocentes, de vies qu'il pleure un peu plus à chaque seconde.
Je ne vais rien te faire Tess'. Je ne vais pas te mordre, pas te tuer. Je te jure que si je le pouvais jamais je ne toucherais à la moindre vie. Je ne tue pas Tess' je t'en supplie de me croire.Je suis pas différent de celui que tu connais, c'est toujours moi Tess'. C'est toujours Louis, je suis juste un peu plus vieux que ce que tu pensais. Beaucoup plus vieux. Quelques siècles qui ne se voient pas sur sa peau. Quelques siècles que le sang d'autre lui ont offert.

Il baisse à nouveau la tête, incapable de soutenir le regard de la chasseuse. Il n'a pas peur pour sa vie. Au contraire, se serait un soulagement d'enfin trouver le repos éternel. Non, il a peur de perdre la femme devant lui, que la haine remplace tout ce qu'ils se portent.

On a rien fait et j'ai jamais cherché à te séduire Tessa. Il utilise son nom complet, comme il ne le fait que trop rarement. Fait moi confiance, je te jure que je cherche pas à te séduire ou t'hypnotiser. C'est toujours moi. Louis, celui que tu connais, personne de différent. Il ne mentait pas. Il ne lui mentirait pas. Elle n'avait aucune idée de ce qu'il était en vérité. Une saleté de sirène végétarienne dont les siens riaient en le voyant éprouver trop de choses pour ce qui ne devait qu'être des proies. On ne s'attache pas à la nourriture qui n'en était pas pour Louis. Fait moi confiance s'il te plait.... Il suppliait. Un peu plus.

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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Elle n'a pas la chance de stopper le temps... les années s'écoulent, d'ici peu, elle aura 28 ans [titre de mon champ]: CONTRAT: : Elle a perdu la veille de son mariage, son fiancé. Il s'est fait tué par un loup et son corps n'a jamais été retrouvé... elle n'est pas vraiment mariée mais elle se considère comme veuve, c'était l'homme de sa vie et elle l'a perdu. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Conservatrice du musée du Vatican, récemment nommée, il lui arrive de remplacer les guides durant leurs absences, elle adore faire visiter son domaine. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: FABLE: : C'est une fille de l'Opus Deix, elle sait tout ce qu'il y a à savoir sur le bout des doigts. [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Une créature qui va finir par être en voie de disparition si on laisse les bêtes des ruelles sombres de Rome tuer autant... Une humaine, une chasseuse, la mort la suit partout où elle va... elle ne connait pas l'immortalité mais la vie réelle. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Emilia Clarke [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 44 [titre de mon champ]: PACTE: : 07/07/2017



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Sujet: Re: heart by heart    Mer 19 Juil 2017 - 12:03

   


Heart by heart
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LOUIS


C’est une salle journée. Je suis perdue, totalement perdue. Je ne comprends rien à l’enchainement qui vient de se passer. J’ai des brides de la soirée d’hier, puis il faut que je fasse avec les nouvelles matinales. Je suis littéralement à la ramasse. Je ne sais même pas comment j’en suis arrivée là, comment j’ai fait pour ne rien voir. Je n’ai pas pu être aveugle tant de temps ? Je n’ai pas vu loupé ce détail alors que j’ai été formée pour ne rien louper. Je ne me doutais tellement pas de la culpabilité de Louis que je n’ai rien vu, je n’imaginais pas qu’il pouvait être un monstre assoiffé de sang, manipulateur et quoi d’autre encore ? Je me demande d’ailleurs depuis combien de temps il trompe la mort avec des cadavres qu’il doit empiler ? Depuis combien de temps il tue pour rester sur terre ? Je n’arrive pas à croire qu’en plusieurs années d’amitié, je n’ai rien vu. J’ai tout partagé avec lui. Depuis que j’ai fait sa connaissance officielle par le biais de sa sœur, on ne s’est plus lâché. J’étais déjà fiancée, pour moi, il n’y avait pas la moindre ambiguïté pour moi et je suppose que la réciproque était vraie pour lui aussi.  Je lui ai si vite fait confiance, j’aurais tout fait pour lui mais lui n’aurait-il pas pu me tuer s’il en avait eu l’occasion ? Je ne sais plus quoi penser. Louis est la dernière personne en qui j’avais entièrement confiance, cette dernière personne à qui j’aurais pu tout dire. Enfin dans la mesure du possible, je l’imaginais humain et je ne voulais surtout pas le mêler à mon monde trop sombre pour qu’il soit mêlé à cela. Pourtant j’étais à des années lumières d’imaginer que finalement il est le monde obscur, ce monde dont je voulais le protéger. Je ne sais plus quoi faire. Je me retrouve à viser avec mon arbalète, un carreau en bois, empoisonné au cas où je loupe mon coup, on m’a trouvé appris à être vigilante, les sirènes cicatrisent très vite et si je ne le tue pas du premier coup, il faut que son sang soit empoissonné pour l’achever en douce, mais de façon très douloureuse.

Est-ce que je peux faire subir cela à Louis ? Est-ce que j’ai envie de faire ça ? Ma famille, l’Opus Dei, tout le monde me dirait de tirer, la pression ne devrait même pas avoir lieu, on est entraîné pour tuer n’importe qui dans n’importe quelle situation, seulement, je n’aurais jamais imaginé devoir tuer un ami. Je n’ai pas beaucoup d’amis et Louis pouvait se vanter de faire partie de ma liste sélecte d’amis très proches. Maintenant il reste quoi de notre amitié ? Nous sommes naturellement ennemis, j’ai été élevée pour le tuer son espèce, j’ai été élevée pour ne pas réfléchir lorsque je me retrouve en face d’une créature. Je repense à mon frère, je suis sur la piste d’un enlèvement, peut-être une vengeance contre mes parents qui ont tué tellement de monstres… je ne sais pas si ma piste est bonne mais si c’est le cas, à nouveau une créature m’aura fait du mal. Elles brisent tout, elles font du mal partout où elles vont. Mon cœur se serre lorsque je repense à Adrian, il y a deux mois, nous devions nous marier et maintenant je ne suis plus qu’une âme errante. Adrian a été tué par un loup, son frère n’a rien pu faire et je me retrouve encore seule. Louis n’a pas le droit de faire partie de la confrérie des monstres, il est le seul pilier qui me reste, le seul qui ne me fait pas plonger dans l’enfer et le sang. Je suis bouleversée, j’ai mal partout et alors qu’il aurait dû se prendre un carreau dans le cœur, je n’arrive à rien.

Tout mon corps tremble, je fais une mauvaise chasseuse à l’heure qu’il est. Mon père n’aurait pas hésité, que ce soit un ami de la famille ou pas, c’est une sirène, un tueur, j’ai des images qui me traversent l’esprit, mon imagination me torture, je le vois couvert de sang, les lèvres rouges écarlates, un sourire assoiffé par la faim, un visage trop beau pour être réel. C’est qui fait tilt dans ma tête, Louis est un bel homme mais il n’a jamais eu le charme des sirènes, il n’est pas parfait physiquement comme l’est d’ailleurs sa sœur… je comprends bien mieux la beauté de celle-ci maintenant, moi qui l’ait toujours envié d’attirer les regards de la sorte, je comprends qu’en fait c’est le diable qui lui offre ses plus belles parures.  Alors pourquoi Louis ne possède pas cette beauté éblouissante ? Il me jure de ne pas être pareil que les autres, qu’il n’est pas un monstre contrairement à ce que moi je pense. Je ne sais pas si je dois le croire, j’ai étudié les sirènes, j’en ai tué plus d’une et toutes étaient très douées pour manier les mots et pour manipuler leur victime. Dans un sens, je me demande pourquoi Louis aurait attendu aussi longtemps pour s’attaquer à moi. Peut-être lui fallait-il la voie de libre, Adrian mort, il est tranquille pour s’en prendre à moi ? Est-ce une vengeance parce que ma famille a fait du mal à la sienne ? Oh bon sang que cette migraine qui résonne dans ma tête s’arrête. J’ai pris un médicament, il faut qu’il fasse son effet que je retrouve de l’ordre dans mes pensées.

Je m’effondre. Mon cœur lâche, je montre mes faiblesses. La chasseuse est bien loin, je ne suis qu’une pauvre humaine en proie à trop d’émotions. Mon arbalète ne vise plus Louis mais le vieux parquet de mon appartement. Mon cœur tambourine dans ma poitrine, mon sang circule trop vite, cela me donne presque le tournis. Je dois me reprendre, il pourrait en profiter, même si une petite voix au fond de moi se réveille en me disant que je ne risque strictement rien. Il tente de s’expliquer, j’ai envie de le croire mais je serre pourtant mon arme, trop fort sûrement, mes doigts s’engourdissent. Je lâche. Un bruit sourd retentit à nouveau, cette fois ce n’est pas mon poids qui résonne sur le sol mais le bruit de l’arbalète. J’ai envie de vomir, la nausée me saisit, je serre les dents, le contre-coup, les émotions tout ce qui me tourmente. J’entends toutes les paroles de Louis sans arriver à lui répondre, il se répète en me disant qu’il ne me fera jamais de mal, cela sonne vrai, j’ai envie de le croire mais j’ai tellement appris à haïr les créatures que s’est quasiment inné en moi, je reste méfiante, j’ai l’impression de perdre mon ami, qu’il s’éloigne au loin que je pars à la dérive.

Je prends mon visage dans mes mains, il est trempé de larmes. Je me recroqueville sur moi-même, j’ai mal, partout certes mais j’ai mal émotionnellement. J’en n’en peux plus des surprises de la vie, qu’a-t-elle à m’offrir ? La prochaine fois qu’est-ce que ce sera ? Je ne sais pas combien de temps je reste dans cette position, pas une éternité, il faut que je réagisse. Je relève mon visage pour me confronter à la nouvelle vision de Louis. Une sirène.
« - Plus vieux comment ? Tu as quel âge ? »
J’imagine qu’il n’a pas réellement la petite trentaine, j’imagine même qu’il a longtemps vécu. Cette idée me tord l’estomac, elle m’angoisse, il est immortel et cela le rend tellement plus irréel. Je décide d’éloigner l’arme, qu’elle ne se mette plus entre nous. Je la fais glisser vers le placard hors de porter, ni pour lui, ni pour moi. Je me redresse, je tente de faire face, de ne plus lui montrer mes faiblesses bien qu’il les connaisse déjà. Je me pince les lèvres, mes yeux sont rougis et surement un peu gonflés. Je m’assois sur le bord du lit, non loin de Louis.

« - Tu n’es pas aussi éblouissant que ta sœur, c’est parce que tu ne te nourris pas comme les sirènes ? »
A cet instant j’ai un tas de questions. Je voudrais toutes les lui poser mais je dois faire une première sélection. Je suppose que la surprise ne va pas que dans mon sens, Louis ne pouvait pas non plus s’attendre à ce que moi, je sois une chasseuse, on est fait pour s’entre-tuer et pourtant l’ignorance a fait en sorte que l’on s’aime. Mon corps frissonne toujours, je tremble, c’est nerveux. J’entoure mes bras autour de mes jambes, tournée un peu vers Louis qui semble tout autant bouleversé que moi. J’hésite. Je regarde sa main, j’ai envie de le sentir, c’est une façon de me rassurer, de constater qu’il reste toujours le même d’une certaine manière. Je prends une bouffée d’air et j’avance ma main doucement vers la sienne. J’aimerais sentir plus que sa main, mais c’est déjà un bon début. Plus tard peut-être que je pourrais le serrer entièrement contre moi.
« - Raconte-moi… raconte-moi ton histoire, celle que je ne connais pas, je veux savoir »
Je me torture forcément un peu mais il faut que je la connaisse cette vérité et je sais qu’après ce sera mon tour.
« - Je sais que moi aussi, j’ai des choses à t’expliquer… que de ton point de vue, je suis autant une meurtrière que toi… »
Je me pince les lèvres, j’aurais voulu sourire mais je n’y arrive pas vraiment, le sujet est encore un peu sensible. Je resserre mes doigts un peu sur sa main en espérant qu’il ne me rejette pas à son tour.



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[titre de mon champ]: OSSATURE: : Trente trois années accrochées à sa carte d'identité. [titre de mon champ]: CONTRAT: : Lui se veut seul, mâle solitaire sans accroche mais elle ne le laissera jamais filer. Pour la pureté de leur nom et de leur engeance ô combien maudite. [titre de mon champ]: BESOGNE: : Directeur artistique de la maison de haute couture portant les initiales de sa famille. Le R & le M s'inscrivent sur chacune des tenues. [titre de mon champ]:
[titre de mon champ]: ÉCORCE: : Plusieurs siècles de richesse, presque 400 ans qu'il essaye de quitter le monde [titre de mon champ]: ÉCHINE: : Squalo. Il n'en a pas le comportement et beaucoup le pense un hippocampe. Mais lorsqu'on voit la soeur qui le suit comme son ombre on comprends toute les vérités qui s'attachent à leur nom. [titre de mon champ]: PRESTIGE: : Il sent, il voit. Il fascine également, de ses yeux bleus si particuliers. Il se nourrit de sang, se gave d'horreur et vomi la terreur qui le consume. [titre de mon champ]: @EFFIGIE: : Raphaël Personnaz by Shiya [titre de mon champ]: BAFOUILLES: : 46 [titre de mon champ]: PACTE: : 10/07/2017



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Sujet:    Mer 19 Juil 2017 - 14:43
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Il ne réponds pas immédiatement à la question, le coeur au bord des lèvres, les yeux presque rougit. Le mal de tête qui lui vrille la cervelle l'empêche de réfléchir correctement, l'empêche de se servir de tout ce qu'il a apprit sur la manipulation au fil des années. Il n'a rien d'une véritable sirène, incapable de faire tourner le monde dans le sens qu'il a décidé. Et devant le visage couvert de larme de Tessa, il reste comme un imbécile les bras ballants, incapable de réagir et d'agir. Il les rabaisse alors qu'elle éloigne l'arme, tentant de croiser le regard de la jolie brune pour la rassurer de ses yeux qu'il sait unique marque parfaite de sa condition de sirène. Il ne sait que faire, ne sait comment réagir et les mots qui s'écoulent de ses lèvres ne sont qu'une multiple répétition d'excuse pour un mensonge qui n'en est plus vraiment un aux yeux de Louis. Voilà si longtemps qu'il a apprit à cacher sa condition d'immortel, si longtemps qu'il sait ce qu'il risque en glissant la vérité à des oreilles qui ne sont pas prête à l'entendre. Les sirènes sont des monstres, avides de sang et de vies éternelles et comment expliquer à quelqu'un qu'il n'a rien à voir avec ceux qui lui ont donné la vie. Les requins sont les pires, les plus dangereux, les plus sadiques. Lui ne leur ressemble tellement pas et pourtant c'est leur sang qui roule dans ses veines, leur sang qui lui a offert cet odorat si particulier. Depuis combien d'années rêve-t-il de disparaître pour de bon, de n'être plus qu'un cadavre pourrissant au bord d'une rivière ? Adélaïde l'en empêche mais Adélaïde n'a trouvé de véritable raison de lui donner envie de vivre. Il ne peut pas se battre quand il se hait à chaque fois qu'il donne la mort.

Tessa se rapproche et la question qui glisse de ses lèvres pleines fait frémir Louis. Veut-elle vraiment savoir ? Car le calcul est rapide. Le nombre d'années qu'il a passé sur terre est inférieur à celui des vies qu'il a prit et voilà presque quatre siècles qu'il foule la vielle terre sur laquelle ses ancêtres l'ont jeté. Il ne sait que dire, il ne sait que murmurer. Il a envie de disparaitre sous terre pour ne pas avoir à affronter son regard horrifier; Elle est une chasseuse, lui un vulgaire monstre que se nourrit d'innocents pour survivre à Chronos et ne pas sentir la morsure de son sable. Il ferme les yeux, une seconde, parvenant difficilement à soutenir son regard tant il se sent coupable.

La mention de sa soeur le fait frémir. Tessa n'a pas idée de ce dans quoi elle est tombée. Si Adélaïde sait que la jeune femme est une chasseuse, elle aura tôt fait de la faire mourir dans le plus grand secret en se régalant à sa gorge. Il ne peut garder le silence, il ne peut soutenir le regard sans ne prononcer aucun mots. Ses lèvres se délient avec difficulté sur sa langue encore pâteuse de la nuit qu'ils ont passé. L'alcool a le même impact sur lui que sur n'importe quel mortel. Pas assez de sang pour le rendre aussi puissant et séduisant qu'une véritable sirène. Les hommes se font si rare dans son peuple.

Adélaïde tue pour le plaisir. J'en suis incapable... Les mots restent en suspend, comme un secret qu'il ne devrait pas confier. Il le sait. C'est toute la faiblesse qui s'accroche à lui qu'il dévoile. Il refuse pourtant d'être un monstre et plus encore, il refuse d'avoir peur de Tessa. Elle a toujours été son amie et si elle le tue, elle n'aura fait que débarrasser son monde d'un dangereux prédateur. Car Louis le sait. Il ne se nourrit pas, il lutte mais au plus profond de lui, le requin n'attend que la simple odeur du sang pour transformer n'importe quelle scène en véritable massacre et lui rendre toute sa beauté.


Puis les mots tombent, comme de minuscules couteaux enfoncés dans son coeur. Elle veut son histoire et lui n'y voit que du sang et de terrifiants mensonges qui ont depuis toujours précédés ses pas, lui l'humain coincé dans un corps d'immortel qu'il refuse. Je suis une sirène Tessa. Mon histoire est identique à celle des autres et tu ne seras jamais aussi meurtrière que moi car tu tues pour débarrasser le monde des créatures terribles que nous sommes. Il baisse la tête, à nouveau, horrifié par les révélations de sa propre vie. Je suis né en 1632. Fait un baille hein ? Le reste de ma vie n'est pas forcément des plus intéressants. J'ai fait n'importe quoi, comme beaucoup d'adolescent et j'étais la honte de ma famille. Un requin qui refuse de se nourrir, mes parents n'auraient pu rêvé mieux. A l'époque, j'avais Adélaïde de mon côté. Avant qu'elle ne tombe dans les jeux sanglants auxquels ils se prêtent tous. J'ai jamais été comme eux... J'aurais aimé ne jamais le devenir. Mais quand on refrène ses pulsions, on fini toujours par craquer. Il ne se sentait qu'encore plus mal, à mesure que les mots coulaient de ses lèvres. Il n'avait pas envie de comprendre toute l'horreur qui était la sienne. Il n'avait pas envie de faire surgir de nouvelles images à ses iris et pourtant, le visage de Diane revenait le hanter. Comme à chaque fois qu'il dérivait sur le passé. J'ai été marié pendant un temps. J'allais même devenir papa. Elle était humaine et ça, jamais ma famille n'aurait pu l'accepter. Ils... Elle est morte, de ma propre main. Par les manipulations terribles d'une soeur. Il ne vendrait pourtant pas Adélaïde. Il avait juré qu'il serait toujours avec elle. D'une manière étrange, sa soeur tenait à lui. Il ne devait juste pas réveiller sa violence. Je sais que je ne suis pas celui que tu pensais Tessa mais je te jure que je fais tout pour ne pas être un monstre. Je refuse l'envie de sang, je refuse celui que je suis. Je ne veux pas vivre avec plus de cadavres sur la conscience; J'ai essayé de mourir pour ne plus prendre de vie. Adé ne m'a pas laissé le choix. Je ne peux pas la laisser seule... Le monstre ne s'en remettrait pas, le monstre mourrait dans sa tombe. Et l'amour que sa soeur lui portait était la plus cruelle des malédictions.

Je suis désolé Tessa. Je voulais pas te mentir, je te le jure. J'essayais juste d'être.... Humain. Il ne le serait jamais. Et le semblant de vie qu'il avait réussi à se créer venait d'éclater en lambeau. Elle était une chasseuse. Ils ne pourraient plus jamais être comme autrefois. Mais t'es pas une meurtrière. Bien au contraire. Vu ce que les êtres comme moi commettent comme crimes,heureusement que vous êtes là. Sans quoi les humains seraient devenu de simples jouets pour les sirènes ou toutes ses créatures surnaturelles avides de sang et de chairs... Car les humains étaient de simples amusements dont les prédateurs finissaient pas se lasser. L'immortalité rendait idiot et le sang fou. Louis aurait voulu se tenir loin d'eux; Il n'était que leur plus parfait prisonnier ainsi envelopper dans le sel et le pourpre.

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Sujet: Re: heart by heart    Jeu 20 Juil 2017 - 13:25

   


Heart by heart
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LOUIS




J’ai l’impression d’être totalement dépendante de mes émotions, pourtant j’ai suivi une formation qui m’a appris à ne pas être esclave de ce que je peux ressentir. Je deviens faible, je ne suis plus la même, mais est-ce qu’un jour j’ai déjà été celle que je prétends être ? Je n’en suis même pas sûre. Je me suis rangée, j’ai fait tout ce que mes parents attendaient de moi et aujourd’hui tout mon corps me crie d’être ce que j’ai envie. Pourtant dans mon ADN, il est écrit que je suis une tueuse, que je tue pour sauver, pour la bonne cause, que je débarrasserais le monde de tous ses monstres qui peuplent notre belle planète. Je ne sais plus vraiment où est ma place, je suis un peu paumée, est-ce que je suis une véritable chasseuse ou est-ce que j’ai suivi un mode de vie pour me rassurer ? Je suis persuadée que les créatures sont mauvaises, qu’elles n’apportent que la destruction et la mort et elles sont à l’origine de la plupart des malheurs dans ma vie. J’ai perdu mon frère et mon fiancé de la main d’une créature, voir des crocs ou des griffes, je ne peux pas être vraiment sûre des événements. La piste que je tiens sur mon frère stagne comme jamais, je n’arrive à rien, je ne sais plus s’il est vivant ou mort, je ne sais plus si je dois continuer pourtant au fond de moi, mon cœur me dicte de continuer, qu’il ne faut pas arrêter maintenant, est-ce que mon instinct peut me conduire jusqu’à un frère que je n’ai presque pas connu ? J’ai envie d’y croire mais soyons réalistes, il y a peu de chance je crois. Mon fiancé est mort en voulant arrêter un loup furieux, je n’ai même pas pu lui dire au revoir, je n’ai même pas pu voir une dernière fois son corps, brûlé par les siens avant qu’il ne puisse devenir un monstre. C’est tout cela qui m’emprisonne, je suis esclave, je ne peux rien faire, rien, je suis coincée. Comment je suis censée me libérer de tout ce que je ressens ? Je l’ignore, je n’ai pas encore trouvé le chemin. L’annonce de la véritable condition de Louis n’arrange rien au calvaire que je vis tous les jours depuis deux mois. Je ne peux pas perdre un nouveau pilier, je ne peux pas le perdre lui, il est la seule personne qui me maintient à la surface, je ne suffoque pas lorsque je suis à côté de Louis, il est précieux, plus qu’il ne peut l’imaginer. Je ne peux pas être l’instrument de sa destruction, j’en suis incapable. J’ai peur bien sûr, l’espace d’un moment j’ai bien cru qu’il était le monstre que sa condition lui force à être pourtant il semble si différent.

Doucement, les choses se mettent en plus, doucement je commence à comprendre ce qu’il est, qu’il n’a pas vraiment le monstre dont j’ai eu peur les premières secondes. Il y a des choses qui ne trompent pas. Louis est différent, il n’a rien à voir avec les sirènes, il n’est pas aussi éblouissant, sans l’insulter, il n’a pas la magnificence des sirènes, il n’est pas aussi brillant. Je comprends les choses, je comprends que sa sœur est sublime parce qu’elle tue des innocents et je comprends que j’ai été bien aveugle de ne pas comprendre. Et maintenant qu’est-ce que l’on fait ? On va rester à se regarder sans oser bouger ? Non ce n’est pas envisageable, je ne supporterais pas cette situation. Je ne peux pas devenir une parfaite étrangère comme ça et on ne peut pas cesser de se voir, je ne supporte pas cette idée.

Mon arme retombe sur le parquet. Je suis paumée. Je dois connaître la vérité. Je dois apprendre ce qui s’est passé dans sa vie, je suis obligée d’avoir les détails, j’en ai besoin, pour avancer, pour m’habituer, comprendre, il me manque tellement d’éléments. Je dois avoir des réponses et je lui pose cette question, c’est peut-être bête mais je veux connaître son âge, je veux connaître son histoire, je sais que je ne vais pas tout apprécier mais il faut savoir faire des concessions, je dois tout savoir pour gérer au mieux la situation. La première information me fait mal, Adelaïde que je pensais presque une amie est une grande tueuse pour le plaisir en plus ? Je me pince les lèvres, j’encaisse. La suite va être sans doute bien plus dure à attendre mais je n’ai pas le choix. Il faut que je me confronte à Louis, je dois l’écouter. C’est toujours lui en face de moi, il a simplement des branchies en plus, qu’est-ce que cela va changer dans notre relation ? Je l’ignore, je suppose qu’il va falloir un peu de temps… peut-être que je ne pourrais pas avoir une confiance entière en lui tout de suite. J’espère que rien n’est brisé que notre relation ne va pas devenir impossible, nous ne pouvons pas être les Roméo et Juliette de Rome, bien que je sois sûre que Shakespeare aurait pu écrire une pièce sur l’histoire qui se déroule en ce moment, avec une magnifique prose, je n’en doute pas le moins du monde.

Je fronce les sourcils, Louis se considère comme une sale créature ? Un monstre ? Je n’aurais pas pensé cela d’une sirène, elles qui sont si fières de ce qu’elles sont habituellement, Louis semble différent. La suite de son récit continue, je sens mon cœur se serrer à l’annonce de sa date de naissance. Bon sang, il a presque 400 ans. Combien de victime qui n’ont rien demandé a-t-il pu tuer en autant de temps ? Je ne sais pas quoi lui répondre, je suis paumée. Je préfère attendre qu’il me parle de tout. Je suis sur le lit, la main posée sur la sienne, nos doigts sont serrés ensemble. Je déglutis et je m’accroche pour les prochaines annonces. J’écoute cette vie que je n’ai pas connu, j’écoute sans dire un mot. J’ai de la compatis pour lui, je le sens tellement honnête et mal, je sais qu’il ne me ment pas, je ne pourrais pas expliquer pourquoi, je le sens. Cette histoire avec sa femme… sa famille. Je me mords la lèvre, je déteste l’entendre dire qu’il préférait arrêter de de vivre, sa sœur semble le rendre prisonnier d’une vie qu’il ne veut pas, mais est-ce que je ne suis pas pareille ? Je ne supporterais pas de le perdre, je ferais tout pour lui redonner goût à la vie. Même si pour cela je dois le faire renouer avec sa véritable nature et pourtant il y a ce paradoxe, le voir si malheureux et être la cause de son mal être ?  Comment sa sœur se regarde-t-elle dans un miroir ? Comment peut-on avoir autant de mauvaises choses en soi, Adélaïde est, elle, un monstre. On cœur se brise lorsqu’il m’avoue que ce n’était pas une volonté première de me mentir, il voulait être humain … Je sens ma gorge se serrer, je compatis, comment je serais si j’étais une humaine coincée dans le corps d’un prédateur terrible ? Le calvaire est aussi pour lui, mais je sais aussi que toutes les créatures ne sont pas comme Louis, qu’il est différent, qu’il semble unique même. Peut-on être une sirène, un prédateur, un putain de requin et réussir à se contrôler ? Edward Cullen version sirène ? Bien entendu, Louis n’a rien de ce personnage de fiction, il est réel et bien plus intéressant.

Le silence s’installe plus vite et plus longtemps que ce que j’aurais voulu. Je réfléchis, je cherche quoi lui dire, je n’ai pas de mots, je suis déboussolée, il remet en question la vision que j’ai d’un monde que je pensais perdu. Je resserre un peu sa main, je mets une légère pression.
« - Cesse de t’excuser, je comprends, je me sens un peu bête de ne rien avoir vu… Comment j’ai pu louper ça ? Je ne parle pas seulement de ta condition, je pense aussi à ce mal être, tu ne vis même pas tu survis, comment c’est possible ? Louis qu’est-ce que je peux faire ? »
Comment Louis peut prendre le parti de ceux qui pourraient mettre fin à ses jours, je ne supporte pas cette idée, il ignore de quoi est capable la religion. Je me rapproche de lui et j’hésite un instant, là à genoux sur le lit, toujours à moitié vêtue, mais aucun de nous deux ne semble se préoccuper de notre tenue peu conventionnelle.

« - Louis… »
Je tente de relever son menton pour qu’il me regarde.
« Tu sais, on a tous nos défauts, on a tous honte d’un truc en nous, tu ne peux pas vivre en pensant que tu n’as pas le droit de vivre, crois-moi, peut-être que je n’ai pas fait autant de morts que toi, j’ai fait causer de la souffrance moi-aussi, on ne peut pas changer ce qu’on est, tu tentes de ne pas être un monstre et pour cela, tu es beau, tu es une belle personne, mais personne n’est parfait »
Je pose mon front contre le sien, je ne résiste pas très longtemps à me blottir contre lui. Malgré les branchies qui font qu’il n’est plus tout à fait le même. Je sens l’odeur de sa peau, elle m’est familière et mon cœur s’apaise. Mon visage est enfoui dans son cou et je ne veux plus bouger.
« - Promets-moi qu’on peut surmonter cela ? On s’est menti l’un à l’autre… je ne veux pas te perdre… Adrian a été tué par un loup… pas par un accident de voiture… je ne veux pas que le surnaturel me prenne encore quelqu’un, je ne peux pas, pas toi Louis. »
Je le serre contre moi, je me raccroche à lui, à cette réalité dure à encaisser mais pourtant bel et bien là.


© Frimelda, sur une proposition de © Blork

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